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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-10-18, Collections de BAnQ.

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PIERRE SALINGER Le plus francophile des Américains tire sa révérence Page A 5 ?w w w .1 e d e v o i r.c o ni ?ISRAËL Rien ne va plus entre Sharon et les colons Page A 5 LE DEVOIR V 0 L .X C V N “ 2 3 6 ?LE L lT X D 1 18 OCTOBRE 2 0 01 8 7c + T A X K s 1 $ Landry: un référendum à tout prix Le chef du PQ abandonne «l’assurance morale» préalable à une victoire KATHLEEN LÉVESQUE Exit désormais pour Bernard Landry la nécessité d’obtenir «l’assurance morale» d’une victoire avant d’enclencher un référendum sur la souveraineté.Sur fond de course larvée au leadership, le chef du Parti québécois a réitéré hier, lors de la clôture du conseil national de son parti tenu à Sherbrooke, sa volonté de tenir un référendum coûte que coûte dans la première moitié de son mandat s’il est reporté au pouvoir.Refusant de considérer le risque de s'astreindre à un tel échéancier, M.Landry a dit avoir déjà la «conviction» en son for intérieur que le prochain référen- dum serait victorieux.«Je ne laisserai pas notre volonté être distraite par des hypothèses négatives quand nous croyons, nous, aux hypothèses positives», a déclaré le chef péquiste.Qu’est-ce qui a fait changer d’idée Bernard Landry qui avait jusque-là combattu l’idée d'avoir un calendrier trop précis?Il a d'abord souligné avoir écouté les 5000 participants aux débats des derniers mois sur la modernisation du PQ (la Saison des idées).Puis il a laissé entendre que le manque de scrupules du gouvernement fédéral pour écraser l'option souverainiste aurait attisé son empressement d'agir.VOIR PAGE A 8: LANDRY 'PERSPECTIVES Le temps emprunté Bernard Landry a parlé, hier, d’une véritable «brisure» dans l’histoire du PQ.Il a parfaitement raison: jamais un chef péquiste n’avait encore accepté de se laisser enfermer dans un carcan ré-férendaire aussi contraignant pour sauver son leadership.Il est vrai que Jacques Parizeau s’était lui-même fixé Michel un «horizon» David de huit à dix mois, mais le programme officiel du parti lui laissait toute latitude d’agir «dans les meilleurs délais».C’est seulement après les élections de septembre 1994 qu’il s’était engagé, en conférence de presse, à tenir un référendum avant le 31 décembre 1995.Après avoir sacrifié le modèle de l’Union européenne, qu’il avait défendu bec et ongles au congrès de mai 2000, puis s’être résigné à utiliser les fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté, ce qu’il avait toujours refusé, M.Landry a fait l’ultime concession à son aile radicale: si le PQ reprend le pouvoir, il promet de déclencher un référendum dans les 24 mois.L’ovation que le conseil national a réservée au directeur de l’Action nationale, Robert Laplante, venu exposer sa stratégie basée sur des «gestes de rupture» illégaux, a confirmé la force du courant «pur et dur» qui entraîne présentement le PQ.M.Landry ne pouvait tout simplement plus y résister sans se noyer, c’est-àdire se voir retirer la confiance des délégués au congrès de juin prochain.Dans l’entourage du chef péquiste, on assure que c’est le plus loin qu'il ira pour satisfaire les impatients, mais cela revient à fermer la VOIR PAGE A 8: TEMPS Grande marche antiguerre à Londres DAVID BERBER REUTERS CE MANIFESTANT pacifiste s’est joint aux milliers d’autres altermondialistes qui ont défilé hier dans les rues de Londres pour réclamer le retrait des troupes internationales en Irak, en plus de dénoncer la politique de Tony Blair et de George W Bush.Cette grande marche pacifiste mettait un point final au troisième Forum social européen.La rencontre de trois jours a d’ailleurs été dominée par la question irakienne.Nos informations en page A 4.Le spectre de Mection 2000 plane sur les Etats-Unis Le New York Times donne son appui à John Kerry \ A égalité dans les sondages à deux semaines du scrutin, le président George W.Bush et son rival démocrate John Kerry donnent des maux de tête à leurs partis qui craignent par-dessus tout la perspective d’une élection contestée, si les résultats du scrutin présidentiel du 2 novembre sont serrés.les deux camps ont engagé une armada d’avocats et s’accusent déjà d’irrégularités.Républicains et démocrates craignent en effet de revivre le scénario catastrophe de l’élection 2000, paralysée pendant 36 jours entre dépouillements judiciaires et litiges, et finalement tranchée par la Cour suprême.La plupart des observateurs politiques s’attendent à ce que l’issue de l’élection ne soit pas tranchée le soir du 2 novembre.«Si l’élection est serrée, ne serait-ce que dans un seul État, nous pourrions ne pas connaître le nom du vainqueur pendant des jours, voire des semaines», a prévenu vendredi le directeur juridique de la campagne républicaine, Torn Josefiak.L'organisation Project Vote prévoit des litiges tous azimuts, notamment autour des bulletins «provisionnels» qui permettent à des électeurs n'étant pas certains qu’ils sont inscrits de voter, quitte à ce que les autorités vérifient plus tard si ce vote doit être compté.VOIR PAGE A 8: SPECTRE HKIAN SNYDKR REUTERS Le candidat démocrate John Kerry a mené campagne en Floride, hier.IRAK L’ENTREVUE Les combats font rage à Fallouja Zarqaoui aurait prêté allégeance à Ben Laden Après un calme relatif samedi, les affrontements ont repris de plus belle hier entre forces américaines et insurgés irakiens à Fallouja, alors que le groupe de l’activiste jordanien Abou Moussab Zarkaoui a prêté allégeance à Oussama ben Laden et a fait savoir qui était en contact avec al-Qàitia à propos de ses opérations en Irak, selon un communiqué publié hier sur des sites Internet Washington affirme depuis longtemps que Zarkaoui est lié à aLQaïda, mais ce communiqué est le premier dans lequel le groupe annonce faire allégeance au mouvement de Ben Laden.Pour leur part les habitants de Fallouja accusent l’armée américaine de tuer des civils et démentent la présence de Zarkaoui et de ses partisans dans leur ville située à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad où tard hier soir un attentat à la voiture piégée a fait sept morts.¦ À lire en page A 5 ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page A 6 INDEX Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B5 Économie .B 1 Éditorial .A6 Idées.A 7 Météo .B 4 Monde.A5 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sports.B 4 Télévision.B 6 Jean-Michel Frodon, éclaireur du septième art ODILE TREMBLAY 1 n’a jamais rêvé de tourner un film, dit adorer écrire sur les facettes d'un art et les rouages de son industrie.Jean-Michel Frodon fait un peu la pluie et le beau temps sur le cinéma en France.Critique, essayiste, historien, debout au cœur d’un univers culturel témoin de notre rapport à l’image.D dirige Les Cahiers du cinéma depuis un an et demi, éditorialise d’une plume de feu.De 1990 à 2003, on lisait dans Le Monde ses critiques aiguisées, souvent vi-trioliques, passionnées aussi.D est redouté, admiré, haï, et parfois par les mêmes personnes.Jean-Michel Frodon mettait en fin de semaine les pieds à Montréal pour la première fois de sa vie: dernière étape d’une .tournée nord-américaine.Il a discuté aux Etats-Unis comme ici de cinéma français et de mondialisation, d’un art en mutation qui constitue l’œil et l’oreille des sociétés, en décalage plus ou moins accentué avec elles.Il paraît tout doux, Jean-Michel Frodon, quand on le rencontre; comme un chat aux griffes rentrées.Le sourire des doux cache bien des mystères, mais la plume des critiques possède aussi son existence propre.D est lui et un autre.Souvent à rebrousse-poil des succès populaires, Frodon a assassiné Amélie