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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-10-08, Collections de BAnQ.

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LE MONDE CULTURE Terreur sur la Riviera égyptienne Page A 5 Elfriede Jelinek remporte le prix Nobel de littérature Page B 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.XCV N ”229 LE VENDREDI 8 OCTOBRE 2001 8 7c + TAXES » I $ Compromis de la onzième heure Martin et l’opposition s’entendent sur les amendements proposés par le Bloc MANON CORNELLIER ALEC CASTONGUAY Ottawa — A moins d’une heure d’un vote de confiance qui aurait pu se révéler fatidique pour son gouvernement, le premier ministre Paul Martin a réussi hier à s’entendre à la dernière mi- nute avec les chefs des partis d’opposition autour de la modification au discours du Trône proposée par le Bloc québécois.L’unanimité faite, le vote s’est transformé en formalité, mettant un terme à une journée marquée par une hausse constante de la tension et la crainte de plus en plus palpable d’une défaite du gouvernement Le vote d’hier devait constituer le premier vrai test du gouvernement minoritaire de Paul Martin.Même avec l’appui des 19 néodémocrates, les libéraux n’ont pas la majorité aux Communes, puisqu’ils ont le même nombre de votes, si on exclut le président de la Chambre, que les bloquistes et les conservateurs réunis.M.Martin affirmait en soirée qu’il était «confiant» de l’emporter, mais son parti a tout de même cru bon de foire revenir à Ottawa un député hospitalisé, sachant que les conservateurs, eux, ne pouvaient en foire autant avec un de leurs députés gravement malade.Restait à savoir ce que ferait le seul député indépendant, VOIR PAGE A 10: COMPROMIS En lutte contre «PatapoufF» et les PPP M-Oltl IH HVl t I M | f“ï ¦je., JACQUES NADEAU LE DEVOIR DES EMPLOYES de la Société de transport de Montréal ont manifesté bruyamment hier pour dénoncer la décision de leur employeur de s’engager sur la voie des partenariats public-privé (PPP), qui plus est sans respecter les règles habituelles d’appels d’offres publics.Les manifestants ont du même coup écorché le gouvernement de Jean Charest, alias «Patapouf P», qui a ouvert la porte à ce type de collaboration.Hier, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, a justifié en entrevue au Devoir la position du gouvernement sur les PPP.Nos informations en page A 2.Ottawa soulève la colère des maires québécois Le fédéral est plus attentif aux petites villes qu'aux grandes, disent Tremblay et LAllier ANTOINE ROBITAILLE Le fédéral tend davantage l’oreille aux petites villes qu’aux grandes, lesquelles regroupent pourtant «65 % de la population» canadienne.C’est ce que les maires de Montréal et de Québec, Gérald Tremblay et Jean-Paul L’Allier, ont déclaré hier à Montréal lors d’un colloque portant sur la gouverne des grandes agglomérations.Ils réagissait ainsi à la position du gouvernement fédéral, révélée par Le Devoir hier, sur le transfert aux villes d’une partie des revenus de la taxe sur l’essence, une promesse libérale qui s’avère cruciale pour les régions métropolitaines du Canada.Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, a soutenu lors de ce colloque que «l'argent s'empile à Ottawa au point où il est dépensé dans des secteurs douteux.Au niveau des provinces, il en manque.Et vu que nous, on se trouve au bas de la liste, il n'y a maintenant que les marguilliers qui sont plus mal pris que nous».Mais comme nous l’affirmions dans notre édition d’hier, le fédéral s’apprête, lors du prochain budget.Gérald Tremblay Jean-Paul L’AIber VOIR PAGE A 10: MAIRES Retour à la case départ à Kanesatake Après Véchec de la médiation, Gabriel relance ses appels à l'aide GUILLAUME B O U RG AU LT-C ÔTÉ Le long conflit de Kanesatake est de retour à la case départ Les espoirs suscités par la tenue, depuis sept semaines, d’un processus de médiation sont définitivement morts mercredi avec la rupture de ces discussions, et les sept chefs du conseil de bande se retrouvent de nouveau dans un cul-de-sac politique: on ne s’est entendu ni sur la date des élections ni sur la question de la sécurité.Le blocus est total.Tout en songeant à demander aux tribunaux de s’imposer pour dénouer la crise, le grand chef James Gabriel a lancé hier un nouvel appel aux gouvernements pour que ceux-ci prennent leurs responsabilités.