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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2008-11-26, Collections de BAnQ.

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?w w w.ledevoir.com ?LE DEVOIR V i) L .X C 1 X N " 2 7 0_L i] M E R C R E I) I 2 6 NOVEMBRE 2 0 0 8 1,10$ + taxes 1,25$ '•w' êÈtÈmks -i .• w ¦ , ; -d 1 .Pauline Marois, Jean Charest et Mario Dumont ont croisé le fer hier soir à Québec lors d’un débat télévisé très attendu, point culminant de la campagne électorale.JACQUES BOISSINOT REUTERS Marois surprend Charest et Dumont Dans un débat musclé, les chefs se querellent autour de leur bilan ANTOINE ROBITA1LLE GUILLAUME B O U R G AU LT -1 ô T É ROBERT DUTRISAC Québec — Les trois chefs de parti ont offert hier soir un débat passionné, parfois cacophonique et acrimonieux, qui a souvent tourné à la querelle de bilans en santé, en éducation et en économie.Pauline Marois a surpris par sa combativité, alors que Jean Charest s’est souvent retrouvé sur la défensive, entre autres choses en raison des attaques de Mario Dumont «Ça suffit, sa cassette!», a répété à de multiples reprises Pauline Marois, alors que Jean Charest a cherché plusieurs fois à rejeter sur elle la responsabilité des problèmes en santé, en éducation et en économie.«Je suis étonné d’entendre M.Charest, il est incapable de défendre son bilan», a-t-elle lancé à un moment soulignant que le Parti libéral était au pouvoir depuis près de «six ans».Mme Marois a multiplié les petites phrases volées où elle épinglait ses adversaires — «La compassion, on repassera», «vous dites n’importe quoi!» — tout en soutenant qu’elle tentait de rester polie.Jean Charest s’est présenté comme le meilleur capitaine pour tenir la barre dans la tempête économique à venir et a insisté inlassablement auprès de M- Dumont pour savoir où il amputerait le budget de l’État de deux milliards comme il l’a promis.M.Du-/ mont a pour sa part tenté à plusieurs reprises de renvoyer les deux autres chefs dos à dos, mais, à certains moments, sur la culture notamment, il a fait front commun avec Pauline Marois.Le débat s’est animé une première fois lorsque la question de la santé a été abordée.Mario Dumont a Etonnante Pauline Les politiciens d’antan tentaient de déstabiliser leurs adversaires en leur demandant à brûle pourpoint quel était le prix de la pinte de lait Hier soir, Mario Dumont a pris Jean Charest complètement de court avec une question dont il n’avait pas le droit d’ignorer la réponse: à combien s’élève la dette du Québec?Le premier ministre était même très loin du compte.Pour un homme qui se faisait fort de connaître ses dossiers sur le bout des doigts, surtout les dossiers Michel David économiques, l’erreur était pour le moins gênante et elle ne relevait pas simplement de l’anecdote.Des trois chefs de parti, M.Charest a sans doute été le accusé Jean Charest de ne pas avoir respecté ses promesses de 2003 en matière de santé.Mais le chef libéral VOIR PAGE A 10: DÉBAT ¦ Les réactions des chefs, page A 7 moins convaincant et ce n’est pas à cause de la cacophonie qu’il a déplorée.Le premier ministre n’a peut-être pas été aussi mauvais qu’en 2007, mais son refus persistant de faire la lumière sur la mauvaise performance de la Caisse coipmence à l’embarraèser sérieusement A l’issue du débat, M.Charest semblait lui-même un peu fatigué de répéter sa cassette, au point d’avoir VOIR PAGE A 10: PAULINE JASON REED REUTERS Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson ÉTATS-UNIS Des mesures de 800 milliards afin de soutenir le crédit ¦ À lire en page B 1 LE MONDE Escalade dans la crise politique en Thaïlande ¦ À lire en page A 7 BERTRAND GUAY AGENCE FRANCE-PRESSE Martine Aubry tenant une conférence de presse au pied de la tour Eiffel, hier, lors d’une manifestation contre la disparition de la publicité à la télévision publique.FRANCE Le feuilleton du PS prend fin Martine Aubry dirigera le parti, mais Ségolène Royal ne lâche pas prise I N D K X Actualités .A3 Éditorial A8 Annonces .B6 Idées A9 Avis publics Carrières .A6 B 7 .B 3 Monde A6 i Culture B 10 Mots croisés B 7 Décès .B 6 Sudoku A6 Économie .B 1 Télévision B 8 r- CHRISTIAN RIOUX Paris — Le suspense qui durait depuis quatre jours a pris fin hier soir alors que le conseil national du Parti socialiste français a finalement confirmé l’élection de Martine Aubry au poste de secrétaire générale.La mairesse de Lille l’emporte donc de justesse sur sa rivale, Ségolène Royal, et succède ainsi à François Hollande qui a dirigé le parti pendant onze ans.Les 300 délégués réunis dans la salle de la Mutualité à Paris, lieu