Poulain, Fahrenheit 9/11 et Les Invasions barbares de notre Arcand national dont il déteste les œuvres.Sa critique dans Le Monde à l’heure du Festival de Cannes avait frappé dur.Il trouve Les Invasions réactionnaires et truffées d’images télévisuelles.C’est au rendez-vous de films Cinéma-nia — à la veille de ses dix ans d’existence — qu’on doit la présence de Jean-Michel Frodon à Montréal.Mais comme le Festival du nouveau cinéma roule ces jours-ci à Ex-Centris, on s’assoie tous les deux au Café Méliès pour l’entrevue, et il explore les lieux.Né à Paris en 1953, Jean-Michel Frodon est tombé dans la marmite du cinéma au berceau.Affaire de filiation.Son père, Pierre Billard, toujours actif (il a obtenu l’an dernier le Concourt de la biographie pour celle de Louis Malle), critique et historien du septième art, fondateur en 1954 de la revue Cinéma, demeure omniprésent dans le paysage journalis-tico-cinéphilique.Sa mère, Ginette Alter, distributrice de films, critique à ses heures, est aussi du bâtiment Jean-Michel Frodon a toujours vu des films et des cinéastes dans sa ligne d’horizon.VOIR PAGE A 8: FRODON « En France, la télé a été obligée de soutenir le cinéma financièrement Puis elle l’a contaminé pour servir ses intérêts.» PEDRO RUIZ LE DEVOIR Jean-Michel Frodon LE DEVOIR, LE LUNDI 18 OCTOBRE 2004 A 2 LES ACTDAL1TES Semaine de l’asile religieux Les Eglises attirent l’attention d’Ottawa CLAIRANDRÉE CAUCHY Environ 150 fidèles ont participé hier à une messe consacrée à la protection des réfugiés, à l’église catholique de Notre-Dame-de-Grâ-ce qui donne l’asile depuis maintenant neuf mois à trois Palestiniens âgés.L’événement donnait le coup d’envoi de la Semaine de l’asile religieux qui sera marquée par des événements spéciaux dans plusieurs églises du pays jusqu’à dimanche prochain.Dans son sermon, le prêtre Claie de Julien a invité les fidèles à faire tous les gestes à leur disposition pour inciter le gouvernement à entendre la cause des réfugiés qui ont trouvé'asile dans les églises et à implanter la section d’appel prévue dans la loi.(Actuellement l’État refoule ces réfugiés, ce qui est synonyme de mort pour plusieurs.IJ Eglise juge que, devant les limites de la loi, on doit passer outre», a expliqué au Devoir le curé de la paroisse qui donne asile à la famille Ayoub, trois Palestiniens âgés sous le coup d’un ordre d’expulsion.En accordant ainsi l’asile, il estirpe que l’Eglise supplée au rôle de l’Etat, qui n’assume pas ses responsabilités, un peu comme cela a été le cas au début du siècle avec les écoles et les hôpitaux.Avocat de fonnation et membre du Comité de paroissiens qui soutient la famille Ayoub, Maurice Sauvé a fait valoir que la Conunis-sion de l’immigration et du statut de réfugié constitue le «seul tribunal pour lequel il n’existe pas de droit d’appel».Au moment de la refonte de la loi en 2002, le législateur a prévu une telle instance — pour compenser le fait que les causes ne seraient désormais entendues que par un seul commissaire plutôt que deux —, mais elle n’a pas été implantée par le gouvernement, qui dit attendre que la pile de dossiers à traiter diminue.M.Sauvé attribue plutôt ce délai à la «peur des États-Unis», dans le contexte de l’après-11 septembre.•On ne pense pas qu’un pays comme le Canada doive faire payer aux plus vulnérables notre complaisance envers les États-Unis».La tenue d’une Semaine de l’asile religieux donne espoir à Thérèse Ayoub, enfermée depuis neuf mois dans le sous-sol de l’église: «Dieu ne peut pas se boucher les oreilles.J’espère qu’un jour le gouvernement entendra ses cris».Présente à la cérémonie religieuse, la critique bloquiste en matière d’immigration, Meili Faille a promis de «se battre à fond» pour les personnes réfugiées dans les églises.La bloquiste qui a rencontré la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Judy Sgro, la semaine dernière dit avoir constaté que l’instance d’appel «ne faisait pas partie de son agenda».L’été dernier, la ministre avait soulevé un tollé en demandant aux églises de cesser de donner asile aux réfugiés.Une cérémonie interconfessionnelle avait également lieu hier soir à l’église unie Saint-Andrew’s-Nor-wood où la famille colombienne Vega est terrée depuis plus d’un an.Plusieurs églises devraient aborder la question lors de leurs messes cette semaine.Jeudi prochain, le Conseil canadien pour les réfugiés organise également une journée de lobbying auprès des députés fédéraux.Le Devoir I C >TO ii m c: R é s u It a t s TVA, le réseau des tirages Tirage du 2004-10-15 1M7I1 03 QZ J4 15 20 30 46 (26) Complémentaire: Ventes totales Prochain gros lot 20 143 998 $ 12 500 000 $ GAGNANTS LOTS 7/7 0- 10 CX» 000,00$ 6/7+ 3 122 325,60$ 6/7 126 2 548,40 $ 5/7 8 000 143,30$ 4/7 167 308 10,00$ 3/7+ 155 208 10,00$ 3/7 1 391 588 Participation gratuite Tirage du 2004-10-16 01 03 11 40 42 48 Complémentaire: (35) Ventes totales: Prochain gros lot (appr ) 15 165 568 $ 9 000 000 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 4 393 129,00 $ 5/6+ 3 104 598,30 $ 5/6 113 2 294,00 $ 4/6 6 154 79,80 $ 3/6 127 082 10,00 $ 2/6+ 79 939 5,00 $ PROCHAIN GROS LOT LE 20 OCTOBRE 2004 000 $ Tirage du 2004-10-16 1415 23 26 46 48 Complémentaire: (251 Ejjjtra NUMÉRO 060181 Tirage du 2004-10-15 LOT 100 000$ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 2 25 000,00$ 5/6 19 500,00$ 4/6 754 50,00$ 3/6 16 121 5,00$ Ventes totales: 501 469,00 $ EQtrd Tirage du 2004-10-16 NUMÉRO LOT 737845 100 000$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et ta liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité ¦ü wsk'mm • s!*>, WA- Les cols bleus en colère CLAIRANDRÉE CAUCHY JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Par rapport aux Canadiens, les Québécois regardent plus la télévision et lisent moins.Sondage Léger Marketing Les Québécois ne vivent pas comme les autres Canadiens LIA LÉVESQUE Les Québécois travaillent moins d’heures que les autres Canadiens, dorment davantage, regardent davantage la télévision, mais lisent moins et consacrent moins de temps à l’exercice.Un sondage Léger marketing, remis à la Presse canadienne, fait ressortir un mode de vie plutôt différent des Québécois par rapport aux autres Canadiens.Par exemple, les Québécois sont les Canadiens qui rapportent travailler le moins d’heures par semaine, soit 38,3 heures en moyenne, comparativement à 41,7 heures en Ontario et 42,7 heures dans les Provinces atlantiques.Cette donnée s’explique essentiellement par la plus grande proportion de Québécois qui travaillent entre 26 et 39 heures que dans les autres provinces.Pour les autres choix de réponses — plus de 40 heures, par exemple, ou 25 heures et moins — les Québécois ne sont pas si distincts des autres Canadiens.Dans la même veine, les Québécois semblent dormir un peu plus que les autres Canadiens, soit 7,3 heures par jour, comparativement à 6,8 heures pour les Ontariens et 7,1 heures pour les gens de l’Atlantique.Là encore, cette statistique s’explique par le fait que les Québécois sont beaucoup moins nombreux à ne dormir que 6 heures.De plus, les Québécois lisent moins que les autres Canadiens, soit 7,3 heures par semaine compa- rativement à 10,3 heures pour les Ontariens et 9 heures pour les citoyens de l’Atlantique.La question ne précise pas s’il s’agit de journaux, de périodiques ou de livres.Même en matière d’activité physique, les Québécois.traînent la patte.Ds disent ainsi consacrer 5,6 heures par semaine à l’exercice et aux sports comparativement à 7,1 heures pour les Ontariens et 6,8 heures pour les citoyens des Provinces atlantiques.Alors que font les Québécois comme loisir?Ds regardent la télévision.En matière d’écoute télévi-sueUe, les Québécois ne sont dépassés que par les citoyens de la Colombie-Britannique.Les Québécois disent passer 13.2 heures par semaine devant leur téléviseur, contre 11,8 heures pour les Ontariens et 12,1 heures pour les citoyens des Provinces atlantiques.Les gens de la Colombie-Britannique remportent toutefois le championnat canadien, avec 14.2 heures de télévision par semaine en moyenne.En entrevue, M.Claude Martin, professeur au département de communication à l’Université de Montréal, n’était guère surpris de ce portrait culturel et comportemental distinct des Québécois.Les Québécois, parce qu’üs sont distincts sur les plans linguistique et culturel, ont longtemps été isolés, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, explique-t-il.Oui, «il reste des traces de notre latinité», du choix de la qualité de vie et du plaisir, mais les Québécois ont aussi des in- fluences irlandaises, amérindiennes et américaines.Le professeur confirme l’écoute de la télévision plus marquée chez les Québécois, attribuée au fait que la télé d’ici met en scène des gens d’ici et est faite par des gens d’ici.De plus, les Québécois entretiennent un certain «star system» à travers la télé, les magazines et la radio.