«Nous avons épuisé tous les efforts de dialogue et de VOIR PAGE A 10: KANESATAKE James Gabriel INDEX % Annonces_____B6 Avis publies.A4 Cinéma______B 3 Décès.B 6 Éditorial.A8 Idées_______A9 Météo.B6 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Nature.B 7 Reste.B6 Sports.B7 Télévision.B 4 Week-end____B1 Repli dramatique chez Bombardier Nouvelle coupe de 2000 emplois, dont 1440 dans la région de Montréal CLAUDE TURCOTTE Le repli de la production se poursuit de façon dramatique chez Bombardier Aéronautique, qui annonce une nouvelle coupe dans son personnel de 2000 emplois, dont près de 1440 dans la région montréalaise, ce qui n'inclut pas l’élimination de 500 emplois annoncée en mai dernier, qui devait s’étendre jusqu’à l’automne.En outre, Bombardier n’écarte pas du tout la possibilité de devoir procéder à d’autres réductions.Dans le communiqué diffusé hier, Bombardier rappelle en effet que Delta, un important client pour les jets régionaux, est aux prises avec des défis financiers sans précédent Si Delta s’avérait incapable de prendre livraison des appareils CRJ qu’il a commandés, une autre diminution de la cadence de production serait mise en œuvre et entraînerait une réduction des effectifs d’environ 1200 emplois, dont 800 encore une fois dans la région de Montréal.«On parle aux gens de Delta presque tous les jours, mais il est difficile d’avoir une idée très claire de ce qui va leur arriver.Et nous ne voulons pas être pris avec un surplus d’avions», a expliqué Dominique Dionne, vice-présidente aux communi- cations du Groupe Bombardier.AT.- l Québec, le ministre du Développement économique, Michel Audet, a exhorté Ottawa à jouer rapidement son rôle, d’ici Noël au plus tard, pour aider la firme à développer un nouvel appareil.Selon le ministre, l'avenir de l’industrie aéronautique passe par un nouvel appareil de plus de 100 places.Pour sa part Yvon Paiement du Syndicat des machinistes et travailleurs de l’aérospatiale (FTQ), a déclaré que les licenciements massifs annoncés montrent l’urgence pour Ottawa de mettre en place une véritable politique de soutien à l’industrie aérospatiale, comme le propose Paul Tellier depuis plusieurs mois, position récemment appuyée par les présidents de la FTQ et de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Gilles Brosseau, coordonnateur du syndicat et vice-président de la FTQ, a pour sa part demandé une réunion avec la direction pour soumettre des pistes de solution visant à atténuer l’impact des mesures annoncées.Le gouvernement québécois a quant à lui avancé 550 millions de dollars au printemps dernier dans le cadre d’un montage financier de 1,5 milliard.Cette contribution a permis d’assurer le Depuis trois ans, Bombardier Aéronautique a dû licencier le tiers de son personnel, sans compter l’annonce d’hier financement de 75 appareils sans qu’il s’agisse d’une subvention, a précisé le ministre en notant que «toutes les avances et tous les intérêts seront remboursés».Mais que se passe-t-il donc chez Bombardier?Est-ce le déclin inéluctable de cette grande entreprise?En fait, le repli de la production et la diminution des emplois n’ont pas cessé depuis les attaques terroristes contre les tours du World Trade Center à New York le 11 septembre 2001.Bombardier Aéronautique comptait alors 36 200 employés à travers le monde, dont 15 200 à Montréal.En septembre 2004, ses effectifs s’élevaient à 26 900 employés dans le monde, dont 13 000 à Montréal.Depuis trois ans, Bombardier Aéronautique a en somme dû licencier le tiers de son personnel, sans compter l’annonce d’hier, a constaté John Paul Macdonald, porte-parole de Bombardier Aéronautique, qui a par ailleurs souligné que ces compressions sont du même ordre que ceües qui ont été faites chez ces autres grands constructeurs d’avions que sont Boeing et Airbus.L’industrie aéronautique dans son ensemble traverse une période de turbulences extrêmement fortes.