traditionnel des ralliements de la gauche, ont entériné le rapport soumis par la commission formée afin de départager les deux candidates arrivées dans un mouchoir lors du second tour de l’élection vendredi dernier.Selon cette conunis-sion, cet écart serait maintenant de 102 voix sur VOIR PAGE A 10: FEUILLETON Restaurer la crédibilité duBAPE Une réforme s’impose, estime le professeur Louis Simard LOUIS-GILLES FRANCŒUR Plusieurs pratiques développées par les promoteurs de grands projets déforment de plus en plus le processus de consultation géré par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).C’est ce qu’a soutenu dans une entrevue accordée au Devoir h professeur de politiques publiques Louis Simard, de l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, un spécialiste des consultations publiques.Le professeur Simard a notamment étudié la façon dont les grands promoteurs publics et privés d’ici abordent les audiences publiques.Et il a comparé leur comportement avec cçux de grands acteurs comme Électricité de France (EDF) pour y découvrir d’étonnantes constances., Le professeur Simard estime, Louis Simard comme le comédien Roy Dupuis dans nos pages récemment, que les exigences de neutralité des lois municipales imposent aux élus municipaux et régionaux une recherche de l’intérêt public, incompatible avec des contrats en vertu desquels ils s’engagent contre des millions à défendre des grands projets et à les «vendre» à leur population aux côtés des promoteurs en échange d’argent sonnant.Les corps publics locaux, explique-t-il, ont en effet plusieurs mandats, non seulement en matière de développement économique, mais aussi en matière d’environnement, de conservation, de sécurité VOIR PAGE A 10: BAPE 11 - Chef-d’Oeuvre i -2 - Remarquable - 3 - Très bon i ¦ 4 - Bon i ¦ 5 - Moyen 6 “¦ Pauvre ¦ 7 • Minable i Sous l’impulsion du regretté Robert-Claude Bérubé LES COTES SONT NÉES IL Y A 40 ANS Ses héritiers de AAEDIAFILM.ca le saluent Pour les films en salles, en dvd ou à la télé, visitez MEDlAFILM.ca s t N 1 1 77831302382448 LE DEVOIR.LE MERCREDI 26 NOVEMBRE 2 0 0 8 A 5 ELECTIONS JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean Charest Mario Dumont Pauline Marois Dumont et Marois satisfaits, mais pas Charest La formule a GUILLAUME BOURGAU LT-CÔTÉ ISABELLE PORTER ROBERT DUTRISAC \ A peine sortis de l’arène dans laquelle ils venaient de se battre pendant deux heures, Pauline Marois et Mario Dumont ont indiqué avoir atteint leurs objectifs, hier.Jean Charest, lui, a paru moins enchanté par l’expérience.Dans un court point de presse suivant immédiatement le débat, Pauline Marois a indiqué qu’elle «avait hâte [avant le débat] de pouvoir communiquer directement [s]on point de me à la population», et qu’el-le «espérait être arrivée» à mieux faire connaître son programme.La chef du PQ s'est dite «déçue» que Jean Charest n’ait pas répondu à ses questions en refusant de dévoiler les états financiers de la Caisse de dépôt et placement «Des Québécois sont inquiets, et M.Charest aurait dû pouvoir les éclairer.Il ne l’a pas fait.» Selon elle, cela confirme «le fait qu’il a décidé d’aller en élection maintenant parce qu’il ne voulait é des moments pas faire le point sur la situation économique».Les Québécois jugeront cette décision, a-t-elle dit «Dans les faits, il se retrouve ce soir devant un million de personnes, peut-être plus, et tout le monde va constater qu’il ne veut pas répondre.Il cache ce qu’il sait parce qu’il le sait.» Sur le format du débat comme tel, Pauline Marois a avoué qu’il n’était pas facile d’éviter la cacophonie.«On est dedans, on a l’impression qu’on entend ce que l’autre nous dit, alors on se prépare à vérifier en même temps que l’autre intervient.» Mais elle a trouvé le ton «assez amical».considérant la divergence des points de vue exprimés.Mario Dumont lui, a estimé que la campagne avait vraiment débuté hier soir.«Nos idées sont rendues à la population», a commenté le chef adéquiste tout de suite après le débat Selon lui, Jean Charest repart de son côté «à la case départ» parce qu’il n’a pas été convaincant en économie, le thème central de sa campagne.Tout comme Mme Marois n’a pas voulu indiquer si le débat marquait selon elle un «tournant» dans cacophoniques, di la campagne, le chef adéquiste n’a pas voulu mesurer l’impact de sa propre performance au débat Son objectif numéro un, a-t-il dit, était de soumettre les idées de l’ADQ et de «présenter une vision différente» se distinguant de deux partis aux discours très «similaires».Et de laisser entendre qu’il avait pu convaincre «ceux qui partagent les idées» de son parti et «ceux qui veulent du changement».Mario Dumont a dit avoir aussi été «frappé» du fait qu’en matière de santé et d’économie, Jean Charest n’ait présenté «ni bilan, ni propositions, ni idées».