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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2008-12-19, Collections de BAnQ.

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LES MEILLEURS DISQUES QUEBECOIS SELON SYLVAIN CORMIER Page B 4 -?www.ledevoir.com - LE DEVOIR Vol.XCIX N" 290 LE VENDREDI 19 DÉCEMBRE 2008 I .I 0 $ + T A X K S = 1.25$ , MATHII i: oCr.ANOfcH Kl 1 Tt.HS | Le renard et le poulailler Michel David Le cabinet des valeurs sûres Le conseil comptera 26 membres plutôt que 18 Les ministres seniors conservent leurs portefeuilles i Jacques Dupuis devient leader parlementaire Gagnon-Tremblay passe au Trésor Des surprises : Kathleen Weil hérite de la Justice et Corbeil, des Affaires autochtones Cf ' était sans doute trop demander à Jean Charest d’exclure de son cabinet l’ancien ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, simplement parce qu’il n’avait pas respecté le code d’éthique édicté par le bureau du premier ministre.11 est vrai que M.Charest paraît déterminé à faire une interprétation très lâche de ses propres directives, qui sont surtout destinées à la galerie.Après son passage dans l’industrie minière, il aurait été un peu délicat de restituer à M.Corbeil son ancien ministère, mais était-ce plus avisé de confier à un ami des compagnies minières la responsabilité des Affaires autochtones et de la région du Nord-du-Québec, précisément au moment de mettre en œuvre le fameux «plan Nord» qui nécessitera inévitablement de délicats arbitrages?Cela ressemble à l’histoire du renard qui se voit confier la garde du poulailler.L’absence de toute allusion au dossier linguistique était éloquente VOIR PAGE A 10: RENARD ROBERT DUTRISAC Québec — Pour affronter la tempête économique qu’il annonce, le premier ministre Jean Charest a concocté un nouveau conseil des ministres de 26 membres au lieu de 18 qui mise sur l’expérience dans les postes clés.«Mon nouveau conseil des ministres aura une tâche particulière: il devra guider notre nation à travers la tempête économique et nous en faire sortir le plus rapidement possible», a déclaré Jean Charest dans son allocution au Salon rouge au terme de l’assermentation de chacun de ses ministres.Comme il s’y était engagé, son conseil des ministres comprend le même nombre de femmes que d’hommes.Monique Jérôme-Forget garde le ministère des Fi- nances mais cède la présidence du Conseil du trésor à Monique Gagnon-Tremblay qui, elle, abandonne le ministère des Relations internationales.«Les deux Monique tiennent la sacoche», a illustré Mme Gagnon-Tremblay.Monique Jérôme-Forget a indiqué qu’elle avait demandé à M.Charest qu’il allège sa tâche.Mais la reine des PPP garde la responsabilité des infrastructures, ce qui comprend les négociations avec le gouvernement fédéral pour qu’il accélère la cadence du programme Chantier Canada.Pour Monique Gagnon-Tremblay, c’est la deuxième fois qu’elle assume la présidence du Conseil du trésor.Elle a occupé cette fonction pendant neuf mois en 1994 au sein du gouvernement de Daniel Johnson.Mme Gagnon-Tremblay, dont on connaît le caractère buté, aura souvent à dire non à ses collègues dans cette période de ralentissement où les {Blessions seront fortes sur les finances publiques.Jean Charest a jugé qu’elle avait le caractère de l’emploi.L’autre pilier sur le plan économique, Raymond Bachand, conserve exactement les mêmes responsabilités qu’avant soit le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation.Une nomination surprenante dans les circonstances est celle de Jacques Dupuis comme leader parlementaire alors que Jean Charest en appelait encore hier, «à la collaboration de tous les élus de notre Assemblée nationale».Reconnu pour son âpreté envers l’opposition, ce parlementaire d’expérience a occupé ce poste pendant le premier mandat libéral.Mais Jean « Mon nouveau conseil des ministres aura une tâche particulière : il devra guider notre nation à travers la tempête» Parmi les grands oubliés, on relève Geoff Kelley et l’économiste Alain Paquet, cet éternel ministrable Les autochtones dénoncent la nomination de Corbeil ü L’opposition en attendait davantage Syndicats et patrons y trouvent leur profit ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux > Pages A 3 et A 8 Ottawa dans le rouge pendant quatre ans Les quatre exercices devraient générer un déficit accumulé oscillant entre 15 et 24 milliards GÉRARD BÉRUBÉ N> en déplaise à cette majorité de Canadiens qui exhorte Ottawa à choisir l’absence de déficit plutôt qu’un plan de relance économique, le gouvernement fédéral s’aligne pour une série de quatre exercices déficitaires.Et ces insuffisances budgétaires seront comptabilisées avant tout stimulus économique devant constituer le cœur du budget fédéral du 27 janvier 2009.fi appert que la conjoncture économique se serait à ce point détériorée depuis l’énoncé économique du gouvernement Harper du 27 novembre dernier qu’on accepterait désormais, à Ottawa, de donner la priorité à la relance économique, même au prix de lourds déficits.Le Canada n’y échappera pas.Rattrapée par la récession, l’économie canadienne apporte moins d’entrées fiscales au gouvernement fédéral venant des entreprises et des consommateurs, alors que la colonne des dépenses est alourdie par des contributions additionnelles à l’assurance-emploi et aux autres programmes sociaux.Mercredi, au terme d’une rencontre prébudgétaire avec ses homologues provinciaux, le ministre Jim Flaherty VOIR PAGE A 10: OTTAWA I N D K X Annonces.B 7 Avis publics .A4 Cinéma.B 3 Décès.B 7 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés.A 4 Nature.B 5 Resta.B 7 Sudoku.B 5 Télévision.B 2 Week-end.B1 Procès phare du TPIR Théoneste Bagosora, le « cerveau » du génocide rwandais, est condamné à la prison à vie ’ i ».À M ALEXANDER JOE AGENCE FRANCE-PRESSE 24 mai 1994.Comme 14 000 autres personnes, cette famille tutsi a dû quitter son village pour aller s’abriter dans un camp de réfugiés à Kabgayi.GUY TAILLEFER Jugement majeur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui a condamné à la prison à vie, hier, le colonel Théoneste Bagosora, considéré comme le «cerveau» du génocide de 1994, pour «génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre», au terme de six ans d’un laborieux procès.Il s’agissait du jugement le plus attendu de toute l’histoire du TPIR Arrêté en mars 1996 au Cameroun, où il avait fui, Bagosora était jugé, avec trois autres officiers des Forces armées rwandaises, dans le cadre du procès «militaire I», qui a débuté le 2 avril 2002: l’ex-comman-dant des opérations dans le secteur militaire de Gisenyi (nord-ouest), le lieutenant-colonel Anatole Nsengiyumva et le chef du bataillon paracommando dans la zone de l’aéroport de Kigali, le major Aloys Ntabakuze, ont été condamnés à la même peine.Le quatrième accusé a été relaxé.Raphaël Constant, l’avocat du «colonel de l’apocalypse», ainsi qu’il a été surnommé, a immédiatement indiqué que son client, qui n’a pas cillé à la lecture du jugement, allait en appeler.Coupable de génocide, mais non de l’avoir planifié.Le tribunal, installé à Arusha, dans la Tanzanie voisine, a bien établi que Bagosora, 67 ans, avait joué un rôle central, avec ses deux complices, dans l’organisation des massacres qui ont fait au total 800 000 morts parmi la minorité tutsie et les hutus modérés pendant ces cent jours funestes de 1994.Lorsque commence le génocide, le 7 avril 1994, après que, la veille, l’avion du président Juvénal Ha-byiarimana a été abattu, le colonel Bagosora, jusque-là directeur de cabinet au ministère de la Défense, devient chef de facto des armées et du gouvernement Hier, le juge norvégien Erik Moses a indiqué que la Théoneste Bagosora VOIR PAGE A 10: RWANDA LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 DÉCEMBRE 2008 A 2 LES ACTUALITES Héma-Québec aidera à soulager la pénurie de cornées LISA-MARIE GERVAIS Pour faire face à la pénurie de dons de cornées, Héma-Québec viendra à la rescousse des banques d’yeux du Québec.Grâce à l’expertise qu’il a développée pour le recrutement et la qualification des donneurs de sang et de tissus (os, peau, muscles et valves cardiaques), l’organisme québécois pourrait permettre d’aller chercher les 800 cornées, soit 1600 donneurs en tenant compte des pertes, que réclament les oph-talipologistes du Québec.A titre comparatif, 300 donneurs suffisent pour approvisionner adéquatement les hôpitaux du Québec en tissus pour des greffes.D y a environ trois ans, devant la pénurie grandissante de donneurs de tissus oculaires, Héma-Québec avait lancé un projet-pilote avec la banque d’yeux de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui s’est soldé par la signature d’une entente le 1" octobre dernier.