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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-11-10, Collections de BAnQ.

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LES PRIX I COTE D’IVOIRE DU QUÉBEC Naïm Kattan reçoit le prix Athanase-David Page A 4 w w w e v o i r.c o ni ?- Au moins sept manifestants ont été tués à Abidjan Page A 5 LE DEVOIR V o L .X C V N “ 2 5 6 ?LE LUNDI 1 0 N O V E M B R K 2 O O 1 vus, u* « Jm Æ À Gaza, hier soir, des citoyens palestiniens ont allumé des cierges autour d’une photo du président palestinien Yasser Arafat.GORAN ROMASEVIC REUTERS Macabre cacophonie autour de l’état critique de Yasser Arafat DIDIER FRANÇOIS Gaza — La plus grande confusion a régné hier, toute la journée, autour de l’état clinique du président palestinien Yasser Arafat.Et les explications embarrassées données dans la soirée par la délégation des principaux dirigeants palestiniens, venus à Paris s’enquérir de la santé du raïs, n’ont guère permis d’y voir plus clair.Rumeurs.«Le président est très mal», a reconnu Na-bil Chaath, le ministre palestinien des Affaires étrangères, à l’issue d’une rencontre à l’Elysée avec Jacques Chirac.«Son état s’est détérioré.Depuis mercredi dernier, Yasser Arafat est plongé dans le coma, et ce coma s’est renforcé la nuit dernière.Cela étant dit, même si nous nous rendons compte que le président est dans une situation difficile, son cœur, son cerveau et ses poumons fonctionnent toujours, et il est donc toujours en vie.Je ne pense pas qu’il y ait quelque raison que ce soit de lancer des rumeurs précipitant sa mort ou des rumeurs permettant d'espérer un prompt rétablissement.Son sort est dans les mains de Dieu.» Une heure plus tôt, toutefois, à Ramallah, un autre ministre annonçait le décès de Yasser Arafat «La question est de savoir comment et quand nous allons l’annoncer.Mais il est mort, c’est sûr», avait-il affirmé, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat Une déclaration «catégoriquement» démentie par Leila Chahid, la représentante de l'Autorité palestinienne en France, et infirmée de façon beaucoup plus sobre par les médecins militaires de l’hôpital Percy.«Les termes du communiqué rendu public ce jour par le général Estripeau sont toujours valides, a assuré le porte-parole du service de santé des Armées.M.Arafat n’est pas décédé.» Cette macabre cacophonie semble trouver ses racines dans un incroyable bras de fer entre la direction palestinienne et l’épouse du président, Souha Arafat, qui, du point de vue du droit français, serait la seule personne habilitée à demander l’interruption de l’assistance thérapeutique maintenant son mari en vie.Depuis quelques jours, la femme du rais avait interdit l’accès de la chambre du patient à tous les officiels palestiniens en poste ou de passage à Paris, avant d’accuser publiquement les dirigeants du Fatah de vouloir «enterrer vivant le président».Plusieurs médiations, françaises ou palestiniennes, ont tenté de la faire fléchir.Sans grand succès.Souha Arafat campe à l’hôpital Percy, flanquée de deux avocats.Ijh délégation palestinienne venue hier au chevet du rais a certes été «accueillie amicalement et autorisée à discuter avec les médecins», selon les termes de Nabil Chaath, mais seul le premier ministre Ahmed Qoreï a été autorisé à pénétrer dans la chambre du malade, et à la condition d’être accompagné du garde du corps personnel d’Arafat Mahmoud Abbas, secrétaire général adjoint VOIR PAGE A 8: ARAFAT 8 7 e + I' A X K S - I $ Les GFs au cœur de Fallouja «Une dizaine» de morts du côté américain PATRICK BAZ N E I) PARK E R Fallouja — lx>s troupes américaines ont atteint hier le centre de la ville de Fallouja, soumise à un déluge de feu, au deuxième jour de l’offensive contre ce bastion rebelle sunnite irakien dans laquelle une dizaine de GI’s ont été tués.D' premier ministre irakien, iyad Allaoui, qui a donné l’ordre aux soldats américains et irakiens de lancer lundi l’assaut baptisé «Opération Aube» contre Fallouja, à 50 km à l’ouest de Bagdad, a appelé les rebelles à déposer les armes, selon son porte-parole.Des unités de l’armée américaine et des Marines ont atteint en soirée La principale avenue centrale de Fallouja, qui traverse la ville d’est en ouest, a indiqué à l’AFP un officier des Marines.«Des chars patrouillent sur Michigan I, la route baptisée ainsi par les militaires et qui passe par le centre de Fallouja», a-t-il dit Selon l’année, le gros des rebelles, estimés à environ 25(X), est retranché dans le centre.Les combats ont diminué d'intensité vers 21h locales, selon un journaliste de l’AFP accompagnant les Marines.Des accrochages ont rythmé l'avancée des soldats vers le centre, alors que les hélicoptères survolant la région ont été la cible des tirs des rebelles embusqués dans des immeubles désaffectés.VOIR PAGE A H: FALLOUJA Dans l’autre bastion sunnite rebelle, Ramadi, la guérilla a repris le centre-ville Un Vermont souverain.associé au Québec! Des sécessionnistes américains s'organisent ANTOINE ROBITAILLE Séparer le Vermont des Etats-Unis pour ensuite, si possible, l’associer à un Québec indépendant et peut-être aux quatre provinces maritimes: c’est le type de scénario sur lequel une centaine d’indépendantistes du Vermont et de tenants de la démocratie directe se sont penchés en fin de semaine à Middlebury.Us souhaitent aussi définir des «stratégies» pour encourager les quelque 28 mouvements séparatistes, existant partout aux Etats-Unis — notamment en Alaska, à Hawaii et au New Hampshire — et ainsi précipiter da dissolution de l’Empire».La réélection de George Bush les a aidés, semble-t-il.«Chaque fois qu’il ouvre la bouche, de nouveaux membres rejoignent notre mouvement!», s’enthousiasme, à l’autre bout du fil, Thomas Naylor, 68 ans, Thomas Naylor et le drapeau du Vermont libre VOIR PAGE A 8: VERMONT INDEX -«4 .Actualités .A2 Annonces.B 6 Avis publics .B 4 Carrières.B 5 Culture.B 7 Décès.B6 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B4 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 ROB ELLIOTT AGENCE FRANCE-PRESSE Une jeune Cambodgienne de 16 ans rescapée d’un bordel de Phnom Penh.L’Asie du Sud-Est constitue un des plus importants bassins de recrutement de la traite sexuelle dont sont victimes environ quatre millions de femmes et d’enfants chaque année.Import-export de chair fraîche L auteur Richard Poulin lève le voile sur la mondialisation de l'industrie du sexe C LAIRAN D RÉ E CAUCHY Vendues par leur famille, kidnappées, ou rêvant tout simplement d'une nouvelle vie dans un pays occidental, environ quatre millions de femmes et d’enfants basculent chaque année dans l’enfer de la traite à des fins de prostitution.Selon des données citées dans l’ouvrage La Mondialisation des industries du sexe, paru hier, il y aurait eu trois fois plus de victimes de la traite sexuelle en Asie du Sud-Est dans les années 1990 que pen- dant les 400 ans qu’a duré l’esclavage des Africains, soit 33 millions comparativement à 11,5 millions.La prostitution générerait un chiffre d’affaires annuel de 72 milliards SUS, alors que le trafic sexuel rapporterait quelque 12 milliards au crime organisé.L'auteur de l’ouvrage, le sociologue Richard Poulin, pense que «l'explosion» des industries du sexe ces dernières décennies constitue la «marche normale de l’économie marchande».VOIR PAGE A 8: CHAIR 9 ECONOMIE Bombardier Produits récréatifs met à pied 800 employés ¦ À lire en page B 1 Les légendaires Nass El Ghiwane I rs "KolUtttj Stones de l'Afrique ' a l'assaut de Montreal .yÆ ///fV • et) grandi soirée de clôture de la cinquième edition du ! MA cft> f" " 14 novembre 2004,20 h Admiwion (S 14) 790 124S „„s4 B***1 J.