«Notre intérêt pour la télévision est l’envers de notre désintérêt pour la lecture», commente M.Martin.Effectivement, les Québécois sont reconnus pour lire moins, confirme le professeur d’université.«L’état de nos bibliothèques scolaires est un scandale», critique-t-il.E avance diverses explications: une richesse moindre des Québécois, ainsi qu’une tradition catholique qui aurait moins encouragé la lecture que la tradition protestante.Pour ce qui est du nombre moindre d'heures passées à travailler, M.Martin tente quelques explications: le Québec a généralement un taux de chômage plus élevé et sa main-d’œuvre est plus syndiquée.Il croit aussi que «le type d’industries qu’on a pourrait expliquer ça aussi».Le sondage a été réalisé auprès de 1500 Canadiens adultes, du 21 au 26 septembre dernier.Il comporte une marge d’erreur de 2,5 %, 19 fois sur 20.La marge d’erreur est bien sûr plus élevée quand on s’attarde aux résultats par province, l’échantillon étant alors plus petit Presse canadienne Crash à Halifax: une boîte noire retrouvée Halifax — Les enquêteurs ont retrouvé l'enregistreuse de vol du Boeing 747 cargo de MK Airlines qui s’est écrasé la semaine dernière à l’aéroport d’Halifax, faisant sept morts.L’appareil a été découvert pairni les débris de l’avion hier, a expliqué Bill Fowler, un enquêteur du Bureau de la sécurité des transports du Canada.Le Boeing 747-200, propriété de la so- ciété britannique MK Airlines, s’est écrasé au décollage jeudi dernier et a fini sa course dans un bois près de l’aéroport C’était le quatrième appareil de cette compagnie à s’écraser en 12 ans.Selon M.Fowler, l’enregistreuse a subi des dommages en raison de l’incendie qui a suivi l’écrasement et il est impossible de dire pour l’instant ce qu’elle pourra révéler comme informations sur la tragédie.Les enquêteurs s’intéressent particulièrement aux deux moteurs de l’appareil qui ont été remplacés récemment.Les enquêteurs tentent toujours entre-temps de récupérer la seconde boîte noire de l’appareil.Presse canadienne Les 5000 cols bleus de Montréal réunis en assemblée générale spéciale hier ont voté à l’unanimité en faveur d’une proposition sur les mesures à prendre pour protester contre la convention collective, imposée par un arbitre au début du mois.«C’est l’insatisfaction totale, avec raison», a déclaré le conseiller syndical Michel Fontaine, à la sortie de la réunion.An dire du président du syndicat, Michel Parent, les membres de la section locale 301 ont l'impression de s’être «fait voler par l’administration municipale», l’arbitre ayant «imposé la position de la Ville».Dans sa décision rendue le 4 octobre dernier, l’arbitre GiUes Lavoie retirait la semaine de travail de quatre jours du contrat de travail des cols bleus, qui devront négocier cette clause directement avec chacun des arrondissements.La décision arbitrale tranche également en faveur de la VOle quant à son droit de gérance, aux échelles de salaire et au plancher d’emploi.Les responsables du syndicat n’ont pas commenté davantage la décision ni précisé les moyens qu’ils entendaient prendre pour la contrer, puisqu’une conférence de presse est prévue ce matin à ce sujet On sait d’ores et déjà que le syndicat a l’intention de s’adresser à la Cour supérieure pour faire invalider la décision et reprendre le processus à zéro, comme il l’a écrit dans une lettre adressée aux avocats de la Ville le 12 octobre dernier.Les cols bleus tenteront également de faire suspendre l’application de la décision, le temps que la cause soit entendue sur le fond.Le Devoir EN BREF Santé: les ministres discrets Vancouver — Les ministres de la Santé du pays avaient peu de choses à dire à l’issue de leur première rencontre préparatoire depuis l’entente convenue avec Ottawa en septembre pour améliorer les soins de santé.Le ministre de la Santé de l’Alberta, Gary Mar, s’est présenté à la conférence de presse à la fin de la réunion en compagnie de son homologue fédéral, Ujjal Dosanjh.Mais les autres ministres étaient alors déjà partis.M.Mar a déclaré que le groupe avait rejeté la possibilité de mettre en vigueur un système conçu par les provinces de l’Ouest pour mesurer les temps d’attente dans les hôpitaux.Les représentants de chaque province ont décidé d’y réfléchir d’ici à leur prochaine séance, plutôt que d’aUer de l’avant avec cette méthode qui permettrait aux citoyens de connaître précisément les temps d’attente pour les chirurgies dans chaque province.- PC En entrevue ce matin BERNARD LANDRY à 7h 35 ROY DUPUIS à 8h35 HOMIER-ROY dès Réalisation : Stéphane Tremblay #951 Première Chaîné Radio-Canada www.radio-canada.ca/bienmeilleur î- * LE DEVOIR.LE LUNDI 18 OCTOBRE 2 0 0 4 A » POLITIQUE ^''cU'x (99.L) Chantal Hébert Le gros risque de Stephen Harper A l’extérieur du Québec, à peine deux Canadiens sur dix appuient l’entente particulière sur la santé négociée le mois dernier par les premiers ministres Jean Charest et Paul Martin.Aussi bien dire que le fédéralisme asymétrique du premier ministre fédéral ne passe pas la rampe.Quant au projet du premier ministre du Québec de participer à une mission commerciale pilotée par la France au Mexique le mois prochain, il est encore moins susceptible de trouver des adhérents dans le reste du Canada.Pourtant, jusqu’à présent, ni l’une ni l’autre de ces controverses n’ont, fait de tapage aux Communes.A une époque pas tellement lointaine, les partis réformiste ou allianciste en auraient fait leurs choux gras.Mais depuis qu’elle s’est réincarnée dans un nouveau parti fusionné, cette mouvance, sans renoncer à son attachement au concept de l’égalité des provinces, s’est plutôt repliée sur le concept, plus rassembleur au sein de la famille conservatrice au sens large, de la défense des droits des provinces.C’est ainsi que vendredi, lors d’un passage à Québec, on a entendu Stephen Harper défendre aussi bien l’asymétrie que la volonté du Québec de donner de nouvelles dimensions à sa personnalité internationale.Dans sa première allocution majeure en sol québécois depuis les élections, M.Harper a longuement parlé de ce qu’il décrit comme «un fédéralisme d’ouverture» et a indiqué qu’un éventuel gouvernement conservateur pourrait explorer des arrangements à l’européenne pour adapter le fédéralisme canadien aux réalités de la dualité linguistique.Il faut d’abord noter que quand Stephen Harper vient faire des discours au Québec, c’est parce qu’il a quelque chose à dire.Lors d’un passage à Laval à quelques semaines du déclenchement des dernières élections, il avait ainsi livré un énoncé d’intentions étoffé en matière de relations