«C’est un contrat où on est responsable de toute la qualité des cornées qu’on trouve, mais on a laissé à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont toute la partie de la transformation de la cornée pour la greffe», a expliqué Francine Décary, présidente et chef de la direction d’Héma-Québec.Jean Deschênes, ophtalmologiste et spécialiste des chirurgies de la cornée au Centre universitaire de santé McGill, fonde beaucoup d’espoir sur ce partenariat entre Héma-Québec et les établissements de santé.«J’espère qu’on va finir par voir la lumière au bout du tunnel.Sur le long terme, ça va faire une révolution», a-t-il affirmé.«On aimerait ça être dans la même situation que la plupart des ophtalmologistes américains, qui peuvent compter sur un apport régulier de cornées», a-t-il poursuivi.Selon lui, l’idéal pour un médecin québécois serait de faire environ deux greffes de cornée par semaine.En ce moment, ce sont deux par mois.«Aux États-Unis, le nombre de donneurs est plus élevé que le nombre de receveurs.Ici, étant donné la population vieillissante, on a besoin de plus en plus de cornées, beaucoup plus que de cœurs ou de reins», a souligné le D' Deschênes.«Mais malheureusement, pour une raison qu'on ne comprend pas encore, on a de la difficulté à avoir des donneurs québécois», a-t-il ajouté.Conscient de ce problème, Héma-Québec élargira son bassin de donneur en allant frapper aux portes des États-Unis.Mais les produits de ces nouveaux donneurs américains devront se conformer aux normes rigoureuses de Santé Canada, ce qu’Héma-Québec s’affaire présentement à vérifier.«On a mis en place différentes petites initiatives et on a demandé à un consultant d’aller voir sur le marché américain pour l’inventaire des cornées qu'on pourrait importer, a indiqué la Dre Décary.Mais même si on travaille très fort, on ne sera pas en mesure d’augmenter la référence de 300 à 1600 donneurs dès la première année.Les hôpitaux devront nous aider pour qu’on puisse entrer en contact avec les éventuels donneurs et parler à leurs familles.» Ce nouveau partenariat d’Héma-Québec deviendra opérationnel en janvier prochain.Le Devoir CLÉMENT ALLARD LE DEVOIR JOURNEE D’ASSERMENTATION - ' Sïl ÜË W ,! mm LE DEPUTE péquiste d’Abitibi-Ouest, François Gendron, avait semble-t-il quelque chose à confier à sa collègue Nicole Léger lors de l’assermentation des députés du parti, hier, à l’Assemblée nationale.La députée de Pointe-aux-Trembles exercera le rôle de whip en chef de l’opposition officielle, a d’ailleurs annoncé la chef de Information, Pauline Marois.Elle a du même coup dévoilé les responsabilités parlementaires qu’exerceront quelques membres de ses troupes au cours de la prochaine session parlementaire.C’est Stéphane Bédard, député de Chicoutimi, qui assumera les fonctions de leader parlementaire de l’opposition officielle, tandis qu’Agnès Maltais sera leader parlementaire adjointe.Martin Lemay assumera quant à lui les responsabilités de président de caucus.; DEVOIR il?ARCHIVES REUTERS Appel historique en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité HERVÉ COUTURIER New York (Nations unies) - Invoquant l’universalité des droits de l’homme, un tiers des pays du monde ont lancé jeudi aux Nations unies un appel historique à la dépénalisation universelle de l’homosexualité, malgré l’opposition active de plusieurs Etats arabes et du Vatican.Cet appçl, dont Rama Yade, secrétaire d’État française aux droits de la personne, est l’une des inspiratrices, a été lancé devant l’Assemblée générale de l’ONU par l’ambassadeur d’Argentine, Jorge Arguello, au nom de 66 pays, répartis sur les cinq continents, qui l’ont, signé.L’Assemblée compte 192 États membres.Cette déclaration politique, qui n’engage que ses signataires, n’a pas un caractère contraignant mais place la question des droits des homosexuels, lesbiennes, bisexuels et transgenres à l’ordre du jour de l’Assemblée de l’ONU.Parmi les 66 signataires figurent notamment tous les pays de l’Union européenne, le Brésil, Israël et le Japon.Cependant, ni la Chine, ni les États-Unis ni la Russie n’y ont adhéré.L’appel se fonde sur le principe d'universalité des droits de l’homme, consacré dans la Déclaration universelle de ces droits, dont on célèbre le 60' anniversaire cette année, et qui prévoit en son article premier que «tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits».Il réaffirme «le principe de non-discrimination qui exige que les droits de Ihomme s’appliquent de la même manière à chaque être humain, indépendamment de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre».Les 66 pays «condamnent les violations des droits de l’homme fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, où qu’elles soient commises».Ils dénoncent en particulier «le recours à la peine de mort sur ce fondement, les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, la pratique de la torture et autres traitements ou peines cruels, inhumains et dégradants, l’arrestation ou la détention arbitraire et la privation des droits économiques, sociaux et culturels, notamment le droit à la santé».Après cette lecture, le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Maxime Verhagen, et Mme Yade ont coprésidé une réunion de haut niveau afin de promouvoir cette déclaration.«En ce XXI' siècle, comment accepter que des personnes soient pourchassées, emprisonnées, torturées et exécutées en raison de leur orientation sexuelle?» a lancé Mme Yade, qualifiant A «historique» l’initiative des «66».Elle a cependant reconnu que la tâche était «difficile», ayant pu constater, lors de la campagne pour l’adoption du texte, que celui-ci s’était parfois heurté à l’incompréhension, voire à l’hostilité ouverte et au procès en sorcellerie».«Les bûchers de l'intolérance sont partout et de toujours», a-t-elle ajouté, avant de déplorer que l’homosexualité soit encore interdite et donc pénalisée dans 77 pays.La peine capitale est prévue d^ns sept pays (Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Iran, Mauritanie, Nigeria, Soudan, Yémen).Lors de la préparation de cette déclaration, plusieurs pays arabes et le Vatican ont manifesté leur hostilité au texte.Pour le Vatican, la déclaration répond à l’objectif légitime de bannir la répression de l’homosexualité.Mais en condamnant les «discriminations» et «préjugés» concernant les homosexuels, elle risque à ses yeux de favoriser le mariage gay, l’adoption par des couples du même sexe ou la procréation assistée pour les homosexuels.Agence France-presse Ignatieff écarte l’idée de rouvrir la Constitution pour la nation québécoise Ottawa — Michael Ignatieff a affirmé hier qu’il ne souhaitait pas à court terme à rouvrir la Constitution pour officiellement reconnaître le Québec comme une nation.Selon le nouveau chef du Parti libéral, la Constitution est la dernière chose dont les gens veulent entendre parler dans un contexte de crise économique sans précédent «Je crois qu’en ce moment au Québec ainsi que n’importe où ailleurs, il n’y a pas d’appétit pour rouvrir la boîte de Pandore constitutionnelle», a-t-il affinné à la Presse canadienne au cours d’un entretien durant lequel il a fait part de sa vision pour le pays et son parti.Alors qu’il participait à la course à la direction du Parti libéral en 2006, M.Ignatieff avait appelé à la reconnaissance du Québec et des populations des Premières nations.Il avait également affirmé dans son programme qu’il souhaitait voir ce concept enchâssé dans la Constitution canadienne.Il avait aussi promis d’atteindre les objectifs de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre, investir 5 milliards dans le cadre de l’accord de Kelowa pour l’amélioration des conditions de vie des Premières nations et 5 milliards pour le programme national des garderies.Il a affirmé hier que dans l’ensemble, ses priorités n’avaient pas changé depuis 2006 mais que le climat économique difficile pourrait l’empêcher de les atteindre de la ma- nière dont il l’envisageait à l’époque.D s’est aussi dit préoccupé par la nécessité de rassembler les libéraux qui n’ont pu se prononcer lors de sa nomination.À long terme, il a dit que son parti devrait modifier la façon d'élire les chefs en optant pour un sysfème «une personne, un vote».