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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-10-07, Collections de BAnQ.

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IRAK Un nouveau rapport américain contredit Bush Page B 5 ?www.ledevoir.com ?ISRAËL r Le projet d’Etat palestinien dans le «formol»?Page B 5 LE DEVOIR 600 millions pour les villes Ottawa coupe de moitié la demande des maires canadiens ALEC CASTONGUAY Ottawa — Les maires des grandes villes du pays risquent de grincer des dents dans quelques semaines, quand le gouvernement du Canada commencera ses négociations avec les provinces en vue de leur transférer une partie de la taxe fédérale sur l’essence.C’est que l’offre réduira de moitié la demande formulée par les villes il y a quelques semaines, en plus de proposer une répartition des sommes différentes.Le Devoir a appris que les fonctionnaires du ministère des Infrastructures et des Collectivités planchent sur une enveloppe de 600 millions de dollars à être remise aux municipalités pour l’année 2005, soit l’équivalent de 1,5 ( de la taxe fédérale sur l’essence.Le Québec recevrait alors près de 120 millions et l’Ontario, environ 200 millions.La promesse libérale à propos du nouveau pacte fiscal avec les villes consiste à verser cinq milliards sur cinq ans pour aider les municipalités à rénover les routes, les ponts, les réseaux d'aqueduc, etc.Le ministre d’Etat aux Infrastructures et aux Collectivités, John Godfrey, n’a pas dérogé de ce plan malgré les pressions soutenues des grandes villes.L’argent sera versé graduellement, avec un coup de départ au prochain budget équivalent à 1,5 C le litre de la taxe fédérale sur l'essence, soit 600 millions, pour se rendre tranquillement à 5 C le litre en 2009, pour deux milliards.Total en cinq ans: cinq milliards de dollars.Le 18 septembre dernier, lors d’une réunion à Toronto, les maires des 10 plus grandes villes du pays avaient placé la barre bien plus haut Non seulement la promesse libérale devait être honorée d’ici 2007 plutôt que 2009, mais la moitié de cette somme, soit 1,25 milliard de dollars, devait leur être retournée dès 2005.Le lendemain, le ministre Godfrey avait déclaré aux médias que cette demande était peu réaliste.VOIR PAGE A 8: VILLES Martin connaissait l’existence du fonds spécial, selon un sous-ministre JIM BROWN Ottawa — Alors qu’il était ministre des Finances, Paul Martin connaissait l’existence d’un fonds spécial destiné à financer le programme fédéral de commandites, a soutenu hier le sous-ministre des Finances à la commission Gomery.Mais selon Kevin Lynch, il est peu probable que M.Martin ait été impliqué dans le détail des décisions sur la distribution de l'argent des commandites.Au cœur de la question figure ce qu’on appelle la réserve pour l’unité nationale, un fonds occulte utilisé pour démarrer le programme de commandites, dans la foulée du référendum de 1995 sur l'avenir du Québec.Comme d’autres témoins avant lui, M.Lynch a souligné que seul le premier ministre — qui était alors Jean Chrétien — pouvait autoriser des dépenses à même ce fonds.«Mais le ministre des Finances connaissait-il l’existence de la réserve pour l’unité nationale?», a demandé Neil Finkel-stein, un des conseillers juridiques de l’enquête dirigée par le juge John Gomery pour faire la lumière sur le scandale des commandites.«Oui, a répliqué M.Lynch.Dans la mesure où la réserve était reconstituée dans le budget [annuel], alors cela relevait de la responsabilité conjointe de déterminer les prévisions de dépenses.» À la recherche de munitions pour attaquer le gouvernement au cours de la première période de questions du nouveau Parlement, hier, les députés d’opposition ont sauté sur les témoignages entendus par VOIR PAGE A 8: MARTIN M.Lynch a souligné que seul le premier ministre — qui était alors Jean Chrétien — pouvait autoriser des dépenses à même ce fonds Bianca Jagger attaque Bush JACQUES NADEAU LE DEVOIR LA PORTE-PAROLE du congrès mondial de l’organisation «Ensemble contre la peine de mort», Bianca Jagger, estime que George W.Bush est l’homme politique le plus dangereux de la planète.L’ancienne épouse du chanteur-vedette des Rolling Stones a rappelé hier qu’il y a eu plus d’exécutions au Texas lorsque George W.Bush en était le gouverneur que sous le règne de tout autre gouverneur de l’histoire de cet État américain.