fédérales-provinciales.Dans un discours sur le même sujet prononcé au même endroit quelques jours plus tard, Paul Martin s’en était tenu à réciter un ^chapelet de vœux pieux.A noter ensuite que, d’une allocution à l’autre, M.Harper persiste et signe.Avec son discours de vendredi, il a mis de la chair sur l’os de ses intentions de Laval.Là encore, sa cohérence le distingue du premier ministre libéral, difficile à suivre au fil de ses virages sur la même question.D’ailleurs, jusqu’à présent, Stephen Harper a présenté davantage d’arguments à l’appui de l’approche asymétrique de Paul Martin que le premier ministre lui-même.Il faut dire qu’elle cor-respond davantage à la vision du Canada du Parti conservateur qu’à celle des descendants de Pierre Trudeau.Mais la situation n’en est pas moins incongrue pour autant.Aurait-on pu imaginer Joe Clark vendre le rapatriement de la Constitution à la place de Pierre Trudeau ou John Turner être obligé de se substituer à Brian Mulroney dans la brèche de Meech?Ce faisant, le chef conservateur joue à quitte ou double.Ses efforts au Québec ont bien des chances de ne pas se traduire en sièges, en tout cas à brève échéance tout en lui coûtant des plujnes ailleurs au Canada.A l’occasion de la récente rentrée parlementaire, les ténors libéraux ont fait un procès au chef conservateur pour son appui à l’amendement au discours du Trône présenté par le Bloc québécois.Le texte bloquiste avait beau se limiter à engager le gouvernement canadien à respecter sa propre Constitution, à l’extérieur du Québec, Stephen Harper a été largement accusé d’avoir vendu son âme au diable.Dans les faits, la collaboration ponctuelle entre le Bloc et le Parti conservateur et les ouvertures de Stephen Harper au Québec sont au moins aussi susceptibles de faire froncer les sourcils du reste du Canada que les ententes asymétriques de Paul Martin.Car, à l’heure actuelle, les deux grandes formations sont engagées dans la même partie de qui perd gagne.L’obtention d’une majorité par le Parti libéral aux prochaines élections passe presque obligatoirement par le Québec.Les ministres ontariens ont beau grincer des dents, leur premier ministre n’a pas les moyens d’af-fronteme,nts en série avec le Québec.A cet égard, la simple présence d’un gouvernement fédéraliste à Québec est de nature à tempérer les penchants fédéraux à la confrontation.La radicalisation proposée au Parti québécois par Bernard Landry ce week-end est d’ailleurs un atout supplémentaire pour Jean Charest dans ses tractations avec Ottawa.S’il montait aux barricades sur les plus récents arrangements Canada-Québec, Stephen Harper pourrait certainement marquer quelques points contre Paul Martin en Ontario et ailleurs.Mais, à moyen ou à long terme, l’avenir du Parti conservateur passe tout aussi forcément par une percée québécoise que les espoirs libéraux d’une majorité gouvernementale.Sans un seul des 75 sièges québécois, les chances conservatrices de remporter un gouvernement majoritaire sont nulles.Et la recette qui consisterait diriger un gouvernement minoritaire conservateur à contresens des aspirations québécoises résulterait en un cocktail empoisonné pour ses propres auteurs.Rien n’empêche que les Martin et Harper évoluent en terrain miné dans le reste du Canada.Ces jours-ci, le premier ministre ne parle à peu près jamais d’asymétrie ailleurs qu’au Québec; hier, le Parti conservateur, habituellement si soucieux de diffuser ses moindres faits et gestes, ne faisait toujours pas mention de la visite de son chef au Québec ou du texte de son allocution sur son site Internet.La question n’est pas de savoir si libéraux et conservateurs courtisent actuellement le Québec au risque d’un ressac dans le reste du Canada, mais plutôt de voir qui de Paul Martin ou de Stephen Harper finira par en faire davantage les frais.chebert@thestar.com Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.r Ecoles anglaises pour les immigrants Un dossier délicat pour le nouveau chef de cabinet de Pierre Reid L’ancien employeur de JeffPolenz demande un assouplissement de la loi 101 CLAIRAN DRÉE CAUCHY L’ancien directeur général de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ), Jeff Poleuz, qui occupe depuis deux semaines le poste de chef de cabinet du ministre de l’Éducation, sera appelé à traiter de la proposition de son ancienne organisation visant à permettre aux enfants d’immigrants de fréquenter les écoles anglaises.Lors du Forum des générations qui s’est conclu jeudi, l’AC-SAQ a rouvert l’épineux débat autour de la loi 101 en suggérant que des immigrants puissent envoyer leurs enfants dans les commissions scolaires anglaises, soulignant que celles-ci offrent des programmes bilingues ou d’immersion française performants.La suggestion sera étudiée dans le cadre des comités découlant du forum.«Quand un parent ne peut pas s’impliquer dans la vie quotidienne à l’école, il y pense à deux ou trois fins avant de rester au Québec.Il ne peut aider aux devoirs, communiquer avec les enseignants, avec l’administration.Le moment est venu d’avoir une telle discussion», a déclaré vendredi le président de l’ACSAQ, Marcus Tabachnick, en faisant appel à «l'ouverture d’une communauté envers l'autre».M.Tabachnick, qui a dit ne pas avoir directement abordé la ques-tipn avec le cabinet du ministre de l’Éducation, Pierre Reid, a reconnu que le nouveau chef de cabinet connaissait «la situation de [sa] communauté».«Je ne suis pas certain que cela change quelque chose», a-t-il ajouté.Au cabinet de Pierre Reid (où on a dit «prendre acte de la demande»), on a affirmé qu’il n’y avait pas «de lien à faire» entre les anciennes fonctions de M.Polenz et le traitement de ce dossier.L’attachée de presse de M.Reid, Caroli- JACUUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Lors du Forum des générations, l’ACSAQ a rouvert l’épineux débat autour de la loi 101 en suggérant que des immigrants puissent envoyer leurs enfants dans les commissions scolaires ne Richard, a reconnu que le nouveau chef de cabinet serait appelé à étudier cette question, comme toutes celles qui touchent l’éducation soulevées lors du forum.La porte-parole de l’opposition en matière d’éducation, Pauline Marois, a dit estimer que M.Polenz serait peut-être plus sensible à la proposition de son ancien président, «mais peut-être aussi plus prudent par ailleurs», a-t-elle dit.Mme Marois a rappelé que le passage des commissions scolaires confessionnelles aux commissions scolaires linguistiques visait précisément à s’assurer que les jeunes immigrants soient accueillis dans un milieu culturel francophone.«On doit tenir à cela.J’espère que le gouvernement sera vigilant, nous le serons à l’opposition», a-t-elle conclu.La proposition a fait bondir la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), qui s'étonne que le gouvernement ne l’ait pas rejetée d’emblée.I.a SSJBM souligne que l’école anglaise a gagné du terrain depuis 1991: la proportion d’élèves scolarisés en français a en effet diminué de 90,5 % à 88,6 %, alors que les effectifs des écoles anglaises sont passés de 9,5 % à 11,4%.Le Devoir GOcUüeaq^ ^ Vos débats Les Soiaées RelatiONs LE PHENOMENE RELIGIEUX AU REGARD DE LA PRESSE ÉCRITE Dans une société pluraliste comme le Québec, quelle place y a-t-il pour le religieux dans l'espace public ?Quel regard la presse écrite pose-t-elle sur le phénomène religieux ?Comment fait-elle écho aux discours, aux pratiques et aux engagements des traditions religieuses ?