Le devoir, 20 novembre 2008, Cahier A
L’EQUIPE DE BARACK OBAMA PREND FORME Page B 7 -?w w w .led e v o i r.c o in ?LE DEVOIR Vol.X C I X N " 2 6 5 ?LE JEUDI 20 NOVEMBRE 2008 1 , 1 0 $ + T A X K s = 1,25$ Discours du Trône Les fonctionnaires feront les frais de la crise Christian Paradis écarte la possibilité de garantir au Québec un pourcentage de sièges aux Communes HÉLÈNE BUZZETTI ALEC CASTONGUAY Ottawa — Comme prévu, c’est un plan de match •tout en économie que l’équipe conservatrice de Stephen Harper a livré hier par la bouche de la gouver-neure générale, Michaëlle Jean.A peine retrouve-t-on dans ce discours du Trône quelques mots sur la justice et l’environnement Son adoption n’en est pas moins assurée grâce à l’appui des libéraux de Stéphane Dion.• Il serait tout à fait irresponsable d’aller en élections maintenant.Tout le monde le sait», a déclaré M.Dion pour justifier son appui qui garantit une fois de plus la stabilité du gouvernement minoritairé.Protéger l'avenir du Canada, le troisième discours du Trône de Stephen Harper, trace un sombre portrait des perspectives économiques du pays.D’entrée de jeu, le gouvernement établit un parallèle avec les «éléments implacables» qu’ont été les deux guerres mondiales et la Grande Dépression.«Nous savons que les Canadiens affronteront les problèmes d’aujourd’hui avec la même détermination que leurs parents et grands-parents et, comme eux, ils en ressortiront plus forts que jamais.» Stephen Harper remise définitivement sa promesse électorale de ne jamais écrire de budget fédéral à l’encre rouge.«En ces temps extraordinaires de ralentissement mondial, il serait malavisé de s’engager à déposer à tout prix un budget équilibré à court terme car, au bout du compte, ce sont les familles canadiennes qui pourraient en faire les frais», est-il écrit Le gouvernement promet d’apporter «de nouveaux soutiens» aux secteurs de l’automobile et de l’aérospatiale, mais ceux-ci ne sont pas encore définis et ne le seront pas davantage dans l’énoncé économique que doit livrer le ministre des Finances, Jim Flaherty, la semaine prochaine.Les fonctionnaires fédéraux feront les frais de la contraction de l’économie.Le discours du Trône annonce l’intention du gouvernement de déposer un projet de loi pour «assurer une croissance durable» de la rémunération de la fonction publique si les négociations, débutées au printemps 2007, devaient s’enliser.La dernière offre fédérale, prévoyant des augmentations salariales de 1,5 %, 1,5 %, 1,2 % et 1,2 % sur quatre ans, a été rejetée.Ottawa revient une fois de plus à la charge avec cette idée — qui circule depuis plus d’une décennie — de créer une seule commission des valeurs mobilières pancanadienne à laquelle s’oppose le Québec.Cette fois, la «crise du crédit» actuelle et les «dangers d’un système de réglementation financière fragmenté» qu’elle a mis en lumière servent VOIR PAGE A 10: TRÔNE Jean Charest a prévenu Stephen Harper qu’il ne pouvait pas y avoir de réforme de la Chambre des communes et du Sénat sans le consentement du Québec Autres informations ¦ Des extraits du discours ¦ L’éditorial de Bernard Deseôteaux > pages A 3, A 8 et A 9 REUETRS Michaëlle Jean lit le discours du Trône sous les yeux de Stephen Harper.Marois en a «ras le bol» «Il [Charest] va arrêter de s’essuyer les pieds sur le gouvernement du Parti québécois.Ça fait six ans qu’il est au pouvoir, c’est lui qu’on juge actuellement» GUILLAUME B O U R G A U LT-C Ô TÉ Québec — Fouettée par le sondage d’hier confirmant que son parti fait du surplace, Pauline Marois a haussé le ton de plusieurs crans contre Jean Charest hier.«J’en ai ras le bol, a lancé avec force la chef péquiste en matinée.Ce n'est pas moi qu'on juge, là, c’est son bilan à lui.» Furieuse de voir que le débat de la campagne porte davantage sur son bilan de ministre que sur celui du premier ministre Charest, Mme Marois a tenté de renverser l’équation hier.«Il y a un “boutte” à “toute”», a-t-elle dit peu après une allocution présentée devant la Chambre de commerce de Québec, dans la chic salle de bal du Château Frontenac.«On essaie de me faire porter un chapeau alors que c’est lui [M.Charest] qui est au pouvoir.» «M.Charest va assumer ses responsabilités, a lancé Mme Marois.Il va arrêter de s’essuyer les pieds sur le gouvernement du Parti québécois.Ça fait six ans qu’il est au pouvoir, c’est lui qu’on juge actuellement.» Le sondage Léger Marketing publié dans Le Devoir d’hier donne une avance de 11 points au Parti libéral, qui récolte 44 % des intentions dé vote contre 33 % pour le PQ.L’ADQ se classe troisième avec 15 %.Avec ces chiffres, la firme de prédictions HKDP a calculé hier que les libéraux pourraient récolter 73 sièges le 8 décembre, contre 50 pour le PQ et deux pour l’ADQ.Invitée à réagir au sondage, Pauline Marois a immédiatement adopté un ton enflammé.En évoquant les problèmes du réseau de la santé, la leader du PQ a soutenu que Jean Charest «essaie de nous faire porter une responsabilité que lui doit porter complètement.Qu’il aille donc voir les gens de Sainte-Justine pour leur dire: “C’est pas de ma faute, c’est la faute à l’autre."Je m'excuse,mais il a des comptes à rendre, M.Charest! Or U se défile actuellement.[.] Merci beaucoup, mais ça va faire, ces accusations de Jean Charest!», a tonné Mme Marois.Sur ce sujet, elle a d’ailleurs trouvé un allié en la personne de Mario Dumont Celui-ci a qualifié de «lâcheté» l’association faite par M.Charest entre les problèmes à Sainte-Justine et les décisions antérieures de Mme Marois.«Quand ça fait cinq ans et demi qu’on est au pouvoir — et je ne suis pas en train de défendre les VOIR PAGE A 10: MAROIS ikld! « Qu’il aille donc voir les gens de Sainte-Justine pour leur dire : “C’est pas de ma faute, c’est la faute à l’autre.”» L’information électorale à lire en pages A 4, A 5 et A 6 Le vin nouveau est arrivé Le choix du Devoir JEAN AUBRY Au sommet de leur gloire éphémère, ce sont quelque 45 000 caisses de vins nouveaux qui mouillaient la glotte des Québécois le troisième jeudi de novembre.Dans sa 34' édition, celle qui gicle aujourd’hui en tablettes à la SAQ, ce ne sont plus que quelque 4000 petites caisses de 12 bouteilles qui créeront chez le larron l’occasion d’assouvir sa soif.Le vin nouveau aurait-il pris un coup de vieux?Plantons avant tout le décor.Millésime difficile, ce 2008 est aussi faible en volume, mais avec un fruité net qui devrait fournir aux amateurs le réflexe annuel du «nouveau».Reste à savoir si la désaffectation progressive sur le marché du Québec tient avant tout à la lassitude, à l’image des campagnes électorales actuelles ou à une qualité qui peine à être au rendez-vous à chaque sortie de cuve annuelle.Un constat s’impose tout de même: le consommateur d’ici préfère souvent payer quelques dollars de plus pour se procurer un Beaujolais de cru, tel un Chénas 2004 de Dominique Piron Le vin nouveau aurait-il pris un coup de vieux?VOIR PAGE A 10: VIN I N I) K X oo Kl (NJ O Annonces.B ti Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 10 Décès.B 6 Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Météo.B 7 Monde.B B Mots croisés.B 8 Sports.B 8 Sudoku.B 6 Télévision.B 9 Coke en stock adapté en.québécois « Nous ne cherchons pas à faire un album folklorique pour le marché européen, mais bien une adaptation faite pour les Québécois et par des Québécois » ÉÛ mmS I FABIEN D EG LISE Il va certainement aller «aux vues», «brasser la cage» de ses ennemis et regarder le «tannant» Abdallah «brailler».Le tout sous le regard mi-amusé mi-bourru de son fidèle compagnon, le capitaine Archibald Haddock, qui va devoir revisiter ses fameux jurons.Pour l’occasion.Le secret était bien gardé, mais il ne l’est plus: Cas-tennan, qui publie les aventures de Tintin et Milou, se prépare en effet à donner une nouvelle'tonalité à un des nombreux classiques de Hergé.Et comment! La célèbre maison d’édition belge planche depuis quelques mois sur l’adaptation en français du Québec du récit Coke en stock — et lui seul —, qui date de 1958, a appris U Devoir.Un projet éditorial qui s'inscrit dans la foulée des éditions en langues régionales des aventures de Tintin et pour lequel l’éditeur a décidé d’avancer doucement et prudemment «f ai perçu un problème sociopolitique autour de cette adaptation», lance Etienne PoDet, éditeur des collections Hergé chez Casterman et chef d'orchestre de celte relecture linguistique qui «n'est pas une traduction», souligne-t-il.«Notre but n 'est pas de soulever la polémique mais bien de donner une résonance régionale à Tintin, comme nous l'avons fait déjà ailleurs dans le monde.» IjC petit reporter, sorti tout droit de l’imagination de Georges Remi, est en effet polyglotte.Et au-delà des grandes langues (français, anglais, allemand, russe, «Je suis perplexe et curieux en même temps», dit le bèdéiste Michel Rabagliati COPYRIGHT HKKGK VOIR PAGE A 10: TINTIN LE DEVOIR.LE JEUDI 20 NOVEMBRE 2008 A 2 LES ACTUALITES Monde virtuel et soldats réels Comment l’armée utilise les jeux sérieux -t»- FINBARR O'REILLY REUTERS Pour former un tankiste selon la méthode traditionnelle, il faut compter autour de six semaines, pour un grand total d’environ 145 000 $.Les coûts de l’apprentissage chutent à 96 000 $ par meneur de char en augmentant le temps de la conduite simulée à environ deux semaines.STÉPHANE BA1LLARGEON Entraîner un conducteur de char d’assaut coûte cher et prend du temps.L’entraîner pour vrai en utilisant des jeux vidéo réduit les coûts de beaucoup sans diminuer l’efficacité de la formation, bien au contraire.Voilà un des intrigants exemples offerts hier par le capitaine Jeremy Macdonald, des Forces canadiennes, à une cinquantaine de participants à un atelier du Sommet international du jeu de Montréal.La rencontre annuelle réunissait cette semaine des professionnels du secteur.A Montréal, des dizaines d’entreprises emploient environ 6000 personnes.Reprenons.Pour former un tankiste selon la méthode traditionnelle, il faut compter près de six semaines, soit une journée en classe et le reste du temps sur le terrain, pour un grand total d'environ 145 000 $ par personne.Le mazout accapare une bonne part du magot, les lourds véhicules consommant jusqu’à 100 litres à l’heure.Les coûts de l’apprentissage chutent à 96 000 $ par conducteur de char en augmentant le temps de la conduite simulée à environ deux semaines.Mieux encore, le taux d’obtention du permis militaire passe alors de 72 % à 83 %.«Plus de simulation, moins de terrain, plus de diplômés et moins d’argent: les chiffres parlent d’eux-mêmes et l’avantage de la formation virtuelle s’avère indéniable», a résumé le capitaine Macdonald.Le militaire dirige la section Développement des capacités créée par l’armée pour maximiser l’utilisation de la technologie, notamment la simulation virtuelle, dans la formation des soldats.En gros, le capitaine et son équipe détournent les jeux de divertissement à des fins pédagogiques et développent leurs propres mécaniques virtuelles de formation.Son groupe de recherche et de développement, le Army Learning Support Center, mis en place au début de la décennie, est toujours basé à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.D emploie maintenant 120 personnes (photographes, vidéastes, programmeurs 3D, etc.), dont plusieurs stagiaires qui se retrouvent ensuite dans différents centres semblables sur le continent Huit de ses employés l’accompagnaient hier à Montréal, des clones des autres technophiles de ce monde du jeu, que des jeunes hommes habillés de manière très décontractée.Le capitaine a répété hier aux professionnels qu’il recrutait «Le centre n’utilise pas la technologie pour elle-même, mais dans une perspective de formation très pragmatique.Si ça marche, ça nous intéresse.Nous faisons passer les tests à nos recrues en formation le matin et nous les corrigeons l’après-midi.» Lexempk le plus connu de logiciel d’entraînement performant demeure le Canadian Forces: Direct Action, CF-DA pour les initiés.Créé pour former les soldats aux interventions en milieu urbain, il sert énormément à l’entraînement des soldats déployés en Afghanistan.Les militaires répè-! tent les interventions et s’améliorent en visionnant leurs pratiques.Les versions plus récentes per-; mettent une immersion dite réflexive dans le virtuel.Au lieu de cibles en papier dans un décor réaliste, les' joueurs-soldats visent des images mouvantes sur des écrans.Comme le jeu reproduit aussi les soldats sous forme d’avatars, les cibles virtuelles répliquent à qui mieux mieux.La guerre virtuelle a Heu à volonté.L’équipement complexe (comprenant des armes au laser et des vestes «intelligentes») permet finalement de comprendre qui a tiré, sur qui, avec quel effet et à quelle vitesse.«Je peux vous assurer que personne dans le monde n’a poussé l’utilisation du virtuel dans la formation ou le jeu autant que nous», a résumé le capitaine Macdonald.Le Devoir LE QUEBEC,PAMDIS DES USINES I CHIOTS «4?ffffff irftf ife '-riff ff-ff-ff-ff • -B ENQUETE EN WEBDIFFUSION SUR RADIO-CANADA.CA/ENQUETE RÉALISATEUR : DOMINIQUE LANDRY Pour un seul mégahôpital, et en français i LISA-MARIE GER VAIS La saga des centres hospitaliers universitaires (CHU) se poursuit.La Coalition des ré-; gions pour un seul méga-hôpital profite de la période électorale et souhaite lancer un débat public sur la construction de deux méga-hôpitaux (le CHUM et le CUSM) sur l’île de Montréal.La coalition, qui est formée de diverses organisations dont le Mouvement Montréal français et la Société Saint-Jean-Baptiste, exhorte le gouvernement à investir dans «un seul établissement francophone».«Il faut que nos institutions nous ressemblent.C’est un projet national de 3,6 milliards, mais qui finira par coûter cinq milliards.C’est autant d’argent qui ne sera pas investi en région», a martelé René Boulanger, le porte-parole de la coalition, lors d’un point de presse tenu hier devant la cour Glen, le futur site du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).Mais surtout, la coalition craint que le projet ne menace encore plus sérieusement le français au Québec.«On n’a pas besoin de plus d’hôpitaux en anglais.Hyena déjà suffisamment», a faif remarquer Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Selon lui) en vertu de la loi 101, la construction d’un méga-hôpital anglophone ne devrait jamais voir le jour, d’autant que celui-cî «imposera l’utilisation de l’anglais comme langue de travail, de recherche et d’enseignement à des, milliers d’employés au Québec alors que le français est déjà en difficulté à Montréal».La coalition estime que le mégahôpital de McGill accentuera le problème de la pénurie de médecins puisque 50 % des finissants en médecine de l’université McGill quittent le Québec dans l’année suivant l’obtention de leur diplôme.«Est-ce pertinent de favoriser une institution qui ne va en rien combler les besoins en santé?», s’est interrogé René Boulanger.Le président de la Fédération des médecins résidents du Québec, Martin Bernier, s’étonne qu’une telle revendication refasse surface.«C’est ne faire preuve d'aucune compréhension du système universitaire, soutient le cardiologue formé à McGill.Ce n’est pas en espérant que nos médecins soient unilingues [francophones] qu’on va les retenir.C’est en leur offrant de bonnes conditions dé travail, un milieu et des technologies compétitifs.» La coalition entreprendra une tournée en région pour sensibiliser l’opinion publique à son projet d’un seul méga-hôpital francophone.Le Devoir Un MlL.ef«'s1»lOT«’d‘ba?ea,W'W' 27-28 novembre, au Hilton Mon > INSCR1VÉI-V0US : WWW '.biotaTbutants2008-biofuels2008.com ou il.y.I,.UNI INITIATIVE 01 : mm ij-, L COMBOl riuéMonto rte In fltrtnln O ïx 111 PARTENAIRES MAJEURS ; -LaA .lic&J JJ PlcCfm Quélte La C00p 9m fédérée 13B 514 934-5999 ACTUALITES Réactions au discours du Trône Non à une conunission des valeurs mobilières unique La volonté d’Ottawa d’aller de l’avant dans le dossier est dénoncée au Québec Stephen Harper et Michaëlle Jean discutant avant le discours du Trône livré hier par la gouverneure générale.CHRIS WATTIE REUTERS » au marché des crédits d’émissions ALEXANDRE SHIELDS Si certaines mesures économiques contenues dans le discours du Trône ont été bien accueillies hier, notamment l’idée d’accélérer les investissements dans les infrastructures, la volonté d’Ottawa de créer un organisme commun de réglementation des valeurs mobilières au Canada a été vertement dénoncée au Québec.Le premier ministre Jean Cha-rest a d’ailleurs été prompt à décrier cette initiative, réitérant sa position formulée dans une lettre envoyée aux partis fédéraux en septembre, en pleine campagne électorale.«Ce n’est pas plus acceptable aujourd’hui que cela l’était au moment où je me suis exprimé au nom de tous les Québécois», a-t-il affirmé hier.Le chef libéral s’est également porté à la défense du modèle présentement en place, tout à fait indiqué selon lui.