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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-11-29, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2 0 0 8 en n= I H , LES SAMEDI 29 E T DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2 0 0 8 E 4 CULTURE MÉDIAS C’est la saison, ho! ho! ho!, des coffrets i PAUL CAUCHON C> est la saison des coffrets DVD et les producteurs québécois mettent le paquet pour rentabiliser leurs séries.H y en a pour tous les goûts, mais dans cette avalanche deux se distinguent ces jours-ci, pour des raisons totalement différentes.Les Pieds dans la marge d’abord, véritable ovni télévisuel.Il s’agit d’une émission entièrement conçue par trois jeunes allu-més maintenant au début de la trentaine, Mathieu Pichette, Félix Tanguay et Jean-Sébastien Busqué, à la fois auteurs, réalisateurs et comédiens de la série, produite par Pixcom.MODUCTIOiS mro» MÉSEITtUT VJtS P/’£D5 U\ M PvRSél SAISON 1 : 'JM h * i9h:iO 6 décembre 2008 7 décembre 2008 @40, rue Ghtmer, Montréal si Ihérbreoko lillettoriêi §14,Sgi,]§00 -111 HtSabaii A«JHliM>l(iij 0 j 4 /Oy i.4rr l oa»»» e»n'*w>'0,8,n# |Tang0nte \ W&H(.1*1 "mm.Sonya Yves COMPLET LE 27 NOV.soiiV(Misziimit;u,h)ii As/iiiu Bmton 27, 28, 2!l NOV.20Hl ï lt'i ¦ ï - l H M >l< f '.m IA< I I D OIIVIkUUKI "v.f• — H ICO ‘m Hommage à Léo Ferré ¦ -ii- I I.'.|ii>.il .h E' 'El .' !• ¦ • nui I MOntBK) ( icmy, aiiiiio ZANCIII, ftMU»’ OAMCPL (HAnmamia iïma « moto mnir ISfévrltr 2oii« théâtre Maisonneuve, pda I 18 Février 20h • METROPOLIS I MK * MMIIN1K I MIIMIII MR Vie nvec MOZART uvc.I MUSICI PI€RR€ LRPOINT6 MUIl ll\lIn, % * Du livre vendu à 300000 copie» l_ 26-27 Février mT^Wére Maisonneuve, pda viutdiuN 70 h «I uimeili 71 h 30 27-28 Février salle wilfrid-pelletier, pda INFO-LUMIÈRE : 514 2«8 9955 • 1 888 477 9955 iMONTREflLEhlUMlERE.lÜM PlMMiteiV) Hun l ife ^2 ŒOEBB» (01 "'"JKWÏÏ ¦¦¦-' *"«» B S! •• • as *>" a~ H û«- ?üf Monîr4«l Munlrful® Cia I1H( lïï Jfatl .6H + HMrtHsnM* iWtWi»* V jar> ttunMiN* twj Québec !!!! 91 MmitURS IIÉOiS RÉIfRVÉi IN fXaUMTi AUX TITUtAIKf S B! W CAdTI AMiRICAN iXPXiSS“'l M0NTXIAHNUJMi8i:ÇOM/AMPIGANIXP8l8S ACHAT! IN PIRIONNI A U ¦lUinmil CINTAALI OU HITIVALi Métropolls rua SalnteCatharlne Eli * 14 906-9090 • llcxelprs.co |isuf pour lai èvànomenti préianSi i la Pige* dm Arti] Place d*( Art* 514 842-2112 • 1 866 842-2112 bplactdoiarli.com perte de repères et de culture.On en reparlera dans trente ans.Personne ne disait de Fournet «he is so nice», mais il connaissait son affaire.Quand Fournet et Doyen enregistraient le Concerto en sol de Ravel, on entendait du Ravel, pas de la soupe commerciale romantisée qu’on prend pour une leçon de style.La carrière de Fournet au disque a commencé en pleine guerre à Paris, où, à Saint-Eus-tache, il enregistra en 1942 La Damnation de Faust et en 1943 le Requiem de Berlioz pour Columbia, des incunables réédités en CD par Lys à partir des archives de la discothèque de Radio-France.Le commentateur anglais David Hall décrivit en 1948 le Requiem comme «le plus important enregistrement classique effectué pendant la guerre».Au Canada, Fournet est principalement connu comme le chef, en 1953, de l’enregistrement des Pêcheurs de perles de Bizet avec Pierette Alarie et Leopold Simo-neau chez Philips, étiquette qui lui confia également l’enregistrement de Pelléas et Mélisande.11 a également dirigé Jon Vickers dans Samson et Dalila de Saint-Saëns, un enregistrement de radio disponible chez Opera d'Oro (distr.Allegro).Jean Fournet s’est produit deux fois à Montréal, d’abord dans Carmen, en 1988, puis dans Dialogue des carmélites en 1989 à l’Opéra.Au Japon, nombre de concerts -SOURCE ROTTERDAM PHILHARMONIC Jean Fournet dans les années 1970 avec les orchestres locaux ont été publiés, de même que des enregistrements de studio réalisés par Denon.Mais la majorité du legs de Jean Fournet n’a pas été reporté en CD et mériterait qu’Universal, qui gère les archives des étiquettes Philips et Decca, réalise un coffret commémoratif.Par contre, il y a fort à parier que le Requiem de son collègue Désiré-Émile Inghelbrecht (1880-1965), que Fournet enregistra jadis pour le label Charlin, soit perdu à jamais.C’est à la tête de l’Orchestre symphonique de Tokyo que Fournet, rendu aveugle à la fin de sa vie, a fait ses adieux lors d’un concert en janvier 2005.Il aura achevé sa vie musicale aux accents de la 2 Symphonie de Brahms.Le Devoir PME-ART CAROLINE DUBOIS, CLAUDIA FANCELL0 ET JACOB WREN HOSPITALITÉ 3 L'INDIVIDUALISME EST UNE ERREUR 4 AU 14 DÉCEMBRE 2006,20 H.USINE C 1345, AVE LAL0NDE, MONTREAL.T : 514.521.4483 WWW.PME-ART.CA - WWW.USINE-C.COM ION ; RADWAN M0UMNIH - UIWlXI ; FHIUMI OUMVIOUX CRÛ EN CÛPHOPUCTION AVEC USINE C (MONTREaI-I IT IN COUAIORATION AVIC HARBOURFIIONT CiNTBi'B WOULD STAOI (TOHONTD) ^Ldiii “NII».ft him- mur M 9 SiiSr— .