«En économie, il ne connaît même pas la dette du Québec, il n’est même pas capable de l’approximer de façon rigoureuse.» Invité à commenter la cacophonie de l’ensemble, il a répondu en anglais que «h partie la plus chaotique» avait eu lieu quand les deux autres chefs se sont affrontés pour savoir «qui avait Jait le pire dans le passé».Charest critique Jean Charest n’a pour sa part pas semblé enchanté par son expé- le chef libéral rience d’hier.D a critiqué la formule retenue par le consortium des radiodiffuseurs.«Avouons que la formule était cacophonique à certains moments comme on l’avait prévu», a-t-il dit «A l’avenir, on verra comment on le fait», ce débat, a-t-il laissé tomber.Le chef libéral a fait observer qu’il a été la cible de ses deux adversaires à un point tel où pendant les échanges entre eux, «ils s'attaquaient à moi», a-t-il fait observer.A un journaliste qui lui faisait remarquer qu’il a sorti la «cassette» pendant le débat, Jean Charest a souligné que «si je dis les mêmes choses, c’est aussi une question de constance».Que Pauline Marois soit une femme n’a rien changé à la dynamique du débat, estime M.Charest.«Au Québec comme aux Etats-Unis, on ne choisit pas les chef politiques parce qu’ils sont hommes ou femmes, ou noir ou blanc», a -t-il fait valoir, ajoutant que Barack Obama avait été élu président parce qu’il était le meilleur candidat Le Devoir ADQ: un succès conjoncturel et éphémère Deux universitaires analysent la percée adéquiste de 2007 DÉBAT DES CHEFS Le grain de sel de Françoise David La porte-parole de Québec solidaire a commenté en direct sur le Web les propos de ses adversaires invités sur toutes les télévisions ISABELLE PORTER /'A uébec — En réagissant au vy débat par écrit sur son site Web, Françoise David, la porte-parole de Québec solidaire (QS), a trouvé une formule incisive qui lui a permis d’avoir plus de droits de parole que tous les participants.Elle n’aurait en optre jamais été interrompue n’eussent été les problèmes techniques qui ont bloqué ses interventions-pendant plus de 20 minutes.Entre 20h40 et 21hl0, Le Devoir a été incapable de lire les nouvelles réactions de Mme David lesquelles sont finalement apparues, par la suite, en rafale.Jointe peu après au téléphone, son attachée de presse, Charlotte Dussault, a confirmé le délai en laissant entendre que cela était peut-être dû au trafic sur le site.La soirée avait pourtant hien commencé.«M.Charest égal à lui-même.Mme Marois sans substance.M.Dumont à droite toute!», a écrit la porte-parole de QS dans son premier commentaire tout juste après les discours de présentation des trois chefs.«Élections à date fixe, M.Dumont a bien raison, Québec solidaire propose la même chose», a-t-elle poursuivi à la suite d’une question du public sur le cynisme de la population envers la politique.Tantôt pédagogique, tantôt plus agressive, Mme David s’est permis plus d’un commentaire incisif, comme cette intervention sur le thème de la criminalité.«Les plus grands criminels ne sont pas les pauvres, rappelez-vous la commission Gomeryou l’affaire Norbourg», a-t-elle écrit «Les personnes assistées sociales vivent dans la pauvreté la plus abjecte et ne demandent qu’à s’en sortir.» Et de moquer l’intervention de Jean Charest dans le dossier de la santé.«Profondément ironique de voir Charest défendre le système public alors qu’il privatise dans les faits.» Après avoir multiplié les propos sur le thème de la santé, la porte-parole de Québec solidaire, s’est montrée peu loquace sur le thème de l’économie avec à peine deux réactions en 20 minutes.Brèves et peu approfondies, les interventions se sont succédé assez rapidement Et ce, avec les conséquences que l’on peut irnaginer sur la qualité du français.Ainsi, on ne comptait plus les erreurs dans cette réaction aux propos de Pauline Marois.«Non seulement elle a envoyé des miliers de médecin [sic] à la retraite et fermé des écoles d’infirmières H est vrai que ces décisions ont pavées [sic] la voie à Jean Charest pour privatiser le système de santé.Il s’est servi des maladresse [sic] péquistes pour discrédité [sic] le système public.» QS semble avoir corrigé le tir en cours de débat^misque, durant la deuxième partie du débat les réactions tardaient plus à venir, mais ne contenaient presque phis de fautes.Interrogé plus tôt sur ce péril linguistique, un porte-parole avait fait valoir qu’une certaine indulgence s’imposait à cet égard.