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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-10-16, Collections de BAnQ.

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Un coup de poing contre le régime cubain Page F 3 A Éclairante Denise Desautels Page F 4 IflMlS ¦0 , La fin de Tinnocence Ann-Marie MacDonald MARIE LABRECQUE était un temps où la guerre revêtait le déguise-' ment de la paix.Guerre froide, faite de tractations politiques, de compétition technologique et d’angoisse diffuse plus que de conflit ouvert sur le champ de bataille.Les familles ressemblent alors à des refuges, les femmes faisaient briller leur intérieur et leur toilette; un univers plutôt homogène où la différence faisait tache.1962.Une époque trouble sous ses allures persistantes de Papa a raison, image trompeuse que Le Vol du corbeau fait éclater.Il était attendu, le retour en librairie de la Canadienne Ann-Marie MacDonald, huit ans après la publication origin eUe de son best-seller Un parfum de cèdre, traduit en 17 langues et vendu à deux millions de copies.D ne fallait pas moins de temps pour accoucher de cette brique mariant le social et le familial, l'intime et le politique.Pour écrire ce dense roman sur l’innocence et la culpabilité, Ann-Marie MacDonald s’est plongée dans l’Histoire, revisitant la sienne au premier chef Le Vol du corbeau s’est nourri, notamment de son enfance sur des bases militaires.L’horizon paraît prometteur quand les McCarthy s’installent à la base ontarienne de Centralia.Papa officier, maman (acadienne) parfaite ménagère, deux enfants; une petite famille nord- américaine modèle.Une façade que le mensonge et les vilains secrets viendront fissurer sur deux fronts, celui du père et de la fille.Alors que la crise des missiles cubains aggrave la menace nucléaire qui plane sur «le monde libre», Jack se voit chargé d’une mission clandestine d’allure anodine: veiller sur un transfuge soviétique — l’ingénieur se révélera être un criminel de guerre.Madeleine, elle, apprend à l’école que le danger peut provenir de l’intérieur: avec quelques compagnes d’infortune, elle est régulièrement retenue par son instituteur pour des «exercices» corporels de plus en plus répugnants.L’une des réussites du roman tient à sa description, de l’intérieur, du monde de l’enfance.Un territoire dangereux et complexe, avec sa solitude, sa cruauté, ses exclus, les secrets dont il faut préserver les adultes, singulièrement aveugles, et leur corollaire: la culpabilité.«Pourquoi les grandes personnes insistent-elles tellement sur “l’innocence" des enfants?C’est un attribut statique, alors que les enfants bougent, grandissent, changent.Les adultes voient en eux les dépositaires du bien précieux dont ils croient avoir un jour été eux-mêmes investis.Et les enfants le portent effectivement, parce qu’ils sont forts.Le hic, c’est qu’ils sont au courant.Et ils feront tout pour épargner la révélation aux grandes personnes.» Lorsqu’une petite camarade de Madeleine est retrouvée violée et assassinée, il semble que le père et la fille détiennent cha- cun une portion de la vérité, et que leurs témoignages pourraient disculper Ricky, le gentil adolescent qu’on accuse du crime.Comme dans un conte moral ou une tragédie, les rôles de cette histoire semblent avoir été distribués à l'avance: cet orphelin métis, adopté par un réfugié juif, dont la famille hétéroclite semble déjà un peu étrangère au voisinage, est tout désigné dans l’emploi du bouc émissaire.L’histoire de ces peuples opprimés se répète.Le cœur du roman loge donc là: dans les choix que devront poser, chacun à son échelle, le militaire et la fillette de neuf ans.Un climax émotionnellement prenant, qu’a précédé une montée progressive du malaise.