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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2004-10-23, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 OCTOBRE 2 0 0 1 LE DEVOIR C H MONTREAL Polytechnique et l’université se rencontrent au nouveau pavillon J.-Armand-Bombardier Page3 E R C H OTTAWA La recherche sur l’obésité prend son envol Page?Mi f t / SO U UC" I'- UNiVKUSIII l)H MON I Kl Al nouveaux labos Cj ; i HO-JUSTIN IDE REUTERS ’’ff n mythe a du plomb dans Taile.Adieu, dirons-nous donc, aux professeurs Cosinus et autres Tournesol.S’il y a toujours place en recherche pour le génie, il n’en reste pas moins que, pour démontrer la validité de l’intuition d’un Einstein quand il énonce le principe de la relativité, c’est par disciplines entrecroisées que les chercheurs d’aujourd’hui avancent L'université contemporaine est devenue un vaste laboratoire.Pour garantir le fonctionnement, et le financement, de l’entreprise, les divers recteurs et responsables du développement travaillent à la mise en place de plans conjoints où chercheurs et doctorants poursuivent des objectifs compatibles avec les intérêts des organismes subventionneurs.Il faut aussi savoir que la mise en place d’équipements sophistiqués, du moins la justification d’une telle action, demande qu’une utilisation maximale des ressources soit faite.Pluridisciplinarité Sommes-nous à l’Université de Sherbrooke, dans les locaux du CARTEL, le Centre d’applications et de recherches en télédétection, que Ton constate que les recherches menées recouvrent à la fois le secteur spatial (d’où collaboration avec l’Agence spatiale canadienne), la spectroradiométrie (*c'est notre axe de recherche fondamentale», dira Alain Royer, le directeur du CARTEL), l’hydrologie (collecte de données importantes pour Hydro-Québec), l’environnement (participation au projet international de détection des gaz émis par aérosol) comme la fo- resterie, l’hydrologie et, entre autres, l’analyse d’images de toute nature.A voir l’éventail des applications possibles d’une recherche donnée, on pourrait croire que cela est normal dans le monde de la recherche des sciences appliquées.Mais pas seulement là.Opérant un détour en sciences humaines, on peut se rendre au CEETUM pour constater que non seulement les universitaires, mais les universités elles-mêmes collaborent entre elles pour opérer ce centre d’études ethniques des universités montréalaises.Ils sont là 26 chercheurs à travailler ensemble, mettant à profit autant les savoirs que les subventions obtenues par chacun: «Le développement s'est fait de façon organique, raconte Annick Germain de T1NRS.Il n’y a pas eu de plan préétabli.Ça s’est construit au fil des affinités des chercheurs, ce qui fait que ce n’est pas un regroupement artificiel.» Programmes conjoints Ailleurs, c’est encore plus spectaculaire.La construction du ALLS, ce microscope mettant à profit les dernières avancées en technologie du laser (ALLS est l’acronyme pour Advanced Laser Ught Source), a amené aujourd’hui 72 universitaires à travailler ensemble.Ici, toutefois, où le projet surprend par son étalement, c’est qu’avant d’utiliser cet équipement implanté à Varennes, ces chercheurs œuvrent au départ dans 32 universités, sises, elles, au Canada, aux Etats-Unis, en France, en Autriche, en Suède, en Allemagne, en Italie, en Grèce et au Japon.En fait, la mise en commun des ressources va plus loin.À Montréal, l’École po- lytechnique et son université éponyme tra- : vaillent conjointement dans le domaine des nanosciences et nanotechnologies.Le directeur de la recherche et de l’innovation ; de l’École, Christophe Guy, considère une telle collaboration, qui a ses assises dans le nouveau pavillon J.-Armand-Bombardier, comme natureUe: «Depuis une dizaine d’an- ' nées, la recherche universitaire est de plus en ; plus interdisciplinaire.Pour une université : monofacultaire comme la nôtre, il est donc ' primordial de collaborer avec d’autres.Nous ¦ étions en collaboration avec l’Université de ; Montréal depuis plusieurs années déjà.Il était naturel qu’ils deviennent des collaborateurs privilégiés.» S’il s’en trouvera pur dire que, dans un tel contexte, il est difficile de concevoir, et surtout de donner existence, à une recherche originale, celle qui a pour première : justification une simple intuition, qu’ils sachent que les «petits» projets cohabitent tou- ¦ jours avec les mégacentres et les super équipes.Ainsi, à Ottawa, le travail du chercheur Jean-Michel Weber laisse entrevoir des résultats qui aimaient des effets dans la correction de cette obésité qui frappe tout le continent américain.Ses recherches seraient-elles concluantes qu’il faudra prévoir pour lui un «pont d’or» jeté par les cfiverses compagnies pharmaceutiques ou les producteurs d’aliments dits naturels.Comme quoi, parfois, le vol des oiseaux, qui est son aire d’études, peut mener loin.