À une époque où la religion est souvent identifiée à l'intolérance et dans une culture qui voudrait bien la refouler dans le domaine privé, des croyants continuent de prendre position au cœur des débats publics.Ils veulent ainsi contribuer, avec d'autres, à la construction d’une société plus ouverte et plus juste.Les Églises qui ont récemment offert l'asile à des réfugiés menacés d’expulsion en est un exemple.Comment la presse écrite pourrait-elle mieux prendre en compte ces initiatives sans sacrifier pour autant sa nécessaire fonction d’analyse critique ?Pour répondre à ces questions nous avons invité : Anne-Marie Aitken : rédactrice en chef de la revue Relations ; Clairandrée Cauchy : journaliste au Devoir ; David Fines : rédacteur en chef de la revue Aujourd’hui Credo ; Jean Pichette ; professeur au Département des communications de l'UQAM; Cette soirée Relations est organisée par le Centre justice et foi en collaboration avec la revue Aujourd'hui Credo.Le lundi 18 octobre 2004, de 19h à 21h30 à la Maison Bellarmin 25, me Jarry Ouest, Montréal (Métro Jarry ou de Castelnau) Renseignements : Pascal Durand (514) 387-2541 Contribution volontaire : 5$ Site internet : www.cjf.qc.ca Les soirées Relations sont organisées par le Centre justice et foi 25.RUE JARRY OUEST.MONTREAL H2P I S6 RENSEIGNEMENTS : (514) 387-2541 * Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal Midis-chauds / ' ai r* > Réservations par télécopieur (514) 871-5971 en ligne www.ccmm.qc.ca/activltes > Renseignements Rlna Bevilacqua (514) 871-4000 poste 4001 » Blllet(s) Membres : 55 $ Non-membres : 85 $ » Table(s) de 10 Membres : 495 $ Non-membres : 850 $ ALCAN Jeudi 28 octobre 2004 de midi à 14 h M.Robert Milton Président et chef de la direction Air Canada Hyatt Regency Montréal 1255, rue Jeanne-Mance Air Canada : Plan de vol pour le succès En association avec : b**#.Financière Sun Life Taxes en SUS En collaboration avec : Atmoranrs Dt MOMTIltAl BABORD, «Mva« LP SSaVIC*.Changez d’airs.Parce que la diversité musicale a besoin d'espace, la radio publique crée une nouvelle chaîne.Espace musique.ESPACE 3” MUSIQUE 100,7™ www.radlo-canada.ca/radio Classique Jazz Chanson Musique du monde LE DEVOIR.LE LUX DI 18 OCTOBRE 2004 A 4 •LES ACTOALITES* Forum social européen Bush rassemble tout le monde.contre lui Ottawa songe à des baisses d’impôts SANDRA CORDON TIM ELFRINK Londres — Le troisième Forum social européen s’est achevé hier par une grande manifestation pacifiste au cœur de Londres, où plusieurs milliers de personnes ont défilé pour réclamer le retrait des forces internationales en Irak et dénoncer la politique de Tony Blair et George W.Bush.Entre 15 000 et 20 000 personnes, selon la police londonienne, ont quitté Russell Square aux environs de 13 h pour marcher jusqu’à Trafalgar Square, après un crochet sur la rive sud de la Tamise.Mais les organisateurs estimaient à 75 000 le nombre de personnes rassemblées sur Trafalgar Square en milieu d’après-midi.Le défilé s’est déroulé sans incident, mais des accrochages ont éclaté à la fin de la manifestation autour de la principale estrade.Cette marche jusqu’à Trafalgar Square représentait le point culminant du Forum social européen (FSE), marqué par trois jours de débats, séminaires et discours, réunissant altermondialistes, anti-ra-cistes, syndicalistes, pacifistes.Un forum qui a notamment servi de tribune à ceux qui dénoncent la politique en Irak du président sortant George W.Bush et de son allié, le premier ministre britannique Tony Blair.L’Irak a dominé d’ailleurs la manifestation de clôture.Les manifestants brandissaient hier des portraits de George W.Bush bar- Paris — À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a appelé les pays développés à faire «un énorme effort» pour que le nombre de personnes vivant dans la pauvreté soit réduit de moitié d’id à 2015.Dans son message, Kofi Annan a rappelé qu’une conférence serait organisée en septembre 2005 au siège des Nations unies à New York pour faire le point sur l’application de la Déclaration du Millénaire, qui a été adoptée en 2000.«Je demande instamment à tous les pays du monde de s’acquitter de leurs responsabilités.Et j'exhorte les dirigeants des pays du monde qui participeront à la réunion de l'an prochain à ne pas se contenter de dresser un bilan», a-t-il déclaré.En 2000, les 180 pays signataires de la Déclaration du Millénaire se sont donné les huit objectifs suivants: réduire l'extrême pauvreté et la faim; assurer l’éducation primaire pour tous; promouvoir l’égalité.des sexes et l’autonomisation des feimnes; réduire la mortalité infantile; améliorer la santé maternelle; combattre le sida/VIH, le pa rés de la mention «terroriste numéro un dans le monde» et des pancartes proclamant «Blair dehors».«Je vais à autant de manifestations contre Bush que je peux, expliquait Liz Mawl, une Londonienne qui portait une pancarte proclamant «Bush dehors».Sa politique étrangère est très déstabilisante pour la communauté internationale tout entière, et je ne suis pas sûre que les Américains réalisent que ce n’est pas bon pour eux non plus.» «Je crois que notre message aux Américains est clair: ne votez pas pour Bush», renchérissait Emma Jane Berridge, une autre Londonienne.Beaucoup s’attachaient à expliquer que cette manifestation n’était pas dirigée contre le peuple américain mais contre la politique de son président.«(Votre principal argument, c’est que nous voulons mettre fin à l’occupation de l’Irak et nous voulons que les troupes se retirent, a déclaré pour sa part Lindsey German, porte-parole de la Stop the War Coalition, la Coalition antiguerre.Nous ne faisons qu’aggraver la situation et nous tuons beaucoup, beaucoup d’irakiens», a-t-elle dénoncé.Les milliers de manifestants qui ont arpenté hier les rues de Londres ont reçu le soutien retentissant du frère de l’ingénieur Kenneth Bigley, l’otage britannique décapité en Irak par ses ravisseurs.«Plus il y aura de gens pour élever la voix, plus nous serons en sécurité», a déclaré Paul Bigley.ludisme et d’autres maladies; assurer un environnement durable; mettre en place un partenariat mondial pour le développement «B faudrait un véritable bond en avant pour que les huit objectifs [.] soient atteints dans le délai prévu, c’est-à-dire en 2015 au plus tard», a souligné Kofi Annan, tout en restant confiant En 2003, le chômage touchait un nombre record de 185,9 millions de personnes dans le monde, selon un rapport annuel de l’Organisation internationale du travail (011).Le nombre de «travailleurs pauvres», qui gagnent moins d’un dollar américain par jour, s’élevait à plus de 550 millions de personnes.Dans son message adressé au monde, à l’occasion de la journée de dimanche, le secrétaire général de l’ONU a appelé les pays développés à faire «un énorme effort sur le plan de l’aide, de l’allégement de la dette et des concessions commerciales».Quant aux pays en difficulté, ils doivent faire «un effort tout aussi important pour réaménager leurs programmes de développement», a-t-il ajouté.Associated Press Ottawa—Il est peut-être encore trop tôt pour se réjouir, mais le gouvernement de Paul Martin songe à réduire les impôts des particuliers et des entreprises.C’est du moins ce qu’a déclaré le ministre des Finances Ralph Goodale dans une entrevue accordée à La Presse canadienne en fin de semaine.L’annonce la semaine dernière d’un énorme surplus budgétaire a augmenté la pression sur le gouvernement pour quH fesse profiter les Canadiens de la très bonne performance économique du pays.M.Goodale s’est engagé à tenir compte de ces résultats dans son prochain budget Mais le gouvernement Martin étant minoritaire, les partis d’oppo- sition pourraient le forcer à agir plus vite ou risquer d’avoir à déclencher une nouvelle élection.