À court terme, il affirmé qu’il voulait consulter ses militants pour connaître les mesures qu’ils souhaitaient voir incluses dans le budget D a a aussi déclaré qu’il demeurait «prêt à former un gouvernement de coalition» si le budget des conservateurs était jugé inadéquat Mais U a refusé de chiffrer les mesures économiques que les libéraux pourraient juger satisfaisantes.La Presse canadienne Stationnements souterrains Les plaintes affluent à la Régie du bâtiment JEANNE CORRIVEAU Cinq stationnements souterrains ont été fermés au cours des derniers jours dans la métropole en raison de leur état de délabrement avancé.La Régie du bâtiment soutient toutefois que leur état n’avait rien de comparable à celui de l’arrondissement de Saint-Laurent, dont l’effondrement avait fait un mort il y a fi;ois semaines.À la suite de plaintes déposées à la Régie, celle-ci a ordonné la fermeture de stationnements souterrains situés au 300, chemin Côte-Vertu, au 440, boulevard René-Lévesque Ouest et au 1005, rue Guy, ce dernier appartenant à l’hôtel Days.Dans les deux autres cas, ce sont les propriétaires eux-mêmes qui ont pris l’initiative d’interdire l’accès aux stationnements souterrains.Il s’agit d’immeubles à appartements situés au 10 500, boulevard de l’Acadie et au 1436, rue McKay.«Les propriétaires avaient déjà entrepris des démarches de réparation, a indiqué hier Marjolaine Veillette, porte-parole de la Régie.Depuis l’effondrement d’une dalle de béton dans le stationnement du 135, boulevard Deguire, le 26 novembre dernier, la Régie a mis en place une ligne téléphonique et les plaintes se sont multipliées.Des 203 signalements faits au cours des dernières semaines, 44 ont été jugés suffisamment sérieux pour inciter la Régie à procéder à une inspection des lieux.Dans le cas de cinq stationnements fermés récemment, Mme Veillette a précisé que leur état de décrépitude n’était pas aussi avancé que celui du stationnement qui s’est affaissé à Saint-Laurent.«Mais on a noté des signes de dégradation importante qui aurait pu, éventuellement, mettre en danger la sécurité du public», a-t-elle dit La solidité des structures des cinq immeubles visés n’est pas remise en cause, a ajouté Mme Veillette.Les stationnements souterrains sont plus susceptibles de se dégrader que les structures des bâtiments compte tenu de l’humidité ambiante et de la présence de sel de déglaçage.Les principaux symptômes de dégradation détectés consistent généralement à la corrosion des barres d’armature, à des fissures importantes au sol et à des traces importantes de sel.Les propriétaires des cinq immeubles devront effectuer les travaux requis avant de pouvoir permettre à nouveau l’accès à leurs stationnements.Ils devront toutefois fournir une attestation de solidité du bâtiment à la Régie avant que celle-ci accorde son feu vert D’autres fermetures de stationnement pourraient être ordonnées au cours des prochaines semaines puisque la Régie poursuit ses inspections.Le Devoir SERVICE À LA CLIENTÈLE HORAIRE DU TEMPS DES FÊTES Mercredi, 24 décembre :7h30 à 16h30*** Jeudi, 25 décembre : FERMÉ Vendredi, 26 décembre : FERMÉ Lundi, 29 décembre : 7h30 à 16h30 ***Pour être effectives le 27 ou le 29 décembre, les demandes d'arrêts temporaires de livraison par camelot doivent nous parvenir au plus tard le 24 décembre avant lOh.Psychologue clinicienne T 514 861-0630 Membre Ü.P.Q., R.C.PO.SS.et A.M F.Q.Adolescents - Adultes - Couples 20 ans d'expérience Vieux-Montréal Connais-toi toi-même.Temple d'Apollon à Delphes MONIQUE PARENT — psychanalyste — Outremont 514 750-2961 ICI ON COMMERCE EN FRANÇAIS ICI, ON FAIT AFFAIRE EN FRANÇAIS.RECHERCHEZ CE LOGO CHEZ VOS DÉTAILLANTS PRÉFÉRÉS.IL CONFIRME LEUR ENGAGEMENT À VOUS SERVIR EN FRANÇAIS.PARCE QU'ICI, AU QUÉBEC, ÊTRE ACCUEILLI ET SERVI EN FRANÇAIS, C’EST PLUS QUE NOTRE DROIT, C'EST NOTRE FIERTÉ.Québec \ » A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2 0 0 8 ACTUALITES OTTAWA Un sondage révèle que 54 % des Canadiens préféreraient voir le gouvernement dépenser en fonction de ses moyens plutôt que d’inscrire un déficit SUITE DE LA PAGE 1 fédéral des Finances, Jim Flaherty, a prévenu que son gouvernement devrait inscrire, au terme de l’exercice 2009-10, un premier déficit budgétaire depuis 1997.Selon les paramètres soumis lors de cette rencontre à Saskatoon, le déficit pourrait atteindre les cinq milliards en 2009-10 et les 5,5 milliards en 2010-11.Mais si la situation économique continue de se dégrader au rythme des derniers mois, ces chiffres à l’encre rouge pourraient doubler pour chacun de ces deux exercices.Les projections font ressortir une insuffisance de quatre milliards et d’un milliard pour les deux exercices suivants, laissant miroiter un retour aux surplus en 2013-14.Au total, cette série de quatre exercices déficitaires devrait générer un déficit accumulé oscillant entre 15 et 24 milliards.Des données qui ne comprennent aucune mesure de relance devant constituer l’essentiel du budget fédéral du 27 janvier prochain.Auparavant, le gouvernement canadien avait présenté des budgets équilibrés ou excédentaires depuis 1997, et réduit sa dette de plus de 100 milliards dans l’intervalle.L’annonce de ces nouvelles cibles budgétaires survient le jour du dévoilement des conclusions d’un sondage La Presse canadienne-Harris Décima dans lequel une majorité de Canadiens exhorte le gouvernement fédéral à ne pas sacrifier ses équilibres comptables au profit d’un plan de relance économique.Ainsi, 54 % des répondants ont indiqué préférer voir le gouvernement dépenser en fonction de ses moyens plutôt que d’inscrire un déficit.A l’opposé, 39 % des personnes interrogées ont soutenu qu’Ottawa devrait stimuler l’activité économique en augmentant les dépenses pour les infrastructures et d’autres projets, même si cela entraînait un déficit.D’ailleurs, le gouvernement Harper semble vouloir prêter l’oreille à ces derniers répondants et privilégier la carte de la relance, même si le prix à payer prend la forme de lourds déficits.Selon La Presse canadienne citant hier un représentant du gouvernement, le fédéral s’accommoderait de déficits cumulatifs estimés entre 20 et 30 milliards, des déficits planifiés «à court terme», semble-t-il.Le gouvernement s’apprêtait à s’endetter afin de financer des projets d’infrastructures et de formation professionnelle pour les travailleurs qui perdront leur emploi, a-t-il ajouté.Les documents du ministère fédéral des Finances renferment de nouvelles projections venant des prévisions moyennes de 16 économistes, qui mettent l’accent sur une contraction de 0,4 % du PIB canadien en 2009.Il s’agit d’un net revirement par rapport au scénario de croissance de 0,3 % du PIB constituant la base de l’énoncé économique du 27 novembre dernier.Dans cet énoncé, le gouvernement Harper s’était porté à la défense des équilibres budgétaires en renonçant à tout stimulus économique et en annonçant plutôt des réductions de dépenses et la vente d’actifs afin d’éviter de retomber en déficit Conseil sur l’économie Afin de l’appuyer en ces temps difficiles, le ministre des Finances a décidé de s’entourer d’un conseil consultatif sur l’économie.«En cette période de bouleversements économiques sans précédent, j’ai choisi de rassembler certains des esprits les plus éminents du Canada afin de trouver des solutions et d'amorcer une reprise rapide de l’économie», a souligné M.Flaherty.Ce comité de 11 membres, composé «de chefs de file des milieux universitaires et d’affaires», va amorcer ses travaux avant Noël.D prodiguera des conseils au gouvernement dans le cadre des consultations nationales que le ministre tient en prévision du budget fédéral de 2009 «et de façon régulière par la suite», peut-on lire dans le communiqué.Les membres du comité travailleront pour le salaire symbolique de 1 $ par année.On y retrouvera notamment Paul Desmarais fils, président et cochef de la direction de Power Corporation, Isabelle Hu-don, auparavant présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et désormais présidente de l’agence de publicité Marketel, James D.Irving, président de l’empire familial Irving, et Jack Mintz, ancien président de l’Institut CD Howe, professeur à l’Université de Calgary spécialisé en fiscalité.Le comité sera présidé par l’ex-ministre des Finances de la Colombie-Britannique Carole Taylor.Le ministre prévoit également tenir des assemblées publiques et recueillir opinions et suggestions des Canadiens sur Internet Le Devoir Rectificatif Une erreur de correction a détourné le sens d’une des phrases de la chronique L’opposition et la démocratie de Norman Spector publiée hier le jeudi 18 décembre dans Le Devoir.La formulation («je crois toujours que leurs conseils étaient sages») laissait croire que M.Spector n’aurait pas souhaité la sollicitation de l’opinion des juges en 1988 sur la clause de la «société distincte» de l’accord du Lac Meech.C’est le contraire qu’il aurait fallu lire: M.Spector aurait souhaité que la Cour suprême se