À lire en page A 5.La violence chez les autochtones : une question culturelle, croit Chagnon TOMMY CHOUINARD Québec — Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, tient une fois de plus des propos controversés sur les autochtones.C’est une «différence culturelle» qui, selon lui, explique que la violence faite aux femmes est davantage présente dans les communautés autochtones.Questionné au sujet d'un rapport d’Amnistie internationale qui conclut que les femmes autochtones courent un risque deux fois plus élevé que les autres d’être victimes de violence, Jacques Chagnon a déclaré qu’il s’agit d’un problème «basé sur l’éducation et, aussi, sur une différence culturelle».Le ministre a souligné qu’il «travaille avec les communautés autochtones pour protéger les femmes» et pour «éduquer les gens, spécialement les hommes».Cette problématique ne peut cependant se régler «en deux jours», a-t-il ajouté.La violence contre les femmes est-elle inhérente à la culture autochtone?Le ministre délégué aux Affaires autochtones, Benoît Pelletier, n’y croit pas et Une déclaration qui alimente les «préjugés», déplore Ghislain Picard VOIR PAGE A8: CHAGNON ACTUALITÉS Décès d’un sous-marinier du NCSM Chicoutimi ¦ À lire en page A 8 DISCOURS DU TRÔNE Bloquistes et conservateurs passent à l’attaque ¦ A lire en page A 3 HPtr INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Culture.„.B 8 Décès.B4 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées________A7 Météo.B 4 Monde.B 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 L’océan Arctique à l’agonie m* LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY IBiS D% ici 50 à 100 ans, l’océan Arc-x tique n’existera phis: il sera en effet remplacé par une mer ancillaire des océans Atlantique et Pacifique, anticipe un pro- fesseur de biologie attaché à l’Université Laval, Louis Fortier.De retour d’une mission d’un 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etc.Le ministre d’Etat aux Infrastructures et mix Collectivités, John Godfrey, n’a pas dérogé de ce plan malgré les pressions soutenues des grandes villes.L’argent sera versé graduellement, avec un coup de départ au prochain budget équivalent à 1,5 C le litre de la taxe fédérale sur l’essence, soit 6(X) millions, pour se rendre tranquillement à 5 C le litre en 2009, pour deux milliards.Total en cinq ans: cinq milliards de dollars.Le 18 septembre dernier, lors d’une réunion à Toronto, les maires des 10 plus grandes villes du pays avaient placé la barre bien plus haut.Non seulement la promesse libérale devait être honorée d’ici 2(X)7 plutôt que 2009, mais la moitié de cette somme, soit 1,25 milliard de dollars, devait leur être retournée dès 2005.Le lendemain, le ministre Godfrey avait déclaré aux médias que cette demande était ix-u réaliste.VOIR PAGE A S: VILLES Martin connaissait l’existence du fonds spécial, selon un sous-ministre JIM BROWN Ottawa — Alors qu’il était ministre des Finances, Paul Martin connaissait l’existence d’un fonds spécial destiné à financer le programme fédéral de commandites, a soutenu hier le sous-mi-nistre des Finances à la commission Gomery.Mais selon Kevin Lynch, il est peu probable que M.Martin ait été impliqué dans le détail des décisions sur la distribution de l’argent des commandites.Au cœur de la question figure ce qu’on appelle la réserve pour l’unité nationale, un fonds occulte utilisé pour démarrer le programme de commandites, dans la foulée du référendum de 1995 sur l’avenir du Québec.Comme d’autres témoins avant lui, M.Lynch a souligné que seul le premier ministre — qui était alors Jean Chrétien — pouvait autoriser des dépenses à même ce fonds.«Mais le ministre des Finances connaissait-il l’existence de la réserve pour l’unité nationale?», a demandé Neil Finkel-stein, un des conseillers juridiques de l’enquête dirigée par le juge John Gomery pour faire la lumière sur le scandale des commandites.«Oui, a répliqué M.Lynch.Dans la mesure où la réserve était reconstituée dans le budget [annuel], alors cela relevait de la responsabilité conjointe de déterminer les prévisions de dépenses.» A la recherche de munitions pour attaquer le gouvernement au cours de la première période de questions du nouveau Parlement, hier, les députés d’opposition ont sauté sur les témoignages entendus par M.Lynch a souligné que seul le premier ministre — qui était alors Jean Chrétien — pouvait autoriser des dépenses à même ce fonds VOIR PAGE A 8: MARTIN DISCOURS DU TRONE Bloquistes et conservateurs passent à l’attaque ¦ A lire en page A 3 X D E X Bianca Jagger attaque Bush ^ Æ JACQUES NADEAU LE DEVOIR LA PORTE-PAROLE du congrès mondial de l’organisation «Ensemble contre la peine de mort», Bianca Jagger, estime que George W.Bush est l’homme politique le plus dangereux de la planète.L’ancienne épouse du chanteur-vedette des Rolling Stones a rappelé hier qu’il y a eu plus d’exécutions au Texas lorsque George W.Bush en était le gouverneur que sous le règne de tout autre gouverneur de l’histoire de cet État américain.