Le devoir, 8 décembre 2008, Cahier B
LE DEVOIR, LE LUNDI 8 DÉCEMBRE 2008 QC LU ?c c O I H JM AUTOMOBILE Mais que deviendra la ville de Detroit?Page B 5 CULTURE Les 80 chandelles d’Arthur Lamothe ITÏÏIP Ne B 8 E MONDE Coalitions François Brousseau Stéphane Dion a raison de dire que les gouvernements de coalition — plusieurs partis qui, avant ou après une élection, se mettent d’accord sur un programme de gouvernement — soht fréquents dans le monde, et découlent en quelque sorte du système parlementaire.En Europe, de l’Italie à l’Espagne en passant par la France (mais moins dans ce dernier cas), sans oublier les pays nordiques, les gouvernements «à plusieurs» sont fréquents voire habituels.Et ce, même si l’habile débauchage — à Paris en 2007 par Nicolas Sarkozy — de personnalités de gauche entrées dans un gouvernement de droite ne peut être assimilé à une démarche de «coalition» proprement dite.Ici, on pourrait davantage parler de ralliement.ou de reddition! Selon les cas et selon les pays, ce donc sera un Parti social-démocrate dominant qui s’adjoint quelques gauchistes ou quelques écolos.Ou encore un Parti conservateur qui, pour atteindre l’indispensable majorité de 50 % des sièges, ira chercher des centristes ou quelques élus d’un parti régionaliste de droite.En Allemagne, il y a même depuis 2005 un gouvernement d’entente nationale, formé au centre avec les deux grands partis habituellement adversaires mais qui — arrivés égaux, et arithmétiquement incapables de faire les combinaisons habituelles — ont accepté de s’unir dans une Grosse Koalition.On a aussi vu ça en Israël.Notons aussi le cas de l’Espagne où, de 2004 à 2008, le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapa-tero avait accepté, pour atteindre les 50 % magiques, de s’adjoindre les quelques députés indépendantistes du parti catalan Esquerra republicana.Détail crucial: presque tous ces pays sont dotés de systèmes électoraux proportionnels ou mixtes.Ailleurs dans le monde, les coalitions sont peut-être moins fréquentes qu’en Europe, mais elles sont loin d’être inconnues.Bien sûr, nous parlons ici des endroits où l’on vote librement, et non pas de la Chine, de la Russie ou de la majeure partie du monde arabe.Encore que, même dans certaines «fausses démocraties», il arrive que le parti au pouvoir s’adjoigne des comparses complaisants qui acceptent de jouer le jeu d’une coalition de façade.?Coalitions banales, donc?Oui et non! Parce que ce qui a failli se passer au Canada en décembre — et qui pourrait encore se produire si le mouvement lancé il y a deux semaines à Ottawa ne s’enlise pas dans les neiges de janvier —, c’est tout sauf banal.y compris à l'aune des expériences étrangères! Pourquoi?Parce que le régime parlementaire de type britannique fait justement, dans le monde, figure d’exception en 2008.En tout cas, dans sa forme «pure», où le principe parlementaire bicaméral (avec une tête couronnée par-dessus) se double du fameux mécanisme électoral majoritaire, uninominal et à un tour.Cette combinaison «pure et dure» (à la British) est de plus en plus rare dans le monde.Même des cousins du Canada comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont abandonné le système électoral uninominal à un tour.Beaucoup des ex-colonies britanniques, lorsqu’elles sont démocratiques, marchent aujourd’hui à la proportionnelle ou au système électoral mixte.De moins en moins utilisé, le système uninominal britannique est tout à la fois décrié.mais garant d’une stabilité parlementaire exceptionnelle qui a permis aux conservateurs et aux travaillistes, depuis plus d’un siècle, de se succéder au pouvoir à Westminster.Système mathématiquement injuste, car il permet — dans des cas extrêmes — à une formation ayant obtenu 35 % du vote.d’obtenir près de 60 % des sièges (cas du Parti travailliste de Tony Blair aux élections de 2005).C’est encore et toujours le même régime électoral qui pourrait d'ailleurs, ce soir, donner au Parti libéral de Jean Charest un «raz de marée» en sièges.mais avec 42 ou 45 % des voix.Ce système électoral écrase les tiers partis, même lorsqu’ils progressent à 15,20.voire même à 25 % des voix (sommet historique des «Lib-Dem» en Grande-Bretagne en 1983 — avec ce pourcentage, Us avaient alors obtenu.3,5 % des sièges!).?Ce système a donc des lois non écrites, mais implacables: (1) le