Ét ainsi permettre d’affirmer que certains mythes sont toujours d’actualité.Normand Thériault GÉLOG LAVAL Chaire CRSNG/Bell/Cisco Page 2 MONTRÉAL CEETUM CRISES Page 4 RQCHP Super ordinateurs Page 5 SHERBROOKE CARTEL CONSORTIUM ALLS Page 6 CHICOUTIMI Projet BALSAC Page 8 \ LE DEVOIR, les SAMEDI 23 ET DIMANCHE 2 4 OCTOBRE 2004 RECHERCHE UNIVERSITAIRE GELOG Une nouvelle discipline de génie Mise en place du Secrétariat international en génie logiciel On imagine qu’en général, dans leur laboratoire, les chercheurs consacrent leurs efforts à développer de nouvelles connaissances ou à appliquer leurs savoirs et leurs techniques pour concevoir de nouvelles applications.Mais il arrive parfois qu’ils créent ni plus ni moins qu’une nouvelle discipline scientifique.CLAUDE LAFLEUR C> est le cas d’une équipe d’ingénieurs de l’Ecole de technologie supérieure (ETS) qui est au cœur de la création d’une nouvelle spécialité en ingénierie: le génie logiciel.Il s’agit en fait d’une nouvelle profession qui n’est reconnue officiellement que depuis quelques années à peine et qui se distingue du génie informatique.«Les gens en informatique développent des programmes et travaillent sur toutes sortes d'algorithmes, mais quand il s’àgit de faire de la production industrielle, de concevoir de gros systèmes à haut niveau de sécurité et de fiabilité — quand on tombe dans le domaine des grandes applications —> c’est le domaine des ingénieurs logiciels», relate Alain Abran, professeur au département de génie logiciel et des technologies de l’information à l’ETS.«Un ingénieur logiciel, c’est quelqu’un qui voit, de façon systématique, quantifiable et contrôlée, au développement de logiciels», précise-t-il.M.Abran dirige le laboratoire de recherche en génie logiciel (GELOG), l’une des équipes qui a conçu la nouvelle discipline.«Au laboratoire GÉLOG, on se spécialise dans tous les volets de la gestion de l’ingénierie du logiciel, poursuit-il.Dans le génie logiciel, il y a des volets qui sont plus techniques, com- me l’ingénierie des exigences du logiciel, l'ingénierie du “testing”, etc., et il y a une branche qu’on appelle le “soft-engineering management” — nous menons donc des recherches à ces niçeaux-là.» L’une des forces du GELOG concerne tout ce qui touche la gestion, l’estimation du logiciel, les volets de qualité et de mesure de qualité ainsi que la gestion des risques.Normes récentes «Legénie logiciel est une discipline relativement récente, indique le prof Abran.Ce terme a été inventé il y a une vingtaine d'années, mais ce n’est qu’au cours des deux, trois ou quatre dernières années que la discipline a commencé à être reconnue par les divers ordres 'd’ingénieurs.» Il relate qu’en fait, une bonne part des connaissances à la base du génie logiciel a d’abord été développée dans l’industrie — afin de produire de gros volumes toirt en prenant les précautions nécessaires (sécurité, contrôle, testing, planification, etc.) — avant de pénétrer le monde universitaire.«Ce n’est que ces dernières années que des normes ont été développées, précise M.Abran.Et même si la discipline n'est pas encore tout à fait mature, elle est suffisamment avancée pour être reconnue par les ordres des ingénieurs, tant au « Nous sommes donc véritablement au centre de la création d’une nouvelle profession » Canada et aux États-Unis qu’à l'international.» Curieusement, c’est par un concours de circonstances que ses collègues et lui se sont retrouvés au cœur de la créatipn de la nouvelle discipline.Le GELOG s’est en effet vu confier la responsabilité de développer le guide du Corpus des connaissances en génie logiciel.«Ce projet a commencé il y a cinq ans, rapporte M.Abran, c’est-à-dire lorsque l’État du Texas a exigé de ceux qui prétendent être ingénieurs logiciels qu'ils soient effectivement reconnus comme tek.Mais la profession n’existant pas encore, il fallait instituer des normes nationales et internationales.» Or, comme il existait déjà plu-sieiufs «écoles de pensée» à travers les Etats-Unis concernant ce que devait être le génie logiciel et qu’il fallait établir un consensus international, il a été décidé, qu’une équipe «neutre» (et hors Etats-Unis) superviserait le processus de normalisation.Alain Abran et ses collègues de l’ETS étant déjà reconnus pour leur expertise en inatière de normes, c’est donc au GELOG qu’a été confié le mandat de superviser la définition des normes encadrant la nouvelle discipline.Corpus des connaissances «C’est donc ici qu’on a géré tout le processus de création du corpus des connaissances fondamentales de la discipline!», lance fièrement le responsable.En fait, raconte le professeur, environ 500 personnes à travers le monde ont participé au processus et une vaste équipe éditoriale a été mise sur pied afin d’élaborer chacun des volets de la discipline.Par la suite, quantité de spécialistes ont révisé et fait des commentaires, etc.«Notre projet vient de se terminer, annonce-t-il, car on est en train de publier la version finale du Corpus/» En parallèle, l’équipe de M.Abran a profité du déroulement du processus pour faire en sorte que les normes de la profession s’inscrivent dans le cadre exigeant des normes ISO.«Noubtiez jamais, dit-il, qu’un ingénieur, quoi qu’il fisse, applique toujours des normes précises, ou il voit à ce que celles-ci soient précisément appliquées.Il était donc important que la nouvelle discipline de génie applique des normes reconnues.Nous avons donc mis au point un nouveau standard spécifique à la discipline.» Par conséquent, la version 2004 du Corpus des connaissances en génie logiciel a également reçu l’approbation ISO.Le professeur Abran souligne au passage que le processus de normalisation ISO a été facilité du fait que son équipe abrite le Secrétariat international en génie logiciel.