À lire en page A 5.La violence chez les autochtones : une question culturelle, croit Chagnon TOMMY CHOUINAR1) Québec — Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, tient une fois de plus des propos controversés sur les autochtones.C’est une «différence culturelle» qui, selon lui, explique que la violence faite aux femmes est davantage présente dans les communautés autochtones.Questionné au sujet d’un ra]>-port d’Amnistie internationale qui conclut que les femmes au tochtones courent un risque deux fois plus élevé que les autres d’être victimes de violence, Jacques Chagnon a déclaré qu’il s’agit d’un problème «basé sur l’éducation et, aussi, sur une différence culturelle».Le ministre a souligné qu’il «travaille avec les communautés autochtones pour protéger les femmes» et pour «éduquer les gens, spécialement les hommes».Cette problématique ne peut cependant se régler «en deux jours», a-t-il ajouté.La violence contre les femmes est-elle inhérente à la culture autochtone?Le ministre délégué aux Affaires autochtones, Benoît Pelletier, n’y croit pas et VOIR PAGE A8: CHAGNON Une déclaration qui alimente les «préjugés», déplore Ghislain Picard ACTUALITÉS Décès d’un sous-marinier du NCSM Chicoutimi À lire en page A 8 Annonces.B 4 Idées.A 7 Avis publics.B 6 Météo.B 4 Culture.B 8 Monde.B 5 Décès.B 4 Mots croisés .B 4 Économie.B 1 Sports.B 6 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 .j , :î t «*< F -7; Uocéan Arctique à l’agonie LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY D% ici 50 à 100 ans, l’océan Arc-' tique n’existera plus: il sera en effet remplacé par une mer ancillaire des océans Atlantique et Pacifique, anticipe un professeur de biologie attaché à l’Université Laval, Louis Fortier.De retour d’une mission d’un an dans l’Arctique à bord du brise-glace Amundsen, l’océanographe a profité de la Quatrième Conférence mondiale des journalistes scientifiques, qui bat son plein cette semaine à Montréal pour tirer la sonnette l’alarme et lever le voile sur quelques-unes des énigmes du monde arctique avant que cehii-ci ne disparaisse.Chef de mission pour l’expédition scienti- «Dans 50 à 100 ans, on va avoir perdu un écosystème fique CASES (Canadian Arctic Shelf Exchange Study), qui a levé l’ancre il y a un an pour la baie Franklin, dans la mer de Beau-fort, Louis Fortier croit même que cette disparition pourrait être encore plus rapide, ouvrant du coup la voie à la circulation maritime dans ces contrées éloignées.«Si on a trois ou quatre autres années de fonte rapide comme on en a observé au cours des quatre ou ue» cinq dernières années, cela veut dire que le réchauffement sera plus rapide qu'anticipé et que le passage du Nord-Ouest pourrait s’ouvrir dis 2030.» D’un point de vue géopolitique, fl y aura cependant bien des détails à régler, notamment celui de savoir à qui appartient cet espace VOIR PAGE A 8: ARCTIQUE VIENT DL PARAI ERE fvttn v.l«uf»K Ldliiimc DU SIIIX AU SYMHf IISIUK Vaatm'u’ hïmin iU h mumfiu-prit U'i inytfJétncfjls Jean-Claude Lalanne-Cassou DU SYLEX AU SYNTHÉTISEUR Pour une histoire de la musique par les instruments LES PRESSES PHILOSOPHIQUES En librairie, 22 $ CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFfÉRINT EH RAISON OU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU OE COULEUR LE DEVOIR, LE JEUDI 7 OCTOBRE 2004 A 5 LES ACTUALITES Des manifestants attendaient Jean Charest de pied ferme Le premier ministre n'a pas pu s’adresser aux congressistes venus assister aux Entretiens Jacques Cartier ANTOINE ROBITAILLE Le premier ministre Jean Charest devait prendre la parole hier soir à l'Université de Montréal à l'occasion d'une cérémonie protocolaire lorsqu'une centaine de manifestants étudiants ont brusquement fait irruption dans l’amphithéâtre Ernest-Cormier, où il se trouvait, au son de *Quir rest au poteau!», «Charest endette les jeunes!» et «Ubérezwm des libéraux!».Plusieurs d’entre eux sont alors montés sur la tribune, déployant une grande banderole devant une trentaine de dignitaires médusés, coiffés de toque et revêtus de toges universitaires; un costume qui contrastait singulièrement avec l'atmosphère de rébellion qui venait de s’y installer.Le recteur de l’Université de Montréal, Robert Lacroix, était à la tribune au moment de l'entrée des manifestants et venait de prononcer quelques mots de bienvenue.À ses côtés se trouvaient entre autres les maires de Québec et de Montréal, Jean-Paul L'Allier et Gérald Tremblay, ainsi que Gérard Col-lomb, maire de Lyon, et André Caillé, président d’Hydro-Québec.Quelques minutes plus tard, au moment où un étudiant a lancé «il était temps qu'on rencontre Charest en face!», le premier ministre, escorté par des garde du corps, s’est frayé un chemin à travers les manifestants et a fui par une porte jouxtant la scène.