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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Références

Le devoir, 2004-10-01, Collections de BAnQ.

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ACTUALITES Les Ontariens pourront manger des sushis sans souci Page A 4 Ÿ t: ?www.ledevoir.com li- ¦ ÉCONOMIE Le huard flirte avec les 80 ^US Page A 7 LE DEVOIR V o L .X C V N » 2 2 3 LE VENDREDI l'* OCTOBRE 2 0 0 1 87c+taxbs - 1 $ Kerry attaque, Bush tient bon L’insulte en moins, les deux adversaires réitèrent leurs accusations réciproques CLAUDE LÉVESQUE Les dizaines de millions d’Américains et d’autres citoyens du monde qui ont assisté hier soir au débat Bush-Kerry ont entendu jusqu’à plus soif les deux adversaires se lancer, l’insulte en moins, les mêmes accusations réciproques que les deux camps s’échangent depuis le début de la campagne.Le président a fait «une erreur colossale» en lançant précipitamment une guerre contre Saddam Hussein au lieu de finir le travail avec Oussama Ben Laden, a martelé d’entrée de jeu le candidat démocrate John Kerry, à qui le président républicain a reproché à de nombreuses reprises d’envoyer de^ «messages contradictoires» quant à la volonté des Etats-Unis de triompher en Irak En réponse à la question de savoir quel candidat serait le plus à même d’empêcher une nouvelle attaque terroriste de l’ampleur de celle du 11 septembre 2001, le sénateur démocrate du Massachusetts a reproché a son adversaire d’avoir laissé filer Oussama Ben Laden dans les montagnes de Tora Bora (Afghanistan) à la fin de 2001 en «sous-contrac-tant» les opérations militaires à des chefs de tribus locaux .«Nous n’avons pas su utiliser les forces américaines, les mieux entraînées au monde pour le tuer», a-t-il dénoncé.Bien que les questions posées par le journaliste Jim Lehrer aient porté sur une large palette d’enjeux de politique étrangère — dont la Corée du Nord, l’Iran et même la Russie et le Soudan —, le débat a eu tendance à vite se recentrer sur la question irakienne.Ainsi, George W.Bush a dit, concernant sa politique de lutte contre le terrorisme: «Les gens savent quelle est ma position.Notre pays a le devoir de détruire l’idéologie de haine.Mais la façon de le faire n’est pas d’hésiter, c’est de demeurer fort et de rester sur l’offensive et de promouvoir la liberté.» Ce à quoi John Kerry a répondu qu’«o» peut être fort tout en étant intelligent», notamment en ne détournant pas la guerre contre le terrorisme (d’al-Qaï-da), au profit de celle en Irak.A ce sujet, M.Kerry a insisté, comme il l’a souvent fait dans le passé, sur l’absence de liens entre le régime de Saddam Hussein et al-Qaïda et sur l’inexistence des armes de destruction massive en Irak Accusant Bush de n’avoir pas joué le jeu du Conseil de sécurité de l’ONU et d’avoir trahi sa promesse de ne recourir à la guerre qu’en «dernier recours» , il a déploré que «90 % des pertes humaines et des coûts» de la guerre (pour la coalition anti-Sad-dam) aient été subis par les Etats-Unis.Comme il probablement inévitable pour un président sortant, M.Bush a souvent paru sur la défensive.Les attaques de son adversaire ont porté sur plusieurs fronts.Toujours sur l’Irak le sénateur du Massachusetts a semblé marquer des points lorsqu’il a insisté sur l’absence «de plan pour gagner la paix» au VOIR PAGE A 10: DÉBAT Le débat a eu tendance à vite se centrer sur la question irakienne \ t REUTERS Un débat musclé mais empreint de civilité.La campagne en 90 minutes A vue de nez et vu de Montréal: avantage Kerry.S le candidat démocrate, qui traîne dans les sondages, jouait sa tête hier soir à l’université de Miami contre George Bush devant près de 60 millions de téléspectateurs, il ne l’a pas perdue.Le débat d’hier, portant sur la sécurité nationale et la politique extérieure, était jugé crucial pour M.Kerry à un mois de la présidentielle du 2 novembre.Toute une campagne électorale concentrée dans 90 petites minutes.Aura-t-il suffisamment bien paru pour s’imposer contre le président en ces «temps de guerre»?D aura, en tout cas, fait mentir l’image du politicien sans empathie et aux positions changeantes que les républicains aiment à dépeindre.M.Kerry ne manquait pas de munitions": enlisement du conflit irakien, manipulations politiques au sujet des armes de destruction massive, incapacité à Guy Taillefer capturer Oussama ben Laden, multiplication des attentats terroristes, pertes en vies humaines, contrats d’Halliburton.Et il les a bien utilisées, sans s’embrouiller, déconstruisant avec aplomb les positions du président qui a paru à plusieurs reprises exaspéré, hésitant, sur la défensive.En un mot, John Kerry l’a, sur le fond, mis en boîte, contestant sa crédibilité en politique étrangère et l’accusant, dès le déparL d’avoir commis «une colossale erreur de jugement» en lançant la guerre en Irak sans coalition digne de ce nom, plutôt que de s’attaquer à l’essentiel: combattre Oussama ben Laden et al-Qaïda.Moment fort de ce débat qui n’en était pas tout à frit un — les deux candidats n’ayant pas le droit de se parler directement — alors que M.Kerry épinglait le président pour son refus de corriger le tir VOIR PAGE A 10: CAMPAGNE Des dizaines i’écoliers sont tués en Irak Donald Rumsfeld /v»/i/i/i /!