«Ce sont les joies du direct.Dans le débat des chef, ils vont faire des joutes de syntaxe.Il faudra donc nous pardonner deux ou trois coquilles», avait déclaré Francis Boucher.• Françoise David avait lancé sa stratégie Web près de quatre heures avant le début du débat.«On a voulu m’exclure du débat des chef, je m’y invite», a lancé la porte-parole de Québec solidaire dans une capsule préenregistrée mise en ligne en après-midi.La stratégie Web de Québec solidaire se déclinait en trois temps: la mise en ligne de discours en fin d’après-midi, les réactions écrites de la chef pendant le débat et, enfin, la mise en ligne d’un discours de clôture, lui aussi préenregistrè.Le Devoir STÉPHANE BAILLARGEON Un écart exceptionnel en 2007.Un retour prévisible à la «normale» en 2008.Après avoir étudié les résultats des dernières élections provinciales, deux universitaires montréalais concluent que l’appui massif accordé l’an dernier à TADQ découlait d’une combinaison de facteurs, dont l’impopularité des libéraux.Comme les troupes de Jean Charest ont retrouvé la faveur de l’électorat, la formation de Mario Dumont devrait en faire les frais le 8 décembre.«L’élément déclencheur du succès adéquiste, ç’a été la très grande impopularité du gouvernement Charest couplée au leadership un peu faible d’André Boisclair, à la promesse du Parti québécois de tenir un référendum rapidement et à la crise des accommodements raisonnables, dit en entrevue Eric Bélanger, professeur de science politique à l’université McGill.Ces facteurs semblent plus conjoncturels que tendanciels.» Son étude, rendue publique hier, s’intitule Im montée des tiers partis au Québec à l’élection de 2007: conjoncture ou tendance?.Elle paraît dans la collection «Renforcer la démocratie», une initiative de l’Institut de recherche en politiques publiques pour «affermir la légitimité de notre système de gouvernance pour contrer le désengagement de plus en plus marqué de la population vis-à-vis de la politique».L’étude, d’une quarantaine de pages, est disponible en ligne sur le sjte de l’irrp.org.Eric Bélanger et son collègue de l’Université de Montréal Richard Nadeau ont utilisé les données d’un sondage réalisé auprès de quelque 2000 électeurs après le scrutin de 2007.11 s’agit de l’enquête «la plus complète menée sur le comportement des électeurs québécois au cours des dernières décennies».Les chercheurs ont décidément eu du flair en dénichant du financement pour cette recherche des mois avant l’élection atypique.Au total, l’ADQ, le Parti vert et Québec solidaire ont attiré 38 % des voix l’hiver dernier, avec la % M*/U DE RABAIS ou INSTALLATION GRATUITE 514 231-8677 part du lion pour la formation de Mario Dumont Selon la définition classique des politologues, un tiers parti n’a pas encore pris le pouvoir.Le système parlementaire québécois d’inspiration britannique pénalise généralement les formations marginales.Au Québec, avant 2007, le dernier gouvernement minoritaire remontait à 1878.La volonté de changement demeure un trait commun expliquant une partie de la montée des tiers partis même si chacun déployait ses propres avantages comparatifs.«Les “écologistes québécois déçus des partis traditionnels ont choisi de voter pour le Parti vert plutôt que d’appuyer le parti traditionnel le plus ouvert à la cause environnementale, écrivent les chercheurs.L’électorat vert est plus anglophone, nettement plus fédéraliste et m peu plus conservateur que celui de Québec solidaire, et l’ADQ n’a pas manijèsté beaucoup de ferveur environnementale lors de l’élection.L’appui à Québec solidaire repose sur d’autres facteurs.Ce parti loge sur le flanc gauche du PQ et est formé d’électeurs un peu moins souverainistes et un peu plus progressistes que le partisan péquiste médian.» La conjoncture semble d’autant moins prête à se représenter que les grands partis savent s’adapter à la dynamique politique.Le professeur Bélanger donne l’exemple de l’ancien chef du Parti vert Scott McKay, devenu candidat du PQ.N’empêche, le chercheur note aussi la difficulté pour cette formation de se repositionner.«La conjoncture n’est pas très bonne pour le Parti québécois.La question de la souveraineté qui lui permet de se distinguer n’est pas dans l’air du temps.La question identitaire et celle des valeurs québécoises ne se posent plus CARNET WEB Guillaume Bourgault-Côté Robert Dutrisac mmÊÊMmmm Antoine Robitaille comme au moment de la crise des accommodements raisonnables.On est passé à autre chose déjà.» Et l’ADQ?