Le devoir, 22 novembre 2008, Cahier E
LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 2 3 NO V E M B R E 2 O O 8 ÛC DANSE Aszure Barton pour les 10 ans de bjm_danse Page E 5 -/‘Skt .t événertisnfi pr#isnféi loplacedesnris.com tkketpro.en ,t f.i Vlmp dot Arlt 814 RM 1PM1 IKipf i rom tit (pii MVj "¦"H! Bel Bdl «tohih fi i*i QuObi’i mi WÊÊmêÈÊË Ja lr/w t / i V / -V - \ \ V MoN A((oRM:c>N A Moi Dimanche 30 novembre, 11 h Musique et théâtre Steve Normandin et son accordéon vous présentent des chansons aux rythmes desquels vous taperez certainement du pied PROGRAMMATION COMPLETE jeunesse.taplacedesarts.com iiff’iiAHt»» Ml (MA çfb laplacedesarts.com ^ .514 842 2112/1 866-847 2112 ” l.M’niMH i«*.W 614 LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 2 3 NOVEMBRE 2008 E 4 Théâtre jeunes publics Plongées en territoires incertains Sur fond d’errances diverses, Coups de théâtre propose un week-end bien rempli MICHEL BÉLAIR Difficile de suivre le rythme effréné d’un festival; pas évident de réussir à voir 20 spectacles en une douzaine de jours, week-ends compris.D’où l’absolue nécessité de choisir en favorisant la forme théâtrale au détriment des autres.C’est triste, mais c’est comme ça.Ce week-end toutefois, ce ne sera pas triste du tout puisque, à côté d’un solide menu en théâtre, la danse, la comédie musicale et le conte prennent aussi l’affiche du festival en envahissant même l’esplanade de la Place des Arts.Des boules dans la gorge Mais revenons d’abord sur deux spectacles mettant en relief des plongées en des territoires incertains; l’un, Womf! Art, est encore à l’affiche ce matin à l’Usine C alors que l’autre est déjà parti.Il s’agit bien sûr du très attendu La Migration des oiseaux invisibles de Jean-Rock Gaudreault, qui aborde de plein fouet le problème des clandestins.Comme le festival propose rarement plus de trois repré sentations d’un même spectacle, il faudra donc voir la production ailleurs — celle-ci revient à la Maison Théâtre en janvier et nous y reviendrons plus longuement alors.Mais comme l’ampleur de l’attente est considérable, on ne s’empêchera pas d’en parler.C’est un spectacle qui frappe très fort et qui vous fera peut-être même écraser une petite larme à la fin en espérant que le noir et les applaudissements se prolongent.Disons d’abord que le texte de Gaudreault est farci de petites phrases d’anthologie sur l’amour et le droit au bonheur qui vous laisseront avec quelques boules dans la gorge.Les deux comédiennes, Marilyn Perreault et Marie-Josée Forget, sont par ailleurs époustouflantes, alors que la mise en scène de Jacinthe Potvin, un peu molle au début, se ressaisit et réussit à donner à l’ensemble une force étonnante.C'est jusqu’ici, avec Is-berg, un des spectacles les plus marquants du festival.Bravo.En beaucoup plus léger, Guan-daline Sagliocco propose une sorte de folie douce pour les enfants de six ans et plus.Bizarre, le travail de la Norvégienne d’origine italienne qui parle fiançais; difficile à nommer.Du théâtre clown?Du comique pour les enfants?Du ludo-burlesque?Du pédago-hila-rant?On l’avait tout juste raté à Méli’Môme avec ce spectacle qui est finalement venu aux Coups de théâtre 2006, Lés Secrets de la nuit, mais la voici cette fois avec Wouaf! Art, un truc qui tient un peu à tout ce que l’on vient d’énumérer.Elle est d’abord irrésistible, la Guandaline; même si vous ne succombez pas tout de suite à ses gaucheries finement orchestrées, elle vous fera craquer à un moment ou un autre avec ses airs de Pauline Martin quand elle était plus jeune.Sa façon de bouger, de s’autocari-caturer, d’en mettre et d’en remettre avec invention.les enfants, eux, mordent tout de suite.Ici, son propos est léger, on l’a dit: une conférence sur la présence du chien dans l’histoire de la peinture.Avec beaucoup d’effets, bande son, diapos et propos frôlant ces territoires incertains où l’on relègue souvent nos difficiles rapports avec j m ¦ |j M.Boissonnault, Désautels, Radio-Canada , c™™ Arnaud, au jeu «Un hub dos aussi troublant que lo nnlIorKilo .le IMôtitri < linsl |Uo France Castel Suzanne Clément Anne Dorval Elise Guilbault Marina Orsini, Marc Labrèche Monique Rlphard cl |ilusk tus tintics Le lOdécembre 2008 à 20H CULTURE DANSE Aszure Barton pour les dix ans de bjm_danse La compagnie revient en piste avec une nouvelle oeuvre de son égérie new-yorkaise SABELLE PARÉ grand misha, qui a depuis créé naitl’image un peu poussiéreuse ISABELLE PARÉ Avec une nouvelle création de leur égérie new-yorkaise en leur possession, les Ballets jazz de Montréal (bjm_danse) investissent la scène cette semaine dans un programme complet signé de la touche audacieuse d’Aszure Barton, une jeune chorégraphe qui a conquis la Grosse Pomme et séduit Mikhaïl Baryshnikov.Comme un joyau qu’on dévoile petit à petit, bjm_danse continue de révéler les fruits de sa précieuse collaboration avec Aszure Barton, amorcée en 2006 avec la création des Chambres des Jacques, y ajoutant cette fois-ci Jack in the Box.Cette nouvelle œuvre de Barton, présentée en première mondiale à Ottawa en juin dernier au Festival Danse Canada, s’y greffe comme une suite logique, explorant cette fois l’enthousiasme et l'euphorie du groupe, après avoir sondé la psyché des individus dans Les Chambres des Jacques.Une véritable battante Présentées en rafale, les deux pièces dévoilent toute la puissance de cette jeune chorégraphe de 32 ans qui, il y a sept ans, a fait ses valises pour New York certaine de trouver chausson à son pied dans la «ville qui ne dort jamais».«Après Montréal, j’ai eu besoin de me réinventer comme chorégraphe.Mais j’ai toujours gardé un pied à Montréal, en continuant d'y travailler pour bjm_danse, et ici, avec ma compagnie, Aszure Barton and Artists.Je suis venue à New York parce que c’est une ville de survivants, une ville où tous les moyens d’expression se rencontrent», affirme la jeune chorégraphe, qui a déjà dansé pour bjm_danse.Survivante?Le mot est faible.Une véritable battante, oui! Quatre ans après avoir investi New York, Barton est invitée comme chorégraphe en résidence au Baryshnikov Arts Center, après avoir piqué la curiosité de ce géant de la danse.«Baryshnikov, c’était une expérience incroyable.Au début, j’étais très impressionnée et je me demandais ce que j’allais faire.Puis en studio, il m’a dit: “Vas-y.c'est toi la chorégraphe.” Il s’est montré très humble et très généreux et ce que j’ai créé pour lui le présente comme ce qu’il est, un homme comme les autres», raconte la protégée du grand misha, qui a depuis créé des œuvres pour la Sydney Dance Company, la Martha Graham Dance Company et l’American Ballet Theater U.Elle fut louangée de toutes parts: le New York Times a remarqué «son audace», le San Francisco Post, «sa brillance» et XAustralian News a carrément proposé que la Sydney Dance Company confisque le passeport de cette nouvelle figure de la danse.Etiquetée comme une orfèvre des corps et des âmes, Barton, formée au ballet classique, revisite ce langage traditionnel, lui insufflant une bonne dose de délinquance, de sensuaüté et de vivacité, poussant les danseurs jusque dans leurs derniers retranchements, autant physiques que psychiques.Barton décrit ainsi le tandem Les Chambres des Jacques et Jack in the Box.«Dans Les Chambres., je voulais explorer le corps des danseurs; c’est donc une pièce créée à partir de leurs personnalités, de leurs démons.Jack in the Box évoque plutôt la force du groupe, de la collectivité, mais aussi la révolte et le rejet des carcans imposés par le groupe», affirme la danseuse formée au Ballet national du Canada.Chorégraphe à l’énergie hautement contagieuse, Aszure Barton est décrite par Louis Robitaille, directeur artistique de bjm_danse, comme une voix unique.«Il y a beaucoup de chorégraphes dans le milieu de la danse, mais très peu de voix uniques.Aszure est hors normes.Elle ne suit pas de mode.On sent de rares influences, mais si peu.Pour nous, c’était un coup de cœur, un choix viscéral qui collait tout à fait au style de la compagnie», affirme Robitaille.«On retrouve dans son travail la précision de l’exécution, issue du ballet classique, mais elle se fait un malin plaisir à désarticuler tout cela», souligne l’ex-pre-mier danseur des Grands Ballets canadiens.Dix ans et un tournant plus tard Le choix d’Aszure Barton s'inscrit d’ailleurs dans le virage emprunté par la compagnie — autrefois connue sous le nom de Ballets jazz de Montréal — depuis l'entrée en piste de Robitaille en 1998.Créée en 1972, la compagnie frai- X' i un rerte «njma! de Fabric® Meiounrt Mise en scène: Jean-François Poirier.Ass.m.e.s.et régie: Marie-Laurence Lévesque Scéno.et costumes: Xavier Charbonneau.Éclairage: Sylvain Bédard.Musique: Marcello Marandola.Studio Hydro-Québec du MONUMENT NATIONAL Avec: Maxime Cote.David-Alexandre Despres, Mane-Helene Gosselin, Sof* Lambert.Antoine Portelance, Jean-Guy Viau.RIE: 514.871.2224 ADMISSION: 514.790.1245 nait l’image un peu poussiéreuse du «ballet jazz», héritée d’une époque révolue.«C’est difficile de rayer 37 ans d'histoire, mais en changeant notre appellation, il y avait un message clair que la danse, c'est maintenant autre chose que le jazz.On en garde l’énergie, la séduction, mais la danse est rendue ailleurs», soutient Louis Robitaille.Depuis son arrivée, le directeur a pris le parti de faire appel à de jeunes chorégraphes audacieux, accueillant dans ses rangs la Canadienne Chrystal Pite qui, depuis, s’est forgé un nom sur la scène internationale et crée désormais pour le très réputé Nederlands Dans Theater.«On recherche d’abord des chorégraphes qui explorent la gestuelle, qui nous amènent à nous dépasser physiquement, tout en collant à notre personnalité qui est lumineuse, actuelle et joyeuse.Nous ne sommes pas hermétiques, austères et dramatiques», insiste Robitaille.Après avoir collaboré avec Barton, Pite et le Brésilien Rodrigo Pederneiras, bjm_danse s’apprête à travailler avec Mauro Bigonzetti, un chorégraphe italien, directeur artistique du Aterballetto, qui fait partie «des grandes pointures de ce monde», estime le directeur artistique.«Pour nous, ce sera un point tournant, en raison de l’ampleur du chorégraphe», espère-t-il.Après deux années très difficiles marquées par des problèmes financiers, bjm_danse émerge et commence à récolter les fruits de son labeur pour donner une nouvelle image à la compagnie.Et cela, même si l’ombre des compressions fédérales plane sur les projets futurs de la compagnie, comme sur ceux de nombreuses compagnies de danse.«On est sur la sellette, confie Robitaille.