«Nous sommes les victimes des dettes financières de nos clients», a ajouté M.Macdonald.L’avenir même de Bombardier serait-il en péril?•Nous devons rester prudents et gérer efficacement nos cadences de production et notre calendrier de livraison afin de nous protéger en cas d’annulation ou de report de commandes.Par ces décisions difficiles mais nécessaires, nous resterons concurrentiels et VOIR PAGE A 10: BOMBARDIER «Nous devons rester prudents et gérer efficacement nos cadences de production et notre calendrier de livraison afin de nous protéger en cas d’annulation ou de report de commandes.Par ces décisions difficiles mais nécessaires, nous resterons concurrentiels et nous assurerons notre réussite à long terme.» 1 ARCHIVES I.K DEVOIR LE DEVOIR.LE VENDREDI 8 OCTOBRE 2004 B 2 CULTURE- Perspective sur le monde JACQUES NADEAU LE DEVOIR UNE NOUVELLE SCULPTURE publique de l’artiste montréalaise Jocelyne Alloucherie a été inaugurée hier au square Dalhousie.Intitulée Porte de jour (ouverte, rougeâtre, solaire), cette œuvre s’inspire du thème de la porte de Québec.Elle suggère un passage dans le square Dalhousie et propose des points de vue singuliers sur un arbre, un édifice ou un mur, découpant ainsi le paysage urbain.Jocelyne Alloucherie a été lauréate du prix Paul-Émile-Borduas en 2002.THÉÂTRE Second regard HISTOIRES DE FAMILLE De Biljana Srbljanovic.Mise en scènç: Theodor Cristian Popescu.A la salle intime du théâtre Prospéra jusqu’au 23 octobre.HERVÉ GUAY Les personnages de cette pièce, selon le dossier de presse, sont des enfants qui jouent aux adultes parce que les enfants disent tout haut ce que les adultes pensent tout bas.En fait, l’auteure dramatique serbe Biljana Srbljanovic se sert pour Histoires de famille d’un procédé dont le théâtre ne s'est jamais privé: mettre l’autre au courant de ce qu’il ignore sans révéler qu’on est en train de le foire.À la différence près que cette fois-ci, cet autre, c’est - avant tout le public, qui doit prendre acte de l’état de dissolution d'une société de nouveau livrée à ses anciens démons.Rien de drôle cependant à voir ces gamins imiter leurs aînés.Ils reproduisent en effet un quotidien pétri de cruauté et de désespoir.Père, mère et enfant se retrouvent le plus souvent au-tqur d’une table.Ils s’y nourrissent moins qu’ils ne se disputent, se frappent ou persécutent carrément le chien abandonné auquel ils ne semblent avoir donné asile que pour se défouler sur lui d’une partie de leurs malheurs.’ Fraîchement arrivé de Roumanie, Theodor Christian Popescu a décidé de servir au public montréalais qu’il veut apprivoiser une version dédramatisée de cette œuvre explosive.D’ailleurs, cette pièce de guerre n’a pas bouleversé pour rien une bonne partie de l’Eu-rppe avant d’être montée dans la métropole.Or, même dotmée avec une grande économie de moyens, ce qu’impose parfois la naissance d’une nouvelle troupe, Histoires de famille laisse deviner une grande force de frappe.Mais cette mise en scène la contient plutôt que de la faire éclater en misant, entre autres, sur un jeu distancié et dénué de toute sentimentalité.11 est à noter que, dans cette distribution, trois des quatre acteurs ont de forts accents d’Europe de l’Est.Pareils à des enfants qui jouent, ils essaient de rendre compte de l’ampleur du drame yougoslave en recourant à des gestes exagérés