„ UK mrr-j u dh'-t ¦ mu co«tu M.5 Alston mm r i*i Québec!»; ws yj>£ Rcnauri Bray _.Qc ici- n r ¦ asr LE DEVOIR.LE MERCREDI 10 .NOVEMBRE 2 0 0 4 A 2 ?LES ACTUALITES* ONTARIO Une mère et ses sept enfants meurent dans un incendie Julie Boulet évitera les conflits d’intérêts au conseil des ministres REUTERS Monika Woerlen et ses sept enfants sont morts dans l’incendie de leur maison peu avant minuit lundi soir.siÉfri Pelham (Ont) — Une femme et ses sept enfants ont péri dans l’incendie de leur résidence à West Lincoln, une communauté rurale de la péninsule du Niagara, dans le sud de l’Ontario.L’événement s’est produit peu avant minuit lundi soir.Plus d’une quarantaine de sapeurs-pompiers dépêchés sur les lieux n’ont pu que constater qu’«î7 n'y avait aucune possibilité de sauvetage», a indiqué en conférence de presse Scott McLeod, le chef du service de lutte contre les incendies de Pelham, un village voisin.«l^e feu passait à travers toutes les fenêtres, toutes les portes, et à travers le toit, a-t-il précisé.L’édifice était instable à ce moment.Il n'y avait aucune possibilité de tenter d’entrer à l’intérieur.» l a police a identifié les victimes comme étant Monika Woerlen, 39 ans, et ses enfants Susanna, 11 ans, Elena, 10 ans, Marcus, 8 ans, Samuel, 7 ans, Paul, 5 ans.Nathan, 3 ans, et Debora, 19 mois.La police croit que Mme Woerlen était enceinte au moment du drame.Le père, Marc Woerlen, un homme de 41 ans, était absent au moment de la tragédie.Il était à Ottawa où la famille devait déménager.Hier en soirée, la police a indiqué que les huit corps avaient été retrouvés et que les efforts allaient maintenant être mis sur l'analyse des lieux en vue de déterminer la cause de l’incendie.la police ne croit pas que l’incendie soit d’origine criminelle.La maison de ferme de deux étages a été pratiquement rasée par l’incendie que les pompiers ont pu maîtriser une heure environ après leur arrivée sur les lieux.Les débris, dont beaucoup se sont retrouvés dans le sous-sol de la maison, étaient encore fumants hier matin et une forte odeur de brûlé flottait dans l’air.•C’est pas mal dévasté, a affirmé un agent de la police régionale du Niagara, Richard Geady.Ils vont devoir creuser à la main pour trouver des preuves et des restes humains dans les débris.» L’aumônier de la police, John Ripley, a dit qu’il avait rencontré des proches de la famille.•C’est accablant pour ces gens qui sont proches de la famille.L’ampleur du défi auquel ils devront faire face pour tenter de vivre avec ces pertes dépasse l’entendement.» Presse canadienne ROBERT DUTRISAC Québec — Pour éviter de se retrouver en situation de conflit d’intérêts, la ministre déléguée aux T ran sports, Julie Boulet s’absentera du conseil des ministres lorsqu’il sera question de l’Ordre des pharmaciens du Québec, dont le syndic mène une enquête sur son cas.C’est l’assurance qu’a donnée, à l’Assemblée nationale hier, le ministre responsable de l’application des lois professionneUes, Jacques Dupuis, alors que l’opposition officielle talonnait le gouvernement sur la présence de Mme Boulet au conseil des ministres.•Lorsqu’un ministre a l’impression qu'une question qui va être traitée au conseil des ministres le met en situation potentielle ou perception-nelle [sic] de conflit d’intérêts, il décide de quitter le conseil des ministres pour le moment où cette question est traitée.Et je n’ai pas de doute dans mon esprit que la ministre déléguée aux Transports connaît beaucoup cette façon de se comporter», a dit M.Dupuis.•Est-ce que le premier ministre considère légitime que la députée de Laviolette continue à siéger au conseil des ministres pendant l’enquête de son ordre, alors que le conseil aura à statuer sur les diverses réglementations dont certaines touchent directement les faits pour lesquels elle est sous enquête du syndic de son ordre?», avait demandé la porte-parole de l’opposition officielle pour la santé, Louise Harel.De son côté, la leader parlementaire de l’opposition officielle, Diane Lemieux, a accusé le premier ministre de se réfugier derrière un ordre professionnel.•Depuis quand, dans notre régime parlementaire, c’est un ordre professionnel qui décide qui siège au conseil des ministres?» a-t-elle demandé.Jean Charest ne s’est pas levé pour défendre sa ministre, laissant Jacques Dupuis, puis le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, se porter à la défense de la députée de Laviolette.Locaux gratuits Rappelons qu’après que Le Journal de Montréal a éventé l’affaire, Mme Boulet, qui est pharmacienne, a fait parvenir une lettre à son ordre professionnel dans laquelle elle reconnaissait avoir offert des locaux gratuits à des médecins, •une pratique courante», avait-elle écrit Le Code de déontologie des pharmaciens interdit à ses membres d’accorder des primes, des cadeaux ou tout autre avantage à des médecins.Pour M.Couillard, «il n’y a pas d’évidence» que «la pratique du loyer gratuit est répandue», a-t-il dit hier.«Il faut différencier cette pratique des négociations normales dans le cadre d’une économie de marché libre», a ajouté le ministre.Le Devoir UN JOUR, LE SUCCES PASSAIT PAR LAVAI__________ U IL N’EN EST JAMAIS REPARTI! CU Vous cherchez un site stratégique, un environnement économique gagnant et une communauté d'affaires énergique et audacieuse?Prenez la direction de Laval.Vous y trouverez : Une organisation urbaine de qualité I Des milieux de vie bien organisés Des sites industriels stratégiques I Des entreprises dans tous les grands U secteurs économiques I Des donneurs d'ordre et un réseau de sous- CD traitance exceptionnel ro > co LAVAL TECHNOPOLE LA TECHNOPOLE DU GRAND MONTRÉAL £ £ Il y a une place pour vous à Laval.Un numéro vous y conduit : (450) 978-5959 Et un site Internet vous guide : www.lavaltechnopole.com < Ce soir 20 h ENVOYÉ SPÉCIAL Traversée clandestine Du Maroc aux îles Canaries, le périple désespéré de clandestins africains prêts à tout pour rejoindre l’Europe.ÀVOUS LE MONDE WWW.TV5.CA Chaque année, l’ostéoporose affecte la vie de milliers de Québécoises de plus de 40 ans.Communiquez avec nous ou consultez votre médecin pour en savoir plus.1 877 369 7845 (514) 369-7845 www.osteoporose.qc.ca H | est le traval de toute une vie.| 1 x LE DEVOIR.LE MERCREDI 10 NOVEMBRE 2 0 0 4 A 3 Ra Vrtte-Marfe Us U'l6*nfru*ei'.91, 3 fm MonTrécM ufirnat 25 ?500 audtteun www.radiovm.com ACTUALITES Vtndradi 12 novambra 2004 - 20h fiidâtre Corona - 2490.rue Notre-Dame 0 Billetterie Admission 514-790-1245 Into FMA 514-747 0000 www.teslivalarabe.coni Québec ne veut pas des super-ambulanders Dix-huit techniciens ayant complété une formation avancée ne pourront faire profiter les malades de leurs compétences.A moins d'aller travailler dans le ROC.Toutes les provinces canadiennes ont fait des soins préhospitaliers avancés la pierre angulaire de leur stratégie de soins d’urgence, à l’exception du Québec.C’est que le ministre Couillard défend une vision différente axée sur l’ouverture progressive de la profession à des protocoles distincts, au grand dam des ambulanciers et paramédics québécois, qui demandent rien de moins que la parité avec leurs voisins.