«Pissou, pissou!», ont crié les manifestants, qui sont alors sortis de la salle et ont été contraints de quitter l'édifice par l’escouade antiémeute du SPVM, qui avait été appelée en renfort., L'un des manifestants, Maxime-Edouard Crête, a dit au Devoir que plusieurs organisations étudiantes avaient organisé la manifestation, m JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les étudiants ont pris d’assaut l’amphithéâtre Ernest-Cormier où le premier ministre Jean Charest devait prendre la parole.dont la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM) et l’aile jeunesse du Parti québécois.Ces groupes, qui se présentent de plus en plus souvent aux événements auxquels participe le premier ministre, reprochent au gouvernement libéral d'avoir coupé «103 millions à l'aide aux études».Le recteur Lacroix, croisé par la suite, a affirmé ne pas en vouloir au service de sécurité pour n'avoir pas empêché la manifestation: «L'université est une place publique.Mais vous savez, ce ne sont pas nos étudiants.90% d’entre eux viennent des cégeps.Ils ont peur de ne pas avoir l’argent pour aller à l’université.» Le Prix Nobel d'économie Daniel McFadden, de l'université de la Californie, à qui on s'apprêtait à remettre un doctorat honorifique, s’est exclamé: «Ça me fait penser à Berkeley dans les années 60.» Après avoir déguerpi de l'amphithéâtre, le premier ministre s'est réfugié avec une quarantaine de dignitaires et quelques journalistes dans les bureaux du rectorat, où il a remis «dans l’intimité» l’Ordre national à Alain Bideau, fondateur du Centre Jacques-Cartier.La cérémonie, qui a repris par la suite avec plus d’une heure de retard, devait être ponctuée par la remise de plusieurs doctorats honoris causa, et avait pour but de souligner l’ouverture des ^"Entretiens Jacques Cartier (EJC), un événement annuel qui donne lieu à une vingtaine de colloques universitaires francophones sur autant de sujets, des nanotechnologies à la gestion des villes.Les EJC ont lieu annuellement à Lyon, en France, mais se tiennent à Montréal tous les quatre ans.L'événement se termine samedi.Le Devoir EN BREF The Gazette a un nouveau rédacteur en chef Trente ans après avoir été stagiaire d’été au quotidien The Gazette, Andrew Phillips a été nommé rédacteur en chef du journal anglophone montréalais.M.Phillips, âgé de 50 ans, travaillait jusquld au Victoria Times Colonist, en Colombie-Britan- nique, où il est né.Ce journal fait partie de l’empire CanWest, tout comme The Gazette.Andrew Phillips, qui remplacera Peter Stockland dans quelques semaines, est diplômé de l’université McGill D avait commencé sa carrière à The Gazette, où il a travaillé pendant dix ans, il y a une trentaine d’années.D a ensuite œuvré pendant une quinzaine d’années au magazine Macleans.Jan Ravensbergen, le représentant de la Guilde canadienne des médias auprès des quelque 350 empbyés du journal, a bien accueil la nomination de M.Fhfflips.- PC Au moins 30 victimes dans la ferme de Pickton Vancouver—Les fouilles dans la ferme porcine du présumé tueur en série Robert Pickton ont permis de découvrir des échantillons d’ADN de 30 victimes, a annoncé hier la police.La police a également révisé à la hausse le nombre de femmes disparues du centre-vie de Vancouver, qui s’établit maintenant à 69.Pickton est accusé du meurtre prémédité de 15 de ces femmes, mais la Couronne a fait savoir que sept autres accusations de meurtre seraient portées contre lui avant le début de son procès.- PC «Bush croit au meurtre» Un innocent, qui a connu le couloir de la mort, joint sa voix à celle de Bianca Jagger pour dénoncer Timposition de la peine capitale CLAIRANDRÉE CAUCHY Juan-Roberto Melendez-Colon a passé 18 ans dans les geôles flo-ndiennes pour un, meurtre qu’il n’a pas commis.«L’État de la Floride m’a fait subir, ainsi qu’à ma famille, une torture psychologique.Je n’ai pas été sauvé par le système de justice mais en dépit du système», a déclaré hier l’ex-condamné à mort innocenté après que le vrai meurtrier eut confessé son crime.Il tenait à être présent au deuxième congrès mondial de l’organisme «Ensemble contre la peine de mort», qui s’ouvrait hier à Montréal, pour remercier les militants canadiens qui l’ont appuyé alors qu’il était en prison.Le cas de ce Portoricain est loin d’être isolé: depuis que Iq peine de mort a été rétablie aux Etats-Unis, en 1976, on compte un condamné à mort innocenté pour huit exécutions.En 2004,3487 personnes attendaient la fin programmée de leurs jours.De 60 à 80 personnes sont exécutées chaque année dans ce pays.Le Portoricain, qui arbore un autocollant anti-Bush sur son manteau, craint que l’éventuelle réélection du président ne rallonge le chemin menant à l’abolition: «Il croit au meurtre!», s’est-il exclamé.Ses propos font écho à la déclaration-choc de Bianca Jagger, ambassadrice de bonne volonté pour la lutte contre la peine de mort au Conseil de l’Europe.«C’est probablement le personnage politique le plus dangereux au monde parce qu’avec lui en tant que leader, il y aura toujours le risque que nous fissions face à une troisième guerre mondiale», a déclaré l’ancienne épouse du rocker Mick Jagger, soulignant qu’il y a eu plus d’exécutions au Texas lorsque George W.Bush en était le gouverneur que sous toute autre administration.Depuis qu’elle a assisté à l’exécution, au Texas, d’un homme encore mineur au moment de son crime présumé, l’ancien mannequin milite activement contre la peine de mort, notamment par l’entremise d’un comité qu’elle a fondé avec le révérend Jesse Jackson.Sous le règne de George W.Bush, on assiste d’ailleurs à une fédéralisation de la peine 4e mort, autorisée dans 38 des 50 Etats américains, selon Renny Cushing, de la Murder Victim’s Families for Reconciliation (MVFR).