«Je sais donc quelles normes internationales vont s'appliquer dans trois ou quatre ans, puisqu’on est en train de les définir ici!» «Nous sommes donc véritablement au centre de la création d’une nouvelle profession», résume-t-il.Notons que, par ailleurs, le GELOG gère divers projets de recherche qui portent tant sur les synthèses du domaine du génie logiciel que sur des aspects spécialisés de la discipline.On y développe entre autres la deuxième génération des méthodes de mesure de la taille fonctionnelle des logiciels et son utilisation en industrie pour des analyses de productivité et pour l’estimation de projets informatiques, de même que pour l’analyse de la qualité du logiciel.De surcroît, le GELOG forme de nouveaux ingénieurs logiciels.«Nous formons près d’une vingtaine d’étudiants au doctorat, rejate M.Abran.Nos diplômés sont reconnus officiellement comme des ingénieurs en génie logiciel, mais la profession est si récente que nos premiers ingénieurs sont sortis l’an dernier!» L’excellence de la recherche universitaire Pour faire partie du peloton de tête des sociétés du savoir L'objectif est clair : positionner le Québec dans le peloton de tête des sociétés du savoir.La recherche universitaire constitue la pierre angulaire de ce projet.Elle assure le développement des connaissances et de l’innovation et est essentielle à la formation des futurs scientifiques.Le gouvernement du Québec est fier de l'excellence des chercheurs universitaires et des résultats obtenus.Ils s'imposent aussi bien à l'échelle nationale bien qu’internationale.Leur contribution est déterminante pour le développement de la société québécoise.* * Encourageons les chercheurs à persévérer pour maintenir au Québec une expertise de haut niveau! Tiff 'tlla www.meq.gouv.qc.ca www.mderr.gouv.qc.ca UW % ir ^ ^ .MH Quebec am • Ministère de l'Éducation • Ministère du Développement économique et régional et de la Recherche Chaire CRSNG/Bell/Cisco Vers un design global d’affaires « Chercher les meilleures pratiques et tendances dans l'industrie» Bon nombre d’entreprises n’ont d’autre choix que de repenser de fond en comble leurs modes d’opération pour répondre aux besoins diversifiés des clientèles et à la compétitivité des marchés.Dans ce but, le design d’affaires leur vient en aide.Une chaire de l’Université Laval en a fait son champ d’études.RÉGINALD HARVEY Au début de 2004, la chaire CRSNG (Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada)/Bell/Cisco en design d’affaires débutait ses activités.Le parcours de son titulaire, Benoît Montreuil, est peu banal.Cet ingénieur industriel a étudié et enseigné pendant plusieurs années qu Canada et aux Etats-Unis avant de rentrer au Québec en 1988 pour relever le défi d’occuper un poste dans une faculté de gestion.Il a fréquenté des lieux comme le Georgia Tech (Institute of Technology) à Atlanta en Géorgie, et Purdue University à Lafayette en Indiana: ces deux campus universitaires se classent parmi les trois ou quatre premiers au monde dans son champ de spécialité.Mise en réseaux Durant cette période d’enseignement et de recherche, son travail consistait grosso modo en la conception d’usines.Plus tard, il a élargi ses compétences et il est passé au concept de réseaux de production et de distribution.Par la force des choses, il s’est par la suite dirigé vers le design global d’affaires.C’était au moment où la bulle Internet et la nouvelle économie s’installaient dans le paysage des affaires.Il situe donc ce design dans ce contexte: «Je parle de quatre grands aspects à l’intérieur de tout cela.Le premier, c’est le côté digital qui fait en sorte que nous sommes envahis par les nouvelles technologies.La deuxième facette relève d’une économie qui est globale; autrement dit, les compétiteurs et les fournisseurs viennent de partout.Les partenaires sont variés et les gens sont relativement mobiles.» Il se produit une sorte d’éclatement des marchés pour les clients à la fois sur le plan des produits et sur celui des ressources.De là, il passe au troisième volet de la nouvelle économie: «Celle-ci est hyper compétitive à tous les niveaux.Plusieurs de nos industriels sont actuellement frappés de plein fouet par cette réalité, selon le secteur qu’ils occupent.Examinons seulement ce qui s’est passé avec notre dollar, qui vient « On est dans un environnement extrêmement turbulent et très volatil » de grimper.Certains entrepreneurs s’étaient assis et avaient profité de sa faiblesse pour obtenir de nombreux contrats à cause de nos faibles coûts.Le dollar prend de la valeur au même moment où l’économie de toute l’Asie se développe, là où la main-d’œuvre coûte beaucoup moins cher qu’ici.La “game” d’être le “Low Cost Producer”, le producteur à faible coût, vient de changer et elle est vouée à l’échec.» Il aborde le quatrième point: «C’est la turbulence.On est dans un environnement extrêmement turbulent et très volatil.Le territoire d’affaires se déplace rapidement.Les fournisseurs de longue date sont achetés par les compétiteurs.Une demande qui était de 5000 dollars par mois passe à 200 dollars ou à 20 000 dollars en l’espace de deux semaines.» Il résume: «Ces quatre phénomènes font en sorte que la plupart de nos “business” ne peuvent pas considérer le statu quo ou des changements marginaux comme le bon geste à poser.Elle doivent