bipartisme est son résultat historique, sa tendance arithmétique natureUe; (2) lorsqu'un ou deux tiers partis émergent de façon exceptionneUe (en s’appuyant sur un bastion «régional» , comme pour le Bloc québécois), ils n'arrivent pas, en général, à priver le premier parti d’une majorité de sièges; (3) et lorsque survient ce cas de figure (Canada 2004 et 2006, Québec 2007), le réflexe naturel — et systémique — du régime est alors de constituer un gouvernement minoritaire homogène.Au Canada, on l’a vu avec les libéraux en 2004 et avec les conservateurs en 2006.L'idée de coalition est donc profondément étrangère au système politique canadien, qui est le calque le plus pur qui soit du système britannique.Ce qui ne veut pas dire que cette idée, en 2008 ou 2009, soit illégitime ou illégale, ni que l’expérience ne Vaille pas d’être tentée.Mais il faut bien comprendre qu’il s’agit, dans le contexte canadien, d’un véritable assaut contre unp forteresse plus que centenaire.Presque d’une révolution.François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à Radio-Canada.On peut l’entendre tous les jours à l’émission Désautels à la Première Chaine radio et lire ses carnets dans www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets.Le chaos s’est emparé d’Athènes et de plusieurs villes de Grèce après qu’un adolescent de 15 ans, Andreas Grigoropoulos, eut été tué par un policier samedi soir.Ce sont les pires émeutes que le pays ait connues depuis janvier 1991.LOUISA GOUUAMAKI AGENCE FRANCE-PRESSE Le chaos s est empare d Athènes et de plusieurs villes de Grèce après qu’un adolescent de 15 ans, Andreas Grigoropoulos, eut été tué par un policier czamctrii crvir l n lr»c?A*»-«I ____________________________J i_ î______; s t\f\ -t ~ * IIÉIÉÏ ËÊÊËÊÈË Un adolescent abattu par la police La Grèce secouée par des émeutes Athènes — Des émeuliers se sont déchaînés hier dans Athènes etThessa-lonique, lançant des engins incendiaires, détruisant des magasins et érigeant des barricades enflammées, le chaos s’emparant des principales villes de Grèce après la mort d’un adolescent de 16 ans, abattu par la police dans la capitale.Ce sont les pires émeutes en Grèce depuis janvier 1991, lorsqu’une foule en colère avait protesté après le meurtre d’un instituteur par des voyous d’extrême droite.Hier à la tombée de la nuit, des groupes de jeunes aux visages masqués par des cagoules ou des casques de moto ont renversé des poubelles et retourné des voitures pour construire des barricades dans les rues d’Athènes.La police a rétorqué avec des gaz lacrymogènes, provoquant de véritables scènes d’insurrection qui ont vidé les rues de la capitale grecque.Les médias locaux rapportent que plusieurs personnes ont souffert de problèmes respiratoires, mais qu’aucune blessure sérieuse n’a été recensée.Des dizaines de jeunes étaient hier soir retranchés dans deux universités dans le centre d’Athènes.L’École Polytechnique et l’université d’Economie, situées près du quartier d’Exarchia où un policier a tué samedi soir Andreas Grigoropoulos, 15 ans, étaient occupées par des jeunes qui lançaient des cocktails Molotov contre des forces anti-émeutes qui se trouvaient à proximité.Une manifestation qui dégénère Les violences ont repris hier dans la journée, à l’occasion de manifestations de soutien aux immigrés clandestins qui ont dégénéré: à Thessalo-nique, deuxième ville du pays, la mairie, deux commissariats, plusieurs magasins et une banque ont été pris pour cible, les manifestants s’en prenant aussi aux véhicules des chaînes de télévision ou érigeant des barricades de poubelles enflammées.A Athènes, plus de 2000 manifestants ont défilé en direction du siège de la police dans la capitale, des engins incendiaires étant lancés contre des magasins et banques, mais aussi un immeuble de bureaux gouvernementaux, la police usant d’importantes quantités de gaz lacrymogènes pour contenir les émeutiers.Cette marche de protestation état prévue depuis plusieurs jours, et le ministre de l’Intérieur Prokopis Pavlopou-los avait dans la matinée appelé à la retenue pendant la manifestation, exprimant la tristesse du gouvernement pour la mort du jeune homme, et offrant sa démission, qui a été refusée ainsi que celle de son adjoint «Je comprends la colère», a déclaré le premier ministre hier soir, «ce qui est inconcevable, c’est la