/» a 4~ n/it 1 stc* que les des rebelles Hoffent Bagdad — Plus de 50 personnes, dont des dizaines d’écoliers, ont été tuées hier en Irak dans des attentats.Plusieurs attaques à la voiture piégée ont ainsi fait au moins 46 morts et plus de 200 blessés à Bagdad alors que quatre autres personnes trouvaient la mort dans une explosion à Talafar (nord) et que d’autres violence?faisaient des victimes dans le reste du pays.Aux Etats-Unis, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a reconnu que les rangs des rebelles s’étoffent.M.Rumsfeld parlait sur les ondes d’une radio américaine mercredi soir.Par ailleurs, la chaîne panarabe al-Jazira a diffusé des images de dix nouveaux otages enlevés en Irak tandis que le premier ministre britannique Tony Blair se disait prêt à «écouter» les ravisseurs de l’otage Kenneth Bigley.Plusieurs explosions ont secoué l’ouest de Bagdad où des habitants fêtaient l’ouverture d’un nouveau système d’égouts hier après-midi, tuant au moins 42 personnes, dont 35 enfants, selon Disan Nasser, responsable à l’hôpital de Yarmouk.En 17 mois d’insurrection, c’est le plus grand nombre d’enfants tués en un seul attentat.L’hôpital de Yarmouk a également reçu 131 blessés irakiens, auxquels il faut ajouter dix soldats américains frappés par l’explosion.Selon le ministère ae l’Intérieur, deux voitures piégées et une bombe disposée sur le bord de la route ont explosé successivement sur le passage d’un convoi américain dans le quartier d’al-Amel.Mais selon l’armée américaine, les trois déflagrations étaient l’œuvre de voitures piégées: deux ont visé la foule rassemblée pour l’ouverture des égouts, et une troisième, un poste de contrôle de la Garde nationale irakienne.Un peu plus tôt, un kamikaze avait fait exploser VOIR PAGE A 10: IRAK Tony Blair s’est dit prêt à «écouter» les ravisseurs de l’otage Kenneth Bigley ¦ L’éditorial de Serge Truffaut en page A 8 Merck retire le Vioxx du marché LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Dur coup hier pour le géant pharmaceutique Merck, qui a annoncé le retrait volontaire de son anti-inflammatoire-vedette, le bien connu Vioxx, en raison d’un risque accru d’incidents cardiovasculaires après 18 mois de traitement continu.Le triomphe de son principal concurrent, Pzifer, pourrait toutefois être de courte durée, le retrait faisant planer un doute sur les nouveaux médicaments issus de la même catégorie, les «Cox-2».Dans l’immédiat, la nouvelle aura une incidence directe sur les cliniciens québécois puisque ceux-ci n’auront pas le choix désormais de se tourner vers les concurrents immédiats du Vioxx, le Celebrex et le Bextra, tous deux produits par Pzifer.En pratique toutefois, l’éventail de la pharmacopée des médecins sera encore plus réduit puisque le Bextra ne figure pas sur la Liste de médicaments remboursables par le régime public québécois.Produit-vedette chez Merck, le Vioxx VOIR PAGE A 10: VIOXX INDEX Annonces.B6 Avis publics.B 4 Cinéma.B 3 Décès.B 6 Éditorial.A8 Idées.A9 Météo.B 4 «Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que les gens ne pourront pas zapper» Les Presses de l'Université de Montréal Un siècle d'art québécois Regards sur l'art québécois La collection d'œuvres d'art de l'Université de Montréal ANDRÉE LEMIEUX, FRANÇOIS-MARC GAGNON ET LAURIER LACROIX 128 FAGES *39,95$ PUM www.pum.umontr.iRc Université fHl de Montréal A 10 LE DEVOIR.LE VENDREDI 1 OCTOBRE 2004 E R ACTUALITES IRAK SUITE DE LA PAGE 1 une voiture piégée devant un complexe gouvernemental à Abou Ghraib, dans la banlieue ouest de Bagdad.Au moins un soldat américain et deux policiers irakiens ont été tués et 60 autres personnes blessées.Une autre voiture piégée a explosé àTala-far, faisant au moins quatre morts et 16 blessés, selon le Dr Fawzi Mohammed al-Taan, directeur de l’hôpital général de Talafar.Par ailleurs, dans les faubourgs de Bagdad, des insurgés ont tiré une roquette sur une zone de support logistique de la coalition, tuant un soldat et en blessant sept autres, selon l’armée américaine.Les attentats de Bagdad faisaient suite à un raid aérien de l’armée américaine sur un repaire présumé de militants à Fallouja (nord-ouest de Bagdad), dans lequel quatre Irakiens ont été tués et huit autres blessés, selon des sources hospitalières.L’armée américaine a expliqué que la cible était une cache de partisans du terroriste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui.C’est dans ce contexte que la chaîne de télévision al-Jazira a diffusé les images de dix nouveaux otages enlevés en Irak.Selon al-Jazira, ces six Irakiens, deux Libanais et deux Indonésiennes ont été enlevés par l’Armée islamique en Irak, l’organisation ayant revendiqué le rapt des deux journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot et de leur chauffeur syrien, le 20 août dernier.Selon la chaîne, ces dix nouveaux otages travaillent pour la compagnie d’électricité Jib.