«Il y a •moment de des États s'y les procureurs des Etats s'y opposent, mais ceux du gouvernement fédéral la proposent malgré les objections des familles des victimes», explique cet homme qui milite contre la pane de mort depuis que son père a été tué sous les yeux de sa mère M.Cushing se réjouit de voir que la plateforme électorale démocrate est muette sur la peine de mort et que John Kerry s’est personnellement prononcé contre cette sentence ultime alors que les démocrates y étaient favorables sous Clinton.Cibler les États-Unis La secrétaire générale d’Am-nesty International, Irene Khan, juge important de cibler les Etats-Unis dans le combat abolitionniste.«C’est une des dernières démocraties occidentales qui appliquent encore la peine de mort.Cest une tache à leur dossier alors qu’ils se présentent en champion des droits de l’homme», affirme Mme Khan.Elle sp réjouit de constater que 22 des 38 Etats où la peine de mort est en vigueur ont débattu en 2002 de propositions visant l’abolition ou à tout le moins un moratoire sur les exécutions.«On parie de plus en plus des erreurs judiciaires, de l’application discriminatoire à l’endroit des Afro-Américains et des hispanophones», constate la dirigeante d’Am-nesty International.Signe d’une certaine ouverture au débat, la Cour suprême se penchera d’ailleurs mercredi sur la constitutionnalité de l’exécution de mineurs.Le contexte post-11 septembre ne devrait pas, selon Mme Khan, être utilisé pour justifier la peine de mort «Pour des terroristes, souvent des kamikazes, la peine de mort équivaut à en faire des martyrs, surtout quand elle survient au terme d’un procès injuste.» Si les Etats-Unis figurent parmi les cibles préférées des abolitionnistes, la Chine, qui a le plus recours à la peine de mort, sera sous leurs projecteurs d’ici les Jeux olympiques de 2008.Sans appeler à un boycottage pour le moment, le président d’«Ensemble contre la peine de mort», Michel Taube, a lancé un appel aux fédérations sportives à «s’interroger sur le sens de la participation aux Jeux olympiques alors qu’on exécute des condamnés à mort dans les stades».Le Devoir DU 7 AU 11 OCTOBRE ÉCONOMISEZ 10% SUR LES VINS DE n SAO lÉlËE^- ET PLUS v* .SL m l Du 7 au II octobre 2004.18 ans et plus.Cette offre est valable pour les vins rouges, blancs, rosés, les vins apéritifs, les vins de dessert les vins des terroirs d'id.les vins mousseux ainsi que les champagnes et s’applique exclusivement aux bouteilles de vin de 201 et plus après tout autre escompte.Les produits de quatre litres et plus et les colis-cadeaux ne sont pas indus dans cette promotion.Achats non cumulatüs.Offre également disponible dans MQ.C0m.Titulaires de pennis.agences de la SAQ.Comptoin Vin en vrac et SAQ Dépôt exdus.Les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées sont exdus de cette promotion.’ ' - ' ' Achetez en ligne SAO.com » f LE DEVOIR.LE JEUDI 7 OCTOBRE 2 0 0 4 CULTDRE Efficace et exportable LES CONCERTS GALA DE L’OSM.M.Moussorgski: Trois chœurs (La défaite de Sennachérib; Scène du temple, extraite de CEdipe à Athènes; Joshua).S.Rachmaninov: Les Cloches.D.Chostako-vitch: L’Exécution de Stepan Ra-zine.Tatiana Pavlovskaya (soprano), Mikhail Grubsky (ténor); Sergei Murzaev (basse), Chœur et Orchestre symphonique de Montréal, direction; James Conlon.Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, le 6 octobre.Reprise le 8 octobre CHRISTOPHE HUSS C*est bien de cela que les concerts classiques ont besoin: de cette judicieuse érudition programmatique qui fait d'une soirée musicale un événement, parce qu’on y a entendu autre chose que la désuète succession ouverture-concerto-symphonie et parce qu’on y a découvert des œuvres qui en valent la peine.Le programme concocté par James Conlon est intelligent, logique, créatif et fort «Fort» est même un mot faible! Comme disait jadis Bernard Blier dans un film culte (Les Tontons flingueurs) en buvant un whisky frelaté: «Faut reconnaître, c’est du brutal!» Le «brutal», c’est l’Exécution de Stepan Razine (ou «Stenka» si l’on adopte le surnom du héros), l’opus 119 de Chostakovitch, composé en 1964 et qui prolonge en quelque sorte la 13e Symphonie.Reposant (comme la 13e) sur un poème d’Evtouchenko, créée (comme la 13e) par Kondrachine et Vitali Gromatski, la basse remplaçant le jour de la création (comme pour la 13e) un collègue effrayé par l’opposition affichée des dignitaires du régime, l’œuvre décrit l’exécution, sur la Place Rouge à Moscou d’un chef cosaque, qui, au 17e siècle, s’opposa au pouvoir.Tension et brutalité sont le lot de cette partition aux résonances peut-être même autobiographiques.Elles se traduisent par une musique crue, violente, aux accents durs et aux timbres cinglants.Là se pose la question de l’interprétation.Doit-elle