vraiment avoir l’œil sur leur modèle, leur concept et leur design d’affaires, de façon plus globale.» Mutation complète Pour mieux faire comprendre le pourquoi du design d’affaires, Benoît Montreuil a recours à un exemple puisé dans l’ancienne économie, soit la vente d’une production standard sur le marché (motoneiges, meubles ou autres): «Au Québec, plusieurs industries sont saisonnières et construisent à l’avance leurs produits.Elles négocient avec les détaillants pour pousser l’entrée de ceux-ci sur le marché.Elles imposent à leurs clients ces produits en nombre limité, les obligent à res- ¦ pecter des délais de livraison fixes, ’ font preuve d’un degré d'innovation relativement faible et de peu de personnalisation.» La nouvelle économie renverse la vapeur en proposant un autre modèle d’affaires: «Cette compagnie décide d’être beaucoup plus centrée sur le client.Au lieu de présenter un catalogue fixe rempli de 200 produits, celle-ci leur propose plutôt de les personnaliser, un peu comme la Dell Computer le fait.VOIR PAGE H 3: MUTATION .Et nous en trouvons! Félicitation* è Julie Lessard qui a reçu jeudi dernier le Prix d’excellence de l’Académie des Grands Montréalais pour ta thèse de doctorat qu’elle a préparée è l'IRCM.JUbe complète un stage postdoctoral à l'Universite Stanford en Californie ou elle étudie le rôle de la chromatine dans le développement des cellules souches neuronales Profilez vous aussi du nrnheu exceptionnel qu’offre l'IRCM pour réaliser votre plein potentiel scientifique et poursuivez votre formation en recherche dans un environnement muiltidisciplmairo performant.L'IRCM offre un encadrement de grande qualité et l'accès à des équipements ultramodernes.De plus, les possibilités d'obtenir une bourse sont excellentes.L'IRCM connaît une crossance importante qui lui permettra de doubler son activité de recherche au cours des prochaines années.Participez a cet essor et renseignez vous aujourd’hui au sujet de nos programmes d'etudos supérieures et de formation postdoctorale www.ircm.qcca admission® ircm.qcca (514)987 5527 £ircm 1 f LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 OCTOBRE 2 0 0 4 RECHERCHE UNIVERSITAIRE H 3 MUTATION «On s’efforce de concevoir une “business” de la même façon qu’on le ferait pour une auto» Montréal et Polytechnique La grandeur de Pinfiniment petit SUITE DE LA PAGE H 2 En plus, elle offre des délais de livraison très rapides.Voilà une transformation fondamentale dans sa manière de travailler qui fait appel au design d'affaires.» Il précise: •En plus, il est important de comprendre que, à l’intérieur de ce processus, tous les aspects de l’entreprise doivent être alignés avec ce concept, ce qui veut dire les ventes, le marketing, l’ingénierie et le design du produit.Tout ce qui s’appelle la chaîne d’approvisionnement, de production et de distribution doit en foire partie et être coordonné en fonction de ce mouvement de changement.» L’ensemble de l’entreprise est affecté par ce qu’il est convenu d’appeler une sorte de bouleversement ou de remue-mé-; en profondeur, i partir de là, il décrit la tâche à accomplir en design: •On s’efforce de concevoir une “business” de la même façon qu’on le ferait pour une auto.E>ans le cas de cette dernière, on va montrer un modèle en trois D du véhicule, ses spectres d’essence, ses côtés sécuritaires, ses qualités de confort et tout le reste.Cest un peu le même principe qui s’applique en entreprise.Il fout que je tienne compte de toutes les facettes en présence, et il importe que tout cela soit bien aligné et intégré pour en arriver à un tout consistant en bout de ligne.» Les axes de recherche La chaire se consacre à quatre types de recherche qui s’entrecroisent et forment un tout: la recherche action et les trois autres, qui sont la recherche empirique, instrumentale et fondamentale.Dans le domaine de l’action, professionnels de recherche et étudiants sont directement impliqués dans des projets concrets de design d’entreprises et d’affaires.Du côté de l’empirique, le titulaire détermine la nature de l’intervention: La chaire verra son premier mandat prendre fin dans cinq ans et celui-ci sera renouvelable •On travaille avec les leaders pour aller chercher les meilleures pratiques et tendances dans l'industrie.On est à l’écoute de celle-ci et on tente de rassembler tout ce qu’elle nous laisse savoir pouf en bâtir un cadre de références.» A ce point de vue, des expériences se sont déroulées dans les secteurs de la restauration et de la musique.Quant à la recherche instrumentale, elle a pour but de fournir des outils qui vont servir à réaliser des opérations de design: elle sert à soutenir le pilotage des nouvelles façons de faire des entreprises, à les simuler et à les modéliser.Sous cet angle, il existe des projets majeurs qui attirent davantage l’attention des gens qui visitent les laboratoires et qui suscitent un vif intérêt chez les entrepreneurs.Enfin, la recherche fondamentale s’applique à tracer un cadre de modélisation d'un design d’affaires.Les chercheurs risquent de la sorte d’influencer l’ensemble de la réflexion au cours des prochaines années.En termes de durée, la chaire verra son premier mandat prendre fin dans cinq ans et celui-ci sera renouvelable.Benoît Montreuil fonde l’espoir que le tout se poursuivra encore longtemps et que son groupe