-SKSSS!»' hkmciimIi i/ i jeudi ill (1 e ci mb 111 e pdoH ’(ill jo Xmp,iin l’hilpol NATALIE CHOQUETTE Terra Mla DANIEL TAYLOR The Voice of Bach BARACK OBAMA Ul» REVUS UK MON MU VWARC ') fl 11 OU! (s GUIDE RESTOS VOIR Collectifl LUCIANO PAVAROTTI The Dueta Avec Céline Dion, Bono, Elton John et autres MON PH Barack Obama tl WtBAC l » pm** mm KARINA GAUVIN Handel Arlae Consultez notre circulaire de Noël en magasin ou sur Archambault.ca UVRAISON-^GRATUITE avec tout achat de 39$ et plus sur Archambaultca La culture du divertissement IR MAGASINS • Archambniill.cii • 514.1149.8511!) • t.877.849.8589 SERVICE AUX INSTITUTIONS ET ENTREPRISES • Archnillbmill- sio.dl ""S 2 0 t) « LEDEV01 R , LES SAMEDI 2 » ET I) I M A N C II E 3 (I N O V E M R R E Quand le catalogue fait l’exposition À la galerie Vox, plusieurs propositions sont dues à l’art conceptuel des années 1960 et 1970 TRACTACUS LOGICO-CATALOGICUS ET LA BOÎTE VERTE.MARCEL DUCHAMP Vox centre de l’image contemporaine 1211, boni.Saint-Laurent, Montréal Jusqu’au 13 décembre MARIE-ÈVE CHARRON CA est la saison de 7 Klaus Scherübel, on dirait bien.Alors qu’une importante exposition de son travail egt toujours en cours à Quartier Éphémère, il signe en tant que commissaire une autre exposition chez Vox.Plus qu’une coïncidence au calendrier, ces deux expositions font état d’enjeux voisins.Au thème du catalogue d’exposition qu’il présente chez Vox, Scherübel a d’ailleurs contribué avec deux de ses pièces, complétant une sélection qui réunit 14 artistes dont quelques figures historiques.Et pas les moindres.Pour sa démonstration, l’artis-te-commissaire a en effet déniché quelques œuvres dans des collections européennes, dont le projet de Marcel Broodthaeers Tractacus Logico-Catalogicus (1972), de qui est justement emprunté le titre de l’exposition.L’œuvre de l’artiste belge est mise en résonance avec des pratiques plus récentes, celles de Thérèse Mastroiacovo ou de Ron Terada par exemple, qui ont en commun de faire du catalogue d’exposition le sujet ou l’objet même de leur œuvre.La dématérialisation de l’art Sans être exhaustive, l’exposition retrace un phénomène qu’elle fait remonter en 1954 avec, dès l’entrée de la galerie, un fac-similé du catalogue Yves Peintures du Français Yves Klein.L’artiste a réalisé un catalogue montrant une série de tableaux monochromes.La chose serait banale si ce n’est du fait que Klein publiait les images d’œuvres n’ayant jamais existé, les reproductions étant plutôt des rectangles découpés dans des cartons de couleur.Le subterfuge se dévoilait par les traits noirs remplaçant le texte.Il se voulait aussi les tout premiers débuts d’une démarche fort singulière qui al- lait mener plus tard l’artiste à vendre du vide, des «zones de sensibilité picturale immatérielle», contre quelques grammes d’or soufflés dans la Seine.Plusieurs propositions réunies dans l’exposition sont dues à l'art conceptuel des années 1960 et 1970, pour lequel Klein a été un précurseur et que lès critiques de l’époque ont traité sous l’enjeu de la dématérialisation de l’objet d’art.C’est le cas du catalogue du galeriste et éditeur Seth Sei-gelaub avec une exposition de 1969 qui, paradoxalement, est passée à l’histoire pour avoir été présentée comme un supplément à la publication elle-même.Les Américains Douglas Hue-bler et Ed Rusha fournissent dans l’exposition d’autres exemples de projets prenant le support du livre pour diffuser leur travail.Aussi, malgré l’apparent dépouillement de l’exposition, le spectateur constatera rapidement sa densité, dont la teneur toutefois se découvre lentement par lajecture des documents réunis.