Ça peut vouloir dire l’annulation de tournées et moins de travail pour nos interprètes.C’est vrai que c’est très inquiétant.» bjm_danse donne environ 70 représentations par année, dont 54 à l’étranger, ce qui compte pour 62 % de ses revenus autonomes.Jack in the Box, la nouvelle œuvre d’Aszure Barton, présentée par bjin_danse Seule bulle d’espoir dans ce noir tableau, la compagnie s’apprête bientôt à quitter ses locaux désuets de la rue Saint-Urbain pour aménager dans l’ex-biblio-thèque centrale de la Ville de Montréal, rue Sherbrooke, face au parc Lafontaine.«Pour nous, ça va être comme une renaissance», se réjouit Louis Robitaille.Le Devoir JEAN TREMBLAY C I «.New?me.CHoAeç/Wi 4 ans et plus m KbV/tA/ 2$ novembre 200|^ ^embre 2008 a tàfo www.tangente.qc.ca 4 Danse contemporaine t Tang^nU i Québec a R 1*1 840, rue Cherrier, Montréal ^ Sherbrooke Billetterie: 514.525.1500 Design : pdesparoisôgmsil.com Centre Pierre-Peladeau râ Billetterie :514 987.«919 p,I.?.?;,.; admission : su790.12*5 DANSEDANSE.NET COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LA MÉDIATION CULTURELLE 4 ET 5 DÉCEMBRE 2008 PAVILLON SHERBROOKE, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL RENCONTRE Programme détaillé et inscription: www.culturepourtous.ca/forum info@culturepourtous.ca | T 514 873 2641 UNE PRÉSENTATION DE Au Québec, le terme «médiation culturelle» est maintenant utilisé par un nombre croissant d’intervenants culturels et chapeaute un vaste ensemble de pratiques allant des actions de développement des publics à l'art participatif et communautaire.Ce colloque vise à regrouper les préoccupations communes sur le rôle, la pertinence et la fonction de la médiation dans le contexte actuel des pratiques artistiques et culturelles.• Colloque bilingue (français - anglais) avec interprétation simultanée • 30 invités du Canada, Espagne, États-Unis, France et Grande-Bretagne • Le coût d’inscription comprend les lunchs, pauses café, cocktail et le livre-DVD «Culture pour tous/10 ans des Journées de la culture» Culture, Communications et Condition féminine Québec raca n» Avec la participation de : Bureau du Québec à Barcelone Montréal© Cê colloque osi soutenu dans la cadre do l'Entonto MCOCF-V'Ho üo Mont'ôa' ¦ Patrimoine Canadian ¦ ” ¦ canadien Heritage 31© 'ÉCONOMIE SOCIALE: TQ© AllIANLC or R l L II Ht t H f r f sia u qufattoii a * RiCHiacNi s a r t » * a * 1 * n v U : y COOPERACIÔN UftlXAM EXTEHiOA r K (I LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 2 ET DIMANCHE 23 NOVEMBRE 20 0 8 CULTURE Jazz Le musicien qui ne dort jamais SERGE TRUFFAUT Il y a ici-bas un musicien qui ne mange pas, ne boit pas, ne dprt pas mais travaille, bûche, trime, fignole sans jamais bricoler.Il habite New York mais fréquente beaucoup le Japon.Il est saxophoniste mais aussi compositeur, arrangeur, chef d’orchestre et provocateur.Il est moyen de taille et a les poches remplies de livres.Des littéraires, des historiques et des philosophiques.Il s’appelle John Zorn et est un génie.Au sens premier et profond du terme.Il est difficile, donc passionnant, de le suivre parce qu’il est à l’image de la toupie.Toujours là où on ne l’attend pas.Tenez-vous bien: un jour il décline les compositions de Serge Gainsbourg ou de Burt Bacharach; le lendemain matin il instrumentalise les menus travaux de Jean-Luc Godard, de Jean Genet, de Mickey Spillane ou de Walter Benjamin; l’après-midi il dirige un enregistrement de Bar Kokhba; le soir il supervise celui d’Electric Masada ou de Naked City; la nuit il anime une session de la série Filmworks; le surlendemain matin il joue de l’alto en compagnie de ses amis de Masada; l’après-midi, il se penche sur le livre des anges.Bref, il a tellement joué, composé et produit, bien joué, très bien composé, fort bien produit, qu’avec Zorn et seulement lui on peut se confectionner une discothèque aussi garnie que très riche en beautés diverses et savoirs curieux.Aujourd’hui, il se signale à nous avec la parution du volume 11 de Books of Angels et se manifeste simultanément avec la publication du volume 20 de la série Filmworks.Le premier des deux est en fait ceci: le populaire trio formé de John Medeski aux claviers, du Pour les besoins d’un documentaire consacré à Aleichem, Zorn a composé 12 morceaux contrebassiste Chris Wood et du batteur Billy Martin interprète onze morceaux écrits par Zorn.Le deuxième est en fait cela: Zorn propose l’enregistrement des pièces qu’il a écrites en l’honneur de l’écrivain Sholem Aleichem, à qui l'on doit, entre autres choses, la nouvelle adaptée au cinéma sous le titre Un violon sur le toit.AL lons-y avec ce dernier.Voilà, en son temps — Aleichem est né en 1859 en Russie, en Ukraine pour être plus précis, et est mort en 1916 à New York — cet humoriste et écrivain fpt si populaire qu’aux Etats-Unis on le surnomma le Mark Twain de la littérature juive.En fait, on devrait dire de la littérature en langue yiddish, car toute sa vie la promotion de cette langue fut son obsession.Son combat Toujours est-il que, pour les besoins d’un documentaire consacré à Aleichem, Zorn a composé 12 morceaux.Puis il a réuni le harpiste Carol Emanuel, l’accordéoniste Rob Burger, le contrebassiste Greg Cohen, le violoniste Mark Feldman et le violoncelliste Erik Friedlander, ces trois derniers formant le Masada String Trio.Le tout est très enjoué, joyeux.Aussi fluide que mélodique.Bien évidemment, les tonalités propres à la musique klezmer sont présentes de bout en bout, avec parfois des ponctuations qui rappellent celles que chérissait Béla Bartok et des clins d’œil au tango.Qui plus est, c’est fort bien exécuté.Un vrai régal pour ceux qui aiment davantage le Zorn de Bar Kokhba que de Masada.Pour ce qui est maintenant du Book of Angels, il s’agit donc du onzième volume, celui-ci enregistré par Medeski et ses complices.Avant toute chose, on se souviendra que le pianiste et organiste a participé à plus d’une aventure ' mamrnr • SOURCE FESTIVAL VICTORIAVILLE 2007 John Zorn, saxophoniste mais aussi compositeur, arrangeur et chef d’orchestre concoctée par Zorn.Bon.Cet album est moins mélodique que celui honorant la mémoire d’Alei-chem, mais plus dynamique.Il est moins fluide, moins simple, mais plus agressif, dans le bon sens du terme.Comme il est de coutume avec ce trio, comme en témoignent leurs propres productions, celui-ci met en relief l’inclination que ces trois baroudeurs cultivent pour la déconstruction.Ils aiment retenir les notes, les placer là où on ne les attend pas.C’est excellent.Vraiment.En tout cas, ça nous change beaucoup des trios suédois et de leur musique sirupeuse.Bref, ça décape quand il faut et comme il faut.PS.Très important on a acheté ces deux albums chez Archambault à un prix plus convenable, si l’on peut dire, qu’ailleurs.PS.Tout aussi important: il y avait plusieurs copies.Le rapport qualité/prix La semaine dernière, on vous a entretenus d’un album de Monk avec Johnny Griffin et d’un Griffin enregistré live au Danemark.Et alors?Le disquaire d’Archambault-Berri a communiqué avec nous pour nous signaler qu’il n’avait pas le live danois.On est désolé pour lui et surtout pour les lecteurs induits en erreur à cause du manque de précision de la part du couillon qui signe ces lignes.Bon.Les deux volumes du Griffin live au Danemark ont paru sur l’étiquette allemande JazzColours.On a acheté l’un des deux en notant que J1MV en avait enfin réduit le prix.Etant souvent agacé par le fait que trop souvent on prend le lecteur-consommateur pour un cochon de payant, on cultive le souci de l’économie.Désolé.mais restons dans le sujet.Les grandes soldes de la semaine s’appellent, pour ainsi dire évidemment, Curtis Fuller et Hank Mobley.Tromboniste, le premier avait enregistré The Opener pour l’étiquette Blue Note en 1957.A ses côtés, il y avait Hank Mobley au ténor, Bobby Timmons au piano, Paul Chambers à la contrebasse et Art Taylor à la batterie.Saxophoniste, le second avait signé cette production portant son nom en 1957 en compagnie d’Art Farmer à la trompette, de Horace Silver au piano, de Doug Watkins à la contrebasse et d’Art Blakey à la batterie.Dans les deux cas, c’est à noter, voire à retenir, il s’agit d’albums qui avaient disparu des rayons des disquaires depuis des lunes et des lunes, les patrons de Blue Note ayant décidé d’appliquer la formule chérie de Norman Granz, le fondateur de Clef Records, de Verve, de Pablo et de deux ou trois autres qu'on oublie.Quelle formule?Diminuer régulièrement l’offre pour mieux accentuer la pression sur la demande.Bref, ce Fuller et ce Mobley avaient disparu.Toujours est-il qu’ils sont de nouveau disponibles.Où?Chez Archambault.A quel prix?10 $ avant les taxes.En un mot, le rapport qualité/prix est vraiment à l’avantage du consommateur.Le Devoir Musique classique salon du livre DEmontréal 19 AU 24 NOVEMBRE 2008 Présidente d'honneur : Mireille Deyglun Invités d’honneur : François Barcelo Jean-François Beauchemin Philippe Beha Christiane Duchesne Philippe Graton Jacques Lacoursière Pierre Lespérance Scholastique Mukasonga Mohamed Salmawy __ tOÏpÊ*» ?a poès ?* 'es%T' ornai1- es n Scfei)ce& ‘J7* ¦ligvoi'- ïTi'ims Heures d’ouverture mercredi : 9h à 21h jeudi : 9h à 21h vendredi : 9h à 22h samedi : 9h à 21h dimanche : 9h à 19h lundi : 9h à 16h Matinées scolaires mercredi, jeudi et lundi : 9h à 15h Admission générale : 8 $ Admission générale via Internet : 6 $ Ainés (60 ans) : 5 $ Passeport (photo requise) : 10$ Programmation complète sur satondulivredemontreal.com PLACE BONAVENTURE www.salondulivredemontreal.com El Bonaventure 800.rue de la Gauchetière Ouest, Montréal N t s in *U0« tlVUVM U«»0IIT«tAl SODEC Québec HS CanadS yjjy Conseil des Am Canada Council du Canada for the Am ÜÈ,?cîy aansa ?Desjardins Le Vampire ressuscite en Hongrie ¦1T «.Ensemble Super M nsique offre un modèle inèqnle', un espoir qui fait croire en certaines /ormes de démocratie, avec ici un esprit festif réjouissant.