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Choqués par l'entêtement du ministre de la Santé et des Services sociaux à refuser l’introduction des soins préhospitaliers avancés au Québec, les techniciens ambulanciers et les paramédics ont haussé le ton hier, accusant le gouvernement de refuser des soins avancés à la population pour des raisons «strictement pécuniaires», ce dont se défend vivement le ministre, qui dit soutenir une approche différente.Pour le Rassemblement des employés-techniciens ambulanciers du Québec (RETAQ), le ministre a tort de tourner le dos à des soins qui ont été adoptés partout ailleurs en Amérique du Nord.«Le ministre de la Santé se plaît à dire que ce n’est pas dans la philosophie du Québec.Moi, Je n’ai aucun problème avec le Jnit qu’on soit distinct, mais on ne peut pas être injèrieur pour autant», a déploré le porte-parole du RETAQ, Stephan Scalabrini.La fermeté du ministre de la Santé et des Services sociaux.Philippe Couillard, apparaît d’autant plus incompréhensible au RETAQ que le milieu se dit fin prêt à prendre le virage de front Dk-huit techniciennes et techniciens ambulanciers ont déjà reçu leur diplôme en soins préhospitaliers avancés, marquant ainsi la fin des premières démarches de formation spécialisée enclenchées à la suite de la publication du rapport Dicaire sur la réforme des soins préhospitaliers d’urgence.Le hic, c’est que la décision de former ces 18 techniciens a été prise sans consulter le ministère.Ep effet, le projet-pilote, qui a coûté 2,7 millions à l’Etat, avait été conçu au départ pour évaluer l’introduction de cinq nouveaux protocoles, au nombre desquels l'injection des medicaments intraveineux sur le site d’un arrêt cardiaque.En chemin, les 18 techniciens ont toutefois reçu une formation plus complète que prévu, ce qu'a d’ailleurs déploré le ministre Itier.Pour la présidente de l'Association professionnelle des paramedics du Québec (APFQ), Diane Verreault, le Québec n'a rien à gagner à emprunter une voie d’évitement qui prive la population de soins qui pourraient faire la différence entre la vie et la mort d’un proche.Partout en Amérique du Nord, les soins préhospitaliers avancés ont démontré qu'ils retardent le processus évolutif de La pathologie et permettent une reduction de la morbidité et de La mortalité tout en réduisant les frais et le temps d'hospitalisation, note-t-elle.Présentement, les ambulanciers sont limites à dispera ser des soins de stabilisation, avant la prise en charge' des patients par les urgentologues.Les techniciens ambulanciers de soins avancés pourraient prodiguer davantage de soins specialises, telles la pose d’un tube endotrachéal, l’installation d’accès intraveineux, l'administration de médicaments intraveineux de même qu’un éventail plus élargi de médicaments, l’installation et La collecte d’élee-trocardiogrammes, la decompression de pneumothorax à l'aiguille.Mais le ministre Couillard doute que le Québec .lit véritablement besoin d'un tel personnel.«Je [xmse qu’il taut être prudent, la question fondamentale qu'il tant se [xv ser.c'est est-ce qu'on a besoin de paramedics totalement entraînés comme en Ontario au Quelxv et, si oui.à quel endroit?», a dit le ministre lots d’un point de presse.Pour le RETAQ et l’APPQ.il ne f.tit aucun doute que les soins préhospitaliers avancés sont non seulement essentiels à Li grandeur du Quebec, mais [lartaitemenl ap phcables.«Ce ne stmt pas des protocoles Jarfrlus, ce sewt ks mêmes qui sont pratiqués dans les salles d'urgence, note Mme Verreault Les faire 15 minutes, une demPheure, wire une heure à l’avance peut sauver des ries humaines» la position du gouvernement est d'autant plus injuste, croit le RETAQ, que l’Agence de la région de Hull autorise les ambulanciers ontariens à faire les gestes d'un intervenant en soins avancés sur son territoire.Pour M.Scalabrini.il s';igit d’une aberration.«On accepte que des ambulanciers etrangers mettent en pratique leur formation chez nous, mais on empêche nos propres ambulanciers de le faire», a-t-il dénoncé.Le Devoir Avec Robert Dutrisac La rationalisation a coûté une fortune aux contribuables Les coûts de la santé ont augmenté de 14 milliards en raison de la surcharge de travail imposée aux employés qui n’ont pas été licenciés KEITH LESLIE Toronto — La stratégie des compressions d’effectifs appliquées dans les années 1990 par les gouvernements et les entreprises a alourdi le fardeau supporté par le système de santé canadien, engendrant des coûts additionnels allant jusqu’à 14 milliards de dollars par année, conclut une étude fédérale.Selon l’Agence de santé publique du Canada, l’accroissement de la charge de travail qui a résulté des compressions est le principal responsable de la hausse des coûts de la santé.Les consultations médicales pourraient être réduites de 25 % et les séjours à l’hôpital, de 17 % si on s’attaquait à ce problème, soutient l’agence.C’est «un signal d’alarme» à l’endroit des employeurs et des gouvernements qui illustre à quel point le fait de négliger la santé en milieu de travail et les problèmes de conciliation travail-famille a un impact sur le système de santé, souligne le rapport Celui-ci invite employeurs et gouvernements à alléger la charge de travail des Canadiens afin d’améliorer la santé de leur main-d’œuvre et de réduire le fardeau fiscal de leurs citoyens.Les chercheurs ont constaté qu’un employé sur quatre passe maintenant 50 heures ou plus par semaine au travail, contre un sur cinq en 1991, et ils montrent du doigt les réductions d’effectifs, qui ont laissé entreprises et gouvernements avec un nombre insuffisant d’employés pour faire le travail.A long terme, une telle surcharge de travail n’est pas viable, disent-ils.L’étude relève que les Canadiens subventionnent, à même leurs impôts et le régime d’assurance maladie, des pratiques de travail consistant à «faire plus avec moins», à accorder les promotions sur la base du nombre d’heures passées au travail, à fixer des attentes de performance irréalistes et à gérer à coups de crises.