À Londres, le premier ministre britannique a fait savoir que son gouvernement était prêt à "écouter» mais pas à "négocier» avec les ravisseurs de l’otage Kenneth Bigley, cet ingénieur de 62 ans enlevé il y a deux semaines à Bagdad en compagnie de deux i Américains qui, depuis, ont été décapités.En dépit de l’aggravation de l’insécurité, les élections auront bien lieu "l’an prochain à la date prévue», c’est-à-dire en janvier, a réaffirmé le premier i ministre irakien lyad Allaoui.f1 Par ailleurs, l’Egypte a entamé les consultations avec les parties internationales pour accueillir une , conférence internationale sur l’Irak durant la der-i hière semaine de novembre à Charm el-Cheikh, - sur la mer Rouge, a déclaré hier le ministre égyp- - tien des Affaires étrangères.; c Washington espère que cette conférence per-.mettra de conforter le processus de transition politique en Irak dans la perspective des élections en janvier.Le Fonds monétaire international a approuvé une première aide d’urgence à l’Irak, un geste essentiel pour décider du sort des 120 milliards de dollars de la dette irakienne.Citant des sources diplomatiques, le quotidien britannique Financial Times a rapporté ; que les régions du sud de l’Irak, riches en pétrole, envisagent de se constituer en une région autonome, une initiative qui pourrait mettre en péril l’unité du pays.À Bruxelles, l’entourage du général américain James Jones, commandant suprême des forces alliées en Europe, a indiqué que la mission de : formation de l’OTAN pour les forces de sécurité irakiennes pourrait atteindre jusqu’à 3000 hommes, un chiffre non confirmé par les respon-i sables de l’OTAN.Enfin, l’armée américaine a annoncé l’élargissement hier de quelque 180 détenus de la prison .d’Abou Ghraib dans le cadre des libérations décidées par une commission américano-irakienne.¦ D’après Associated Press , ! et l’Agence France-Presse LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur , Par courriel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone par télécopieur La publicité Au téléphone ^ar télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Àu téléphone (514) 985-3344 .far télécopieur (514)985-3340 ! 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En fin de débat, il lui a lancé: «On peut être sûr d’une chose et se tromper en même temps.» M.Kerry a confirmé sa réputation d’excellent débatteur.Impénitent, moins articulé, George Bush s’en est tenu, en grande partie, à un argument unique: à savoir que M.Kerry est une «girouette» et qu’il est trop porté sur le multilatéralisme pour avoir l’indépendance d’esprit nécessaire à la défense du peuple américaine et de ses intérêts.Sauf que ces débats sont autant question de forme que de fond, de style que de substance.Jamais, soulignent les experts, ces questions de caractère personnel et de vision politique n’ont été cette année plus entremêlées que depuis 1972, pendant la guerre du Viêt-nam.Si donc M.Kerry a gagné la joute intellectuelle, il reste à voir s’il a remporté celle des perceptions populaires.A-t-il donné aux Américains le sentiment qu’ils pourraient lui faire confiance?est la question à laquelle les spécialistes se déverseront en fines analyses au cours des prochains jours sur toutes les tribunes médiatiques.À ce jeu, M.Bush, plus chaleureux, partait pourtant gagnant contre un John Kerry jugé froid.La politique spectacle a l’habitude de faire l’économie de la nuance.C’est un piège dans lequel le débat d’hier soir, du reste assez linéaire, n’est pas tombé.Aussi, la rigidité des règles du débat aura peut-être désavantagé le président Les sondages tireront des conclusions au cours des prochains jours.En 1960, le sentiment que Richard Nixon avait mal paru face à John F.Kennedy avait été peu remarqué le lendemain du débat.Sa mauvaise perfonnance n’avait vraiment été relevée que 48 heures plus tard.Que le débat ait été tenu en Floride nç manquait pas de symbolisme, s’agissant de l’Etat où s’est conclu dans le fiasco la présidentielle de 2000.Il y a quatre ans, pendant les trois débats entre le vice-président Al Gore et M.Bush, à l’époque gouverneur du Texas, le mot terrorisme n’avait été prononcé qu’une seule fois — par M.Gore.Il l’a été maintes fois hier soir.M.Bush aura passé presque toute sa présidence à surfer sur le capital de soutien que lui a procuré les attentats 11 septembre 2001.Voyons voir maintenant si, à la lumière de ce premier débat — deux autres se tiendront les 8 et 13 octobre prochains —, la vague se cassera d’ici le 2 novembre.Le Devoir VIOXX SUITE DE LA PAGE 1 était utilisé par environ deux millions de patients dans le monde pour soulager principalement des douleurs arthritiques mais aussi d’autres douleurs, ponctuelles ou chroniques, comme des maux de dos ou de tête.Distribué dans plus de 80 pays, le Vioxx a généré un impressionnant chiffre d’affaires de 2,55 milliards de dollars en 2003, l'équivalent de 15 à 20 % du chiffre d’affaires de Merck.Très prisé au Québec, le Vioxx a nécessité des déboursés de 29,2 millions l’année dernière uniquement dans le cadre du régime public d’assurance-médicaments.Pas moins de 723 000 ordonnances ont été rédigées à l’intention de 232 000 personnes inscrites au progranune d'assurance-médicaments.De son côté, le Celebrex a entraîné des déboursés de 31,8 millions.Depuis son arrivée sur le marché, en 1999, le Vioxx a connu une croissance constante à laquelle une étude de la Food and Drug Administration (FDA) avait toutefois mis un sérieux frein cet été.Létude de l’Office du contrôle pharmaceutique et alimentaire américain avait en