Le devoir, 12 novembre 2004, Cahier A
w w w .1 e d e v o i r.e o m LE DEVOIR PERSPECTIVES Les deux visages d’Arafat Paris — Yasser Arafat est mort comme il a vécu: dans l’absence de transparence et une ambiguité qui laisse cours aux rumeurs les plus folles.L’étonnante comédie burlesque qui a entouré son décès jamais confirmé et la smprenante foire d’empoigne entre son épouse et ses successeurs ne pouvaient pas mieux illustrer le double langage qui a toujours caractérisé l’homme.Car Yasser Arafat passera à l’histoire pour avoir été à la fois le père de la nation palestinienne en même temps que le responsable de quelques-uns de ses principaux échecs.Bref, on peut se demander si, sans lui, il y aurait aujourd’hui une nation palestinienne.Mais on peqt aussi penser qu’avec lui, il ne pouvait pas y avoir d’Etat palestinien.Yasser Arafat aurait pu être, au mieux, le Nelson Mandela de son peuple.A défaut, fl aurait dû en être au moins le Gerry Adams.11 n’aura malheureusement été ni l'un ni l’autre.L’histoire retiendra certainement de lui l’image du père de la nation, mais elle ne pourra pas passer sous silence celle d’un homme qui a cultivé l’équivoque jusqu’à la fin.Il le fallait, direz-vous, pour survivre dans cette jungle.Lorsqu’il fonde le Fatah, en 1959 au Koweït, la nation palestinienne est au mieux en voie d’extinction.La création d’Israël a relé-Christian gué les Palestiniens aux marges Rioux de l’histoire.Le mépris avec le-, quel les traitent la Jordanie, le Li- ban, l’Egypte et la Syrie achève de les transformer en citoyens de seconde zone.Pendant que les peuples du Tiers-Monde retrouvent leur dignité, les Palestiniens sont des parias sur leur propre terre.Arafat a déjà reconnu avoir à cette époque sérieusement songé à abandonner la lutte.Lorsqu’il fonde le Fatah, en 1959, commence une épopée qui fera de lui le seul et unique symbole de son peuple.L’OLP est alors une vulgaire marionnette des potentats arabes.Il en fait une organisation indépendante grassement financée par l'argent du pétrole.A la suite de son apparition à l’ONU, les chefs arabes (qui voulaient sa peau) ne rêvent plus que de se faire photo-graphier avec lui.Contrairement aux Irlandais, aux Kurdes et aux Basques, Arafat prend soin d’étendre son action terroriste à l’échelle du monde.Le premier, il ne craint pas de s’attaquer à des symboles, comme les Jeux olympiques de Munich, en 1972.Il visite plus de capitales çhaque année que le président des Etats-Unis.Mieux que quiconque, il a compris que les guerres d’aujourd’hui ne se gagnent plus sur les champs de bataille.Arafat devient un mythe équivalent à Che Guevara et à Gandhi.Mais les mythes ne fondent pas de pays s’ils ne redescendent pas un jour sur terre.C’est ce qu'a fait Nelson Mandela en acceptant de serrer la main de ses ennemis, quitte à égratigner sa légende.C’est ce qu’a fait Gerry Adams en déposant les armes pour entrer au Parlement.Le «Vieux», lui, n’a jamais vraiment tout à fait consenti à s’abaisser à cette extrémité.Surtout, il n'a jamais avoué à ses compagnons de lutte qu’ils ne reverraient jamais Haïfa et Nazareth.Il n’a jamais eu le courage de dire à ses compatriotes que toutes les bombes et tous les kamikazes cju monde ne donneraient jamais vie au rêve d’un Etat palestinien «du Jourdain à la mer».Certes, Arafat a reconnu Israël en 1993.Mais c'est encore sur la question du retour dep réfugiés en Israël qu’il a refusé les propositions d’Ehoud Barak en juillet 2000 à Camp David.«Vous avez raté une occasion en 1948.Vous en avez VOIR PAGE A 10: VISAGES Les mythes ne fondent pas de pays s’ils ne redescendent pas un jour sur terre Lfïv» m, RKUTERS Gaza a souligé la mort du nüs dans un mélange de prières, de chants révolutionnaires, de coups de carabine, de pleurs, de l>ousculades, de ilanunes et de fumée.Le cœur en berne Les successeurs d’Arafat sont aussitôt nommés ¦ Blair veut vendre le processus de paix à Bush GUY TAILLEFER Héros ou terroriste?Entre le deuil des Palestiniens, le cœur en berne, et la satisfaction à peine maquillée du gouvernement israélien d’Ariel Sharon, la dépouille de Yasser Arafat a été transportée hier de Paris au Caire, où des «funérailles militaires» avaient lieu ce matin, avant d’être inhumée «provisoirement» en après-midi dans le tombeau aménagé pré- cipitamment dans l’enceinte de la Mouqata’a, son ancien quartier général de Ramallah, en Cisjordanie.A 16 kilomètres au nord de Jérusalem, capitale d’un Etat palestinien virtuel qu’il n’aura pas vu naître.Dans les territoires occupés et les camps de réfugiés, les Palestiniens se sont réveillés avec l'annonce du décès de leur chef historique, à l’âge de 75 ans, jeudi matin à Paris.La nouvelle, attendue depuis des jours, a provoqué des scènes de peine collective alors que le tout premier geste des autorités israéliennes a consisté à décréter le bouclage total de G;»za et de la Cisjordanie, de peur que la tristesse ne dégénère en violence.Ce qui s’est produit en soirée devant la porte de Damas, l’une des entrées de la Vieille Ville de Jérusalem, où quelque 5(X) Palestiniens se sont rassemblés pour allumer des chandelles en hommage à VOIR PAGE A 10: ARAFAT «Il était le père, le frère.» Gaza se réveille dans un nuage de fumée noire DOMINIQUE LE GUILLEDOUX STÉPHANIE LE BARS « O « va prendre nos responsabilités, continuer la lutte.» Les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie se sont réveillés hier en apprenant la mort de leur président.Gaza se réveille dans un nuage de fumée noire.Ceux qui ont appris la nouvelle dès 4h30 sont sortis dans les rues et font brûler des pneus.Les flammes sont géantes, les voitures les frôlent sans se soucier du danger, un âne reste immobile entre deux feux.Devant la présidence dont l'immeuble a été partiellement bombardé, les visages sont fermés.Les hommes de la garde présidentielle ne veulent pas parler.Ils tirent des coups de feu.D’autres sont assis sur les trottoirs en treillis, silencieux.D’un haut-parleur, on entend les sourates du Coran comme à la radio de Gaza «On a le cœur brisé.Il était le père, le frère, il présentait tout pour moi, dit Anassan, membre de la garde.C’était le président de tout le monde.Il incarnait la cause politique.Tout le peuple l’adore, il s’était trop sacrifié pour lui.C'était le guide et le chef suprême, une sorte d’enseignant.» Wafa, 33 ans, employée de la présidence, est «totalement perdue».