À eux seuls, les deux livres d’artistes de Hans-Peter Feld-mann, notamment, captivent durant plusieurs minutes avec leurs collections d’images prélevées un peu partout.Pour les tenants de l’art conceptuel, la transformation du spectateur en lecteur visait à extraire l’art de sa condition marchande.Avec la dématérialisation de l’art et, par extension, l’apparition d’artistes sans objet et sans atelier, s’articulait une critique de l’institution (musée), du marché de l’art et du statut de l’art.En l’absence des œuvres «conventionnelles», l’attention se tourne sur les composantes qui les entourent, dont le catalogue d’exposition, comme outil d’information, de communication, de promotion et d’analyse.Entre les mains des artistes, le catalogue fait l’objet de propositions autoréflexives.Én ce sens, l'œuvre La Pétition de principe (1988) du Français Philippe Thomas est des plus incisives.À travers le décor d’un vestibule d’agence de relations publiques nommée «Les ready made appartiennent à tout le monde», le projet commente ironiquement le régime des catalogues et leurs mécanismes de légitimation fondés sur la participation et la narration fictionnelle.«Histoire de l’art cherche personnage».peut-on lire sur l’affiche publicitaire.Parmi les propositions plus récentes, Ron Terada pousse Vue de la salle d’exposition chez Vox THERESE MASTROIACOVO Goncerts de Xo 'èlm 13 fi 30 et 15 fi 4 SAMEDI LE 29 NOVEMBRE ' Choeur du Richelieu DIMANCHE LE 30 NOVEMBRE Chirur Enharmonique ^ SAMEDI LE B DÉCEMBRE Chœur Quitrécois 4^ DIMANCHE LE 7 DÉCEMBRE Ensemble Da Capo 4 SAMEOitt 13 DÉCEMBRE Au Ch.eur du centre-vilfls 'v # DIMANCHE LE 14 DECEMBRE Cireur à Cœur 4 SAMEDI LE 21) DÉCEMBRE Ensemble vocal Universalis 4 DIMANCHE If 21 DÉCEMBRE Cbittir Dilyphonfeluede Montreal CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BON-SECOURS 400, rue Saint-Paul Est | 514.282.8670 www.marguerite-bourgeoys.com histoire de l’art cherche personnages.attendez pas demain pour entrer dans l'histoire.vm -¦t-rw/p ¦T-’-,** -c-w .Pétition de principe, 1988, de Philippe Thomas.Collection M, Musée d’art moderne Grand-Duc Jean, Mudam, Luxembourg SOURCE VOX J.S., Paris — Dépôt collection du l’exercice avec un catalogue touffu portant sur la recherche de commanditaires en vue de réaliser le catalogue que les visiteurs tiennent dans leur main.Aux côtés des démarches plus livresques, les œuvres de Thérèse Mastroiacovo et de Brandon Lat-tu se présentent à travers des solutions plastiques fort réussies.Les photographies de Lattu, dont on connaît peu le travail ici, font voir des rangées de livres d’art, les jaquettes sans leur contenu, qui prennent une présence matérielle troublante.Mastroiacovo s’est aussi arrêté à la couverture de livres, mais à celles précisément des catalogues portant la mention «art» et «now».L'exquise série de grands dessins, présentés en plus grand nombre l’automne dernier au centre Articule, décline les titres d’ouvrages réels répertoriés par l’artiste et qui ont la prétention d’offrir un portrait de l’art actuel à différents moments de l’histoire.Les dessins de Mastroiacovo, eux, s’efforcent de contredire l’énoncé par un «faire» qui a quelque chose d’artisanal et d’obstiné, un geste inépuisable.L’exposition donne à voir des jalons importants, et dans certains cas peu montrés, de pratiques ayant fait du catalogue leur objet.Dans l’opuscule d'exposition, les «Quelques notes en vue d’un catalogue à venir» du commissaire Klaus Scherübel amorcent des pistes d’interprétation.présentation matérielle est une chose plus rare et l’occasion d’apprécier la singularité de l’objet réunissant 93 notes, esquisses et documents qui ont entouré la réalisation de La ma- Avec La Boîte verte, Marcel Duchamp posait les balises d’un art valorisant l’idée et le processus avant l’objet Elles font surtout la preuve de la présence désormais indispensable du catalogue, lequel permettra, espère-t-on, de cerner avec plus de nuances l’apport de chacune des œuvres réunies autour de la question.Sans quoi, ici, le catalogue, s’il est un objet de fascination et d’obsession indéniable pour les artistes, voit ses portées critiques parfois diluées.La Boîte verte C’est avec beaucoup d’à propos que Vox complète