Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2004-11-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
ETATS-UNIS IRAK Alberto Gonzales, un dur, succède à John Ashcroft Page B 5 w w w .1 e d e v o i r.e o ni La guérilla islamiste kidnappe des proches d’Allaoui Page B 5 LE DEVOIR vol.xcv LE J E r 1) I 11 N 0 V E M B R E 2 0 0 4 8 7c + r a \ k s 1 $ Arafat est mort Le raïs disparaît usé par l’âge et par la désillusion de ne pas avoir , vu naître l’État palestinien auquel il a tant aspiré ALEC CASTONGUAY Ly âme des Palestiniens est morte.Hier soir tard, vers 21h30, heure de Montréal, le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat est décédé à l’hôpital militaire Percy, en banlieue de Paris.Malade depuis des mois, il avait été transféré en France le 29 octobre, sa santé perdant du terrain face à une maladie qui reste à ce jour inconnue et mystérieuse.Mardi dernier, son état s’était détérioré et le raïs luttait pour sa vie dans un état critique.Le coma aura finalement pris la place en milieu de semaine jusqu’à l’annonce de sa mort hier.Le décès de la figure de proue du mouvement de libération de la Palestine a été annoncé par Christian Es-tripeau, porte-parole du service de santé des armées.M.Estripeau s'est refusé à donner plus ample com- Cmentaire sur les causes de la mort, et a affirmé aux journalistes présents que les médecins français, tenus par le secret médical, ne communiqueraient aucune information.«Le secret médical fait partie de la loi française et nous respecterons le secret médical», a-t-il dit Les seules informations ayant filtré parlent d’anomalie sanguine.La réaction de la rue palestinienne était dure à prévoir au moment de mettre sous presse.Des milliers de personnes suivaient les dernières heures de leur leader de 75 ans dans les cafés et les médias.Son enterrement pourrait avoir lieu aussi tôt qu’aujourdhiti, question de suivre les coutumes d’inhumation rapide des musulmans.Mais la date la plus plausible reste demain pour permettre plus facilement le retour du corps dans ses terres.Ses obsèques devraient se tenir au Caire, et son corps devrait être enterré à Ramallah.Sa succession reste encore confuse et les proches de Yasser Arafat discutent de l’après-Arafat depuis plusieurs jours.L’important étant de maintenir la sécurité sur le territoire.La loi fondamentale palestinienne veut que ce soit le président du Conseil législatif qui prenne la relève, dans ce cas, Rawhi Fattouh.VOIR PAGE A 8: ARAFAT M*: «SIé REUTERS Dans une courte déclaration, le médecin-général Christian Estripeau, chargé de la communication au service de santé des armées, a indiqué que «Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne est décédé à l’hôpital des armées Percy à Clamart le 11 novembre à 03h30».Surplus de 2,5 milliards à la SCHL Le Bloc et le NPD souhaitent un réinvestissement dans le logement social CLAIRANDRÉE CAUCHY Il n’y a pas que la caisse de l’assurance-emploi qui engrange d’importants surplus.La Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) trône sur un pactole de 2,5 milliards qui devrait atteindre l'impressionnante somme de six milliards en 2008.Des députés de l'opposition et les lobbys en matière de logement voudraient que ce bas de laine soit consacré au logement social.la SCHL a décidé en 1998 d’accumuler ses bénéfices nets, principalement générés par ses activités d’assurance hypothécaire, pour Elire face à un éventuel ressac économique.De 544 » millions en 1998, la réserve s’éle- *« Oest toujours ye maintenant à 2,5 milliards.Etant donné l’effervescence du marché immobilier, la société de la Couronne prévoit des bénéfices nets annuels d’environ 700 millions au cours des prochaines années, ce qui porterait le surplus accumulé à près de six milliards en 2008.Cette stratégie du bas de laine est décriée par les critiques du Bloc et du NPD en matière de logement, qui voudraient que ces sommes soient réinvesties dans le logement social.