violence brutale qui ébranle la paix sociale et se retourne contre la propriété de personnes innocentes».Policiers suspendus Selon des témoins, le drame s’est produit samedi soir vers 21h lorsqu’un petit groupe de jeunes s’est attaqué à une voiture de pôle ce.Un agent a tiré par trois fois et le jeune garçon a reçu une balle dans la poitrine.D’après le communiqué de la police, la voiture, avec à son bord deux fonctionnaires, patrouillait dans le quartier d’Exarchia, dans le centre d’Athènes, lorsqu’elle a essuyé des jets de pierre provenant d’un groupe d’une trentaine de jeunes.Les deux policiers impliqués ont été suspendus, interpellés et inculpés, l’un pour meurtre avec préméditation et usage illégal d’une arme, l’autre pour complicité.Dans la nuit de samedi à hier, dans une rue commerçante qui descend de la place Syntagma, à Athènes, plus d’une vingtaine de magasins ont été endommagés — mais pas pillés.Leurs vitrines ont été noircies par des cocktails Molotov ou carrément détruites.Dimanche matin, des pompiers tentaient encore d’éteindre l’incendie d’un bâtiment de deux étages carbonisé.Dans la rue planait encore l’odeur âcre des gaz lacrymogènes utilisés plus tôt par la police pour disperser la foule.Un peu plus loin, rue Akadimias, l’une des principales artères d’Athènes, les émeutiers ont saccagé des arrêts de bus et des kiosques à tickets.Au petit matin, quelques-uns d’entre eux étaient encore présents, le visage masqué.Associated Press Agence France-Presse Plusieurs personnes ont souffert de problèmes respiratoires, mais aucune blessure sérieuse n’a été recensée PAKISTAN 250 talibans incendient des véhicules de l’OTAN Les camions étaient remplis de matériel et de provisions destinés à l’Afghanistan TARIQ MAHMOOD AGENCE FRANCE-PRESSE Quelque 250 insurgés lourdement armés ont désarmé une dizaine de gardiens avant d’asperger 89 camions de l’OTAN d’essence et d’y mettre le feu, selon la police SAA D KHAN Peshawar, Pakistan — Environ 250 talibans ont attaqué hier deux dépôts de l’OTAN au Pakistan, tuant un gardien et incendiant plus de 200 camions et d’autres véhicules devant approvisionner les milliers de soldats de l’Alliance en Afghanistan, une attaque très bien préparée, selon la police.Quelque 250 insurgés lourdement armés, présentés comme étant des talibans, ont encerclé deux importants terminaux de l’OTAN près de Peshawar, dans le nord-ouest du pays, et ont désarmé une dizaine de gardiens avant d’asperger 89 camions d’essence et d’y mettre le feu, selon la police.Un gardien a été tué dans cette attaque audacieuse qui a aussi détruit deux véhicules blindés, deux camions anti-incendie, des conteneurs de munition et 89 jeeps destinées aux troupes internationales en Afghanistan.La police a jugé très grave cette attaque.«C’est la première fois que les militants viennent en aussi grand nombre», a expliqué à l’AFP Abdul Qadir Qamar, un haut responsable de la police, en estimant que c’était une «attaque coordonnée et bien planifiée».Toutefois depuis Kaboul, le colonel Greg Julian, porte-parole des forces américaines en Afghanistan, en a minimisé la portée.«Nous avons de multiples I voies pour assurer que nos troupes aient ce dont elles ont besoin», a-t-il souligné.Selon lui, l’attaque d’hier «est le résultat de la pression accrue sur les insurgés venant des deux côtés de la frontière» qui ont «subi de lourdes pertes».Les insurgés, qui avaient volé l’essence dans une station-service voisine, se sont enfuis avant l’arrivée de la police, selon M.Qamar.Selon un responsable de la sécurité, ils ont frappé alors que la police était très occupée par une enquête sur l’explosion d’une voiture piégée sur un marché de Peshawar vendredi qui a fait 27 morts.«En outre, c’est le weekend et la sécurité était un peu relâchée à cause des congés liés à la fête [musulmane] de l’Aïd el-Ké-bir qui a lieu demain au Pakistan.Les camions étaient remplis de matériel et provisions devant être acheminés jusqu’aux soldats de l’OTAN en Afghanistan.Il y a moins d’une semaine, des talibans avaient mis le feu à Peshawar à une dizaine de poids lourds contenant des équipements destinés aux troupes de l’OTAN en Afghanistan, et avaient tué deux personnes.Selon l’officier de police, Qamar, après cette attaque, le nombre de gardiens avait été fortement accru autour des entrepôts de Peshawar, mais ils ont été submergés par un nombre bien plus grand d’assaillants.