et à des expressions faciales proches de la grimace.En contrepartie, les effets scéniques sont bannis de cette production.Les tableaux s’enchaînent en outre sans la moindre pause dans un espace indéfini qui fait penser à un fond de cour.En effet, le long des murs, couleur camouflage, s’entassent des briques, une carcasse de fournaise, des boîtes de conserve vides, un bidon d’essence, une bâche et un tapis.Ce refus du spectaculaire et de l’émotion brute pour évoquer l’enfer des Balkans prouve à tout le moins que nous sommes en présence d’un metteur en scène qui ne manque pas de cran.Ne serait-ce que parce qu’il propose un autre regard sur cette région du monde que la plupart d’entre nous ne connaissons que par le truchement des informations télévisées, le petit écran ne recherchant justement — le plus clair du temps — que cek nous émouvoir bêtement Apparemment, Popescu veut aller plus loin.A-t-il tort de demander à notre conscience de spectateur d’examiner quelle responsabilité revient à qui dans ces jeux cruels plutôt que de nous inviter à verser d’autres larmes en vain?Theodor Christian Popescu a décidé de servir au public montréalais une version dédramatisée de cette œuvre explosive SHERBROOKE Le Musée de la nature et des sciences est renfloué STÉPHANE BAI LLARGEON Le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke peut souffler, du moins un peu.Le ministère de la Culture vient de lui accorder une enveloppe spéciale de 300 000 $ pour le sortir momentanément du pétrin.L’établissement de duc millions de dollars, rouvert il y a exactement deux ans aujourd’hui, était carrément menacé de fermeture à cause d’un déficit accumulé de 750 000 $.Les problèmes financiers ont déjà forcé au fonctionnement à très faible régime de cet équipement tout neuf.L’hiver dernier, les salles n’ouvraient plus que le dimanche au public et trois jours par semaine aux groupes scolaires.Il a fallu une autre subvention spéciale de Québec pour étendre l’accès pendant la saison estivale.Le musée et sa vingtaine d’employés reçoivent malgré tout environ 30 000 visiteurs par année.«Cette nouvelle subvention est une bonne nouvelle pour nous, dit Yves Laurier,., directeur du musée.Notreation demeure tout de même difficile.A moyen terme, nous allons faire face à un autre mur.» Le ministère de la Culture et des Communications accorde une première tranche de 200 000 $ pour maintenir les services actuels et les heures d’ouverture du musée mais aussi afin de permettre le développement d’un plan d’affaires détaillé qui doit obligatoirement prévoir «des stratégies de financement autonome durable».Le reste de la subvention sera versé par le ministère quand le Musée de la nature et des sciences aura lui-même trouvé 200 000 $ supplémentaires.L’établissement fonctionne avec une très faible subvention annuelle régulière de Québec, soit 206 575 $.Cette enveloppe n’a pas changé depuis dix ans, malgré l’inflation et la hausse importante des obligations financières depuis le déménagement.Le budget annuel frise les 2,8 millions, dont deux millions proviennent de l’établissement, une société privée fondée en 1879.L’affaire du musée sherbrookois rappelle celle du défunt Musée des arts et des traditions populaires à Trois-Rivières, transformé l’an dernier en Musée québécois de la culture populaire.Cet établissement a lui aussi fait face à d’énormes difficultés après sa construction, au milieu de la dernière décennie, notamment parce que le ministère de la Culture ne le subventionnait pas suffisamment La Société des musées québécois, le groupe de pression du secteur, dénonce depuis des années le sous-financement dont celui-ci souffre.C’est ce que John Porter, directeur du Musée national des beaux-arts du Québec a déjà appelé le syndrome de la Cadillac: l’Etat finance la construction d’un nouvel équipement mais omet par la suite de fournir le «jus» qui permettrait de le faire fonctionner à plein régime.