«C’est scandaleux que la SCHL ne contribue pas à sa pleine capacité alors qu ïl y a tant de pauvres qui paient des loyers aussi élevés», dénonce la députée néo-démocrate libby Davies, qui déplore le «manque de transparence» entourant l’utilisation des surplus.Mme Davies a d’ailleurs préparé une motion qui devrait être débattue en Chambre au cours des prochains mois afin que les profits de la SCHL servent à financer du logement social et abordable.Son collègue du Bloc québécois, Christian Simard, critique VOIR PAGE A 8: SCHL le même vieux réflexe d’Ottawa d’avoir des bretelles et la ceinture qui va avec » Péril en la danse Un déficit cumulé de 650 000 $ secoue maintenant La La La Human Steps FRÉDÉRIQUE DOYON La danse vit des temps difficiles et se révèle dans toute sa vulnérabilité.Après la fermeture du Festival international de nouvelle danse en 2003 et tout récemment celle de la Fondation Jean-Pierre-Perreault (FJPP), c’est au tour de la compagnie emblématique du succès international de la danse québépoise, La La La Human Steps, d’Edouard Lock, d’éprouver des problème financiers.Malgré les éloges et les prix que la compagnie ne cesse de récolter {Amélia a de nouveau été primée en octobre à Los Angeles), Le Devoir a appris que l’organisme est aux prises avec un déficit cumulé de 650 000 $.«Ça représente seulement 10 % du budget d’exploitation», temporise d’emblée la directrice générale de la compagnie, Linda Clouette-Mackay.«Et il n’y a pas de déficit prévu pour cette année.» l£budget2fK&04, qui VOIR PAGE A 8: DANSE ¦ L’éditorial de Josée Boileau en page A 6 INDEX Le report de trois mois de la première d’Amélia serait en cause oï o“ O'* Annonces.B4 Idées.A7 Avis publics.B 6 Météo.B 6 Culture.B 7 Monde.B 5 Décès.B 4 Mots croisés.B 6 Économie.B1 Sports.B 6 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 La fin des rosa, rosa, rosam La réforme au secondaire assénera un coup fatal à l’enseignement du latin MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Brel le fredonnait gaiement c’est le plus vieux tango du monde, le tango du collège, celui des forts en rien, le tango du temps des zéros, et «rosa rosa rosam, rosae rosae rosa».Obligatoire à l’époque du cours classique, le latin du temps des versions a perdu des plumes.On chuchote que l’arrivée de la réforme au secondaire, dès septembre prochain, lui assénera un coup fatal.Le nombre d’écoles qui offrent encore des cours de latin au secondaire a radicalement chuté depuis quelques années.Au secteur privé, qui séduit encore quelques parents en brandissant les charmes des versions latines et fini-tiation aux cirques des arènes romaines, la trentaine d’écoles qui en offraient en 1996 a fon-ÆÊÊB"* du à une dizaine l’an dentier.L’adoption prochaine d’une toute nouvelle grille-horaire au secondaire, moulée à la réforme, forcera l’ajout de plus d’heures de français et d’histoire.Les écoles doivent s'adonner dès maintenant à des changements plus qu’esthétiques dans les choix de cours offerts.«Elles disposent d’une marge de manœuvre mais elles ne pourront pas continuer à tout offrir», confie Guy Bouchard, coordonnateur des services à l’enseignement secondaire pour la Fédération des établissements d’enseignement privé (FEEP).Le latin sera-t-il bientôt définitivement rayé de la carte?«Au cours des dernières années, l’engouement pour des volets comme l’international a été tel que des écoles ont laissé tomber le latin au profit de l’espagnol, par exemple», précise M.Bouchard.Une «tempête dans un bénitier», aurait dit le coloré Georges Brassens.«Ils ne savent pas ce qu’ils perdent, tous ces fichus ca-lotins, sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde, [.] sans le latin, sans le latin, plus de mystère magique, le rite qui nous envoûte s’avère alors anodin», chantait le coquin.VOIR PAGE A 8: LATIN «C’est le tango que l’on regrette, une fois que le temps s’achète, et que l’on s’aperçoit tout bête qu’il y a des épines aux rosa.» - Jacques Brel LE DEVOIR.LE JEUDI II .NOVEMBRE 2 O O J A 8 CTUALITES Unis dans la désunion Le mouvement étudiant met ses bannières de côté pour parler d’une voix commune contre la hausse de l’endettement MARIE ANDRÉE CHOUINARD TOMMY CHOUINARD Une seule cause les unit, mais les étudiants qui ont manifesté hier dans le calme à Montréal et à Québec pour dénoncer la hausse de l’endettement semblent profondément divisés et ne militent pas sous une bannière commune.Le gouvernement Charest a été la cible hier de la colère — contenue — des étudiants, qui n’avalent pas du tout les transformations imposées au système d’aide financière, selon les quelles on a converti des bourses en prêts, pour des compres sions de l’ordre de 103 millions de dollars.