«Nous préparons une nouvelle stratégie pour empêcher de tels incidents», a souligné M.Qamar.À la mi-novembre, après une attaque des talibans, le Pakistan avait interrompu pendant une semaine la traversée de la passe de Khyber, proche de Peshawar.par les convois transportant du matériel, notamment du carburant, VOIR PAGE B 2: OTAN \ \ B 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 8 DÉCEMBRE 2008 LE MONDE Attentats de Mumbai Nouveau regain de tension entre l’Inde et le Pakistan New Delhi — L’Inde a de nouveau fustigé le Pakistan hier, montré du doigt dans l’enquête sur les attentats islamistes de Mumbai fin novembre, sur fond de rumeurs relayées par Islamabad d’une éventuelle action militaire de représailles menée par New Delhi.Ce regain de tension entre les deux puissances nucléaires d’Asie du Sud a commencé samedi: le journal pakistanais The Dawn avait rapporté qu’Islamabad était en état d’alerte le week-end dernier, après qu’un homme se faisant passer pour le ministre indien des Affaires étrangères, Pranab Mukherjee, eut menacé au téléphone le président Asif Ali Zardari d’une frappe militaire si les responsables des attaques de Mumbai n’étaient pas livrés.«Je n’ai pas donné un tel coup de téléphone», a affirmé hier dans un La Chine proteste contre la France Pékin — La Chine a émis une «forte protestation» auprès de la France après la rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et le dalaï-lama, estimant qu’il s’agissait d’une «grossière intrusion dans les affaires intérieures chinoises», a annoncé hier l’agence de presse officielle Chine nouvelle.Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères He Yafei a convoqué l’ambassadeur de France à Pékin, Hervé Ladsous, et lui a transmis cette forte protestation», précise l’agence.L’Elysée n’a souhaité faire aucun commentaire.Le président français et le chef spirituel et temporel tibétain en exil se sont vus samedi à Gdansk, en Pologne, en marge des cérémonies du 25" anniversaire de l’attribution du Prix Nobel de la paix à l’ancien président polonais Lech Walesa.La rencontre entre le président français et le dalaï-lama «a saboté les fondations politiques des relations Chine-France et Chine-UE», a rapporté Chine nouvelle, citant He Yafei, qui a aussi estimé qu’elle a «grossièrement interféré dans les affaires intérieures chinoises».La France doit maintenant «rectifier son erreur en prenant de vraies actions pour permettre aux relations Chine-France de continuer à être saines, stables, et à aller de l’avant», a renchéri He Yafei, selon la télévision publique chinoise.Les relations entre la France et la Chine sur la question du Tibet se sont particulièrement tendues depuis le mois d’avril, lorsque des militants pro-tibétains ont manifesté en masse dans les rues de Paris au passage de la flamme olympique, avant les JO de Pékin.Certains Chinois avaient appelé à boycotter les produits fiançais après cet épisode.Associated Press communiqué M.Mukherjee, s’empressant d’expliquer qu’il s’agissait bien d’un «canular».Il est surtout «inquiétant», a-t-il dénoncé, qu’Islamabad puisse «même envisager d’agir sur la base d’un tel canular téléphonique».Le chef de la diplomatie indienne a déclaré voir dans cet incident «un moyen pour certains au Pakistan de détourner l’attention du fait qu’un groupe terroriste opérant depuis le sol pakistanais avait planifié et lancé une épouvantable attaque surMumbai».L’Inde martèle que les «terroristes» de Mumbai venaient tous du Pakistan.Elle a remis à son frère ennemi une liste de 20 suspects dont elle exige l’arrestation et l’extradition.Sur cette liste, figurent plusieurs responsables du Lash-kar-e-Taiba (LeT), un groupe islamiste interdit basé au Pakistan et GODFREY MARAWANYKA Johannesburg — Kofi Annan, Jimmy Carter et d’autres personnalités éminentes du groupe The Elders (Les Anciens) ont accusé hier Robert Mugabe d’être incapable de résoudre la grave crise humanitaire au Zimbabwe, en proie à une épidémie de choléra qui déjà fait près de 600 morts.Ce groupe réunissant douze anciens chefs d’Etat et grandes figures du militantisme pour la paix et les droits de l’homme, lancé par Nelson Mandela en 2007, a publié hier à Johannesburg un rapport accablant pour le régime Mugabe.