«Je sens qu’à partir de maintenant, l’instabilité va arriver.Yasser Arafat maîtrisait tout», VOIR PAGE A 10: PÈRE REUTERS ¦ Autres informations, pages A 2 et A 3 ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page A 8 ¦ Les commentaires d’analystes, pages A 9 IRAK Plus de 500 rebelles tués à Fallouja Les attaques de la guérilla s’intensifient dans d’autres régions ¦ À lire en page A 5 T'i- ,,,, INDEX Annonces .B 8 Monde .A5 Avis publics.B 6 Mots croisés .B6 Cinéma .B 3 Nature .B 9 Décès .B 8 Reste .B 7 Éditorial .A8 Sports .B 8 Idées .A9 Télévision .B 2 Météo .BS Week-end .B 1 Nouvel objectif: le rendement optimal Montréal pourrait devenir « ingouvernable » Séguin met la hache dans la double mission de la Caisse de dépôt ROBERT DUTRISAC Québec — Finies les grandes transactions lancées par la Caisse de dépôt et placement du Québec afin de préserver, sur fond de pressions politiques, la propriété québécoise d'entreprises comme Vidéotron ou Domtar.A l’avenir, le bas de laine des Québécois visera avant tout à réaliser un rendement optimal et son rôle moteur dans le développement économique du Québec passera au second plan.Le ministre des Finances, Yves Séguin, a déposé hier le projet de loi 78 modifiant la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec, projet de loi que son président actuel, Henri-Paul Rousseau, appelait de tous ses vœux.Le gouvernement Charest met la hache dans la double mission de la Caisse telle que définie dans sa loi constitutive de 1965.Depuis sa création, la Caisse doit à la VOIR PAGE A 10: CAISSE ARCHIVES LE DEVOIR Yves Séguin Un conseiller et des observateurs tirent la sonnette d’alarme à propos de la démocratie montréalaise ANTOINE ROBITAILLE Si on ne fait rien, le conseil municipal de Montréal sera bientôt vidé de sa substance»: c’est l’inquiétude qui taraude actuellement plusieurs acteurs et observateurs de la scène municipale.Comment cela pourrait-il se produire?D’abord en raison de la création, en janvier 2006, du «conseil d’agglomération» (CA), une nouvelle structure — qui rappelle étrangement les antiques communautés urbaines — à laquelle siégeront le maire de la «municipalité centrale» (autour de laquelle on a fait la fusion) et les maires des villes dites «reconstituées» (celles qui ont voté pour la défusion).Avec la création de ce CA, prévue par la loi 9 sur la défusion, «le conseil municipal va perdre le contrôle de 60 % des dépenses de la Ville tout en n’ayant pratiquement plus de droit de regard là-dessus», VOIR PAGE A 10: MONTRÉAL « Le conseil municipal va perdre le contrôle de 60 % des dépenses de la ville» LE I) E V 0 I K , LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2 0 0 4 YASSER ARAFAT 1929-2004 La passation des pouvoirs s’effectue sans accroc HISHAM ABDALLAH Ramallah — Le mécanisme de succession au président Yasser Arafat, décédé hier à Paris, s’est vite mis en place sans accroc apparent, les instances palestiniennes veillant à combler le vide créé par la disparition du chef historique des Palestiniens.D s’agissait de remplacer Yasser Arafat dans les trois fonctions clés quH cumulait chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), chef du mouvement Fatah et président de l’Autorité palestinienne.Le comité exécutif (CEOLP) a désigné dès mercredi comme numéro un de l’OLP l’ancien pre-miçr ministre Mahmoud Abbas.A ce titre, il sera chargé des négociations avec Israël, au point mort depuis janvier 2001, et des contacts avec les organisations palestiniennes de l’opposition, notamment les formations islamistes.Jusque-là numéro deux de l’OLP, Mahmoud Abbas, 69, ans était l'éternel second dans l’ombre de Yasser Arafat Considéré comme un modéré, hostile à la «militarisation de l’intifada», il a été l’un des principaux architectes des accords d'autonomie conclus en 1993 avec Israël., Considéré par Israël et les Etats-Unis comme un interlocuteur privilégié, Mahmoud Abbas n’est pas populaire parmi les Palestiniens, selon les sondages.Farouk Kaddoumi a été désigné à la tête du Fatah, la principale composante de l’OLP, par le comité central de cette instance.Il était formellement numéro deux du Fatah mais avait perdu beaucoup de son influence au ft # •* # * ARCHIVES REUTERS Mahmoud Abbas, que l’on voit ici marcher aux côtés de Yasser Arafat, a été nommé chef de l’Organisation de libération de la Palestine.cours des dernières années en raison de son opposition aux accords avec Israël de 1993.De plus, résidant à Tunis, il s’est retrouvé éloigné du centre de pouvoir dans les territoires palestiniens.Le Conseil législatif palestinien qui tient lieu de Parlement devait se réunir hier pour introniser Rawhi Fattouh comme président en exercice de l’Autorité palesti- nienne pour 60 jours, aux termes de la loi palestinienne.Cette loi prévoit une élection présidentielle dans ce laps de temps pour désigner un successeur à Yasser Arafat.Mais il n’est pas certain qu’un tel scrutin puisse avoir lieu.«D’un point de me pratique, il est possible d’organiser une élection qui était prévue pour le printemps pro- chain», a assuré le politologue Aï al-Jarbaoui, président de la Commission électorale centrale (CEQ.Mais il va falloir selon lui «que l’armée israélienne lève son blocus des villes palestiniennes, qu’elle permette aux candidats de circuler librement pour faire campagne et que les résidants de Jérusalem soient autorisés à voter, comme cela avait été le cas au dernier scrutin de 1996», lorsque Yasser Arafat avait été élu par une très large majorité.