sa programmation avec, dans la petite pièce du fond à l’étage, la présentation de La Boîte verte (1934) de Marcel Duchamp.Plusieurs connaissent l’existence de cette boîte ou ont pu se familiariser avec des parties de son contenu par des reproductions.Sa nee mise a nu par ses célibataires, même, une œuvre majeure de Dû-champ.Avec La Boîte verte, l’artiste posait les balises d’un art valorisant l’idée et le processus avant l’objet.En plus de se frotter à l’esprit de Duchamp, à travers ses jeux de mots et ses réflexions, le visiteur prendra connaissance du caractère hétéroclite des fragments de papier et de la spontanéité de l’écriture manuscrite.Toutes ces notes éparses, l’artiste lui-même aura tenu ,à en produire des fac-similés.Étonnant, encore, Duchamp.Collaboratrice du Devoir EXPOSITION Bernini à Ottawa Le Musée des beaux-arts du Canada accueille des œuvres du sculpteur italien du XVir siècle ANNE MICHAUD Depuis hier, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) accueille l’exposition Bernini et la naissance du portrait sculpté de style baroque.Cette exposition, organisée en collaboration avec le musée J.Paul Getty de Los Angeles, où elle a d’abord été présentée, regroupe 27 sculptures, 10 tableaux et une douzaine de dessins du célèbre sculpteur italien et de quelques-uns de ses contemporains de la Rome du XVII' siècle.Ces œuvres, dont plusieurs n’ont jamais voyagé, proviennent de plusieurs grands musées et de collections privées prestigieuses, dont le British Museum, le Louvre, le Museo et galleria Bor-ghese de Rome ainsi que la collection privée de Sa Majesté la reine Élisabeth IL Après leur séjour à Ottawa, qui se conclura le 8 mars 2009, certaines seront retournées à leurs prêteurs, alors que les autres feront partie d’une exposition de moindre envergure présentée à Florence.Une œuvre en particulier retient l’attention parmi les bustes de papes et autres hauts dignitaires de l’Église romaine qui servaient généralement de modèles à Gian Lorenzo Bernini.11 s’agit du portrait sculpté de Costanza Bonarelli, qui était à la fois la maîtresse et l’épouse de l’un des sculpteurs de Bernini.Représentée alors qu'elle semble à peine sortie d’une étreinte passionnée avec son amant des lèvres entrouvertes, les cheveux défaits et le haut de son corsage entrouvert sur la naissance des seins), c’est une œuvre d’une grande sensualité qui démontre éloquemment comment Bernini a totalement transformé l’art du portrait sculpté et pourquoi il est considéré comme l’un des chefs de file du style baroque italien.Pour plus de renseignements sur l'exposition Bernini et la naissance du portrait sculpté de style baroque, consultez le site www.beaux-arts, ca/bemini.Collaboratrice du Devoir SOURCE MUSEE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Autoportrait de Bernini jeune Les ch ralies Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours * IIIS '* 29 NOVEMBRE AU 21 DÉCEMBRE 2008 Gvv cuHutel dp MwtnHit Montréal tf Exposition.2 décembre au 20 décembre 2008 Vernissage- mercredi 3 décembre 2008 (17h-19h) GALERIE GORA ¦ 279 Sherbrooke Ouest.#205 • Montréal (514) 879 9694 • Métro Place des-arts (sortie Bteury) artusdi(vl sw-és tu vijww lusqv'au 74 dsicmbre 2008 CONBUirE-Z LES GUIDES-IhORAIRES DES CINÉMAS « 12"» SEMAINE I fCINBPLSX DfWmUIMINT-q Iquartier latin] LE DEVOIR, LES SAMEDI 29 ET D I M'A N C II E 30 NOVEMBRE 2 0 0 S K 9 INEMA e x Ce n t r i s HIER ENCORE, |E T’ESPERAIS TOUjOURS / CATHERINE VEAUX-LOCEAT EX-CENTRI5.COM / 514.847.2206 13hOO 19h40 Dommage ! SOURCE ALLIANCE Vincent-Guillaume Otis et Luc Picard dans Bahine, d’après un scénario de Fred Pellerin BABINE Réalisation: Luc Picard.Scénario: Fred Pellerin.Avec Vincent-Guillaume Otis, Luc Picard, Alexis Martin, Isabel Richer, René Richard Cyr, Marie Brassard, Julien Poulin, Marie-Chantal Perron, Antoine Bertrand, Maude Laurendeau, Maxime Côté.Image: Jérôme Sabourin.Musique: Serge Fiori et Normand Corbeil.Montage: Gaëtan HuoL Effets numériques: Benoît Brière.ODILE TREMBLAY On peut accorder à Sabine le mérite d'avoir abordé un genre peu traité au Québec, soit le fantastique avec effets spéciaux, si fécond à Hollywood, et ce, avec un budget autrement restreint Sortir des ornières habituelles