Ça fait du bien.» —Érir Normand, JazzoSphère I.KlUitillll www.supermusique.qc.ca mercredi 17 + jeudi 18 décembre 2008 zohjo Société des arts technologiques 1195, boulevard Saint-Laurent Montréal [Métro Saint-Laurent] Billets : 20 $ / 10 $ (en vente à la porte le soir du concert) Y fi DU BRUIT DANS MA CABANG eNS_eMBLe_ SUPGRMUSIQUe Joane Hétu maître de chantier Jean Derome briqueleur Diane Labrosse ébéniste Pierre-Yves Martel plâtrier Danielle Palardy Roger peintre Pierre Tanguay maçon Martin Tétreault plombier architectes Jean Derome, Joane Hétu, Danielle Palardy Roger, Martin Tétreault décorateur David Emmanuel Fafard éclairagiste Alexandre Péloquin sonorisateur Colin Gagné CHRISTOPHE HUSS Le destin de certaines œuvres musicales est incompréhensible.Depuis près de 100 ans, l’opéra Le Vampire de Heinrich Marschner a presque disparu des scènes.L’ouvrage a été ressuscité conjointement par l’Opéra de Rennes et l’Opera Competition & Festival à Szeget en Hongrie, une manifestation d’un nouveau genre, relayée par la chaîne de télévision Mezzo dans 39 pays pour 16 millions de foyers abonnés.Tout l’univers lyrique à Montréal, ou presque, semble tourner autour du bel canto, de l’opéra italien et français.Par l’entremise de Kent Nagano nous avons heureusement pu entendre deux importants opéras de Wagner ces dernières années, mais l’opéra allemand, notamment le parcours qui le mène du Singspiel (tel La Flûte enchantée) à l’opéra de Wagner et ses émules — Humperdinck dans Hansel und Gretel — est très peu connu.Entre Mozart et Wagner, seuls Fidelio de Beethoven et le Freischütz de Weber ont émergé.Le chaînon manquant C’est à Weber que l’on doit la naissance d’un véritable opéra romantique allemand.Heinrich Marschner (1795-1861) se situe très exactement dans le sillage de Weber, auquel il espéra d’ailleurs succéder à Leipzig.Le Vampire est un ouvrage emblématique de Marschner et, à ce qu’on a pu en juger sur la scène du théâtre de Szeget, il a peu de choses à envier au P'reisdiütz.Marschner, compositeur fasciné par le fentastique, a composé ici une sorte d’équivalent musical des toiles de Caspar David Friedrich.Le Vampire a eu une évidente influence sur le Wagner du Vaisseau fantôme et constitue un chaînon important de l’histoire de l’opéra allemand.D ferait un magnifique ouvrage pour l’Atelier de l’Opéra de Montréal.Hélas, la production de l’Opéra de Rennes présentée à Szeget a renvoyé Le Vampire dans son trou.Confiée à un affligeant metteur en scène roumain, Zoltan Balazs, un élève de Bob Wilson qui singe tous les tics de son maître, la production transposait ce parangon du romantisme germanique, tout d’ombres et de lumières (avec beaucoup d’ombres), dans un japonisme de pacotille où les chanteurs s’évertuaient à oublier de chanter pour mémoriser des gestes de sémaphore.Ce qui est donc le plus important à retenir, c’est l’incroyable pari et Hdée un peu folle de cet Opera Competition & Festival, qui vise à juger et à récompenser des jeunes chanteurs non pas sur quelques airs choisis, mais pour leurs qualités vocales et dramatiques au sein d’opéras présentés en intégralité.La maison de production hongroL se Armel a réussi ce pari en établissant des partenariats avec la chaîne de télévision Mezzo (qui retransmettait les cinq opéras), le festival Open air de Szeget et le Pannon Philharmonie Orchestra.C’est à l’absence de la chaîne Mezzo dans les choix de bouquets télévisuels au Canada que nous devons d’avoir manqué le gala du concours Operalia, qui se déroulait chez nous (à Québec, en septembre), et d’avoir été privés de la fenêtre sur l’intéressant bouillonnement opératique qui a touché la vil le de Szeget, à 170 kilomètres au sud de Budapest, ces deux dernières semaines.On notera au passage la rémanence de la présence de la musique classique dans ce pays à forte tradition et identité culturelle qu’est la Hongrie: l’Opéra de Budapest affiche complet soir après soir.On y a droit jusqu’à quatre spectacles ré- partis dans ses deux salles certains jours de week-end.Eh oui, à Budapest on présente Carmen le samedi à 11 heures du matin, et on remet ça à 16 heures! L’autre partenariat essentiel pour Armel, initiateur de l’Opera Competition & Festival, fut de convaincre cinq maisons opéras (Brême en AL lemagne, Gdansk en Pologne, Rennes en France, Szeget en Hongrie et le DiCapo Opera Theatre à New York) d’accueillir les jeunes chanteurs finalistes dans leurs distributions et de venir présenter leurs productions à Szeget.Un prix a d’ailleurs salué la meilleure d’entre-elles: The Crucible, une création de Robert Ward d’après Henri Miller proposée par le DiCapo Opera Theatre de New York.Les autres ouvrages présentés, outre Le Vampire, bavent.Adrienne Lecouvreur de Cilea, Raoul, une création de Gershon Kingsley et Michael Kunze, et Le Viol de Lucrèce de Britten.Musique et théâtre L’Opera Competition & Festival, d’ores et déjà assuré de se tenir l’an prochain avec d’autres opéras participants, attirés tant par l’événement que par la couverture télévisuelle de leur travail, est une initiative fort intéressante mais qui fait face à des défis et biais fort délicats à juguler, notamment le choix des œuvres et des metteurs en scène.Les chanteurs enrôlés dans le projet du Vampire partaient avec un handicap sérieux: comment juger de leur aura scénique dans une scénographie stérilisée par une gestique allant contre la musique?Le président du jury, le metteur en scène russe Anatoly Vasiliev a lui-même reconnu la difficulté de tempérer l’influence de l’ouvrage et de sa mise en scène dans le jugement Agnès Havas, directrice d’Armel Productions, a déjà prévu de revoir entièrement le processus de sélection, qui se tiendra pour l’édition 2009 à New York, à Zurich, à Bergen, à Paris et à Budapest.Car cette année les chanteurs présélectionnés étaient choisis en dernier ressort par les metteurs en scène pour leur aptitudes dramatiques.Mais certains critères faisaient frémir.Ainsi, Péter Telihay, un génie en son genre, a candidement avoué avoir choisi les deux principaux protagonistes du Viol de Lucrèce, le premier pour ses yeux bleus froids et la seconde pour son dos somptueux! Malgré la bêtise de ses critères, Telihay a eu de la chance: la fille aux divins omoplates — la mezzo croate Janja Vuletic — a remporté le prix de la meilleure chanteuse.A en juger par le gala, deux femmes, par leur voix et leur aura, dominaient de très loin le lot des 19 compétiteurs: Janja Vuletic et la soprano américaine Kristin Sampson {Adrienne Lecouvreur).J’espère qu’on réentendra parler d’elle, qui n’a pas eu de prix car il fallait absolument un «meilleur chanteur», récompense qui, dans un véritable désert, est allée à un efficace mais nasal ténor gueulard du nom d’Adam Diegel.On touche là un des problèmes dont dépendra l’avenir de l’Opera Competition & Festival C’est ce que j’appelle le «syndrome Peter Sellars».Oui, l’opéra c’est du théâtre chanté.Oui, plein de jeunes gens avaient ici la tête de leur emploi.Mais les voix doivent primer sur les «gueules».Le Devoir Christophe Huss était l’invité de l’Office national du tourisme hongrois et de l'Opera Competition & L'estival PME-ART CAROLINE DUBOIS, CLAUDIA FANCELL0 ET JACOB WREN HOSPITALITÉ 3 L'INDIVIDUALISME EST UNE ERREUR 4 AU 14 DÉCEMBRE 2008.20 H.USINE C 1345, AVE LALONDE, MONTREAL.T : 514.521.4493 WWW.PME-ART.CA - WWW.USINE-C.COM SON : RAOWAN M0UMNEH - LUMIÈRE : PHILIPPE DUPEYROUX CRÉÉ EN COPRODUCTION AVEC USINE C (MONTRÉAL! ET EN COLLABORATION AVEC HARBOURFRONT CENTRE’S WORLD STAGE (TORONTO) mæsetwr- * “ USINE Q LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2 0 0 8 CULTURE DISQUE Mélanger les genres pour rapprocher les gens Le rappeur Abd al Malik continue de faire des liens entre le rap et la chanson française Poussé plus que jamais par le désir de mélanger les genres, le Français Abd al Malik jette des passerelles, plutôt des ponts entiers, entre l’univers du rap et celui de la chanson française.Avec comme bouquet d’ouverture un duo avec Juliette Gréco.PHILIPPE PAPINEAU C> est à croire qu’il y a urgence pour Abd al Malik.Déjà, sur son deuxième album, Gibraltar, paru en 2006, le Français avait marqué les esprits pour avoir collaboré avec Gérard Jouannest, le pianiste de Brel, en plus de s’inspirer du grand Jacques, justement.Deux ans plus tard, sur ce nouvel album Dante, le rappeur-philosophe continue de faire des liens entre le rap et la chanson française: il ose un duo avec Gréco, revisite Nougaro, échantillonne Regian-ni, et fait arranger des chansons par Alain Goraguer.Rien que ça.Saisir le ballon au rebond Abd al Malik, né Régis Fayet-te-Mikano, est bien coté et bien connu dans le monde de la musique en France.Son Gibraltar, qu’il est venu défendre lors des FrancoFolies de Montréal en 2007, lui a d’ailleurs valu plusieurs récompenses, dont le prix Charles Gros 2006 et le prix Constantin 2007, en plus d’être nommé artiste masculin de l’année aux Victoires de la musique 2008 — l’équivalent du Gala de l'ADISQ.Ce Dante, baigné dans les rythmes Motown tout comme dans les cuivres et les cordes, ne manquera pas d’ajouter à sa superbe.En ouverture de l’album, Malik offre Roméo et Juliette, un duo avec la grande Juliette Gréco.Puis il remâche Paris mai, de Claude Nougaro, en plus d’échantillonner sur Le Marseillais, un extrait du titre Le Petit Garçon, de Serge Regianni.Et comme si ce n’était pas assez, sur cinq morceaux Abd al Malik a fait appel aux talents d’arrangeur d’Alain Goraguer, qui a collaboré avec Boris Vian et Serge Gains-bourg première époque.Pour le rappeur, il y avait urgence de remettre au goût du jour tous ces grands noms et de faire des liens avec le hip-hop.- «Vous savez, on a cette espèce d'attitude un peu muséifiante vis-à-vis de ces monstres sacrés du patrimoine», explique Abd al Malik, véritable mitraillette à phrases-chocs fortement inspirées par le soufisme.«On n'y touche pas, on les laisse dans des sortes de musées, alors que, de mon point de vue, les Brel, les Gainsbourg, les *% «P’-f :'XÿvVvky'’ï.;v ' " -A ; •gONu cELENIENT 0 ssiiisa Nougaro et tous les autres, ils ont installé une dynamique.En toute humilité, ils nous proposent à nous, artistes d’aujourd’hui, de saisir le ballon au rebond et d’en faire quelque chose en y amenant notre propre singularité.L’art n’a de sens que vivant.» La rencontre entre Abd al Malik et Juliette Gréco pourrait être Hi * • • I • ?s;.b t mi Auteurs Compositeurs Interprètes m M’as-tu lu?www.conseildesarts.ca Les Prix littéraires du Gouverneur général Conseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts UMO Groupo finanrirr Plusieurs se souviendront*^ faisaient résonner la d ^ albunrl étalt tant suivaient continuelle pas encore entendu.fâttà attendu.Mihaiilin propose ce que -_ laplacedesarts.com 614 84?2112/1 H66 842 211?Studio-théâtre de la Place des Arts 29 novembre 20 h Billets 20$ En vente à la Place des Arts rard Jouannest, avec qui le rappeur travaille.Mais bon, Malik, lui, préfère une autre version.«Il y a très longtemps que je voulais travailler avec une rappeuse, et je me suis dit que j’allais travailler avec la plus grande des rappeuses, Juliette Gréco, raconte l’ancien leader de la formation N.A.P.Elle a toujours eu cette espèce de rage et d’urgence, mais toujours constructive.Pour moi, être artiste, c’est être Juliette Gréco.» En écoutant le duo Roméo et Juliette pour la première fois, le Français a été renversé par l’interprétation de Gréco.