effet démontré que les patients traités au Vioxx encouraient un risque d'infarctus et de mort soudaine par arrêt cardiaque supérieur de 50 % à celui des patients traités au Celebrex En conséquence, les ventes de Celebrex et de Bextra avaient progressé régulièrement depuis lors, au détriment du Vioxx Le coup fatal a toutefois été assené par le biais de nouvelles données recueillies à l’occasion d'une étude de trois ans commandée par Merck pour évaluer l’effet du Vioxx en cas de cancer du côloa L’étude qui a conduit au retrait de l'anti-inflammatoire a fait plonger le cours en Bourse de Merck, dont l’action a clôturé hier à 33 $, une chute de 27 %.En revanche, son concurrent Pfizer a progressé de 1,39 %, à 30,60 $.L’arrêt des ventes du Vioxx grèvera de près de 20 % les bénéfices attendus par Merck pour l’année en cours.Réalisée auprès de 2600 patients, ladite étude a mis en lumière un risque accru de crise cardiaque ou d’accident cérébrovasculaire débutant après 18 mois de traitement et ce, à une dose quotidienne de 25 mg.Pendant les 18 premiers mois toutefois, aucun risque accru n’a été relevé, des résultat^jugés si- milaires à ceux obtenus par deux autres études déjà décrites dans la monographie américaine.En dépit de l’absence de risque à court terme, l’idée d’une commercialisation du Vioxx sous une étiquette qui ferait mention de ces nouvelles données a tout de même été rejetée par Merck.«Nous prenons cette mesure parce que nous croyons qu’elle dessert mieux l’intérêt des patients», a dit le président du conseil et président-directeur général de Merck & Co., Inc., Raymond V.Gilmartin.«Compte tenu de la disponibilité de thérapies de remplacement et des questions soulevées par les données, nous sommes venus à la conclusion que le retrait volontaire est le geste responsable à faire dans les circonstances.» Même son de cloche du côté des chercheurs du géant pharmaceutique, qui jugent que des études prospectives, aléatoires et contrôlées comme celle-ci constituent la meilleure façon d’évaluer l’innocuité des médicaments.Et pas question de ne pas tenir compte des risques, même s’ils sont minimes, a assuré le président des laboratoires de recherche de Merck & Co., Inc., Peter S.Mm, qui juge le retrait «approprié».Jugeant pour sa part le risque «minime», l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPA) a quand même recommandé hier à ses membres de cesser l’utilisation de cet anti-inflammatoire tout en invitant les patients qui consomment ce médicament à consulter leur médecin ou leur pharmacien afin de déterminer la conduite appropriée dans leur cas.Sur le terrain toutefois, la décision de retirer volontairement la petite pilule jaune a été moins bien accueillie par certains médecins.Pour le Dr Claude Laroche, généraliste à la clinique médicale Cadillac, la décision place le patient dans une situation délicate.«On se retrouve avec un trou dans notre pharmacopée.Le Celebrex est bien, mais il est moins costaud.Le Bextra, à cet égard, est une solution de rechange plus intéressante, à la condition qu'il soit ajouté à la liste des médicaments remboursables par le régime public.» Et U est hors de question pour le médecin de revenir en arrière et de prescrire les anciennes générations d’anti-inflammatoires, certes moins chères mais réputées pour avoir d’importants effets secnn- TAXIS SUITE DE LA PAGE 1 le projet de support publicitaire développé par Direct Développement Technologies (DDT) risque de faire grincer des dents les antipubs montréalais s’il se concrétise tel quel.«Le taux de rétention sera très bon puisque ça tournera en boucle, estime Jean-Pierre Guay, responsable du projet chez DDT.Ce qu’üy a d’intéressant, c’est que les gens ne pourront pas zapper L’environnement est captif, le taux de répétition élevé.» En gros, le message atteindra sa cible.Le concept a d’abord été développé comme projet-pilote chez Taxi-Coop à Québec.Mais ce marché est trop petit pour intéresser les publicitaires, croit-on chez DDT, où l’on s’est finalement tourné vers la métropole pour vendre l’idée.On aimerait que celle-ci se concrétise dès janvier prochain.Le projet prévoit que chaque voiture dont le propriétaire ferait l’objet d’un contrat négocié avec DDT serait dotée d’un petit écran installé derrière l’appuie-tête avant On trouverait aussi deux haut-parieurs à volume réglable ainsi qu’un téléphone cellulaire et une microimprimante.Le client assis serait donc bombardé d’annonces, et celles-ci pourraient être choisies selon le trajet afin de vanter les magasins visibles du taxi pendant le parcours.Le passager pourrait également interagir au moyen de la partie tactile de l’écran.Exemple: si un restaurant l’intéresse, il appuie sur l’écran, et la carte d’affaires de l’établissement s’imprime.SU veut réserver une chambre d'hôtel, le téléphone cellulaire est disponible.Et impossible d’éteindre tout ça s’il prend l’envie au client de faire une balade exempte de propositions d’achat, dit M.Guay.«F n’aura qu’à regarder dehors ou à s’asseoir à l’avant s’il ne veut pas voir.Il faut garantir aux afficheurs que le produit est toujours en marche, sinon ça n'aura aucune valeur.» Le dessein officiel de DDT, c’est d’offrir de «l’information aux clients, un outil de service» qui rapporterait à la fois à la boîte et aux chauffeurs.Plusieurs de ces derniers ont confié au Devoir leur intérêt à voir une source de revenu récurrente s’ajouter à ce qu’ils grappillent autrement à coups de 10 ou 15 S.