(La tension retombe un peu dans la conclusion du récit, lorsqu’une Madeleine de 32 ans entreprend une thérapie qui mettra au jour la terrible vérité.) Mais d’abord, il faut traverser les 100 ou 200 premières pages: Ann-Marie MacDonald plante lentement — très lentement — le décor de l’histoire, dispose ses pions, installe chaque détail qui viendra asseoir le drame et refermer les mâchoires du piège romanesque.Celui qui se referme sur les personnages, et sur le lecteur, adroitement manipulé et pris au filet d’un indéniable sens de la narration.VOIR PAGE F 2 : CORBEAU Passer le feu du conte CAROLINE MONTPETIT Alors que la littérature est née avec l’écriture, il y a quelques milliers d’années, la parole, elle, est infiniment plus ancienne.Et lorsque l’on renoue avec la tradition de l’histoire contée, c’est avec une tradition vieille comme le monde que l’on tente de reprendre contact, une chose qui remonte à quelque 35 milliers d’années.Et il semble bien que les Québécois ne s’en privent pas.Car depuis quelques années, les soirées, festivals et événements tournant autour du conte, ont proliféré en nos contrées.Cet automne seulement, une route des conteurs, une sorte de parcours qui commence à se tracer, débutait fin septembre aux îles de la Madeleine, se poursuivait début octobre à Trois-Rstoles, se déploie en fin de semaine en Espie, remonte ensuite en Mauricie vers Saint-Elie-de-Caxton, avant de reprendre la route de Dolbeau, au Lac-Saint-Jean, où un nouveau festival de conteurs prendra l’affiche en novembre.Ce week-end, les conteurs prennent d’assaut diverses scènes de l’Estrie, pour semer à tous vents leurs vraies et leurs fausses, leurs enjôleuses paroles.Lorsqu’elle aborde la programmation de cet événement, Petronella Van Dijk, qui fait partie de l'organisation du festival Les jours sont contés en Estrie depuis sa création en 1993, est intarissable.Il faut dire que Les jours sont contés en Estrie accueillera aussi cette année la première édition du Forum international de l’art de la parole, fondé l’année dernière en Bretagne.Ainsi, des représentants du monde du conte d'Afrique, d’Amérique Latine, du Québec et du Canada, et d’Europe, se pencheront sur leur pratique du conte, celle d’hier et celle d’aujourd’hui.Or, en Estrie, de conteurs, il y en aura foison ce week-end.Petronella Van Dijk parle avec passion de Jihad Darwiche, ce Libanais d’origine qui a connu la guerre et qui dit la lente force des femmes pour faire face aux atrocités.Un jour, raconte Mme Van Dijk, sous une pluie de bombes, Darwiche était allé avertir une grand-mère qui ramassait ses carottes dans un champ.Tout alerté des dangers qu'elle courait, il mit du temps à s’apercevoir que tout autour d’elle, dans cet espace restreint où elle récoltait ses carottes, les oiseaux chantaient.Ainsi va la vie.Jihad Darwiche et aussi un spécialiste des contes des IGOl nuits, dont il connaît par cœur les 3000 pages, en français et en arabe, et qu’il peut réciter «dans l’ordre et dans le désordre».Et Petronella Van Dijk parle encore de Mike Bums, cet Irlandais d’une cinquantaine d’années, qui porte jusqu’à 400 contes dans VOIR PAGE F 2 : CONTE r* .il "h i ) il ¦\ l > 01 t t ’) il A i i VI U • i F 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 OCTOBRE 2004 lîi ¦•Livres Cinquante ans d’écriture Jean-Louis Gagnon, le fondateur des Écrits, nous a quittés récemment.ARMAND LEG AU LT •S: .j» j* * 11! i*î* * •ij fS * .l>» 4 '»> » :tV * ¦»> « CAROLINE MONTPETIT D> abord, ils étaient un groupe d’érudits et de littéraires qui formaient l’élite intellectuelle du Québec.Dans leurs rangs, on comptait Anne Hébert et Hector de Saint-Denys Carneau, ainsi que l’éditeur Claude Hurtubise, Paul Beaulieu, Jean Lemoyne, etc.Plusieurs d’entre eux étaient membres du groupe littéraire La Relève.Plusieurs aussi ont participé aux premiers numéros de la revue Les Ecrits du Canada français, fondée par Jean-Louis Gagnon et devenue plus tard simplement Les Écrits, qui fête son 50' anniversaire le mardi 19 octobre à la chapelle du Bon Pasteur.Les Écrits du Canada français, c’était à la fois un groupe de réflexion et la création d’un espace de liberté où de «vrais écrivains», pour reprendre les mots de Paul Beaulieu, soit des gens qui se dédiaient entièrement à la littérature, pouvaient s’exprimer.La revue Les Écrits comptait aussi sa part de réflexion politique.Elle entendait «contribuer à l’examen des questions disputées qui sont la nourriture de tout humanisme», peut-on lire dans le texte de présentation du premier numéro, qui compte aussi une nouvelle de Jean-Louis Gagnon, décé- dé plus tôt cette année.