«U parti n’a pas su capitaliser sur les résultats de 2007, répond le professeur.Les électeurs déçus retournent au bercail, c’est-à-dire vers les libéraux.Il faudra que Mario Dumont trouve une faille importante dans le gouvernement Charest pour renverser cette dynamique.» Les professeurs Bélanger et Nadeau entendent réaliser une nouvelle enquête après le vote du 8 décembre.Il sera ensuite possible de comparer Tétonnante mutation du Québec en moins de deux ans.• Le Devoir» JACQUES GRENIER LE DEVOIR Françoise David, porte-parole de Québec solidaire Université d'Ottawa La nédecine évolue sans cesse.Elle a toujours ché à guérir les malades ou à soulager les maux.Savons-nous maintenant comment prévenir la maladie?ra p.: î: Suivez le carnet Web de nos journalistes in Devoir affectés à la couverture de la campagne électorale québécoise carnetsdudevoir.com/ u Ottawa chercheasavoir.ca » A 10 LE DEVOIR, LE MERCREDI 26 NOVEMBRE 2008 ACTUALITES BAPE SUITE DE LA PAGE 1 publique et de protection des paysages notamment, qui ne peuvent être mis de côté contre de l’argent sonnant.«R faudrait interdire par une loi, dit-il, la conclusion d’ententes financières entre des corps publics et des promoteurs avant qu’un projet ne soit approuvé pour que le débat public demeure ouvert pour tout le monde jusqu'à la fin et que les élus conservent jusqu’au bout la liberté d’intervenir au nom de l’intérêt général dans tous les domaines de leur compétence», estime Louis Simard.Une crise de crédibilité Il ajoute que l’adoption d’une telle loi serait une «excellente occasion de rénover le processus d’audiences publiques» qui bat de l’aile, à son avis, de plus en plus quand on voit se multiplier les crises de crédibilité qui le frappent Le BAPE était en effet presque prêt à donner le feu vert au projet du Suroît que la Régie de l’énergie a finalement remis en question dans une vision plus large du développement de filières plus vertes.Le BAPE a aussi approuvé le projet de centrale au gaz à Bécancour, qu’Hydro-Québec a finalement mis de côté en confirmant qu’il était trop cher, comme l’avaient prédit les écologistes.Il a plus récemment donné le feu vert au projet Rabaska sous prétexte qu’il augmentera la sécurité énergétique du Québec, une prétention qui a reçu du plomb dans l’aile à la lumière d’études sur les clauses de l’ALENA Dans le dossier en cours sur l’aménagement de la rivière Romaine par Hydro-Québec, le BAPE fait face à un premier boycottage de ses audiences par des groupes environnementaux qui se plaignent de sa gestion «localiste» de projets d’envergure nationale.«R faut faire un “sapré” ménage dans le processus géré par le BAPE, explique le professeur Simard, notamment renforcer les moyens d’intervention du BAPE pour qu’il puisse fournir un financement approprié aux groupes et intervenants en audiences, comme devant la Régie de l’énergie, élargir la portée et même la durée de ses audiences si la nécessité d'une contre-expertise s’impose.R faut aussi lui confier l’évaluation stratégique des programmes et politiques gouvernementales afin de départager les enjeux collectifs des projets particuliers, ce qui aurait dû précéder les deux projets de ports méthaniers.C’est ça la tendance lourde en consultation publique et, dans ce domaine, le BAPE prend du retard, ce qui permet actuellement aux promoteurs de paralyser de plus en plus le débat public par diverses tactiques.» Un déséquilibre croissant L’universitaire, qui a analysé plusieurs débats publics au Québec comme en France, a constaté que les promoteurs de grands projets — au Québec, on parle surtout d’Hydro-Québec et du ministère des Transports — craignent énormément de perdre le contrôle de leurs projets durant les audiepces publiques, le «dérapage».Mixtistères, sociétés d’Etat et promoteurs privés dépensent, dit-il, des fortunes pour se préparer aux audiences en répétant l’exercice à l’avance avec des consultants privés pour mieux anticiper ce qui leur pendra au bout du nez.On ne voit rien de tel du côté des petits groupes et simples citoyens.La plupart des promoteurs craignent comme la peste de «passer au batte», un jeu de mots classique qui traduit l’angoisse des promoteurs à se soumettre aux imprévisibles questions du public et à ses commentaires imprévus.