tenir compte, en cherchent à le recréer, du climat de terreur psychologique entourant la genèse et la création (mais aussi le sujet) de la partition?Ou doit-elle inscrire et universaliser cette profession de foi dans notre quotidien plus confortable et plus «politiquement correct»?James Conlon choisit la seconde option.Son Exécution de Stepan Razine est puissante, éloquente et bien dosée.Mais elle n’est pas cinglante, pas glaçante d’effroi: le son des flûtes et du piccolo ne nous rentrent pas sous la peau, le cuivres sont ronds, les violons nobles et ardents.On a envie, comme le demandait Tennstedt à ses musiciens dans Mahler, d’entendre des sons plus «sales», des crescendos plus explosifs, par exemple aux trompettes dans l’épisode final, dans lequel la tête de Razine revit D en va de même pour l’excellent Sergei Murzaev.Il chante parfaitement, avec une projection étonnante, mais quand il dit «allez-y, crachez, crachez donc», c’est ce qu’il a dans les tripes qu’on veut entendre, ps sa belle voix.Au moins on reconnaîtra à James Conlon le mérite de la logique, car il aborde Les Cloches de Rachmaninov dans la même logique: la direction est fluide, l’opposition des tempos judicieuse, les solistes parfaitement choisis (étonnante Tatiana Pavlovskaya), mais s’agissant des deux dernières étapes de ce parcours de la naissance à la mort, le 3e volet est plus sauvage et hargneux qu’angoissé et le Lento lugubre reflète une vision fatale et inéluctable, certes, mais jamais hantée par les affres de la mort Ainsi, dans l’introduction de ce Lento, sous un cor anglais admirable, les violons sont davantage «beaux» qu’expressifs et mystérieux.Les rares chœurs de Moussorgski, en apéritif musical, montrent d’emblée l’expertise de James Conlon dans le domaine de la direction chorale.Le chœur est d’ailleurs irréprochable, avec des attaques jamais dures, une belle justesse (cf.la fin de Joshua) et des farte nobles.Tout cela fut fort efficace et par-faitement exportable pour le concert de dimanche à Carnegie Hall Simplement, pour une soirée commanditée par Hydro-Québec, cela manquait un peu d’électricité! Gameau présidera le c.a.de la Société du 400e Québec — La Société du 400e anniversaire de Québec a confirmé hier la nomination de Raymond Gameau au poste de président du conseil d’administration.Actuel président du conseil d’administration de l’industrielle Alliance et ex- ministre des Finances du Québec de 1970 à 1976, M.Gameau succède ainsi à Roland Arpin.Pour le nouveau président, les célébrations de 2008 doivent être à la hauteur de cet événement historique.Par conséquent, elles ne peuvent pas, selon lui, donner lieu à une fête à rabais.La société a déjà procédé à l’évaluation de plusieurs projets et a effectué des consultations sur le cadre de programmation.—PC Confluence Lyon-Montréal La métropole accueille dix-huit artistes qui donneront jusqu'en novembre un aperçu substantiel de la création lyonnaise BERNARD LAMARCHE \ A partir d’aujourd'hui, Montréal est l’hôte d'un contingent animé d’artistes lyonnais.Répartis entre sept galeries commerciales membres de l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC) et la Biennale de Montréal, dix-huit artistes, en solo ou inscrits dans des présentations groupées, donneront jusqu’en novembre un aperçu substantiel de la création lyonnaise.Sept galeries de Lyon sont de la partie.L’événement s’intitule, il fallait s'y attendre, Libres échanges.L’échange a été lancé par la Ville de Lyon.La Ville de Montréal a collaboré à l’organisation de l'événement, en synergie avec les Entretiens Jacques Cartier.Laurent Godin, qui est responsable du centre Rectangle à Lyon, est passé par Montréal il y a un an pour sélectionner des galeries.Certains liens existaient déjà, notamment avec la galerie René Blouin, qui représente Rober Racine, aussi membre de l’éciuie de la galerie Georges Verney-Carron, de même qu’avec la galerie Trois Points, qui partage la représentation de l’artiste Mario Côté avec la galerie Olivier Houg.En février dernier, Mark Lanctôt, directeur de l’AGAC, a visité les galeries lyonnaises pour monter un dossier de représentation qu’il a présenté à ses membres.De là, chacune des galeries a développé son programme d’échange.Pour Mark Lanctôt, la valeur de l’échange tient à ce que la plupart des artistes exposés à Montréal constituent des primeurs.Mais encore, il faut compter Œuvre de Margi Geerlinks intitulée Madelief (2002).SOURCE AtiAC sur la présence d’artistes de renom, comme Margi Geerlinks, une artiste que l’on voit partout en Europe depuis quatre ans et que reçoit Trois points, ou encore Aurélie Nemours, dont les œuvres étaient exposées à Beaubourg jusqu’en septembre dernier, et François Morellet, dont les œuvres se retrouvent sur les cimaises de la galerie Roger Bel-lemare.Enfin, la galerie Joyce Ya-houda héberge les œuvres de quatre jeunes artistes plutôt délurés, soit Sophie Dejode en duo avec Bertrand