«Cela se passait beaucoup autour du directeur, se souvient Paul Beaulieu, qui participait à la revue dans ses débuts, revue qu’il a ensuite dirigée de 1881 à 1995.Je ne dirais pas que c’étaient des politiciens dans le mauvais sens du mot.C’était une recherche plutôt intellectuelle de ce que représente la vie politique.» Le comité de rédaction se targuait aussi de publier ce qui se faisait de mieux dans la littérature «canadienne-francaise» de l’époque.À cet égard, les signatures qui ornent les premiers numéros de la revue sont éloquents.On y trouve en effet des œuvres de Marie-Claire Blais, d’Yves Thé-riault, d’Hector de Saint-Denys Garneau, d’Anne Hébert, d’Hubert Aquin, de Marcel Dubé, d’André Langevin, de Roland Gi-guère, etc.À l’époque, se souvient encore Paul Beaulieu, l’équipe avait déjà un parti pris pour la défense du français, même si elle ne prônait pas l’action directe et que ce n’est qu’en 1995, lorsque la revue passa sous la gestion de l’Académie des lettres du Québec, qu’elle délaissa l’appellation «du Canada français» pour s’appeler simplement Les Écrits.Il reste que plusieurs croient que la revue doit sa longévité à ACADEMIE DES LETTRES DU QUÉBEC Colloque du soixantième anniversaire le samedi 23 octobre 2004, au Centre de Montréal des Archives nationales du Québec 535, avenue Viger Est Entrée: 1020, rue Saint-Hubert métro Berri-UQAM ou Champ-de-Mars Y A-T-IL DEUX LANGUES STANDARD AU QUÉBEC ?llh Accueil : Jean Royer, président de l’Académie Jacques Allard, vice-président et responsable du colloque llh05 Mot de Hubert Reeves, membre de l’Académie, président d’honneur llhlS Exposé inaugural : Jean-Claude Corbeil.membre de l’Académie Uh45 Commentaire de Dominique Payette (à confirmer) 12h30 Déjeuner (buffet payant sur place) I4h30 Table ronde I Marcel Dubé.écrivain et membre de l’Académie Michelle Allen, dramaturge et scénariste Christian Mistral, romancier Denise Bombardier, journaliste et romancière 15hl5 Discussion Intervention des Loco Locass 14h30 Table ronde II Dominique Garand, essayiste, professeur à l’Université du Québec à Montréal Marie-Andrée Lamontagne, écrivain, directrice d’édition Naïm Kattan.membre de l’Académie Lise Gauvin, membre de l’Académie 16h30 Discussion 17h30 Mot de la fin par André Ricard, secrétaire de l’Académie ENTRÉE LIBRE Colloque soutenu par le Conseil des Arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts de Montréal et le Conseil des Arts du Canada.1 l’extrême liberté qui règne dans ses pages, sans dogmatisme éditorial.Cette attitude lui évite notamment des luttes intestines qui ont été mortelles pour d’autres publications.«Cinquante ans, c’est une longue vie pour une revue, même pour une revue française», constate pour sa part Naïm Kattan, l’actuel directeur des Écrits, écrivain d’origine irakienne qui y a d’ailleurs signé son premier texte littéraire après son arrivée au Québec en 1954.Lui aussi croit que la revue doit sa durabilité à la diversité des textes qui y sont publiés, et donc à la latitude qu’y rencontrent les écrivains.Mais au fil des ans, Les Écrits a également gardé une fenêtre ouverte sur le monde.Paul Beaulieu se souvient d’y avoir publié des textes des Américaines Emily Dickinson et Catherine Mansfield.En 1994, alors que Jean-Guy Pilon prend la direction des Écrits pour la garder jusqu’en 1998, la revue ouvre ses pages à divers textes de la francophonie.Des auteurs du monde entier y trouvent alors une place, qu’ils ont gardée jusqu’à aujourd’hui.Les Écrits est la plus ancienne revue littéraire du Québec.Et si l’on se fie à la liste des écrivains qui ont signé un texte pour en cé^ lébrer l’anniversaire, on peut penser que les années ne lui ont rien enlevé de sa qualité.Le Devoir SUITE DE LA PAGE F 1 Soigneusement documenté, parsemé d’extraits de magazines féminins et de déclarations de politiciens, Le Vol du corbeau fait preuve, par