«On défend toujours le concept du passeport qui fonctionne bien, qui ressemble à ce qui se fait dans l’Europe des 27, où il y a l'équivalent du passeport que nous proposons, a-t-il expliqué.Et j’ajoute à cela que des études faites autant par l’OCDE que parla Banque mondiale ont reconnu que le système canadien et québécois fonctionne bien», a poursuivi M.Charest La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a quant à elle déjà soutenu que la création d'une commission fédérale des valeurs mobilières entraînerait des «soubresauts dans le marché financier».Selon elle, il n’existe aucune raison valable de créer une telle commission fédérale.La leader péquiste Pauline Marois est elle aussi opposée à cette idée.Réagissant au discours du Trône, la Fédération des chambres de commerce du Québec s’est pour sa part dite «inquiète de l’entêtement du gouvernement du Canada à poursuivre son intention de mettre sur pied une seule agence des vqleurs mobilières pour tout le pays».A l’instar du premier ministre, la Fédération estime que le système de passeport existant, mis sur pied en 2004 entre les commissions de toutes les provinces — sauf l’Ontario —, et l’harmonisation de la réglementation entre les diverses juridictions sont «largement suffisants».Malgré la grogne, le fédéral ira tout de même de l'avant, a cependant prévenu hier le ministre des Finances, Jim Flaherty.«Nous allons aller de l'avant et créer une commission des valeurs mobilières canadienne, et nous allons le faire avec nos partenaires consentants», a-t-il affirmé.Son collègue, le ministre Christian Paradis, s’est fait un peu plus précis afin de rassurer le Québec.«H n'y aura rien qui sera obligatoire pour personne, ce sera sur une base volontaire [.].Rien ne sera imposé à aucune province d’aucune manière que ce soit», a-t-il dit Le Canada compte actuellement 13 bureaux séparés qui réglementent et régularisent les opérations sur le marché des valeurs mobilières — un pour chacune des provinces ou des territoires —, un système qu'Ottawa et le secteur privé trouvent inefficace et coûteux.Investir maintenant Par ailleurs, la volonté affichée de bonifier le programme Chantiers Canada, consacré aux investissements dans les infrastructures, a été saluée par la Fédération canadienne des municipalités (FCM), mais aussi par l’Union des municipalités du Québec.Le président de la FCM, Jean Perrault a cependant averti qu’4/ fout maintenant la volonté politique de couper court aux modalités administratives et de s’assurer que les fonds déjà affectés pour ces projets en 2007 et en 2008 sont injectés immédiatement».Selon lui, des mesures concrètes s’imposent pour accélérer les investissements, surtout que ceux-ci permettraient de créer des emplois dans un contexte économique difficile.La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, est quant à elle déçue du discours du Trône.La CSN attendait «un discours à saveur beaucoup plus économique» alors que les mesures «restent vagues».«Il n’y a rien de rassurant pour les travailleuses et les travailleurs.Si on annonce une aide pour les entreprises en difficulté, il n’y a rien pour le monde ordinaire.Rien pour bonifier l’assurance-emploi.Rien pour les travailleurs âgés.Rien, non plus, pour les retraités qui doivent convertir leur REER», a fait valoir sa présidente.Claudette Carbonneau.«Une commission des valeurs mobilières pancanadienne et une réforme du Sénat dont le Québec ne veut pas; le premier ministre ne semble pas avoir pris acte du résultat de l’élection au Québec», a ajouté la dirigeante syndicale.Qui plus est, on aurait souhaité que le régime d’assurance-emploi soit bonifié, entre autres pour faire face à la crise.Avec Robert Dutrisac Le Devoir « Un obstacle LOUIS-GILLES FRANCŒUR En réaffirmant dans le discours du Trône sa politique de réduction «en intensité» des émissions canadiennes de gaz à effet de serre (GES), Stephen Harper fait du Canada un «obstacle» à l’émergence du marché de crédits d’émissions que l’administration Obama entend mettre sur pied de concert avec les gouverneurs qui ont clairement appuyé, avant hier, sa politique de plafonnement des émissions aux États-Unis.C’est en ces termes que le milieu environnemental et les partis d’opposition aux Communes ont réagi hier aux propositions gouvernementales en matière d’environnement.L’engagement du gouvernement Haiper de hausser à 90 % did 2020 la part de Télectridté produite avec les cours d’eau, le vent, le nucléaire et le «charbon propre» a aussi été ajouté à la liste de ses «mensonges» en matière d’environnement, car ni le nucléaire ni le charbon propre ne sont des filières jugées environne-mentalement acceptables par ces différents interlocuteurs.Pour Bernard Bigras, du Bloc québécois, en visant une politique de réduction des GES pour Taprès-2012, le Canada fait un véritable pied de nez à la communauté internationale en mettant offidellement de côté ses engagements envers le protocole de Kyoto.Il s’en moque tout autant, ajoute Bernard Bigras, quand il affirme cibler une réduction de 20 % de ses émissions pour 2020 sans dire qu’il s’agit d’une réduction par rapport au niveau de 2006 alors que la communauté internationale utilise 1990 comme année de référence.Par cet artifice mathématique, la politique canadienne oublie commodément d’effacer l’augmentation des émissions canadiennes de 35 points de pourcentage au-dessus des objectifs de Kyoto entre 1990 et 2006.Thomas Mulcair, du NPD, tout comme les porte-parole du Bloc et des groupes environnementaux ont dénoncé l’ouverture des conservateurs envers le nucléaire, eux qui ont congédié la responsable de la commission de contrôle et autorisé le fonctionnement d’une centrale jugée dangereuse.Tous voient deux problèmes avec cette ouverture: permettre aux pétrolières de l’Ouest d’utiliser désormais des réacteurs nucléaires pour produire l’énergie nécessaire au nettoyage des sables bitumineux et aussi viser préférentiellement le Québec comme éventuel dépotoir des déchets nucléaires canadiens, ce que le gouvernement Charest a permis en décidant de rester dans le club nucléaire avec la restauration de la centrale Gentüly-2.Le Bloc et Nature Québec s’interrogent sur les intentions d’Ottawa, qui veut interdire par loi les exportations massives d’eau en vrac.Bravo si c’est pour donner force de loi à l’entente intervenue entre deux ppovinces canadiennes et huit États du pays voisin afin de protéger les Grands Lacs et le fleuve contre des ponc- tions abusives, précise Christian Simard, de Nature Québec, puisque cela relèverait de la compétence fédérale sur les eaux limitrophes.Mais si ce projet de loi va plus loin et empiète sur les compétences provinciales, alors là, le Bloc et Nature Québec ne veulent pas d’un nouvel affrontement entre Ottawa et les provinces.Quant au charbon propre, explique André Bélisle, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQL-PA), c’est un mythe technologique pour l’instant, car personne n’a encore démontré la rentabilité et la faisabilité industrielle de cette filière.Au contraire, les grands projets étasuniens sont plutôt tous abandonnés faute de rentabilité.Nature Québec souligne avec ironie le retour du programme d’efficacité énergétique des maisons, un des premiers que les conservateurs avaient abolis parce qu’il avait été mis sur pied par les libéraux.Le Devoir « Le Grand Prix de Montréal n’est pas encore mort » Les commerçants de Montréal demandent aux constructeurs automobiles de sauver l’événement —Bs SHAUN BEST REUTERS La piste et les puits déserts du circuit Gilles-Villeneuve, à Montréal.La version définitive du calendrier de la prochaine saison de Fl ne sera pas fixée avant le milieu du mois prochain.ÉRIC DESROSIERS Les commerçants de Montréal refusent de jeter Téponge et se tournent maintenant vers les constructeurs d’automobiles afin qu’ils fassent aussi leur part pour sauver le Grand Prix de Formule 1 du Canada.Ds ont envoyé hier une lettre aux six grands constructeurs d'autos qui étaient engagés dans le championnat cette année pour les encourager à «trouver un arrangement qui permettrait de compléter la proposition mise en avant par nos représentants gouvernementaux», et qui a été rejetée, la semaine dernière, par le grand manitou de la Fl, Bemie Ecclestone.Leur rappelant que l’événement montréalais leur a servi, au fil des années, de «gigantesque salle de montre pour [leurs] nombreux modèles», les commerçants pressent les compagnies BMW, Ferrari, Honda, Mercedes-Benz, Renault et Toyota de soutenir l’événement au moins jusqu’à la fin de l’entente actuelle, en 2011.En conférence de presse, les porte-parole des commerçants des rues Peel, Crescent, Drummond et McGill, mais aussi du boulevard Sfeint-Laurent et du quartier de la Petite Italie, ont proposé que cette aide Ifrenne fa forme d’une contribution financière de trois millions par compagnie, pour un total de 18 millions par année.Ds ont également suggéré que ces acteurs centraux du championnat de Fl rappellent à Bernie Ec-destone l’importance primordiale à leurs yeux de préserver la seule course à se tenir sur le continent nord-américain.«Ces gens-là vendent énormément de voitures en Amérique du Nord», a rappelé hier en conférence de presse Alain Cretan, instigateur du projet et portoparole de TAssodation des marchands de la rue Peel.S'ils disent comprendre que les organisateurs de 1a Fl veuiUent étendre leur auditoire à des marchés exotiques, comme la Turquie, le Bah-rém, Singapour ou Abou Dhabi, où des courses doivent se tenir Tan prochain, les commerçants montréalais soulignent cependant que le marché nord-américain représente, par exemple, plus du quart des ventes de BMW, le tiers de celles de Toyota, presque la moitié de celles de Honda.«Il serait pour le moins étrange de la part de constructeurs européens et japonais de se.priver d'une vitrine comme celle qu’offre Montréal au moment même où leurs concurrents américains sont en difficulté et où l’on peut s’attendre à ce qu’ils soient prêts à tout pour leur reprendre des parts de marché», a déclaré Alain Cretan.Les commerçants accueillent froidement le déballage dans les médias, ces derniers jours, de solutions de rechange à la tenue du Grand Prix.«C’est comme si l’on avait les Jeux olympiques et qu’on disait, o.h., on va chercher quelque chose d’autre pour les remplacer», a réagi Steve Siozos, porte-parole des marchands de fa rue Peel.«Pour nous, le Grand Prix de Montréal n'est pas encore mort et nous ne lâcherons pas»,a ajouté son confrère de fa rue Drummond, Peter Morentzos, qui a rappelé que fa version définitive du calendrier de 1a prochaine saison ne sera pas fixée avant le milieu du mois prochain.Ceci n’est pas un promoteur vorace Occupé ailleurs, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a fait savoir par la suite qu’il appréciait l’initiative des commerçants.Il a toutefois rappelé que les gouvernements estiment être allés aussi loin qu’ils le pouvaient et que 1a balle est désormais dans le camp de Bernie Ecclestone.L’Anglais ne semble pas prêt lui non plus, à faire un pas de plus.Il a répété hier sur les ondes de 1a station de radio montréalaise CJAD que tout le monde en Fl aimait Montréal et qu’il était loin de s’être montré teDement vorace avec eUe.«J’ai dit aux organisateurs [montréalais] qu'ils pouvaient venir dans mon bureau, sortir n'importe quel contrat concernant les autres courses et changer les noms pour les leurs, et ce sera notre entente, a-t-il déclaré.Les demandes que nous leur avons présentées sont inférieures à ce que nous obtenons n’importe où ailleurs dans le monde.» La dernière offre présentée par les trois ordres de gouvernement totalisait 110,5 millions en cinq ans alors que les demandes de Bernie Ecclestone ont été évaluées entre 190 et 195 millions.Le De voir Avec La Presse canadienne EN BREF Manifde TASSE Quelque 150 militants de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) ont manifesté hier dans le centre-viDe de Montréal pour dénoncer «l’ingérence du privé dans les services publics».Les militants étudiants tirent tous azimuts sur les partenariats public-privé, 1a part croissante du privé en santé, l’accroissement du nombre de membres externes aux conseüs d’administration des cégeps et des universités, l’omniprésence de 1a publicité sur les campus, la construction d’autoroutes à péage, etc.«Les services publics doivent le rester, c’est ce qui garantit l’accès au service peu importe son revenu, pour qu’il n'y ait pas discrimination financière, que ce soit en éducation ou en santé», fait valoir le porte-parole de FASSE, Éloï Bureau.LASSE dénonce notamment le projet de loi sur fa gouvernance, qui prévoit une plus grande présence de membres externes aux conseils d’administration des cégeps et des universités.LASSE entend mener une campagne contre le privé sur les campus et organiser une manifestation nationale le 26 mars prochain.- Le Devoir Barrage autochtone sur la route 117 Grand-Remous — La route 117 a été rouverte à 1a circulation peu après lOh dans le secteur de Grand-Remous, dans les Lauren-tides, trois heures après qu’eUe eut été bloquée dans les deux sens par des Algonquins de Lac-Barrière, hier matin.L’agent Marc Butz, de 1a Sûreté du Québec (SQ), précise qu’il y a eu des discussions avec les manifestants, qui ont convenu de quitter les Ûeux.Une personne a toutefois été arrêtée, Marylynn Poucachiche, l’une des porte-parole des autochtones, qui sera accusée d'entrave à fa justice.Les deux barrages érigés visaient à forcer les gouvernements du Québec et du Canada à agir.Selon Michel Thusky, un porte-parole des Algonquins de Lac-Barrière, les ententes conclues avec les autorités provinciales et fédérales sur fa sélection des nouveaux chefs ne sont pas respectées.Les autochtones souhaitent également le début de négociations sur l’exploitation des ressources forestières.Ds promettent de maintenir la pression et d’insister auprès des gouvernements.Ds veulent aussi avoir leur mot à dire sur 1a gestion du territoire et exigent que leurs coutumes de désignation des élus et de gouvernance soient reconnues.Enfin, Us désirent également obtenir des engagements pour fa protection des habitats naturels et un contrôle sur l’exploitation forestière.Un premier barrage avait été érigé le 6 octobre dernier, pour les mêmes raisons.Là aussi, la SQ l’avait démantelé après quelques heures.- La Presse canadienne Je défendrai vos droits François Gendron avocat L.L.L., M.A., Ph D.Vieux Montréal 514.S45.5545 A, L E DE VOIR.LE J EU 1) I -l O NOVEMBRE 2 0 0 8 A 4 A ELECTIONS Des nouvelles d’Ottawa 2008 J wL Michel David ean Charest a passé toute la campagne fédérale à casser du sucre sur le dos du gouvernement Harper.C’était à se demander qui, du premier ministre ou de Gilles Duceppe, était le plus souverainiste.Stephen Harper a toutes les raisons de penser que, sans les attaques à répétition de M.Charest il aurait peut-être une majorité de députés à la Chambre des communes.Au cours des deux premières semaines de l’étrange campagne qui se déroule sous l’œil indifférent d'une majorité de Québécois, la quasi-absence de toute référence à Ottawa dans le discours des trois chefs de parti a été remarquable.Puisqu’il n’a pas davantage été question de souveraineté,, on se serait presque cru dans un Etat déjà souverain.Mardi, M.Charest nSavait plus vraiment le choix, mais on ne peut pas dire qu’il a été très féroce, même si le bureau du nouveau ministre du Patrimoine, James Moore, a clairement indiqué que les programmes d’aide aux tournées culturelles supprimés l’été dernier ne seront pas remplacés par autre chose, malgré l'assurance donnée par sa prédécesseure, Josée Verner.Tout le monde avait compris depuis longtemps que Mme Verner comptait pour rien à Ottawa, mais M.Charest avait néanmoins fait du rétablissement de ces programmes une question presque existentielle.Hier, le discours du Trône n’a donné aucune indication de ce que le gouvernement Harper entendait faire pour «rétablir les ponts avec le monde de la culture», comme l’espérait le premier ministre.Le récent sondage de Léger Marketing, dont Le Devoir a publié les résultats hier, indiquait que les Québécois feisaient beaucoup plus confiance à M.Charest (52 %) qu’à Pauline Marois (26 %) ou à Mario Dumont (12 %) pour gérer les rela-tions avec le fédéral dans le meilleur intérêt du Québec.Le moins qu’on puisse dire est que cela augure plutôt mal pour les prochaines années.?Durant la campagne fédérale, le premier ministre avait adressé aux chefs des partis fédéraux une liste de demandes à laquelle M.Harper avait refusé de répondre.La fin de non-recevoir officielle est venue dans le discours du Trône.Il a confirmé que le gouvernement conservateur entend aller de l’avant avec la réforme du Sénat, dont le QuébecTo veut rien entendre, et faire adopter le projet de loi qui consacrera la diminution du poids relatif du Québec à la Chambre des connnunes au profit de l’Ontario et de l'Ouest M.Harper n’a pas davantage renoncé à la création d'une commission des valeurs mobilières nationale, à laquelle Monique Jé-rôme-Forget s’oppose farouchement, et la formule proposée pour limiter le pouvoir fédéral de dépenser ne correspond