prononce.Nos excuses.MD LE DEVOIR' www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 REUTERS Jean Charest CABINET SUITE DE LA PAGE 1 CharestFajugéunpeutnçcassanlpourêtr leader du gouvernement minoritaire.La chef de l’opposi-tion officielle, Pauline Marois, a d’ailleurs indiqué, hier, que cette nomination lui déplaisait «très profondément».Jacques Dupuis conserve le ministère de la Sécurité publique et cède celui de la Justice.Cet homme de confiance du premier ministre prend la responsabilité des Affaires intergouvemementales canadiennes et de la Réforme des institutions démocratiques, deux fonctions qu’occupait Benoît Pelletier, qui a quitté la politique.Jean Charest garde donc la main haute sur les négociations Québec-Ottawa, à l’instar du premier ministre Stephen Harper d’ailleurs.Deux députés au profil économique qui avaient été laissés en plan en 2007 font leur entrée au cabinet il s’agit de Pierre Arcand, cet ancien président de Corus Québec, qui va aux Relations internationales, et de l’ex-banquière Nicole Ménard, qui accède au Tourisme.Jean Charest place l’économie au centre des relations internationales du Québec, a-ton souligné dans son entourage.La candidate-vedette élue dans Notre-Dame-de-Grâce, Kathleen Weil, est nommée ministre de la Justice.Qui aurait dit qu’une ancienne responsable des affaires juridiques d’AUiance Québec deviendrait un jour ministre de la Justice du Québec?Mme Weil était à l’emploi d’Alliance Québec dans les années 80.Puis, on la retrouve à la tête de la Régie régionale de Montréal-Centre, où elle a défendu le droit pour les anglophones de recevoir des soins dans leur langue au sein du réseau de la santé.Elle présidait la Fondation du Grand Montréal depuis huit ans quand Jean Charest l’a approchée personnelfement Michelle Courchesne conserve l’Éducation mais se déleste de la Famille.C’est le député Tony Tomassi, très populaire auprès de ses pairs, qui prend la relève.Le nouveau ministre de la Famille est père de cinq enfants, dont le plus jeune a trois ans.Revenu à la politique, Robert Dutil redevient ministre, au Revenu cette fois-ci.Battu en 2007, Pierre Corbeil, après que son expérience de ministre des Ressources naturelles lui eut permis de conseiller des compagnies minières, revient lui aussi, cette fois-ci à titre de ministre responsable des Affaires autochtones.Nommée ministre en 2003 puis laissée de côté en 2007, Lise Thé-riault reprend du service à titre de ministre déléguée aux Services sociaux.Défaite en 2007 mais réélue le 8 décembre, Dominique Vien devient ministre des Services gouvernementaux.Seul député libéral de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Serge Simard est nommé ministre délégué aux Ressources naturelles.Le vétéran Norm MacMillan accède au cabinet à titre de ministre délégué aux Transports.Le poste de whip qu’il occupait a été donné à Pierre Moreau.la présidence du caucus libéral a été accordée à Lawrence Bergman.Yvon Vallières devient le candidat que présentera Jean Charest à la présidence de l’Assemblée nationale le 13 janvier prochain.Outre Raymond Bachand, 10 des 18 ministres du cabinet précédent conservent les mêmes fonctions.A cette liste, on peut ajouter le nom de Claude Béchard, qui reprend le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, qu’il avait dû quitter en raison de sa maladie.«Que je suis content de vous revoir», a-t-il lancé à des journalistes, un enthousiasme que peu de ministres montrent à l’endroit de cette profession.Ainsi, parmi les figures de proue du gouvernement, Nathalie Normandeau reste vice-première ministre et ministre des Affaires municipales et des Régions, un titre auquel on a ajouté l’Occupation du territoire.Line Beau-champ est reconduite ministre du Développement durable et de l’Environnement et le Dr Yves Bolduc est indélogeable au ministère de la Santé et des Services sociaux.Julie Boulet garde les Transports, David Whissel, le Travail, Laurent Lessard, l’Agriculture, Marguerite Blais, les Aînés et Yolande James, l’Immigration et les Communautés culturelles.Sam Hamad, dont on loue le cran pour avoir rencontré les travailleurs floués de Don-nacona, conserve l’Emploi et la Solidarité sociale et reprend la responsabilité de la Capitale nationale des mains du premier ministre, qui avait pris la région sous son aile pour le 400" anniversaire de la fondation de Québec.Jean Charest a jugé que Christine St-Pierre s’était suffisamment raffermie à la Culture et aux Communications pour conserver son poste.La ministre est aussi responsable de la Charte de la langue fiançaise, mais cette dénomination a été abolie en 2003.De toute façon Jean Charest ria fait aucune allusion, hier, à la question de la langue.Parmi les grands oubliés, on relève Geoff Kelley, à qui on a préféré Pierre Corbeil pour les Affaires autochtones, et l’économiste Alain Paquet, cet éternel ministrable.Jean Charest leur a toutefois parlé et entend leur confier certaines responsabilités.Le Devoir RENARD SUITE DE LA PAGE 1 L’Assemblée des Premières Nations n’a pas mis beaucoup de temps à réagir.Dans un communiqué diffusé dans l’heure qui a suivi le dévoilement du nouveau conseil des ministres, le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, a déclaré sans détour que le nouveau ministre «a largement démontré son incapacité totale à comprendre et à traiter adéquatement les Premières Nations».Il s’interroge ouvertement sur les motivations du premier ministre et sur le message qu’il a voulu envoyer par cette nomination.D y avait pourtant, au sein de la députation, un homme, Geoff Kelley, dont tout le monde avait louan-gé le travail à l’époque où il s’occupait du dossier autochtone.Personne n’avait compris sa rétrogradation en 2007.Maintenant que M.Charest bénéficiait d’une bonne marge de manœuvre pour augmenter la taille de son cabinet, on comprend encore moins qu’il n’ait pas rappelé M.Kelley.Certes, il a le tort de représenter une circonscription de l’ouest de Montréal (Jacques-Cartier), alors que M.Corbeil est le seul élu libéral en Abitibi, mais la géographie ne suffit pas à justifier l’injustifiable.Si M.Kelley avait été élu dans une circonscription que les libéraux risqueraient de perdre à une élection partielle, lui témoi-gnerait-on aussi peu d’égard?De la même façon, si ce n'est qu’il a arraché Beauce-Sud à l’ADQ, ce qui ne constitue pas un grand exploit, qu’est-ce qui peut bien justifier le retour au cabinet de Robert Dutil, dont la présence embarrassait déjà Robert Bouras-sa il y a vingt ans?De façon générale, on ne peut cependant pas reprocher à M.Charest d’avoir valorisé l’expérience.Même si son principal mérite est peut-être moins d’avoir pris les bonnes mesures que d’avoir su éviter les gaffes, le conseil des ministres sortant avait indéniablement une bonne chimie.Comme on le dirait d’un entraîneur de hockey dont l’équipe connaît une bonne séquence, le premier ministre n’avait aucune raison de modifier ses trios.Si le principe de la parité entre hommes et femmes a été respecté, ces dernières détiennent la réalité du pouvoir de façon encore plus marquée qu’au cours du dernier mandat.Avec la nomination de Kathleen Weil (Notre-Dame-de-Grâce) à la Justice, la Santé est le seul «gros» ministère qui leur échappe encore.La nomination d’un homme, Tony Tomassi, père de cinq enfants, à la Famille renforce encore le message.Mme Weil est indéniablement une recrue prometteuse, a certainement la compétence nécessaire pour s’acquitter de ses nouvelles fonctions.Il est néanmoins curieux que ses notes biographiques ne mentionnent pas son long passage à Alliance Québec, dont elle a été conseillère juridique et directrice générale dans les années 1980-1990, à l’époque où la communauté anglophone s’était mobilisée contre la loi 101.Elle pourrait se retrouver dans une position embarrassante si la Cour suprême devait confirmer le jugement de la Cour d’appel qui a invalidé la loi 104, laquelle interdit le détour par l’école privée non subventionnée pour contourner les dispositions qui régissent l’accès à l’école anglaise.Sans surprise, M.Charest a indiqué que l’économie serait la grande priorité de son gouvernement, mais on ne voit pas très bien en quoi son conseil des ministres aurait été différent si le Québec traversait une période de prospérité.?Tout le monde convient de la nécessité de préserver le maximum d’emplois, même si les moyens dont dispose un gouvernement provincial sont très limités face à une crise d’envergure planétaire.D n’est cependant pas interdit de mâcher de la gomme en marchant Labsence de toute allusion au dossier linguistique, aussi bien dans la nomenclature des ministères que dans