«Aujourd'hui, on parle beaucoup des auteurs-compositeurs, et on oublie ce qu’est un interprète.C’est en même temps mon texte et ce n’est plus mon texte, raconte-t-il.Elle m’a totalement dépossédé.» De l’individuel au collectif Tous ces grands noms qui jalonnent ce disque sont autant d’occasions pour Abd al Malik de jeter des ponts entre les différents genres, mais aussi entre les différents individus.«Il y a urgence de dire qu’on est les doigts différents d’une même main.Ça se manifeste dans mon envie de travailler avec ces héros, et ça m’oblige aussi d’une certaine manière à parler des difficultés qu’on peut vivre aujourd’hui.De ce rapport individualisé au monde.Et que la véritable subversion, c’est d’être capable de passer de l’individuel au collectif.Alors, c’est ce que j’essaie de faire à la fois dans la forme et dans le fond.» Dans ses textes, la marotte de l’artiste est la difficulté de s’intégrer dans l’Hexagone.«Parce Abd al Malik est une véritable mitraillette à phrases- chocs fortement inspirées par le soufisme qu’être Français sur papier ne suffit pas si dans tes attitudes il n’y a pas la même reconnaissance», chante-t-il sur HLM Tango.«La France n’arrive pas encore à reconnaître tous ses enfants, explique le natif de Paris, d’origine congolaise.Les urgences — toujours ce mot —, ce sont les crispations qu’il y a autour de la communauté nationale, de sa diversité, du fait qu’une de ses parties est reconnue pleinement et qu’une autre pas.Et puis il y a aussi qu’on vit dans une période difficile, avec tous ces gens qui vivent une précarité, il y a une espèce d’exclusion, il y a des difficultés sociales réelles.Et forcément, ma plume est irriguée par tout ça.» Cette volonté d’Âbd al Malik de décloisonner à grands coups de pied se retrouve jusque dans le titre de cet album, Dante, une référence à Dante Allighieri, l’auteur de La Divine Comédie.«Tout le monde à son époque écrivait en latin, et lui, son œuvre majeure, il l’a écrite en toscan, raconte le rappeur.C’était un acte fondateur, puisque d’une certaine manière il a contribué au décloisonnement du savoir et de la culture.Pour la première fois, on écrivait pour le peuple, et le savoir et la culture n’étaient pas réservés à une élite.Et en toute humilité, je procède de la même manière.Le rap, la littérature, la philosophie, ce n’est pas réservé à une élite, c’est pour tout le monde.» Le Devoir ABD AL MALIK Dante Maisonnette / Select SOURCE MAISONNETTE Sur son tout nouveau CD intitulé Dante, Abd al Malik a fait appel aux talents d’arrangeur d’Alain Goraguer, qui a collaboré avec Boris Vian et Serge Gainsbourg première époque.expliquée très simplement: elle est la conjointe du pianiste Gé- CONCERT POUR LA NATIVITE vendredi 28 novembre 2008,20 h Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Ensembles vocal et instrumental dirigés par Luc Beauséjour.Bach, Balbastre, Byrd, Du Caurroy, Praetorius, Scheldt, Zipoli, etc.Entrée simple : 28 $ Étudiants à temps plein (moins de 25 ans) : 10 $ Moins de 15 ans : Gratuit Réservations ou renseignements 514-748-8625 ou www.clavecinenconcert.org D' \sr rs ARTS nrr/ nrf* (MONTREAL ¦Ai PU LACE , a W MUSIQUE Québec nn 'dA 1007 1.1.DF.VOIIi Ils sont de retour à Montréal.profitez-en! nem ans Le Nouvel Ensemble Moderne 1909- 2009 sous la direction de Lorraine Vaillancourt Xi 11.12.08 Concert événement pour les 100 ans d'Elliott Carter www lénem.cn f LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2 0 0 8 E 8 Une salle de danse, un stade, un studio de télévision et vous LYNNE MARSH Musée d’art contemporain de Montréal 185, rue Sainte-Catherine Ouest Jusqu’au 8 février 2009 MARIE-ÈVE CHARRON Dès l’amorce de l’exposition consacrée au travail de Lynne Marsh au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM), le spectateur saura qu’il était attendu.A travers un dispositif qu’il est ici préférable de taire pour en garder la surprise, Fanfare (2008) met en situation le visiteur de façon à le faire basculer dans un espace fictif qui emprunte les codes du cinéma et du spectacle.Simple, l’intervention n’est pas la plus forte de l’exposition, mais elle a le mérite d’exploiter une composante centrale que filent les trois autres installations du parcours, à savoir anticiper de manière singulière la présence du spectateur.Là n’est évidemment pas le seul enjeu de l’exposition que le MACM a coproduite avec le Musée régional de Rimouski, où elle a fait une première escale l’été dernier.La version montréalaise, menée par la conservatrice Lesley Johnstone, a ajouté à la sélection rimouskoise deux œuvres, ce qui en fait à ce jour, le plus substantiel corpus d’œuvres de l’artiste présenté à Montréal.Alors que l’artiste s’est fait connaître avec des œuvres qui mettaient à l’honneur des espaces virtuels et une imagerie empruntée à la simulation et aux jeux vidéo, la présente sélection, comme le souligne Johnstone dans le catalogue, donne à voir des lieux existants dont Marsh ausculte mm _ ^ " ¦ # ¦ SsmSKSiê Une image prise à l’Olympiastadion de Berlin l’architecture pour en faire ressortir les fonctions sociale, historique TOUT PRES DE CHEZ VOUS.Votre pays.Votre monde.Votre musée.f ¦ et culturelle.Pour l’une des installations, il s’agit de l’Olympiastadion de Berlin; pour une autre, du Rivoli Ballroom à Londres; et pour la dernière, d’un studio de télévision allemand.Chacun de ces espaces est jaugé à partir d’une figure féminine centrale, voire une unique présence humaine, que le spectateur est à même de découvrir à travers une posture prescrite par le dispositif.Images fabriquées Ballroom (2004), par exemple, est une vidéo projetée en boucle faite d’un plan-séquence qui montre d’un point de vue idéal une salle de danse au charme vétuste caractérisé par les luminaires rouges et des lustres.Le point de vue du spectateur recoupe celui de la caméra, accentuant ainsi le point de fuite dessiné par la configuration du lieu.Cette po- sition procure la possibilité de contempler à loisir la figure féminine qui fait office de boule-miroir au centre de la pièce.Incarnée par l’artiste, pour les besoins suspendue la tête en bas les bras en croix, elle tourne sur elle-même, entraînant avec elle un jaillissement de lumière grâce à son costume scintillant qui la fait se confondre avec la décoration.La présence du personnage au sein de la pièce oscille entre l’objet d’ornementation et le sujet actif qui exécute une posture de gymnaste.D en découle une ambiguité troublante à laquelle la bande sonore, une musique grave et lente, ajoute une note dramatique et feutrée.Le résultat a quelque chose d’envoûtant que ne partage pas Camera Opera (2008), qui privilégie plutôt la mise à distance de la représentation.L’œuvre, qui est une version Le Musée canadien des civilisations donne accès à des expositions de grande renommée - et à une compréhension plus approfondie de notre identité, notre histoire et notre culture - aux communautés d'un bout à l'autre du pays.Coup de patins - La passion canadienne pour le patinage Une exposition du Musée canadien des civilisations en montre au Musée du Château Ramezay de Montréal jusqu'au 29 mars 2009 chateauramezay.qc.ca «514 861-3708 DENIS JUNEAU :é * L 4 Exposition « Ligne, surface et couleur » Jusqu’au 6 décembre GALERIE SIMON BLAIS • *r www.galeriesimonblais.com T.514 849-1165 d*.musée canadien des civilisations CANADIAN MUSEUM OF'CIVILIZATION www.civilisations.ca 1 800 555-5621 Canada Vf, EXPOSITION SOULIGNANT LE 60* ANNIVERSAIRE DU MUSÉE DE LACHINE JUSQU’AU 21 DÉCEMBRE CATALOGUE DE L'EXPOSITION EN VENTE SUR PLACE, OFFREZ L'HISTOIRE EN CADEAU.514634.3478 MUSÉE DE LACHINE, 1 CHEMIN DU MUSÉE (ANGLE ST-PATRICK) LACHINE OUVERT DU MERCREDI AU DIMANCHE, DE 11 H 30 À 16 H 30 Montréal PvTÏI «*¦* QUHH’C e»wa installative d’une vidéo commandée dans le cadre de la Triennale du MACM cet été, campe un studio de télévision dont on voit les préparatifs de tournage; la présentatrice de nouvelles (réellement en poste pour la télévision allemande) se prête aux tests de cadrage, les caméras exécutent leurs déplacements tandis que l’assistance est encore absente.Sous les airs d’une valse de Strauss, c’est la danse elle-même des caméras qui accapare l’attention.Le spectateur devient ainsi le témoin privilégié de ce qui est habituellement dissimulé dans les coulisses.Encore fondée sur l’efficacité d’un dispositif de réception, l’œuvre fait la démonstration, toutefois bien littérale, d’un régime des images fabriquées auquel même les bulletins de nouvelles n’échappent pas.Au bout du parcours, Stadium (2008) s’impose avec la monumentalité de son sujet qui est TOlympiastadion de Berlin.Construit pour les Jeux olympiques de 1936 durant le IIP Reich, il a aussi donné au célèbre film de Leni Riefenstahl, Les Dieux du stade, son décor.la vidéo de Marsh actualise cette donne historique du bâtiment à travers des mouvements de caméra et un montage qui ne sont pas étrangers à ceux engagés auparavant par la cinéaste allemande Gongs déplacements latéraux et circulaires, vues en plongée et en SOURCE LILY MARSH contre-plongée, changements rapides d’échelle de plan ou d’angle par le montage, etc.).La caméra circule dans le stade désert, faisant apprécier le dépouillement de ses formes et la standardisation de ses composantes.Encore une fois, le dispositif prescrit au spectateur une posture singulière en relation avec la projection.Ici, des rangées de bancs font judicieusement écho à ceux des images, établissant un fort lien de réciprocité.La présence soudaine d’un personnage féminin en vêtements de sport tranche avec la régularité des formes qu’elle explore avec passablement de liberté, évoluant à travers les rangées sans considération pour leurs usages habituels.D’autres détails viennent troubler la froideur des lieux, faire plier la rigidité de la structure pourtant soulignée par les mouvements de caméra.L’exactitude de la chorégraphie (des caméras et du corps) contribue paradoxalement à tirer la représentation du côté de l’irréel, faisant de l’image un lieu fatalement chargé de fantasmes et d’imaginaire.La portée des œuvres de Lynne Marsh, comme l’invite à le penser l’exposition au MACM, est d'aménager des dispositifs qui invitent le spectateur à habiter les images tout en portant sur elles un regard critique.Collaboratrice du Devoir Événement au profit de la Fondation de l'Hôpital Sainte-Justine ! Antiques Puces Libres vous offres, jusqu'au 22 décembre, 10% à 50% de rabais sur toute la marchandise en magasin.4240, rue St-Denis • 514 842-5931 20% des recettes seront versées à la Fondation de l'Hôpital Sainte-Justine.Avec achat de 100$ et plus, vous courez la chance de gagner une peinture d'une valeur de 2500$.Voir règlement en magasin.UN GROS MERCI! M.et Mme Jean-Claude Taquet Antiquaires essme-m i cjviam en santé - ch \\ « Fondation De l’HOpital Sainte-Justine 1‘i'ur l'amour iks cttfam U: DEVOIH LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2 0 0 8 DE VISU t, /i 'f< SOURCE AGO Le Massacre des Innocents de Rubens, chef-d'œuvre baroque mais inconnu jusqu'à son acquisition par Thomson en 2002 Collages et rafistolages Le nouvel AGO porte la signature de deux Torontois : Frank Gehry, l’architecte, et Ken Thomson, le collectionneur.Pour le meilleur et pour le pire.Toronto en renouvellement JÉRÔME DELGADO Toronto — Le pari que prend pour sa nouvelle vie le musée des beaux-arts de l’Ontario (Art Gallery of Ontario — AGO) est risqué.Une série de collages l’anime, autant dans son agrandissement (septième du genre pour l’établissement ouvert en 1911), signé Frank Gehry, que dans la disposition des collections.Les superpositions d’idées et d’univers font la loi.