«Personne ne la veut plus que nous, la publicité», affirme Farhès Bou Mhalib, président de l’Association professionnelle des chauffeurs de taxi (voir encadré).«Tout coûte cher dans le taxi», confie pour sa part Moïse, un Haïtien qui fait le boulot depuis deux ans et qui souhaite que son nom de famille demeure confidentiel.«L’essence, les réparations sur la voiture, l’adhésion à la coop [environ 200 $ par mois].Il faut faire de 70 à 80 heures par semaine pour arriver.» Sans compter que le coût du permis de taxi atteint des sommets à Montréal à l’heure actuelle.En effet, alors que sa valeur a augmenté de 43 000 $ à90 000 $ en cinq ans à Québec, il est passé de53 000 $ à plus de 210 000 $ à Montréal au cours de la même période fie nombre de permis y est fixé à 4447, la valeur de ceux-ci étant établie selon le montant des échanges annuels).«Quand on regarde tout ça, je me dis: tant mieux si on peut faire un peu d’argent avec de la pub», résume Moïse.Mais les chauffeurs ne sont pas tous d’accord.Contrairement à New York ou Toronto, par _ exemple, il y a très peu de flottes de voitures à Montréal.Sept chauffeurs sur dix «roulent» leur permis dans leur voiture, qu’ils utilisent aussi à des fins personnelles.«Ça ne me tente pas du tout d’avoir une affiche sur le toit quand je vais faire l’épicerie ni de mettre un écran de pub dans la face de mes enfants», disait un autre chauffeur cette semaine.C’est justement ce qui inquiète le Bureau du taxi, gestionnaire de l’industrie à Montréal.«La Ville n’a jamais caché son ouverture à voir de la publicité dans les voitures, il y a même eu une expérience-pilote en 1997», explique le chef du Bureau du taxi, Richard Boyer.«On voit ça comme une mesure de soutien au développement [la Ville évalue les retombées à six millions].Pour autant que ça ne détériore pas l’image qu’on tente de bâtir, il n’y a pas de problème.Mais on ne laissera certainement pas n’importe qui mettre n’importe quoi.On ne veut pas que les voitures deviennent des arbres de Noël.On demande donc à l’industrie de s’entendre sur un projet, d’établir une structure de fonctionnement.Nous fixerons les paramètres ensuite.» La Ville ne fera pas de cas par cas, dit l’attaché de presse du Bureau du taxi, Richard Leblanc.Pour l’instant, il est donc hors de question de permettre à une entreprise comme DDT de négocier des contrats individuels avec les chauffeurs.«Si on accepte qu’il y ait de la pub, on va le faire dans un cadre précis et uniforme qui stipulera comment ça va se faire.Ensuite, tout le monde y aura accès de la même façon.Cest important de se doter d’un système qui ne fasse pas fuir les clients.» Le Devoir daires sur le système digestif.«Je pense qu’il n’est pas éthique de prescrire à un patient un médicament à risque parce qu’il nous fait épargner 50 t par jour.» Ce médecin, qui dit avoir eu beaucoup de succès avec le Vioxx, voit dans ce retrait une manœuvre «plus financière que scientifique».Et il n’a peutêtre pas tort, Merck ayant avoué hier s’attendre à un afflux de poursuites en justice à propos de ce dossier.«Nous avons des arguments importants à faire valoir pour notre défense et nous les ferons valoir avec vigueur», a déclaré le conseiller juridique du groupe, Kenneth Frazier.D’ailleurs, une plainte a déjà été déposée contre le laboratoire.L’action en justice a été engagée par le cabinet d’avocats Federman & Sherwood and Strong, Martin & Associates au nom d’un habitant du comté d’Ok-lahoma City qui dénonce le fait que Merck n’ait pas informé plus tôt le public et les fournisseurs de soins de santé au sujet des risques associés à l’usage du Vtoxx Ce revers survient au plus mauvais moment pour Merck, dont la croissance des résultats est jugée médiocre.La nouvelle pourrait aussi ébranler les autres géants pharmaceutiques qui ont développé des médicaments expérimentaux de la famille des inhibiteurs «Cox-2» et qui ne sont pas encore sur le marché.D’après les analystes du secteur, le groupe suisse Novartis aura maintenant davantage de difficultés à faire homologuer son Prexige.Quant à un autre produit préparé par GlaxoSmithKline, dont l’étude est à peine entamée, ses perspectives sont incertaines.Tout comme le sont celles du dernier-né de Merck, Arcoxia, qui devait techniquement supplanter le Vioxx Les «Cox-2» permettent d’éviter les effets secondaires gastriques comme les ulcères, propres aux anti-inflammatoires plus anciens, ce qui explique l’énorme succès qu’ils ont rencontré depuis leur introduction, en 1999.Leur chiffre d’affaires mondial a d’ailleurs atteint un impressionnant niveau de 6,4 milliards de dollars en 2003, chiffre qui devrait passer à 9,6 milliards did 2009, d’après les prévisions établies par le cabinet de consultants indépendants Evaluate.Le Devoir Avec Reuters LE DEVOIR.LE VENDREDI 1 OCTOBRE 2 0 0 4 B 2 I K •WEEK-END CULTURE- Le FFM garde ses commanditaires ODILE TREMBLAY Alors que toute une machine d’Etat se met en branle pour remplacer le Festival des films du monde par un nouveau rendez-vous de cinéma, Serge