Lacombe, Cédric Tanguy et le Gentil Garçon.Les autres galeries montréalaises participantes sont Eric Devlin, Simon Blais et la galerie Yer-geau du Quartier latin.L'événement s’inscrit dans une tradition qui semble s’affirmer pour l’AGAC.11 s’agit d’un des mandats de l’AGAC de promouvoir les «activités d’exportation et de diffusion de ses metnbres».Ainsi, l’événement cadre bien dans les activités de l'association, comme la participation, l’an dernier, à la foire ArtéNîm, la Foire internationale d’art contemporain de Nîmes, et avant, en 1999, lors de l'échange avec Barcelone, dont la réciproque a eu lieu à l'Hôtel Delta en 2001.Cette manifestation avait mené à la création du Salon du Printemps, une activité annuelle organisée par l’AGAC.L’organisme a aussi à son actif un troc entre Montréal et Toronto.L’intérêt de l’AGAC dans l’événement se traduit par la représentativité de ses membres.«A l'extérieur d’une exposition regroupée, il peut y avoir des échanges entre chacune des galeries, qui vont mener à des collaborations durables», souligne Lanctôt.Une fois les vernissages de ce soir terminés, ce dernier se met à table pour organiser la réciproque.Lyon recevra des artistes de Montréal, la rencontre lyonnaise est prévue pour décembre 2005.Le Devoir Quatorzième Show du Refuge Deux Métropolis valent mieux qu’un SYLVAIN CORMIER On aurait cru qu’à la quatorzième année, âge difficile, il y aurait essoufflement.Que le Bi-gras finirait par en avoir ras le piano de faire le grand frère et de tendre la perche aux (mêmes) copains.On aurait pu déduire que la compilation parue l’an dernier en DVD des moments de grâce de ion Show du Refuge était une sorte d’élégant passage du flambeau.On aurait trouvé normal que les commanditaires se fassent de plus en plus tirer l’oreille, que les més dias accourent moins, que le public s’amenuise, lassitude oblige.Mais non.Au contraire.Usufruit du travail accompli, cette année, il faudra deux fois le Métropolis pour contenir le party-bénéfice de Bigras.Le Show du Refuge, quatorzième du nom, aura bel et bien lieu les 10 et 11 novembre dans le vieux théâtre rénové du Red light annonçait hier matin le grand Dan au local même du Refuge des jeunes de Montréal, rue Bern.Et Bigras, encore une fois, fera scène comble autant que salles combles.D retrouvera ses sœurs chanteuses Luce Dufault et Lulu Hughes, dans leur habituel rôle d’anges chantant le gospel et le blues: on n’imagine plus le Show du Refuge sans elles.Se joindront aussi à l’une ou l’autre des soirées les Ariane Moffatt, Dany Bédar, Kathlçen et Christian Gagnon du Ville-Émard Blues Band (nouvelle génération), Manon Bédard, les Violons d’Amérique (André Proulx, Myriam et Guy Gagné), ainsi que le nouveau chouchou de la chanson pas bête, ce Pierre La-pointe dont on se passe décidément de moins en moins ces jours-ci (il sera aussi au Coup de cœur francophone, apprenions-nous avant-hier).Et pour la quatrième année consécutive, autre fidélité, Ihebdo culturel Voir sera au rendez-vous.En fait, c’est l’édition paraissant aujourd’hui qu’une petite armée de bénévoles offrira dès Th en divers lieux clés du Grand Montréal (stations de métro, alentours des universités, etc.), moyennant un don.Le tirage, pour l’occasion, sera grossi de quelque 20 000 exemplaires.Le Refuge des jeunes de Mont- réal est depuis 1989 le principal centre d’accueil et d’aide pour les •jeunes hommes en difficulté, et sans abri, âgés de 17 à 24 ans».L’organisme sans but lucratif doit amasser chaque année au moins 1,2 million de dollars pour assurer son fonctionnement et sa survie, toutes sources de financement confondues.Le Show du Refuge est sa principale activité de collecte de fonds, d’où la forte proportion de billets corporatifs à place réservée (disponibles dès maintenant au » (514) 341-3835).Les billets d’admission générale, eux, seront disponibles dès samedi midi aux guichets du Spectrum, par téléphone (au » (514) 908-9090 ou au » 1866 908-9090) et par Internet (sur le site www.ticketpro.ca).A LA TELEVISION Têlêjour- L'union nal (17:30) fait la force Virginie ^^^pkfêr Qui l'eût cru! V.I.P./ Spéciale Virginie | Bella! Début | Le Tôléjournal/Le I C'est dans l'air! Point / La Géothermie Cinéma / POST.Le TVA Vingt et 18 heures un Dans ma Star caméra Système Occupation double Hommes en.I Le TVA | Devine qui vient ce soir M.Jasmin (23:18) Cinéma (00:03) Macaroni Ramdam tout garni .rebut Prome- global nades.Gr.Documentaires/ | .les ruelles Cinéma / UN CRABE I avec David La Haye.1 DANS LA TÈTE (4) sabelle Blais Prome- nades.Voyage grandeur.Docu- mentaires Le Journal Flash / (16:30) Mike Ward C'est mon show / Dumas Cinéma / L‘AFFAIRE PALMER (6) (avec Rutger Hauer.Barbara Williams Le Grand Journal 1 1 00/o Lady Chatterley Cinéma / FANTOMES Jrnl RDI .Actions Le Monde | Part.(Victime du prix du café Le Télôjournal/Le Point Part.Le Monde Le Journal RDI Téléjournal Cible (17 55) Jrnl FR2 | .noms (Cinéma / SAINT-GERMAIN OU LA.Les Veux.