de nos créneaux constitue déjà un tour de force.Tout de même, Un capitalis-t/te sentimental d’Olivier Asselin, aux puissants effets numériques, a su recréer Paris, New York et la .Bourse de New York avec trois sous et une imagination folle.Mais l'univers de Fred Pellerin, délicieux dans ses spectacles et ses livres, nous inspire.On voudrait aimer le film par lui scénari-sé.Malheureusement, le conte, à moins d’être un Tim Burton ou un Benicio del Toro, se révèle difficilement soluble dans le cinéma.Ici, le saut de l’un à l’autre ne se fait pas sans peine et se solde par la réduction d’un riche macrocosme.La part laissée à l’imagination dans les contes en question se voit soudain réduite à des personnages bi-dimentionnels, qui peinent à imposer une quelconque vérité.Luc Picard, après un premier long métrage (L'Audition), s’est heurté ici à un projet infiniment plus casse-tête, avec un scénario de Pellerin trop simpliste, des effets spéciaux à ajouter, un ton à trouver dont les tâtonnements sont partout perceptibles.Le film démarre pourtant fort bien avec cette porte d’entrée dans le conte, des images souvent magiques, distillées tout au long, des personnages parfois poétiques, comme la demoiselle amoureuse qui effeuille sans fin sa marguerite.Mais d’elle, on saura si peu.Un tas de figures demeurent en plan, sans répliques ou presque.Dommage! Tiré de plusieurs contes, l’histoire a pour héros Babine (Vincent-Guillaume Otis), le simplet du village de Saint-Elie-de-Cax-ton.Superstition aidant, ce fils de sorcière (Isabel Richer) passe pour jeter des sorts à tous.Mais rien de terrifiant dans l’ambiance.Ça se joue en mode bonhomme, candide.Même quand, après l’incendie de l’église et la mort du vieux prêtre, un curé neuf cruel (Alexis Martin) accuse Babine et le condamne au gibet.Alexis Martin, qui peut être si juste, voit son personnage réduit à la pure caricature, et même au delà.De fait les personnages sont parfois humanisés, parfois de carton pâte, ce qui n’aide en rien l’unité de la chose.Ainsi, Vincent-Guillaume Otis, dans la peau de Babine, s’en tire avec les honneurs de la guerre dans le rôle difficile du fou, dont on sent pour-tant la grâce et la profondeur.Idem pour Luc Picard, touchant en ami loyal de Babine, qu’il sauve par tous les moyens possibles.Rien à dire contre Marie Brassard, ici commère éternellement enceinte, ou contre Isabel Richer en (trop) gentille sorcière.C’est le scénario qui cause pro- blème avant tout, avec ses brèches par où le vent souffle comme à travers un rideau troué.Et les différents segments de l’histoire peinent à s’emboîter malgré les intertitres qui tentent d’indiquer les changements de chapitre.Un taureau volera, on n’a rien contre.Le conte autorise toutes les fantaisies, mais malgré des beautés oniriques, et des audaces visuelles, le film s’égare entre les genres et on a du mal à comprendre à quel public il s’adresse.Aux enfants, par la simplicité du récit?Aux adultes, pour les jeux de mots de Pellerin?Le film flotte entre deux mondes, presque en des limbes, où le cinéma cherche à se nourrir mais s'affame plus qu’autre chose.Le Devoir Une souffrance transfigurée une souffrance transfigurée que nous révèle la cinéaste Catherine Veaux-Logeat dans Hier encore, je t'espérais toujours, déjà signataire de deux portraits de femmes d’une candeur inouïe (Il jait soleil chez toi, En attendant la pluie).Même en étant Française pur beurre, Nadine Bari voulait croire au futur lumineux de la Guinée au lendemain de son indépendance en 1958.Elle partageait déjà la vie d’Abdoulaye Barry, un Guinéen installé à Paris pour ses études de droit, et c’est dans le pays de son futur mari qu’ils fonderont leur famille, en plus de s’engager dan,s le développement de ce nouvel Etat indépendant.Or le dictateur Sé-kou Touré avait en tête un programme moins édifiant écraser la dissidence, faire régner la terreur, ARCHIVES LE DEVOlfe Nadine Bari à la recherche d’Abdoulaye Barry dans le film de Catherine Veaux-Logeat mm» HIER ENCORE, JE T'ESPÉRAIS TOUJOURS Réalisation et scénario: Catherine Veaux-Logeat Image: Yoan Cart Montage: Andrea Henriquez.Musique: Michel Drapeau.Québec, 2008,70 min.ANDRÉ LAVOIE Si le neuropsychiatre Boris Cy-rulnik