Lo-sique, président du FFM, bat le rappel de ses commanditaires privés, qui disent demeurer à ses côtés en vue de la tenue du FFM en 2005.Par voie de communiqué hier, Sophie Allard, directrice marketing et commandites du FFM, affirmait haut et fort *Nos trois principaux commanditaires ont déjà confirmé leur participation pour l’année prochaine et d’autres partenaires importants suivront bientôt.» Les fidèles commanditaires en question sont Air Canada, Visa Canada et AGF.D’un même souffle, le FFM rappelait que Tourisme Montréal et l’Office des congrès et du tourisme du Grand Montréal ont soutenu qu’ils allaient continuer à appuyer le FFM.D évoquait également l’appui du maire de Mont- réal, Gérald Tremblay, au moment de la signature du livre d’or par le jury du festival.Quant à Kodak, autre commanditaire du FFM, il renouvellerait son appui aux jeunes cinéastes en présentant le prochain Festival étudiant canadien, du 27 au 31 août 2005, et en remettant le prix du réalisateur Kodak au meilleur réalisateur étudiant Si un nouveau festival de cinéma était créé, on ignore toutefois à quelle allégeance iraient ces supporters et commanditaires du FFM.«Le 29' Festival des films du monde de Montréal se tiendra du 25 août au 5 septembre 2005», réaffirme donc le FFM en faisant un pied de nez à la SODEC et à Téléfilm Canada, qui invitent actuellement les organisateurs de rendez-vous culturels à créer un nouveau festival à la suite des conclusions du rapport Secor, qui épinglait les insuffisances de FFM.Serge Losique a précédemment menacé.de poursuite les institutions d’Etat ainsi que ceux qui soumissionneront pour sa succession.Rappelons que l’échéance des appels d’offres gouvernementaux pour un nouveau festival tombe dans une semaine.Certains candidats pressentis, comme l’équipe Spectra, ont décliné l’invitation.Quant à Daniel Langlois, qui préside le Festival du nouveau cinéma, il disait cette semaine vouloir faire une proposition en dehors des dates de l’appel d’offres.Seul Gilbert Ro-zon, de Juste pour rire, semblerait intéressé à faire une offre à l’intérieur des délais prescrits.Hier, le départ de Pierre La-fleur de la présidence de la SODEC après qu'il eut souhaité mener ce dossier de nouveau festival de cinéma jusqu’au bout alimentait la rumeur voulant que cet appel d’offres soit de plus en plus miné.Peut-être cherche-t-on alors à éloigner ceux qui l’ont lancé, histoire de leur faire porter l’odieux du projet en cas d’échec.Le Devoir Finalistes des prix de l’Académie Les finalistes des prix de l’Académie des lettres du Québec ont été annoncés cette semaine.D s’agit de Robert Lévesque pour L’Allié EN BREF de personne, de Pierre Ouellet pour Le premier venu - Poétique du passant et de François Paré pour La Distance habitée en vue du prix Victor-Barbeau de l’essai.Les finalistes du prix Alain-Grandbois de poésie sont pour leur part Jean-Philippe Bergeron pour Visages de l’affolement, Paul Chamberland pour Au seuil d’une autre terre et Gilles Cyr pour Éri-ca je brise.Les finalistes du prix Ringuet du roman sont Martine Desjardins pour L'Élu du hasard, André Ducharme pour L’Homme en morceaux, Nancy Huston pour Une adoration et Gilles Jobidon pour La Route des petits matins.Les lauréats seront connus ce lundi.- Le Devoir La SODEC change de tête Jean-Guy Chaput remplace Pierre Lafleur, qui s'occupera dorénavant du divertissement des modes de financement de la culture STÉPHANE BA1LLARGEON L* ère Pierre Lafleur est terminée à la Société de r développement des entreprises culturelles (SODEC) .Le conseil des ministres a approuvé hier la nomination de Jean-Guy Chaput à la présidence de cette société d’Etat chargée du financement des industries ue la culture au Québec, notamment dans les domaines du cinéma et de la télévision.Le nouveau président entrera en fonction le 4 oc tobre.Il pilotera donc le délicat dossier de la recherche d’un nouveau festival de cinéma à Montréal.M.Chaput, identifié comme consultant chez Jean G-l dans les documents gouvernementaux, avait été surnommé «le banquier des artistes» quand il dirigeait la caisse populaire de Maisonneuve, il y a une vingtaine d’années.Il s'agit également d’un proche de la ministre de la Culture, Line Beauchamp.Elle et lui se sont croisés dans les années 80 à Pro-Est, une société de concertation socioéconomique de l’est de Montréal.De 1982 à 1992, Jean-Guy Chaput a aussi agi comme président de la radio communautaire CIBL, où Mme Beauchamp a également travaillé.«La ministre cannait beaucoup de gens dans le domaine de la culture et c’est tout à fait normal, a répliqué l’attachée de presse du ministère, Isabelle Me-lançon.Personne ne peut dire que M.Chaput est un mauvais choix pour diriger la SODEC.» Elle a souligné que le gouvernement péquiste précédent avait choisi le même homme comme membre du comité de transition de la nouvelle ville de Montréal.Par ailleurs, Pierre Lafleur ne quittera pas l’Etat culturel comme tel.La ministre de la Culture lui confiera sous peu le mandat de se pencher sur les modes de financement de la culture au Québec.«Le budget annuel du ministère de la Culture est de 530 millions», a expliqué Mme Melançon lorsqu'on l'a interrogée sur le futur mandat du conseiller ad hoc.