«Charest endette une génération!», ont poliment scandé les quelque 10 000 étudiants venus marcher tranquillement dans les rues de Montréal jusqu’aux bureaux du premier ministre Jean Charest «Charest, pourri, avec nous, t’as pas fini!», a aussi joyeusement crié la foule sur un ton un peu plus insolent Un peu plus tôt en journée, quelques centaines d’étudiants de la capitale, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Chaudière-Ap-palaches et du Bas-Saint-Laurent avaient cheminé de l’Univer-sïlé Laval jusqu’au parlement en portant le même message d’indignation.Organisée par le Front d’opérations régionales de la coalition étudiante de la région de Québec (FORCE-Qué-bec), cette manifestation s’est elle aussi déroulée dans le calme.Seul un étudiant venu défiler en caleçon a été arrêté par les policiers pour avoir franchi la clôture de sécurité.«On a essayé d’être écoutés, et ça n’a pas marché.C’est le temps de hausser le ton pour que le gouvernement nous comprenne», a lancé la porte-parole collégiale de FORCE-Québec, Marie-Lyne Côté.Unis derrière leur message, les étudiants ont toutefois laissé paraître hier une profonde division dans les allégeances auxquelles ils s’associent Alors que les porte-voix officiels auprès du gouvernement demeurent la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), il ne fallait pas fouiner très loin hier pour constater que les appartenances à ces deux groupes sont fortement contestées par d’autres associations étudiantes indépendantes, qui ne s’y reconnaissent pas.Sur le fil de presse hier ont déferlé plusieurs communiqués revendiquant l’organisation des événements d'hier en plus de la FEUQ et la FECQ, notons la Coalition régionale étudiante de Montréal (CREM) et FORCE-Québec.Au prochain congrès du Parti libéral, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), qui ne prenait pas part aux événements d’hier, a pro- mis d’être présente et bruyante.De quoi en perdre son latin! Un nouveau venu, l’Action rose, a fait son entrée en scène hier à Montréal, déplorant au micro la division qui règne au sein du mouvement étudiant «Nous ne sommes ni la FEUQ ni PASSÉ mais un groupe d’étudiants qui veut mettre fin à la division, une division qui nous nuit»,-d expliqué Christian Dumont président de l’Association des étudiante de sciences politiques de ITJQAM.«La FECQ, la FEUQ, PASSÉ, on a de la difficulté à faire des choses ensemble même si nos messages sont souvent les mêmes Cest déplorable.» Cheminant vers les bureaux de M.Charest situés au centre-ville de MontréaL la masse d’étudiante partie du square Berri était attendue par quelques centaines d’étudiants du cégep du Vieux-Montréal, qui se sont joints à la troupe.Venant vers eux, le groupe portait une immense bannière colorée d’un message destiné non pas au premier ministre mais à la FECQ: «L’association étudiante du cégep du Vieux-Montréal se méfie de la FÈCQ.» Dans les rangs, les étudiants vociféraient «La FECQ veut nous faire tasser de la rue, on ne se laisse pas faire!» Même si ce n’est pas d’hier que cette fédération collégiale, qui représente quelque 15 associations étudiantes sur les 48 cégeps publics de la province, ne fait pas l’unanimité, la fracture semble de plus en plus évidente.«Ce ne sont pas des divisions, seulement des divergences d’idéologie» , se défendait hier la présidente de la FECQ, Julie Bouchard.«Et c’est très correct comme ça.Quand c’est vraiment important comme cause, comme ça l’est aujourd’hui, le mouvement étudiant met ses bannières de côté pour parler d’une voix commune.» «H n’y a pas de division», croit aussi le secrétaire de la FAE-CUM, membre fondateur de la FEUQ et aussi porte-parole de la CREM pour les universités, Pierre-Alain Benoît «Nous marchons tous pour une même cause.» A FORCE-Québec, un autre nouveau regroupement créé à la faveur des décisions en matière d’aide financière, on tenait un autre discours mardi matin.«Oui, de l’extérieur, nous donnons peut-être l’impression d’être divisés», a expliqué Valérie Guillot coordonnatrice externe pour la coalition.«Notre cause est commune, mais les fondements de nos regroupements diffèrent.» «L’attention des médias est souvent centrée sur les grandes fédérations, et il est vrai que ça en dérange certains», convient Pier-André Bouchard, président de la FEUQ.