«Ce sont les organisations qui emploient de telles stratégies qui doivent en supporter le fardeau financier, pas les contribuables canadiens», estiment les auteurs de l’étude.Un autre facteur de stress pour les employés, qui a un impact négatif sur leur santé, tient à la difficile recherche d’équilibre entre les exigences de leur travail et celles de l’éducation des enfants et des soins aux parents vieillissants.Les femmes sont plus susceptibles de signaler une surcharge de tâches, elles consultent plus souvent les médecins et fréquentent davantage les urgences des hôpitaux que les hommes.Le défi de la conciliation du travail avec les responsabilités familiales peut affecter la santé des femmes et a un impact négatif sur la santé mentale des travailleurs.Ces données tendent à indiquer que la société canadienne y gagnerait — mais peut-être pas les employeurs — si plus de Canadiens accordaient une plus grande priorité à la famille plutôt qu’à leur travail, conclut l’étude.Presse canadienne JACQUES NAIIEAU LE DEVOIR Le premier ministre Paul Martin a été accueilli dans une école primaire de l’est de Montréal, hier, par des enfants qui agitaient de petits unifoliés.Le fédéralisme fructueux selon Paul Martin LIA LÉVESQUE \ A Jean Charest qui soutient que le déséquilibre fiscal est un obstacle à la modernisation du fédéralisme canadien, le premier ministre du Canada, Paul Martin, réplique en citant les récentes discussions fructueuses entre Ottawa et les provinces sur la santé et les milliards de dollars versés aux provinces.Le premier ministre du Canada se trouvait à Montréal, hier, où il a visité une école primaire.Devant se rendre en Haïti dimanche, il a justement discuté avec les enfants de la situation là-bas.Lors de la rencontre avec la presse qui a suivi ses échanges avec les élèves, M.Martin a été appelé à commenter les affirmations du pre- mier ministre du Québec, Jean Cha-rest, qui avait soutenu, la veille, que le déséquilibre fiscal entre le fédéral et les provinces nuisait à la modernisation du fédéralisme.Pour corriger cette impression, M.Martin a cité en exemple les discussions fructueuses sur la santé et les pourparlers pour instaurer dans l'ensemble du pays des services de garde inspirés de ceux déjà établis au Québec.Le fédéral a déjà octroyé plusieurs milliards aux provinces ces derniers mois, a-t-il soutenu.«Le fait que l’on travaille ensemble ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de tensions», a-t-il rappelé.Grâce au fédéralisme flexible, dit-il, «chaque province a la capacité de trouver son propre chemin».Par ailleurs, M.Martin s’est lon- guement entretenu avec les élèves de 5' et 6' année de la pauvreté en Haiti, des besoins en éducation, en soins de santé, en eau potable, ainsi que de ce que peuvent faire à ce propos les citoyens du Canada Un jeune lui a spontanément suggéré de réserver l’argent de la taxe sur les produits et services (TPS) pour Haiti, suscitant ainsi un rire généralisé des adultes.Riant lui aussi de l’ingéniosité du garçon, M.Martin lui a répliqué que cela était «un peu cher», mais très bien comme idée, avant d’ajouter à la blague: «ne dites pas ça aux journalistes».La venue du premier ministre dans cette petite école de l’est de l’île de Montréal a été saluée en grandes pompes.Chaque enfant avait un petit drapeau du Canada collé sur ki poitrine et plusieurs ont reçu un autre petit drapeau du Canada à brandir lors de l’arrivée du premier ministre dans la salle.M.Martin s’est assis sur un tabouret pour poser des questions aux enfants, leur demandant pourquoi il (allait aider les Haïtiens, comment le faire et à quoi servait l’argent que les Canadiens leur versaient Ces jeunes ont amassé 20(X) $ en huit jours, a coups de pièces de 10 cents.lœ projet a été réalisé avec la Eondation PauLGérin Lajoie.Le premier ministre Martin les a félicités pour cette œuvre «si importante», qui constitue «une des initiatives les plus emballantes que j’ai pu rencontrer dam ma vie».Presse canadienne Péréquation : Québec et Ottawa négocient toujours euébec — On croyait l’affaire réglée depuis la conférence ’raie-provinciale sur la péréquation il y a deux semaines, mais Québec et Ottawa en sont toujours à négocier les sommes que le gouvernement québécois recevra en vertu du nouvel arrangement, notamment à l’égard des versements reçus en trop.C’est ce qu’a révélé hier le ministre des Finances, Yves Séguin, à l’Assemblée nationale.«En ce qui concerne les deux dernières années, où il y a eu une diminution de la péréquation au Québec, les discussions avec le gouvernement fédéral, qui sont d’ailleurs sur un ton encourageant, se poursuivent probablement jusqu ’à jeudi [demain] ou vendredi», a dit le ministre en réponse à une question du leader de l’opposition officielle, Bernard Landry.Une fois ces discussions achevées, Yves Seguin pourra livrer la » synthèse des opérations financières du gouvernement pour les deux premiers semestres de l’année en cours.«Je confirme que nous déposerons la synthèse la semaine prochaine, a-t-il dit Mardi serait une bonne journée.» Bernard Landry avait souligné qu’alors que le gouvernement fédéral réclamait 1,2 milliard à Québec pour de la péréquation versée en trop, la dette de la Saskatchewan à cet égard, qui avait reçu 600 millions en trop, selon les mêmes critères, avait été effacée par Ottawa.A la Chambre des communes la semaine dernière, le ministre des Finances, Ralph Goodale, a confirmé que la Saskatchewan n’aurait pas à payer les 590 millions versés en trop cette année en raison d’un nouveau plancher déterminé par le gouvernement fédéral Le Devoir Yves Séguin école publique une école .Commission scolaire de Montréal Commission scolaire Ldela Pointe-de-l'lle csdm.www.cslaval.www.csmb.www.cspi.qc.i qc.ca qc.ca www. A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004 LES ACTUALITES Les Prix du Québec Nairn Kattan reçoit le prix Athanase-David Québec — Collaborateur au Devoir depuis un demi-siècle, l’homme de lettres Naïm Kattan a reçu le prix Athanase-David pour la littérature, un des onze prix du Québec décernés hier.Romancier, essayiste et critique, Naïm Kattan est né à Bagdad en 1928 et a émigré au Canada en 1954.Secrétaire du Cercle juif de langue française de Montréal pendant nombre d’années, l’écrivain est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages traduits en plusieurs langues.11 a aussi coUaboré à de nombreuses publications au Québec, au Canada anglais et en France.Il fut désigné officier de l’Ordre du Canada en 1983, officier de l’Ordre des arts et des lettres de France en 1989 et chevalier national du Québec en 1990.Créés par le premier gouvernement Lévesque en 1977, les Prix du Québec soulignent les contributions exceptionnelles de onze personnalités au développement scientifique et culturel du Québec.Les lauréats ont reçu leurs prix hier des mains de la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, et du ministre du Développement économique et régional et de la Recherche, Michel AudeL Les cinq autres prix culturels sont allés au céraqiiste Maurice Savoie (prix Paul-Emile-Borduas — arts visuels, métiers d’art, architecture et design), au compositeur et chef d'orchestre Walter Boudreau (prix Denise-Pelletier — arts d’interprétation), au directeur du Musée national des beaux-arts du Québec, John R.Porter (prix Gérard-Morisset — patrimoine), au cinéaste d’animation Pierre Hébert (prix Albert-Tessier — cinéma) et au communicateur Jacques Linguinuid (prix Georges-Emile-Lapalme — promotion de la Lingue française).Au regard de l’accomplissement scientifique, le géographe Henri Dorion a reçu le prix Léon-Guérin (sciences humaines).L’historien des sciences et ancien président du Conseil de la science et de la technologie du Québec, Camille Limoges, qui, dans la dernière livraison du magazine L’Actualité, critique «le manque total de perspecti- Naïm Kattan ve» du gouvernement Charest en matière de recherche, s’est vu remettre le prix Armand-Frappier (développement de la recherche).Le prix Léon-Guérin (sciences humaines) a été remis au géographe Henri Dorion tandis que le prix Wilder-Penfield (sciences biomédicales) a été attribué à Rémi Quirion, clinicien-chercheur dans le domaine des neuros- CI.EMKNT AU.ARD LE DEVOIR ciences.Le chimiste et chercheur Estaban Chornet s’est vu accorder le prix Lionel-Boulet (recherche et développement en milieu industriel) et le biologiste Graham Bell, un spécialiste de la théorie de l’évolution et de la sélection naturelle, a obtenu le prix Marie-Victorin (sciences de la nature et du génie).Assemblée matioNâlI QUÉBEC CONSULTATION GÉNÉRALE VERS UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL POUR L'ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES La Commission des atïaires sociales est chargée de tenir des auditions publiques à compter du 18 janvier 2005 dans le cadre d'une consultation générale sur le document intitulé Vers un nouveau contrat social pour l'égalité entre les femmes et les hommes toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire au Secrétariat des commissions au plus tard le 10 décembre 2004.La Commission choisira, parmi les personnes et les organismes qui auront lait parvenir un mémoire, ceux qu’elle entendra.Les mémoires doivent être transmis en 25 exemplaires de format lettre, ils doivent être accompagnés d'autant d'exemplaires d'un résumé de leur contenu.Les personnes et les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 20exemplaires supplémentaires.Vous êtes également invités à transmettre par courriel le fichier de votre mémoire.Toutefois, cela ne vous dispense pas de produire une version papier de celui ci Les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements doivent être adressés à ; Denise Lamontagne, avocate, secrétaire de la Commission des affaires sociales, édifice l’amphile-l.e May.1035, rue des Parlementaires, ,v étage, Québec (Québec), Gl A IA3, Téléphone : (418) 643-2722 Télécopieur (418)643-0248 Courriel : dlamontagnewassnat.qc ca Coupures dans le Programme d'aide financière aux études Appui aux étudiantes et aux étudiants Le Syndicat des professeurs et professeures de l'Université du Québec à Montréal 1.RÉAFFIRME son appui au principe de l'accessibilité la plus large possible à l'enseignement supérieur; 2.CONFIRME son opposition à toute hausse des droits de scolarité et DEMANDE la réduction des frais afférents; 3.APPUIE les revendications des associations et des fédérations étudiantes représentatives concernant les modifications apportées récemment au Programme d'aide financière aux études et DEMANDE le rétablissement de la valeur des bourses au niveau antérieur; 4.EXIGE un réinvestissement immédiat d'au moins 375 millions de dollars dans l'éducation supérieure, tel qu'établi l'an dernier par le ministère de l'Éducation du Québec et la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).Syndicat des professeurs et professeures de l’Uiilversité du Québec à Montréal Le gouvernement aurait plus de projets de PPP qu’il ne le prétend TOMMY CHOUINARD Québec — Le gouvernement Charest envisage plus de partenariats public-privé (PPP) que ne le laisse entendre la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Eorget Le ministère desTransports entend non seulement réaliser des PPP pour le parachèvement des autoroutes 25 et 30 et la réfection des haltes routières, il songe aussi à faire de même pour l’élargissement des routes 175 et 185, le prolongeaient de l’autoroute 35 vers les Etats-Unis, la réfection des échangeurs Turcot et La Vérendrye, l’exploitation des traversiers et des services de transport en commun.C’est ce que révèle un document confidentiel émanant du ministère des Transports et intitulé Le partenariat public-privé au ministère des Transports (mai 2004), qui a été rendu public hier par le Syndicat de la fonction publique du Québec.«Tout ça, ce n’est que la pointe de l’iceberg.Et on avance dans cette direction avant même que les audiences sur l’Agence des PPP ne soit terminée», a déploré le président du SFPQ, Michel Sawyer, lors de son passage devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 61 sur l’Agence des partenariats public-privé.Dans son document, le ministère des Transports indique que la réalisation de PPP pour les routes 25, 30,35,175 et 185 exige une contribution gouvernementale d’environ 290 millions de dollars par année pour toute la durée des contrats (34 ans, évalue-t-on).Ces travaux réalisés en mode PPP coûteraient dope près de dix milliards de dollars à l’État «Le calendrier des débours pour ces projets imposerait des contraintes importantes sur les ressources financières du gouvernement.Chacun des projets réalisés viendra réduire significativement la marge de manœuvre du ministère quant à la conservation, à la réfection et à l’amélioration du réseau existant», peut-on lire.Selon le document, le concept de PPP doit être envisagé dans le secteur du transport en commun «compte tenu de l’importance des investissements à venir au cours des prochains dix ans».«Le ministère verra à ce que les opportunités de PPP soient prises en compte par les organismes de transport en ce qui a trait aux réparations majeures, à l’entretien des équipements et même à l’exploitation des véhicules», souligne-t-on.L’opportunité des PPP fait présentement l’objet de consultations auprès des sociétés de transport en commun.Ce projet, comme les autres, semble pourtant bien avancé au ministère desTransports.Le document d’une quarantaine de pages précise également que le ministère devra «rassurer» ses employés, «atténuer les impacts en matière de conditions de travail et de protection des emplois» et «réduire les inquiétudes et l’incertitude reliées aux projets de PPP».Par ailleurs, le ministère des Transports analyse la possibilité de privatiser une de ses unités autonomes, le Centre de gestion de l’équipement roulant, qui gère un parc de plus de 5500 véhicules et emploie 405 personnes au Québec.«Compte tenu des informations en provenance du ministère des Transports qui nous montre qu’aucune règle d’exception n’est respectée, nous en arrivons à la conclusion qu’il vaudrait mieux mettre de côté le projet de loi 61 et ouvrir un large débat sur la question des PPP», a affirmé Michel Sawyer.Le gouvernement Charest disait avoir une dizaine de PPP à l’étude, dont la construction d’un centre de détention en Montérégie et la rénovation des haltes routières.Or, depuis quelques jours, les révélations concernant des projets de PPP se multiplient Par exemple, Québec envisage de conclure un PPP pour le recouvrement des créances à l’aide sociale, à l’aide financière aux études et à Revenu Québec.Le Devoir La STM réclame 250 $ de plus par jour de ses locataires KATHLEEN LÉVESQUE La Société de transport de Montréal cherche à obtenir un dédommagement financier de 250 $ par jour de chacun des 53 propriétaires de dépanneurs du métro d’ici à ce que la Cour supérieure tranche si leurs baux sont expirés.La Société de transport de Montréal (STM) et son partenaire privé Métrocom prétendent subir des préjudices à cause de la contestation devant les tribunaux de leur avis de non-renouvellement de bail.De fait, le plan de renouveau commercial qu’üs entendent mettre en avant est stoppé.Métrocom craint une possible perte de revenus et a donc déposé hier en cour une requête pour que les dépanneurs versent une somme quotidienne de 250 $, comme le prévoient les baux échus depuis juin dernier.