«Ils ont finalement trouvé, ajoute le professeur Simard, un moyen de réduire cette insécurité en mettant de leur côté les élus municipaux et régionaux moyennant des engagements financiers.Au début, par exemple, les élus ne savaient pas de quel bord ils pencheraient devant les projets.Hydro a donc mis sur pied un programme de mise en valeur intégrée qui garantissait aux institutions locales un pourcentage fixe de capitaux en fonction de l’ampleur du projet.On disait qu’il s’agissait de compensations.» «Le système, poursuit-il, a pris de l’ampleur avec le temps.Avec la Romaine, on a été plus loin que jamais au point d’en arriver à verser des millions avant l’audience en échange d’un appui assuré au projet et même d’un engagement à le promouvoir publiquement auprès de la population alors que cette dernière a droit, en vertu de la loi, à un processus dont la neutralité et la rigueur sont assurées par un organisme neutre en principe.Tout cela pervertit le processus et l’équilibre des forces prévu par la loi, car les acteurs publics devraient conserver leur neutralité jusqu’à la fin, incluant l’État qui est en principe le responsable des arbitrages finaux.» Dans la réalité, on a vu plutôt des ministres appuyer des projets avant même que les audiences ne démarrent, comme l’appui offert par l’ancien ministre de l’Environnement Thomas Mulcair au projet de pont sur TA-25 ou l’appui d’autres ministres du gouvernement Charest au projet Rabaska.Le professeur Simard estime que Québec n’a plus d’autre choix que de fournir des moyens et des garanties accrus au BAPE pour qu’il puisse continuer de statuer avec crédibilité sur des projets dont le gouvernement lui-même est souvent le promoteur, comme des projets autoroutiers ou des projets énergétiques dont le gouvernement est l'ultime bénéficiaire.«R faut, dit-il, que le président du BAPE ne soit plus nommé par le premier ministre pour que cet organisme puisse statuer avec une réelle autorité morale sur les projets gouvernementaux.R faut plutôt que cette nomination relève d’un accord unanime de l’Assemblée nationale.» Et, selon le professeur Simard, le président du BAPE devrait ensuite choisir lui-même les commissaires qui forment son équipe de réserve pour garantir l’indépendance des commissions d’évaluation.Le Devoir Rectificatif Contrairement à ce que nous avons écrit dans notre édition du 25 novembre, Québec solidaire souhaite financer ses engagements électoraux en ajoutant, entre autres mesures, un nouveau palier d’imposition non pas aux ménages gagnant plus de 84 000 $ par année, mais bien aux particuliers qui déclarent de tels revenus.DÉBAT SUITE DE LA PAGE 1 a rejeté la responsabilité des problèmes du réseau sur Mme Marois et sa décision de mettre à la retraite des milliers d’infirmières et de médecins, il y a dix ans.Selon le chef libéral, Mme Marois n’a pas conscience des torts qu'elle a causés au système de santé.«Vous êtes la personne la plus mal placée au Québec» pour dénoncer les ennuis du réseau, lui a dit M.Charest La chef péquiste s’est fâchée, accusant M.Charest de mentir à la population.Mmç Marois a qualifié le bilan libéral en santé de ic>gambe MASQUES Olivier Fortin clavecin le samedi 29 novembre 2098 à 201» Église St.John the Evangelist, 137 ave.du Président-Kennedy ri-glisc au loi! longe.Metro Place «les Arts Billets et info: 514 349 9639 - enseiHhlemasques.org CONCERT AVEC LES ENSEMBLES VOCAUX CLASSIQUE ET JAZZ DE L’UQAM Mercredi 3 décembre 2008 à 20 h Sous la direction d’André Lamarche et de Dominique Primeau Oeuvres de J.-S.Bach, P.Passereau, C.Léveillée, G.Palestrina.Église Notre-Dame-de-Lourdes, 430, rue Sainte-Catherine Est Billets (à In porte) : 12$; gratuit pour les étudiants Réservations et renseignements : 514 987-3000.poste 0294 LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB ! PIOTR ANDERSZEWSKI, piano Æ^ BACH, SCHUMANN, JANÂCeK, BEETHOVEN Tpfiùy Dimanche le 30 novembre 2008, à 15 h 30 Salle Pollack - 555, rue Sherbrooke Ouest (514) 932-6796 • lmmc@qc.aibn.com • www.lmmc.ca Billets: 35 $ / Étudiants (26 ans): 15 S RM< planetejazz.ca Une propriété de r^2/planèb jazz 9]9 Mon univers musical 614 CULTURE mm 4 REPRESINTATIONS SEULEMENT! DU 26 AU 28 NOVEMBRE À 20 H LE 29 NOVEMBRE A 15 H I ' 514 845-4890 WWW.ESPACEGO.COM En remplacement des opéras de François Girard Marie Chouinard ouvrira Montréal en lumière ISABELLE PARÉ La compagnie de danse Marie Chouinard donnera le coup d’envoi du prochain festival Montréal en lumière, en lieu et place des deux opéras du cinéaste et metteur en scène François Girard, annulés il y a deux semaines faute de subventions.L’Equipe Spectra, qui produit le fameux festival hivernal montréalais, annoncera aujourd’hui le nom de l’œuvre que présentera la compagnie de Marie Chouinard pour ouvrir ses festivités.Le festival Montréal en lumière, dont Paris est la ville invitée cette année, dévoilera du même coup toute la grille des spectacles en salles que comprendra son volets des arts.Le spectacle de la troupe Marie Chouinard marquera donc l’ouverture du festival, en lieu et