«Mais nous ne sommes pas divisés pour autant, et on ne fait pas de guerre de drapeaux.» Le Devoir DANSE SUITE DE LA PAGE 1 marquait la fin d'un cycle de production et de tournée, oscillait entre trois et quatre millions de dollars.Cette année, intervalle entre deux créations, il tombe à 1,2 million.«Dans un cycle de production et de tournée, il y a des imprévus, des coûts incontrôlables», explique Mme Clouette-Mackay.Des sources proches de la compagnie indiquent que le report de trois mois de la première d’Amelia, prévue à Séoul en 2002, serait en cause.Deux danseurs de la troupe s’étaient blessés, repoussant le baptême de la pièce de trois mois, période pendant laquelle il aura fallu s'installer en résidence à Montréal plutôt qu’aux frais du coproducteur coréen.Le plan de redressement a été entériné par les bailleurs de fonds et par le conseil d'administration il y a quelques semaines.Le trou devrait se résorber, sans aide spéciale des instances gouvernementales, d’ici trois ans.«Ce n’est pas inquiétant parce qu'on a pris le contrôle de la situation et on sait comment on va gérer tout ça», souligne la directrice.Certes, cette situation diffère de celle qui a mené à la fermeture de la FJPR avant-hier.Le Devoir a appris que la compagnie a obtenu une subvention de 175 000 $ du ministère des Affaires étrangères et une autre de 120 000 $ du Conseil des arts et lettres du Québec pour réaliser la tournée d'adieu de Joe, œuvre phare du chorégraphe Jean-Pierre Perreault, décédé il y a deux ans.Or, selon un petit exercice de calcul budgétaire auquel a bien voulu se soumettre Paul Tanguay, directeur général de la Compagnie Marie Chouinard (CMC), dont le répertoire voyage beaucoup à l’étranger, une tournée coûte environ 50 000 b au bas mot par semaine pour un groupe de 20 personnes.La production de Joe, qui compte une quarantaine de danseurs et collaborateurs, fait donc automatiquement doubler la mise.En huit semaines de représentations européennes, les frais ont donc pu s’élever à 800 000 $.On est bien loin des quelque 200 000 $ versés initialement par les gouvernements.Un écart que la conférence de presse annoncée pour les prochains jours par la FJPP pennettra peut-être de comprendre.Mais les deux événements révèlent les aléas des tournées internationales, lesquelles, selon le directeur de la CMC, s’avèrent toujours une entreprise risquée.«Les tournées internationales ne sont pas rentables, affirme Paul Tanguay.Ça prend absolument des subventions, sauf si un festival invite la compagnie tous frais payés.» La norme veut qu’un diffuseur verse un cachet qui, s'il couvre parfois les coûts d’hébergement, n'absorbe généralement ni les frais de transport locaux et internationaux ni les frais de séjour.«Pour couvrir les dépenses, il faudrait demander des cachets tellement élevés qu’on ne tournerait plus.» Fragile équilibre des lois du marché.Bien que de nature fort différente, les deux déficits ne se- raient-ils pas des symptômes d’un même problème de financement?«Je ne crois pas», estime Mme Clouette-Mackay, dont la compagnie saluée de par le monde jouit d’un important soutien public.Pour M.Tanguay, au contraire, le jeu des tournées s’avère d’autant plus risqué que les subventions demeurent limitées.«Elles ont augmenté un peu, mais pas à la mesure du rayonnement de nos compagnies», juge-t-il.Des membres du milieu avancent l’hypothèse selon laquelle les principales compagnies de danse, après environ 20 ans d’activité qui ont vu grandir leur rayonnement ici et ailleurs, sont dans une période de transition, d’institutionnalisation, mais qUe le financement ne suit pas en conséquence.Ne servent-elles pas désormais de porte-étendards de notre culture plutôt que les compagnies à répertoire comme les Grands Ballets canadiens?, se demandent-ils.Les deux directeurs reconnaissent d’ailleurs qu’ils doivent bien souvent pallier le manque d’argent destiné aux tournées en puisant dans leur budget de fonctionnement De plus, le booking des diffuseurs se fait bien avant les demandes de subventions.Le risque se trouve donc aussi dans la prise de décision, loin en amont «Quand on dit oui à un diffuseur, il est difficile d’annuler ensuite, souligne le directeur.