«Je suis toujours à l’affût de nouveaux moyens de réduire les impôts, et mon objectif est d'en trouver, a affirmé le ministre, samedi.Réduire les impôts, c’est ce que fait le gouvernement à chaque budget depuis 1996.» Et le ministre n’a pas l’intention de déroger à cette pratique: •J'ai l'intention de poursuivre dans cette voie.» Les conservateurs devraient déposer aujourd’hui une motion d’amendement au discours du Trône demandant au gouvernement de prendre un engagement ferme pour réduire les impôts pour les familles à moyens revenus.M.Goodale semble d’accord, bien qu’il veuille favoriser davanta- ge les familles à faibles revenus et les entreprises qui ont besoin, selon lui, d’un coup de pouce pour demeurer concurrentielles.La semaine dernière, le ministre des Finances faisait état d’un surplus budgétaire de 9,1 milliards de dollars, un chiffre embarrassant quand on considère que sa prévision originale parlait d’un surplus de 1,9 milliard, le printemps dernier.Et le ministre a dû admettre que le surplus de quatre milliards prévu pour cette année devrait être facilement dépassé.Selon des sources au ministère des Finances, l’économie du pays avait engrangé près de cinq milliards dans les cinq premiers mois de l’exercice fiscale en cours — d’avril à août De quoi apporter un large sourire au ministre des Travaux publics, Scott Brison, qui jadis poussait constamment les libéraux à réduire les impôts alors qu’il était député progressiste conservateur.«Je suis ravi d'entendre que le ministre des Finances parle de nouvelles réductions d’impôts • La communauté des affaires est elle aussi encouragée par les déclarations du ministre.Soulager les familles à revenus modestes serait bon pour l’économie, a indiqué Nancy Hughes Anthony, présidente de la Chambre de commerce du Canada.•Voilà un groupe qui a bien besoin d’être soulagé», a-t-elle ajouté en entrevue, samedi.Presse canadienne EN BREF Dion doute de Futilité du débat autour de Kyoto Ottawa— Le ministre de l’Environnement, Stéphane Dion, ne voit pas l’utilité de tenir un débat sur la question de savoir si le Canada pourra atteindre ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre en vertu du protocole de Kyoto.M.Dion pense plutôt que le Canada devrait simplement aller de l’avant et mettre en œuvre les «meilleures pratiques» de réduction des émissions.Ensuite, on verra si ces mesures sont suffisantes pour atteindre les objectife canadiens, a-t-il déclaré en entrevue.Les propos du ministre Dion soulèvent des doutes sur la fermeté de l’engagement d’Ottawa à atteindre les objectife de Kyoto.M.Dion reconnaît la nécessité d’un plan, mais selon lui, il en existe déjà un, qu’il suffit de raffiner.Plusieurs des réponses aux questions posées par Kyoto se trouvent dans le récent discours du Trône, soutient-il.- PC Les secrétaires parlementaires mécontents Ottawa—Des lieutenants libéraux mécontents rencontreront le premier ministre Paul Martin cette semaine pour lui faire part de leur insatisfaction, qui en incite certains à envisager d’abandonner leur position.De source bien informée, on apprenait que plusieurs des 28 députés qui sont également secrétaires parlementaires de ministres estiment que cet accroissement de leurs responsabilités n’a pas été assorti des ressources accrues dont ils auraient besoin.Le rôle de secrétaire parlementaire a été revu dans le cadre d’une série de réformes démocratiques entreprises par M.Martin à son arrivée au pouvoir, l’an dernier.Les mécontents se plaignent surtout de l’insuffisance de leurs ressources en personnel de budgets gelés au même niveau que celui de simples députés, et d’être exclus de la circulation de l’information par le ministre dont ils sont les associés.- PC Un rapport du ministère de la Défense démontre que l’armée canadienne manquait grandemc de materiel opérationnel pour une mission de maintien de la paix en Haïti, plus tôt cette année.ARCHIVES REUTERS grandement Mission de paix en Haïti L’armée canadienne a dû quémander du matériel KEVIN BISSETTE Fredericton — Envoyé plus tôt cette année en Haiti pour une mission de maintien de la paix, le conti-gent canadien a été réduit à «quémander» son matériel de première nécessité, selon un rapport du ministère de la Défense obtenu par la Presse canadienne.Le rapport a fait état du déploiement d’environ 500 soldats canadiens dans le cadre de l’opération Halo, menée par les Etats-Unis en vue de restaurer la paix sociale après le départ forcé du président Jean-Bertrand Aristide.Divulgué en vertu de la Loi d’accès à l’information, le rapport révèle le manque d’équipements opérationnels, tels que des plaques de protection, des vestes antifragmentation, des bottes de sécurité et même des gants protecteurs en caoutchouc.«L’histoire démontre que ces articles ont été nécessaires aux missions précédentes.Par conséquent, la base de préparation [par où transite l’ensemble du personnel et du matériel en vue d’une mission] ne devrait pas avoir de la difficulté à se les procurer.Ils devraient être entreposés au pays et expédiés à l’unité sans que le quartier général local ait à faire pression ou à quémander pour les obtenir.» L’analyste Martin Shadwick, spécialiste de la défense à l’université York, à Toronto, estime que ce rapport est lamentable.«Dans la plupart des cas, il s’agit d’équi- pement de base qui devrait être disponible en nombre suf fisant, bien réparti et accessible en tout temps.Si on a du mal à approvisionner rapidement les troupes qui partent à l’étranger en effectifs relativement réduits, cela signifie que des correctif immédiats s’imposent.» Les efforts investis en vue de l’approvisionnement, poursuit le rapport, ont monopolisé du temps et de la main-d’œuvre qui auraient pu être consacrés aux préparatifs.Certains accessoires ont dû être acheminés une fois que les troupes étaient déjà sur le théâtre d’opération, par exemple les bottes de sécurité.Le dépistage du matériel aurait été rendu ardu par l'emploi d’un certain logiciel informatique, peut-on lire dans le rapport.A un certain moment, une pièce d’équipement imposante indispensable pour le déploiement est arrivée à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, base d’où partait le corps expéditionnaire, et a été laissée là durant trois jours jusqu’à ce qu’on la retrouve.Le ministère de la Défense n’a pas voulu commenter.Ce n’est pas la première fois que l’armée canadienne éprouve des difficultés d’intendance.En 2003, dans le désert du sud de l’Afghanistan, elle a été tournée en ridicule avec ses treillis olive.Encore l’été dernier, elle a dû reprendre ses tenues de corvée de la même couleur parce qu’elle manquait d’uniformes de couleur sable.Presse canadienne Associated Press Pauvreté: Annan appelle le monde à faire un «énorme effort» — V'V, umti I ‘ÀVSj, % ÉteaJI 65?5 Toute l'information à l'heure du retour DÉSAUTE LS dès15h Réalisation : Ginette Viens #95.1 Première Chaîne Radio-Canada www.radio-canada.ca/desautels LE DEVOIR.LE LUX DI 18 OCTOBRE 2004 A 5 Pendant que les combats font rage à Fallouja EN BREF Zarqaoui prête allégeance à Ben Laden Bagdad — Les combats se poursuivaient hier près de Fallouja où le gouvernement irakien a renouvelé ses appels à chasser «les terroristes» alors que le groupe de l’islamiste jordanien Abou Mous-sab al-Zarqaoui aurait prêté allégeance au réseau al-Qaida d’Oussama ben Laden.C’est la premiere fois qu’un communiqué fait état d’une allégeance «officielle» du groupe Tawhid wal Jihad (Unicité et guerre sainte), envers al-Qaïda.L’authenticité du communiqué publié hier sur un site Internet islamiste n’a pas pu être établie.Un autre communiqué attribué au groupe de Zarqaoui a annoncé la mort d’un de ses responsables dans des combats en Irak Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a de son côté souligné que la guerre américaine en Irak n’avait pas rendu le monde plus sûr.