toujours pas aux exigences du Québec.Bref, M.Charest s’est fait en- voyer paître, et le Québec avec lui.Lors de la rencontre des premiers ministres, le 10 novembre dernier, M.Charest avait déjà indiqué qu’en raison de la crise financière et économique, il était disposé à se montrer patient sur les questions d’argent, notamment sur l’augmentation de la participation fédérale au financement de l’enseignement postsecondaire.En réalité, il s’estimerait sans doute heureux si M.Harper s’abstenait simplement de lui annoncer des mauvaises nouvelles d’iqi la fin de la campagne.A dix jours des élections de mars 2007, M.Harper lui avait fait toute une fleur en annonçant une hausse de 700 millions de la péréquation versée au Québec et il avait été furieux que M.Charest la consacre en totalité à une baisse d’impôt.Ce dernier doit être un peu anxieux de connaître le contenu de l’énoncé économique et financier que le ministre fédéral des Finances, James Flaherty, présentera la semaine prochaine.M.Charest peut toujours répéter à en perdre la voix qu’il défendra les intérêts du Québec, M.Harper a pu mesurer le 14 octobre dernier le peu de rendement qu’a rapporté son investissement au Québec depuis deux ans.Pauline Marois aura néanmoins beaucoup de mal à convaincre la population quelle pourrait faire mieux que son vis-à-vis libéral.M.Harper pourrait facilement plaider qu’il ne faut pas négocier avec un gouvernement qui vise à détruire le pays.De toute évidence, l’instauration d’une citoyenneté québécoise, surtout si elle a pour effet de priver des citoyens canadiens de droits garantis par la Constitution, ne risque pas de créer un climat d’ouverture au Canada anglais.Il y a une grande différence entre le «beau risque» de René Lévesque, qui se voulait une tentative de trouver un modus vivendi acceptable au sein de la fédération, et la «gouvernance nationale» proposée par Pauline Marois, qui ne remet pas en question l’objectif de la souveraineté même si sa réalisation est reportée à une date ultérieure.Il est vrai qu’en avril 1997, Lucien Bouchard avait réussi à arracher à Jean Chrétien une entente «historique» sur la formation professionnelle, mais la possibilité d’un autre référendum à brève échéançe demeurait alors bien réelle.A partir du moment où Mme Marois a reporté le référendum aux calendes grecques, elle ne peut pas utiliser la tactique du «couteau sous la gorge».Malgré la position «autonomiste» de son parti, Mario Dumont s’est trop compromis avec Stephen Harper pour prétendre aujourd’hui faire obstacle à ses projets.Il n’est pas étonnant qu’à peine 12 % des Québécois lui fassent encore confiance en matière de relations fédérales-provinciales.mdavid@ledevoir.com Les conjoints appelés en renfort Marie-Claude Barrette pourra-t-elle sauver la campagne de Mario Dumont ?ANTOINE ROBITA1LLE Blainville — En sautant à pieds joints dans la campagne électorale, Marie-Claude Barrette, la conjointe de Mario Dumont, apportera une «contribution exceptionnelle», puisqu’elle cassera le «cynisme ambiant», a soutenu le chef adéquiste, hier.Par rapport à la campagne de 2007, les conjoints et conjointes sont plus présents dans celled.C’est du moins ce que Marie-Claude Barrette a fait remarquer lors d’une interview accordée au Devoir, hier.«Les gens l’oublient, mais en 2003, j’avais donné plusieurs interviews», a-t-elle dit A l’époque, rappellet-elle, l’omniprésence de l’épouse de Bernard Landry, Chantale Renaud, avait contribué à attirer l’attention sur les se et n’a donc jamais été très loin de l’action, participant «à peu près» à tous les rendez-vous partisans: conseils généraux, congrès.On l’a vue du reste très souvent, depuis mars 2007, dans les tribunes du Salon Bleu, lors de la période de questions.«J’ai toujours été très politisée», dit Mme Barrette.Et aujourd’hui, alors que leurs trois enfants ont grandi, qu’elle se sent moins fatiguée», elle avait envie de «dire des choses» en public.«Les gens qui s’étonnent que de me voir donner mon opinion ne me connaissent pas, c’est dans ma nature.» Et ce n’est pas, on s’en doute, des petits sujets comme «Qu’est-ce qu’être la conjointe de.?», contrairement aux entrevues de 2003.«Cette fois, je parle politique, je veux dire aux Québécois qu'üs doivent «Ce qu elle essaie de faire, c'est de brasser les Québécois, [de combattre] le cynisme ambiant, installé par la campagne libérale.Oui, je pense qu'elle peut casser ça» Mario Dumont conjoints.En 2007, c’est la présence d’André Boisclair, a-t-elle expliqué, qui a «créé un malaise, puisqu’il n’avait pas de conjoint connu».Par conséquent, afin d’équilibrer les choses, les médias avaient moins porté attention aux conjoints.«J’avais reçu une seule demande d’entrevue.» Hier, l’épouse de Jean Charest, Michèle Dionne, a prononcé un discours devant des candidates libérales.On la dit plus présente aussi, cette fois-ci.Quant à Claude Blan-chet, mari de Pauline Marois, il suit la campagne de plus loin.On aperçoit ici et là l’ancien président de la Société générale de financement (SGF), comme hier à la table d’honneur de la Chambre de commerce de Québec, alors que la chef péquis-te prononçait un discours.Mais il ne prend pas la parole publiquement D’autant plus que les libéraux se servent souvent de M.Blanchet pour épingler Mme Marois.Marie-Claude Barrette, elle, semble être subitement de toutes les tribunes, depuis le début de la semaine: grande et très sympathique interview dans le Journal de Montréal, à Christiane Charrette en direct et à de multiples interviews dans les radios.Est-elle une «carte cachée» qu’on aurait sortie alors que le parti voit se confirmer, sondage après sondage, son piètre 15 % d’appuis (en 2007, il avait atteint 31 %)?Non, rétorque-ton dans l’entourage du chef adéquiste, et ce n’est pas non plus une «bouée», comme on Ta présentée partout Mme Barrette est sur le pied de guerre depuis le déclenchement de la campagne, insiste-t-on.Elle-même rappelle qu’elle est une cofondatrice de l’ADQ, qu’elle a connu Mario Dumont au Parti libéral dans la Commission jeunes- s’interroger: qui va travailler pour eux dans les prochaines années?» Elle se dit «révoltée» par cette campagne «inutile» dont les Québécois ne voulaient pas.Elle a l’impression que les Québécois s’apprêtent à «baisser la tête» et à dire «bof, même si le premier ministre rit de nous autres, on va revoter pour lui».Mario Dumont résume: «Ce qu’elle essaie de faire, c’est de brasser les Québécois.» En point de presse hier, le chef adéquiste a prédit que la «contribution» de Mme Barrette «va être importante» et combattra la démobilisation entraînée par les «décisions de Jean Charest».La volonté de ne pas aller voter, «le cynisme ambiant, installé parla campagne libérale, oui, je pense qu’elle peut casser ça», a-t-il tranché hier.Mme Barrette se dit folus modeste» et surtout, n’entend pas «compé-tionner» les porte-parole de l’ADQ et les candidats qui «ont le courage de porter les couleurs d’une formation politique».Elle n’ira pas à Tout le monde en parle à la place de son mari, par exemple.Mais de parler publiquement peut être périlleux Au micro du FM 93, à Québec, on lui a demandé de révéler aux auditeurs un aspect méconnu de Mario Dumont Héritante, elle a répondu: «R est très moqueur avec les gens.Tellement, des jais, qu’il peut faire accroire à quelqu’un [par exemple] qu’il a vu un film, ü va parler d’un film et dire 'Oui, je l’ai vu” et en parler pendant huit minutes, et la personne sera convaincue qu’il a vu le film.Mais en vérité, il n’a jamais vu ce film là! C’est juste qu’il dit des choses, des généralités.Il est très moqueur comme ça.Il essaie toujours de surprendre les gens.» Lorsque le Devoir lui a rappelé cette confidence maladroite, elle a rigolé: «Ah! j’ai bien dit que c’était un aspect inconnu, en dehors de la politique!» Le Devoir Avec Robert Dutrisac et Guillaume Bourgault-Côté Marie-Claude Barrette et Mario Dumont photographiés en avril 2003, alors qu’ils allaient voter.Si Michèle Dionne prend une part active à la campagne de son mari, Jean Charest, il en va autrement de Claude Blanchet, ' le conjoint de Pauline Marois, qui reste plus discret.DIDIER DEBUSSCHERE REUTERS PEDRO RUIZ LE DEVOIR Sondage: Charest au désintérêt des ne croit pas électeurs ROBERT DUTRISAC ANTOINE ROBITAILLE T ean Charest refuse de croire que J les électeurs se désintéressent de la présente campagne électorale, et il prédit un taux de participation élevé le 8 décembre prochain.Dans un sondage Léger Marke-\mg-Le Devoir paru hier, 37 % des personnes interrogées se disent moins enclines à aller voter le 8 décembre que lors des élections de mars 2007.«Je ne souscris pas à la prémisse de ce sondage qui conclut qu’il y a un désintéressement.Je ne crois pas ça.Les Québécois vont vouloir voter, ils vont vouloir s’exprimer, a dit Jean Charest II y aura une bonne participation.» «Une campagne évolue dans le temps.Ce n’est pas le même intérêt le premier jour que la veille des élections.Ça va évoluer normalement», estime-t-il.Ses huit campagnes en 24 ans de vie politique lui ont enseigné que la question de l’intérêt des électeurs est un sujet qui est soulevé lors de toutes les élections.Le chef libéral presse ses adversaires à se concentrer sur les enjeux, «à ne pas passer à côté de l’essentiel» qui est à ses yeux — il le répète depuis le début de la campagne —, la situation économique.Une stratégie libérale Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, juge très inquiétant le désintérêt de la population à l’endroit des élections québécoises.Depuis le premier jour de la campagne, il soutient que l’apathie électorale compte dans la stratégie libérale.«C’est une campagne qui vise à démobiliser les gens, c’est une campagne qui vise à convaincre les citoyens du Québec que “ça ne se réglera pas”, que “ça ne peut pas se régler”, que “ça va être pire l’année prochaine", et que “vous êtes mieux de vous y habituer'’.» H compte lutter contre cette apathie dans les prochains jours «avec la dernière énergie».Ce désintérêt des électeurs, c’est «le plus grand drame que je vois actuellement», a signalé la chef du Parti québécois, Pauline Marois.«Ça m’inquiète pas mal et c’est à Charest d’assumer cette responsabilité.Je ne lui pardonne pas d’avoir décidé d’aller en élections alors que les gens n’en veulent pas», a-t-elle déclaré.Des regrets Devant les chiffres du sondage qui indiquent que seulement 15 % des électeurs comptent voter pour lui, Mario Dumont a fait un avertissement «Le parti qui fixe les objec-tijs de société, qui propose des changements au modèle, qui donne une voix à la classe moyenne et à la famille, c’est l’ADQ.Les gens doivent y penser maintenant parce que, sinon, ils vont le regretter après.» Quant aux citoyens qui souhaitaient que le modèle québécois soit «modernisé», ils vont en pâtir «S’ils ont trouvé que, dans les 18 derniers mois, [.] ça n’allait pas assez vite, pas assez bien à leur goût, bien si l’ADQ est affaiblie, ils vont s’ennuyer pas à peu près.Parce que les nouveaux débats, les nouvelles idées», il n’y en aura pas.Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté Le Devoir Infirmières: Marois dit avoir répondu à une demande de l’Ordre GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Québec — Pauline Marois ne faisait que répondre positivement à une demande de l'Ordre des infirmières du Québec quand elle a fermé le robinet des admissions dans les cégeps et les universités, en 1997, a-t-elle soutenu hier matin.Mme Marois réagissait alors à une lettre ouverte de l'ancien recteur Jacques A Plamondon, dans La Presse d'hier.M.Plamondon y affirme que Pauline Marois a imposé aux universités de réduire le nombre d'admissions des infirmières parce qu'il y en avait trop pour le système.M.Plamondon indique que cette décision démontre de «manière flagrante son manque de vision».«Jean Charest touche juste lorsqu'il impute à Pauline Marois une lourde responsabilité dans l'état actuel du système de santé québécois», écrit M.Plamondon.Or, Pauline Marois s'est défendue vigoureusement de cette attaque, hier.«C'est peut-être parce qu'il est libéral qu'il est contre moi, non?», a-t-elle dit lors d'un point de presse.M.Plamondon a pris position pour les libéraux fédéraux lors des dernières élections.La version des faits de Mme Marois diffère.«La fir- me Secor avait évalué, à la demande de l'Ordre des infirmières, qu'il fallait réduire les entrées dans les cégeps et les universités.L'Ordre nous avait demandé daller en ce sens, parce qu'il y avait trop de personnes formées et qu'elles risquaient de ne pas avoir d'emploi au terme de leurs études.» Dans un communiqué de presse diffusé en 1996, l'Ordre préconise en effet «l'arrêt à court terme des inscriptions aux programmes de formation collégiale en soins infirmiers» pour équilibrer l'offre et la demande.Mais l'Ordre précise aussi que «le maintien des programmes universitaires en sciences infirmières va de soi».Selon Jean Charest, les propos de M.Plamondon confirment que «dans le réseau de la santé, on vit avec les conséquences des décisions de Mme Marois».Même ri l’étude de SECOR disait qu’il fallait réduire le nombre d’inscriptions, ce qui n’était pas nécessairement le cas, «Mme Marois avait une responsabilité, celle de préparer l’avenir, de s’assurer qu ’on allait avoir les infirmières qu’il jâllait pour soigner les Québécois».Avec la collaboration de Robert Dutrisac Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michèle Dionne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Claude Blanchet X VEUILLEZ DÉCOUPER ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS AUJOURD’HUI Offrez un repas complet pour Noël ! 2,48$ Nous avons besoin de votre aide pour servir des repas chauds ou procurer d’autres services essentiels, en cette période de Noël, aux personnes démunies, sans-abri et qui souffrent dans la région de Montréal.Pour seulement 2,48 $, vous pouvez procurer un repas chaud ou un abri sécuritaire et une aide qui pourraient être le point de départ d’une nouvelle vie.S’il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et à ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.Parce que donner, ça fait du bien ! ?24,80$ pour aider 10 personnes ?124$ pour aider 50 personnes ?62$ pour aider 25 personnes ?248 $ pour aider 100 personnes ?________$ pour aider autant de personnes possible Veuillez débiter ma carte de crédit ?Visa ?MasterCard ?American Express N0 DE LA CARTE SIGNATURE DATE D’EXPIRATION Donnez en ligne au www.missionbonaccueil.com ou composez le (514) 523-5288 NOM EN LETTRES MOULÉES ( COURRIEL TÉLÉPHONE ADRESSE VILLE PROVINCE CODE POSTAL Libellez et envoyez votre chèque à : Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les trais de préparation et MISSION de service des repas.Un reçu d'impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.Mission bon Bon Accueil Accueil est un organisme de bienfaisance : NE 10BI 9 5215 RR0001 NOTRE 117® ANNÉE AU SERVICE DES DÉMUNIS ¦¦ Mission Bon Accueil 606, rue de Courcelle Dépt.403102F Montréal, QC H4C3L5 _ _ X- Parité : le veut faire chef libéral un pas de plus Québec - Jean Charest s’est engagé hier à maintenir la parité homme-femme au sein de son conseil des ministres, s’il est reporté au pouvoir le 8 décembre.«La parité, c’est une chose sur laquelle on ne reviendra pas.On a atteint un point maintenant où il y a suffisamment de femmes en politique, certainement dans mon parti, pour que la question de parité soit décidée pour l’avenir», s’est engagé le chef IF béral.Jean Charest avait créé une première en 2007 en nommant autant de femmes que d’hommes à son conseil de 18 ministres.Le chef libéral a souligné que ces femmes sont nommées ministres pour leur compétence avant tout II a indiqué que depuis dix ans, U avait personnellement déployé des efforts pour convaincre des femmes de se porter candidates pour son parti.Ije PIQ compte 42 candidats pour 125 circonscriptions, soit deux de plus que le Parti québécois et 16 de plus que l’Action démocratique du Québec.Jean Charest a aussi annoncé qu’un gouvernement libéral appliquerait la politique de parité hommt» femme aux conseils d'administration de tous les organismes publics dont les membres sqnt nommés par le gouvernement À l’heure actuelle, la parité est exigée seulement dans les conseils des sociétés d’Etat Ainsi, des organismes comme l’Agence de l’efficacité énergétique, l'Agence des partenariats public-privé, mais aussi le Musée de la civilisation se retrouveraient avec autant de femmes que d’hommes dans leur conseil d’administration.Au cours d’un discours prononcé devant des femmes de la région de Québec, il s’est vanté d’avoir joué un rôle de précurseur en présentant un premier conseil des ministres paritaire, après l’élection générale de 2007.«On a foil preuve de leadership», a-t-il affirmé, ajoutant toutefois «qu’il y a encore beaucoup à faire pour la cause des femmes au Québec».D a aussi annoncé qu’un gouvernement libéral investirait 5 millions de dollars de plus pour soutenir l’entrepreneuriat féminin, ce qui porterait à 11 millions l’investissement total à cet égard.S’il plaide pour une plus grande place des femmes en politique, il a toutefois écarté la possibilité que les Québécois soient tentés de voter pour Pauline Marois afin d’en faire la première femme à diriger le Québec.