Ét puisque chaque représentation est d’emblée déficitaire, leur multiplication creuse rapidement le trou financier.» Joe, victime de son succès?Mais peut-on encore parler de victime si les pertes dépassent largement le financement de tournée et frôlent la totalité du budget d’activité de l’organisme?Déplorant la fermeture forcée de la Fondation Jean-Rerre-Per-reault le Regroupement québécois de la danse (RQD) demande de nouveau aux instances gouvernementales de dresser un état de la situation de la danse «complet et bien documenté», souligne le communiqué de presse, afin que le milieu puisse envisager l’avenir.L’organisme rappelle que depuis 2000, il a signalé à maintes reprises aux divers bailleurs de fonds la crise profonde qui secoue le milieu, notamment en leur soumettant des mémoires {La danse, un patrimoine humain en péril, 2000, et La danse en péril, 2001), puis en lançant sa propre étude, qui n’a pas pu être complétée, faute de fonds.De manière générale, le milieu est atterré par la fermeture du seul lieu de création et de recherche chorégraphiques digne de ce nom à Montréal.Des danseurs non payés au cours de la tournée d’adieu de Joe ont sonné l’alarme la semaine dernière.La FJPP a ensuite annoncé quelle suspendait temporairement ses activités à cause d’un important déficit, que les rumeurs établissent à un demi-million de doDars.Des allégations de mauvaise gestion, attribuable à un manque de leadership au sein de l’organisme en deuil, circulent Une conférence de presse doit permettre de faire la lumière sur la situation financière au cours des prochains jours.Le Devoir SCHL «La loi devrait obliger la SCHL à les réinvestir dans le logement SUITE DE LA PAGE 1 lui aussi l’absence de débat sur l’utilisation de ces profits.«Est-ce qu’un jour il est prévu que le gouvernement fédéral aille puiser là-dedans, comme on l’a fait avec l’assurance-emploi?», s’in-terroge-t-il.Le député bloquiste juge inutile la constitution d’une telle «banque d’écureuil» alors que les activités de la société de la Couronne sont garanties par l’ensemble des biens du gouvernement.«Qu’on me dise qu’on amasse des fortunes en capitalisation pour répondre aux normes du privé alors que les gens paient très cher pour leur garantie de prêt hypothécaire et que le parc immobilier social est laissé à lui-même, ce n’est pas moral», s’insurge M.Simard.Il précise que le parc de coopératives et de logements communautaires nécessite des rénovations de plus de un demi-milliard de dollars compte tenu du peu d’argent consacré à leur entretien depuis 1993.Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRA-PRU) lorgne lui aussi du côté de ces «surplus assez costauds»: «La loi devrait obliger la SCHL à les réinvestir dans le logement social», soutient son porte-parole, François Saillant, qui a abordé la question lors d’une récente rencontre avec le ministre fédéral du Travail et du Logement, Joe Fontana.Une possibilité, selon le ministre Le ministre Fontana se montre ouvert à l’idée: «C’est une option que j’étudie pour trouver des solutions créatives afin de dégager les ressources devant permettre d’augmenter le nombre de logements sociaux», affirme M.Fontana en entretien avec Le Devoir.Il tempère cependant les ardeurs de ceux qui convoitent le pécule en rappelant que la SCHL doit maintenir un niveau de capitalisation adéquat pour faire face aux coups durs advenant une montée des taux d’intérêt «Par le passé, vers la fin des années 80, les gens perdaient leur maison, la SCHL faisait face à des pertes.La SCHL doit s’assurer qu’elle a assez de réserve pour continuer à offrir des assurances à ceux qui veulent acheter une maison.» Même si elle n’est pas soumise aux normés de capitalisation du Bureau du Surintendant des institutions financières, la SCHL a choisi de s’y conformer.Selon la dernière évaluation, effectuée en 2003, il lui manquerait 30 % pour ce faire.Une telle logique propre au secteur privé ne saurait s’appliquer à une société gouvernementale investie d’une mission sociale, répliquent en chœur le FRAPRU et les députés de l’opposition.«C’est toujours le même vieux réflexe d’Ottawa d’avoir des bretelles et la ceinture qui va avec.C’est comme ça qu’ils justifient les réserves et, chaque fois, on découvre des surplus budgétaires», se moque François Saillant, du FRAPRU.Le Devoir ARAFAT Un homme animé par une foi inébranlable dans la justesse de la cause qu'il servait SUITE DE LA PAGE 1 LATIN SUITE DE LA PAGE 1 Même un collège comme Jean-de-Brébeuf, où le latin fait partie des us et coutumes depuis les débute jésuites, modifiera peut-être son offre l’an prochain.