les remarques de M.Charest était éloquente.Malgré les difficultés qu’elle a éprouvées l’hiver dernier, on peut supposer jusqu’à plus ample information que Christine St-Pierre est toujours responsable de l’application de la Charte de la langue française, mais il aurait peut-être été utile de l’en avertir.Dans ce cas-ci, on a plutôt l’impression que le poulailler est laissé sans surveillance.Quand il s’était retrouvé à la tête d’un gouvernement minoritaire, au printemps 2007, M.Charest avait estimé que Jacques Dupuis n’avait pas la diplomatie nécessaire pour négocier un modus vivendi avec les partis d’opposition et il avait confié le poste de leader parlementaire à Jean-Marc Fournier, qui était nettement plus souple.Le PQ n’a pas de leçon à donner en matière d’utilisation du bâillon, mais Pauline Marois n’a pas tort de penser que le retour de M.Dupuis dans ses anciennes fonctions augure plutôt mal pour la collaboration entre les partis que dit souhaiter M.Charest Dans un Parlement la stabilité est rarement synonyme d’harmonie.mdavid@ledevoir.com RWANDA «Le TPIR, dont son ancienne procureure Louise Arbour, adopta l’idée de donner un grande leçon d’histoire et de justice en concentrant les procès sur le jugement des principaux acteurs du génocide SUITE DE LA PAGE 1 Chambre avait conclu à sa responsabilité dans l’armement et l'organisation subséquente de la milice inter-ahamwe — responsable de la plus grande partie des tueries — de plusieurs massacres commis à des barrages routiers à Kigali et à Gisenyi, sa région natale, et dans l’assassinat de la première ministre modérée de l’époque, Agathe Uwilingiyimana, des dix casques bleus belges qui devaient la protéger et de plusieurs dirigeants politiques.Le tribunal a rejeté l’argument de la défense selon lequel les massacres n’étaient pas organisés et que, par conséquent, il ne pouvait s’agir d'un génocide.Pour autant, le tribunal n’a pas retenu contre les trois hommes, faute de preuves suffisamment accablantes, le chef d'accusation suprême, celui d'«entente en vue de commettre un génocide» avant le 7 avril 1994.Depuis la création du TPIR, à la fin de 1994, aucune des 42 personnes jugées n’a été reconnue coupable de planification antérieure, ce crime qui touche à l’essence même du génocide — à savoir l’extermination intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe ethnique, national, religieux ou racial.«La question était de savoir si, avant le 7 avril 1994, des gens, dont Bagosora, se sont assis autour d’une table pour dire “On va tuer toute la population tutsie du Rwanda", et le tribunal a dit non», a souligné avec satisfaction Me Constant Réaction elle aussi satisfaite, mais suivant évidemment une logique différente, d’Aloys Mutabingwa, représentant du gouvernement rwandais auprès du TPIR: «La Chambre a conclu que Bagosora avait de l’autorité sur lesgénocidaires.[.] Dès qu’il y a génocide, la question de la planification ne se pose plus.Il ne peut y avoir de génocide sans planification.» Durant son procès, Bagosora a toujours nié sa culpabilité.«je conteste la thèse selon laquelle j’ai été l’ordonnateur des massacres», a-t-il déclaré.De la même manière, il a toujours nié avec fermeté l’existence même du génocide, dénonçant sans cesse une «propagande» fomentée par le régime de Kigali, dirigé par le Tutsi Paul Kagame.L’accusation a cependant relevé pendant le procès que, claquant la porte des négociations de paix qui s’étaient tenues en 1993 avec la rébellion tutsie, il avait déclaré s’en retourner dans son pays pour «préparer l’apocalypse».Le général Roméo Dallaire, qui était à la tête de la mission des casques bleus au moment de ces violences inouïes, a estimé que Bagosora était un «extrémiste connu», la «cheville ouvrière» du génocide, et qu’il l’avait un jour menacé de le tuer avec son pistolet Impact Un nombre record de 242 témoins ont été entendus au cours de ce procès phare.Quel sera son impact sur l’évolution de la justice internationale et les efforts de «réconciliation» au Rwanda?Le TPIR, qui doit mettre fin à ses travaux en 2010, soit plus de 15 ans après sa création par l’ONU, a maintes fois été critiqué pour l’extrême lenteur de ses procédures.Très tôt fut prise la décision, devant l’ampleur de la tâche, de mener des procès groupés de hauts responsables, alors qu’on prenait conscience de la difficulté technique de juger des milliers de seconds couteaux.«Le TPIR, dont son ancienne procureure Louise Arbour, adopta l’idée de donner un grande leçon d’histoire et de justice en concentrant les procès sur le jugement des principaux acteurs du génocide», explique le criminologue Jean-Paul Brodeur, de l’Université de Montréal.«Le problème, c’est que la longueur des procédures a fini par gommer la leçon qu’on voulait donner.» Autre embûche de taille: le TPIR ne sera ja- » mais parvenu à surmonter les oppositions du Front patriotique rwandais (FPR) de Kagame à voir juger les exactions que ses propres troupes avaient commises pendant les violences.«La justice internationale n’a pas liquidé son passé “nurembergeois" de justice de vainqueur», affirme M.Brodeur.Avec le résultat que le TPIR «aura surtout distribué une justice à la pièce, sans vraiment réussir à démonter les dynamiques du génocide», déplore Guy Desaulniers, de l’ONG Développement et Paix.Paris, qui entretient des relations tendues avec Kigali, n’en a pas moins salué ces condamnations «importantes pour [.] la pleine reconnaissance des droits des victimes du génocide rwandais».Le verdict est un message clair pour les autres dirigeants accusés de crimes contre l’humanité, comme le président soudanais Omar el-Béchir, au Darfour, a estimé pour sa part Reed Brody, de Human Rights Watch.«Le message est: “Faites attention.La justice peut vous retrouver.”» Dans un autre procès, le TPIR a condamné hier Protais Zigiranyiazo, beau-frère de feu Habyarimana, à 20 ans de prison pour génocide et extermination.Âgé de 70 ans, Zigiranyirazo était accusé d’avoir été membre de l’Akazu, petite mais puissante élite de familles hutues qui aurait prograimné l’extermination de la minorité tutsie.Il aurait été membre des escadrons de la mort du «Réseau zéro», qui avaient assassiné des centaines de Tutsis et de dirigeants de l’opposition dans les années qui précédèrent le génocide.Dans le jugement du TPIR, Zigiranyirazo a été notaire ment reconnu coupable d’avoir encouragé, dans un discours, le massacre de 800 à 1500 réfugiés tutsis à Kesho Hill, le 8 avril 1994.Le Devoir Avec Libération, BBC, Reuters et Associated Press Comment nous joindre ?514985-3333 514985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone 514985-3399 Par télécopieur 514985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514985-3344 Par télécopieur Par courrier 5149833340 avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 5149833322 Par télécopieur 5149833340 Les abonnements Au téléphone 5149833355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 5149835967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 5149833346 Par télécopieur 514-98M390 Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés k la disposition d'oruanisatlons reconnues dont la cause, 1rs produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuille* en avertir notre service h la clientèle le lïëvâïr est publié du lundi au samedi par Le I Vvoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Le Devoir inc.est propriétaire de la marque déposée lx Devoir, enregistrée auprès de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada.Il est imprimé par Imprimerie Quebccor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et A diffuser les informations publiées dans le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, une division de Corporation Sun Media.900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envol de publication — Enregistrement ri 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE LE DEVOIR.LE VENDREDI 19 DÉCEMBRE 2 0 0 8 B 2 WEEK-END CULTURE Pertes de 25 millions envisagées dans la culture L’opposition veut batailler ferme avant le dépôt du prochain budget Harper ISABELLE PARÉ Les partis d’opposition à Ottawa ont fortement réagi hier à la nouvelle étude qui affirme que 25 millions et près de 2000 emplois seront perdus dans le secteur culturel dans la foulée de l’abandon de l’aide aux tournées par le gouvernement Harper.Malgré ces prévisions, le cabinet du ministre du Patrimoine, James Moore, tient le cap et affirme que ces programmes sont trop inefficaces pour être maintenus.Confrontée aux nouvelles statistiques, Deirdra Mc-Craken, la porte-parole du ministre James Moore, a indiqué hier qu’il n’était pas plus question qu’avant de rétablir ces programmes.