Ça fonctionne dans bien des cas.Pour combien de temps?Le nouvel AGO joue la carte touche-à-tout comme il se devait II y a de tout, rue Dundas.Il joue aussi sur un double plan, alliant prestige international et touche locale.L’œuvre de Gehry, l’enfant du pays devenu starchitecte, est marquée du sceau du bois, matériau national par excellence, choisi pour son évocation de l’architecture domestique.Le directeur de l’AGO, Matthew Teitelbaum, ne cachait pas il y a une semaine vouloir offrir aux Torontois une maison.L’impression est bonne, mais à la longue l’architecture dévoilera ses failles.Dans cette Galleria Italia apparue au-dessus du trottoir, le bois, simple revêtement posé sur poutres et murs, sonne faux.En est-il autrement pour l’ensemble des ajouts de Gehry qui ne font, finalement, que ca-chçr l’édifice existant?A l’intérieur, l’identité canadienne demeure fondamentale, avec une logique tendance vers l’art local — un coin rend un hommage bien senti à la Coach House Press, centre d’art torontois né dans l’esprit révolutionnaire des années 1960 et 1970.L’âme beaux-arts, elle, reste à l’avant-plan, même si les artistes contemporains semblent sortir gagnants de la transformation, bénéficiant des nouvelles ailes et d’une présence, somme toute, très éparpillée.11 y a de tout, rue Dundas, et l’art d’aujourd’hui y est partout.Le risque contemporain C'est cet éparpillement contemporain qui rend l'AGO audacieux.Le gros de cette collection se trouve dans les tours sud de Gehry — un étage 1960-1990, un autre de 1990 à nos jours, fractionnés par thèmes et ponctués de solos (Betty Goodwin, suivie de Gerhard Richter, puis de General Idea).Mais il n’est pas rare de trouver au tournant, ou à l’intérieur, d'une salle historique des œuvres récentes.The Index de David Altmejd, tel qu’annoncé, occupe une place de choix, bien que ce soit dans un passage vers The Grange, la première demeure du musée.Elle est de choix, cette place, parce qu’elle oblige le visiteur à se frotter, pas seulement des yeux, à ce majestueux labyrinthe de miroirs.Si l’emplacement de The Index se défend, d’autres choix sont moins heureux.Tel le petit survol sans explication de l’actuelle scène to-rontoise qui surgit de nulle part.Les sauts dans le temps font ligure de signature.Une signature assumée, plus soignée et infléchie dans le cas des mariages proposés pas Catherine de Zegher, qui revisite des siècles de peinture européenne (1600-1900).«Je propose des transitions entre les collections.Un peu comme Frank Gehry, je crée une nouvelle cohérence, une fluidité, disait la directrice des expositions et publications.Les choses du passé informent sur le présent, et inversement.» Sa section «nature morte» fait défiler les regards tant sur des vanités flamandes que sur la fragmentation moderne d’un Braque et d’autres (tel Borduas!).Et ça aboutit dans la contemporaine mais déjà historique table de Damian l’AGO Moppett — impression numérique de 1999 où l’on voit des rubans de pellicule photo.Une autre transition, davantage sur le ton de la confrontation, porte sur le paysage et son rêve de le conquérir (les Poussin et Carr d'hier face à Liz Magor ou Ed Burtynsky).Le plus politisé de ces espaces réévalue, lui, la place des femmes dans l’histoire de l’art.Notons aussi l’audace de l’accrochage, dont celui opposant un mur archiplein, à la manière des salons académiques, à un plus sobre alignant les impressionnistes.La collection Thomson La rénovation du musée, qui se concrétise par une aire d’exposi- tion plus vaste (49 % plus grande) et par l’acquisition de milliers d’œuvres, a été possible (provoquée?) grâce à un don majeur de feu Ken Thomson, riche mécène de Toronto.«Il nous fallait des salles appropriées pour sa collection», répondait au Devoir Matthew Teitelbaum pour expliquer l’origine de l’agrandissement Le philanthrope n’a pas seulement légué 2000 pièces, il a aussi ouvert son portefeuille (100 rpillions de dollars).Enorme cadeau.Empoisonné?Certes, l’AGO hérite de nombreux trésors, dont le Massacre des Innocents de Rubens, chef-d’œuvre baroque mais inconnu jusqu’à son acquisition par Thomson en 2002.Il y a aussi ces miniatures, médailles, faïences et ces maquettes de navires à rendre jaloux n’importe quel musée maritime.La famille Thomson a exigé que l’ensemble de son cadeau soit exposé.Légitime demande dont le principal trait (l’absence de cartons au mur) est rare dans un musée.Agréable obligation, remarquez, qui centre notre attention sur l’objet Cette collection, essentiellement d’art canadien, devait se retrouver dans un musée d’ici.Mais à quoi bon l’exposer dans son intégralité?Ce doute s’installe à la vue des 133 peintures de Krieghoff, dont certaines, à quelques détails près, répètent inlassablement la même scène d’hiver.Fallait-il montrer Ken Thomson comme un maniaque, obsédé par son pouvoir d’achat?Pourquoi acquérir un Rubens de 50 millions de livres si c’est pour s’en défaire immédiatement?Au-delà de ce constat ces vingt salles d’art canadien jettent de l’ombre sur le reste de l’AGO.Drôle de cadeau, disions-nous: aucun musée n’a le loisir d’exposer tous ces avoirs; par contre, ce don du privé, malgré son étendue, interdiction de le trier.Le visiteur ne peut s’empêcher, en arrivant dans les autres salles, de voir des dédoublements.Ah tiens, encore des Krieghoff, puis le Groupe des sept un Borduas, ef cet autre déjà vu, etlui, eteDe.L’accrochage maison réserve heureusement des thèmes et de petites surprises, comme cette réunion «Paradise» mettant en valeur un Yves Gaucher, la musique de Webern l'ayant inspiré, puis des vitraux et d’autres œuvres.Ici, le collage évite le rafistolage.JÉRÔME DELGADO Toronto — À l’instar du vent de changement qui frappe les grandes institutions (le nouvel ÀGO de Gehry suit d’un an le nouveau Royal Ontario Museum signé Libeskind), tout le milieu de l’art contemporain connaît sa vague de transfigurations.Figure de ce Toronto frais et rajeuni, le Museum of Contemporary Canadian Art (MOCCA) occupe depuis trois ans un édifice sur Queen Wesfi beaucoup plus central que le North York où il se trouvait jadis.Dirigé par David Liss, autrefois au centre Saydie Bronfman de Montréal, le MOCCA rêve lui aussi d’une éventuelle expansion.Quelque part ce petit musée est déjà un arrêt obligé.Du moins avec l’exposition qui y est en cours jusqu’au 28 décembre.Carte Blanche Vol.2: Painting se veut un échantillon (en 30 artistes) représentatif de «la situation florissante» de la peinture au Canada Le commissaire est le galeriste Clint Roenisch, dont le commerce juxtapose le musée.Comme quoi, les cohabitations finissent toujours par faire des petits.Habituellement, un catalogue accompagne une exposition.Ici, c’est le contraire, l’événement est un bouquin monstre (recensant près de 200 peintres) dont la présentation en salles n’est qu’un survol.C’est la fondation Magenta qui est derrière cette idée, une suite entamée par Carte Blanche Vol.1, qui portait sur la photographie.Ces «Cartes Blanches» ne prétendent pas être exhaustives.Mais elles en ont l’air.Et si Roenish affirme, dans le texte qu’il signe dans le livre, ne plus s’en tenir aux chapelles, les artistes sont divisés par générations (relève, mi-carrière, établis).La sélection du MOCCA s’est d’ailleurs voulue juste et équitable en retenant dix artistes de chaque groupe.D y a de tout dans cette expo, de la touche hyperréaüste d’un Mike Bayne à la peinture conceptuelle de lain Baxter& (ses Television Works se retrouvent, au hasard, également au AGO), en passant par les tableaux chantiers de Kim Dorland.Du Québec, seul DU HUdebrand et un de ses paysages morcelés et miroitants a été retenu.«La sélection montre le pluralisme de la peinture, expliquait Clint Roenish deux jours avant le vernissage.Il n'est plus question de figuration ou d'abstraction.Les artistes ont me formation éclatée, ont plus d’une pratique.Cest comme dans la société, où l’idée d’une voix autoritaire ne tient plus.R n’y a plus d’école, plus de Clement Greenberg qui dit ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.» Galeries Un peu vers l’est, la rue Tecum-seth est devenue chic et de bon goût avec ses anciens bâtiments industriels transformés en galeries huppées.Ça frôle peut-être un peu le chromé et le complaisant question de plaire au marché, mais ça demeure convivial.On a encore le droit de consommer par le simple regard.La Susan Hobbs Gallery est une des première à s’y être installée, U y a quelques années.Elle ouvre la marche, en haut de la rue, avec ses expos sur deux étages.Actuellement, les exercices de perception de Brian Groombridge sont à l’honneur.Plus loin, la Georgia Scherman Projects inaugure ses salles avec la photographie d’une jeune prometteuse, Spring Hurlbut, dont on annonce sa prochaine venue à Montréal Et ainsi, on peut descendre quelques rues jusqu’à aboutir à la Diaz Contemporary, une galerie tournée vers le formalisme.Stéphane La Rue et Francine Savard y sont représentés.Ces jours-ci, c’est la peinture géométrique, toute en couleurs et en triangles, d’Elisabeth McIntosh, vue plus tôt cette année à la Parisian Laundry, qui s’y trouve exposée.Parmi les autres coins de Toronto qui se renouvellent notons, plus au nord et vers l’ouest, la rue Bloor.C’est là que vient de s’installer le centre d’art contemporain Mercer Union, parmi d’autres galeries.En cours, deux expositions de haut intérêt.L’une est portée par les démarches urbaines de Maps in Doubt, signées Gwen MacGregor et Sandra Rechico.L’autre présente Disco Sec du nouvellement Torontois, jadis de Québec, Christof Migo-ne.Ce travail, inarqué par une sphère dénudée de son recouvrement argenté, revisite de belle manière les liens musique et art.