«Les demandes de financement arrivent de partout.Il faut trouver des solutions Comment peut-on financer ce secteur?Quelles sont les solutions imaginées ailleurs?» La porte-parole a cependant refusé de dire quelle forme prendra l’intervention de Pierre Lafleur.Une commission?Un groupe-conseil?Une enquête?Impossible de le savoir.Quoi qu’il en soit, son départ signifie qu’il ne mènera pas à terme le dossier de l'avenir du Festival des films du monde.La SODEC et Téléfilm Canada viennent en effet de lancer un appel d’offres pour la tenue d'un nouvel événement de cinéma à Montréal.Selon ses propres affirmations, Pierre Lafleur devait quitter la SODEC le 30 novembre, à la fin de son mandat.Il prévoyait donc être à la barre de la société pour recevoir les propositions festivalières le 8 octobre, les étudier et choisir le festival qui recevrait l’appui de son organisme.Comme il part plus tôt que prévu, la patate chaude sera manipulée par son successeur.Mme Melançon a finalement rappelé que le nouveau président de la SODEC a été lavé des étranges accusations qui ont pesé sur lui il y a une dizaine d’années.Jean-Guy Chaput avait dû quitter son poste de directeur de caisse populaire en 1995 parce qu'on l’accusait de vol d’électricité à son domicile.Il avait aussi momentanément laissé son poste à la présidence de Pro-Est, où la directrice line Beauchamp l’avaif remplacé par Pierre Bibeau, l'actuel vice-président de Loto-Québec et conjoint de la ministre de la Culture.«M.Chaput a reçu une quittance, a dit l'attaché** de presse.Il est blanc comme neige.» * i Le Devoir if#*!»] Æ'i 23 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE 20 H dave st-piei LA PORNOGRAPHIE DES ÂMES DE RETOUR POUR 7 REPRÉSENTATIONS SEULE HPN T ! ÎU INTERPRÈTES SUR SCÈNE TTîTTT L’AGORA DE LA DANSE m Î*! !! 840, RUE CHERRIER METRO SHERBROOKE 514.525-1500 ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦¦¦ Reseau Admission 514.790.1245 www.agoradatise.com Luce Dufault au Monument-National Du bien qu’elle procure SYLVAIN CORMIER Dès que le projecteur lui éclaire le visage, c’est son sourire qui nous illumine.Instantanément, on est bien.Rien que d’être là, en ce jeudi soir de première montréalaise au Monument-National, rien que de sentir à travers ce sourire radieux ce bonheur qu’elle a de chanter devant des gens, elle nous fait du bien.Et vice versa.Suffit d’être mis en présence: elle et nous, c’est pas compliqué, on est bien ensemble.Pas surprenant que Daniel Bélanger lui ai prêté une chanson qui s’intitule Tu me fais du bien.Même si la sono, trop forte, plus Centre Bell que Monument-National, nous enfonce dans nos sièges, nous éloignant autant d’elle, tout en Luce Dufault est proximité.Cette façon qu’elle a de placer sa main gauche sur son ventre pendapt qu’elle chante, c’est fou comme ça nous rapproche.A geste vrai, fille vraie, et contact réel.Au début, je la regarde plus que je ne l’écoute: c’est elle que je retrouve, avant les chansons.Et puis elle se met à causer et nous retrouve.Oui, elle est nerveuse, avoue-t-elle.«Ça se cache mal.» Luce Dufault est un livre ouvert Transparence absolue.Plus naturelle qu’elle est envers nous, on serait de la parenté.Elle conte une anecdote, illustrant le fait qu’on la reconnaît peu hors scène.Luce fait ainsi la stand-up à tous les spectacles, avec les mêmes anecdotes, mais ça ne fait rien: elle est drôle, complice, copine et gamine, on aurait le goût qu’elle nous jase ça long- temps, quitte à ce qu’elle nous dise une fois de plus à quel point elle aime Richard Séguin, Sylvie Paquette et tous ses auteurs et compositeurs.Mais elle est quand même là pour chanter, et elle chante.Houlà qu’elle chante.Bien sûr, elle a cette tendance à y aller pleins poumons un peu trop tout le temps et ça f init par niveler l’effet, mais chaque note provient du ventre et chaque mot pèse son poids.Les chansons de Bleu, son plus récent album, portent autant que les succès des albums précédents: les thèmes sont récurrents, les liens naturels.Ainsi La Pluie, nouveauté accolée à Belle ancolie, chanson marquante de son répertoire, pourrait être un nouveau chapitre de la même belle histoire triste.Luce émaillé son spectacle de reprises, bien entendu, c’est plus fort qu’elle.Choix intéressants, comme toujours.Elle termine la première partie avec Both Sides Now, de Joni Mitchell (popularisée par Judy Collins en 1967): la chanson a beaucoup compté pour la chanteuse, et cela s’entend.Intime appropriation.En deuxième partie, elle ose une méconnue de Peter Gabriel (Sky Blue), plus pour se faire plaisir à elle-même, puis nous offre un blues d’Etta James en récompense.Sacrée Luce.Capable d’égoïsme et de générosité en dedans de cinq minutes.Bel équilibre.Je la quitte après le blues, pour écrire que je serais bien resté en sa compagnie.Drôle de métier.Faudrait revenir.Je pourrais.Elle sera là jusqu’à samedi.Pas moins rayonnante.?A LA TELEVISION* ILe TVA 18 heures L'union fait la force Vingt et un Macaroni tout garni Le Journal (16:30) iJrnl RDI {.Actions |Cible (17:55)1 Jrnl FR2 I Dossiers FBI j Mariage.|Top5 anglo ivix VRAK.T V Ijukebox I Atomic RUS 'historia CANAL Z C SAVOIR [Sports 30 Maigrir Top franco M.Richard J.Chan Les Tofou FranCoeun Infoman J.E./ Amputée d’une jambe à la suite d’un accident.