«Il va falloir travailler très, très fort pour trouver200 000 $ dans la communauté, commente finalement le directeur Lauzière.Les gens de la région aiment beaucoup notre musée.Ils nous le prouvent en le fréquentant.Ils le répètent dans les médias.Nous avons accumulé 680 000 $ pour la construction, 30 000 $ de plus que ce qu’on nous demandait.Seulement, il y a des limites à ce que peut fournir une petite ville, surtout que la tradition du mécénat n’est pas très développée au Québec, encore moins vis-à-vis des musées.» Le Devoir Pierre Flynn au Cabaret Music-Hall LIVRES Une voix, deux mains du souffle SYLVAIN CORMIER La dernière fois, au spectacle qui suivait la sortie de l’album Mirador, il s’était littéralement extirpé son grand corps de Pierre Flynn de derrière son piano, et il avait chanté debout, jambes écartées.À cette hauteur vertigineuse, c’est-à-dire à hauteur d’homme, on voyait même les yeux sous les sourcils.La libération était physique, et Flynn, avait-on l’impression, habitait pour la première fois le centre de sa propre scène.Hier, alors qu’on le retrouvait au même Cabaret Music-Hall pour la première montréalaise du spectacle en solo qu’il a promené tout l’été «aux quatre coins de la planète et surtout dans l’est du Québec», cette prise de possession apparaissait comme l’étape préalable à une autre libération, tout aussi cruciale: celle du répertoire.Délestées de leurs arrangements gravés pour l’éternité sur disque, données au seul piano (et, exception-neflement, à la guitare), les chansons de Pierre Flynn étaient révélées pour ce qu’elles sont: de belles bêtes souveraines.«Me voici devant vous comme un seul homme», résumait-il après avoir osé une belle d’Octobre — Le Vent se lève — en ouverture, «fai ma voix, j’ai mes doigts, j’ai mon souffle.», offrait-il presque en pâture aux spectateurs, encore surpris que cela suffise à leur bonheur.Nerveux, fébrile, content, ému d’être ainsi dénudé devant nous, il aurait pu ajouter «J’ai un coeur.» Jamais, en effet, n’avait-on ressenti d’aussi près ce que cet homme ressent, jamais n’avait-on plongé aussi résolument au coeur vivant des textes, jamais n’avait-on même soupçonné que ces mélodies en avaient autant dans le , un coeur JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pierre Flynn MïMS ventre, tefiement elles étaient assujetties à l’habillage parfois bien lourd des orchestrations.Je ne parle pas tant de ses grandes ballades — En cavale, Prince-Arthur — que de ses pièces les plus fixées dans la forme, le succès pop des années 80 L’Ennemi est là, la machinique Berlin (U-Bahn, S-Bahn 83) de l’album Mirador, pia-no-voix, on en découvrait les rondeurs, on s’étonnait de la possibilité même qu’elles s’épivardent en boogie le temps d’un solo.Ce n’était jamais plus vrai que pour Les Jardins de Babylow.livrée en blues à base de riff de guitare dis-torsionnée, la chanson était transfigurée, réinventée, jetée dans les eaux boueuses du Mississippi pour ressortir plus pure.Je suis parti tôt en deuxième partie pour écrire ces lignes, alors que Flynn évoquait l’origine de la chanson Radio Centre-Ville et faisait le portrait de son parolier, le comédien Raymond Cloutier.Le ténébreux sait aussi raconter, constatais-je, et pas seulement parce que Michel Faubert y a vu.Flynn s’ouvrait à nous, tout simplement.Après 30 ans, il était presque temps.Le «vol solo» se poursuit samedi.Le monde arabe à la Foire du livre de Francfort ANNE-MARIE BRUNELLE Francfort — La 56'' Foire du livre de Francfort s’est ouverte mercredi.11 s’agit de la plus importante foire de droits au monde avec 6691 éditeurs présents, venus de 110 pays différents.Les trois premiers jours sont réservés aux professionnels du livre (éditeurs, distributeurs, libraires, journalistes) et le grand public est invité à la visiter demain et dimanche.Les livres