cherchait une porte-parole pour illustrer le concept de résilience et ses nombreux bienfaits, il ne pourrait trouver meilleure icône que Nadine Bari.Son drame personnel s’est métamorphosé en combat universel et le vide d’une absence cruelle fat comblé par un féroce engagement politique doublé d’une démarche littéraire inspirante.Bref www.cinemaduparc.com / 48S POUR 10 FILMS! LES FILMS , the BOY in the STRIPED PAJAMAS ïïoNsnH Vicky Cristina Barcelona Rachel ) W CANNES Tœ jfcwrffltt feOTip Métro Place des arts - Autobus 80/129 DERN|En8 joursi CINEMA DU PARCl 3575 Du Parc 514-281-1900 3 heures de STATIONNEMENT GRATUIT dès vendredi f>rocHnin = L'AVANT DERNIER WOODY ALLEIM INÉDIT LE RÊVE DE GASSAIXIDRE ?^ «Une performance absolument éblouissante, des y moments d’humour formidables.Très très bien maitrisé, puissant." o .- // Mme André-Uiwior.IA PRESSE LE MARIAGE DE RACHEL (RACHEL GETTING MARBltO) UN FILM DE JONATHAN DEMME il A'”'.U \-i\t lu n ni si i isv/r v fvAJ i,! M1 ' | VOYEZ LA MANOE ANNONCE AU WWW.WACMELOBTTINOIWARWIEPNIOVIE.COIM museler toute forme d’opposition.Dans ce contexte sanglant, Nadine Bari, avec ses quatre enfants, décide de retourner en France, espérant que son époux pourra les rejoindre dans quelques mois.Sortir du pays deviendra une mission dangereuse, sinon impossible.En juillet 1972.alors qu’il cherche à traverser clandestinement la frontière, Abdoulaye Barry est arrêté et plonge, comme des milliers d’autres, dans un gigantesque trou noir.Est-il mort ou vivant?Chaînes aux pieds dans un camp de travail?Pendu haut et court?Toutes les horreurs sont possibles et il faudra vingt ans à Nadine Bari pour savoir laquelle a broyé l’homme de sa vie.Tenter de faire la lumière sur cette arrestation relève de l’exploit herculéen.Nadine Bari saura pourtant se montrer d’une détermination foudroyante.C’est avec fierté qu’elle raconte avoir bousculé les autorités françaises, plaçant dans l’embarras André Lewin, alors ambassadeur de France en Guinée, chargé en 1975 de ranimer les «bonnes relations» entre les deux pays, et fonde une association de femmes de disparus, qualifiées par certains de «folles».Or la «folie» de Nadine Bari viendra à bout des plus lourds silences, ceux d’un peuple encore traumatisé par des années d’oppression jusqu’à la mort de Sékou Touré en 1984, et première source d’inspiration de la Convention des droits et la protection des familles de disparus forcés en 2007.Avec une admiration évidente, la cinéaste l’observe en action, par exemple dans les écoles de la Guinée où elle parle de son parcours de combattante pour la vérité et la justice.Sur des routes poussiéreuses et dans une voiture — souvent en panne! — de l’organisation Guinée Solidarité qu’ellea aussi fondée, Nadine Bari ne fait pas que commenter la beauté des paysages: elle témoigne des atrocités qui les ont autrefois souillés et participe activement à un vaste mouvement de reconquête d’une dignité perdue.Par son courage exemplaire, son refus de courber l’échine devant l'ennemi (pas question de serrer la main de Sékou Touré lors de leur unique face-à-face, ce qui lui vaudra l’admiration de nombreux Guinéens), Nadine Bari espère encore.Non pas le retour d’un mari dont elle connaît la fin tragique, mais pour l’avenir du peuple qui est un peu devenu le sien.Le film de Catherine Veaux-Logeat témoigne avec simplicité de la noblesse de ses intentions et de la grandeur imposante de son engagement Collaborateur du Devoir CONSULTEZ LES QUIOES-HOHAIRES DES CINÉMAS EX-CENTRIS 3)36.bout Saint Laurent, MH Billetterie (514) 847-1306 PRESENTEMENT A L’AFFICHE ?% John Griffin-rite Gazette ?