Ça va litre ta fête! / Ginette Reno IZone libre / La qualité I du français parlé Le Télôjournal/Le Point Cinéma / LIAISON OBSCURE (5) avec Jenna Elfman, Sam Robards Le TVA La Filière canadienne Gr.Documentaires / Éloge du bungalow Il va y avoir du sportI / [À la di Staslo / Cuisine Michel Trembiay du marché champêtre Hockey / Laval - Verdun Belle et Bum / Les Respectables.Steve Hill, Pierre Harel Le Grand Journal Cinéma / ULTIME TRAHISON (5) (23 33) Le Monde L’Épicerie 1 .et le Croissant rouge 1 Le Téléjournal/Le Point Ushuaïa Nature Thalassa / FÉCAMP Justice américaine Box Office .France .France Vie rurale {Musicographie Autopsie C’est ma vie {Ethel Rosenberg {Journal Les Nouveaux Détectives Décompte MusiquePlus Pour un flirt à Las Vegas! 1.talents Sourire.Sports 30 Les deux font la loi I.de vues {Molet.I Le Caméléon I Paranormal .abysses {Kinderg.Scooby.{Simpson Combats ultimes UFC NVPD Blue Sexe dans tous ses ébats I Nostalgia / Blondie Top DVD |.monde?{Musicographie Cinéma / COMPLOT POUR UN MAGOT (3) Les Concerts du vendredi / M.McDonald Le Journal RDI Acoustic {La Crim* jTéléjournal Sexstar Diagnostic: inconnu .mariés {Viva la.Cinéma Cinéma Ohhh Oui Futurama { Les G tiffin |La~Cllque I South Park {Henri pis.I Simpson Des histoires d’alcool [Mystères / Cannibales | JAG Boxe / J.Nieves - A.Ontiveros Sports 30 Futurama Superbike Les Griffin Cinéma / LE COUREUR OÉ MARATHON (2) avec bugtln Hoffman Cas enfants d’ailleurs Cinéma / BUTCH CASSIDY ET LE KIP (3) cinéma / LOVE.ETC.(4) avec C.Galnsbourg~Tl a Loi Les Experts Métal hurlant La Porte des étoiles Amy Simplement Zoé Coeurs rebelles Cinéma EVASION r=w i iM.—i-rrrnirn» .des toxicomanies Enfants.Regards .monde {.plongée Soif.Allas Céramique {ClochersTTT Dead Zone Jeremiah Cette énergie que nous.Le Monde des affaires urbaines restos Passeport pour la.{Evasion.{G.Proôlx Destination Monde Zone limite |Au bout.|Volt [Panorama Duos: sessions Jazi Cinéma / LA CUIRASSÉ POTEMKINE (1) Panorama National |Cinéma / GODS AND.Air Farce {This Hour Red Green {¦.Laughs The National Road.Coronation Canada Now CSI (00:05) Medical Investigation CTV News News Access H.eTalk Dally Joan of Arcadia Third Watch News One Tree Hill Zoe Busiek: Wild Card News Train 48 (00:06) News Clnéma/klLUNGS Full Circle with M.Palin Studio 2 Diplomatic Studio 2 Nightline I Pub G.Shrinks The Stables Heartbeat 8 Simple.Savages King.Hill Simpsons ABC News The Insider Millionaire Hope &.Dr.Vegas News Late ShOW (23:35) CBS News E.T Joan of Arcadia News Medical investigation What I Like {.Nanny The Tonight Show (23:36) Dateline NBC Third Watch NBC News Wheel of.News Grounded Justice Seinfeld Simpsons That ’70s The Complex: Malibu That 70s.Malcolm.Servants (4/6) Charlie Rose Vermont.Now with Bill Moyers Wall Street BBC News .week The Newshour BBC News { Night.Bus.Art Express Now with Bill Moyers BBC News Roadside The Newshour Roadside Medical Investigation CTV News News CSI (00:05) eTalk Daily I Jeopardy Joan of Arcadia Third Watch News Biography Biography / R.Speck Cinéma / THE TERRY FOX Biography / Jimmy Fallon American Justice American Justice Biography / Gary Gilmore City Confidential STORY (4) avec E.Fryer Sex.City The Lost World MovleTV Shining Stars Videos BRAVO Msrnvi my HIS I II H Y .Greatest Mysteries Disaster Detectives Daily Planet Daily Planet What that about?Beyond Invention Turning Points of History JAG .Hunters Disaster of the Century Bordert.JAG The Sea Hunters Master The Passionate Eye / Control Room National CBC News ^i^NatlonaJB I Kink CBC News Juan Year Later Show me.Sin Cities Red Shoe Diaries (23: 02) / .(00:14) Da Vinci’s Inquest Cold Squad Clean Sweep .to Wear Clean Sweep What not to Wear Sex Toys { Matchm Out.City .on Top Top Modei Matchm.Golf L Football / Eskimos - Tiger-Cats I Energon Inu Yasha Witch.Justice.Justice.Gundam.Dragon Ball on Ball r ARMING V i v M-T-liMT-TittWi NOS CHOIX CE SOIR PaulCauchon IL VA Y AVOIR DU SPORT! Michel Tremblay est l’invité de la soirée.Il devra commenter un débat sur l’absence de hockey et un autre sur les familles gaies.Et Jean Dion, du Devoir, livrera un poème inspiré de la grève au hockey! Télé-Québec, 20h BUTCH CASSIDY ET LE KID Un western cool et relax, dans l’esprit de 1969, avec Paul Newman et Robert Redford.< -4r/o, 20h i j ZONE LIBRE Le Devoir en a parlé en début de semaine: Zone libre propose une émission d’une heure sur la qualité du français parlé dans les médias électroniques.Débat en perspective.i Radio-Canada, 21 h COMPLOT POUR UN MAGOT Le titre français est un peu stupide.Cookie’s Fortune est un film de Robert Altman avec Glenn Close et Liv Tyler.Humour noir et ironie autour d’un héritage.Télé-Québec, 23h30 .[ CANAUX 1 HMOO Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent— (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable 21 h Ce soir 20 h Il va y avoir du sport! À la di Stasio Plein d'idées inspirées des fruits et légumes de saison.Avec le chef lan Perreau Belle et Bum a va rocker avec Les espectables, Steve ill, Pierre Harel et compagnie1 Télé-Québec tele q u e b e c .t v Débats: une saison sans hockey, les familles gaies Animation : Marie-France Bazzo Invité: Michel Tremblay .Ça change de la tele
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