moments, d’un souci quasi socio-historique.On sent parfois un peu trop la volonté de la romancière de peindre l’époque, de camper une atmosphère.D faut dire qu’elle possède le don de rendre les décors et les personnages réels, grâce à son écriture évocatrice (encore une fois confiée aux mains expertes de Lori Saint-Martin et Paul Gagné, lauréats du Prix du Gouverneur général pour la traduction A'Un parfum de cèdre).A CORBEAU un autre niveau, Le Vol du corbeau peut aussi se lire comme une sorte de fable sur la face souterraine et peu reluisante de la conquête de l’espace.Un voyage enchanté qui a débuté, nous rappelle le roman, dans une sombre caverne nazie, pavé par le sang de milliers d’esclaves.Si un conteur est une sorte de «comptable» qui rend compte du coût des événements, Ann-Marie MacDonald nous laisse en héritage une réflexion sur le prix caché à payer quand les nations s’acoquinent à des individus ou des groupes peu recommandables pour servir leurs intérêts ponctuels.Ou quand tous les moyens deviennent bons pour sauvegarder la démocratie («Que peut-on faire en son nom avant qu’elle ne devienne, à l’image de l’œuf sucé par la couleuvre, une coquille vide?»).Dès lors, il ne faut pas un grand effort d’extrapolation pour se poser la question: à l’heure de la guerre au terrorisme, sur quelle alliance douteuse sommes-nous en train de fermer les yeux, quelle injustice cautionnons-nous par notre silence?.LE VOL DU CORBEAU Ann-Marie MacDonald Flammarion Québec, Montréal, 2004,843 pages.CONTE SUITE DE LA PAGE F 1 sa tête, des histoires qui lui ont été léguées par son père et sa grand-mère, et qu’il livre toujours les yeux fermés.Et elle s’emballe encore au sujet de Jean-Claude Després, ce Français qui brode des contes autour des expériences vécues lors de la guerre de 14-18.Les jours sont contés en Estrie se permet aussi quelques excentricités.Ainsi, après avoir tenté de produire des spectacles en onze langues différentes, au cours des années passées, l’organisation a décidé cette année de réunir des Québécois parlant swahili, polonais, frison (dialecte de Hollande), serbo-croate, kabyle et français.Les textes, qui seront d’abord dits dans la langue d’origine, seront contés à un enfant, qui comprend cette langue, et qui les retransmettra en français et en anglais.Mais bien des conteurs au Québec sont jeunes, et ne sont pas encore connus outre-mer.On profite de l’événement pour les mettre en vitrine.L’an prochain, le forum international de l’art de la parole doit se dérouler à Kinshasa, au Congo.En Estrie, les participants au forum discuteront des diverses influences et transformations que su- bit l’univers du conte partout dans le monde.Au Canada anglais, on précise par exemple que le conte a refait surface il y a 27 ans, lorsqu’un certain Dan Yashinsky a mis sur pied les 1001 vendredis du conte, qu’ont suivi le festival de Toronto et l’école de conte de Toronto.Au Québec, Petronel-la Van Dijk estime que les soirées de conte, qui se déroulent au bar, le Sergent recruteur, ont entraîné la formation de toute une génération de jeunes conteurs, Fred Pellerin en tête.Au même moment, en Suède, le conte semble être demeuré l’apanage des 50 ans et plus, et le phénomène semble être le même en Pologne et en Suisse.Tandis que la France et les Pays-Bas suivent un peu l’exemple du Québec, avec une jeune effervescence.En Amérique Latine, en Colombie, par exemple, le conte est bien vivant, du marché à l’université.Et en Afrique, alors que la société est bouleversée par la modernisation, des résistants s’affairent à ne pas perdre cette parole qui est le cœur de la culture.L’occasion est là, donc, id comme ailleurs, pour en conter de bonnes et s’en faire conter, bref pour se laisser doucement toucher par la chaleur magique, le feu du conte.Pour plus d’information: .Les donneurs d’écrits à Joliette Ils ont un don et s’affairent pendant tout le week-end à en faire profiter le grand public.Une cinquantaine d’écrivains squattent différents commerces de la ville de Joliette, ordinairement peu assodés à la littérature (SAQ, pharmacie, etc.), pour offrir leurs services d’écriture à qui le veut bien.Qu’il s’agisse d’une lettre d’amour, d’un conte pour enfant turbulent d’une demande de subvention ou d’un simple avis de décès, fls plient leur plume aux requêtes de monsieur, madame ou mademoiselle.Pour sa quatrième édition, l’évé- nement Les Donneurs, toujours piloté par l’écrivain Jean-Pierre Girard, prend une ampleur nouvelle, s’étalant sur trois jours (depuis hier jusqu’à demain) plutôt qu’un.Pas moins de 25 lieux distincts s’offrent cet après-midi à la rencontre fortuite ou prévue entre un lecteur ou une lectrice — avérés ou en devenir — et un écrivain.Une Vigile, installée au café-bar L’Interlude pendant tout le week-end, permettra au public de venir entretenir avec un auteur un «rapport infiniment différent que celui qui s’installe dans un salon du livre», selon M.Girard.On pourra notamment y croiser José AcqueHn, Nicole Brassard, Louis Caron, Hélène Dorion et Louise Dupré, pour en nommer quelques-uns.De plus, dimanche, les écrivains Lise Bissonnette et Yves Beauchemin, le prêtre Robert Richard, le psychiatre et directeur de l’Institut Pinel Paul-André Lafleur et l’animatrice de télévision Michaëlle Jean livreront «leurs conceptions personnelles du don», selon les mots de M.Girard, à l’occasion d’un croissantsconférence.Le Devoir Pour une politique DE POPULATION Décroissance et vieillissement de la population, composition ethnique et linguistique, effritement de la famille.Jacques Henripin suggère quelques solutions aux problèmes démographiques auxquels le Québec doit faire face.; LES ÉDITIONS 124 pages* 14,95 $ VARIA WWW.VARIA.COM Jacques H e \ it EN BREF Un «super Booker»?Sous le feu des critiques qui !> I N Débat La figure de l’écrivain québécois librairie ?bistro Roseline Tremblay, auteure de l’essai L’écrivain Imaginaire publié en 2004 aux éditions Hurtubise HMH animera un débat littéraire sur la figure de ’écrivain québécois telle que présentée dans son essai.OLIVIERI Participants Yvon Rivard Yolande Villemaire Madeleine Monette Robert Lalonde Au cœur de la littérature Mardi 19 oct.à 19 heures Animatrice Roseline Tremblay Places limitées Billets en vente à la librairie 5 S Professeure de littérature québécoise et française à St.Lawrence University (New York) Elle prépare un ouvrage sur la figure de l’intellectuel français au tournant du XX* siècle.5219 Cote-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges 739-3639 Le Studio littéraire un espace pour les mots MERCREDI 20 OCTOBRE, 19H 30 J'entends la rumeur des oiseaux la poésie de Michel X Côté mise en musique et en chansons Avec Lou Babin, Pierre St-Jak et Caroline Meunier Entrée 15 $ taxes comprises Étudiants 10 $ taxes comprises ItowmxBOtMCTS présenté» «n collaborât leu avec la Mata das Arts Studio-théâtre Place des Arts 514 842.2112 trouvent que ses choix de lauréats suivent trop les modes passagères, le Booker Prize mise sur un «super Booker» pour redorer son blason.Tandis que seuls les écrivains des pays du Commonwealth sont admis au prix existant, la nouvelle distinction littéraire, d’une valeur de 60 000 euros (93 000 $), s’ouvrira aux auteurs de fiction du monde entier.Selon un site Internet britannique, une liste de lectures secrètement élaborée à Rome, récemment, en vue de la première cuvée du «super Booker», compte les auteurs suivants: le prix Nobel de Trinidad V S Naipaul, la Canadienne Margaret Atwood, lauréate du Booker 2000, le Pulitzer John Updike, Gabriel Garcia Marquez et Philip Roth.L’évènement, selon toute vraisemblance biennal, révélera sous peu le nom des membres de son jury, dirigé par le professeur John Carey, président du jury du Booker de l’an dernier.L’annonce de ce prix international survient dans la foulée des récriminations du milieu littéraire concernant la désignation des deux derniers gagnants du Booker, The Life of Pi du Canadien Yann Martel et Vernon God Little de D, B.C.Pierre.De l’avis de plusieurs, ces ouvrages rompaient avec la tradition de lecture, plus près des classiques, du prestigieux prix.Le Devoir LIBRAIRIE BONHEUR D’OCCASION Livres d’occasion de qualité Livres d’art et de collections Canadiana Livres anciens et rares Littérature Philosophie Sciences humaines Service de presse Achetons à domicile 514-522-8848 1-888-522-8848 4487, rue De La Roche (angle Mont-Royal) bonheurdoccasion@bellnet.ca NOUS NOUS LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 OCTOBRE 2 0 04 F 3 -4T Littérature » t: >lô {f l 5 )li ; j; ,\i -ji'I roman québécois L’homme à abattre Un roman coup de poing contre le régime cubain nk si: .