«L’option n’est pas en péril», précise Diane de Champlain, directrice des relations publiques à ce collège.Le latin demeure, surtout sous forme obligatoire jusqu’en secondaire 4, une rareté.«Mais nous ne savons pas encore si nous offrirons le même nombre d’heures.» Les Bernard I>andry de ce monde, prompts à répondre aux questions embêtantes des journalistes à l’aide d'envolées latines — tel le désormais célèbre «audi alteram partem» recraché par le film A hauteur d’homme — existeront-ils encore dans quelques décennies?«Bernard Landry est le représentant d’une époque à laquelle personne ne voudra revenir, c’est-à-dire l’élitisme des cours classiques», explique la latiniste Janick Auberger, professeure au département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal.«Mais ce que je regrette surtout, c’est la disparition de ces petites matières comme le latin, qui profiteraient à tous, pour la culture, la formation de l’esprit, la gymnastique intellectuelle et la rencontre avec les civilisations qui vont avec.» Paradoxalement, alors que les écoles secondaires se départent de ces langues mortes, à l’université, les cours de latin et de grec, courus par les inscrits en études anciennes par exemple, sont bondés.«Ça n’a jamais été aussi populaire», confirme Mme Auberger.Au collège Mont-Saint-Louis, un établissement secondaire privé du nord de Montréal, le latin ne figurera plus à la grille-horaire du secondaire 1 l’an prochain.Les modifications imposées par le nouveau régime pédagogique, qui consacre les cours imposé^ et le nombre d’heures proposé par le ministère de l’Education, obligent l’école à revoir son offre.Aléa jacta est! «Est-ce que c’est vraiment la réforme qui nous oblige à enlever le latin?», demande le directeur de cet établissement, André Lacroix.«Certains essaieront de vous faire croire cela.» La disparition du latin en secondaire 1 (et en secondaire 2 l’année suivante) est liée à une réflexion forcée par l’arrivée de la réforme.«Ça, oui», reconnaît le directeur.«Mais on aurait pu faire le choix de garder le latin en rognant ailleurs.On en a fait un autre qui correspond mieux, selon nous, à la réalité de nos jeunes d’aujourd’hui, qui font peu d’exercice et passent le plus clair de leur femps devant l’ordinateur», poursuit M.Lacroix.A compter de l’an prochain, des cabrioles faites dans la grille-horaire permettront donc d’ajouter 40 heures d’éducation physique pour les deux premières aimées du secondaire.«Nos jeunes auront des cours d’éducation physique à tous les deux jours.» Exit, le latin?Alors qu’il est actuellement optionnel en secondaire 3 seulement, il le sera bientôt de la troisième à la cinquième année du parcours.Mais avec la multiplication des heures en histoire, le directeur du Mont-Saint-Louis croit que le latin ne sera pas complètement évacué puisque le survol des civilisations anciennes subsistera par le truchement de l’histoire.«Le latin, ce n’est pas que du “rosa rosa ro-sam ”», explique M.Lacroix.«Tout l’aspect non grammatical, c’est en histoire qu’on le récupère.» «Certains vont considérer que les contraintes sont trop grandes pour garder le latin», explique Guy Bouchard, coordonnateur des services à l’enseignement secondaire pour la Fédération des établissements d’enseignement privé (FEEP).«Mais d'autres feront un autre choix institutionnel.» En France aussi, les langues mortes comme le latin et le grec souffrent d'un manque de popularité.«La France a cette chance que, souvent, l’enseignement du latin est lié à celui du français», explique Janick Auberger, qui dénonce les incohérences de notre système, p;u' exemple ce combat digne de Jules César pour les diplômés en études anciennes qui, faute de formation adéquate en pédagogie, ne peuvent enseigner.A l’école secondaire Paul-Gérin-Lajoie (PGL), à Outremont, le latin fait aussi partie de la tradition.«Nous sommes une des seules et rares écoles publiques qui offrent le latin, sur une base optionnelle», explique Sylvie Drolet directrice de l’école mais aussi latiniste.Mme Drolet a enseigné le latin à PGL pendant neuf ans et a même dirigé l’Association des professeurs de latin du Québec.Le problème de la relève enseignante est bel et bien réel: «On ne trouve plus de professeurs aussi facilement qu’avant», explique Mme Drolet, ce qui complique davantage la tâche de§ écoles qui tiennent à la langue de Cicéron.A PGL mie soixantaine d’élèves du premier cycle suivent donc les tribulations du Romain Lucius Cae-cilius Licundus, s’initiant au passage aux versions et à l’histoire.Certaines années, un petit voyage dans la Rome moderne — après avoir étudié l’antique — était même associé aux cours, pour le plus grand bonheur des élèves.