atteindra une forme de pérennité.Il souhaite que, grâce à l’adhésion de partenaires industriels de plus en plus nombreux, ce regroupement public-privé devienne une sorte de carrefour de la recherche de fine pointe en design d’affaires.Il est donc prévu d’élargir le partenariat avec le privé, et le secteur institutionnel n’est pas négligé pour autant •Nous sommes basés à Québec et le côté gouvernemental est très important.On veut aider le développement économique par notre apport dans la maîtrise profonde des enjeux dans le domaine du design d’affaires.» En 2000, la recherche universitaire figure au nombre des portefeuilles ministériels.Partenariats et consortiums de recherche se multiplient.Fortes de leurs collaborations antérieures, l’Université de Montréal et l’École polytechnique choisissent d’unir leurs forces autour des nanosciences et nanotechnologies.Cinq ans plus tard, l’aventure a pris des proportions insoupçonnées.Quand l’infiniment petit voit grand.GUYLAINE BOUCHER ¦p\ epuis une dizaine d’an-nées, la recherche universitaire est de plus en plus interdisciplinaire.Pour une université monofacultaire comme la nôtre, il est donc primordial de collaborer avec d’autres.Nous étions en collaboration avec l’Université de Montréal depuis plusieurs années déjà.H était naturel qu’ils deviennent des collaborateurs privilégiés.» Christophe Guy est directeur de la recherche et de l’innovation à l’École polytechnique de Montréal.Avec le vice-recteur à la recherche de l’Université de Montréal, Alain Caillé, il veille depuis quelques années déjà à l’évolution du partenariat sur les nanosciences qui unit les deux établissements d'enseignement universitaires.C’est que le simple maillage du début a pris aujourd’hui des proportions majeures.Non seulement les deux établissements d’enseignement mènent conjointement plus d’une centaine de projets de recherche sur les nanosciences ou les nanotechnologies, mais ils ont aussi décidé de réunir leur personnel et l’équipement qu’ils utilisent dans un seul et même pavillon.Construit à flanc de montagne, le pavillon J.-Armand-Bombardier fait »du SOURCE POLYTECHNIQUE Le pavillon J.-Armand-Bombardier fait «du Québec un leader au Canada en matière de nanosciences», selon Alain Caillé.Québec un leader au Canada en matière de nanosciences», selon Alain Caillé.Concrètement, une dizaine de nouveaux professeurs rattachés aux deux établissements occupent les lieux et se spécialisent en nanosciences.Le secteur a aussi permis la création de 15 chaires de recherche et c’est sans compter les millions de dollars investis pour la plateforme technologique.Des investissements s’élevant à près de 100 millions, en partie financés par les établissements, mais aussi au moyen de subventions en provenance des deux ordres de gouvernement.Élargir le rayonnement Plus que l’équipement, c’est, selon le vice-recteur de l’Université de Montréal, la création de Nano-Québec et la cohésion que l’organisme a permis de créer entre tous les établissements d’enseignement universitaires présents dans le champ des nanosciences au Québec qui est le plus remarquable.•Pour compé-titionner au plan mondial, il faut avoir une masse critique suffisante.À deux, l’Université de Montréal et l’École polytechnique étaient bien positionnées, mais en s’assurant d’un développement coordonné des nanotechnologies dans les autres universités qui en font au Québec, on existe sur la carte de la nanotechnologie dans le monde.» Dans les faits, l’organisme provincial réunit autour d’une même table les représentants de cinq établissements d'enseignement, çoit l’Université de Montréal, l’École polytechnique, l’université McGill, l’INRS.l’Université de Sherbrooke et l’Université Laval.Il gère également un parc d’équipements communs, à la fine pointe de la technologie, et répartis entre les différents sites d’enseignement.•Les gens ont compris qu’on ne peut pas tout avoir chez soi parce que, non seulement les coûts d’acquisition sont faramineux, mais les frais de fonctionnement sont aussi très élevés, explique Alain Caillé.Les universités ont donc décidé d’investir ensemble et de partager le temps d'utilisation des équipe- ments.Les professeurs et chercheurs sont mobiles et vont d'un endroit à l’autre Le mot d’ordre est clair: quand on a la chance d'avoir accès à des équipements aussi sophistiqués, il fout les utiliser au maximum » L’effervescence entourant la mise en commun des ressources universitaires tend aussi à favoriser le retour au pays de jeunes spécialistes québécois réputés et exilés depuis un certain temps déjà.•Évidemment, explique Christophe Guy, nous ne sommeJ pas en mesure de compétitionner ¦ les salaires qui sont accordés aux professeurs et chercheurs américains, mais notre structure de fonctionnement, l’environnement de travail, la qualité des équipe-, ments et le fait qu 'ils peuvent ] maintenant travailler en équipe avec des gens de calibre aide à .convaincre les plus brillants chercheurs du domaine à revenir au, Québec.C’est un gain majeur, quand on sait les difficultés de re-.crutement auxquelles nous sommes confrontés.» , ; Modèle du genre, la collaboration établie autour des nanosciences pourrait bien s’étendre à d’autres secteurs.Au total, ex-.plique le directeur, recherche et développement, de Polytech-, nique, six champs de recherche.ont été désignés comme présentant un grand potentiel de collaboration.C'est le cas notam,-, ment du domaine biomédical et.de la biotechnologie.