* «.» f;i c Tac a i Tst sA'T ou Oc an; ;ü; 3 U Cîl O'.l >¦ U il ,* 1 't '! K- VT- X-' tT" V."Vr-r , « i V 1 *?m ¦ex.ïîli) él - j: r ( el F i > •(>* 1)X Fidel Castro, l’homme à abattre.CHRISTIAN DESMEULES Grand timonier d’un radeau à la dérive, Castro a transformé l’île en prison pour ses habitants.Même les requins travaillent pour lui, s’il faut en croire l’humour inébranlable du peuple cubain.Dans ce contexte sans issue, le numéro un, le commandant, le «cheval», devient l’homme à abattre.Pour Miguel Martinez (il s’agit d’un nom d’emprunt), l’auteur de ce roman d’anticipation politique, hommage à la «force tranquille» du ' peuple cubain, Fidel Castro entretient l’illusion d’une démocratie en partageant le pouvoir avec deux fantômes: le Che et José Marti — l’icône révolutionnaire sacrifiée et le poète national.Fidel doit mourir prend la forme d’une longue exhortation adressée au lider maxima: «Ne vois-tu pas que, quarante ans plus tard, nous sommes revenus à la case départ?La prostitution, les dollars, les riches touristes, ils ont tous réapparu et, avec eux, la misère et la pénurie.» Jeune homme plutôt désœuvré, Emilio Torres Salazar habite la ville de Holguin.Son père est mort durant la guerre d’Angola alors qu’il était encore enfant, sa jeune sœur Eliset («une beauté du , diable») vient d'être arrêtée et mise en prison pouf prostitution, son meilleur ami a décidé de quitter Hie en nageant avec une chambre à air vers les côtes de la Floride.Son univers, déjà passablement Assuré, s’écroule tout d’un coup et Emilio n’entrevoit qu’une seule solution: le terrorisme.Excédé, poussé à bout, impuissant, il assassine un policier en pleine nuit Puis un autre, et un troisième.Pour éviter d’être inquiété par la justice et afin de couvrir ses activités «subversives», Emilio devient membre du Parti communiste cubain — où il gravit rapidement les échelons jusqu’à découvrir les liens étroits du régime avec le trafic international de la drogue et les magouilles mafieuses.Lentement il se rapproche de sa cible: Fidel Castro, grand responsable du désastre de Cuba et du malheur de ses habitants.Agents de la CIA, forces mafieuses, opposants politiques: les jours du «dernier dictateur» sont comptés.Fils d’un Cubain exilé au Québec, Fidel doit mourir est le premier roman de Miguel Martinez.«]e ne suis pas un anticastristre primaire», précise-t-il dans sa préface.«Je soutiens que Fidel Castro a fait de grandes choses pour Cuba.Par contre, le poids des années l’accable beaucoup et force est d’admettre qu’il est devenu un dictateur totalitaire.» Une position apparemment modérée que recouvrent, en grande partie, la violence et le désespoir du roman.-tu ( Achat à domicile) Nous achetons à domicile ou en librarie des livres et disques compacts de qualité.Arts, philosophie, littérature, histoire; musique francophone, classique, de jazz et d’avant-garde.(514)523-5628 "BOUQUÏNERIE du plateau 799, Mont-Royal Est Angle St-Hubert • Métro Mont-Royal GASY HERSHORN REUTERS L’auteur a choisi d’utiliser un pseudonyme pour éviter, dit-il, de «devenir le Salman Rushdie de Cuba».N’exagérons rien.A part quelques crachats bien sentis de certains «Amis de Cuba» à la sortie d’une séance de signatures, on voit mal quelle fativa cubaine pourrait menacer la vie de l’auteur.Publier un roman pro-castris-te à Miami, par exemple, serait certainement plus subversif et potentiellement dangereux que de souffler dans le sens du vent de l’Histoire à Montréal, comme le fait Miguel Martinez.D faut plutôt comprendre que l’auteur souhaite continuer à visiter l’île