«Du vivant d’Arafat, Israël n’avait manifesté aucune intention de lever ces obstacles à une élection qui aurait certainement entraîné la réélection de Yasser Arafat», souligne le politologue israéïen Danny Rubinsteia Plus de un million de Palestiniens, soit 67 % des votants potentiels, s’étaient inscrits en octobre dans le registre des électeurs en vue du scrutin général prévu au printemps, selon la CEC.Par ailleurs, le premier ministre Ahmed Qoreï et M.Fattouh devraient se partager le contrôle des services de sécurité, auparavant sous la coupe exclusive du président Arafat.Ahmed Qoreï, 67 ans, est considéré comme une force tranquille dans les incessantes turbulences politiques palestiniennes.Premier ministre depuis 2003, il est «l'homme des missions difficiles», auquel M.Arafat a confié à maintes reprises la direction de déücates négociations avec les Israéïens.Sa première tâche — et le premier test — est d’organiser des funérailles nationales pour le leader disparu en évitant des débordements.Agence France-Presse Il faut maintenant se tourner vers l’avenir, dit Paul Martin La lutte doit continuer La communauté palestinienne de Montréal pleure la perte du père de la nation GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le leader est parti, mais la lutte continue: c’est avec un sentiment général de tristesse et de résignation que la communauté palestinienne de Montréal a réagi hier à la mort du président Yasser Arafat «C’est un moment fort, très émouvant, exprime Rabie Masri, membre de la Coalition contre la déportation des réfugiés palestiniens du Canada La mort d’Arafat rappelle 40 années de lutte.C'est l'histoire de tous les Palestiniens réfugiés comme moi qui remonte.Cest difficile de s'arrêter pour réfléchir sur le passé quand des bombes tombent toujours sur votre pays.Il n'y a pas de temps pour la réflexion, le recul.Mais l’événement d’aujourd’hui [hier] nous force à prendre ce temps, et alors on mesure l’ampleur.» «La tristesse est grande, ajoute Edmond Omran, président de l’association Aide médicale pour la Palestine et réfugié au Québec depuis 1968.Surtout qu’Arafat ne verra jamais sa cause aboutir, malgré tous les efforts.Mais en même temps, c'est une leçon pour nous tous: ça nous indique de continuer, de ne pas abandonner» Selon lui, le changement de garde obligé à la tête de l’Autorité palestinienne n’insufflera pas d’air frais dans les relations avec Israël.«Je n’ai aucune confiance dans ce que font Bush et Sharon, explique M.Omran.Ils vont poursuivre leurs politiques, peu importe qui est de l’autre côté.L'effet positif que pourra avoir la mort d’Arafat, c’est surtout au niveau de la mobilisation interpalestinienne.» L’opinion était partagée par la majorité des expatriés interrogés hier.«La mort d'Arafat ne change rien au conflit, affirme Chadie Ma-rouf.Je crains même que le gouvernement israélien instrumentalise cette disparition, que cela lui serve de prétexte pour durcir davantage l’occupa- tion.Arafat n’était pas le problème.Le problème, c’est l’occupation.» Sa compatriote Rawa Hamdan, étudiante à Concordia, est d’accord.«Sans le retrait des Israéliens des territoires occupés, la situation va toujours perdurer.» Ce qui fait dire à Nicolas Sayegh, né à Jérusalem et militant de la Fondation canado-pales-tinienne du Québec (FCPQ), que «le successeur d’Arafat, quel qu’il soit, devra poursuivre la lutte entreprise».La vie continue Si la communauté palestinienne vivait hier un jour triste, personne ne semblait abattu pour autant.«C’est assurément une ère qui se termine; Arafat est le seul leader que les Palestiniens ont connu depuis 1948, dit Faraj Nakhle, réfugié au Québec depuis 36 ans et membre de la FCPQ.La rupture va donc être importante.C’était un survivant de tout, un rassembleur.Mais le peuple vivait avant et vivra après lui, il ne faut pas s’inquiéter.» Ali Yassir, président de la FCPQ, abonde dans ce sens.«La vie continue malgré la stature immense du personnage.La transition va se faire, et on verra ensuite.» De son côté, Pierre Beaudet, directeur général d’Alternatives, qui a rencontré le président le 7 octobre à Ramallah, se rappelait hier un être fatigué.«Il m’était apparu diminué, un peu incohérent.Et plutôt désespéré.U voyait bien que le processus de paix était complètement bloqué, que la lumière était loin.Il était en vie physiquement, mais politiquement, je pense qu’il savait qu’il était déjà mort.» Pour marquer le décès d’Arafat la Fondation canado-palestinienne du Québec, qui a pignon sur rue au 5135, Notre-Dame Ouest sera ouverte au public les trois prochains jours.Un livre d’or sera à la disposition de ceux qui voudraient y exprimer leurs sympathies.Le Devoir ALEC CASTONGUAY Ottawa — Les quatre chefs de parti à Ottawa ont tenu à présenter leurs condoléances et leurs sympathies au peuple palestinien et à la famille de Yasser Arafat, décédé hier matin à Paris.C’est par voie de communiqué que Paul Martin, Gilles Duceppe et Jack Layton ont souligné le caractère et la détermination de l'homme qui incarnait à lui seul la cause palestinienne.C’est le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, qui représentera le Canada aux obsèques prévues aujourd’hui au Caire, en Egypte.Les chefs de parti ont également souligné le prix Nobel de la paix obtenu par Yasser Arafat en 1994.«Le président Arafat personnifiait la lutte du peuple palestinien pour la réalisation de son droit à l’autodétermination, a déclaré le premier ministre Paul Martin.L’influence exercée par le président sur les événements dans la région et dans le monde est indéniable.Bien qu’une paix générale entre Israéliens et Palestiniens n’ait jamais pu être établie de son vivant, les efforts de Yasser Arafat, joints à ceux de Yitzhak Rabin et de Shimon Peres, ont été reconnus en 1994 lorsque le prix Nobel de la paix leur a été décerné.» Il faut maintenant se tourner vers l’avenir, a soutenu le premier ministre dans sa déclaration écrite.«Le Canada invite les Palestiniens, de même que tous les peuples du Moyen-Orient, à réfléchir aux terribles conséquences des conflits et, en s’appuyant sur l’héritage de leurs dirigeants et sur les conseils de leur gouvernement, à renouveler leur engagement envers la paix», a affirmé Paul Martin.L’opposition Stephen Harper, en déplacement à Halifax, a de son côté réagi par la voix de son attaché de presse.«Le Parti conservateur espère que le décès de M.Arafat mènera à une nouvelle génération de leadership pour l’Autorité palestinienne, a affirmé Dimitri Soudas.Nous espérons que la violence sera mise de côté et qu’on travaillera afin d’obtenir la paix au Proche-Orient.» Tout en rappelant que M.Arafat incarnait «les aspirations du peuple palestinien depuis plus de 30 ans», Gilles Duceppe a tenu à exprimer, au nom du Bloc québécois, sa «profonde sympathie auprès du peuple palestinien.Nous compatissons avec leur peine et réitérons notre espoir pour une réconciliation et une paix durable au Proche-Orient».Le chef du NPD, Jack Layton, a quant à lui souligné la contribution du leader palestinien.