Le devoir, 4 novembre 2004, Cahier D
LE DEVOIR, LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2 0 0 4 LE DEVOIR Energies, mines et ressources EXPLORATION Le Québec, quatrième ressource minière mondiale après le Chili, le Nevada et l’Australie Page 4 -¦a.'*!.- N EFFICACITE Il faut mettre fin à une consommation énergétique irresponsable Page 5 : MARIA GOLOVNINA REUTERS -¦"**»' èMéïià** Mineurs dans un paysage non miné Leurs images ont fait le tour du monde.Déjà, en 1980, on les retrouvait à Montréal, sur les murs du Musée des beaux-arts.L’exposition Hier et après avait alors offert un de ces ensembles de quatre photographies, autant d’images quasi identiques d’un même chevalement de mines, présenté comme un monument de l’ère industrielle.En avril dernier, Bernd et Hilla Becher recevaient le prix annuel de la Erna et Victor Has-selblad Foundation, le «2004 Hasselblad Foundation International Award in Photography», étant ainsi reconnus comme «les artistes les plus influents de l’époque actuelle».Ce que les Becher documentent c’est un temps passé, celui d'un monde où l’énergie se trouvait au bout de la pelle, en creusant à partir de la surface et en poursuivant la veine charbonnière jusqu’à l’épuisement de la ressource, laissant dans le paysages d’énormes montagnes de scories.Ce temps toutefois ne serait plus: il est en effet devenu inacceptable que les mines dénaturent les paysages.De plus, à entendre les ténors de l’industrie minière, il serait encore loin, fort loin, ce temps où on pourrait entrevoir une pénurie des ressources.Québec, terre d’espoir Le Québec est une véritable «mine» pour les mines: «En Abitibi, raconte Renald Gauthier, directeur général de l’Association d’exploration minière du Québec, une région où Use fait de l’exploration depuis 75-80 ans, 92 % des forages l’ont été entre 0 et 200 mètres seulement.Donc, au-delà de 200 mètres, ce territoire est presque atissi vierge qu’au moment où les premiers prospecteurs sont arrivés dans les années 1920-30.Et même au niveau des 200premiers mètres, il y a encore des découvertes qui se font, dont tout récemment à 20 km seulement de Rouyn!» Et de décrire par la suite les Le immenses ressources que l’on soupçonne plus au nord, partout où le relief précambrien explique les formations géologiques.Québec est Une telle situation est en soi une bonne nouvelle.Mais il y a encore mieux: «Il faut prévoir et évaluer un projet d’exploitation dans une perspective à une véritable ^on8 terme, informe Bill Mercer, directeur de service chez Noranda et ancien président de la Prospectors and Developers Association of Cana-• da, ce que les compagnies minières ne faisaient pas mine pour n y a 30 ans à peine.Maintenant, lorsque nous établissons un site minier, nous prévoyons les coûts de fermeture de la mine.C’est une question de développement durable.» Ainsi, l’industrie s’est donné ses propres normes environnementales, le programme E3 (pour «Excellence environnementale en exploration»), contrant ainsi des stratégies passées qui permettaient à un exploitant, une fois les profits encaissés, de laisser les sites dans un état lamentable.De telles pratiques étaient aussi devenues pour l’industrie minière une barrière au développement, donnant l’image d’un secteur socialement irresponsable.Aujourd’hui, s’il se trouve toujours des prospecteurs les mines pour dénoncer les politiques gouvernementales ainsi que les diverses réglementations que les explorateurs s’imposent, en retour les représentants du milieu, du moins ceux de l’Association minière du Québec, informent avec enthousiasme que le Québec est un chef de file mondial en matière de protection et de restauration de l’environnement Responsabilité sociale Un premier regard jeté sur l’industrie minière permet de croire que ce secteur a à tout le moins une attitude responsable, qu'il s’agisse d’exploration, de recherche, de relations avec les citoyens, de mise en valeur des ressources ou de conservation des lieux.Cela est tant mieux.Mais il ne faudrait pas oublier, parlant tant de ces ressources que d’énergie, qu’ailleurs le Québec prend toutefois du retard.Hydro-Québec en convient d’ailleurs, la société mettant en place un programme visant à promouvoir l’efficacité énergétique alors que l’industrie du gaz met de l’avant les avantages de sa ressource.Et tout cela s’impose car le Québec n’a pas le beau rôle en ce domaine: en effet, aurions-nous en tête les statistiques sur les émissions de gaz à effet de serre qu’il faudrait admettre que ce coin d’Amérique ne peut faire la leçon à personne, même pas à l’Amérique héritée de George W.Bush.Souhaitons donc que ce qui se passe dans le secteur minier serve d’exemple à d’autres.Et ce, pour le profit de tous.Normand Thériault INDUSTRIE RECHERCHE ET MINIÈRE SOUS-SOL ENVIRONNEMENT ET MINES Portrait et avenir Procédés et technologies Page 3 Page 4 Développement et réglementation Page 6 I I .m m HIM Hi® S*Si ,i>* ' i ,w 1; Sin® ¦vi” • : .< ; HPH ¦•.V'1 ' ¦¦
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