en touriste.Roman d’anticipation politique efficace, plutôt bien écrit et étonnamment maîtrisé pour une première œuvre, Fidel doit mourir est d’abord une charge à fond de train contre le totalitarisme cubain.Mais un scénario prévisible et des personnages un peu stéréotypés (l’ami inébranlable, la prostituée innocente, les méchants apparatchiks) confineront peut-être le roman à un genre malheureusement étroit FIDEL DOIT MOURIR, Miguel Martinez, Les Intouchables, Montréal, 2004,310 pages ROMAN QUÉBÉCOIS A Ame voyageuse Véritable entomologiste des sentiments, Francine D'Amour orchestre avec une grande maîtrise d'écriture son nouveau roman SUZANNE GIGUÈRE Elle a l’âme voyageuse, la Charlotte du dernier roman de Francine D’Amour.Et l’âme en peine aussi.Le roman, en forme de prière que la narratrice s’adresse à elle-même, trace le portrait émouvant d’une femme qui, à grand coup d’alcool au cœur, cherche à engourdir une trop bruyante solitude.Sa fuite en avant nous est racontée dans un texte pur, scandé, poétique.Lauréate du prix Québec-Paris (1996) pour Presque rien et du prix de l’Académie des lettres du Québec (1988) pour Les dimanches sont mortels, l’écrivaine signe avec Le Retour d’Afrique une çinquième œuvre tout en finesse.A la surface du texte, on croit apercevoir les reflets de La femme qui boit, film bouleversant de Bernard Emond sur la dérive d’une femme alcoolique.Chacune à leur manière, les deux œuvres parlent de dépossession, de révolte et d’étouffement.Une même quête de sens les réunit Autodérision Chariotte et Julien §e préparent à partir en voyage en Egypte.Deux semaines avant le départ Chariotte déchire son billet en mille morceaux durant une soirée bien arrosée.Elle n’en est pas à ses premières frasques.Quoique Charlotte et Julien soient très amoureux, ce dernier décide de partir seul Le couple convient d’un pacte de silence pour éviter les remords et les regrets inutiles.Désemparée, désorientée, ballottée entre la honte et le désespoir, Charlotte se retire clandestinement dans une petite maison au bord d’une rivière.Charlotte ne peut vivre sans Julien.Meine Ruh’ ist hin, Mein Herz ist schwer, Ich finde sie nimmer, Und nimmermehr («Le repos m’a quittée tant mon cœur est lourd Jamais, jamais plus je ne serai en paix»).Ce lied que Schubert a composé sur un poème d’amour de Goethe (Gretchen am Spinnrade / Marguerite au rouet) résonne dans tout le roman.À la manière du compositeur qui introduit un motif récurrent au piano — lequel représente non Ha Long 1(11 Ir 11 Roman • 288 p.• ¦> vlb éditeur Nadine Grelet ; Après les vifs succès de La fille du Cardinal et La belle Angélique.| Un nouveau roman-témoignage ! sur les femmes qui sont aux j prises avec un conjoint violent, i Un message d’espoir pour toutes celles oui subissent en silence.I Le lancement du livre aura lieu | le 20 octobre à 19 h à la librairie 1 L’Écume des jours, située au 125, rue Samt-Viateur Ouest, à Montréal.Tel.: (514) 278-4523 SOURCE BORÉALE les dernières pages du roman, tme série de co'mddences et de révélations troublantes projettent un éclairage inattendu sur toute cette histoire pendant que le «soleil se meurt dans l'eau du fleuve».Invitations au voyage Lorsque Charlotte décide d’accompagner Julien en pensée, qu’elle invente dans son délire éthynque un voyage imaginaire inspiré des livres d’écrivains voyageurs lus, l'écriture se fait sensuelle et poétique.Comme dans les récits orientaux, monte du roman un air chargé de parfums épicés.Le lecteur est ébloui par le bleu ardent, métallique des ciels d’Afrique.11 se promène dans la médina (vieille ville) qui grouille de bêtes et de gens, entend le chant du muezzin du haut du minaret d’une mosquée.Défilent sous ses yeux Pétra, «la rose pourpre des sables», capitale du royaume des Nabatéens dans l’Arabie ancienne, dont l’architecture remarquable surgit au bout d’un étroit sentier enserré entre deux montagnes, Palmyre, une oasis du désert syrien avec ses impressionnants vestiges bel lénistiques et romains, la Cappa-doce, région d'Anatolie en Turquie, avec ses cheminées de fée et