«Les peuples du monde entier vont se pencher et discuter de la place de M.Arafat dans le monde, a-t-il affirmé par voie de communiqué.Il est, incontestable que sa vision d’un Etat palestinien sécuritaire et indépendant lui a valu le respect de personnes à l’intérieur et à l'extérieur des territoires occupés.» Le Devoir L’histoire jugera son œuvre, dit Charest MARTIN OUELLET Québec — Le premier ministre Jean Charest a offert hier ses condoléances au peuple palestinien à l’occasion du décès du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, qui s’est éteint dans la nuit de mercredi à hier à Paris.«M.Arafat est un homme qui aura beaucoup marqué l’histoire du Moyen-Orient.Il incarnait littéralement la cause palestinienne.J’ai donc écrit une lettre exprimant mes condoléances au nom du peuple québécois auprès de la famille de M.Arafat et de la population palestinienne», a dit M.Charest, en point de presse, au terme d’une cérémonie soulignant le jour du Souvenir à Québec.Le vieux leader palestinien était un homme «d’une très grande détermination», qui a 4oujours persévéré dans des conditions extrêmement difficiles», a dit le premier ministre.M.Charest a refusé de prendre position sur le passé trouble de Yas- ser Arafat, estimant que «l’histoire jugera son œuvre», mais il n’en considère pas moins que l’homme de 75 ans aura été «l’incarnation de la poursuite du peuple palestinien, en vue d'avoir son propre pays et de faire reconnaître sa souveraineté».Cette marche vers la souveraineté, a-t-il prudemment nuancé, doit néanmoins se faire en tenant compte des impératifs de sécurité de l’Etat d’Israël.Le premier ministre a dit souhaiter que la succession du défunt se fera «en douceur» et que le nouveau leader de l’Autorité palestinienne pourra enfin «trouver des réponses» et ainsi favoriser une issue au conflit sanglant opposant depuis des décennies les Palestiniens aux Israéliens.«Ce qui préoccupe le monde, c’est le processus de paix, fort complexe, au Moyen-Orient.On sait qu’il faudra encore beaucoup de détermination pour qu’on puisse en arriver à m processus de paix qui fonctionne», at-ü dit Presse canadienne LES GRANDS RENDEZ-VOUS CULTURELS DE LA PREMIERE CHAINE NANCY HUSTON RÉPOND À RAYMOND CLOUTIER En direct de Paris, l'auteure canadienne présente son nouvel essai, Professeurs de désespoir.L'entrevue sera suivie de la rediffusion du Pays des genoux, fiction lauréate du prix Paul-Gilson 2004.Ce soir Réalisation: Line Meloche Réal.-coord.: Alain Kémeid Première Chaîne Radio-Canada www.radio-canada.ca/radio 4 LE DEVOIR.LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004 A 3 ?YASSER ARAFAT 1929-2004- ARCHIVES AFP Octobre 1994, Yasser Arafat obtient le prix Nobel de la paix avec Shimon Peres et Yitzhak Rabin.Chronologie du combat d’une vie Ramallah — La vie de Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne, décédé dans la nuit de mercredi à hier près de Paris où il était hospitalisé depuis le 29 octobre, est étroitement liée à l’histoire du mouvement national palestinien.¦ 4 août 1929: naissance au Caire de Mohammad Abdel Raoul Arafat al-Qoudwa al-Husseini.¦ 195056: étudiant au Caire.¦ 1959: crée au Koweït le Fatah, mouvement nationaliste palestinien.¦ 1" janvier 1965: le Fatah déclenche la lutte armée contre Israël en lançant sa première opération militaire.¦ Juin 1967: dans la foulée de la défaite arabe face à Israël lors de la guerre des Six Jours, Arafat réapparaît après deux ans passés dans la clandestinité sous le nom de guerre d’Abou Ammar.¦ 4 février 1969 : élu président du comité exécutif de l’OLP (CEOLP), instance dirigeante de l’Oiganisation de libération de la Palestine, créée cinq ans phis tôt ¦ Septembre 1970: chassé de Jordanie par les troupes du roi Hussein, il établit le QG de l’OLP à Beyrouth.¦ 26 octobre 1974: au sommet arabe de Rabat Arafat obtient la reconnaissance de l’OLP comme le «seul et légitime représentant du peuple palestinien».¦ 13 novembre: discours aux Nations unies à New York {«Je suis venu porteur d’un rameau d’olivier et d’un fusil de révolutionnaire, ne laissez pas tomber le rameau de ma main»).¦ Avril 1975: début de la guerre civile au Liban.Arafat engage ses troupes aux côtés des opposants à la droite chrétienne.¦ 30 août 1982: Arafat et ses troupes évacuent Beyrouth assiégé par Israël.Il établit à Tunis le siège central de l’OLP ¦ 24 juin 1983: expulsé de la Syrie.¦ 20 décembre: quitte Tripoli (nord du Liban), où il était assiégé par des unités dissidentes du Fatah alliées aux forces syriennes.¦ Décembre 1987: début de la première intifada.¦ 15 novembre 1988: proclamation symbolique à Alger par le Conseil qational palestinien (CNP, Parlement en exil) d’un Etat palestinien indépendant avec Arafat comme président ¦ 2 mai 1989: Arafat déclare «caduque» la charte de _ l’OLP Celle-ci affirmait que «la lutte armée est la seule voie pour la libération de la Palestine».¦ Janvier 1991: le soutien de l’OLP à l’Irak pendant la guerre du Golfe vaut à Arafat de se retrouver isolé et privé de l’aide financière des monarchies arabes.¦ Janvier 1992: mariage avec sa collaboratrice Souha Tawil, 28 ans, issue d’une famille de confession chrétienne.Une fille, Zahwa, est née de leur union en 1995.¦ Avril: il sort indemne d’un accident d’avion dans le désert libyen.¦ 13 septembre 1993: poignée de main historique à la Maison-Blanche avec le premier ministre israélien Yitzhak Rabin lors de la signature de la Déclaration de principes sur l’autonomie palestinienne, négociée en secret à Oslo.¦ Mai 1994: signature au Caire de l’accord sur les modalités de l’autonomie à Jéricho (Cisjordanie) et dans la bande de Gaza.¦ 1er juillet retour en terre palestinienne après 27 ans d’exil.Forme à Gaza un gouvernement autonome, l’Autorité palestinienne.¦ Octobre: lauréat du prix Nobel de la paix avec Yitzhak Rabin (assassiné en novembre 1995) et Shimon Peres.¦ Septembre 1995: conclusion d’un accord sur l’extension de l’autonomie à toute la Cisjordanie.