(Sables ém ouvants Journal Panorama ( Dites-mol .coulisses du hockey Biographies Dossiers FBI Matière à enquête Justice américaine Stars sur le vif Cinéma Oui.Je.Nicolas.ménage Dre Nadia | Interventions miracles .la vie est un combat Décore ta.Métamor.C'est pourtant vrai Cinéma Top5.Top5.monde?M.Net (Décompte (Vidéo Clips (Toprock.! Mike Ward Pimp.S-P-A-M | Banzal .attaquent Jukebox Top DVD .monde?d.Musicographie / AC/DC Miami Vice M.Richard Benezra Musicographie / AC/DC M.Richard Bob.J.Chan Gilmore Girls Smallville .vidanges (M.Mystère Atomic.Les Tofou Sourire.jScooby.Simpson (Futurama Les Griffin La Clique South Park (Henri pis.Simpson (Futurama Les Grlffln Sports 30 | Sports 30 (Gagné 3e.Baseball / Séries de divisions: Dodgers - Cardinals Sports 30 Repêchage Les deux, font la loi Tournants de l'Histoire | Trouvailles et Trésors I JAG I Cinéma / QUATRE JOUF \S EN SEPTEMBRE (4) Le Polock Bibliotheca (.musique Montréal, P.Q.(.country (Paroles et Musique (Portraits: I.M.Pel l Le olaislr croît./ Zacharv Richard I Le Caméléon Newport Beach Agents doubles Les Sopranos ! Cinéma / LA FUREUR DANS LE SANG.Balko Paranormal .Nerdz .Tuning Mutant X Les Chemins de l'étrange Futur extrême (Alias Poltergeist Einblicke Enfants.Médias.Le Cégep.2/3 monde In Focus Physiologie Affaires.(La Culture Activités.famille Évasion.Alaska VR .l'aventure À vélo .l'eau Saveurs.Soleil.(Bleu II évasion.Itinéraires de rêve (Le Maître.Top.stars Au bout.Volt Panorama Francophonies.| Cinéma / LE MATOU (4) avec Serae Dupire.Monlq ue Spaziani Pano.(23:20) Canada Now The Nature of Things Cinéma / THE SHIPPING NEWS (4) avec K.Spacey The National National ZeD (23:26) .(00:05) News Access H.eTalk Daily Charmed CSI: Crime Scene.ER CTV News News Daily (oo 05) I News .National E.T.Joey Survivor: Vanuatu The Apprentice Without a Trace News Sports .(00:06) I G.Shrinks McBean Building Big / Domes Studio 2 The Royal .Life of a Masterpiece Film 101 Studio 2 Simpsons ABC News The Insider Millionaire Extreme Makeover Life as we Know It Primetime Live King.Hill Nightline | [Pub 1 (23:35) News CBS News E.T.Survivor: Vanuatu CSI: Crime Scene.Without a Trace News Late Show News NBG News Jeopardy Wheel of.Joey Iwill.The Apprentice 2 ER The Tonight Show (23:36) Malcolm.That '70s.Friends Seinfeld I Baseball / Séries de divisions: Dodgers - Cardinals Blue Collar D.C.'s.(One Tree.The Newshour BBC News Find I This Old House Wide Angle / The Saudi Question Globe Trekker Business.Charlie Rose BBC News (Business.The Newshour Sarah Brlghtman Live The Cost of Freedom BBC News News eTalk Daily (Jeopardy Charmed CSI: Crime Scene.ER CTV News News Daily (oo 06) City Confidential American Justice Cold Case Files The First 48 Crossing Jordan Cold Case Videos (JackLondor Vs Call of.| Rlchler.Ink (.Village | Cinéma / MY LIFE SO F AR (4) avec Colin Firth Law & Order NYPD Blue Ultimate / .Crashes Dally Planet Seven Wonders of.Frontiers of Construction Extreme Engineering Daily Planet Frontiers.Manhunt Border!.I JAG SAS - Are you Tough.Battle of Lepanto Turning Points of History JAG SAS BBC News CBC News CBC News | CBC News Past Life Investigation The National Rough Cuts Past Life Investigation National Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Trailer Park Boys All G.( Josh (22:39) CSI: Crime Scene.Cinéma Clean Sweep In a Fix Overhaulin' US Marshals City Cops Overhaulin' Marshals Zoo Diaries Dogs.Jobs Adoption.(.Gourmet Extra (Matchm.Campus.(Dogs.Jobs Animal Miracles I Sex Toys I I Matchm.( Extra Off.Record Sportscent.World Series of Poker Soortscentre NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LES ARTISANS DU REBUT GLOBAL Poursuite de cette émission, où une équipe de braves construit une maison avec des matériaux recyclés.Télé-Québec, 19h GRANDS REPORTAGES -LE PROCÈS DE LA PEINE DE MORT Un documentaire de la BBC sur l’état de la peine de mort aux Etats-Unis.RDI, 20h UN CRABE DANS LA TÊTE Un curieux film, fascinant, quelquefois irritant, que l’histoire de cet homme (David La Haye) incapable d’être lui-même, homme-caméléon qui cherche ses repères.Télé-Québec, 21h PORTRAITS Un portrait de I.M.Pei, un architecte très étonnant qui avait conçu la Place Ville-Marie et qui est maintenant célèbre pour avoir créé la Pyramide du Louvre.Artv, 21h30 V.I.P.Début de la nouvelle émission de Louis Morissette, un magazine artistique humoristique.Radio-Canada, 21h30 Classification des films: (V Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable ( * Va-t-il régler 6e& bibittes ?Ce soir 21 h Un crabe dans la tête Comédie dramatique d'André Turpin.Un photographe réalise que sa peur de l'engagement cause beaucoup de mal à son entourage.De mémoire de chat les ruelles À la rencontre de personnages inusités dans les ruelles de Montréal.Ça change de la télé Les artisans du rebut global On coule les fondations de la maison la moins chère sur le marché.»
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