«Le charme opère jgP AtiabeHe'Nicourl - ta fVUv i « .de véritables moments «Un véritable tour de grâce.» deforce.» Kevin Laforest » Voir Natalia Wywieka - - Jti www.onf.ca/1a-memoire-des-anges UNE PRQOUCTIOU136 i OFFICE NATIONAL OU FILM OU CANADA O 08 GRAND ma FOCUS - CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA DE MONTRÉAL Les 7 ” Sommets du cinéma d’animation de Montréal La religion colorée d’une Mecque pas comme les autres ANDRÉ LAVOIE Pour le cinéaste d’animation Alexandre Alexeïeff, celui qui inventa la technique de l’écran d’épingles avec son épouse et collaboratrice Claire Parker, il n’était pas question de pratiquer un art en sachant exactement ce que l’on faisait au moment où on le faisait: dans ce cas, autant s’adonner à l’artisanat.La confiance devant l’inconnu et la force créatrice de l’inconscient, voilà les deux ingrédients essentiels pour faire éclore la puissance d’une œuvre.Ce mot d’ordre, beaucoup d’autres cinéastes d’animation l’ont suivi, refasant les diktats du divertissement reculant les limites de l’impossible, tout cela avec la pointe de leur crayon, le bout de leur pinceau, de flexibles marionnettes ou en mode numérique.Question de le prouver, la Cinémathèque québécoise propose une fois de plus un véritable état des lieux de ce gigantesque laboratoire, là où se fabriquent des mondes insoupçonnés, des personnages plus grands que nature, des univers où le désordre est toujours séduisant Les Sommets du cinéma d’animation visent cette année encore plus haut du moins à Montréal, devenant davantage qu’un panorama sélectif de la production internationale.La septième édition ressemble au début d’un rêve que caressent les responsables de la Cinémathèque: un véritable festival consacré à l’animation.Le programmateur-conservateur Marco De Blois parle de Montréal comme d'«une Mecque de l’animation»', cette vérité demeure trop souvent un secret d’initiés et cette septième fête de l’image animée tient à répandre la bonne nouvelle.Secrets révélés En plus des deux traditionnels programmes offrant la crème de la crème s’ajoutent de nombreuses activités et séances spéciales, certaines faisant un nécessaire retour en arrière et d’autres nous projetant vers l’avenir.Avec Du praxinoscope au cellulo, les premiers grands bâtisseurs de l’animation coujme Emile Cohl, Paul Grimault ou Emile Rey-naud n’auront plus de secrets pour petits et grands.Et comme Montréal est aussi devenu une importan- te capitale du jeu vidéo, des artisans de ce milieu foisonnant — qui commence d’ailleurs à faire trembler les bonzes du cinéma — révéleront au public une partie de leurs secrets.Au cœur de ce débordement d’activités, comprenant aussi deux expositions de circonstance, les films sont toujours à l’honneur, affichant toutes les techniques qui font la richesse de ce cinéma.Quelques grands sont au rendez-vous, dont le cinéaste suisse Georges Schwizge-bel (Retouches) ou encore le prolifique Steven Woloshen (La Dolce Vita), jamais freiné dans ses élans créatifs par des moyens minimalistes.Les petits bijoux ne manquent pas, dispersés un peu partout dans la programmation, avec plusieurs productions françaises alliant qualités techniques et acuité (parfois féroce) du propos: Berni’s Doit de Yann J., La Sacoche perdue de Jean-Luc Gréco et Catherine Buffet Skhi-zein de Jérémy Clapin, La Queue de la souris de Benjamin Renner, etc.Les cinéphiles désireux de débusquer les nouveaux Norman McLaren ne devront pas manquer un programme entièrement consacré aux films étudiants d’ici et d'ailleurs, surtout d’Europe et avec quelques incursions en Asie.Malcolm Sutherland était l’un d’entre eux il n’y a pas si longtemps et en l’espace de quelques films (dont le simple et hilarant The Tourists), ce cinéaste originaire de Calgary et établi à Montréal depuis 2002 s’impose comme une figure montante de l’animation canadienne.En plus d’avoir signé l’affiche promotionnelle des Sommets, il viendra présenter son tout nouveau iWm.jeux de forme.Un titre tout à fait dans l’esprit de cet événement coloré dont l’ampleur témoigne de la créativité de cette Mecque pas comme les autres.Soulignons que le volet québécois des Sommets du cinéma d’animation se tient ce week-end au Musée de la civilisation de la Vieille Capitale avec la collaboration de l’organisme Antitube.A Montréal, les nombreuses activités se déroulent à la Cinémathèque québécoise les 5,6 et 7 décembre.Pour connaître leurs programmations respectives, consultez les sites suivants: wwmantitube.orget mwmcinematheque.qc.ca Collaborateur du Devoir SOURCE SOMMETS DE L’ANIMATION Détail d’une image tirée de La Queue de la souris, de Benjamin Renner Stlf CTHM OFFICIELLE rennu n Nomu cinéma de nohtréu zoos ) CHêf^ E^C-hEURS « À voir absolument.• - Natalia Wysocka.Ici iek-kVt > .un documentaire fascinant.» - Aleksi K.Lepage, La Presse • .démonstration habile et tslntée d’humour.