•Plusieurs [ facteurs ont contribué à l'émer-^ gence de la collaboration actuelle.autour des nanotechnologies.Certains pourraient favoriser d’autres alliances du même genre.Il y a eu une prise de conscien-, ce générale quant à l'importance dé favoriser la multidisciplinarité dans la recherche si on souhaite faire de la science de haut niveau.Aussi, de manière générale, les établissements d’enseignement universitaires de Montréal, ont compris qu’ils n’étaient pas en compétition entre eux, mais avec Boston Par exemple.Ils ont _ compris qu’ensemble ils étaient, mieux positionnés.C’est un, pas énorme.» Université d’Ottawa Au seuil de la découverte.Depuis 1848.L’Université d’Ottawa met en valeur l’exploration et la découverte depuis 1848.Nous avons encouragé des chercheurs chevronnés et, grâce à eux, nous sommes devenus un chef de file parmi les universités à forte vocation de recherche, et notre feuille de route brille sans cesse de par son excellence.Nos percées scientifiques et notre recherche pionnière sont ù la hauteur des grandes attentes de la communauté internationale envers le Canada et ses établissements.Inan ( "hio Scaiatto l'hnlot hiniK Leonard Maler Neuroscience I )crv n I o < atabs» ise Danois Nutrition Andre I ongltn Neuroi ihssiiiue ( \instance Hackhouse Droit u Ottawa L’Université canadienne Canada’s university Pour en savoir plus sur le monde des découvertes et des inventions à l’Université canadienne : www.recherche.uOttawa.ca/perspectives « \ CEETUM Consortium de recherche Le Québec multiculturel sous la loupe d’universitaires «Les différences ethniques sont encore utilisées comme des éléments de lutte sociale» Racisme.Flux migratoires.Multiculturalisme.Politiques culturelles.Diversité des croyances religieuses.Autant de concepts sur lesquels se penchent les 26 chercheurs du Centre d’études ethniques des universités montréalaises (CEETUM), un regroupement qui se fait un devoir de décortiquer et de saisir l’ensemble des facteurs inhérents à l’ethnicité.Des millions pour comprendre l’innovation Performance et bien-être des citoyens et des travailleurs L’étude des mécanismes et des impacts des innovations sur l’économie et sur la société permettra d’améliorer la gouverne des organisations.L’enjeu est de taille et des chercheurs ULYSSE BERGERON Depuis sa création en 1992, le CEETUM s’est donné le rôle de stimuler la recherche en études ethniques.Pour s’y faire, l’organisation interuniversitaire s’est entourée de spécialistes de nombreuses disciplines allant de l’anthropologie aux soins infirmiers en passant par l’éducation, la philosophie et la psychologie.Ce réseau interuniversitaire bien établi s’alimente auprès de chercheurs rattachés à cinq institutions montréalaises: Université de Montréal, UQAM, INRS, ainsi que les universités anglophones McGill et Concordia.«Le développement s’est fait de façon organique.Il n’y a pas eu de plan préétabli.Ça s’est construit au fil des affinités des chercheurs, ce qui fait que ce n'est pas un regroupement artificiel», explique Annick Germain de l’INRS, cher-cheure au CEETUM.Pour sa part, le directeur du Centre, Jean Renaud, explique de la façon suivante la création de cet organisme interuniversitaire: «L’immigration est le gros changement social de notre société depuis les 15 dernières années à cause des problèmes de population.On s’est dit que ce serait fou de se concurrencer les uns les autres quand, en fait, on pourrait s’aider» Mosaïque culturelle canadienne Et force est d’admettre que les sociétés canadienne et québécoise sont indéniablement liées aux phénomènes ethniques.Leur histoire s’est en grande partie forgée à partir des flux migratoires qui les ont marquées et des impacts découlant de la cohabitation des diverses cultures qui y vivent I^es plus récentes statistiques le démontrent bien.Au cours du dernier siècle, le Canada a accueilli pas moins de 13,4 millions d’immigrants, dont la majeure partie est arrivée au cours des années 1990.Le recensement de 2001 de Statistique Canada note à ce sujet qu'environ 18 % de la population canadienne est née à l’extérieur du pays, ce qui représente la plus haute proportion en 70 ans.Notons également que plus de la moitié des Canadiens se disent issus d’une autre nationalité que britannique, française ou canadienne.Dans ce contexte, «on comprend que les questions d'immigration sont extrêmement capitales.Mais le “petit plus” qu’ajoute le CEETUM, c’est de regarder la question de l’ethnicité.On porte les analyses plus loin qu’uniquement sur l’immigration», assure Mme Germain.Le Centre s’intéresse donc aux relations qu’entretiennent entre elles les communautés culturelles.De plus, le CEETUM tente de relever un défi social, soit «de maintenir en vie les débats sur les questions de racisme, de discrimination et d’établissement des immigrants», soutient M.Renaud.Afin d’alimenter ces réflexions, le Centre organise annuellement plusieurs colloques et publie de nombreux articles et ouvrages sur le sujet.Cette année, Annick Germain et Jean Renaud on d’ailleurs codirigé l’ouvrage Racisme et discrimination (PUL), un recueil d’articles qui fait l’autopsie des répercussions et des impacts des phénomènes discriminatoires dans la province.Car le racisme existe toujours.Toutefois, comme le note M.Renaud, il prend désormais des formes différentes.Les comportements et discours racistes ne sont plus institutionnalisés et ouvertement déclarés; ils sont aujourd’hui plus diffus et larvés.