«Je ne peux pas dire que le monde est plus sûr quand vous considérez la violence autour de nous, quand vous regardez autour de vous et voyez les attaques terroristes dans le monde et que vous voyez ce qui se passe en Irak», a-t-il déclaré dans une interview diffusée par la chaîne britannique FTV.Sur le terrain, un attentat à la voiture piégée visant des policiers réunis dans un café de Bagdad a fait sept morts hier soir, a fait savoir l’armée américaine.Un officier américain présent sur les lieux de l’explosion a déclaré à Reuters qu’au moins 20 autres personnes étaient blessées.Un cameraman de Reuters avait auparavant déclaré avoir vu de nombreuses victimes.Le secteur a été bouclé et des ambulances et des policiers se sont précipités sur place, ont déclaré les témoins.Il semble que des policiers s’étaient réunis dans ce café pour le dîner de rupture du jeûne en ce mojs de ramadan.A Fallouja, bastion rebelle encerclé depuis jeudi par l’armée américaine et les forces irakiennes, les habitants faisaient état hier de nouveaux bombardements, aériens et d’artillerie, alors que des explosions retentissaient dans toute la ville.Par ailleurs, au lendemain des attentats de samedi contre cinq églises à Bagdad, les chrétiens tentaient de surmonter leurs inquiétudes: une messe devait se tenir dans l’après-midi sur les décombres de l’église de Karrada, fortement endonunagée la veille, tandis que des travaux de réparation ont commencé dans une autre église attaquée, celle de St Thomas de Mansour.Résultat mitigé Hier s’est également achevée l’opération de collecte d’armes à Sadr City, dont le résultat est jugé mitigé en raison du faible nombre d'annes recueillies et de leur mauvais état.Un obus de mortier est tombé près du stade où se déroulait la remise des armes dans ce quartier pauvre de Bagdad, faisant au moins deux tués et six blessés, selon un bilan établi par deux hôpitaux de la capitale.Avant l’attaque, des centaines de personnes se pressaient au stade al-Sinaa pour remettre leurs armes, au dernier jour de l’opération de désarmement «Nous n 'avons pas atteint notre but.Nous n 'avons toujours pas vu les milliers et les milliers d’armes que nous attendions de voir», a déclaré à l’AFP un porte-parole des Marines, le colonel Brian O’Malley.Un membre du Comité de réception des armes, le colonel de la Garde nationale Mehdi Charek Zayer, a indiqué de son côté que parmi les centaines d’armes rendues, de nombreuses étaient vieilles et en mauvais état.Le gouvernement irakien a de nouveau appelé hier les habitants de FaDouja, à chasser «les terroristes et les étrangers», alors que membres de la guérilla et soldats américains s’affrontaient à la périphérie de cette ville rebelle sunnite.«Le gouvernement a dit à plusieurs reprises qu'il n'aurait recours à la force qu 'en dernière instance et après s'être assuré que toutes les issues pacifiques à la situation d’insécurité dans le pays auront été épuisées», selon im communiqué du bureau du secrétaire d’Etat à la Sécurité nationale, Kassem Daoud.Ce week-end a également été meurtrier pour l’année américaine.Depuis le début du ramadan vendredi, six soldats ont été tués, dont quatre dans deux attentats suicide à la voiture piégée à l’ouest et au nord de Bagdad, et deux dans la chute de deux hélicoptères dans le sud-ouest de la capitale.L’armée n’a pas précisé si les appareils avaient été abattus ou accidentés.Agence France-Presse, Reuters et Associated Press Pierre Salinger, 1925-2004 * * S IER’ COM Tl to ¦ SÜSÏ8 REUTERS Pierre Salinger en 1996.«Tout homme a deux pays, le sien et la France.» Le plus francophile des Américains tire sa révérence Rien ne va plus entre Sharon et les colons T érusalem — Ariel Sharon et les colons, qui s’oppo-J sent farouchement à son plan de retrait de la bande de Gaza, semblaient aller vers un affrontement inéluctable, le premier ministre et les chefs colons s’étant séparés hier sur des positions inconciliables après une rencontre tendue.«C’était l’une des rencontres les plus honteuses que nous ayons eues avec un premier ministre.Il [M.Sharon] est déterminé à conduire le pays à l’éclatement.Nous allons à l’affrontement», a déclaré Pinhas Wal-lerstein, l’un des membres de Yesha, Conseil des implantations juives de Judée Samarie (Cisjordanie) et Gaza, instance dirigeante des colons, cité par la télévision publique.La rencontre, la première depuis que M.Sharon a fait état de son plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza, le 18 décembre 2003, a duré près de deux heures et s’est tenue au bureau de M.Sharon à Jérusalem.«Sharon a refusé catégoriquement toute proposition de référendum ou d’élections anticipées», a déclaré de son côté à l’AFR Shaoul Goldstein, vice-président de Yesha.«Nous allons, pour l'heure, porter la lutte sur le terrain politique», a-t-il déclaré, faisant allusion au vote que doit tenir la Knesset (parlement) le 25 octobre sur le plan de retrait, comme en a décidé la semaine dernière M.Sharon au cours d’une séance houleuse de la Chambre.«Nous avons rencontré un premier ministre sourd à nos positions, qui lisait des textes que lui avaient concoctés ses conseillers.Nous n’avons reçu aucune réponse sérieuse à notre demande qu’il s’en remette à la décision du peuple», a déclaré de son côté à la radio publique, Yeho-shua Mor-Youssef, secrétairegénéral de Yesha.Le plan de M.Sharon rencontre une forte opposition au sein du Likoud et de l’extrême droite, alors que la majorité des 250.000 colons juifs installés dans les territoires palestiniens ont juré d’y faire échec.M.Sharon dénonce le «climat de guerre civile» que génère, selon lui, le débat passionnel autour de son plan qui doit être soumis le 25 octobre à l’approbation du Parlement Agence France-Presse PAMELA SAMPSON Paris-New York — C’était le plus francophile des Américains.Pierre Salinger, l’ex-porte-parole du président John F.Kennedy, est mort en France à l’âge de 79 ans, a annoncé la chaîne de télévision américaine ABC News, pour laquelle il travailla de longues années.Pierre Salinger est décédé samedi des suites d’une attaque cardiaque à l’hôpital, après s’être fait implanter un pacemaker la semaine dernière, a expliqué son épouse Nicole.D était devenu aphasique, mais était sinon, tout à fait capable de savourer les derniers moments avec ses proches.«Parmi les rares mots dont il pouvait se souvenir, il y avait: “je faime”,» a expliqué son fils aîné Stephen, interrogé à Los Angeles.Avant de raconter que son père avait eu trois passions dans sa vie: le journalisme, la politique et la France, et pas forcément dans cet ordre-là.D aimait dit-il, citer cette phrase attribuée à Thomas Jefferson: «Tout homme a deux pays Le sien et la France.» Salinger et sa femme vivaient en effet dans le Vaucluse, au Thor, près d’Avignon, depuis quatre ans.Car Pierre Salinger, explique son épouse, avait quitté son pays après l’élection de George W.Bush: «H était furieux, parce qu’il pensait que Bush n’était pas fait Pour être président.Il a dit qu’il partirait s’il devenait président, et il l'a fait.» Ce fidèle des Kennedy était également parti d’Amérique en 1968, après l’assassinat de Robert Kennedy, le frère du président «Il a dit “Ils tuent tous les Kennedy”, et il est parti», a-t-elle raconté.Né le 14 juin 1925 à San Francisco, de mère française, Pierre Salinger, qui fut lieutenant dans la marine pendant la Se- conde Guerre mondiale, a longtemps été journaliste de presse écrite, notamment au San Francisco Chronicle puis au magazine Collier.En 1957, c’est le grand tournant de son existence: il entre dans l’équipe du jeune sénateur Kennedy, avant d’être chargé de la presse lors de la campagne présidentielle de 1960.Jeune journaliste talentueux, direct et chaleureux, Pierre Salinger sera responsable de la presse de «JFK», devenant l’un des fidèles du premier cercle familial.Il resta en contact avec Jacqueline Kennedy de longues années après l’assassinat du président, en novembre 1963.Pour celui qui occupa les mêmes fonctions auprès du successeur de Kennedy, Lyndon B.Johnson, le président assassiné était «un homme spécial», qui s’entourait de conseillers «croyant les uns dans les autres» et en une mission commune.