¦ 20 janvier 1996: élu président de l’Autorité palestinienne lors des premières élections générales jamais tenues dans les territoires palestiniens.4 5 septembre 1999: Arafat signe à Charm el-Çheikh (Egypte) avec le premier ministre israélien Ehoud Barak un accord censé ouvrir la voie à des négociations sur un règlement de paix final.¦ 25, juillet 2000: échec du sommet de Camp David aux États-Unis entre Arafat et Barak.¦ Fin septembre: début de la deuxième intifada.¦ 3 décembre 2001: après une série d’attentats suicide palestiniens, Israël confine Arafat à Ramallah.¦ 29 mars 2002: au surlendemain d’un nouvel attentat suicide palestinien qui fait près de 30 morts à Haïfa le soir de la Pâque juive, l’armée israélienne lance sa phis grande offensive en Cisjordanie depuis la guerre de 1967 et détruit la plus grande partie du QG d’Arafat à Ramallah, où le chef palestinien est désormais assiégé.¦ Nuit du 1" au 2 mai: l’armée israélienne lève le siège d’Arafat ¦ 24 juin: le président américain George W.Bush fait d’un changement de la direction palestinienne, donc du départ d’Arafat, la condition de la création d'un Etat palestinien indépendant ¦ 14 février 2003: soumis à,d’énormes pressions internationales, notamment des États-Unis et de 1TJE, Arafat accepte de créer un poste de premier ministre.¦ 6 mars: Arafat propose au CEOLP de nommer Mahmoud Abbas premier ministre.¦ 30 avril: entrée en fonctions de Mahmoud Abbas.¦ 6 septembre: après une épreuve de force de plus de quatre mois, Yasser Arafat obtient la démission de Mahmoud Abbas.¦ 7 septembre: Arafat propose le poste de premier ministre au président du Parlement Ahmed Qoreï, qui accepte le 10 septembre de former un nouveau gouvernement ¦ 11 septembre: les autorités israéliennes prennent la décision de principe de «se débarrasser» d’Arafat.Le leader palestinien réplique que «personne ne [le] chassera» des territoires occupés.¦ 2 avril 2004: Sharon affirme qu’Arafat n’a «aucune assurance» sur la tie, n’excluant pas son élimination, dans plusieurs entrevues à la presse israélienne.D affirme également que si Arafat quitte Ramallah, fl ne sera pas autorisé à revenir dans les territoires palestiniens.¦ 17 juillet Arafat évite une crise ministérielle en obtenant de son premier ministre qu’il reste en poste, dix jours après sa démission en signe de protestation contre le chaos sécuritaire.¦ 29 octobre: à la suite d’une brusque dégradation de son état de santé, Yasser Arafat quitte Ramallah pour Paris, où il est hospitalisé à l’hôpital Percy, à Clamait ¦ 11 novembre: Yasser Arafat meurt à 2h30 GMT à Clamart après plusieurs jours d’un coma irréversible.MOHAMMED SALEM REUTERS Des Palestiniennes pleurent la mort du père de leur peuple, Yasser Arafat, décédé dans la nuit de mercredi à hier dans un hôpital militaire français.& -< Le monde appelle à un nouveau départ Paris — Les messages se sont multipliés hier dans le monde après la mort du président palestinien Yasser Arafat, insistant sur la nécessité de progresser vers une solution pacifique du conflit israélo-palestinien.Le décès de celui qui a incarné pendant 40 ans la cause palestinienne a provoqué la tristesse dans le monde arabo-musuhnan, où de nombreux appels à l’unité des Palestiniens ont été lancés.Un deuil de trois jours a été décrété au Liban, où vivent encore quelque 400 000 réfugiés palestiniens qui ont été nombreux à manifester chagrin et colère.En Jordanie, le palais royal a annoncé un deuil de 40 jours, faisant part de la «douleur et de la profonde tristesse du roi Abdallah II et du peuple jordanien».Le ministre syrien de l’Information, Mahdi Dakhlal-lah, a qualifié Arafat de «résistant éminent» tandis que les Fronts démocratique et populaire de libération de la Palestine (FDLP et FPLP), deux des trois grandes composantes de l’OLP, ont salué le «grand dirigeant» des Palestiniens et appelé à l’unité nationale.En Libye et en Algérie, les autorités ont déclaré trois jours de deuil et l’annulation de toutes les festivités marquant la fin du ramadan.Le guide suprême des Frères musulmans.Mohammed Mehdi Akef, a exhorté les Palestiniens à «résister à l’occupant sioniste» tandis que le roi Mohammed VI du Maroc a adressé au premier ministre palestinien Ahmed Qoréi un message qualifiant Arafat de «grand combattant [.], guide de [la] libération [du peuple palestinien] et symbole de son combat acharné».Le gouvernement iranien a salué le «rôle éminent» d’Arafat et appelé à la poursuite de l’intifada et de la résistance alors que le président afghan Hamid Kar-zaï a loué «le courage» d’Arafat Le président américain George W.Bush a appelé «les gens, dans la région et dans le monde, à faire, ensemble, des progrès vers [.] le but ultime de la paix»., Le secrétaire d’État Colin Powell a ajouté que les États-Unis demeurent «préoccupés par la réalisation d’un État indépendant, démocratique et viable, en paix avec ses voisins».En Israël, le premier ministre Ariel Sharon, ennemi personnel d’Arafat, a dit estimer que sa disparition «peut marquer un tournant historique».Le président Moshé Katzav a parlé d’un «nouveau chapitre» et assuré que si la nouvelle direction palestinienne met fin «au terrorisme et à la violence [.], elle trouvera en nous un partenaire fiable aspirant à la paix».Pour le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, «Israéliens et Palestiniens [.] doivent faire des efforts encore plus grands pour permettre la réalisation pacifique du droit des Palestiniens à l’autodétermination».Le haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique étrangère, Javier Solana, a exprimé «sa grande tristesse» et estimé qu’il faudra «intensifier «Je suis venu porteur d'un rameau d'olivier et d'un fusil de révolutionnaire, ne laissez pas tomber le rameau de ma main» - Yasser Arafat, le 13 novembre 1974, devant l’ONU les efforts pour bâtir un État palestinien viable et pacifique».La présidence de l’UE, par la voix du ministre néerlandais des Affaires étrangères, Ben Bot, «a pressé les Palestiniens à se regrouper derrière leur direction».M.Bot les a «assurés du soutien continu de l’Union européenne sur le chemin vers une, résolution pacifique, juste et durable du conflit» avec l’État hébreu.Le pape Jean-Paul II a déclaré prier pour que «l’étoile de l’harmonie brille bientôt sur la Terre sainte et que les deux peuples qui y habitent puissent vivre réconciliés entre eux, avec deux États indépendants et souverains».Le président Jacques Chirac, qui avait accueilli le 29 octobre Yasser Arafat affaibli et malade, a déclaré après s’être incüné devant sa dépouille mortelle que la France «continuera à agir inlassablement pour la paix et la sécurité au Proche-Orient [.] dans le respect des droits des peuples palestinien et israélien».Pour le premier ministre britannique Tony Blair, «la paix doit être la plus haute priorité de la communauté internationale».