«Mais les différences ethniques sont encore utilisées comme des éléments de lutte sociale», dit-il.Là ne s’arrêtent pas les travaux effectués par le CEETUM.Le centre de recherche se penche également sur des phénomènes s’ancrant davantage dans l’actualité.Ainsi, en 2002, en publiant Les Relations ethniques en question (PUM), les chercheurs du Centre exposaient «à chaud» les effets sur les comportements interethniques et sur les politiques d’immigration des attentats du 11 septembre 2001.«Ces événements ont changé un nombre considérable d’éléments dans notre société, tant sur le plan de la sécurité des frontières que de l’établissement des immigrants et des comportements racistes.Ils ont créé un clivage international; ce qui n’est pas négligeable.Il fallait qu’on y réfléchisse rapidement», confie-t-il.Le CEETUM a donc exposé les impacts à court terme que les attentats ont produits au sein de diverses sociétés.Au Québec, comme l’indique le spécialiste, «ça a changé la perception entretenue envers certaines personnes, dont les Arabes.Il est à noter qu’un des principaux bassins d'immigrants pour la province se trouve dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient».Le Centre poursuit encore aujourd’hui son analyse sur l’onde de choc de ces événements dramatiques.Poursuite des recherches Afin de maintenir la qualité des recherches qui sont effectuées au CEETUM et de développer le nombre d’activités scientifiques visant la compréhension de l’ethnicité, le Centre a fait une demande de financement auprès du Fonds québécois de recherche sur la société et la culture (FQRSC).En avril dernier, la démarche portait fruit Le CEETUM s’est vu octroyer une subvention de 230 000 dollars sur une base annuelle et cela pour une durée de six ans.Une source significative de revenus qui se superpose aux investissements provenant des institutions universitaires qui participent au projet.«De plus, chaque équipe de recherche reçoit des subventions pour ses projets respectifs.Finalement, chaque année on “roule” avec plusieurs millions de dollars», détaille Jean Renaud.Le développement et la fortification des infrastructures du CEETUM a, entre autres, permis à deux groupes de recherche — le GREAPE et le GRES — d’accoucher d’une étude approfondie sur les structures scolaires à l’intérieur d’une société culturellement diversifiée, ainsi que d’une étude sur les flux migratoires et la «nouvelle francophonie» à Montréal.Comme le soutiennent conjointement Annick Germain et Jean Renaud, le Centre aide à la compréhension de la société en approfondissant un de ses éléments les plus importants: l’ethnicité.s’unissent pour relever le défi.JEAN-GUILLAUME DUMONT Les impacts encore méconnus des innovations technologiques, scientifiques et sociales sur les performances des organisations et le bien-être font l’objet d’une vaste enquête.L’étude est menée par un consortium de centres et de chaires de recherche réunissant une centaine de chercheurs provenant de douze institutions universitaires.À elle seule, l’infrastructure nécessaire à ce réseau représente un investissement de près de 3,5 millions de dollars sur quatre ans.Les chercheurs participants doivent intégrer et recouper une somme colossale d'informations socioéconomiques à petite, à moyenne et à grande échelle afin de déterminer les conditions d’émergence d’une innovation et d’évaluer ses effets, pas toujours positifs.«Ce n’est pas parce que c’est nouveau que c'est nécessairement bon», rappelle le directeur du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), Denis Harrisson.Les résultats de l’étude permettraient de trouver la «recette» des innovations gagnantes.Encore faut-il que les chercheurs puissent déterminer clairement ce qu’est une innovation.«C’est notre défi», admet l’une des coordonnatrices du projet, la vice-doyenne à la recherche de l’École des sciences de la gestion (ESG), Ginette Le-gault.Le responsable de l’axe In- novations sociales, Travail et Emploi du CRISES, Paul-André La-pointe, propose une définition: «C’est une nouvelle façon de faire, un nouveau produit, un nouveau concept ou une nouvelle idée qu’on introduit dans un milieu afin de résoudre un problème particulier.» S l’évaluation qualitative pose problème, il en est de même pour l’étude quantitative, car les innovations ne font pas toujours l’objet d’un brevet.Comment déterminer alors si une entreprise ou un pays innove plus qu’un autre?