«Pour l'instant, nous souhaitons garder le latin, sans en faire un programme de douance», explique Mme Drolet, dont l’école offre aussi l’espagnol au deuxième cycle du secondaire afin de poursuivre l’initiation linguistique.mais avec un autre accent! Et que fredonnait Brel pour finir?«C’est le tango que l’on regrette, une fois que le temps s’achète, et que l’on s’aperçoit tout bête qu’il y a des épines aux rosa.» Kosae rosae rosas, rosarum rosis rosis.Le Devoir LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Flacedes-Arts Ils sont ouverte du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) I* Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations nvonnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle Le Devoir est publie du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2060, rue De Bleury, étage.Montréal.(Québec).HUA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor World, St-Jean, 800, boulevard Industriel Saint-Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division de Corporation Sun Media., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n’ 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Mais personne ne croit à ses chances de garder les reines de l'Autorité palestinienne.Mahmoud Abbas, secrétaire général de l’OLP et Ahmed Qoreï, premier ministre de l’Autorité palestinienne, sont les plus susceptibles de lui succéder.Figure très populaire dans la rue et chez les mouvements plus radicaux, Marwan Barghouti, emprisonne depuis avril 2002 en Israël, est aussi sur les rangs, majs sa situation est beaucoup plus complexe.A l'agonie, Yasser Arafat, âgé de 75 ans, a incarné les espoirs du peuple palestinien aspirant à la reconnaissance de ses droite.Mais après des décennies de combat, le chef de l'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) n'a pas pu réaliser son rêve: voir le drapeau national flotter sur Jérusalem Est II aura imposé la tragédie de son peuple au cœur de l’attention internationale.Yasser Arafat aurait préféré entrer dans l’Histoire comme le dirigeant qui a conduit son peuple vers l’indépendance et la paix.Mais elle en aura voulu autrement Il disparaîtra usé par, l'âge et par la désillusion de ne pas avoir vu naître l'Etat palestinien auquel il a tant aspiré.Onze ans plus tôt il avait pourtant la certitude, et la majorité des Palestiniens avec lui, que ce rêve était à portée de main, qu'il suffirait de six années de négociations avec Israël — mais qu’est-ce que six années au regard de l’Histoire?— pour qu’il devienne réalité.Au fil des ans, l'espoir est toutefois allé s'effilochant renvoyant quasi à la préhistoire ce 13 septembre 1993, quand, sur la pelouse de la Maison-Blanche, devant un parterre de personnalités internationales et sous les yeux de millions de téléspectateurs à travers le monde, un Yasser Arafat tout sourire serrait la main de l’un de ses pires ennemis, le premier ministre israélien d'alors, Itzhak Rabin.Les accords dite d’Oslo qui venaient d’être signés mettaient en principe l’un des plus vieux conflits du monde sur les rails d’une solution.Tout le monde voulait y croire.Yasser Arafat le premier, pour qui l'heure était historique, l'aboutissement d’une longue lutte, le premier acte de l'avènement de l'Etat virtuel proclamé le 15 novembre 1988, à Alger, devant un Parlement palestinien en exil en délire.Rien, pourtant, ne permettait alors de croire que le rêve deviendrait réalité, tant les vents étaient contraires.Le défi était immense.L’OLP était exilée de force depuis six ans en Tunisie, après avoir été oc-pulsée du Liban.Israël, les Etats-Unis et d’autres Etats la tenaient toujours pour une centrale «terroriste».Israël s’acharnait à en liquider les dirigeante.Khalil Al-Wazir (Abou Jihad), l’une de ses figures les plus prestigieuses, les plus respectées et les plus actives, compagnon de la première heure de Yasser Arafat, avait été assassiné quelques mois plus tôt à Tunis.Les Palestiniens s’entredéchiraient et le soutien des «frères» j arabes n’était ni unanime ni inconditionnel.Et pourtant la foi