«L’examen de ces programmes a démontré que sur sept millions, environ cinq millions étaient dépensés en frais administratif.Notre gouvernement s’est engagé à mieux gérer l’argent des contribuables», a-t-elle dit Et cela, même après avoir pris connaissance des chiffres dévoilés par la Conférence internationale sur les arts de la scène (CINARS) qui démontrent que les programmes ProM’Art et Routes commerciales ont rapporté environ cinq fois plus que ce que le gouvernement fédéral y a investi ces dernières années.Par contre, le ministre Moore s’est engagé à rencontrer des représentants des milieux culturels avant l’adoption du prochain budget a-t-elle dit De leur côté, les partis d’opposition réunis au sein de la Coalition dirigée par le chef libéral Michael Igna-tieff ont fortement réagi à ces chiffres, et rappelé qu’ils négocieront ferme pour obtenir des concessions au chapitre de la culture avant le dépôt du prochain budget Harper, prévu pour le 27 janvier.«Tout ce qu’on souhaite, c’est que M.Harper entende raison et fasse des concessions d’ici le dépôt de son nouveau budget.Le rétablissement des programmes était me condition sine qua non pour le maintien de la coalition, et M.Ignatieff devra négocier cela s'il veut obtenir notre appui pour le budget», a soutenu hier la critique du Bloc québécois (BQ) en matière de culture, Carole Lavallée.De son côté, Hedy Fry, la nouvelle critique libérale en matière de Patrimoine, a soutenu hier que la coalition est la seule chose qui pourrait foire fléchir le gouvernement conservateur, resté de marbre malgré les protestations nourries déclenchées par l’abandon des programmes.«M.Harper doit faire des concessions, mais nous ne savons jamais ce que cet homme nous réserve.Si nous n’obtenons pas de réponses satisfaisantes dans le budget, il nous donnera un motif de le renverser, aAelle soutenu.M.Fry, qui a élaboré la plate-forme libérale en matière de culture, affirme que Stephen Harper fait preuve d’aveuglement idéologique en ne réalisant pas que le Canada doit investir dans le «capital créatif s’il veut s’insérer dans l’économie du XXI' siècle et faire compétition aux autres pays du G8.«H a une incompréhension de la valeur des productions culturelles.R ne s’agit pas de subventions, mais d’investissement.En pleine crise, on ne peut lever le nez sur une industrie aussi fructueuse», a dit Mme Fry au Devoir.Un budget névralgique Le gouvernement Harper doit présenter un nouveau discours du Trône le 26 janvier prochain, lors du retour des parlementaires à Ottawa.Un nouveau budget est attendu le 27 janvier, lequel a déjà foit l’objet de tractations entre M.Harper et le leader de la coalition, M.Ignatieff, ainsi qu’entre les critiques des finances John McCallum et Scott Brison.La coalition a présenté plusieurs demandes, dont certaines au chapitre de la culture.En théorie, la coalition pourrait renverser le gouvernement en votant contre le nouveau budget Flaherty, si elle n’obtient pas réponse à ses exigences.Mais pour l’instant le ton semble plutôt propice à la conciliation qu’à l’affrontement, estiment plusieurs observateurs politiques.Et cela, parce les partis d’opposition craignent de se retrouver en élections si jamais la gouverneure générale du Canada ordonnait la tenue d’un nouveau scrutin, à la suite d’un vote dé-fîaqt le gouvernement Harper.A Québec, la position de la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, demeure inchangée.Pas question, pour l’instant de compenser le manque à gagner entraîné par l’abolition des programmes fédéraux.On s’en tient aux pressions politiques.«On va continuer à œuvrer dans le même sens, et Mme St-Pierre doit rencontrer M.Moore au début janvier», a indiqué hier l’attachée de presse de Mme St-Pierre, Valérie Rodrigue.Le critique péquiste en matière de Culture, Pierre Curzi, a réitéré hier son irritation face à l’immobilisme d’Ottawa dans ce dossier.«C’est clair que ça [les compressions] va empêcher qu’on exporte certains de nos meilleurs produits culturels.Ça va avoir un effet dévastateur sur les créations», déplore-t-il, rappelant que plusieurs compagnies artistiques se financent en grande partie grâce aine cachets gagnés à l’étranger.Le Devoir EN BREF La Cour suprême entendra le litige sur les droits de diffusion L’industrie de la télédiffusion sera entendue par la Cour suprême du Canada au sujet d’un litige portant sur les droits de licence imposés par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).Dans une décision rendue sans motifs hier, le plus haut tribunal du pays a donné la permission aux réseaux de télévision et aux télédisfributeurs de contester un jugement de la Cour d’appel fédérale qui leur est défavorable.Les frais en jeu totalisent environ 100 millions par année pour l’industrie.LAssociation canadienne des radiodiffuseurs, les principaux réseaux de télévision privés et plusieurs télédistributeurs (câblodistri-buteurs et fournisseurs de signaux par satellite) soutiennent que les droits constituent une taxe illégale.La Cour fédérale leur a donné raison en 2006, mais la Cour d’appel fédérale a renversé cette décision plus tôt cette année et a déclaré que les droits de licence étaient valides.- La Presse canadienne Musée du Louvre : découverte de trois dessins inédits au dos d’un Vinci Paris — Le musée du Louvre a annoncé hier qu’un examen d’une toile de Léonard de Vinci réalisé avec les technologies les plus modernes avait révélé la présence de trois dessins inédits au dos de l’œuvre, une première pour cet artiste majeur de la Renaissance.La découverte s’est produite lorsque La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne, une de ses œuvres les plus célèbres, a été décrochée dans le cadre d’un réexamen systématique des toiles de Léonard de Vinci entrepris avec le Centre de recherche et de restauration des Musées de France, affilié au CNRS.«Un conservateur du département des peintures qui supervisait le décrochage de l’œuvre a remarqué au revers deux dessins presque invisibles à Tœil nu représentant une tête de cheval et une moitié de crâne», a précisé la direction du musée, jointe par l’Associated Press.La technique de pointe employée par le CNRS a permis, en intensifiant certains pigments comme le carbone utilisé pour les dessins préparatoires, d’obtenir des images dans une partie du spectre électromagnétique indécelable chez l’homme.Après avoir subi toute une batterie de tests au moyen d’une caméra réflectographique infrarouge, le panneau en bois de peuplier supportant La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne a donc laissé percer son mys- REUTERS Le second dessin découvert est une tête de cheval mesurant environ 18 cm de haut sur 10 cm de large.tère, réservant une autre surprise avec la présence d’un troisième dessin représentant l’enfant Jésus.«C’est la première fois qu’on a connaissance d’un dessin [.] au dos d’un de ses tableaux», se réjouit le Louvre, qui possède sept tableaux attribués à l’artiste ou à son atelier.Le premier dessin, réalisé comme les autres à la pierre noire ou au fusain, est une ébauche de crâne d’environ 16,5 cm sur 10 cm, avec la cavité orbitale, une partie de la cavité nasale et une demi-mâchoire, pourvue de dents.Le second est une tête de cheval mesurant environ 18 cm de haut sur 10 cm de large.Ses traits sont contractés et sa bouche grande ouverte semble se saisir de quelque chose.Le motif évoque les équidés présents dans un autre tableau du maître, La Bataille d’Anghiari.Enfin, le motif apparu à l’infrarouge figure Jésus tenant un agneau dans ses bras à mkoips.D’une quinzaine de centimètres de haut, ce dessin de l’Enfant à l’agneau peut être rapproché de celui présent dans la composition du tableau en question.Même si le style est très proche, le Louvre n’est toutefois pas en mesure d’affirmer si ces ébauches sont signées de Vinci, d’un de ses apprentis ou même si elles ont été rajoutées ultérieurement La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Ame, un des chefed’œuvre les plus connus de l’élève de Verrochio, «a été peint entre 1500 et 1510».Il conserve tout son mystère parce qu’on ignore s’il a été acquis par François I", protecteur du peintre florentin, ou acheté par le cardinal de Richelieu un siècle plus tard.