Ça vous dit peut-être quelque chose, non?Collaborateur du Devoir (pri* fr3*Çoi s'Hotiie 200& Ce prix vise à reconnaître et à promouvoir la nouvelle création montréalaise en métiers d'art et à favoriser la diffusion d'œuvres de jeunes artisans créateurs.vnx* de montkAai cmaq Carolyne Brouillard • Marie-Pierre Daigle • Frédéric Guibrunet Catherine Labonté • Alec Lawson Tuckatuck • Nicola Mainville Marie-Ève Martin • Visitez l'exposition des finalistes du Prix François-Houdé au Salon des métiers d'art du Québec, qui aura lieu à la Place Bonaventure du 5 au 21 décembre.Pour connaître le lauréat, vous êtes invité à assister à la cérémonie de remise des Prix d’excellence de la Ville de Montréal en métiers d'art et en arts visuels, qui se tiendra le jeudi 2?novembre prochain, à 11 h, à l'hôtel de ville.ville.montreal.qc.ca/culture metiers-d-art.qc.ca salondesmetiersdart.com Montréal © Ona Collaborateur du Devoir SOURCE NICHOLAS METIVIER GALLERY Profile (détail), 2008, de Shelley Adler WÊKÊÊw m iskïïssï ymmiS if .fi J If t f '1,1 * * Vhe COSTA TERRE DE MERVEILLES RICA A POINTE-A-CALLIERE DU 4 NOVEMBRE 2008 AU 19 AVRIL 2009 Pointi: À Cm.ukrh Musée (rarrhéolnnle ISO, plu e Ruyali1 cl (l'histoire de Montréal Viens Moniréitl SHH72-¦ Odile Tremblay, LE DEVOIR "k 'A i «Un très beau film .des acteurs tous excellents .une étonnante expérience de cinéma.» Mure André Lussier.LA PRESSE ?f « A profound visual experience.» Al Katrina, THE GAZETTE « Du grand art.»?^ Normand Provencher, LE SOLEIL « Une œuvre ludique et envoûtante .lumineuse, un divertissement intelligent.>> Bruno Lapointe, LE JOURHAL DE MONTRÉAL « .un tour de force.» Claude DescAénes.SRC-TÉLÉVISION A A A i « Les comédiens Alex Bisping et Lucille Fluet surprennent avec une dévotion digne des plus grands acteurs des années 30.» Karl Pillion, CINOCHE.COM m CAi^!TÀL.3^^E S£fiTlWî?t SOURCE FILMS ÉQUINOXE scène entre Moshe et la prostituée, la tirade de la batte de base-bail de Yolanda: autant d’épisodes potentiellement savoureux rendus invraisemblables par cet improbable verbiage.Plus que tout l’effet que produit Moshe sur les femmes ne traverse pas l’écran.Moshe Igvy, l’acteur, exsude certes un certain charisme, mais jamais de l’ordre de ce que tente de nous vendre Kollek Par ailleurs, la personnalité rébar bative de Tsach finit par avoir rai son de la bonne volonté du specta leur, lequel risque ce faisant de garder pour lui son empathie.L’indifférence envers le destin des personnages n’est jamais une bonne nouvelle, l’impatience non plus.Or, même à une heure quarante, le film paraît par moments interminable.On le sait, New York est au centre de l’univers d’Amos Kollek, qu’il filme hors clichés, la plupart du temps.Restless confirme une fois de plus cette constance, bien que la plupart des intérieurs ont été tournés à Montréal.N’empêche, l’ambiance est là, et on y croit sans peine.Dommage qu’on ne puisse en dire autant du récit et des personnages qui y évoluent Collaborateur du Devoir F1 ft ¦ Internationale ‘ Fllrnfestiplele Competition - NOW MAGAZINE «.provocant ».- THE JEWISH MAGAZINE UN I II M 1)1 OLIVIER ASSELIN AVEC LUCILLE FLUET • ALEX DISPING HARRY STANDJOFSKI FRANK FONTAINE • ANNE LÉTOURNEAU PAUL AHMAHANI • SYLVIE MOREAU A L'AFFICHE A L’AFFICHE Un film de Amo* Kollek Réalisateur de SUI LOU IN MANHATTAN et FAU FOOD FAU WOMIN [ V V NOMINATION V “ ¦ 3 M*tmm g 9 V,OT" I 1 À L'AFFICHE | MX-CBNTRI8 | i- CINÉMAS AMC -| Ile forum 221 V.O.ANGLAISE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS Terrible tableau de famille UN CONTE DE NOËL Réalisation: Arnaud Desplechin.Scénario: A.Desplechin, Emmanuel Bourdieu.Avec Catherine Deneuve, Mathieu Amalric, Jean-Paul Roussillon, Anne Copsigny, Melvil Poupaud.Image: Eric Gautier.Montage: laurence Briaud.Musique: Grégoire Hetzel.France, 2008,150 min.ANDRÉ LAVOIE Chez Arnaud Desplechin, sentiments, discours, drames et autres catastrophes semblent décuplés à l’infini, poussés vers des sommets vertigineux, donnant à ses films un aspect irréel que d’autres associent même à une véritable magie du quotidien, Ces débordements opéraient déjà tout leur charme dans Comment je me suis disputé.(ma vie sexuelle) et récemment dans Rois et reine, mais rarement ont-ils atteint une telle beauté d’exécution, et surtout une telle fascination, avec Un conte de Noël.Le cinéaste règle sans aucun doute quelques «comptes» personnels dans ce film-fleuve dont le théâtre principal, la Mlle de Roubaix, est étroitement associé à son enfance.Mais au-delà de l’anecdote, diluée dans une cascade de situations incongrues, de personnages excentriques, d’effets visuels foisonnants et de références explicites allant de Nietzsche à Ingmar Bergman, Un conte de Noël dépeint des retrouvailles électrisantes (pour le spectateur) et cauchemardesques (pour pratiquement tous les protagonistes).Chez Desplechin, même dans le temps des Fêtes, la famille, ce n’est pas un cadeau.Ou plutôt si, mais du genre empoisonné.Au point où le clan Vuillard porte dans sa chair une odeur de mort dont personne ne semble capable de se défaire.Il y a d’abord le décès lointain de l’aîné de la famille, Joseph, mort d’une forme rare de leucémie à l’âge de sept ans.Ce drame crée une dynamique souvent conflictuelle, au point où il faudra même avoir recours aux tribunaux, comme le fera Elisabeth (Anne Consi-gny), dramaturge tourmentée, pour bannir son frère Henri (Mathieu Amalric), bouffon magnifique.Il faut dire que l’homme, imprévisible et destructeur, mérite sa mauvaise réputation.C'est pourquoi il plane une certaine crainte à la perspective de son retour pour Noël, retrouvailles forcées après la découverte que Ju-non (Catherine Deneuve), leur mère, est atteinte du même mal que Joseph et quelle cherche un donneur compatible pour une greffe.Proviendra-t-elle de cet im- SOURCB K FILM AMÉRIQUE Catherine Deneuve dans Un conte de Noël pertinent alcoolique ou du fils d’É-lisabeth, un ado à peine sorti d'une période dépressive?Tel un sapin de Noël camouflé par un amoncellement de présents, ce film au rythme endiablé se distingue par ses fabuleux excès, mais dont les extravagances sont encadrées par cette immense maison où s’affrontent trois générations et une dizaine de personnages aux blessures jamais complètement refermées.Ce clan devient ainsi le vaste théâtre de névroses entremêlées, parfois vaudeville où les vacheries (sur les relations parents-enfants, surtout) relèvent du grand art.À ce jeu, De-neuve et Amalric se livrent un combat sans merci, la superbe actrice débitant même, sourire en coin, des conseils perfides à une belle-fille pour qui elle affiche un mépris poli, interprétée par sa propre fille, Chiara Mastroianni.Cinéaste de toutes les outrances, par ailleurs nettement plus maîtrisées que dans Rois et reine, Arnaud Desplechin prend plaisir à user des artifices cinématographiques (ou ceux du théâtre et de la littérature) pour composer ce magnifique tableau de famille, se permettant toutes les digressions sans jamais nous perdre dans cet imposant labyrinthe d’émotions à fleur de peau.Mathieu Amalric s’engage au cœur du dédale avec une grande dextérité physique et toujours la même fureur dans le regard, alter ego essentiel du cinéma de Desple-chin.Le cinéaste lui offre une fois encore un cadeau formidable, et c’est à nous de le déballer avec soin pour en découvrir l’énergie débordante, l’ironie dévastatrice et surtout, l’étalage de vérités essentielles sur la solidité relative des liens du sang.Collaborateur du Devoir , source: k film Amérique Un conte de Noël dépeint des retrouvailles électrisantes pour le spectateur et cauchemardesques pour pratiquement tous les protagonistes.www.cinemadup.irc.com / 48$ POUR 10 FILMS I **** , PUBUciTainÈa J*fB CAN N ES MIR 2 0 0 8 IHbiH E’1 Métro Place de À NE PAS MANQUER CETTE SEMAINE ?ôns-dh ^ icky Cristina Barcelona rachel 2AoN 0 E8 POADSV^rH fôfflïp Ë3 Métro Place des arts - Autobus 80/129 rCINÉMA DU PARC *' 3675 Du Parc 614-2S1-1900 M 3 hpurp* tir- STATIONNEMENT GRATUIT Persepohs Coffret Louis de Funès 99 francs Casino Royale Les chansons d'amour P fr.R $ JeP, ,9 b !, ¦* m BOITE NOIRE 376, Mont-Royal est • 380, Laurier ouest • 42, rue McGill Vvttif TwB ivwuMb fcnhjty fo* Home IjiMoinmciil U( (nfr'iimwîti Iik Ml Refits Hpmi vwl : fn vigueur jusqu'au ?4 ifércmhifl 200B toraopwfYofî 0 V E M B R E CINEMA Lamento pour un fraudeur PAPA À LA CHASSE AUX LAGOPÈDES Réalisation, scénario et image: Robert Morin.Avec François Papineau.Montage: Michel Giroux.Québec, 2008,9A min.ANDRÉ LAVOIE Le lagopède réussit à confondre ses prédateurs grâce à la blancheur de ses plumes, ne faisant plus qu’un avec les paysages hivernage J’ignore si Robert Morin fut jadis un fier buy scout, mais ses camarades auraient eu tort de lui donner ce nom d’oiseau comme totem.Depuis ses premières impertinentes vidéos dès la fin des années 1970, le réalisateur n’a cessé de faire de gros pieds de nez au conformisme du cinéma québécois, peuplant son univers de crapules (Requiem pour un beau sans-cœur), de toxicomanes (Quiconque meurt, meurt à douleur), de racistes (Le Nèg) et de fils indignes tPetit Pow! Pow! Noël), autant de figures bien québécoises et toujours tristement universelles.Loin de l’opulence — toute relative chez Morin — qui caractérisait Que Dieu bénisse l'Amérique, il revient à l’essentiel, et surtout à une approche sans artifices ni concessions, dans Papa à la chasse aux lagopèdes.Il s’agit en somme d’un carnet de voyage, celui d’un beau salaud de la finance du nom de Vincent Lemieux, interprété OLIVIER LEGER François Papineau dans Papa à la chasse aux lagopèdes avec force par François Papineau; toute ressemblance avec Vincent Lacroix, l’ex-grand patron de Nor-bourg, et tant d’autres escrocs pris la main dans la caisse n’est pas fortuite.Sauf que celui-ci, cherchant une certaine forme de rédemption après avoir floué des petits épargnants, veut surtout retrouver dans les yeux de ses deux filles une admiration peut-être évaporée à jamais.Filant vers le nord et les grands froids, sa caméra «professionnelle» d’une main et le volant de l’autre, il déballe ses complexes, étale ses rêves d’enfance liés au cinéma et se laisse prendre au jeu du conteur, relatant les exploits d’un personnage imaginaire dont les aventures ne sont sûrement pas très éloignées de celles qui pnt ponctué son propre parcours.A ces confessions s’ajoutent de nombreux intermèdes plus ou moins ludiques, plus ou moins casse-cou, épisodes d’un homme en cavale au milieu de nulle part, croulant parfois sous la neige, au point même de se