ne seront en vente que le dimanche.En tout, les organisateurs estiment à 290 000 le nombre de visiteurs attendus entre le 6 et le 10 octobre.La littérature du monde arabe est à l’honneur de la foire cette année.On trouve plus de 2500 titres provenant de 24 pays.La foire accueille 200 auteurs venus du Maghreb, du Moyen-Orient et des différents pays du Golfe.Des discussions et des conférences sont organisées tous les jours.On y découvre que le monde de l’édition arabe est en difficulté.Les libraires sont rares.Si le livre religieux se porte bien, le livre de création contemporain atteint de très faibles tirages.Comme toujours, la foire est immense: l’événement est réparti sur plusieurs étages.Des activités nouvelles sont organisées cei-te année, comme une nouvelle; «section» consacrée au cinéma et à la télévision.Ce grand marché de l’édition accueille 32 éditeurs québécois sous la bannière de Québec Edition.Ces éditeurs sont réunis dans deux stands différents, un à' l’étage de l’édition francophone,' l’autre à celui de l’édition anglophone.Tous les secteurs sont représentés.Les coûts de participation à un tel événement sont cependant assez élevés pour un éditeur.Sans compter le voyage et les frais de séjour, une section du stand qui comprend quatre ou cinq tablettes coûte 1700 $, et un espace fermé; 2400 $.Les éditeurs québécois présents expliquent que les retombées ne peuvent souvent être évaluées à court terme puisque les relations dans le monde du livre s’établissent à long terme.La plupart des éditeurs québécois présents sont des habitués de Francfort mais, pour certains, c’est la première fois, notamrqent pour la petite maison des Editions des Plaines, située dans l’Ouest canadien.Collaboration spéciale E N Matthew White en concert Le concert que donne ce soir Matthew White avec son ensemble des Voix baroques préludera, comme le premier rendez- B R E F vous de la saison dernière, à un enregistrement discographique.L’œuvre est d’importance puisqu’il s’agit du fameux Stabat Mater de Pergolèse.Le rendez-vous est à 20h à la cathédrale Christ Church et la soprano Catherine Webster donnera la réplique au -, contre-ténor.- Le Devoir DEPUIS 80 ANS.LA RADIO PARLEE LA PLUS ECOUTEE A MONTREAL ET CA CONTINUE.MARIO é UR MICHEL MYRIAM JUSTIN PIERRE PiIrRE NORMAND LANGLOIS MICHEL JOSÉE YVES ALEX PIERRE RICHARD RÉJEAN MICHEL GAMACHE WOJCIK TRUDEAU DUHAMEL TRUDEL LESTER ANIMATEUR VASTEL LEGAULT BOISVERT D’ARAGON LAÇASSE DESMARAIS TREMBLAY BEAUDRY I NOUVELLES CULTURE MONDIAL ÉCONOMIE SPORTS MONDIAL LE TRIO DE L’ACTUALITÉ MÉTÉO CIRCULATION JUSTICE SPORTS HUMOUR MARIO LANGLOIS ET SON EQUIPE DES 5H30 LE MATIN NE MANQUEZ PAS DES 7H55 LE GRAND DÉBAT DE L’ACTUALITÉ CKAC730 Eve Langley vue par Elizabeth Langley Le Studio 303 présente dès ce soir une performance multimédia autour de la vie de l’écrivaine australienne Eve Langley, femme excentrique du début du XXe siècle, époque où le rôle des femmes demeurait strictement défini./o«r-nal Of Peddled Dreams («journal de rêves colportés») relate l’histoire de cette femme et, à travers elle, de toutes les femmes artistes.Ce spectacle, qui combine danse, théâtre, musique, images vidéo et infographiques, est interprété par Elizabeth Langley, pionnière de la danse canadienne.L’artiste de 71 ans considère cette œuvre comme la plus complexe et la plus exigeante de ses 50 années de carrière professionnelle.-Le Devoir Le dernier album de Lhasa franchit le cap des 50 000 copies L’album The Living Road, de Lha- ) sa, vient de franchir le cap des ' ' 50 000 copies vendues au Canada, : selon son producteur.Le CD de fa1 chanteuse internationale est maintenant certifié disque d’or en 1 France, avec plus de 100 000 co- 1 * pies vendues, de même qu’au J ’ Québec et au Canada, où 50 000 ‘ albums ont quitté les étagères ‘ \ des disquaires.-PC " 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