«U n’y a aucune urgence», a soutenu l’avocat Benoît Larose, qui représente les commerçants.Pour certains dépanneurs, le paiement de la somme de 250 $ équivaut à doubler le loyer actuel, a ajouté M' Larose.Vraisemblablement sensible à ces arguments, le juge Claude Tef lier a affirmé qu «il y a trop d’intérêts en jeu pour précipiter les débats».Quelques minutes plus tard, le juge est revenu à la charge et a rappelé quVà trop brusquer les choses, on perd du temps plutôt que d’en gagner».M.Tellier a également invité les parties à emprunter la voie de la conférence de règle- ment, «une façon plus informelle et expéditive» de régler le dossier.Chose certaine, la requête, qui ne sera plaidée qu’en janvier prochain, n’est qu’un élément d’un dossier plus complexe.Les dépanneurs estiment être détenteurs d’une concession accordée en 1968 par l’entremise d’appels d’offres.Selon eux, la STM ne pouvait donc pas mettre fin à leurs baux.Quant à la STM, elle a créé une filiale appelée Métrocom pour re-vamper ses aires commerciales et ainsi en retirer des revenus supplémentaires.La STM connaît à l’heure actuelle des difficultés financières majeures qui risquent d’entraîner une hausse des tarifs pour les utilisateurs en 2005.Le Devoir L’oléoduc du parc d’Oka sera déplacé.à l’intérieur du parc L O U I S - G I L L E S FRANCŒUR Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BALE) estime que le projet de Pipelines Trans-Nord de déplacer un oléoduc, qui passe présentement au centre du parc d’Oka, vers une route de transit est la meilleure solution présentement disponible.La commission a regretté explicitement que le ministère de l’Environnement (MENV) n’ait pas jugé bon d’exiger l’étude de variantes à l’extérieur du parc, ce qui aurait élargi quelque peu le débat public.Dans son rapport rendu public hier, le BAPL prend toutefois acte du débat juridique soulevé par ceux qui voudraient voir transiter les 21 000 mètres cubes par jour de pétrole ailleurs que dans un parc national Certains adversaires de ce projet, comme l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), ont fait savoir publiquement qu’ils pourraient contester devant les tribunaux le passage de ce pipeline, comme l’interdit la Loi sur les parcs et en particulier sa version anglaise, qui limite le transport d’énergie aux lignes électriques.Hier, du côté de l’UQCN, on confirmait étudier très sérieusement la possibilité de contester de- Un peu de sang neuf dans le système! 1 / EN ADMINISTRATION DE LA SANTE Volume i, numéro i • janvier aooj • Une toute nouffille revue faite par et pour les cadres et professionnels du réseau de la santé et des services sociaux Notre objectif ?L'enrichissement des compétences et ,.x 1J-: j-t> , but d'améliorer les services l'épanouissement professionnel des intervenants, dans le but d'améliorer les services • Sortie début janvier 2005.Le premier grand thème abordé : èliiAÉDQ éî MliOili I feljllMQ f Réservez votre exemplaire 1-888-832-3031 postes, vant les tribunaux la réalisation de ce projet dans le parc d’Oka, une démarche qui ne serait pas sans conséquence pour un important projet immobilier dans le parc d’Orford.Pipelines Trans-Nord utilise depuis des années un oléoduc qui passe dans le milieu du parc, ce qui oblige à y conserver une emprise déboisée pour des fins d’urgence et d’entretien.La proposition de reconstruire cet oléoduc rise principalement à augmenter son débit présentement limité à 10 500 m’par jour et à inverser son flux en direction de l’Ontario pour approvisionner cette province en carburant contenant moins de soufre.Lorsque le projet d’oléoduc a été examiné devant l’Office national de l’énergie, la Société de la faune et des parcs (EAPAQ) s’est opposée à son remplacement dans l’emprise existante en raison des impacts potentiels sur la faune et la flore ainsi que sur des milieux humides importants du parc.Le nouveau tracé soumis au BAPL résulte des pourparlers entre le promoteur et la FA-PAQ, aujourd’hui intégrée au ministère des Ressources naturelles, qui a pris fait et cause, y compris sur le plan juridique, pour le projet du promoteur pétrolier.Le Devoir Les VOYAGES FLEUR DE LYS Carlson trigonlit nt! Resêfvw votre plsco pour assister à rmfcaot presentation 514-939-9999 ¦ l-W-TtaSII place ImiMv 1259.rue Bern, bureau 630.Montréal |Qc| îteb Med (¦ffBüiaaaiiüTi réservez |jsqu au 31 déc 2004 pour un voyage en 2004 ou 2005 et économisez tlOOïpers.Sur pm annoncé par Club Med |Bem- [UQAM Espagne présentation le 24 nov.18h30 et le X nov 14b RSVP Australie présentation le 7 déc 14h RSVP Cote d'Azur : présentation le 1er déc 14h et le B déc I8h30 RSVP Tunisie.présentation le X nov 18hX et le B déc 14h00 RSVP Thaïlande prés Ie7déc 18hX RSVP Maaiga» - Isla Holbox : c»és i- dec i8M0 LE DEVOIR.LE MERCREDI 10 NOVEMBRE 2 0 0 4 LE MONDE A 5 «h»* Panique dans le quartier Cocody Une fusillade fait au moins sept morts en Côte d’ivoire Powell : Washington fera cavalier seul.et avec d’autres LUC G N ACiO REUTERS Ivoiriens en colère, transportant le corps d’un de leurs compatriotes qu'ils disent victime des militaires français.déclaré hier à Paris le premier mi- MARC PONDAVEN Abidjan — Au moins sept manifestants ivoiriens ont été tués hier après-midi à Abidjan après des tirs de sommation de militaires français qui ont provoqué un mouvement de panique dans le quartier Cocody, où la mobilisation antifrançaise restait forte près de la résidence présidentielle.«Nous avons pour le moment sept morts et plusieurs blessés dont certains dans un état grave», a indiqué un médecin du Centre hospitalier universitaire de Cocody.Des tirs très nourris ont créé la panique dans le quartier où des dizaines de milliers de personnes étaient venues «exiger» le départ des blindés français positionnés depuis lundi sur le parking de l’Hôtel Ivoire.Les militaires français ont, après ces tirs, quitté leur position de l’hôtel dont le hall a aussitôt été saccagé par les manifestants.Des milliers de manifestants se relaient devant l’hôtel depuis lundi matin dans un face à free très tendu avec les militaires français.Le déploiement d’une cinquantaine de blindés sur le parking de l’hôtel avait attisé la colère des «jeunes patriotes», qui accusaient les forces françaises dp chercher à «renverser» le chef de l’Etat ivoirien, dont la résidence se trouve à proximité.Plus tôt hier, le ministère ivoirien des Affaires sociales a déclaré qu’au moins 30 Ivoiriens avaient été tués depuis samedi dans les violentes manifestations qui secouent Abidjan.«C’est l’armée française qui les a tués, nous n’avons pas encore fait le bilan qui sera plus lourd», a affirmé un responsable de ce ministère.Depuis samedi, les affrontements qui opposent forces françaises et «jeunes patriotes» partisans du régime de Laurent Gbagbo ont fait plus de 600 blessés, dont certains par balle, selon le Comité international de la Croix-Kouge (CICR).