çhevillée au corps, Yasser Arafat voulait voir naître cet Etat palestinien pour lequel il a consacré sa vie depuis une quarantaine d’années.Yasser Arafat, c’était d’abord et surtout cela: un homme animé par une foi inébranlable dans la justesse de la cause qu’il servait et des droite du peuple qu’il représentait D se souciait comme d’une guigne de l’aversion qui! pouvait susciter et savait exploiter à merveille les témoignages de sympathie.Il conjuguait ou alternait l'action militaire et la diplomatie, savait manipuler amis et adversaires, flatter les ego et tenir en piètre estime, être familier et tenir à distance, se faire modeste et arrogant, donner généreusement et couper les vivres, ne jamais prendre pour quantité négligeable une quelconque manifestation de soutien, si humble soit-elle, ne jamais rompre définitivement les ponte avec quiconque pour ne pas insulter l’avenir.Son courage physique n’était pas la moindre de ses qualités.Jamais Yasser Arafat n'abandonna les siens dans l’adversité.Il prisait les honneurs, surtout ceux des responsables étrangers, parce qu’ils étaient autant de marques de déférence et de soutien à sa lutte, face à un ennemi qui bénéficiait de très grandes sympathies à travers le monde.Le Devoir Avec Le Monde e LE DEVOIR.LE JEUDI II NOVEMBRE 2 0 0 4 E C 0 N 0 MIE Un pas de plus vers la fusion de Molson et Coors Un fonds contrôlé par Eric Molson annule l’entente qui le liait à lan Molson ALLAN SWIFT Un autre obstacle vient d’être franchi en vue d’une fusion entre les brasseurs Molson et Adolph Coors.Un fonds contrôlé par Eric Molson, président du conseil de Molson, a fait savoir hier qu’il met un terme à la convention entre actionnaires qui le liait à un autre fonds contrôlé par lan Molson, cousin lointain d’Eric qui a quitté en mai le conseil de Molson.Cette entente entre les deux fonds accordait à lan Molson un droit de veto sur toute fusion ou prise de contrôle.Cette décision du fonds Pentland Securities de rompre les liens avec Swiftsure Trust était une étape nécessaire en vue de la fusion de Molson et de Coors, annoncée en juillet et qui doit être soumise au vote des actionnaires.Pentland a précisé hier que l’achat d’actions auprès de deux sœurs héritières de la famille Molson, ainsi que la transformation en actions de catégorie A d'une partie des titres que détiennent ces deux sœurs, permettent au fonds de porter à 50,7 % sa part des actions de catégorie B à droit de vote multiple.Maintenant qu’il détient la majorité de ces titres, Pentland se dit en mesure d’annuler la convention que le liait à Swiftsure jusqu’en 2006.De ce fait, Pentland affirme que Swiftsure ne peut plus bloquer le projet de fusion entre Molson et Coors.Les propriétaires du fonds Pentland, Eric Molson et son frère Stephen, avaient conclu en 2001 cette entente avec lan Molson, ancien vice-président du conseil de la brasserie montréalaise, dans le but de résister à une possible tentative de prise de contrôle de l’entreprise qui appartient à la famille Molson depuis 1786.La SAQ appelle Lucien Bouchard en renfort GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ La Société des alcools du Québec (SAQ) ne tient visiblement pas à ce que les négociations avec ses employés durent trop longtemps et entraînent une grève générale illimitée au temps des Fêtes.Hier, la direction a annoncé avoir embauché l’ancien premier ministre Lucien Bouchard pour mener son équipe de négociation.L’arrivée de cet avocat habitué aux médiations ardues a été bien accueillie par le syndicat qui voit là un «changement de ton majeur».Les négociations reprises mardi après quatre jours de grève ont donc été ajournées hier après-midi afin de permettre aux deux parties de s’entendre sur un nouvel horaire de rencontres.«M.Bouchard intègre l’équipe dès maintenant, de façon à accélérer les négociations et permettre de conclure une entente plus rapidement», a confirmé en fin de journée la porte-parole de la SAQ, Catherine Dagenais, qui a parlé de l’avocat comme d’un «fin négociateur».Martin Charron, président du Syndicat des employés de magasins et de bureaux (SEMB), a réagi positivement à la nouvelle.«C’est un gros mouvement, M.Bouchard arrive avec toute une expérience et une prestance.Aujourd’hui, on nous a dit qu’il serait dé- n sormais le porte-parole de la SA
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.