«Le plus important, ce n’est pas tant de quantifier que de reconnaître des tendances fortes et des modèles, explique Ginette Legault Le projet vise à voir les innovations sous l’angle non seulement de la performance des organisations, mais aussi du bien-être des citoyens et des travailleurs.» La tâche est ardue, compte tenu du nombre, de la complexité et de la diversité des cas à analyser.Jusqu’à présent, les données ont été traitées de manière isolée, en «silo», empêchant ainsi de dégager une vision globale et complète du système d’innovation.Pour remédier à ce problème, les promoteurs du projet espèrent créer un nouveau corpus commun de connaissances pour l’ensemble des chercheurs provenant d’une multitude de disciplines et d’universités différentes.VOIR PAGE H 5: INNOVATION « Ce n’est pas parce que c’est nouveau que c’est nécessairement bon», rappelle Denis Harrisson EN RECHERCHE artout sur le territoire, nos chercheurs reculent les frontières de la science, développent de nouveaux procédés et améliorent la qualité de vie.LE RÉSEAU DU SAVOIR Université du Québec à Montréal Université du Québec à Trois-Rivières Université du Québec à Chicoutimi Université du Québec à Rimouski Université du Québec en Outaouais Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Institut national de la recherche scientifique École nationale d'administration publique École de technologie supérieure Télé-université “l L'intelligence est partout Université du Québec www.uquebec.ca 1 UQAM oofÙMQues (Expertise des scienoes de la gestion et dtiu HcuatcuH humaines poyt mieux mesurer I impact des innovations sociales, scientifique-, organisattarinelles et technoloqiquos sm la pcdermani.o UQÀM Prenez position T LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 2 T- OCTOBRE 2 0 01 Il S RECHERCHE UNIVERSITAIRE INNOVATION Des infrastructures à la mesure du projet SUITE DE LA PAGE H 4 Le projet mené par l’ESG et la faculté des sciences humaines de l’IIniversité du Québec à Montréal (UQAM) réunit déjà 112 chercheurs et 495 étudiants de deuxième et troisième cycles.De plus, trois centres interuniversitaires y participent le Centre de recherche sur les innovations sociales, le Centre interuniversitai-re sur le risque, les politiques économiques et l’emploi, et le Centre interuniversitaire sur la science et la technologie.•C’est toujours un risque dans le milieu universitaire de réunir autant de gens, admet Ginette Le-gault Cest pourquoi, nous soignons particulièrement toute la mise en place de l’infrastructure de communication.» Des espaces communs, dont une salle de «visioconférence», seront regroupés sur une superficie de 730 nf dans un édifice récemment aménagé par ITJQAM.Un portail Internet et un forum verront également le jour afin de faciliter les échanges entre les collaborateurs distants.Le manque d’uniformité des structures, la diversité des données, la variété des technologies de stockage et l’insuffisante capacité de calcul des ordinateurs conventionnels entravent les travaux.La collecte, la conservation, l’analyse, le partage et le croisement de tous les paramètres utiles à l’étude nécessitent par conséquent des infrastructures de pointe.Le projet prévoit donc la creation d’un entrepôt de données, le développement d’outils de recherche, d'analyse et de visualisation des informations, ainsi que la construction de l’un des calculateurs les plus puissants dans le milieu universitaire nord-américain.•Cest vraiment très positif parce que ça nous permet de faire un saut qualitatif important dans la recherche*, estime Paul-André Lapointe.Confiant pour l’av enir Bien que toutes ces infrastructures soient coûteuses, les organismes subventionnaires ont été convaincus de leur nécessité.La Fondation canadienne pour l’innovation leur a octroyé cette année la plus importante subvention en sciences sociales et humaines au Québec, soit 1375 000 dollars.Le gouvernement du Québec a renchéri avec 1486 000 dollars, suivi de la contrepartie d’autres partenaires, dont l’UQAM, pour un total de 3,45 millions.S les fonds pour l’infrastructure sont assurés, chaque équipe de chercheurs doit encore trouver le financement pour mener ses travaux.Denis Harrisson reste confiant «Les subventions [du FCIetdu gouvernement] auront un effet de levier pour les autres.» D’ici un an, le consortium diffusera ses premiers résultats, assure Ginette Legault SOURCE ESC Ginette Legault, vice-doyenne à la recherche de l’École des sciences de la gestion.La recherche appliquée à l'ÉTS Indispensable à une formation de pointe en génie et en technologie Chaires Chaire de recherche du Canada en conversion de l'énergie électrique et en électronique de puissance Chaire de recherche du Canada sur l'aérodynamique des éoliennes en milieu nordique Chaire de recherche en matériaux et équipements de protection utilisés en santé et sécurité du travail Chaire TransÉnergie sur la simulation et la commande des réseaux électriques Chaire Ultra Electronics (TCS) en télécommunications sans fil Domaines de recherche des centres, équipes, groupes et laboratoires Alliages à mémoire et systèmes intelligents Analyse des contraintes par éléments Finis et par expérimentation Applications numériques en ingénierie et en technologie Cnaussées, routes et enrobés bitumineux Communications et intégration de la microélectronique Conception et contrôle de systèmes de production Développement et recherche appliquée en modélisation environnementale Électronique de puissance et commande industrielle Génie logiciel Gestion de réseaux informatiques et de télécommunications Imagerie et orthopédie Imagerie, vision et intelligence artificielle Ingénierie des produits, procédés et systèmes S«:urité du travail Technologie thermique École de technologie supérieure 1100, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H3C 1K3 (514) 396-8800 www.etsmtl.ca "I Université du Québec École de technologie supérieure 30 ans ,.^V6e v* ^ ->
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