«Barack Obama n ’a pas été élu président des États-Unis parce qu’il est d’origine africaine, mais parce que c’est la personne la plus compétente.Il fout que ce soit comme ça», a-t-il dit D’après La Presse canadienne L'honorable Hilary M.Weston et monsieur René Baker reçoivent un doctorat honorifique de l'Université Concordia De 1997 à 2002, l’honorable Hilary M.Weston, CM, O.Ont., a été la 26e lieutenante-gouverneure de l'Ontario.Durant son mandat de cinq ans, M™ Weston s’est surtout dévouée à la cause des femmes, des bénévoles et de la jeunesse.Avant sa nomination, elle a travaillé pendant plus de vingt ans dans le milieu des affaires et de la mode, à titre de vice-présidente du conseil de Holt Renfrew, membre du conseil de Brown Thomas (Irlande) et vice-présidente du conseil et directrice design du Windsor Club (Floride).Créatrice du Ireland Fund of Canada, M™ Weston a assuré la présidence du conseil fondateur de l'école Mabin à Toronto, et a cofondé et présidé le conseil de la Canadian Environment Educational Foundation, Elle a par ailleurs co-écrit deux livres à succès, In a Canadian Garden (1989) et At Home in Canada ( 1995).À la fin de son mandat de lieutenante-gouverneure de l'Ontario, M™ Weston a mené la campagne qui a permis de recueillir plus de 250 millions de dollars pour le Musée royal de l'Ontario, à Toronto.Elle s’implique aujourd'hui au sein de divers organismes, dont la Hospice Association of Ontario, le Landmine Survivors Network, la Ontario March of Dimes et Ip Yonge Street Mission.Elle siège au conseil du grand magasin londonien Selfridges.Née à Dublin sous le nom de Hilary Frayne, elle est l’aînée d’une famille de cinq.En 1966, elle épouse Galen Weston, avec qui elle déménage à Toronto en 1974.Ils ont deux enfants mariés, Alannah et Galen, ainsi qu’une petite-fille.Diplômé de Concordia (BA, Arts de la communication, avec grande distinction, 1978), René Baker est producteur délégué de la série Law & Order (La loi et l'ordre), qui lui a valu un Emmy en 1997.Il est aussi l’auteur de Law & Order: Criminal Intent (New York : section criminelle), qui en est aujourd'hui à sa 8e saison.Grâce à Law & Order, l'une des séries dramatiques à la plus longue télédiffusion en Amérique, René Baker a révolutionné la conception et la production des télédrames.Il a écrit plus de 180 épisodes de Law & Order et de Law & Order: Criminal Intent et a participé à une myriade de projets télévisés et cinématographiques.Il a par ailleurs reçu de nombreux prix, dont le Writers Guild Award for Outstanding Teleplay, quatre prix Edgar Poe octroyés par l’association Mystery Writers of America, le Peabody Award, deux Silver Cavel Awards de la American Bar Association, et le Colden Laurel Award de la Producers Guild of America.Enfin, il a remporté des prix pour l’ensemble de sa carrière lors des Rencontres internationales de télévision de Reims et du International Mystery Writers Festival.René Baker s'implique dans une multitude de projets philanthropiques et éducatifs, en plus de retourner régulièrement à son aima mater pour faire profiter les étudiants de son expérience.V e H S I T É ITConcordia Vr UNIVERSITY www.concordia.ca Merci d’être au cœur de nos efforts - une fois de plus! Chers amis, Alors qu’une autre année s'achève dans la froidure de l’automne, nous trouvons réconfort en sachant que nous avons une fois de plus accompli notre mission de venir en aide à la communauté.Cela est en grande partie dû au dévouement de Montréalais tels que vous.Depuis plus de 50 ans, nous avons été les témoins privilégiés de la générosité de nos concitoyens et de leur volonté de faire une différence dans la vie des plus démunis d’entre-nous.Le temps de Fêtes est pour nous une période cruciale pour inviter la population à se rassembler: à cette époque de l’année, plusieurs familles montréalaises se tournent vers nous afin de passer un plus joyeux Noël.Avec votre précieuse aide, nous pourrons répondre à la demande en distribuant autant de paniers de provisions qu’il sera nécessaire.Nous partagerons ainsi l’esprit des Fêtes avec des milliers de familles dans le besoin en leur offrant un repas traditionnel du temps des Fêtes et, aux enfants, des jouets tout neufs.C’est de cette façon que Jeunesse au Soleil peut apporter réconfort et chaleur humaine dans le cœur petits et des grands! Votre don est d’autant plus précieux qu’il nous permet de venir en aide aux familles montréalaises dans le besoin qui franchissent nos portes tout au long de l’année.Ce n’est donc pas seulement un cadeau pour le temps des Fêtes.Votre contribution nous permet d’offrir une multitude de programmes et services : sports et loisirs pour les jeunes et moins jeunes, aide aux personnes âgées et aux familles victimes de sinistres, prévention du crime et une foule d’autres programmes communautaires.Nous vous offrons nos meilleurs voeux pour le temps des Fêtes et pour la nouvelle année.Nous vous remercions de faire partie de cette grande équipe qui, chaque jour de l’année, a à cœur les besoins de la communauté.Profitez au maximum de cette période magique de l’année avec les gens qui vous sont chers.Joyeuses Fêtes! Tommy Kuiczyk Jeunesse au Soleil %$& cl il ïï!) Yo'X JEUNESSE AU SOLEIL CAMPAGNE DE FINANCEMENT ANNUELLE S’il vous plaît faire votre chèque ou mandat à l’ordre de : Jeunesse au Soleil inc.4251, St-Urbain, Montréal, Québec H2W 1V6.Tél.: 514-842-6822 Dons en ligne au www.sunyouthorg.com Nom : ______________________________—- Adresse :______________________________________________________________________________ Nom de Compagnie :_____________________________________________________________________ Ville :____________________________________Code Postal :_______________________________ Don au montant de :_____________$ Chèque_______Mandat :-Master Card :-Visa :- Titulaire de la carte de crédit (tel qu’apparaissant sur la carte) :- Numéro de carte de crédit :____________________________________________________________ Date d’expiration : (mois / année) : / Signature - Merci de votre appui.Numéro d’enregistrement charitable : 119206290RR0001 Les dons sont déductibles d’impôt et feront l’objet d’un reçu.Concept de publicité par Cowlik Communications A6 LE DEVOIR.LE JEUDI 20 NOVEMBRE 2008 ÉLECTIONS Le PLQ n’est plus un parti mais une «business», selon Dumont Le chef adéquiste accuse aussi Jean Charest de préférer les beaux banquets aux bains de foule ANTOINE ROBITAILLE opulence dans laquelle baigne le Parti libéral du r Québec pose de «sérieuses questions» sur la «santé» de notre démocratie, a soutenu Mario Dumont, hier.Son chef, Jean Charest, est d’ailleurs plus proche des «gens riches et célèbres» que des citoyens dans la «misère» qui «ont besoin d’aide», a-t-il pesté.En matinée, à Radio-Canada, il avait déclaré que le PLQ n’était plus «un parti politique, mais une “business” qui pourrait acheter les deux autres partis en face pis continuer à faire campagne sans que ça paraisse dans ses finances».Plus tard, en conférence de presse devant l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal, il a affirmé que «quand un parti est tellement plus riche que ses adversaires et qu'en plus il a des objectifs aussi peu nobles que de souhaiter la moindre participation, ça soulève des questions sur notre démocratie».Invité par les journalistes à préciser ses propos, M.Dumont a qualifié de «surprenant» la très grande facilité du PLQ à se financer, même au moment où il était impopulaire.«C'est bizarre un petit peu.ces records d'impopularité et ces records de campagne de financement.On n'avait jamais vu ça dans l'histoire des démocraties», a souligné M.Dumont Il estime que si la formation politique la mieux organisée sur la scène fédérale, le Parti conservateur, était aussi efficace, il recueillerait «40 quelque millions» dans l’ensemble du Canada alors qu’actuelle-ment, au Québec seulement, le Parti libéral du Québec réussit à amasser des millions ; presque autant en fait que le PC.«Si vous faites le ratio avec les partis au fédéral, si vous regardez les miracles de financement même quand ils ont été [dans] les bas-fonds dans la confiance de la population.C'est sûr qu'il y a des éléments qui sont surprenants.» Preuve de la bonne santé financière du PLQ, celui-ci a effectué des opérations immobilières ces dernières années à Montréal, vendant et achetant des immeubles.Cela demeure impensable pour les partis d’opposition, a noté M.Dumont LADQ a presque effacé sa dette de 2007, et le PQ fait campagne à crédit traînant déjà une créance de 800 000$ datant d’avant le 5 novembre.En utilisant les épithètes de «bizarre», de «miraculeux» et de «surprenant», qu’est-ce que le chef adéquiste laisse entendre?«H y a rien de sous-entendu et il y a rien à laisser entendre.J'ai affirmé que les écarts de moyens financiers entre les partis sont impressionnants, c’est tout», a-t-il répondu, semblant nuancer ses propos.La tournée des beaux banquets Cet écart serait à l’image du chef, c’est-à-dire «au-dessus» des autres Québécois.«H ne veut pas se salir les mains dans les dossiers de Sainte-Justine, il est au-dessus de ça.Il fait la tournée des beaux banquets, des chambres de commerce, mais il ne veut pas aller sur le terrain, il veut rester loin des gens.» M.Dumont a toutefois tenu à préciser que l’argent n’achète «pas les votes», «comme la campagne de 2007», où TADQ était désargentée alors que les libéraux était «riches», l’avait démontré.«C'est le peuple qui a le pouvoir», a-t-il dit Le chef libéral Jean Charest s’est dit indigné de cette attaque, de même que de celle de Pauline Marois qui l’avait en matinée accusé de se déresponsabiliser et de «mentir».Aux yeux du chef libéral, ces attaques «personnelles» et «négatives» engendrent le désintérêt de la population à l’égard de la campagne électorale.Dans l'entourage du chef libéral, on s’est montré plus incisif, rappelant que des candidats adéquistes s'opposent à la hausse du salaire minimum et que le système de santé «à deux vitesses» préconisé par l’ADQ favorisait les riches.Enfin, on a rappelé qu'en 2007, Mario Dumont n'avait pas participé aux discussions sur le budget avec le premier ministre parce qu'il s'était rendu à Montréal rencontrer de riches bâilleurs de fonds de la communauté juive.Avec Robert Dutrisac Le De voir Abolition de la TVQ sur les produits culturels Le MAL juge la mesure inefficace et insuffisante Le « loser » •*v • TVA a confirmé hier que le fameux sketch mettant en vedette Mario Dumont serait présenté dimanche soir à l’émission Dieu merci!, animée par Éric Salvail.Le chef de l’ADQ avait été invité à l’enregistrement de l’émission à la fin d’octobre, émission où se trouvent également Jocelyne Cazin et Peter Macleod.Le sketch de Mario Dumont a été envoyé hier aux médias.Ne reculant devant rien, le chef de l’ADQ y interprète un boxeur «loser» appelé Stéphane le boxeur poète (allusion transparente à Stéphane Ouellet), arborant une perruque blonde et ayant un œil au beurre noir.Dans ce sketch, le personnage est interrogé par un journaliste sportif avant son prochain combat, et il doit démontrer ses talents de boxeur.On le voit, par exemple, tenter d’utiliser la corde à danser, pour ensuite essayer de frapper le ballon-poire suspendu au plafond et se jeter à terre.L’émission sera diffusée dimanche, à TVA, à compter de 20h40.Contre Tout le monde en parle, à Radio-Canada, qui recevra Pauline Marois.Patrimoine : Québec solidaire s’attaque au gouvernement ISABELLE PORTER Québec - Des candidats «solidaires» de Québec reprochent au gouvernement Jean Charest et à l’administration Labeaume de n'en avoir que pour «le tourisme et les promoteurs privés», au détriment des dossiers de patrimoine.«Cette vision-là, elle fait en sorte qu’il y a plein d’endroits à Québec qui sont en train de se détériorer», a dénoncé Serge Roy, qui affronte Agnès Maltais pour la deuxième fois dans le bastion péquiste de Taschereau.«On laisse aller les choses pendant des années et ensuite on dit “Oups! on ne peut plus le garder Cest trop vieux, ça s’est trop détérioré"», a-t-il poursuivi.M.Roy dte en exemple la chapelle des Franciscaines de Marie et le couvent des Dominicains sur la Grande-Allée, la Maison Loyola, dans le Vieux-Québec, le Manège militaire, le projet dllot des [biais et l’église Saint-Vincent-de-Paul, dont ne subsiste que la façade, Voyant dans cette cicatrice urbaine le «symbole» d’un problème récurrent, QS reproche à la ministre Christine St-Pierre d’avoir laissé traîner le dossier.«C’est un projet pour lequel, semble-t-il, il y a une entente avec la ministre de la Culture depuis le printemps passé mais il ne s’est rien passé.Il n’y a rien qui débouche.» La ministre devait en effet conclure une entente avec le promoteur hôtelier Jacques RobitaiDe —- lequel avait détruit la quasi totalité de lEgli-se sans l'autorisation de la ville — afin d’intégrer la façade restante à un éventuel projet dhôtel.Or on ne sait même pas actuellement si ce projet est toujours dans les cartons.QS estime pour sa part que la façade devrait être intégrée à un complexe d’habitation.Dressant un lien entre patrimoine bâti et naturel M.Roy et sa collègue du comté de Montmorency, Lucie Charbonneau, dénoncent l’impact du projet Rabaska sur les paysages de llle d’Orléans et soulignent que seulement 5,2 % du territoire de Québec fait partie des aires protégées, soit 1312 hectares de moins que l’objectif de 8 % que la ville s’est elle-même donné en 2006.Le Devoir AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Si le gouvernement peut se priver de 50 millions de dollars annuellement, comme lui en coûtera sa promesse d’éliminer la TVQ sur les biens culturels, un transfert d’argent vers le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) soutiendrait plus judicieusement les arts et la culture, argumente le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL).En effet, l’organisme, qui se réjouit tout de même de cette somme substantielle, juge qu'elle restera sans effet direct sur les artistes, qui en auraient pourtant besoin pour affronter la crise économique qui se profile.En entrevue téléphonique, le porte-parole du MAL, Bastien Gilbert, expliquait hier que «c’est une annonce positive en soi, mais qui profite aux consommateurs seulement.C’est une habile mesure économique qui ne peut pas nuire, mais ce dont les créateurs ont besoin, c’est un soutien direct».Et ce soutien, ajoute-t-il, passe par le CALQ.Il se désole qu’aucun des partis en campagne n’ait encore annoncé de mesures d’appui direct à la création alors que les compressions, fédérales celles-là, menacent l’annulation de plus de 600 représentations à l’étranger.40 miltions de dollars Selon les estimations du consortium, qui regroupe 14 000 membres, l'enveloppe budgétaire du CALQ devrait être augmentée de 40 millions pour soutenir efficacement la création, la production et la diffusion des arts et de la culture au Québec.De là à juger que les 50 millions dont le gouvernement Charest consent à se priver par sa dernière annonce pourraient y être investis, la réflexion fut rapide.Le MAL le préconise, même si «on comprend les enjeux économiques et le besoin de soutenir le consommateur», affirme M.Bastien.Le MAL estime également que la mesure, qui devrait attendre le prochain budget en avril, arriverait trop tard dans un «contexte d’urgence».M.Bastien anticipe une mise en œuvre complexe qui pourrait finalement «nous faire passer à côté de l'objectif», soit le soutien aux arts et à la culture.«Notre crainte, c’est que la mesure profite principalement aux intermédiaires, aux grandes industries culturelles, et qu’il en revienne peu aux artistes eux-mêmes, qui sont pourtant, selon M.Charest, ceux visés par l'annonce d’hier.» Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 20 NOVEMBRE 2 0 0 R LES ACTUALITES A 7 Huiler les méninges Des chercheurs de Saskatoon ont créé une nouvelle variété de plante cultivable dont les graines donnent une huile bénéfique pour le cerveau PAULINE GRAVEL L1 acide nervonique, un acide gras présent dans le i lait maternel, est reconnu pour ses effets bénéfiques pour le cerveau.Des chercheurs de Saskatoon ont créé une nouvelle variété de plante cultivable dont le pressage des graines donne une huile particulièrement riche en cet acide gras salutaire qui pourrait servir à enrichir les préparations pour nourrissons et à atténuer les symptômes de plusieurs maladies neurologiques, telles que le parkinson et l’alzheimer.Des études ont montré que des souris atteintes d’un problème génétique qui provoque des tremblements comme dans le cas du parkinson ou des engourdissements semblables à ceux apparaissant dans la sclérose en plaques voyaient leurs symptômes diminuer considérablement lorsqu’elles recevaient de l’acide nervonique dans leur alimentation, a d’abord rappelé au bout du fil David Taylor, de l’Institut de biotechnologie des plantes du Conseil national de re- cherches du Canada (CNRC) à Saskatoon.L’acide nervonique, qui est un important constituant des lipides cérébraux, participe notamment à la synthèse de la myéline, cette gaine isolante qui entoure les fibres nerveuses.Pour cette raison, on croit que sa présence pst nécessaire lors du développement du cerveau.Egalement, compte tenu du fait que les niveaux d’acide nervonique mesurés dans les tissus cérébraux de personnes atteintes de schizophrénie ou d’alzheimer après leur décès étaient inférieurs à la normale, on imagine que l’apport d’acide nervonique pourrait soulager les symptômes de ces deux maladies, a ajouté le scientifique, avant de préciser qu’«i7 ne s’agirait toutefois pas d’une cure permettant de guérir ces maladies».La cardamine pourpre «Les huiles riches en acide nervonique dont nous disposons actuellement et que nous tirons des gousses de la monnaie du pape [du nom scientifique Lunaria amua] contiennent également de l’acide érucique — qui est nocif pour la santé — en quantité si élevée qu’elles ne peuvent être consommées par les humains et les animaux.Une compagnie de Saskatchewan a obtenu par purification une huile renfermant 25 % d’acide nervonique, mais son coût est prohibitif, a expliqué le biochimiste végétal, qui a découvert que la cardamine pourpre, une petite plante qui pousse dans les forêts méditerranéennes, produisait des graines dont l’huile regorge d’acide nervonique.Le chercheur ne pouvait toutefois pas envisager de cultiver à grande échelle cette herbe grêle sans potentiel agronomique.Il a alors isolé le gène qui, chez cette plante, produit l’acide nervonique et l’a introduit dans un proche cousin du canola, dénommé Brassica carinata, qui est cultivé en Inde et en Chine.L’huile obtenue par le pressage des graines de cette plante transgénique comprend 45 % d’acide nervonique et moins de 5 % de l’indésirable acide érucique.«Une telle combinaison, à laquelle s’ajoutent des taux approchant 35 % en acides gras polyinsaturés oméga-6 et oméga-3 — recon- nus pour leurs bienfaits —,6%en acide oléique et 5 % en acide palmitique offre de plus rwmbreux bénéfices pour la santé que l’huile purifiée contenant 25 % d’acide nervonique», a fait valoir M.Taylor.Le chercheur fonde de grands espoirs sur cette nouvelle plante qui semble vouloir prospérer dans les régions sèches comme la Saskatchewan l'est devenue ces dernières années.D souligne l’immense potentiel de sa plante, qui à ses yeux pourrait pennettre b production industrielle d’une huile aux multiples applications pharmacologiques et nutraceutiques (aliment-médicament).Il faudra toutefois attendre encore quelques années avant que les semences de cette plante transgénique reçoivent l’aval de Santé Canada.Le chercheur rassure les sceptiques et les opposants aux OGM en soulignant que l’huile qu’on extrait des graines de cette plante transgénique est exempte de tout ADN, car l’huile se compose exclusivement d’acides gras.Le Devoir Effondrement à Morin-Heights La CSST pointe un parapet, la neige et la structure LIA LÉVESQUE La CSST a déterminé trois causes dans l’effondrement d’un toit enneigé, l’hiver dernier, à Morin-Heights, qui avait causé la mort de trois travailleuses.L’employeur, Gourmet du village Morin-Heights, devra payer une amende variant entre 5000 $ et 20 000 $ parce qu’il «a agi de façon à compromettre la sécurité des travailleurs», conclut b Commission de b santé et de b sécurité du travail, dans son rapport rendu public hier.La CSST affirme quand même que l’employeur n’est pas blâmé, malgré les lacunes observées.«On n’est pas là pour trouver des coupables.La CSST est là pour rechercher des causes pour ne pas que ça arrive de nouveau.L’employeur n’est pas coupable pour nous, c’est la gestion du projet qui était déficiente.U y a une nuance assez importante», a commenté b porte-parole de l’organisme.Alexandra Reny.Causes L’enquête montre premièrement du doigt l’installation d’un parapet décoratif sur un bâtiment adjacent à celui qui s’est effondré, une sorte de muret qui a fait obstacle à l’évacuation de b neige et qui a même causé une accumulation plus importante à cet endroit «Lors de la construction du bâtiment d’expédition en 2003, un parapet est installé sur la façade de ce bâtiment, sans tenir compte de l’impact de.la surcharge de neige attribuable à la présence de cet obstacle sur le bâtiment de production qui est contigu», écrit b CSST dans son rapport La structure d’ader du bâtiment de 2003 qui portait le parapet avait été renforcée, près du parapet mais pas b structure de bois de l’édifice de 1999 qui s’est effondré.Deuxièmement b surcharge de neige et de gbce excédait b capadté portante du bâtiment qui s’est écroulé.Les quantités calculées par la CSST sont impressionnantes: une épaisseur de glace de cinq centi- mètres recouvrait les deux versants du toit mais b gbce sur b portion qui s’est effondrée pouvait atteindre 15 centimètres par endroits.S’ajoutait une couche de neige d’un peu plus d’un mètre sur les deux versants, une couche encore une fois beaucoup plus épaisse sur b portion problématique, près du parapet.Troisièmement b gestion du projet de construction comportait des déficiences en matière d’ingénierie de b structure, conclut b CSST.Entre autres, les fermes de toit installées étaient non conformes aux plans originaux que l’entreprise de construction avait fournis à b municipalité pour l’obtention de son permis de construction.L’effondrement du toit du bâtiment de production s’est produit vers 12h45, le 12 mars dernier.Trois travailleuses sont mortes et neuf travailleurs ont subi un stress post-traumatique.Les employés avaient signalé une première fissure dans le bâtiment de l'entrepôt, le 10 mars, et le fait que b porte de b cafétéria s’ouvrait plus difficilement Le matin du 12 mars, des employés avaient constaté une fissure au plafond de l’édifice de production, qui s’est par b suite effondré.L’employeur avait demandé à une entreprise de déneigement de venir déblayer b toiture, mais celle-ci est arrivée trop tard.«Le bâtiment avait été déneigé quelque part en février et, deux heures avant que l’accident se produise, les travailleurs avaient mentionné à l'employeur qu’ils avaient vu une fissure au plafond.L’employeur a immédiatement appelé le déneigeur, mais il était déjà sur une autre toiture.Et, le temps qu’il arrive, quand le déneigeur s'est présenté, l’effondrement venait juste de se produire», a résumé Daniel Chayer, directeur de b prévention et de l’inspection au bureau de b CSST dans les Laurentides, au cours d’une conférence de presse pour présenter le rapport La Presse canadienne CARNET WEB Guillaume Bourgault-Côté Robert Dutrisac Antoine Robitaille tass s; Suivez le carnet Web de nos journalistes du Devoir affectés à la couverture de la campagne électorale québécoise carnetsdudevoir.com/ Québec solidaire veut débattre «j m v liÊÊSËm s JEAN-FRANÇOIS LEBLANC LE DEVOIR LE PORTE-PAROLE de Québec solidaire Amir Khadir est revenu à la charge, hier, pour demander une fois de plus que son parti et le Parti vert puissent participer au débat des chefs qui aura lieu mardi prochain.M.Khadir a présenté à la presse des pancartes sur lesquelles les gens qui sont en faveur de leur participation au débat sont invités à signer leur nom.Ces pancartes seront installées près des locaux des trois télédiffuseurs du débat, soit Radio-Canada, TVA et Télé-Québec.Déplus, une pétition est disponible sur Internet pour appuyer la participation au débat de Guy Rainville, chef du Parti vert, et de Françoise David, l’autre porte-parole de Québec solidaire.Le Parti libéral du Québec, le Parti québécois et l’Action démocratique ont déjà convenu avec les trois télédiffuseurs de certaines règles pour déterminer qui peut participer au débat des chefs.Ces règles prévoient entre autres qu ’il faut avoir au moins un député élu à l’Assemblée nationale, ce qui n ’est pas le cas de Québec solidaire ni du Parti vert.R faut également avoir une chance de former le gouvernement ou de faire partie de l’opposition.Les parties en présence ont également examiné le suffrage exprimé lors du dernier scrutin, de même que les intentions de vote exprimées lors des derniers sondages.Au scrutin de mars 2007, Québec solidaire avait recueilli 3,6 % du suffrage exprimé, et le Parti vert, 3,85 %.Informé de ce refus, basé sur ces critères, M.Khadir l’a rejeté en bloc.«Ce sont des règles tout à fait arbitraires; ce sont des excuses.Ça ne repose que sur un choix arbitraire», s’est-il exclamé.«Nous, nous pensons que c’est un accroc à la démocratie», a martelé M.Khadir.Les concentrations de plomb dans le sang ont diminué Ottawa — Les concentrations de plomb dans le sang ont considérablement baissé depuis 30 ans au pays, a rapporté hier Statistique Canada.L’agence affirme que moins de 1 % des Canadiens de 6 à 79 ans présentaient des concentrations sanguines de plomb supérieures au taux recommandé par Santé Canada.La concentration sanguine moyenne de plomb dans le sang des Canadiens était de 1,37 microgramme par décilitre en 2007-08, très en deçà du taux recommandé par Santé Canada, qui est de dix microgrammes par décilitre.En 1978, soit b dernière fois que ces taux ont été mesurés à l’échelle nationale, le quart des Canadiens présentaient des concentrations sanguines de plomb supérieures à ce taux.L’élimination progressive de l’essence au plomb, de b peinture au plomb et de la brasure au plomb dans les boîtes d’aliments en conserve depuis les années 1970 pourrait expliquer cette baisse.Parmi les sources de l’exposition au plomb figurent la peinture au plomb, les installations de plomberie au plomb, b culture des aliments dans des sols contaminés par le plomb ainsi que les produits contenant du plomb ou de b peinture au plomb.L’étude démontre également que moins de 1 % des Canadiens avaient des concentrations de mercure supérieures au taux recommandé par Santé Canada.Quant à la concentration sanguine moyenne de cadmium chez les Canadiens, elle est semblable à celle observée aux Etats-Unis et en Allemagne.La principale source d’exposition au mercure est b consommation de poissons et de fruits de mer; celle du cadmium est le tabac.De façon générale, l’étude démontre que les Canadiens ont des niveaux mesurables de ces trois métaux lourds dans leur sang, mais sans qu’il y ait «de conséquences négatives sur leur état de santé».Cette enquête a été effectuée par Statistique Canada, en partenariat avec Santé Canada et l'Agence de b santé publique du Canada.La Presse canadienne salon du livre DEmontréal r 19 AU 24 NOVEMBRE 2008 ' la poesit - les roujati6; W^tes humaines» Poésie, U** religioi Scit'ihes lui ma mes ^/j/fj/utp es »‘omanv ( ‘Poésie Heures d’ouverture mercredi : 9h à 21 h jeudi : 9h à 21 h vendredi : 9h à 22h samedi : 9h à 21h dimanche : 9h à 19h lundi : 9h à 16h Matinées scolaires mercredi, jeudi et lundi : 9h à 15h Présidente d'honneur : Mireille Deyglun Invités d’honneur : François Barcelo Jean-François Beauchemin Philippe Beha Christiane Duchesne Philippe Graton Jacques Lacoursière Pierre Lespérance Scholastique Mukasonga Mohamed Salmawy I Admission générale : 8 $ Admission générale via Internet Ainés (60 ans) : 5 $ Passeport (photo requise) : 10 $ Programmation complète sur salondulivredemontreal.com N : 6 $ PLACE BONAVENTURE www.salondulivredemontreal.com M Bonaventura 800, rue de la Gauchetiôre Ouest.Montréal m SODEC „„ Quebec”" Canari!?$ .1 > “IB- 'lté dfflUBP ¦De»|ardln» LE DEVOIR.LE JEUDI 20 NOVEMBRE 2008 A 8 EDITORIAL DISCOURS DU TRÔNE Toujours conservateur Le discours du Trône lu hier à la reprise des travaux parlementaires à Ottawa par la gouverneure générale Michaëlle Jean ne laisse entrevoir aucun changement de fond dans les politiques du gouvernement conservateur.Si, sur le plan économique, le premier ministre Harper se montre un peu plus interventionniste, ce n’est que sur le bout des pieds qu’il s’avance sur ce terrain.es rumeurs pré-discours du Trône alimentées par l’entourage du premier ministre nous annonçaient un gouvernement davantage ouvert à la coopération avec les partis d’opposition et les provinces et, par voie de conséquence, plus consensuel.Oublions cela tout de suite.Au Québec tout particulièrement, les intentions contenues dans ce discours du Trône ne peuvent globalement être accueillies positivement.Cela est d’autant plus décevant que le Parti conservateur disait tout juste la semaine dernière, à son congrès de Winnipeg, avoir pris acte du désenchantement des Québécois à son endroit et vouloir les reconquérir.Pourtant, dans ce discours, rien n’est de nature à les inciter à revoir le jugement porté le 14 octobre dernier.A la base du rejet de la vision conservatrice par les Québécois, il y avait cet engagement à accentuer la lutte contre le crime que le gouvernement Harper aujourd’hui maintient fermement Ces prochains mois, il révisera la Loi sur le contrôle des armes à feu et renforcera la Loi sur les jeunes contrevenants pour les soumettre à des peines pouvant aller jusqu’à la prison à vie.Même chose en ce qui a trait à ses politiques environnementales, qu’il maintient pour ce qui est de la réduction des gaz à effet de serre.Et en matière culturelle, il est hors de question de revenir sur la mise au rancart des programmes de soutien aux arts.Sur le plan politique, ce discours du Trône prend aussi la voie inverse à celle du rapprochement.Ses intentions laissent plutôt poindre de nouveaux affrontements avec le gouvernement du Québec.Ainsi, le gouvernement Harper va de l’avant avec la création d’une commission des valeurs mobilières commune aux provinces et à Ottawa.Le Québec est unanimement contre un tel projet On revient aussi à la charge avec l’idée de limiter le pouvoir fédéral de dépenser.L’intention est de n’accorder un «opting out» aux prorinces que dans les cas de programmes à frais partagés.Comme ce type de programme n’est plus appliqué, il s’agirait d’un changement factice rejeté par le gouvernement du Québec.La volonté du gouvernement Harper de rendre électifs les postes de sénateur sera aussi mal reçue par le Québec.On pourrait par contre voir un changement de cap dans le ralliement du gouvernement Harper pour Tutilisation de l’outil des déficits budgétaires pour contrer une probable récession.Lui qui était tout à fait opposé à cette idée en campagne électorale mise en avant par le libéral Stéphane Dion fait volte-face à la manière du premier ministre Trudeau qui, à l’élection de 1972, avait combattu l’idée d’un contrôle des prix et des salaires pour l’adopter le lendemain.Stephen Harper ne s’avance toutefois sur ce terrain qu’à contrecœur.Il n’a pas le choix de suivre le mouvement mondial de soutien à l’économie arrêté lors de la réunion du G20 à Washington samedi dernier.Il accepte l'idée d’aider l’industrie automobile et aérospatiale qui est fragilisée.Le gouvernement fédéral investira aussi dans la réfection des infrastructures avec les provinces pour alimenter l'activité économique.Mais en même temps, il annonce un resserrement des dépenses gouvernementales, Surtout, il exclut de son plan économique le recours à des mesures sociales, par exemple un assouplissement du programme d'assurance-em-ploi pour en faciliter l'accès aux travailleurs mis au chômage.Le message est clair.Il n’y aura pas de véritable changement L’interventionnisme économique que pratiquera le gouvernement Harper n’annonce aucun virage idéologique.Il n’est que ponctuel.Ce gouvernement ne dévie pas de sa course.Il est conservateur et il entend le rester.PRODUITS CHINOIS L’inspecteur américain e geste est quelque peu inpsité.Lequel?La Food and Drug Administration des Etats-Unis rient d’ouvrir un bureau d’inspection en territoire chinois.D’autres seront ouverts prochainement en Chine, mais également en Inde et en Amérique latine.On l’aura deviné, cette inauguration, comme celles qui vont suivre, a été justi-:iée par la série de personnes décédées comme par le nombre imposant de gens ayant contracté des maladies après absorption d’aliments ou de médicaments fabriqués au royaume du capitalisme sauvage, sans oublier les animaux domestiques tombés au combat pour avoir ingurgité une nourriture contenant des poisons.Et tout cela, évidemment, pour faire des économies ou, plus exactement, pour empocher le maximum d’espèces sonnantes et trébuchantes.Au cours des dernières semaines, il y a eu précipitation.Tant de la part des autorités chinoises que des américaines.A la suite de quoi?11 y a peu, des hauts fonctionnaires des ministères américains concernés par toutes les facettes de l’import-export ont ordonné l’immobilisation de centaines de tonnes de produits destinés au marché américain.Il n’en fallait guère plus pour que Pékin accepte, non sans avoir maugréé évidemment, l’installation d’un bureau d’inspecteurs étrangers sur son territoire.Car.Car depuis plusieurs années maintenant, la nomenklatura chinoise s’est montrée totalement indifférente à l’observation des règles sanitaires, parfois les plus élémentaires.La raison en est toute simple: la corruption des élus, le culte de la prévarication par les fonctionnaires distinguent comme jamais l’appareil d’Etat.Un exemple?Le grand responsable de l’administration chargé de veiller à la qualité des produits alimentaires a touché des centaines de milliers de dollars en pots-de-rin.Il a été exécuté.Si la corruption explique le laisser-aller total en matière alimentaire en Chine, ce n’est qu’en partie.En effet, grâce au travail ac-conlpli par l’équivalent américain de notre vérificateur général, on sait que la Food and Drug Administration s’est caractérisée au cours des dernières années par une gestion maladroite de ses inspections et par un certain degré d'inefficacité de ses programmes.Et ce, parce que sous la présidence de Bush, longue de huit ans, l’autoréglementation par les industries est devenue le Saint-Graal.Pour bien mesurer l'impact que peut avoir une gestion ca-fouilleuse, on soulignera qu’en 2007 la somme des produits importés de Chine s’est chiffrée à 320 milliards de dollars.Si on ajoute les biens provenant de 150 autres pays, on atteint les 2000 milliards, qui transitent par 300 ports.Au vu de ces chiffres, il va sans dire que le maître mot de l’histoire, côté gouvernemental, est précaution.Serge Truffaut Bernard Descôteaux LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE LO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND LETTRES Une promesse de 2003 Depuis quelques jours, les médias québécois annoncent des semaines pénibles pour l’urgence de l’hôpital Sainte-Justine.Plusieurs enfants retournent à la maison sans avoir pu consulter un médecin, faute de place! Pourtant, le gouvernement Charest avait annoncé qu’il allait régler le problème des urgences le lendemain des élections.de 2003! 