¦ - Médiafilm.Métro UN FILM OE MANUEL FOGLIA iwamiM CHARLOTTE l’ECUYEII ,DANIEL TWF www.onf.ca/chsrMlecteur* Produit par l’Offlce national du film du Canada PRESENTEMENT A LAFFICHE isF, [cinéma rr—1 I 2396, B»aublen E.721-6000 | | CARTIER » QUEBEC | CONSULTEZ LES QUIDES-HORAIRE8 DES CINÉMAS A EK) LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2 008 CNEMA SOURCE 20TH CENTURY FOX Dans l’image d’Australia: des paysages lunaires, de magnifiques décors de western, une lumière qui semble venir d’une autre étoile que le soleil.wm m ^ ' " ?'dBskÈ V' Rutilante épopée sans âme AUSTRALIA De Baz Luhrmann.Avec Nicole Kidman, Hugh Jackman, Brandon Walters, Neil Fletcher, Bryan Brown, David Gulpilil.Scénario: Stuart Beattie, Baz luhrmann, Ronald Harwood, Richard Flanagan.Image: Mandy Walker.Montage: Dody Dorn, Michael Mc-Cusker.Musique: David Hirsch-felder.Australie-États-Unis, 2008, 165 minutes.MARTIN BILODEAU L> Australien Baz Luhrmann i (Moulin Rouge, Romeo + Juliet) rêvait d’une grande fresque épique sur son pays et ses mythes fondateurs.Résultat: Australia, une fresque divertissante mais boursouflée et décorative sur le pays d’en dessous, avec panoramas australiens, acteurs australiens, un pan d’histoire australienne et de rares vrais enjeux australiens.Et, pour rendre tout ça digeste aux esto- macs «fast-foodés» du monde, un traitement haut en couleur pastichant Gone with the Wind et African Queen.Eût-il mieux contrôlé les violons dans la dernière partie, eût-il mis son style, extravagant et jubi-latoire, au service d’un scénario plus étoffé et moins artificiel, sa mise en scène eût-elle maintenu la cadence d’une pierre qui roule, Luhrmann aurait signé un grand film, où la forme et le fond, plutôt que de se torpiller l’un l’autre, se seraient épousés et élevés.Pendant deux heures quarante-cinq minutes — c’est long quand la fondation est si fragile —, Luhrmann et ses trois complices au scénario racontent l’histoire d’amour impossible, puis possible, puis impossible, de lady Ashley (Nicole Kidman, l’expression figée au botox), une riche Anglaise (très Deborah Kerr) venue prendre possession, dans le nord de l’Australie, de son mari, de son cheptel bovin et de ses terres.A l’arrivée, le premier est mort, le second a été volé, ses milliers d’hectares arides sont désertés et son accompagnateur, Drover (Hugh Jackman), un cowboy solitaire et rustre, irrité par les grands airs de la patronne, s’apprête à reprendre le large sous le regard d’un enfant à moitié aborigène (Brandon Walters), recherché par les autorités pour être placé, comme tous les enfants de sa génération, dans des orphelinats visant à les assimiler à la population blanche.L’enfant, rescapé de la «génération volée», est le narrateur et sert de fil conducteur à la fresque dont il soude les deux grands panneaux: le long voyage jusqu’à Darwin, avec le bétail retrouvé, auquel l’enfant prend part, son grand-père, sorcier aborigène, faisant le guet à distance: puis l’histoire d’amour fou entre lady Ashley et Drover, ce dernier métisse lui aussi, reconnaissant à l'enfant lè besoin de retourner dans le bush, auquel elle s’oppose.L’enfant les avait rapprochés, il va causer leur séparation, jusqu’à ce que les bombes japonaises se mettent à pleuvoir sur Darwin et donnent à tous les trois l’envie de se blottir à nouveau.Style et contenu Luhrmann tourne tous les archétypes et les clichés à l’avantage de son film qui, dans sa plastique, ressemble à un storyboard crayonné au prismacolor.Baz Luhrmann maîtrise le style, c’est le moins qu’on puisse dire.Dans l’image A’Australia: des paysages lunaires, de magnifiques décors de western, une lumière qui semble venir d’une autre étoile que le soleil, et quelques motifs du Magicien d’Oz en leitmotiv.En revanche, nous serions bien embêtés d’avoir à identifier ce que ce cinéaste a à dire, comme artiste, sur son pays.Ses scénarios sont des canevas sur lesquels il peint Une fois la toile terminée, on ne le voit plus, et son PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! CONSULTEZ LES QUtDES-HORAIRES DES CINÉMAS LE FILM *1 PARTOUT EN AMÉRIQUE DU NORD!
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