«Il n’y avait pas de barrière det>ant la porte du président», écrivait-il en 1988.«N’importe quel membre de son équipe pouvait le voir quand il voulait, sans devoir prendre rendezvous ou obtenir la permission du chef de cabinet.» Salinger racontait aussi, en 1993, qu’un journaliste lui posa un jour une question fort directe sur la vie sexuelle du président «Je lui ai fait une réponse des années 60, pas des années 90: “Il est président des États-Unis.Il travaille 14 à 16 heures par jour.Il gère la politique étrangère et intérieure.S’il a du temps pour des maîtresses après tout ça, qu'est-ce que ça peut bien faire?" Le journaliste a rigolé et est parti Fin de l’histoire.Cest clair que je ne m’en sortirais pas aussi facilement dans les années 90.» Associated Press L’Afrique au chevet du Darfour Tripoli — Le chef de l’État soudanais, dont le pays est menacé de sanctions par l’ONU à moins de régler la crise du Darfour, était réuni hier soir à Tripoli avec quatre de ses homologues africains pour tenter de mettre fin à la guerre civile dans cette région de l’ouest du Soudan.Sous le parrainage et en présence du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, ce sommet réunit les présidents égyptien Hosni Moubarak tchadien Idriss Deby, soudanais Omar al-Béchir et nigérian Olusegun Oba-sanjo, dont le pays assure la présidence de l’Union africaine (UA), ainsi qu’Alpha Omar Konaré, président de la Commission de lUA, selon une source officielle libyenne.tembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution menaçant le Soudan de sanctions pétrolières si celui-ci ne remplissait pas son engagement de restaurer la sécurité au Darfour.La communauté internationale réclame avec insistance que Khartoum désarme les milices arabes pro-gouverne-mentales, les Djandjawids, qui terrorisent les populations locales d’origine africaine.Depuis le déclenchement, en février 2003, de ce conflit opposant les autorités de Khartoum aux rebelles, qui demandent un meilleur partage des richesses, près de 50 000 personnes ont été tuées, en grande majorité par les Djandjawids, estime l’ONU.Vendredi, un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève a estimé que près de 70 000 personnes étaient mortes de maladie ou de malnutrition au Darfour depuis mars.Agence France-Presse Et de trois pour Ixmkachenko Minsk, Bélarus — Les électeurs bélarusses ont approuvé liier la révision de la Constitution supprimant les limites aux mandats présidentiels, qui autorisera le président Alexandre Loukachenko à briguer un troisième mandat en 2006, a annoncé la présidente de la Commission électorale, citant des résultats partiels.Environ quatre heures après la fermeture des bureaux de vote, la présidente de la commission électorale, Lidiya Ennoshina, a annoncé tôt ce matin que les résultats partiels de toutes les circonscriptions montraient que le «oui» l’avait emporté.Elle n’a pas donné de chiffres généraux, alors que le pourcentage de bulletins dépouillés variait beaucoup d’une circonscription à l’autre.Les résultats étaient attendus aujourd’hui.-AP Karzaï, toujours favori Kaboul — Le président sortant afghan pachtoune Hamid Karzai, donné favori, était hier en tête des résultats préliminaires du premier tour de l’élection présidentielle du 9 octobre pour le quatrième jour consécutif avec 61,6 % des suffrages, selon la commission électorale.Ces données ont été publiés sur le site Internet de la commission après le dépouillement de 686 000 bulletins représentant environ 8,3 % des voix et correspondant à des résultats partiels de 23 provinces sur 34.L’ancien ministre de l’Éducation tadjik Yunus Qanooni arrive pour sa part en deuxième position avec 17,6 % des suffrages, suivi du seigneur de la guerre ouzbek Abdul Rashid Dostam (11,4 %).Un autre chef de guerre, le Hazara Mohammad Mo-haqiq, arrive en quatrième position avec 3 % des suffrages.Toutefois, ces résultats sont à prendre avec prudence: d’une province et d’un district à l’autre, les résultats sont susceptibles de grandes variations.Selon l’ONU, des résultats définitifs ne seront pas disponibles avant environ deux semaines.-AFP Clinton reste faible Washington — L'ancien president démocrate Bill Clinton, qui a subi le 6 septembre un quadruple pontage coronarien, va devoir limiter sa participation à la campagne présidentielle d’ici au scrutin du 2 novembre, sa convalescence étant plus lente que prévu, a aftinné hier le Washington Post M.Clinton avait prévu de participer ces deux prt> chaines semaines à plusieurs meetings électoraux aux côtés du care didat démocrate John Kerry.Mais, selon le Ptst.qui cite l’entourage de l'ancien président il continue à «souffrir considérablement» de l’incision à fa poitrine pratiquée par les chirurgiens, et fa marche quoti-dienne prescrite par ses médecins pour hâter sa convalescence le laisse chaque fois «épuisé».Au mieux, espèrent ses proches, Bill Clinton fera quelques apparitions rapides avec John Kerry dans les jours précédant l’élection.En revanche, M.Clinton pense toujours enregistrer des messages appelant les électeurs à voter pour John Kerry.Il est par ailleurs fréquemment en contact téléphonique avec les membres de l’état-major de campagne du sénateur du Massachu-setts et parle aussi parfois directement avec le candidat, qjoute le journal.-AFP Un gazoduc en or Paris — En pleine guerre d'Algérie, fa France aurait versé de l’argent par l’entremise de ses compagnies pétrolières au FLN (Front de libération nationale) algérien pour que les fellaghas ne sabotent pas le gazoduc qui traversait le Sahara, avance l’historien Daniel lefeuvre dans un hors-série de Science et Vie en kiosque aujourd’hui.Dans ce numéro publié pour le cinquantenaire du début du conflit, Redha Malek, l’un des négociateurs du FLN à Evian, dément ces affinna-tions.Daniel Lefeuvre se base pourtant sur le témoignage de Paul Delouvrier, nommé en décembre 1958 Délégué général du gouvernement en Algérie.Dans un entretien de 1983 dont Science et Vie retranscrit un extrait, ce dernier affirme avoir demandé au général de Gaulle de pouvoir «sortir le gaz du Sahara et l’amener à la côte [.].Et la sortie du gaz, je l'ai obtenue».«Pourquoi est-ce que le gaz n 'a pas été transpercé?Ijes tuyaux, c’est facile, avec les fellaghas, remarque Paul Delouvrier.Le gaz est sorti parce que je me suis entendu pour que jamais les fellaghas ne le touchent.Et les compagnies ont arrosé suffisamment, et elles arrosaient les gens qui, après, allaient acheter des armes pour tuer les Français,» «C’est ridicule!», réplique Redha lyialek, négociateur du FLN à Évian en 1962.«Nous étions en guerre, nous ne nous serrions même pas la main.» D’après lui, «tout ça, c’est du bla-bla».- AP Destinatiom f hfre />r oc A a/ne (ff/'CAV un r c/o/t'Z’- (joe/#- t/t '/'t /((//«' L'EAU A LA BOUCHE RfJAIS & nôm-RMAUKANT CMATKAUX 3903, boulevard Sainte-Adèle, Sainto-Adê!© Québec Canada JfiB 2N6 (450) 220-2991 Fax (450)229-7573 www.leauaiabouche.com SSé® ravi Tl I ‘ -' U charme d'une auberge.U cachet dm grand hôtel.Près de tout - Centres-villes d'Ottawa et deGatineou - Meilleure restaurants de to région - Casino cto toc leamy - Parc de la Gatineau Robots de 10$/|our sur réservation en Hgne wwwjmbei'gritrlegerexn ncstavHTiON 1 844 778-8085 ftvoc no* compliment* - Petit déjeuner continental - Stationnement Tarif d'affaires à partir de 86$ Auberge de la Cvare 205, St (*c4t€*iir Hull) JX\ .SX.% Tel.:
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