demander s’il en sortira vivant.Ce qui le tient en vie, et nous toujours suspendu à ses lèvres, c’est cette parole en apparence libre et spontanée, livrée par un acteur dont le seul compagnon de jeu demeure cette caméra si près de son propriétaire qu’elle recule encore un peu plus les limites de l’intimité cinématographique.Chez Morin, le verbe se fait toujours débordant et coloré, riche en histoires farfelues, en plaidoyers passionnés et en appels de détresse dont la durée excède toujours les limites du vraisemblable.L’homme québécois n’a jamais été aussi bavard que dans le monde souvent impitoyable de Robert Morin.Mais le cinéaste se fait aussi cruel à l’égard d’un capitalisme que même les tenants aveugles du néo-libéralisme considèrent aujourd’hui déréglé.Délaissant parfois la forme âpre du journal intime, il fait surgir des personnages qui illustrent les divers recoins de la conscience d’un sans-cœur de la finance.Procédé souvent amusant (dont cette parodie de l’émission Découvertes), respectant les limites créatives et techniques du héros devenu cinéaste par la force des choses, ces pantins moralisateurs étoffent la pensée d’un brigand qui ne serait autrement qu’un père larmoyant, un être cupide, un requin de l’économie pris dans un filet.Heureusement pour nous, il est tombé dans celui d’un chasseur rusé et créatif, Robert Morin prouvant une fois de plus, si besoin est, le caractère unique et essentiel de son cinéma de l’insolence généreuse, et baveuse.Collaborateur du Devoir Seconde main BOLT Réalisation: Byron Howard, Chris Williams.Scénario: Dan Fogel-man, C.Williams.Musique: John Powell.Etats-Unis, 2008,96 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Le dernier film d’animation assistée par ordinateur de Disney, Boit, cherche manifestement à faire concurrence au look immédiatement reconnaissable des œuvres de Pixar, maison de production cousine responsable des plus gros succès récents du studio-mère (Finding Nemo, Cars, Wall-E, etc.).Rien d’étonnant puisque John Lasseter, réalisateur étoile chez Pixar, a guidé la production de Boit.A sa déchar- ge, la qualité de l’animation est souvent éblouissante.Le scénario, en revanche, n’est pas de la même trempe.Boit (ou Volt, en version française) est l’adorable cabot tenant la vedette d’une très populaire émission de télévision où il fait équipe avec Penny, une fillette brillante et courageuse.Ensemble, ils contrecarrent les plans du diabolique docteur Calico, qui retient prisonnier le docteur Forrester, l’oncle de Penny.Doté de super-pouvoirs.Boit parvient toujours à sauver sa maîtresse in extremis.Et il est convaincu que tout cela est vrai.Mais voilà qu’un beau jour, un épisode se conclut par l’enlèvement de Penny.Décidé à la secourir, le fidèle toutou s’échappe des studios, prêt à l’action.Confronté au monde réel, dont il ignorait jusque-là l’existence, Boit se trouve soudain bien démuni.Avec l’aide de Mitaine, une chatte de gouttière, et Rhino, un hamster téléphage, il cherche Penny sans relâche.Plusieurs parents ne manqueront pas de relever que Boit emprunte une bonne part de son intrigue à un autre produit Disney, The Incredible Journey (et sa nouvelle version Homeward Bound: The Incredible Journey), où deux çhiens et une chatte traversent les Etats-Unis dans l’espoir de retrouver leurs maîtres.Boit récupère tout le concept, à la différence, minime, qu’un hamster obèse succède à l’un des deux canins.La série télé vantant les exploits d’une fillette et de son chien fait quant à elle un peu trop penser au dessin animé Inspecteur Gadget.Pour le reste, les épisodes hollywoodiens au début et à la fin du récit font figure de parenthèses, bien troussées au demeurant, surtout l’ouverture.Quelques longueurs marquent la demie jusqu’au dénouement, plus rythmé.L’épilogue pastoral convainc cependant beaucoup moins.Jamais novatrice, l’intrigue risque néanmoins de plaire aux tout-petits,à qui s’adresse d’abord le film.Dommage, quand même, qu’on profite de leur jeune âge pour leur fourguer un scénario de seconde main.Pixar, justement, s’est illustré en faisant le contraire.Collaborateur du Devoir L’autre vie de banlieue VERSAILLES Réalisation, scénario et musique: Pierre Schoeller.Avec Guillaume Depardieu, Max Baissette de Malglaive, Judith Chemia, Aure Atika, Patrick Descamps.Image: Julien Hirsch.Montage: Mathilde Muyard.France, 2008,113 min.ANDRÉ LAVOIE Imaginez des itinérants installés à demeure dans les parcs de Westmount ou d’Outremont: cet exercice mental n’est pas simple tant ces quartiers de Montréal évoquent une aisance matérielle certaine, inaccessibles aux plus pauvres parmi les pauvres.C’est ce contraste qui frappe dans Versailles, de Pierre Schoeller, un regard plein d’empathie sur des paumés dont le destin va se sceller à l’ombre d’un immense château et à deux pas de jardins magnifiques, riche banlieue parisienne qui accueille depuis des siècles des hommes puissants.Les termes de ce pacte ne seront pas clairement établis — une note griffonnée dont le spectateur ignorera le contenu — mais va se révéler bien concret avec la présence de ce garçon de cinq ans abandonné par sa mère aux soins bien relatifs d’un homme des bois, les bois de Versailles.Nina (Judith Chemia, toujours sur la corde raide) rit comme une épave avec son fils Enzo (Max Baissette de Malglaive, touchant de nai'veté) qu’elle trimballe dans les rues de Paris, de jour coimne de nuit.La perspective de dormir dans un refuge à l’autre bout du monde — Versailles, d’un point de vue parisien — ne l’enchante pas.Après une promenade dans cette enclave de beautés, elle découvre le repère de Damien (foudroyant Guillaume Depardieu) qui rit dans une maison de tôle au inilieu d’une nature paisible.C’est à lui qu’elle confie Enzo, ime décision expéditive et unilatérale.Ce compagnonnage, tel celui de deux naufragés, va les transformer, forcés de dépendre l’un de l’autre afin d’assurer leur survie.Pour Damien, un «multipoqué» dont le passé ne sera jamais clairement décrit même si on le présume houleux, le petit Enzo pourrait devenir sa planche de salut Dans Versailles il y a un réel implacable, celui qui afflige Nina et qu’elle veut dominer.Le scénario, prenant parfois les allures d’une fable rédemptrice, propose aussi des fragments d’un monde à part, en marge de tout ou presque.La forêt de Damien, peuplée d’autres éclopés de son espèce, devient un espace de liberté sau vage, à peine perturbé par le bruit d’un hélicoptère (présidentiel?) et des voitures.Le retour à la civilisation s’ef fectue de façon laborieuse, forçant Damien à renouer avec un père incapable de l’accueillir à bras ouverts et dont le regard accusateur laisse deviner d'anciens affrontements impitoyables.C’est aussi à ce moment que le scéna rio s’égare dans un psychologisme qu’il évitait jusque là, en plus de sacrifier un climat mystérieux qui enrobait si bien ce curieux tandem.Et que dire de cet épilogue qui nous projette dans un futur aux relents mélodramatiques, offrant une finale rassem-bleuse et rassurante.Ce ne sont que quelques fausses notes dans ce portrait social intimiste qui ne cède jamais au strict misérabilisme, porté par trois acteurs très différents et dont la complicité demeure exemplaire.On ne peut bien sûr éviter une certaine curiosité mor bide en voyant à l’œuvre le regretté Guillaume Depardieu, en symbiose totale avec cet écorché vif aimant courtiser le danger et carburant à la révolte, surtout cel le contre toute forme d’autorité.Les parallèles à établir entre le jeune acteur et son célèbre père sont nombreux mais ne constituent pas, heureusement, la seule clé interprétative de ce film porté par une grande humanité, celle de ces marginaux qui vivent en périphérie de notre confort, que nous habitions ou non Versailles.Collaborateur du Devoir SOURCE K FILM AMÉRIQUE Guillaume Depardieu dans Versailles, de Pierre Schoeller ANNE ROSEMARIE BILL TONDE MATHER ANNA DEAVERE HATHAWAY DeWITT IRWIN ADEBIMPE ZICKE1 SMI 'k'k'ki: LE MARIAGE |de rachelI (RACHEL GETTING MARRIED) UN FILM DE JONATHAN DEMME xænsêtSiMirr (M ¦ ¦(¦¦MAIiai V.ORIGINALE ANGLAISE AVEC SOUS-TITHES FRANÇAIS vcrtoiort uhiuii>i/\l.e: ftNULJUse: flL'ftFnCHEkl'^^^lETi^AFJ féi FORUM 2T[^TE-A0ÉlT~ VERSION ORIGINALE ANGLAISE r SÉLECTION OFFICIELLE TORONTO KOÉRNATIONAL FILM FESTIVAL k *»8 „ GRAND PROC FOCUS - CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE FESTIVAL 00 NOUVEAU CINÉMA DE MONTRÉAL On/mtiMBt, impmMorWàtr du Monfaenf’dM, omém, 1950 et, I960 e/l imogeA, m /Ànitiwu et en mul/que ?Jggi John Griffin - The Galette ' wÊmL JÈÊt ?V2 .jÆÊÊjrX' Ifj «Le charme opère.» ' Ansbelle Nicoud - La Presse «.de véritables moments de grâce.» Kevin Lalorest - Voir «Un véritable tour de force.» Natalia Wysocka - Ici «.enchanteur.» Dennis Harvey - Variety UU StÊ www.onf.ca/la-memoire-des-anges Znâ UNE PRODUC TION DE L'OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA O CB F?CB h I tr:# H PRÉSENTEMENT A L’AFFICHE EX-CENTRIS 35)6, bout.Saint Laurent, Mil Billetterie (514) 847-2306 paSallIlae CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS VERSUS PRODUCTION et LAZENNEC Jiresentent CANNES 2O0K ^ ,1/ Prix Fipresci V ;; de la Fédération g * '* iwaate \T!SSf -JdL « Magnifique! » Rachel Haller, ICI Jean-Baptiste MüfTtfn, LES INROCKUP^tCSV v i^| « L’exempfl i%fa$t|, ¦* du meilleur^;; > ^Lllill *’] road movie.» Ale ksi K.Levage, LA PRESSÉ 5!ë €4 *¦- iu.fiin.Mft Bout» Lu>»ncn* KXUUKB FffiiCEKOt mmm tuntatuftmm messe timst.ék ltb ehotshb tmche ¦¦••• I ¦ ,.-t aar- ¦¦ IRpitiÜR BTONi.WW.#P.'•»»»•.• et - 1 .11 ¦i a jtmémSrnmesi r- »¦ • »r n F u.1* ai , wr*- ¦ ;« «1, .mi My ' i • ¦ u - apl lîJ!- .1 ,1 r-tbr» OCM y EEifeag-'-.© mu * e* ijrçjmll PRESENTEMENT I ex-centris 1 iïtnSÏÏÏSr11PAS A L’AFFICHE tou* les jours: 13:00 - 16H20 - 21h30 sauf mardi: 13h00 - 21h30 ?« Un véritable hymne à la vie et à la famille I » - La Presse u Ce film est un petit chef-d'oeuvre d'humour trempé dans une philosophie de vie revigoraete.Avec sob rythme.Faut eue fa danse t fera valser vos idées noires, u - Paris Maich ?iw litrwtüpKblw SSMiEiiSII ?rr «Un pur divertissement!» The Gazette «Tendre, épicurien, inventif, poétique, burlesque.» Le Point «C’est brillant, enlevé: il faut y aller!» Elle «Un mélange de La Vie est belle et Forrest Gump!» San Antonio Express News Moi qui ai servi le roi d’Angleterre un film de Jiri Menzel ¦1* ; W % , "m.m V 57'S?