«Notre priorité immédiate a été de ramener le calme, mais à l’heure où je vous parie, la situation reste précaire et je crains qu’elle ne se tende», a rustre français, Jean-Pierre Raffarin.De son côté, Washington a apjie lé M.Gbagbo a faire «immédiatement cesser toute forme de violence autorisée par le gouvernement ivoirien contre des citoyens de Côte d’ivoire et les forces de maintien de la paix envoyées par les Nations unies».Depuis samedi, quelque 1000 étrangers ont été mis en sécurité dans des camps de l’Opération des Nations unies en Côte d’ivoire et 1300 autres hébergés à la base militaire française d’Abidjan.La France a annoncé hier soir que plusieurs avions avaient été affrétés pour rapatrier les Français «en détresse» qui le souhaitent et ravitailler ceux qui en ont besoin.Les violences antifrançaises avaient débuté peu après la neutralisation samedi de «tous les moyens aériens» des forces ivoiriennes par la force française, en riposte à une attaque qui avait tué neuf militaires français.Agence France-Presse Washington — le président George W.Bush a fait sa voir qu'il n’allait pas changer radicalement de cap en politique étrangère, tout en souhaitant un dégel avec les Européens après les tensions provoquées par l'Irak et un premier mandat jugé très «ujrilatéraliste».Son secrétaire d’Etat, Colin Powell, a assuré que le président américain comptait continuer de mener une politique extérieure «combative» et ne voulait «ni fléchir, ni reculer».Réélu avec une nette avance, et assuré d’une majorité renforcée au Congrès, M.Bush voit son second mandat comme «une continuation de ses principes, de ses vues politiques.de ses croyances», a ajouté M.Powell dans un entretien au Financial Times hier.D's Etats-Unis ne comptent pas non plus renoncer à la possibilité, «quand c'est nécessaire, d’agir seuls ou avec une coédition de volontaires pour défendre nos intérêts et nos besoins», a-t-il ajouté.Mais la Maispn-Blanche et le département d’Etat ont, dans le même temps, envoyé des signaux démontrant un souhait de calmer le jeu, en particulier avec des pays comme la France, l’Allemagne ou l’Espagne, avec qui les relations ont été souvent orageuses.M.Bush a ainsi eu des propos conciliants avec son homologue français, Jacques Chirac, lors d’une conversation téléphonique hier.M.Chirac «a chaleureusement et amicalement félicité M.Hush pour sa réélection et s'est réjoui de poursuivre avec lui des relations constructives et amicales», a rapporte le palais de l’Elysée.De son côté, M.Bush «a évoqué l'importance de travailler ensemble sur les défis communs et a rappelé qu'il continuerait de tendre la main à nos amis et alliés européens», a souligné en écho la Mai-son-Bkmche.En route pour le Mexique, M.Powell a souligne de son côté que son patron voulait «une relation forte avec tous ses amis et alliés européens, quels que soient les désaccords que nous avons eus par le passe».11 a notanunent insisté sur les multiples domaines de coopération avec «nos amis Français», pourtant fréquemment vilipendés durant la campagne pour la réélection de M.Bush.M.Powell a cité l'Afghanistan, le Kosovo et la crise en Côte d'ivoire, où la France est engagée militairement, comme des domaines de bonne concertation entre Paps et Washington.la* secrétaire d’Etat a assuré ne pas s'attendre à ce que Durs et Berlin envoient demain des troupes en Irak.Mais Washington sera attentif à tout geste en matière d’aide à la tenue des élections irakiennes, de soutien au gouvernement intérimaire ou d’appui à l’action de l’Otan pour former les forces irakiennes, a-t-il souligné.Agence France-Presse Démission du secrétaire à la Justice John Ashcroft La France invite la «vieille Amérique» au dialogue Washington — Les ministres américains de la Justice, John Ashcroft, 62 ans, et celui du Commerce, Don Evans, 58 ans, ont remis leur démission au président George W.Bush, a annoncé hier le porte-parole de la Maison-Blanche.Ces démissions surviennent une semaine après la réélection de M.Bush pour un second mandat de quatre ans et dans le cadre du remaniement de son équipe gouvernementale.Les remplaçants des deux ministres ne sont pas encore connus, a précisé le porte-parole, Scott McClellan.John Ashcroft a indiqué dans sa lettre de démission qu’il estimait que «le ministère de la Justice serait mieux servi par une nouvelle direction et une nouvelle inspiration».«Je pense que mes énergies et mes talents devraient être dirigés vers d’autres horizons», ajoute M.Ashcroft, un représentant de la droite conservatrice américaine.«Pendant ses quatre années passées au ministère de la Justice, John l’a transformé pour faire de la lutte contre le terrorisme la priorité et pour donner aux personnes chargées défaire respecter la loi les outils nécessaires pour désorganiser et empêcher de nouvelles attaques.Ce faisant, il s’est assuré que les droits des Américains sont respectés et protégés», a souli- gné M.Bush dans un communiqué.Don Evans, qui est l’un des plus proches amis du président Bush, souligne pour sa part qu’«avec les promesses de votre second mandat, j’ai conclu avec un profond regret qu’il était temps pour moi de rentrer chez moi», au Texas, où il a fait fortune dans le pétrole.D’autres changements sont attendus Il s’agit des premiers membres du gouvernement Bush à démissionner depuis la réélection du président républicain.D’autres démissions sont attendues après ’ que M.Bush a précisé la semaine dernière qu’il y aurait des «changements» dans son équipe gouvernementale.M.Ashcroft avait notamment fait adopter le «Patriot Act» après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, un ensemble de mesures législatives destinées à lutter contre le terrorisme.Celles-ci autorisent les écoutes téléphoniques, les gardes à vue prolongées pour les étrangers, le durcissement des règles d’immigration, la surveillance des courriels des particuliers ou celle des organisations religieuses.Ses détracteurs estiment que la philosophie générale de ces mesures a réduit l’espace de liberté.M.Ashcroft a souligné dans sa lettre de démission que «les Américains n’ont pas été soumis à la violence et à la sauvagerie d’attentats terroristes sur notre sol depuis le 11 septembre 2001».11 s’est également félicité du fait que, «sur les quatre dernières années, le taux de crimes violents est tombé au plus bas depuis 30 ans».Ancien sénateur du Missouri, John Ashcroft avait été nommé en 2001 pour donner des gages à la droite conservatrice et religieuse du Parti républicain.Sa confirmation par le Sénat avait été particulièrement houleuse en raison de ses opinions très tranchées, que ce soit contre l’avortement ou pour la peine de mort Don Evans est l’un des plus anciens amis de George W.Bush, qu’il a connu au Texas, Etat dont le président américain était gouverneur avant d’être élu pour la première fois en 2000.Il est l’homme de toutes les missions et un confident du président avec lequel il partage également une foi profonde et fréquente les mêmes cercles chrétiens évangéliques.M.Bush avait reconduit dans ses fonctions lundi le secrétaire général de la Maison-Blanche, Andrew Card, 57 ans.Agence France-Presse Paris — Le dialogue entre la «nouvelle Union européenne», élargie et dotée d’une Constitution, et la «vieille Union américaine» n’est «ni suffisant ni suffisamment régulier», estime Michel Barnier.