«Ce gouvernement n’a pas démontré qu’il était capable de sortir le pays de la crise en cours», a déclaré M.Annan, cité dans le document «Il faut accélérer le processus de transition politique vers un gouvernement d’union et j’appelle les dirigeants de la SADC [la Communauté de développement d’Afrique australe] à faire pression plus activement en ce sens», a ajouté l’ancien secrétaire général de Ï’ONU.Cette pression émanant de personnalités respectées de la scène internationale s’ajoute à celle de plus en plus vigoureusement exercée £ur le président Mugabe par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui ont réclamé son départ L’Union européenne, pour sa part, a menacé de renforcer ses sanctions en raison de l’échec des négociations pour former un gouvernement d’union avec l’opposition.Pour l’ancien président américain Jimmy Carter, également cité dans le rapport, «le régime [zim-babwéen] est dans le déni de ce qui se passe dans le pays».«L’épidémie de choléra a montré à quel point la situation était devenue grave au Zimbabwe», déplore-t-il.Si le dernier bilan de l’ONU fait état de 575 morts et de 12 700 per- actif dans la région du Cachemire.New Delhi et Washington imputent les attentats au LeT, l’un des mouvements armés fondamentalistes pakistanais qui assurent lutter contre Inoccupation» indienne du Cachemire et contre les «persécutions» dont seraient victimes les 150 millions de musulmans en Inde.«Le Pakistan [.] attend que des preuves concrètes lui soient remises», rétorque depuis vendredi le président Zardari.Le LeT a longtemps bénéficié de la bienveillance d’Islamabad, voire de l’aide de ses puissants services de renseignements.Et le Cachemire reste l’abcès de fixation entre l’Inde et le Pakistan.D a provoqué deux de leurs trois guerres depuis leur indépendance en 1947.Une attaque contre le Parlement fédéra] à New Delhi le 13 dé sonnes infectées par le choléra, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a estimé hier que le bilan réel était nettement plus lourd, et redoute un quintuple-ment du nombre de cas à 60 000 personnes.L’Afrique du Sud, où des cas de choléra sont apparus, doit envoyer aujourd’hui une délégation officielle au Zimbabwe pour évaluer la situation sanitaire, et une réunion d’urgence de plusieurs minisfres de la Santé et de l’Eau de la SADC doit avoir lieu jeudi à Johannesburg.«Les Zimbabwéens sont les premières victimes de l'incapacité de leur gouvernement, mais toute la région va en payer le prix», avertit le rapport des Anciens.«Trois à quatre millions de personnes ont fui le pays, vers l’Afrique du Sud, le Botswana, le Mo- cembre 2001, attribuée par l’Inde au LeT, avait failli déclencher un quatrième conflit entre les deux voisins.Signe encore des tensions extrêmes dans cette région volatile: le Pakistan redoutait tout de suite après le carnage de Mumbai (163 tués, dont 26 étrangers et neuf assaillants abattus) un raid éclair de représailles de l’Inde, mais Washington et Londres sont intervenus pour apaiser les tensions, a dé claré samedi à la BBC l’ambassadeur du Pakistan en Grand-Bretagne, Wajid Shamsul Hassan.Reste que le président élu amé ricain Barack Obama a reconnu hier «le droit d’un pays attaqué à se défendre», sans aller jusqu’à reconnaître à l’Inde le droit de poursuivre au Pakistan l,e LeT.La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, qui s’était rendue à New Delhi et à Islamabad zambique et la Grande-Bretagne», «la détérioration du système de santé et des infrastructures de distribution d’eau ont provoqué une épidémie de choléra qui risque de s’étendre à l’échelle régionale».Avant de rédiger ce rapport, les Anciens ont rencontré pendant trois jours à Johannesburg des responsables politiques, de la société civile et du monde des affaires zimbabwéens, ainsi que des travailleurs humanitaires et des responsables des agences de l’ONU.Kofi Annan, Jimmy Carter et la militante des droits de l’homme Graça Machel, épouse de Nelson Mandela, avaient voulu se rendre au Zimbabwe en novembre, mais s’étaient vu refuser leurs visas par les autorités de Harare qui pour calmer les deux rivaux, a assuré aussi que les autorités pakistanaises étaient conscientes de leur responsabilité à agir contre leurs groupes «terroristes».Mais le ministère pakistanais des Affaires étrangères a qualifié
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