1a dernière semaine, Jean Charest a cherché à mettre l’odieux des difficultés du système de santé sur le dos (ju PQ.Et cela, même si sa chef était ministre de l’Education lors des mises à la retraite de 1997! Maintenant, Jean Charest doit rendre des comptes.Comment se fait-il qu’en 2008, des enfants doivent retourner à la maison sans consulter un médecin?Qu’une dame âgée de 84 ans reçoive son congé de l’hôpital en pleine nuit5 Après presque six ans au gouvernement, est-ce encore la faute des autres?Il va falloir que Jean Charest se comporte un jour en véritable leader et qu'il assume à son tour les ratés du système de santé sous sa gouverne.[.,.] Monique Lemieux Rimouski, le 19 novembre 2008 La part du lion Tous les jours, dans le cadre de la présente campagne électorale, en s’appuyant sur les travaux rigoureux d’influence Communication, la télévision de Radio-Canada nous informe de l’espace relatif que les médias accordent aux partis politiques qui luttent pour faire valoir leurs points de vue.Ainsi apprend-t-on que quotidiennement Jean Charest s’accapare la part du lion.Près de deux fois l’espace de chacun des deux autres partis présents à l’Assemblée nationale.La part des autres partis, en particulier celle de Québec solidaire et du Parti vert, nous est totalement inconnue.Et pour cause, les médias les couvrent à peine.Il nous semble qu’une certaine qualité du débat démocratique suppose une présence dans les médias plus équilibrée entre les différents intervenants et la participation de tous aux débats de chefs.Dans ce casci, le souci de la forme ne devrait pas disposer de la qualité du fond.L’absence de Québec solidaire et du Parti vert au débat des chefs entache cet objectif.Gérald Larose 17 novembre 2008 Premier ministre ou clown?La polémique entourant la prétendue affaire Tout le monde en parle est plutôt révélatrice du peu de profondeur de l’ADQ.Après des attaques à l’américaine contre ses adversaires, une assemblée au cours de laquelle il s’est excusé la fin de semaine dernière, une attaque directe contre ses propres candidats en les qualifiant d’inexpérimentés, voilà que Mario Dumont se trouve un nouvel adversaire: Guy A Lepage! La présente campagne électorale est véritablement une descente aux enfers pour l’ADQ.Plusieurs de ses propositions (Hydro-Québec, fonction publique, commissions scolaires, etc.) démontrent que Mario Dumont ne comprend pas que ses idées de droite ne répondent aucunement aux préoccupations de la population.Que cette fois-ci, la population ne laissera pas à nouveau la chance au coureur, comme en 2007.L’ADQ a eu cette chance et le résultat n’est tout simplement pas là.Après son passage à l’émission Dieu Merci!, comment celui-ci pourra-t-il se présenter en toute crédibilité comme le futur premier ministre du Québec?Mario Dumont n’a que lui-même à blâmer.Ginette Tremblay Québec, le 19 novembre 2008 Qui sont les girouettes?Avez-vous écouté les chefs des partis politiques récemment?M.Charest et Mme Ma-rois?Soyez honnêtes, pour une fois.Je n’ai jamais voté pour l’ADQ, mais je suis capable d’écouter.Et il y a quelque temps que j’écoute monsieur Dumont.Et il y a pas mal de temps que j’écoute aussi les deux autres «vrais» aspirants au poste de premier ministre.C’est drôle, mais je trouve pas mal de constance dans le discours de M.Dumont.Et vous?Etes-vous capable d’écouter les chefs directement, c’est-à-dire autrement qu’à travers les analyses simplistes de Pierre, Jean, Jacques.que sont nos nombreux journalistes en manque de publicité ou à la recherche de notoriété?Que pensez-vous des girouettes?Sont-elles vraiment celles qui ont été identifiées jusqu’à présent par nos soi-disant spécialistes?Aujourd’hui, c’est le soutien à la procréation assistée.À M.Charest, par exemple.Je di- rais, comme quand nous étions jeunes: «Le premier qui le dit, c’est celui qui l’est.!» André Doré Mont-Laurier, le 17 novembre 2008 Le «PPPisme» Le «PPPisme» est une idéologie dérivée du néolibéralisme.Il est appliqué à la réalisation des projets d’infrastructures par un partenariat public-privé (PPP).Prôné par la ministre Forget pour moderniser les pratiques, le «PPPisme» est plutôt un concept usé et obsolète.Il est combattu par les ingénieurs de l’Etat qui y voient la principale raison de l’escalade des coûts de l’autoroute 30.Ils ont raison.«PPPi-ser» les infrastructures représente des coûts supplémentaires pour plusieurs raisons, notamment celle du financement, dont les taux sont supérieurs dans le financement privé.Par exemple, une différence d’un point entre les taux signifie une augmentation de 12 % du service de la dette, et 25 % pour deux points.Une enquête publique mettrait en évidence l’illusionnisme crée autour du «PPPisme».Mais il y a un problème plus grave en ce que la «PPPisation» des infrastructures est leur prise de contrôle par les financiers dont l’intérêt est le profit d’abord, l’intérêt public venant en second lieu, Le «PPPisme», c’est la saignée des fonds publics au profit des amis.C’est un mirage, prémisse à la misère.Jean-Marie Desgagné Québec, le 18 novembre 2008 Culture physique Je veux absolument revenir sur l’annonce des libéraux d’enlever la taxe sur tous les produits culturels québécois.Au début, je n’étais pas vraiment convaincue de sa pertinence, mais plus je réfléchis, plus je trouve que c’est une idée rafraîchissante pour les artistes.En plus d’encourager les Québécois à acheter et à consommer des produits québécois, cela permettrait d’aider nos artistes à se démarquer et à produire davantage.C’est en quelque sorte une «subvention» au milieu culturel.Je dirais même que c’est une des bonnes idées qu’on a vues jusqu’à maintenant dans cette campagne électorale.Ça va finir par se transformer en culture.physique, à force de courir les spectacles et divers événements! Nancy Béland Québec, le 18 novembre 2008 LIBRE OPINION La voix du silence au débat des chefs ANDRÉ JACOB Candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Charlevoix Aux considérations tactiques préparatoires au débat des chefs se greffent des questions beaucoup plus fondamentales.La première: pourquoi Mme Pauline Ma-rois et M.Jean Charest, vieux routiers de la politique s’il en est depuis une vingtaine d’années, n’acceptent pas de céder la parole à de jeunes partis comme Québec solidaire (QS) et le Parti vert du Québec (PVQ)?L’ADQ a fait savoir qu’elle accepterait.La réponse appartient aux partis usés par le pouvoir et par un discours redondant.Ce refus en dit long sur leur conception de la démocratie participative.C’est bien connu, les gens de pouvoir craignent les positions et les questions qui pourraient les faire mal paraître.L’image avant tout, pensent-ils.Le bâillon imposé à QS et aux PVQ indique le mépris qu’ils ont pour les voue alternatives dans la société, qu’ils sont censés gouverner d’une façon démocratique.En coulisse, on murmure qu’il ne s’agit que de groupuscules de rêveurs et d’utopistes décrochés de la réalité.Eux seuls, croient-ils, ont le monopole de la vérité sur la vie politique du Québec même s’ils ne proposent plus vraiment de projets de société mobilisateurs.Malgré leur réserve, les deux jeunes partis représentent la voix de quelques centaines de milliers d’électeurs et d’électrices qui n’en peuvent plus d’un discours politique fait de formules creuses en capsules muettes sur de vrais enjeux sociaux, économiques et culturels comme la lutte à la pauvreté, l’exclusion sociale, le développement régional, l’immigration, l’avenir des forêts et de l’agriculture, la santé, l’éducation, la qualité de l’eau et de l’air, etc.La deuxième question est tout aussi importante: Quelle est la conception du droit à l’information du PLQ et du PQ?Ils semblent croire que le droit de promouvoir leurs positions leur est réservé parce qu’ils sont représentés à l’Assemblée nationale.Quel argument fallacieux! Ce type de raisonnement ne repose sur aucun fondement sérieux.On dira aussi qu’un débat à cinq serait trop difficile à animer.Pourtant, pendant le débat des chefs, lors de la dernière élection fédérale, ils étaient quatre et tout s’est bien passé.Un de plus ne changera rien à la situation.En réalité, ils méprisent d’abord les électeurs et les électrices qui sont capables de discernement quand ils ont en main l’information à laquelle ils ont droit.Il s’agit là d’une question de responsabilité morale des tenants du pouvoir.Une telle approche devrait faire partie de leur trousse d’éthique politique.Partager une tribune publique dans un débat ouvert et transparent ne peut que servir les électeurs et les électrices dans le plus sacré respect de leur le droit à l’information.Le discours des chefs reste trop souvent «tordu».Ils sont devenus des experts de la langue de bois.Il suffit d’écouter attentivement un tant soit peu les pirouettes de Mme Jérôme-Forget au sujet du budget pour saisir toute la puissance des libertés qu’elle prend avec les chiffres manipulés à des fins partisanes ou encore de voir les acrobaties de Jean Charest pour faire porter toute la responsabilité des problèmes des services de santé sur de vieilles tactiques du PQ.On réalise aussi que Mme Marois est habile pour faire dévier les débats sur diverses questions.Et que dire des inepties de Mario Dumont sur l’enseignement de l’éthique et la culture religieuse?Enfin, pourquoi ne pas apporter un peu de sérieux et de profondeur au débat politique actuel?Beaucoup de gens en ont marre du «radotage» et des vulgaires accusations réciproques.Ça fait quelques décennies que les mêmes acteurs politiques (Charest, Dumont, Marois) font tourner leur disque usé.Ça suffit! A l’ère de la politique moderne, les approches alternatives méritent d’enrichir le débat, tout particulièrement au sujet des enjeux cruciaux comme la protection de l’environnement, la conciliation travail-famille, la question nationale, le dévelo|>-pement des services de santé, les solutions à la crise économique et toutes les autres questions qui préoccupent les citoyens et les citoyennes. LE DEVOIR, LE JEUDI 2 0 NOVEMBRE 2 0 0 8 A î) DEES Le Canada contribuera à dénouer la crise financière internationale •MP' .mipi ¦ CHRIS WA'ITIE REUTERS Koici de larges extraits du discours du Trône lu au sénat, hier après-midi, par la gouvemeure générale du Canada, Michaëlle Jean.ort d’un nouveau mandat, notre gouvernement est résolu à assumer le solide leadership que réclament les Canadiens.Le premier point à l’ordre du jour doit être de repositionner le système financier international sur des bases plus solides.Parce que les problèmes ont commencé à se manifester à l’étranger, leur solution exige que le Canada mobilise ses partenaires et alliés à travers le monde.Le Canada mettra à profit son expérience pour élaborer un solide modèle de réglementation financière qui aidera le monde à réparer et à renforcer le système financier international.Le secteur financier existe pour servir l’économie.Sans de solides institutions financières, les familles ne peuvent emprunter pour accéder à la propriété, et les entreprises ne peuvent obtenir le crédit nécessaire pour s’épanouir et créer de l’emploi.La crise du crédit dans l’économie mondiale a beaucoup réduit les perspectives de croissance.Le Canada jouera un rôle de premier plan afin d’aider à dénouer la crise, à favoriser le bon fonctionnement des marchés et à promouvoir ses intérêts.La crise du crédit a aussi fait ressortir les dangers d’un système de réglementation financière fragmenté.Pour resserrer davantage la surveillance des marchés financiers au Canada, notre gouvernement travaillera, avec les provinces, à la création d’une commission des valeurs mobilières commîmes.La gestion des finances publiques Jusqu’à maintenant, si le Canada se tire relativement bien d’affaire dans cette crise financière mondiale, c’est grâce assurément à l’assise solide sur laquelle repose son économie, la meilleure parmi les grands pays industrialisés.Les Canadiennes et les Canadiens trouvent à juste titre inacceptable l’idée de renouer avec des déficits permanents et insoutenables.Il faut absolument éviter de retomber dans ces déficits structurels.Par ailleurs, en ces temps extraordinaires de ralentissement mondial, il serait mal avisé de s’engager à déposer à tout prix un budget équilibré à court terme car, au bout du compte, ce sont les familles canadiennes qui pourraient en faire les frais.Des décisions difficiles devront être prises afin de contenir les dépenses fédérales, qui doivent être axées sur les résultats.Les subventions, les contributions et les dépenses en capital seront examinées à la loupe.Les ministères disposeront des sommes nécessaires, sans plus, pour assurer la prestation des programmes et des services essentiels.Notre gouvernement mobilisera le Parlement et encouragera ses membres à participer plus activement à l’examen des dépenses et à suggérer des restrictions possibles.Notre gouvernement est en outre déterminé à gérer de façon responsable la rémunération dans la fonction publique fédérale et déposera un projet de loi pour en assurer une croissance durable.N otre gouvernement veillera à ce que les provinces continuent à recevoir les généreux paiements de transfert pour les soins de santé et les programmes sociaux.Nous ferons aussi en sorte que les paiements de péréquation augmentent, mais qu’ils n’excèdent pas le rythme de croissance de notre économie.Toute nouvelle mesure destinée à soutenir l’économie sera également choisie avec soin et ciblée de manière à favoriser le maximum de retombées.I.a sécurité d’emploi La santé de notre économie repose sur la force des travailleurs et des ménages canadiens.Notre gouvernement investira dans la main-d’œuvre canadienne en continuant d’offrir une aide financière aux étudiants et en prenant des mesures pour encourager l’apprentissage de métiers spécialisés et la formation en entre-prise.Notre gouvernement travaillera aussi de concert avec les provinces afin de faire de la reconnaissance des titres de compétence étrangers une priorité, d’attirer au Canada des étudiants internationaux prometteurs et d’accroître la participation aux programmes d’établissement des immigrants.Notre gouvernement prendra aussi des mesures pour faire en sorte que les Autochtones du Canada puissent pleinement bénéficier des possibilités économiques.Notre gouvernement soutiendra les travailleurs en transition.Il veillera à maximiser l’efficacité des programmes et des services offerts aux Canadiennes et aux Canadiens.Une aide ciblée permettra de répondre aux plus grands besoins.Avec ses basses d’impôt, notre gouvernement a déjà réduit les coûts des entreprises, œ qui les aide à soutenir la concurrence et à créer des emplois.Afin de réduire davantage les pressions sur les coûts d’exploitation des entreprises canadiennes, notre gouvernement prendra des mesures pour encourager les sociétés à investir dans le renouvellement du matériel et de l’outillage.Le secteur manufacturier au Canada, et en particulier la construction automobile et l’aérospatiale, se fragilise de plus en plus.Notre gouvernement apportera de nouveaux soutiens à ces industries.Les infrastructures publiques sont non seulement une source vitale d’emplois pour aujourd’hui, mais aussi un moyen de relier les