«Lobjedif d’un État palestinien viable aux côtés d'un [État] d'Israël en sécurité est celui sur lequel nous devons continuer de travailler», a-t-il dit Le ministre allemand des Affaires étrangères, Jo-schka Fischer, a souligné V«importance cruciale» d’une «direction légitimée par de prochaines élections et attachée à une solution de paix équilibrée».Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a espéré que «tous les Palestiniens réussiront à s’engager en faveur de l’objectif de deux États, le leur et l'israélien, coexistant l’un à côté de l’autre dans la sécurité, la liberté et le développement social».Les dirigeants des pays Scandinaves, souvent médiateurs au Proche-Orient, ont espéré que de nouveaux efforts de paix avec Israël apparaissent Le président russe Vladimir Poutine a salué la mort «d'un dirigeant politique d'envergure mondiale» et exprimé l’espoir «que la nouvelle direction palestinienne relancera les démarches pour des accords de paix avec Israël».Agence France-Presse La dépouille de Yasser Arafat est arrivée au Caire hier soir, où les funérailles auront lieu aujourd’hui.AIADIN ABDEL NABY REUTERS V A 4 LE DEVOIR.LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004 LES ACTUALITES LesPPP échapperont à la loi sur le lobbyisme TOMMY CHOUINARD Québec — Les partenariats public-privé (PPP) échapperont à plusieurs obligations de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme, s’inquiète le commissaire au lobbyisme du Québec, André C.Côté.Une entreprise privée ne peut être reconnue comme un titulaire de charges publiques au sens de la loi, même si, en vertu d’un PPP elle se ferait confier la prestation de services publics.Ce faisant, elle ne serait pas soumise aux exigences de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme, comme l’était pourtant l’organisme public qui faisait la prestation du même service avant la conclusion du PPP Selon André Côté, le recours aux PPP risque d’entraîner «la perte de garanties importantes de transparence» dans les processus décisionnels.«On peut prévoir que les PPP ramèneront progressivement dans l’ombre des activités de lobbyisme que le législateur a pourtant voulu rendre transparentes.Cela ne peut qu’entraîner dans le public une perception négative», a affirmé André C.Côté hier, lors de la dernière journée de consultation publique sur le projet de loi 61 créant l’Agence des partenariats public-privé.Les activités de lobbyisme dans la mise en œuvrç d'un PPP échapperont à l’examen du commissaire.A titre d’exemple, a dit M.Côté, les communications faites auprès d'un partenaire privé et visant à influencer une de ses décisions, comme l'attribution d’un contrat, ne seront pas considérées comme des activités de lobbyisme alors que leurs auteurs (cabinets d’avocats ou autres entreprises) ne seront pas reconnus comme des lobbyistes.Cette situation est d’autant plus inquiétante aux yeux du commissaire que les partenaires privés pourront se faire confier des pouvoirs en matière d’autorisations administratives, d’attribution de contrats et peut-être même d’octroi de subventions ou d’avantages pécuniaires.Le commissaire au lobbyisme recommande d’assimiler les représentants d’une entreprise partenaire à un titulaire d’une charge publique afin que la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme s’applique.Cette modification s’inspirerait de la Loi sur le protecteur du citoyen, qui prévoit qu’«un organisme ou une personne qui exerce par délégation les fonctions d’un organisme public est, dans l’exercice de ses fonctions, assimilé à ce dernier».Les inquiétudes du commissaire au lobbyisme au chapitre de l’éthique et de la transparence s'ajoutent à celles formulées par la Commission d’accès à l’information et le protecteur du citoyen.A la fin de la consultation hier, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, a dit vouloir «travailler à dissiper» ces inquiétudes.Elle se limite cependant à dire que quelques articles du projet de loi seront «précisés», notamment en ce qui concerne «le cadre de travail et la collaboration entre l’agence et les ministères et organismes publics».Selon le libellé actuel, tous les organismes publics devront faire appel à l’agence.En dépit des sérieuses réserves exprimées en commission parlementaire, la ministre a noté que l’agence veillera à l’intégrité et à la transparence du processus des PPP Par ailleurs, il n’est pas question de revoir les pouvoirs de cette agence qui alimentent les craintes de plusieurs groupes.«Ses pouvoirs devront être mieux compris.L'Agence des PPP n'est pas un donneur d’ordres Elle est une ressou rce-conseil», a-t-elle réitéré.Le député péquiste Sylvain Simard exige le retrait du projet de loi ou des «modifications considérables».Il reproche au gouvernement d'ouvrir le recours aux PPP à la prestation de l’ensemble des services publics.