«Dans un monde devenu plus instable, plus dangereux, confronté à des défis considérables, l'alliance politique de la vieille Union américaine et de la nouvelle Union européenne ne suffira pas à garantir un avenir meilleur.Mais sans elle, il a peu de chances de voir le jour», écrit le ministre français des Affaires étrangères dans une «Lettre à un ami américain», publiée hier par Le Monde et le Wall Street Journal.Pour donner une «plus grande intensité» au dialogue entre les 25 et les Etats-Unis, Michel Barnier propose «dès maintenant la création d’un groupe de haut niveau composé de perstmnahtés indépendantes et reconnues de part et d’autre, de.l’Atlantique pour travailler à ce projet politique».«L’Amérique a besoin d’une Europe capable et responsable et l’Europe a besoin d’une Amérique forte et engagée dans les affaires du monde, acquise au multilatéralisme 1.], convaincue que le monde a besoin de règles et de règles qui vaillent pour tous», insiste Iç chef de la diplomatie française.A ses yeux, «les Européens auraient mauvaise grâce à reprocher [à l’Amérique] d’être forte et dynamique».«Ils doutent en revanche du regard que les Etats-Unis portent sur l’Europe et sur le rôle quelle pourrait jouer auprès d’eux dans le monde», explique-t-il une semaine après la réélection de George W.Bush.Au delà du conflit au Moyen-( frient («réactivons le (Juartet!», plai-de-t-il) et des crises en Afrique («qui est aussi une frontière commune»), Michel Barnier estime que «beau-amp d’autres régions devraient bénéficier de notre nouveau dialogue».«Afin qu’il n’y ait pas de second Irak.Afin qu’il n’y ait plus de crise où le droit international soit aussi profondément mis en cause, dans sa légitimité et son utilité même.» Reuters Prisonniers de Guantanamo Nouveau revers pour l’administration Bush Washington — La décision d’un tribunal fédéral qui a suspendu l’audition par une commission militaire du chauffeur d’Oussama ben Laden, détenu dans la prison spéciale américaine de Guantanamo (Cuba), pourrait empêcher l’administration Bush d’organiser des procès militaires pour juger les détenus.Ira plupart des prisonniers de la base américaine sont emprisonnés sans jugement et, pour beaucoup, sans accès à un avocat depuis la fin de la guerre en Afghanistan, fin 2001.Une situation qui inquiète juristes et associations de défense des droits de l'homme.Selon l’avis rendu lundi par le juge James Robertson, du tribunal fédéral de Washington, un tribunal compétent aurait dû évaluer si Salim Ahmed Hamdan.l'ancien chauffeur yéménite d’Oussama ben Laden, est un prisonnier de guerre relevant des conventions de Genève ou un «combattant ennemi» sans droit à une protection juridique, comme le prétend Washington.«C’est une victoire nette», s’est félicité Eugene Fidell, président de l'Institut national de justice militaire, une ONG de Washington.Hamdan «a droit à un véritable procès devant une cour martiale normale» et non une juridiction d'exception.«C’est ce qu’il pouvait y avoir de mieux», a-t-il ajouté.C’est la première fois qu’un tribunal américain suspend le processus d'audition par une commission militaire.utilisée par Washington pour évaluer le statut des prisonniers de Guantanamo en vue d’un procès.La plupart des 550 prisonniers détenus dans la prison de Guantanamo pour leurs liens présumés avec aKfaïda ou l’ancien régime taliban en Afghanistan ont été classés en tant q\i «ennemis combattants» par Washington avant même leur arrivée sur la base.Ce n’est qu’après une décision de la Cour suprême, en juin dernier, les autorisant à contester leur détention devant un tribunal fédéral que des dizaines de prisonniers ont commencé à déposer des recours.Le Pentagone a créé un «tribunal d'examen du statut» censé examiner si les détenus de Guantanamo étaient «correctement classés dans la catégorie des combattants ennemis».Au cours de leur audition devant ce «tribunal», aucun détenu n'était accompagné d’un avocat et les prisonniers ne pouvaient se voir signifier qu’une partie des preuves retenues contre eux.En août quatre détenus classés comme étant des «combattants ennemis», dont Hamdan, ont comparu pour une audience préliminaire devant une «commission militaire spéciale» censée les juger.Autorisée par une ordonnance du président George W.Bush du 13 novembre 2001, la «commission militaire spéciale» est une juridiction spécialement conçue pour juger les détenus non américains.D faut remonter à 1948, après la Deuxième Guerre mondiale, pour retrouver trace d’une telle procédure d'exception.Agence France-Presse EN BREF Accords sur le Darfour Abuja — Le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Darfour (ouest du Soudan) ont signé hier à Abuja deux protocoles d’accord, sécuritaire et humanitaire, un des principaux points d’achoppement des négociations visant à mettre fin à un conflit qui a fait plus de 70 000 morts depuis février 2003.Ces protocoles engagent les deux parties à cesser toute opération au Darfour, y compris les survols aériens, et à assurer la protection des 1,5 million de civils déplacés à cause des violences.-AFP Le Vlaams Blok est condamné Bruxelles — Le parti flamand Vlaams Blok, dont la condamnation pour racisme a été validée hier par la Cour de cassation belge, s'estime «condamné à mort» par le jugement mais promet de créer une nouvelle formation politique qui «enterrera la Belgique».«En validant le verdict de la Cour d’appel de Gand du 21 avril qui faisait du Vlaams Blok une organisation criminelle [.], la Cour de cas» sation nous oblige à nous dissoudre», déclare le président de la formation nationaliste, Frank Van-hecke, dans un communiqué publié hier soir sur le site du parti.Soulignant que près de 25 % des électeurs flamands avaient voté pour le Vlaams Blok lors des élections régionales de juin dernier, M.Vanhecke promet de lancer dès dimanche une nouvelle formation politique.«Celui-ci, la Belgique ne sera pas capable de l'enterrer.C’est lui qui enterrera la Belgique», conclu M.Vanhecke.-AFP Missiles iraniens, «en masse» Téhéran — L’Iran est en mesure de produire en masse les missiles Chahab 3, régulièrement présentés comme des armes contre Israël, a déclaré hier le ministre de la Défense, Ali Chamkhani, bien que ce missile alimente l’inquiétude devant les activités nucléaires iraniennes.Le Chahab 3, engin d’une portée annoncée de 2000 kilomètres, met Israël, régulièrement présenté comme la première dble potentielle, sous la menace de frappes iraniennes.Les différents tests auxquels l’Iran a procédé depuis août ainsi que les progrès annoncés en ce qui concerne son programme balistique nourrissent les soupçons de la communauté internationale au sujet de la nature purement civile des activités nucléaires iraniennes.-AFP Prise d’otage déjouée à L.A.Los Angeles — La police a mis fin hier à une tentative d'enlèvement d’une employée du consulat du Mexique à Los Angeles en tirant sur le ravisseur, qui a été grièvement blessé, selon une source policière.Filmé par des caméras de télévision, l’homme, au mobile inconnu, a été montré sortant du bâtiment en tenant sa victime par la gorge.Touché par une balle, il s’est effondré, libérant l’employé du consulat La police avait auparavant bouclé le quartier.- AFP 8' JOURNÉES QUÉ»ÉCOISES DE IA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE Conférence d'ouverture notre n*nt Son MAR.;.& 'i/U ).U.\\ Oco'HMa » » O
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