place du Vol de Lindbergh et des Sept Péchés capitaux, deux opéras produit par l’Opéra de Lyon, auxquels Mme Chouinard avait étroitement collaboré à titre de chorégraphe.Applaudis à de nombreuses reprises en France, au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande, ces deux opéras, encore jamais vus au Québec, ont été parmi les premières victimes du contexte financier difficile et des politiques fédérales restrictives en manière culturelle.A la mi-novembre, l’Equipe Spectra annonçait avec regret l’abandon de ce projet, dont le budget s’élevait à un million, financé à 50 % par des subventions publiques et des fonds privés, et à 50 % par des revenus de billetterie.La compagnie Marie Chouinard s’est produite à de nombreuses reprises dans le cadre du festival Montréal en lumière, et sa directrice avait d’ailleurs assumé la présidence d’honneur de son volet des arts en 2006.Le Devoir Lancement officiel de MédiaSud *.« ?mm •rv* SOURCE FILMS SÉVILLE Natar Ungalaaq, la vedette du film Ce qu'il faut pour vivre de Benoît Pilon.Ce qu’il faut pour vivre ouvre le Cinéma du Québec à Paris Quand la radio Un nouveau volet sur les téléséries québécoises sera offert à l’industrie et l’écrit fusionnent Longueuil accueille son portail d’informations locales sur Internet En ligne depuis le mois de juin, le site Internet MédiaSud.ca procédait hier à son lancement officiel, en présence de la ministre de la Culture et des Conununica-tions, Christine St-Pierre.Le site a été créé par deux entreprises, la radio communautaire 103,3 FM de Longueuil et le journal indépendant Point Sud, publié mensuellement à 25 000 exemplaires sur la rive-sud dans la région de Montréal.Les deux médias ont créé une coentreprise d’économie sociale, MédiaSud, qui offre maintenant tous les jours un portail d’information Internet sur les nouvelles du Grand Longueuil.Les journalistes des deux salles de nouvelles des deux médias sont appelés à alimenter le portail MédiaSud ou leur média respectif lorsqu’ils couvrent un événement.Mais, pour différentes raisons, les deux médias ne se sont pas entendus avec la télévision communautaire de la rive-sud, qui devait se joindre au projet Les vi- déos de nouvelles du jour disponibles sur MédiaSud sont donc produites par les équipes de la radio et du journal.Cette coentreprise a bénéficié de l’apport de différents organismes, et MédiaSud diffusera très bientôt les débats au conseil municipal de Longueuil, comme l’a annoncé hier le vice-président du Comité exécutif de longueuil.Depuis juin, le site est fréquenté par environ 225 personnes par jour en moyenne.Ses responsables espèrent conclure une entente avec le cégep Edouard-Montpetit qui vient de créer un programme d’étude en reportages et documentaires, pour que les étudiants puissent collaborer avec MédiaSud.Le projet bénéficie de subventions totalisant 175 000 $, dont 45 000 $ du ministère de la Culture, 45 000 $ de la Conférence régionale des élus et 85 000 $ du Centre local de développement de Longueuil.Le Devoir EN BREF Fréquentation des musées en hausse Selon des chiffres publiés hier par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ), la fréquentation dans les musées et centres d’interprétation du Québec a subi une hausse importante en cours d’été par rapport à 2007, notamment dans la capitale nationale.Pour les mois de juillet, d’août et de septembre derniers, le nombre de visiteurs dans les institutions muséales de toute nature a bondi de plus de 10 %, passant de 5,1 millions en 2007 à 5,6 millions de visiteurs en 2008.Les fêtes du 400 anniversaire de la ville de Québec ont eu un effet notable sur l’achalandage des musées de la vieille ville.Le nombre de visiteurs y a en effet bondi de 50 %, passant de 943 000 en 2007 à 1,46 million en 2008 pour le même trimestre, sejon les chiffres de l’observatoire.A l’oc- casion de ces célébrations, le Musée national des beaux-arts du Québec présentait notamment Le Louvre à Québec, un événement unique et fortement médiatisé qui, à lui seul, a attiré dans la région plus de 464 000 visiteurs.Malgré les chiffres records observés dans ce musée, à l’échelle du Québec, ce sont toutefois les musées des sciences et les musées d’histoires et d’archéologie qui ont connu le plus fort achalandage des trois derniers mois, avec respectivement 1,5 et 1,24 million de visiteurs.