«Le Louvre fait analyser toutes ses œuvres parce qu’il a vocation à poursuivre la recherche sur De Vinci», explique le musée.En 2004, La Joconde a subi un examen similaire qui n’a rien décelé.Bacchus devrait suivre.En juin 2009, le grand musée parisien organisera d’aiDeurs dans son auditorium une journée publique d’étude et dinformation consacrée à l’état des investigations menées sur l’œuvre de Léonard de Vinci.Associated Press CONCERTS CLASSIQUES Bon soir pour les Musici I MUSICI Vania Angelova: Danses païennes sur charbons ardents (création).Franck: Concerto de chambre pour piano et cordes, opus 10.Turina: Rapsodia Sinfonica, opus 66.Schubert Quatuor « La Jeune fille et la mort », version orchestrale.Richard Raymond (piano) , I Musici, dir.Yuli Turovsky.Salle Pollack, jeudi 16 décembre 2008.CHRISTOPHE HUSS Ly ensemble de Yuli Turovsky s’aventurait hier dans r des contrées peu fréquentées et attirait l’attention par la programmation d’un Concerto de chambre pour piano et cordes, opus 10 de César Franck, totalement inconnu au bataillon, mais qui correspond à une partition intitulée Solo de piano avec accompagnement de quintette, composée en 1844.Etrange œuvre, considérée comme perdue par certains musicologues, mais dont a été éditée en 1991, par Joël Marie Fauchet une édition critique.Autre étrangeté: le numéro d’opus 10 est parfois accolé à une sonate pour piano.Le quintette accompagnateur étant constitué de deux violons, d’un alto, d’un violoncelle et d’une contrebasse il est facile et tentant de multiplier les instruments pour en faire un «Concerto de chambre».Il n’en reste pas moins que le terme concerto est passablement impropre à caractériser cette partition cyclique d’un seul tenant dont le mérite principal est de se développer sur un fort beau thème lyrique.Le piano se déchaîne beaucoup, parfois pour rien, comme si le jeune Franck éprouvait quelque complexe lisztien.A force, les tempêtes se cristallisent dans une grande section centrale.On est heureux de la multiplication des cordes: un simple quintette aurait été écrasé par le piano frappant de Richard Raymond.Le Franck était entouré de deux partitions géographique ment typées et colorées: l’une Bulgare, efficace création qui parle à tout un chacun; l’autre espagnole, pour piano et cordes, riche en images.C’est pourtant dans la seconde partie, l’arrange ment pour cordes de La Jeune fille et la mort, que les Musici ont fait le plus impression, la meilleure depuis bien longtemps d’ailleurs, avec une remarquable ce hésion, une réactivité remarquable dans la gestion des nuances, des lignes bien dessinées dans l’Andan-te con moto et un mordant toujours précieux dans le rendu musical de cette partition torturée.Petite pensée pour le contrebassiste, qui a dû s’ennuyer un peu à ne doubler que quelques traits des violoncelles.A LA TELEVISION 18HOO | 18h30 19h00 | 19h30 ZOhOO I 20h30 Le Téléjournal Le TVA 18 heures Passe-Partout / Une île Le retour Le cercle Mission Antarctique All Together Now GARFIELD: LE FILM (2004) avec Jennifer Love Hewitt, Stephen Tobolowsky, Breckln Meyer.ASTÉRIX ET CLÉOPÂTRE 1968) avec Voix de Jacques Morel, Micheline Dax, Rpaer Carel.! RDI en direct Journal FR Drôle-monde [Goût-Louis MX VRAK.Tv TTF RDS HIST0RIA SERIES+ 2TELE C.SAVOIR EVASION TF0 RDI en direct 17h55 Champion Drôle-monde Recette V MP6 15h00 Grand décompte Charmed / Les Noxons Les Simpson Naruto Sports 30 (D) Les 7 péchés capitaux / Luxure Du tac au tac Du tac au tac Juste cause La porte des étoiles 17h30 Intellectuelle Qu'est-ce qui mijote?24 heures en 60 minutes Panique dans l'oreillette Histoires de crimes Décore ta vie Airoldi-sortie Décompte MusiquePlus Tops Anglo TopS Franco Grenade?_ BuzzMag Ile des défis Steen Les Gags National Geographic / La Forêt du Grand Ours 21h00 | 211)30 Concert Pop, tout en piano / Gregory Charles Juste pour rire / Comicographie Claudine Mercier Le Téléjournal Le TVA 22 heures 23h30 I minuit I La zone 123h45 Steven Spielberg présente Disparition/John 22h45 LA VOIE DE PERDITION (2002) avec Paul Newman, Jude Law, Tom Hanks, UN HOMME ET UNE FEMME (1966) avec Jean-Louis Trintiflnanl, Pierre Barouh Anouk Aimée.L'AMOUR EN CADEAU (2006) avec Clark Gregg, Megan Park, Jennifer Grey.110% 1 LE FANTÔME DE CANTERVILLE (1997) avec Celia Imrle, Sarah-l jane Potts, lan Richardson.[Grands Report.Imax Le Té épurai Thalassa/ Sur le sentier du littoral en Guadeloupe [Un tueur si proche [Preuves à l'appui _Desjtiaisqns d)qccasion$ Monsieur Showbiz RDI en direct RETOUR AU PASSE (2000) Le journal RDI [ Génération en clips Dans le trouble 70 [Chaotic Di-Gata | LNH HockeySénateurs d'Ottawa c.Devils du New Jersey (D) Dans le secret des villes César parle chiems___________ ; Mon char j Bum à faire [L'index______________________ [Newport Beach / Défouloirs Les Simpson American Pad Naruto L'antichambre (D) [Le National | Le Téléjournal Mûvmédia / Films bilan TV5 le journal EN MARGE DES JOURS (2007) Mayday____________________ [Sexe Réalité Billets Verts ^Ôui à la robe ]Cinéma Etat critique N[0FX_ Casse-Gueule Champion et ses G-Strings Champion Histoires de pègre ByeMalson Ma maison Enzo Ferrari NCIS enquêtes spéciales I CANNERY ROW (1982) avec Debra Winger, Audra Lindley, Nick Nolle.Best Friends Access H Si l'avais un char | Vente de garage_____ Whistler / La dernière descente [commentça [Bancd'essai [Organization?Cuba-Aventure HabitDuMonde[ Les marchés de Philippe Rupert Cornemuse [ Le 35e de la nuit sur l'étang 17h25 LES CANONS DE NAVAR0NE (1961 ) Gregory Peck.L'EFFROYABLE CHOSE (1982J Kurt RusseÎL _ ______________ 17h3Ô INCROYABLE FABLE:.I NANCY DREW V.F.(2007) Emma Roberts.[ 201,45 Cméjour STOP-LOSS (2ÔÔ7) avec Abbie Cornish, Ryan Phillippe.Degrassi ; Pièce d'identité R-Force Henri pis gang Les Simpson American Pad Sports 30(D) Ligue-question Académie Danse PLs [info max Hors d'ondes Naruto Arts martiaux Grand spécial français Juste pour rire 2005 Les experts / L'envers du décor I Les experts / Double fond ] LA: Enquêtes / Flou artistique i Le destin de Bruno Monstres Mécaniques Chasseurs d'ovnis [ Chasseurs de fantômes [[ ESB présente.[ Festifilm Francophonie, pourqui, pour quoi ___| Doc-3 Guide restos VOIR Le Top 10 [Hôtels________________________ L art d être parent : VAL ABRAHAM (1993) Luis Miguel Cintra.: Canada-amour 23h45 WEST SIDE STORY TiîhSÔ CITE OBSCURE (1998) Jennifer Connelly.Surnaturel Le journalisme international Beauté du monde Rêver le français Secrets d h.; Cinéma CÔRIM ,.de la pêche Croisée ch._____________[Coronation St.[ Access H.House & HomejE.T.Canada A&E BRAVO DISCOVERY HISTORY NEWSWORID SHOWCASE LEARNING TSN 12/19 J Creatures World News : NBC News King of the Hill The Simpsons News News Business News Cold Case Files Street Legal How It's Made [How It's Made Ultimate Engineering News CBC: Business EastEnders , Little Britain What Not to Wear / Annie Oft the Record i SportsCentre 181)00 | 181)30 [Adventures in / Power j Fox 44 News j Evening News |jeopardy [2 1/2 Men Worldfocus Jeopardy______[The Secret ot the Nutcracker eTalk Rita MacNeil's C'mas Ent.Tonight 90210 /Secretsand Lies The Agenda with Steve Paikin Deal/No Deal Wife Swap / Heene/ Martell Ent.Tonight Ghost Whisperer __ Wheel Fortune Momma's Boys 2 Ï/2 Men [ Smarter-5th Grader I Little Mosque j CBC News: The National EIGHT DAYS TO LIVE (2006) avec Shawn Doyle, Kelly Rowan.Lite/Trapdoor Heartbeat Supernanny / Quinn Family Vermont Week Wash.Week The NewsHour With Jim Lehrer] Roadside Adv [ Access n NOW Outdoors : Rita MacNeil's C'mas j CSI: Miami / Money Plane ; Fact Presents Books/ Film Tornado Rampage Shockwave ______ The Hour The Guard / Live Free j Numb3rs/Tabu Dateline NBC Don (Forget the Lyrics Bill Moyers’ Journal Wash.Week j NOW Numb3rs/Frienemies Allan Gregg 20/20 Film 101 Numb3rs/Frienemies [eTalk [CSI: Miami ] Desperate Housewives J Daily Planet NCIS / Boxed In Âround-World Scene The Best Years ______________________________ [ Real Simple, Real Life./ Lana [ What Not to Wear / Tamara_ liHF Hockey / Canada c.Swède - Championnats du Monde Junior FOX 44 News TMZ ndependent Lens Bill Moyers' Journal 1231)35 J'EN SUIS (1997) 22h55 3 AMIS (2007) Mathilde Seigner.The Hour [Arrested__ News [ CTV News jOhOSCSLNY News_________ ECW Wrestling The Agenda with Steve Paikin Heartbeat Sex & City |23h35News [ohQSKimmel News EIGHT DAYS TO LIVE (2006) avec Shawn Doyle, Kelly Rowan.News Family Guy News News 23h35 David Letterman [23"35 Tonight Show J.Leno CSI: Miami/Game Over CSI: Miami/Sex & Taxes RICHARD III (1995) avec Annette Bening, Ian McKellan.Man vs.Wild / Castaway Ultimate Engineering CBC News: The National Testées I K.vs.Spenny What Not to Wear SportsCentre 211)00 [ 211)30 Alcatraz: Living Hell Ax Men the lifth estate Webdreams Webdreams Say Yes-Dress Say Yes-Dress Curling - Coupe Continentale (D Seinfeld ] Charlie Rose [Charlie Rose CTV News Criminal Minds/Empty Planet Law & Order / Turnstile Justice Daily Planet Crime Stories_________________ News Sin Cities: Life [ Porno Valley What Not to Wear 70s