collectivités et les régions, et de stimuler ainsi la croissance et l’emploi à long tenue.Notre gouvernement s’engage à accélérer l’exécution de son plan Chantiers Canada afin que les projeLs se concrétisent le plus rapidement possible.L’investissement et le commerce Notre gouvernement est conscient que les progrès scientifiques et technologiques sont essentiels pour accroître la capacité concurrentielle de l’économie ca- La gouvemeure générale, Michaëlle Jean nadienne.Notre gouvernement commencera d’abord chez nous.D travaillera avec l’industrie à appliquer le savoir-faire scientifique et technologique canadien de pointe à la création de nouvelles solutions d’affaires.D investira dans de nouvelles installations de recherche de niveau mondial.Notre gouvernement offrira aux sociétés canadiennes des possibilités accrues de bénéficier des investissements et du savoir-faire étrangers, tout en prenant les mesures nécessaires pour protéger les consommateurs et la sécurité nationale.La créativité et l’innovation dans le secteur des arts contribuent à la fois à la vitalité culturelle du Canada et à son avenir économique.Notre gouvernement présentera des mesures législatives en vue d’actualiser la législation sur le droit d’auteur et la protection de la propriété intellectuelle.L’investissement et le commerce sont fondamentaux pour la prospérité du Canada.Notre gouvernement s’engage à chercher de nouveaux débouchés pour les Canadiens et à promouvoir la prospérité dans le monde grâce à la libéralisation des échanges.D collaborera avec la nouvelle administration des Etats-Unis pour relever les défis que nous partageons, surtout en cette période de ralentissement, et chercher à accroître la compétitivité de l’Amérique du Nord.D cherchera à conclure de nouveaux accords commerciaux en Asie et dans les Amériques, ainsi qu’avec l’Union européenne, afin d’ouvrir des marchés aux entreprises canadiennes.Notre gouvernement présentera des mesures législatives pour ratifier les résultats des négociations commerciales conclues avec l’Association européenne de libreéchan-ge, le Pérou, la Colombie et la Jordanie.Afin de mieux positionner le Canada pour attirer les investissements et pour conquérir de nouveaux marchés, nous devrons passer à l’action au pays.Le cadre de réglementation du commerce intérieur est fragmenté et entrave depuis trop longtemps la circulation de la main-d’œuvre et des investissements à l’échelle nationale.Notre gouvernement travaillera avec les provinces à éliminer d’ici 2010 les obstacles au commerce intérieur, aux investissements et à la mobilité de la maind’œuvre.L’avenir énergétique L’énergie est une ressource vitale dans ce pays.Notre gouvernement encouragera le développement d’énergies propres.Les nappes de gaz naturel dans le Nord du Canada représentent à la fois une source inexploitée de combustible propre et une voie incomparable vers de nouvelles perspectives économiques pour la population du Nord.Notre gouvernement réduira les obstacles en matière de réglementation et autres afin d’étendre le réseau de gazoducs dans le Nord.Le nucléaire constitue une technologie éprouvée et fiable pour produire une énergie abondante.Notre gouvernement veillera à ce que le Canada ait une réglementation efficace afin d’encadrer d’éventuels projets nucléaires provinciaux.Les changements climatiques Notre gouvernement poursuivra son approche réaliste et responsable face au défi que posent les changements climatiques.Notre gouvernement s’est engagé à réduire les émissions totales de gaz à effet de serre du Canada de 20 % d’ici 2020.Nous y parviendrons tout en nous assurant que notre action .demeure comparable à celle de nos partenaires aux ÉtaLs-Unis, en Europe et dans d’autres pays industrialisés.Nous allons nous concerter avec les gouvernements des provinces et nos partenaires pour élaborer et mettre en place un système nord-américain de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre, ainsi qu’un protocole international efficace pour l’après-2012.Afin de relever le défi des changements climatiques, nous devrons également recourir davantage aux technologies qui n’émettent pas de gaz à effet de serre.Notre gouvernement fixera comme objectif le recours à des sources non émettrices, telles que l’hydroélectricité, le nucléaire, le charbon propre ou l’éolien, pour satisfaire 90 % des besoins en électricité au Canada d’ici l’an 2020.Dans la poursuite de cet objectif national ambitieux, notre gouvernement maintiendra son appui en faveur des biocarburants, de l’énergie éolienne et d’autres énergies de remplacement Afin de protéger nos précieuses ressources, notre gouvernement présentera des mesures législatives visant à interdire les transferts massife d’eau ou les expor- tations à partir de nos bassins hydrographiques.Notre gouvernement travaillera de concert avec tous les partis au Parlement à l’adoption de mesures judicieuses qui puissent aider les consommateurs et améliorer l’état de l’environnement, tels des incitatifs accrus pour apporter des améliorations éconergé-tiques aux maisons.La famille Beaucoup de Canadiens doivent concilier une vie professionnelle et familiale exigeante.Un nombre grandissant de nos concitoyens doivent aussi prendre soin de leurs parents âgés, en plus de leurs jeunes enfants.Notre gouvernement s’engage donc à aider les familles à joindre les deux bouts.Nous bonifierons la Prestation universelle pour la garde d’enfants et améliorerons l’accès aux prestations de maternité et aux prestations parentales aux termes de l’assurance-emploi.Nous prendrons aussi des mesures pour soutenir les familles s’occupant de proches handicapés, et aiderons les Canadiennes et les Canadiens à acquérir une première propriété.[.] La sécurité En période d’incertitude comme de prospérité, les Canadiens et les Canadiennes doivent savoir qu’ils sont en sécurité dans leur demeure et leur collectivité.Notre gouvernement prendra donc des mesures concrètes contre le crime et travaillera avec ses partenaires à l’amé lioration de l’administration de la justice.Les infractions graves seront sévèrement punies, et les dispositions législatives seront renforcées dans des domaines clés comme la criminalité chez les jeunes, le crime organisé et la violence commise par les gangs.Les lois sur les armes à feu, au lieu de criminaliser les propriétaires d’armes à feu qui respectent la loi, viseront plutôt à empêcher la contrebande et à appliquer des sanctions plus lourdes en cas de crimes commis avec une arme à feu.Notre gouvernement améliorera par la voie législative le contrôle des aliments, des médicaments et des produits de consommation.D renforcera le pouvoir de rappel des produits et augmentera les pénalités encourues.Il lancera également dans les plus brefs délais une enquête indépendante sur l’éclosion de listériose de l’été dernier et donnera suite sans tarder à ses conclusions.Le devoir le plus fondamental de tout État consiste à assurer la sécurité nationale.Notre gouvernement fera une déclaration sur la sécurité nationale qui expliquera comment nous entendons répondre à la fois aux défis que posent les nouvelles menaces à la sécurité nationale et aux exigences de contrôle, de responsabilité et de protection des libertés.La sécurité mondiale Notre sécurité nationale dépend de la sécurité mondiale.Notre gouvernement transforme la mission du Canada en Afghanistan afin de l’axer sur la reconstruction et le développement, et de préparer la fin de notre présence militaire dans ce pays en 2011.le dur labeur et les sacrifices héroïques de nos concitoyens et concitoyennes dans ce pays laisseront au peuple afghan l’héritage durable d’un pays plus sécuritaire, plus pacifique et mieux gouverné.Nos institutions Nous déposerons à la Chambre des communes un projet de loi qui rapprochera l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta du principe de la représentation selon la population.Nous déposerons également un projet de loi proposant que les personnes nommées au Sénat soient choisies par les électeurs, que les sénateurs soient nommés pour un mandat maximal de huit ans, et que le Sénat soit assujetti aux mêmes règles d’éthique que la Chambre des communes.Notre gouvernement prendra également des mesures pour renforcer la fédération canadienne.Nous respecterons les compétences des provinces et des territoires et enchâsserons les principes de notre vision du fédéralisme dans une Charte du fédéralisme d’ouverture.lœ pouvoir fédéral de dépenser pour de nouveaux programmes à frais partagés dans les compétences exclusives des provinces sera limité : le consentement de la majorité des provinces sera requis pour l’exécution de tout nouveau programme du genre, et les provinces seront autorisées à se retirer de ces nouveaux programmes avec compensation, si elles en offrent qui sont compatibles.La belle unanimité Norman Spector SPHi Bien que rien de concret ne soit sorti de la récente réunion des chefs du gouvernement, le premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, était très content en rentrant chez lui la semaine dernière.Certes, ce n'était pas une grande surprise: à la différence de son prédécesseur néo-démocrate, Glen Clark, M.Campbell a toujours poursuivi une approche positive des relations fédérales-provinciales.De plus, sa courte escapade a pennis de relayer en grande dans les médias un message rarement entendu quand les ministres provinciaux se rassemblent dans la capitale nationale.Ce message va à peu près comme suit «Voici venu le moment pour tous les Canadiens de s’unir et de délaisser la division entre dix provinces et un gouvernement fédéral', voici venu le temps d’agir comme un seul et même pays pour traverser cette pénible situation.» En fait, les nouvelles économiques se sont détériorées dans les semaines précédant la réunion.Quelques thaumaturges indépendants murmuraient qu'Ottawa glissait vers un déficit pour l’exercice budgétaire en cours et pas simplement pour les années subséquentes.Les premiers ministres d'a mari usque ad mare suppliaient Ottawa de ne pas réduire les paiements de transfert afin d’équilibrer le budget fédéral.M.Campbell, campé sur sa côte occidentale, ne fait pas partie du lot Pourtant quand M.Harper a finalement confirmé que son gouvernement limiterait la croissance des paiements de péréquation, le premier ministre de la Colombie-Britannique n'était pas le seul à arborer un sourire.Franchement, j'ai presque renversé ma tasse de café en écoutant le premier ministre Danny Williams, avec son accent distinctif, à la fin de la rencontre.N’est-ce pas le même, de la même voix si particulière, qui invitait les Terre-Neuviens, il y a un mois à peine, à voter pour n'importe qui sauf les conservateurs?Le sérieux de la situation économique explique peut-être l’adoucissement des positions.Ou alors le fait de n'avoir aucun député, ni au caucus, ni au conseil des ministres fédéraux, encourage maintenant M.Williams à établir un contact direct avec le premier ministre du pays.Au fond, peu importe la raison, c’est une bonne nouvelle pour le Canada que M.Harper semble prêt à pardonner et à oublier.Comme il semble aussi prêt à le faire dans ses relations avec le premier ministre Jean Charest, celui par qui, selon beaucoup de conservateurs, le malheur minoritaire serait à nouveau advenu.En vérité, la seule chose concrète issue de la réunion est cet assentiment général en faveur de l’accélération des investissements en infrastructure.En écoutant certains des premiers ministres, qui n’a pu s’émerveiller de leur capacité à élever une route ou un pont au rang de suprême enjeu national?Pour sa part, M.Campbell a adopté une approche plus «verte», en ciblant le logement abordable.Quant au premier ministre Dalton McGuinty, de l'Ontario, son regard verdissait quand il plaidait pour des liasses de billets nécessaires pour soutenir l'industrie automobile moribonde.Le premier ministre Harper écoutait et il n'a balayé aucune des demandes de ses homologues provinciaux, peu importe leurs coûts, d’ailleurs.Cette ouverture explique probablement la bonne humeur de tous à leur départ d’Ottawa.Seulement, le gouvernement central devra bien corriger les malentendus.Et si McGuinty recompte mentalement son argent, le ministre des finances Jim Flaherty, qui devra signer les chèques réels, a déjà commencé lui, à refroidir les ardeurs.En fin de compte, tous les sourires des premiers ministres à la fin de la réunion résultaient peut-être du seul fait que M.Harper ait accepté de les rencontrer.Au cours de son premier mandat, il n'a tenu aucune conférence formelle du genre.La semaine dernière, il a pris l’engagement d’une nouvelle rencontre en janvier, ce qui donnera aux premiers ministres une autre occasion de déloger du fric fédéral.Hindi de cette semaine, il a eu une conversation téléphonique avec ses homologues provinciaux pour les renseigner sur les résultats du sommet économique à Washington, une réunion internationale où M.Harper a joué un rôle important, d’après le compte-rendu publié dans le Washington Post Les ouvertures de M.Harper s’avèrent de bonne augure pour M.Campbell, qui subira sa propre épreuve électorale en mai prochain.Cependant le premier ministre de la Colombie-Britannique devra suivre de près les discussions entre Ottawa et Québec sur l’établissement d'une commission des valeurs mobilières unifiée et pancanadienne, une idée évoquée hier dans le discours du trône.Selon In Presse, MM.Harper et Charest ont déjà eu des échanges musclés à ce sujet M.Charest annonce son intention de contester cette création devant les tribunaux si le fédéral lui donne corps.La Colombie-Britannique, elle aussi, a exprimé des craintes à ce sujet, bien que parfois son opposition ait semblé plus douce.Au moment où il attend la manne fédérale pour faciliter sa réélection, M.Campbell modifiera-t-il formellement sa position?/ Ecrivez-nous! Le Devoir si' fait un plaisir de publier dans cettç page les commentaires et les analyses de ses ledeurs.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8(X)0 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redartion@ledevoir.com).L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropoütaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées).Stéphane Baillargeon (général), Clairandrée Cauchy (éducation), Jeanne Corrivoau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), I/niis-( iillcs Franeœur (environnement), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et/hits de société), Louise-Mande Rinux Soucy (santé), Alexandre Shields (général), Philippe Papineau (pupitre) ; hifitrnwtion ix>Htkftic Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Kobitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume BourgauIt-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), François Desjardins (reporter), Éric Desrosiers (reporter), Claude Turcotte (reporter), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel (iarneau (caricaturiste) ; Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoit Munger (responsable du site Internet), Emilie Folle-Boivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, David Dumouchel et Etienne Hamondon-Émond (commis d la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).PUBLICITE Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Manon Boilard, Marlène CAté, Amélie Maltais, Claire Paquet, Geneviève Pierrat, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Se b aï, MéUsande Simard (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint).Michel Bernatches, Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Donald FUion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web).Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable sendee d la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie FUion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des sendees comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross. DEVOIR ACTUALITES TRONE SUITE DE LA PAGE 1 de prétextes.Le ministre Flaherty adopte toutefois une approche pragmatique en permettant aux provinces récalcitrantes de se retirer.Le Québec sur ses gardes D’autres intentions contenues dans le discours d’hier sont susceptibles de froisser le Québec.Le gouvernement Harper promet de revenir à la charge avec sa réforme du Sénat et de déposer une fois de plus son projet de loi augmentant de 22 personnes le nombre de députés de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario pour refléter leur croissance démographique.Avec ses 75 sièges, le Québec verra son poids relatif dilué à la Chambre des commîmes.Le lieutenant pour le Québec, Christian Paradis, a écarté la possibilité de garantir au Québec un pourcentage des sièges, comme cela avait été évoqué lors des négociations constitutionnelles passées, justement parce que cela impliquerait de rouvrir la Constitution.