- Le Devoir www.cincmaduparc.com ?i ni pus mm m mmt Vicky pUBUCITAlKS RACHEL tt m*® TME RIGHT ONE IN * T.F.RQAD9A0RTH Métro Place des Arts [CINÉMA DU PARC Autobus 80/129 | 3S7S Du Paré 514-281-1900 ODILE TREMBLAY Cf est parti pour la 12" édition de Cinéma du Québec, patronnée par la SODEC, qui démarre aujourd’hui à Paris et se poursuit jusqu’au 12 décembre en pleins Champs-Elysée.Mais déjà en fin de semaine dernière, cette vitrine de notre septième art était à Cannes.Elle se déplacera par la suite à Liège en Belgique du 27 au 30 novembre ainsi qu’à Lyon (pour la deuxième année consécutive) du 30 novembre au 2 décembre.Carole Laure demeure sa présidente d’honneur, Pascale Bussières est la marraine du cm.Que vogue le navire! Une nouveauté: la vitrine TV Québec, conçue en collaboration avec le magazine Le Film français, proposera aux télédiffuseurs une dizaine de séries de notre petit écran.Ils pourront voir entre autre Les hauts et les bas de Sophie Faquin, Le Négociateur, Le Match des étoiles.«On consacrera deux jours et demie à la télé, explique Jean-Guy Chaput, le président de la SODEC.Si la formule marche bien, on la reconduira l’an prochain.» La France avait déjà acheté des concepts de séries québécoises (comme Un gars, une fille, Les Bougon), mais il apparaît plus difficile de leur vendre des émissions toutes faites, flanquées de l’accent et des réalités québécoises.Du côté des coproductions télé avec l’Hexagone, la dernière tentative, cette tristement célèbre série consacrée à Fé- lix Leclerc, s’était soldée par un échec cuisant.«Mais l’intérêt est manifeste pour les émissions québécoises et les diffuseurs viendront», assure le président de la SODEC.Sur le flanc cinéma, quatorze longs métrages seront projetés, avec entre autre Ce qu'il faut pour vivre de Benoît Pilon (en ouverture) mais aussi Maman est chez le coiffeur de Léa Pool, Tout est parfait de Yves-Christian Fournier, Le Ring d’Anaïs Barbeau-Lavalette, Un capitalisme sentimental d’Olivier Asselin, Le Piège américain de Charles Binamé, etc.Ajoutons un volet documentaire, avec onze titres, dont Cabines de Johanne Fournier, Jouer Ponette de Jeanne Crépeau, Sur le Yangzi de Yung Chang, Les Femmes de la Bruck-man d’Isaac Isatan, etc.Cinébox propose des succès de l’année: Borderline de Lyne Char-lebois, La Ligne brisée de Louis Choquette, Le Dernier continent de Jean Lemire, Un été sans point ni coup sûr de Francis Leclerc.Jean-Guy Chaput se dit encouragé, notamment par l’accueil reçu à Cannes par les films québécois.«L’industrie était venue assister à notre événement en provenance de toute la Côte d’Azur, même de Monaco.11 000 personnes, professionnels et cinéphiles ont assisté aux six projections.Une excellente moyenne au bâton.L’an dernier, à Lyon, les projec- tions ont très bien marché aussi.» N’empêche que les grands triomphes outremer du cinéma québécois commencent à dater.Le président de la SODEC admet que les gens lui parlent encore beaucoup de La Grande séduction, des Invasions barbares et de C.RA.Z.Y.Les Trois p’tits cochons de Patrick Huard ont fait patate aux guichets français.«Mais l'industrie a pris l’habitude de venir voir ce qu’on propose», précise-t-il, tout en convenant que les succès récents de nos films en Europe manquent à l’appel.A ses yeux aussi les déboires de Christal films n’ont pas aidé à dynamiser la donne et ont toujours des conséquences.«Plusieurs films qui devaient sortir sur nos écrans de l’automne, Cadavres entre autre d’Érik Camel, ont vu leurs dates repoussées en 2009 et ne peuvent être montrés à Paris lors de cette édition.» Du moins, l’excellent Tout est parfait de Yves-Christian Fournier sur le suicide adolescent a été vendu en France où il prendra l’affiche dès la mi-janvier.Le Devoir « L’industrie a pris Thabitude de venir voir ce qu’on propose », précise M.Chaput, tout en convenant que les succès récents de nos films en Europe manquent à l’appel I i O ce LiseVaillancourt Pascale Montpetit Claude Poissant Le Centre des auteurs dramatiques et Bibliothèque et Archives nationales du Québec vous invitent à assister à la soirée-spectacle # /\ m La dramaturge Lise Vaillancourt dépeint son travail de création avec des comédiens livrant des extraits de ses pièces.Comédiens : Pascale Montpetit et Claude Poissant Metteur en scène : Philippe Lambert ' / de la Grande Bibliothèque le mercredi 3 décembre à 19 h 30 ENTRÉE LIBRE 475, bout De Maisonneuve Est, Montréal 0© Bern-UQAM 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 www.cead.qc.ca www.banq.qc.ca Bibliothèque et Archives nationales __ Québec S” les COUPS de Théâtre Festival international des arts jeune puolic 17 30 nov.2008 www.coupsdetheatre.com Aujourd’hui 16hf Usine C 11 Kiwi " Compagnie Daniel Danis arts / sciences (Québec) Age : 13 + billetterie Articulée 514 844-2172 1 866 844-2172 USINE 0 I.
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