ses églises rupestres ornées de peintures byzantines, l’oasis du Fayoum, «le verger de l'Égypte où tournoient les norias».Tout au long de son périple rêvé, Charlotte ne perd jamais de vue l'état du inonde.Des références à l’Histoire immédiate (les bouddhas de Bamyan détruits par les talibans en Afghanistan, l’attentat et les menaces de mort proférées contre l'écrivain égyptien Naguib Mahfouz) assombrissent son «âme voyageuse».Ixs «invitations au voyage» se trouvent désormais compromises.Véritable entomologiste des sentiments, Francine D'Amour orchestre sans dissonance et avec une grande maîtrise d'écri ture ce roman rempli de résonances culturelles, historiques et psychologiques.LE RETOUR D’AFRIQUE Francine D'Amour Boréal Montréal, 2(X)4,234 pages Pierre MONET Dernier automne «Touchant aux larmes, et pourtant magnifique, frémissant, [.] Dernier automne est aussi une réflexion sur la mort et sur l'humilité à laquelle elle nous contraint.****» Marie-Claude Fortin La Presse Uii bhi Mom in Of BNlfP AUTOMNE Récit 214 pages • 21,95 $ ¦w,edvtb.com f 1 www.ecliiionslxtre;il.qc.ca F 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 OCTOBRE 2004 ^Littérature^ POÉSIE La mémoire éclairante de Denise Desautels DAVID CANTIN Avec Jacques Brault, Michel Beaulieu et Hélène Dorion, Denise Desautels comptp parmi les voix fondatrices des Editions du Noroît Depuis déjà trente ans, l’écrivaine élabore une œuvre qui interroge sans cesse la fragilité, de même que les paradoxes de l’existence humaine.Sous le regard critique de Paul Chamber-land dans la collection «Ovale», la rétrospective Mémoires parallèles laisse toutefois place à une surprenante lecture de ce trajet où les enjeux de la modernité rejoignent la part intime de l’être.Depuis les premières tentatives formelles du milieu des années 1970 jusqu’au lyrisme inquiet de Tombeau de Lou (Le Noroît, 2000), le parcours de Denise Desautels se démarque à travers cette tension entre la perte et l’épreuve de survie.Avec beaucoup de subtilité, chacun de ses livres met en scène une quête qui progresse selon les expériences émotion- nelles, la réflexion intuitive, de même que la solitude intérieure.Comment faire la synthèse d’une œuvre aussi vaste en un peu plus de 200 pages?Il fallait, sans doute, prendre l’initiative d’inviter un poète et essayiste aussi solide que Paul Chamberland pour en arriver à un choix aussi convaincant.La collection «Ovale» du Noroît, il est vrai, nous a habitués à la grande qualité de ses «relectures».Dans le cas de Denise Desautels, Chamberland parle avec justesse d’un «théâtre de la mémoire» qui guide la poésie dans son rapport à une forme de vérité autobiographique.Il souligne aussi le poids du deuil et de l’absence au cours d’une recherche où la théorie se mêle à la fiction du poème.Comme l’explique l’anthologis-te à!Au seuil d’une autre terre, «la poésie de Denise Desautels ne s'élabore en rien comme un exercice de ressouvenir accueillant avec une sereine nostalgie un passé révolu.La mémoire y est une scène où figures P* F#»’- Félicitations à Yves Boisvert lauréat du Prix Arts Excellence Mauricie 2004 du Conseil de la Culture et des Communications de la Mauricie et du Conseil des arts et des lettres du Québec.::: éditeur \ Marc Fisher auteur de Mort subite Nelly Arcan auteure de Folle ECRIRE un atelier intensif de Marc Fisher avec la participation spéciale de Nelly Arcan et Miche! Brûlé, éditeur • structurez efficacement votre histoire • créez un suspense irrésistible • 15 moyens pour améliorer vos dialogues • les 20 types d'intrigues ¦ les techniques utilisées dans le best-seller Da Vinci Code Invité* spécial*, Nelly Arcan parlera de sa méthode d'écriture D« plus, Michel Brûlé, éditeur des Intouchables, vous expliquera ce que recherchent les éditeurs DATE : Le 31 octobre, de 9 h à 17 h LIEU: Hôtel Holiday Inn, 420 Sherbrooke, ouest COÛT : Tarif régulier: 115 $ (taxes incluses) TARIF ÉTUDIANT: 9S$ (taxes incluses) INFORMATIONS ET INSCRIPTION : téléphone (514) 326-8485 courriel : tisher_globe
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