«Je pense que c’est juste, U faut être démocrate, a-t-il commenté.Si le Québec veut avoir plus de sièges, peut-être [lui faudrait-il] faire plus d’enfants.Moi, j’en ai trois déjà!» La promesse — non remplie — d’une charte sur le fédéralisme d’ouverture revient, mais celle d’une loi encadrant le pouvoir fédéral de dépenser se voit diluée.On ne parle plus que de requérir le consentement d’une majorité de provinces pour créer de nouveaux programmes à frais partagés dans des champs de compétences exclusives des provinces.C’est sans compter que le discours du Trône est silencieux sur les programmes culturels amputés ou encore sur le financement des organismes de développement régional.C’est pourquoi le chef du Bloc québécois n’a pris que 30 secondes après la fin du discours du Trône pour annoncer qu’il s’y opposerait Selon lui, le Parti conservateur n’a rien retenu de la dernière campagne électorale.«Il y a une fermeture complète sur le Québec», a lancé Gilles Duceppe, qui cite aussi l’absence de coup de barre en environnement «Le gouvernement renie Kyoto et veut au contraire construire des gazoducs dans le nord», s’insurge le chef du Bloc.Discours vert pâle À cet égard, le gouvernement ne prend pas d’engagements trop copieux.Ottawa se fixe comme objectif qu’en 2020,90 % de toute l’électricité consommée au pays proviendra de sources dites propres, telles que l’hydroélectricité, le nucléaire, l’éolien ou encore le «charbon propre».Ce pourcentage était déjà de 75 % en 2006.Il s’engage par ailleurs à déposer des mesures législatives pour interdire l’exportation ou les transferts d’eau massifs.De manière générale, sur le plan économique, M.Duceppe estime que Stephen Harper est «insensible à tous les hommes et femmes qui subissent la crise financière».D souhaitait voir davantage de mesures concrètes, notamment sur l’assurance-emploi ou le changement d’âge pour la conversion des REER en FERR.«ü n’y a strictement rien.Sur l’économie, ça reste très flou», dit-il.Pareillement, Jack Layton, le chef du NPD, dénonce l’absence de mesures pour les secteurs en crise, comme l’industrie manufacturière.«Les Canadiens voulaient de l’action en ces temps économiques difficiles.Ils veulent plus.Le gouvernement ne semble pas comprendre l’urgence», a dit M.Layton.Dernier à prendre la parole, le chef libéral, Stéphane Dion, a dû se résoudre à appuyer le discours du Trône.«Les Canadiens viennent juste d’élire un gouvernement minoritaire.Et dans ces temps économiques difficiles, les Canadiens ont comme priorité de voir le Parlement fonctionner», a-t-il dit M.Dion estime que le discours du Trône «n’apporte rien de nouveau».Par contre, son parti entend faire son travail d’opposition officielle.«R faut garder ce gouvernement imputable et responsable.Ijs conservateurs ont tellement dépensé depuis trois ans qu’ils ont causé ce déficit, même s'ils ont nié son existence durant les élections», a dit le chef du PLC.Enfin, notons deux initiatives peu attendues: le gouvernement s'engage à faire «une déclaration sur la sécurité nationale qui expliquera comment nous entendons répondre à la fois aux défis que posent les nouvelles menaces à la sécurité nationale et aux exigences de contrôle, de responsabilité et de protection des libertés».Aucun détail n'a été fourni.Ottawa promet aussi de créer un nouvel organisme non partisan de promotion de la démocratie dans les «pays répressifs».Les Etats-Unis possèdent un tel organisme, l’International Republican Institute (IRI), créé par Ronald Reagan en 1982-83 pour porter la voix de la démocratie en Amérique latine.Charest réagit Au cours d'un discours partisan tenu en soirée dans la circonscription de Chauveau, dans la région de Québec, le chef libéral Jean Charest a prévenu Stephen Harper qu’il ne pouvait pas y avoir de réforme de la Chambre des communes et du Sénat sans le consentement du Québec.«C’est une condition essentielle.Ça ne peut pas se faire sans nous.Alors, si le gouvernement fédéral parle en même temps de fédéralisme d’ouverture, il doit être conséquent», a-t-il martelé devant ses militants.En revanche, d’autres aspects du discours du Trône plaisent au chef libéral, notamment l’accélération du programme Chantier Canada.En outre, il s’est réjoui de l'utilisation du mot «crise», qui revient à sept reprises dans le discours, ce qui va dans le sens de l’enjeu qu’il a choisi d’exploiter dans sa campagne électorale.«Nous faisons partout le même constat», a-t-il dit Avec la collaboration de Robert Dutrizac Le Devoir Précision Dans l’article du mardi 18 novembre intitulé «L’enquête à la SHDMfait des vagues au Cégep du Vieux-Montréal», il est mentionné que la firme Octane Stratégies a le contrat de communications pour la Ville de Montréal, la Société d’habitation et de développement de Montréal ainsi que Construction Frank Catania.Une précision s’impose: les services d’Octane Stratégies ont été retenus par Catania pour un seul projet celui de la conversion en copropriétés de l’édifice du Mont Jésus-Marie que l’Université de Montréal avait acquis en 2003 avant de le vendre à Catania l’été dernier.LE DEVOIR" www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O1 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ED Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à I7h.Renseignements et administration : 514-985-3333 LES AVENTURES DE TINTIN COKE EN STOCK casterman TINTIN SUITE DE LA PAGE 1 mandarin et compagnie) qui font tourner le monde, le rouquin sans âge et à la houppe n’hésite pas non plus à s’aventurer dans les marges linguistiques.Il s’exprime très bien, avec tous ses amis, en catalan, en basque, en gaumais, en occitan ou encore en picard tournaisien, une langue romane à l’origine du français, précise M.Follet, de passage à Montréal cette semaine à l’occasion du Salon du livre.Sous le titre Les Pinderleots de l’Castafiore, la version picarde tournaisienne des Bijoux de la Castafiore est la dernière en date.Elle a été lancée en 2006 à l’occasion du bicentenaire de la maison d’édition belge.«L’adaptation en québécois nous manquait», poursuit M.Follet, petit-fils de Louis Casterman (le Casterman de la lignée qui a accueilli Hergé dans la célèbre écurie en 1932).«Mais elle doit se faire dans le respect autant de l’œuvre d’Hergé que du français du Québec.C’est une évidence pour nous.» L’image d’un Haddock enragé déclinant les nombreux sacres locaux vient donc de s’éteindre.Diantre! «Dans sa version originale, le texte d’Hergé est d’une très bonne tenue, poursuit-il.Toutes les traductions doivent respecter ça.Et l’adaptation en français du Québec va aussi aller dans ce sens.Nous ne cherchons pas à faire un album folklorique pour le marché européen, mais bien une adaptation faite pour les Québécois et par des Québécois.» Clin d’œil respectueux Coup de pub pour relancer les ventes d’une série largement diffusée dans les dernières décennies et qui se retrouve dans une grande partie des ménages du Québec?Création d’une pièce pour collectionneurs?Bulle d'huile sur un feu de cases?Le sociologue Yves Laberge, professeur honoraire de philosophie à l’Université Laval et tintinologue de la région de Québec qui s’occupe de mettre Tintin, Milou ou Nestor au diapason du Québec, voit plutôt l’exercice comme «un clin d’œil respectueux à l’œuvre d’Hergé», a-t-il indiqué hier lors d’un entretien téléphonique.«Je suis conscient que cela ne va pas rendre le récit plus compréhensible pour les gens d’ici.Mais cela va nous permettre de faire comme si le français du Québec était une langue.Et j’insiste sur le “comme’’ parce que je sais que la question est délicate.» Avec, comme titre de travail pour le moment, Coloc en stock, l’adaptation devrait voir le jour d’ici 2010, indique-t-il.Et le bédéiste Michel Rabagliati, l’auteur de la série Paul publié chez La Pastèque, a déjà très hâte de la voir.«Je suis perplexe et curieux en même temps», a-t-il indiqué hier au Devoir après avoir vérifié à deux reprises qu’il ne s’agissait pas d’une blague.«Tintin a été lu ici par trois générations de lecteurs sans aucun problème.J’avoue qu’il y a peut-être un petit quelque chose d’insultant à considérer le français du Québec comme une langue régionale, mais en même temps, si c’est juste pour un titre et si c’est bien fait, ça peut-être rigolo.» Le linguiste Claude Poirier, lui, n’est pas du même avis.Il se dit même «farouchement opposé» à une telle adaptation qui, selon lui, va être aussi dommageable pour l’œuvre d’Hergé, «écrite à l’origine dans un français international», dit-il, que pour le Québec dans son ensemble.«Jusqu’à maintenant, les traductions de Tintin ont été faites dans des langues étrangères ou des dialectes, ajoute le spécialiste des langues.Or un Tintin en québécois va donner l’impression que la langue qui se parle ici est un dialecte ou une langue étrangère au français.Ce qui n’est pas le cas.Le québécois, ce n’est pas une langue régionale, c’est une variété nationale du français [au même titre que le français de Suisse, de Belgique ou du Sénégal] et cet exercice d’adaptation va encore répandre des préjugés épouvantables.» Bien sûr, Yves Laberge n’en croit rien, lui qui dit s’être lancé dans l’aventure pour faire connaître au public un des titres les plus confidentiels de la série d’Hergé en le lustrant «avec toute la beauté, l’originalité et la subtilité» de la langue du Québec.Une langue qui, l’air de rien, vient déjà de donner une couleur très locale aux premiers pas du journaliste globe-trotter du Petit Vingtième dans l’univers du français du Québec.Comment?En exprimant la curiosité mais surtout les craintes et les critiques qui accompagnent généralement, dans cette zone géographique la chose linguistique.Le Devoir VIN SUITE DE LA PAGE 1 (20,80 $ -10367412) ou un St-Amour 2005 «3 Terroirs» de Mommessin (25,95 $ -10368327), de superbes bouteilles qui trouveront de plus, à se bonifier en cave.En ce qui a trait aux vins nouveaux, les amateurs exigeants de la Belle Province seraient-ils mûrs pour ces artistes qui sévissent en Beaujolais et qui chaque année célèbrent la gloire de l’appellation, même dans sa version primeur?Où sont les ïïron, Métrât Lapier-re, Chermette, Brun, Romy, Rochettes et autres Goef-froy?Vu les volumes aujourd’hui réalisés sur notre marché, il serait maintenant logique de les savoir au rendez-vous lors des primeurs 2009! Cela étant ne boudons pas notre plaisir.La venue du vin nouveau demeure avant tout l’ultime occasion de croquer dans les fruits d’un été qui est définitivement derrière nous et une lumière dans la grisaille de novembre.Le vin doit être léger, friand, frais, direct et attachant, du moins pour le temps qu’il passe avec vous.Si le Vino Novello italien de la maison Botter (9,95 $ - 10479166) et le Beaujolais Mommessin (13,95 $ - 10704247) passent la rampe, le choix du Devoir porte sur le Beaujolais Nouveau de la maison Dubœuf (15,90 $ -10704221), au fruité net, très pur et judicieusement digeste.Pas donné, mais «bon par où il passe», comme me le signalait une voisine aux propos parfaitement lubrifiés! Le Devoir MAR0IS SUITE DE LA PAGE 1 décisions de Pauline Marais.Vous savez ce que j’en pense.Mais le coffre d’outils du pouvoir, il est dans ses mains [depuis plus de cinq ans]», a-t-il dit hier.Pauline Marois est ensuite revenue à la charge lors d’un deuxième point de presse impromptu en moins d’une heure.Interrogée pour savoir si sa campagne avait besoin d’un coup de barre, Mme Marois a indiqué qu «on va être plus clairs encore sur le bilan de M.Charest.Parce qu’il essaie de faire notre procès.Je m’excuse, mais il est là depuis six ans et il n’a réglé aucun problème.On va faire son bilan, et on va le faire systématiquement» d’ici la fin de la campagne, a-t-elle dit.Depuis le début de la campagne, Jean Charest est souvent revenu sur les effets néfastes du départ à la retraite de 1500 médecins et 4000 infirmières décidé par le gouvernement Bouchard et la ministre Marois à la fin des années 90.Mme Marois a soutenu que cette décision n’avait pas été «l’idée du siècle» mais que c’était la seule solution possible dans le contexte d’alors.Cette question Ta embarrassée cette semaine, au point de donner l’impression que sa vaste expérience constituait plus un boulet qu’autre chose.Hier, Mme Marois a dit avoir confiance que, derrière les «mensonges» de Jean Charest, la population pourra «voir la femme d’expérience» qu’elle est, prête à gouverner.Plus largement, la chef du PQ a reconnu que son message n’avait peut-être pas été assez clair depuis le déclenchement de la course.«Je l’ai dit: M.Charest doit être jugé sur son bilan.H a menti aux Québécois et il me semble que les Québécois doivent être capables de poser ce jugement-là et de voir ce qu’il n’a pas fait.» Ainsi, Mme Marois estime que son adversaire libéral «fait croire des choses, il ment au monde et continue de mentir.Qu’il assume! Est-ce que c’est un impuissant, Jean Charest?Il n’a pas été capable de régler les problèmes [en santé].» Dès l’aube Les premiers coups de semonce de la chef péquiste contre Jean Charest se sont fait entendre alors que la ville s’éveillait tout juste.Dans sa présentation devant la Chambre de commerce, Pauline Marois a en effet tiré plusieurs salves en direction de Jean Charest, sans jamais nommer Mario Dumont Soulignant que les élections actuelles ont été déclenchées contre la volonté populaire, Mme Marois a indiqué: «Nous étions prêts à nous engager à ne pas mettre en péril la légitimité du gouvernement et à pousser à la roue» pour surmonter la crise financière.«Mais M.Charest a choisi d’abandonner le navire», a dit Mme Marois, qui a reçu un accueil chaleureux de la salle.Plusieurs des candidats de la région de Québec étaient présents.Brossant un portrait ravageur du bilan libéral en matière d’économie, elle a affirmé que Jean Charest avait «gaspillé l’héritage» du PQ en vidant «le fonds de roulement» obtenu par la lutte contre le déficit zéro.«On arrive aujourd’hui dans un creux de vague alors que les finances publiques sont très précaires», a accusé la chef des souverainistes.Elle a ensuite imploré les électeurs d’y voir clair: «Ily a un mythe qui existe et qui est celui de dire que le gouvernement libéral, il connaît ça, l’économie, il est bon.Et que le gouvernement du PQ, pas vraiment.Faites des comparaisons, des analyses.Vous verrez qu’avec des gouvernements péquistes, le Québec a avancé, s’est développé, a progressé.» Faisant une référence indirecte au sondage d’hier, Mme Marois a prévenu que, «si le passé est garant de l’avenir, ce sera un échec, le [troisième] gouvernement de M.Charest».«Avant de lui confier un autre mandat, faudrait y penser un peu plus sérieusement.» Pauline Marois a autrement consacré son discours à la présentation de son plan économique et de ses engagements pour la région de la capitale.Elle a par la suite rencontré le maire de Québec, Régis Labeaume, ainsi que la direction de l’Union des producteurs agricoles.Sa journée s’est conclue par des entrevues accordées à différentes radios.La caravane a par la suite repris la route de Montréal.Mme Marois participera notamment aujourd’hui à l’enregistrement de l’émission Tout le monde en parle.Avec la collaboration d’Antoine Robitaille Le Devoir Charest parlera en premier Le chef libéral Jean Charest sera le premier à prendre la parole lors du débat télévisé du 25 novembre, en vertu d'un tirage au sort tenu hier matin à la Maison de RadioCanada.Le débat durera deux heures, en incluant la présentation et les déclarations d’ouverture et de fermeture.L'animateur Stéphan Bureau accueillera les chefs, qui se présenteront dans Tordre suivant la péquiste Pàuline Marois, M.Charest ainsi que Mario Dumont La place qu’occuperont les chefs à la table du débat a également fait l’objet d’un tirage au sort Mme Marois sera assise à gauche, M.Dumont au centre et M.Charest à droite.Après la présentation par l’animateur des chefs ainsi que des règles du débat M.Charest sera le premier à prendre la parole pour sa déclaration d’ouverture.11 sera suivi de Mme Marois et de M.Dumont Il y aura ensuite quatre blocs de débats d’approxi-mativement 22 minutes.Au début de chaque bloc, les chefs répondront à tour de rôle à une question d’un citoyen.Ils s’affronteront ensuite dans trois face à face de trois minutes sur le thème déterminé.Suivra un débat ouvert entre les trois chefs.Un tirage au sort a également permis de détenni-ner Tordre dans lequel les trois chefs s’exprimeront en conférence de presse à Tissue du débat Mme Marois sera la première à parler, avant MM.Dumont et Charest Le débat des chefs aura lieu mardi prochain de 20h à 22h.Il sera télévisé en direct de la salle Le Parlementaire de l’Assemblée nationale, à Québec, sur les ondes de Radio-Canada, de TVA, de Télé-Québec, de RDI, de LCN et sur la chaîne Argent La Presse canadienne Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.coin La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur Par courrier 514-985-3340 avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 /y Devoir pmi, A l'orCMlon, mettre la lintc d'arirt'iwe* de son abonné* A la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lec social est situé au 2050, rue De Bleury.étage.Montréal.(Québec), HUA 3M9 Le Devoir 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