«Ce projet de loi est du “free for ail”», a-t-il lancé.Le Devoir Urgences-Santé devra rendre des comptes JOCELYNE RICHER Québec — Le ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard, n’entend pas à rire avec Urgences-Santé, qui devra rendre des comptes et s’expliquer sur la formation donnée, à l’insu du gouvernement et peut-être illégalement, à des ambulanciers paramédicaux.Hier, il a donné à quatre experts le mandat de mener une enquête sur la Corporation Urgences-Santé, de Montréal, en vue de faire toute la lumière sur la formation donnée à 18 ambulanciers paramédicaux, une formation qui n’est pas reconnue au Québec et qui n’est pas près de l'être.Loin de s’excuser de voir le Québec faire bande à part dans ce dossier — c’est la seule province canadienne à ne pas offrir ce service de premiers soins avancés —, le ministre Couillard émet de sérieux doutes sur le bien-fondé de cette pratique, selon lui fort controversée.Le sous-ministre de la Santé, Juan Roberto Iglesias, a expédié une lettre hier, dont la Presse canadienne a obtenu copie, au président-directeur général de la Corporation d'Urgences-Santé, André Giroux, afin de l’informer de «l'inspection» à venir au sein de son organisation et de lui demander son «entière collaboration».Le ministère veut vérifier dans quelle mesure Urgences-Santé a enfreint la loi sur les services préhospitaliers d’urgence.Faute de pouvoir pratiquer au Québec, au moins trois des 18 super-ambulanciers formés au Québec tentent leur chance en Ontario.Parallèlement, le ministre Couillard a demandé un avis à l’Agence d'évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé (AETMIS), qui est chargée d'évaluer, d'ici février 2005, l’efficacité des services préhospitaliers d’urgence en Amérique du Nord et de formuler des recommandations pour le Québec.«A ce stade de développement, il nous apparaît opportun de soulever certaines questions envers les pratiques qui sont appliquées par les systèmes pré-hospitaliers voisins», écrit le ministre dans sa demande formulée hier au directeur de l'agence, le Dr Luc Deschênes.Presse canadienne Le père de la réforme au secondaire démissionne à un moment crucial MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Le pouls de la réforme continuera-t-il de battre au bon rythme?Le ministère de l’Éducation perd le cœur de, la réforme avec la démission, dévoilée hier, du sous-ministre adjoint à l’éducation préscolaire et à l’enseignement primaire et secondaire, Robert Bisaillon.Comme l’a confirmé au Devoir le cabinet du ministre Pierre Reid, le sousministre a annoncé hier à son personnel qu’il quittera officiellement ses fonctions le 31 décembre prochain, après sept ans en poste au MEQ.En laissant cette fonction stratégique, le sous-ministre Bisaillon passe un flambeau important celui de la réforme, et ce, à un moment non moins important puisque l’entrée en vigueur des changements au secondaire est prévue en septembre prochain.Depuis la tenue des états généraux sur l’éducation, on dit de la réforme qu’elle frappera ses écueils les plus imposants justement là, au secondaire.Les états généraux sur l’éducation avaient donné lieu en 1996 à des annonces qui ont littéralement changé le visage du réseau de l’éducation; ils ont été coprésidés par Robert Bisaillon.Aux côtés de Lycie Demers, c’est à lui que l’ancien ministre de l’Éducation, Jean Garon, avait confié ce chantier, qui a redéfini la carte des écoles selon un profil linguistique plutôt que confessionnel et, plus récemment, donné naissance à cette célèbre réfor- me qui chemine maintenant vers le secondaire.•Ses bottines seront difficiles à chausser», disait-on hier de M.Bisaillon, que Le Devoir n’a pas réussi a joindre.Qui, en effet, prendra la relève?Préférera-t-on le bagage administratif ou misera-t-on plutôt sur les connaissances pédagogiques, deux atouts que Robert Bisaillon avait dans son jeu?Ces questions sont sur toutes les lèvres alors que cette démission-surprise causera peut-être quelques problèmes de taille au ministre Reid, qui aura peine à trouver quelqu’un — et vite — pour reprendre les rênes de la réforme à un moment crucial de sa mise en œuvre.Robert Bisaillon a fureté à travers plusieurs couches importantes du réseau de l’éducation: avant d’ètrp nommé sous-ministre adjoint par l’ex-ministre de l’Éducation, Pauline Marois, un poste qu’il occupait depuis 1997, il a été président du Conseil supérieur de l’éducation dès 1989.Enseignant de carrière — il a goûté aux joies de la classe secondaire mais aussi du primaire —, il a aussi été très actif sur le plan syndical puisqu’il a été président de l’ancienne Fédération des syndicats de l’enseignement de 1982 à 1985 (alors appelée la Commission des enseignants des commissions scolaires), affiliée à l’ancienne CEQ.«Je viens d’un milieu où on ne s’enfarge pas dans les théories, où, quand quelqu’un veut quelque chose, on s’arrange pour l’avoir, on sait qu’il faut toujours se battre», affirmait-il au quotidien La Presse en 1989 alors qu’il venait de (rendre la tète du Conseil supérieur de l’éducatioa Son franc-parler est sa marque de commerce.«Il ne s'est jamais embarrassé avec les virgules, et ça lui a peut-être nui à certains moments», disait-on hier en coulisses.En mai dernier, lors d’un entretien avec Le Devoir, M.Bisaillon affirmait sans ambages que le régime pédagogique n’avait jamais été appliqué, en matière de règles de sanction des études, parce que, «politiquement, on a toujours eu peur des effets que ça aurait» [.], «les ministres [de l’Éducation] ayant chacun leur tour reporté l’application de ces règles-là».Le courage de ses propos avait alors créé un certain remous.Pourquoi part-il alors que son bébé, la réforme, ne trottine pas encore sans aide?«Pour des raisons personnelles», affirme l’attachée de presse du ministre Reid, Caroline Richard.Officieusement, certains chuchotent que Robert Bisaillon n’a pas eu, avec ce nouveau gouvernement, un accès très facile aux prises de décision et qu’il en avait tout simplement marre.M.Bisaillon annonce sa décision au moment où le régime pédagogique qui encadre les modifications prévues au secondaire a terminé de cheminer dans les officines ministérielles.Sa mise au jeu dans la Gazette officielle, qui scelle définitivement son sort, est prévue dans les prochains jours.Certains croient que ce n’est pas un hasard.Le Devoir Jamais je ne t’oublierai T f f m - f ’mm i / m JACQUES NADEAU LE DEVOIR DE LA CAPITALE canadienne à Khartoum, au Soudan, les Canadiens ont honoré hier leurs soldats tombés en service, que ce soit au combat ou lors des nombreuses missions de maintien de la paix à travers le monde.