Show 0h05 CSI: NY CSI: Miami W.Trace Man vs.Wild Shockwave The National Festees Say Yes-Dress 221)30 | 231)00 Classification des films: (1) Chef-d'oeuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon ASTÉRIX ET CLÉOPÂTRE Le classique dessin animé de 1968.L’animation était minimale, mais on y trouvait de réjouissantes chansons.Télé-Québec, 18h30 ALL TOGETHER NOW Documentaire fort intéressant sur la production du spectacle Love du Cirque du Soleil et des Beatles à Las Vegas.Vous y constaterez que les veuves des Beatles n’étaient pas toujours faciles à vivre.Radio-Canada, 19h30 VICTOR DIAZ LAMICH Grégory Charles CONCERT POP TOUT EN PIANO - GREGORY CHARLES Production qui avait d’abord été préparée pour la chaîne MusiMax.Radio-Canada, 21 h UN HOMME ET UNE FEMME Lelouch.Trintignant.Anouk Aimée.Chabadabada.Télé-Québec, 21h As-tu l'oreille à Montréal?CIBL Radio-Montréal 101,5 FM Investissez-vous?Samedi à 11 h Philippe Santerre anime le magazine économique qui vous répond j^iiriiiïiluilJiliiikiÂiuidÉ «i Radio-, , Montreal www.cibn015.com LE DE VOIR, LE VENDREDI 19 DÉCEMBRE 2 0 0 8 WEEK-END NATURE B 5 Vous ne les aimez pas?Nourrissez-les! Louis-Gilles Francœur Le pire service qu'on puisse rendre aux cerfs de Virginie en hiver, c’est de les nourrir! Malheureusement, faute d’interdiction, cette pratique se répand car de plus en plus de gens apprécient la vue de ces animaux magnifiques.Mais, saut en périodes de grande pénurie alimentaire, lors d’hivers exceptionnels et dans le cadre d’opérations gouvernementales, on ne devrait JAMAIS, en hiver à tout le moins, nourrir les cerfs avec des fruits, des légumes, du foin, du mais, de l’avoine et autres nourritures disponibles dans les coops agricoles.Les cerfs de Virginie perdent en moyenne 30 % de leur poids en hiver en raison de la transformation de leur diète.Leurs besoins écologiques changent Les cerfs se concentrent alors dans des ravages afin de bénéficier des chemins tracés par leurs congénères.Ils diminuent aussi leur activité pour diminuer leurs pertes d’énergie et dans le cas des mâles, tenter de renflouer les réserves dépensées à «courir la galipo-te» pendant le rut C’est cette baisse de leurs réserves qui explique, selon Michel Huot un des biologistes responsables de la grande faune au ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), que les femelles et les faons ont un taux de survie supérieur aux mâles en hiver.Alors que les cerfs bénéficient d’une nourriture abondante et diversifiée en été, en hiver ils se contentent de bourgeons et de brindilles qui émergent de la neige.Leur flore bactérienne se modifie afin de pouvoir décomposer cette nourriture moins riche en protéines et plus difficile à fragmenter.Si on leur redonne aux mangeoires une nourriture plus riche, on déséquilibrera leur système intestinal, ce qui provoquera des diarrhées — parfois fatales — et la ruménite.Des impacts importants Deux grandes conséquences résultent du nourrissage par les humains.D'une part les cerfs nourris par les humains pourront plus difficilement se nourrir dans la nature s’ils doivent s’éloigner des mangeoires, dont ils deviennent alors dépendants.Ceux qui pratiquent le nourrissage devraient donc s’astreindre à assumer cette responsabilité durant tout l’hiver et en quantité suffisante sous peine de condamner ces cerfs — qu'ils veulent pourtant aider — à la maladie, voire à la mort explique le biologiste.Mais on ne voit pas ces cerfs malades ou morts près des mangeoires.Les cerfs ainsi nourris, poursuit le biologiste Huot «se socialisent» progressivement avec tous les risques qui en résultent à la fois pour le cheptel et pour les humains.Apres deux ou trois générations, dit-il, les cerfs perdent l’art de s’alimenter et de survivre dans la nature.Ils transmettent cette tare à leurs descendants, qui vont eux aussi fréquenter les mangeoires et s’approcher des maisons pour piller jardins et parterres en d’autres saisons, un fléau chez nos voisins du Sud.I%i% ’V b '%, SOURCE MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES ET DE LA FAUNE Après deux ou trois générations de nourrissage, les cerfs perdent l’art de s’alimenter et de survivre dans la nature.Et les sites de nourrissage deviennent des foyers de transmission de maladies, parce que les cerfs y échangent bactéries et virus.Malheureusement, plusieurs personnes sans scrupules profitent aussi de cette socialisation excessive des cerfs pour en abattre en dehors des saisons de chasse, avec de petits calibres ou les silencieuses arbalètes, la nouvelle arme des braconniers.Souvent, ce sera un voisin des adeptes du nourrissage ou le braconnier du coin qui profiteront illégalement des sites nourriciers.Plusieurs adeptes du nourrissage à l’année longue estiment d’ailleurs légitime de pouvoir abattre pendant la chasse légale un de ces cerfs dont ils ont assuré la survie tout au long de l’année, une juste compensation de leur investissement dans la protection du cheptel, croient-ils.Mais ils oublient que profiter de la socialisation excessive d’animaux de moins en moins méfiants envers les humains est aussi indigne moralement, écologiquement et cyné-gétiquement que la chasse en enclos.Ces pratiques, soit le nourrissage à l’année longue et l’abattage à moins de 300 mètres de tout site d’appâ-tage important, devraient être totalement interdites par la loi au nom d’une éthique élémentaire de la chasse et des risques qui en résultent pour le cheptel.Ce n’est pas «parce que les gars le veulent» que Québec doit renoncer à ses missions légales! Le nourrissage, hivernal et en d’autres temps de l’année, a pris des proportions inquiétantes au Québec.Dans les Laurentides, selon les chiffres du ministère, il se vend plus de 12 000 tonnes de carottes et de pommes chaque année pour nourrir et appâter les cerfs en période de chasse.En Estrie et en Outaouais, plusieurs établissements touristiques en ont fait une attraction dangereuse pour le cheptel et le public.La pratique est encore plus détestable et dangereuse quand elle s’étend aux ours car des pourvoyeurs ont entrepris d’attirer ainsi les touristes en transformant l’appâtage pour la chasse en pratique nourricière de long terme pour appâter cette fois les touristes benêts.Mais ces ours de plus en plus socialisés constituent une menace inacceptable pour la sécurité du public, des randonneurs et des chasseurs.Le fait que ces cerfs soient ainsi socialisés pose même un problème de sécurité publique car ils sont responsables d’un nombre accru d’accidents routiers et provoquent des dommages croissants en milieu naturel, chez les voisins des sites nourriciers par exemple.Pire, ces sites deviennent, explique Michel Huot, des «foyers de transmission de maladies» parce que les cerfs y échangent bactéries et virus par la salive, les fèces et l’urine.La perspective de voir arriver bientôt au Québec la maladie débilitante chronique du cerf, la «maladie du cerf fou», rend encore plus impératif un changement de stratégie.Si on veut nourrir les cerfs en hiver, le moyen le plus naturel et le plus inoffensif, c’est de couper son bois de chauffage car les branches et brindilles laissées au sol vont augmenter leurs ressources alimentaires et aussi aider les lièvres et les perdrix.La politique du laisser-faire Il y a 25 ans, j’ai participé à une séance d’information sur ce qu’on appelait déjà le «problème du nourrissage» des cerfs.Duc ans plus tard, une autre séance du genre a été tenue, et en même temps les biologistes nous ont expliqué les impacts de l’hiver comme tacteur limitant de cette espèce au Québec.Mercredi, encore une fois, le gouvernement a invité les journalistes à une autre rencontre du même genre.Après avoir regardé passivement le problème s’aggraver pendant 25 ans, Québec se lance donc dans une énième «campagne de sensibilisation» en pen- sant qu’une nouvelle brochure et des clins d’œil médiatiques vont régler un problème qui porte sérieusement à conséquence pour le cheptel et les humains.On a toujours dit dans ce ministère frileux qu’il était temps de réglementer quand les politiques incitatives ne donnaient plus de résultats probants.Mais deux facteurs empêcheraient Québec d’attaquer de front ce problème.D’abord, selon ces valeurs débilitantes, répandues dans le public et dans certaines sphères néolibérales de la fonction publique — on en voit les résultats, côtés économique et financier! —, le «laisser-faire» serait synonyme de liberté.Des gens incapables d’admettre qu’il faut réprimer les comportements aberrants et nuisibles pour l’environnement et les espèces vivantes ont récemment été jusqu’à parler
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