£ Compett'0" SONY PICTURES CIASS/GT WWW.IèERV PRÉSENTEMENT M À L’AFFICHE ! iCk'iëiïSiïïïi VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS PRESENTEMENT A L AFFICHE (StUCTION OFFICIELLE FCSTML DI NOnEM CINÉMA DE MONTIÉU.B 2906 dF OfêfcS éLCt+EURS • Voir ce film donne un sens à la croix qu’on a à faire lo Jour du scrutin venu.» - Claude DesCHènes, Le Téléjoumal, Radio-Canada UN FILM DE MANUEL FOGÜA umraiCIMRLOTTE L'ECUYER DANIEL TIRR1 rnim-iuiKLMji rmmiiririiUM KMoamiuMiiinaiu wmiBMiiai ""MBIIMRIMW rnHnMimNfUMCMiiii CINÉMA Seatt&eMI HORAIRES DES CINÉMAS K 12 LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 NOVEMBRE 20 0 8 NEMA Prenez et buvez-en tous.Charmante fantaisie Réalisé par Catherine Hardwicke {Thirteen) à partir du very Twilight est un véritable petit miracle de calcul et d’équilibre.¦¦ ¦ MARTIN BILODEAU Deux films de vampires.Tirés de romans, en salle la même semaine, produits aux antipodes.En Suèdp pour Let the Right One In.Aux Etats-Unis pour Twilight.Le premier tient du pari artistique, le second, du calcul commercial.Les deux réinventent à leur façon le mythe de la créature de la nuit popularisée par Bram Stoker.Sans crucifix, tresse d'ail, cercueil matelassé et longues canines.Plus important encore, les deux longs métrages ont en commun d’unir un mortel et un vampire, dans l’acceptation mutuelle de cette association insolite et contre nature.Ces vampires sont nos amis.Santé! TWILIGHT (Twilight: L\ fascination) De Catherine Hardwicke.Avec Kristen Stewart, Robert Pattin-son, Billy Burke, Taylor Lautner, Peter Facinelli, Rachelle Lefevre.Scénario: Melissa Rosenberg, d’après le roman de Stephenie Meyer.Image: Elliot Davis.Montage: Nancy Richardsoq.Musique: Carter BurweD.Etats-Unis, 2008,121 minutes.Aucun film de vampire n'avait inspiré un marketing aussi forcené depuis Interview with the Vampire, en 1994, et conséquemment fait couler autant d’encre.Réalisé par Catherine Hardwicke (Thirteen) à partir du very best-seller de Stephanie Meyer, Twilight est un véritable petit miracle de calcul et d’équilibre.Il raconte l’histoire de Bella (Kristen Stewart), une adolescente un brin rebelle, transplantée de l’Arizpna dans un patelin gothique de l’État pluvieux de Washington, où elle est venue vivre avec son père.Sa nouvelle école glorifie toutes les conventions qui la rebutent, et au milieu de ces conventions, un autre ado fait tache comme elle.Il s’agit d’Edward (Robert Pattin-son), un garçon beau, solitaire et d’une blancheur cadavérique, dont elle apprendra de la bouche d’un ami autochtone qu’il est issu d’une famille de vampires pacifistes.Quelques bas-les-masques et développements farfelus plus tard, ils s’aiment, bien qu’au nez d’Edward la bavette de Bella soit irrésistible.Il lui faudra se faire violence pour résister à l’appel de la nature.Au-delà de la fabrication (nous y reviendrons), les producteurs ont trouvé en Kristen Stewart une actrice, mignonne mais anonyme, à qui toutes les filles peuvent s’identifier.Puis, ils ont trouvé en Robert Pattinson (il jouait Cedric, le champion de kiddich, dans Harry Potter) l’incarnation suprême du fantasme adolescent féminin: longiligne et fenne, glabre et bien toiletté, regard perçant et canines attrayantes.Les deux jeunes acteurs auraient pu jouer en parallèle, ils jouent l’accord parfait.Leur attirance est crédible et la tension sexuelle qui se crée entre eux, et qui ne peut jamais être soulagée, maintiendra les adolescentes dans un état d’attente béate.A l’écran, Hardwicke a fait le bon choix en misant sur une facture simple, analogique à l’exception de quelques effets spéciaux pas vraiment spectaculaires, qui nous renvoie moins à Harry Potter (au- quel on compare le phénomène littéraire) qu’aux téléséries américaines telles Buffy the Vampire Slayer.Twilight, après tout, est un film de high school rural, avec ses passages obligés et sa géographie connue.La cinéaste en tire le meilleur parti, à travers une mise en scène qui, comme l’histoire d’amour, mise sur l’économie d’effets, pour une efficacité accrue.Le scénario est fertile en clichés et en archétypes, et on regrette que les vampires poudrés, dans leur première apparition, semblent sortir tout droit d’un théâtre de kabuki.Au-delà de quoi cette chouette affaire — qui pourrait être perçue comme une réclame pour l’abstinence sans que je puisse en toute bonne foi démonter l’argument — possède tous les atouts d’un triomphe commercial.Le pari se situait à ce niveau.Il est relevé.LET THE RIGHT ONE IN De Tomas Alfredson.Avec Kare Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar, Henrik Dahl, Karin Bergquist, Peter Carlberg.Scénario: John Ajvide Lindqvist, d’après son roman.Image: Hoyte Van Hoytema.Montage: Tomas Alfredson, Dino Jonsater.Musique: Johan Soderqvist Suède, 2008, 114 minutes.Le pari de Let the Right One In est beaucoup plus subtil et risqué.D’où le grand mérite du Suédois Tomas Alfredson, qui signe ici une œuvre magnifique et d’une grande retenue, qui repose comme Twilight sur une tension soutenue, qui ira cependant jusqu’au soulagement Sans trop en révéler, disons que le petit Oskar, écolier solitaire, est persécuté par ses camarades de classe.Et pour cause: FILMS SEVILLE best-seller de Stephanie Meyer, devant leurs coups il ne réagit pas, à leurs menaces il courbe l’éclune.Dans la cour enneigée de son immeuble toutefois, il rêve à des scénarios de vengeance que la petite Eli, qui vient d’emménager dans son HLM, va l’aider à assouvir.Eli est un vampire, ce qu’Oskar ignore, puis feint d’ignorer, puis accepte, à mesure que leur amitié, fondée sur la solitude, se fortifie.Le scénario d’Ajvide Lindqvist, tiré de son propre roman, mise en premier lieu sur l’étude psychologique des personnages.Les développements sont espacés, parfois subliminaux, mais pas une minute ne semble gaspillée ou superflue.Le cinéaste élargit la galerie, instaure un climat, faufile quelques éléments fantastiques dans une trame qui pourrait être celle d’un rêve éveillé.La majorité des scènes se déroulent la nuit, avec pour éclairer les images, admirablement composées, quelques fenêtres allumées, la neige au sol et la blancheur diaphane du gamin blond, dans l’univers duquel la vampire produit l’effet d’une ombre, ou d’un double.Prisonnière d’un corps d’enfant, condamnée à l’errance, cette dernière porte le poids de son immortalité comme le Sauveur sa croix, dans un film qui nous rappelle, avec grâce et finesse, que le mythe du vampire est encore bien vivant Et qu’au cinéma, la mélancolie Scandinave se fait trop rare.Let the Right One In prenait l’affiche hier au AMC-Forum, en version originale suédoise avec sous-titres anglais.Une version sous-titrée en français (sous le titre Morse) est attendue sur l’écran du Cinéma du Parc dès la semaine prochaine.Collaborateur du Devoir MONGREL MÉDIAS Une scène de Let the Right One In K-M cera peut-être certains spectateurs avec son traitement nostalgique, par moments volontairement désuet.L’image de la femme, toute sensuelle qu’elle soit, y est en outre franchement rétrograde, quoique l’on voie difficilement comment Menzel aurait pu actualiser cet aspect du roman (écrit, quand même, en 1971.).Vrai que l’action s’étale des années 1930 aux années 1950, n’empêche.Bah, on a pardonné bien pire à Fellini! La vraie réussite de Menzel réside surtout dans le charme suranné qu’il insuffle à sa mise en scène.De nombreuses touches fantaisistes séduisent l’œil et les transitions harmonieuses entre passé et présent sont particulièrement réussies.Certaines scènes marquent l’imaginaire, notamment celle où monsieur Walden tapisse sa moquette de billets de banque, ou une autre, plus romantique celle-là, où Jan couvre une ravissante prostituée de marguerites.Moi qui ai servi le roi d’Angleterre révèle également le processus permettant de sélectionner un arbre qui produira de bons instruments de musique.Une fort jolie trouvaille.Jiri Menzel, c'est un peu le Roberto Benigni de la République tchèque, la constance en plus, les grimaces en moins (lesquelles peuvent être très drôles, on s’entend).A la différence, aussi, que le premier module plus subtilement la fantaisie, atone au présent, lumineuse au passé.Reste que, si la comparaison vous plaît, allez sans crainte: vous serez certainement séduits.Collaborateur du Devoir MONGREL MEDIAS Moi qui ai servi le roi d’Angleterre marque le retour d’un charmant original.' • ''' ' L.¦; il ' —J MOI QUI AI SERVI LE ROI D’ANGLETERRE Scénario et réalisation: Jiri Menzel, d’après le roman de Bohumil Hrabal.Avec Ivan Barney Oldri-ch Kaiser, Julia Jentsch, Martin Huba, Marian Labuda, Milan Lasi-ca.Photographie: Jaromir Sofr (N&B/Coul.).Montage: Jiri Bro-zek.Musique: Aies Brezina République tchèque-Slovaquie, 2006,120 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Pour bien des cinéphiles, la simple mention du nom Jiri Menzel suffit à provoquer un sourire.Entre Trains étroitement surveillés et Mon cher petit village, vingt années et une œuvre fantaisiste hautement reconnaissable.Moi qui ai servi le roi d’Angleterre marque le retour d’un charmant original.Jan Dite sort à peine de prison que déjà il est prêt à reprendre son rêve là où il l’avait laissé.Son but dans la vie?Devenir riche.Très riche.Exilé en montagne où il retape un pub déserté afin d’en faire son nouveau chez-soi, Jan se remémore les étapes marquantes de sa vie au gré de nouvelles rencontres qui, invariablement, en évoquent d’autres, anciennes celles-là.Peu à peu, les circonstances ayant fait de lui un paria se précisent.Seconde adaptation d’un roman de son défunt compatriote Bohumil Hrabal après le susmentionné Trains étroitement surveillés, en 1966, Moi qui ai servi le roi d’An-'gleterre, bien que dans l’ensemble éminemment sympathique, aga- LIAI jC|RlllTlllQlü|E| lElSITl MAlNllJMlE SMNIEMDIH E DE CHARUE KAUFMAN, SCÉNARISTE DE ADAPTATION, DANS IA PCAU DC JOHN MAIKOVKH ET DO SOLEIL PLEIN LATÈlt QQiuüiiiminB UN DES MELLEURSniMS DE L’ANNEE ShcjSctu Jjork Simcs « UNE MERVEILLE m TIME ?THE GAZETTE PHILIP SEYMOUR SAMANTHA HOFFMAN MORION ?'/ 2 MICHELLE CATHERINE WILLIAMS KEENER VERSION ORIGINALE ANGLAISE SCÉNARISÉ ET RÉALISÉ PAR CHARUE KAUFMAN K I!-.-, kb bande-annonceAwww.svnicdochenv.com PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE 1 3 VERSION ORIGINALE ANGLAISE fonARTIFr"LATIN! 1 AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS \ QUARTIER LATIN ] VERSION ORIGINALE [ ANGLAISE l ?«Depleschin signe ici le plus beau de ses films; plus serein aussi, imprégné d'humour et d'amour! Le Parisien J TORONTO INTERNATIONAL « FILM FESTIVAL I SÊIÜCTION OFFICIELLE A PRIX 60e ANNIVERSAIRE FESTIVAL DE CANNES StLBCnoN OFFICIELLE COMPÉTITION NEW YORK FILM FESTIVAL SÉLECTION OFFICIELLE « L’UN DES FILMS LES PLUS ATTENDUS DE LA SAISON ! » - Sonia Sarfali, «On a lu le roman, on veut voir le film ! » - Daniel Rioux, JOI 'RNAI.DE MONTRÉAL
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