À Ottawa, le premier ministre Paul Martin a déclaré dans son discours, à l’occasion du jour du Souvenir, que les Canadiens ne devaient jamais oublier leurs concitoyens morts pour leur pays.La vitamine E peut tuer Une étude vient jeter une douche froide sur les adeptes de ce supplément LOUISE MAUDE RIOUX SOUCY Les convertis à la vitamine E feraient peut-être bien de ménager leurs ardeurs.C’est du moins ce que suggère une équipe de l’école de médecine de l’université Johns Hopkins, au Maryland, qui juge la petit gélule moins inoffensive qu’on le croit.Loin d’améliorer la santé et de prolonger la vie, comme elle le promet la vitamine E pourrait au contraire accroître le risque de mourir prématurément chez qui en abuse.même modérément' Publiée mercredi dans The Annals Of Internal Medicine, l’étude a eu l’effet d’une douche froide chez les adeptes de ce supplément qui n’hésitent plus à forcer la dose en prenant jusqu’à 1000 UI par jour.Leur zèle pourrait toutefois être dangereux, juge l’auteur de cette étude, Edgar R Miller.«Notre étude montre que l’usage de finies doses de suppléments de vitamine E ne prolonge certainement pas la vie mais est au contraire associé à un plus grand risque de mortalité.» Ét on ne parle pas de doses excessives.L’étude de l’école américaine montre qu’il suffit d’une dose de 400 UI ou plus par jour pour que ce risque apparaisse.Pas moins de 19 essais cliniques, tous consacrés à la prise quotidienne de vitamine E, ont contribué à la formulation de cette conclusion.Neuf de ces essais s’en sont tenus à étudier l’effet de la petite gélule tandis que les dut autres ont préféré l’examiner en combinaison avec d’autres vitamines.Réalisés entre 1993 et 2004, ces 19 essais cliniques ont rassemblé plus de 136 000 patients d’Amérique du Nord, d’Europe et de Chine.Neuf des 11 études proposant des doses égales ou supérieures à 400 UI par jour ont montré un risque accru de mortalité, risque que l’équipe du Dr Miller évalue à 39 morts pour 10 000 individus.Les huit autres essais, qui se contentaient de plus faibles doses, n’ont pas permis d’établir une telle association.Ce qui ne signifie pas qu’une faible dose soit sans danger ou, au contraire, à conseiller.«Des recherches additionnelles seront nécessaires pour déterminer les effets, s’il y en a, de petites doses de suppléments de vitamine E», reconnaît le professeur.La vitamine E est l’une des 13 vitamines essentielles au métabolisme d’une personne.On la retrouve notamment dans le germe de blé, le maïs, les noix, les olives, les épinards, les asperges et les huiles végétales.Une diète équilibrée fournit en moyenne dix UI par jour.Les multivitamines en contiennent en moyenne de 30 à 60 Ul, mais certaines offrent des quantités plus fortes, une pratique qui inquiète le D Miller.«Les résultats de notre étude n’appuient pas l’usage de fortes doses de suppléments de vitamine E.Les personnes qui prennent des multivitamines devraient s ’assurer qu elles ne contiennent qu 'une faible dose de vitamine E.» .Selon le Council for Responsible Nutrition des États-Unis, la vitamine E est l’un des suppléments les plus vendus en Amérique du Nord.Ên 2003, les ventes de vitamine E aux États-Unis se sont élevées à 710 millions $US, occupant 11 % du marché, derrière les multivitamines et les vitamines B et C.Le Devoir M Charest se porte à la défense de Julie Boulet MARTIN OUELLET Québec — Le premier ministre Jean Charest a mis fin hier à son mutisme et s’est pour la premiere fois porté publiquement à la défense de sa ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet «Il faut présumer de la bonne foi des gens qui sont en politique ou ailleurs», a dit M.Charest hier lors d’un point de presse à Québec, en marge d’une cérémonie commémorant l’Armistice.«Je ne pense pas qu’on ait besoin de s’acharner sur Mme Boulet.» Depuis deux semaines, M.Charest essuie le feu nourri de l’opposition péquiste, qui réclame la démission de la députée de Laviolette, qui fait l’objet d’une enquête de l’Ordre professionnel des pharmaciens du Québec.Mme Boulet pharmacienne de profession, a reconnu avoir offert gratuitement en 2003 des locaux à deux médecins pratiquant dans des locaux adjacents à sa pharmacie de Saint-Tite, en Mauricie.Ce faisant, la ministre Boulet aurait clairement contrevenu au code de déontologie de son ordre professionnel, qui interdit aux pharmaciens d’accorder des cadeaux, bonis ou avantages aux médecins, fait valoir l’opposition officielle.Faisant l’objet d’une enquête, la ministre n’aurait donc plus «l’objectivité nécessaire» ni la «sérénité requise» pour siéger au conseil des ministres, clame le Parti québécois.Mais en dépit des hauts cris de l’opposition, il n’est pas question d’écarter la députée du cabinet a tranché le premier ministre.«Ils auront beau s’acharner, il reste que l’affaire est référée à l’Ordre des pharmaciens, a-t-il commenté.LAssemblée nationale n’est pas un tribunal.» La ministre Boulet «a fait le bon geste» en demandant à l’Ordre des pharmaciens d’examiner l’affaire, a poursuivi M.Charest L’ordre pourra nous éclairer sur ce cas-là.» C’était la première fois que le premier ministre se portait à la défense de Mme Boulet depuis que l’affaire a été exposée au grand jour, il y a une dizaine de jours.Malgré le barrage continu de questions de l’opposition, M.Charest ne s’est jamais levé en Chambre à ce propos, laissant au ministre responsable des lois professionnelles, Jacques Dupuis, la tâche de défendre Mme Boulet Le premier ministre a d’ailleurs tenu hier à justifier son silence en affirmant qu’il n’avait jamais «senti le besoin» de défendre la députée de Laviolette devant l’Assemblée nationale à partir du moment où elle a fait «le bon geste».«Elle a fait ce qu’elle devait faire en référant le dossier à l’Ordre des pharmaciens, alors laissons Tordre faire son travail», a-t-il conclu.Presse canadienne EN BREF OGM : Québec maintient le cap La Commission parlementaire de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (CAPA), qui en juin dernier a remis au gouvernement son rapport sur la sécurité alimentaire, n’a visiblement pas été entendue.Québec maintient en effet sa décision de ne pas aller de l’avant seul avec l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM), même si la CAPA le lui avait fortement suggéré en juin dernier, a annoncé hier à Québec le ministre de l'Agriculture, François Gauthier.Cinq mois après le dépôt du rap-port de la CAPA, Mme Gauthier persiste et signe.«L’uientification des OGM demeure une priorité du gouvernement.Toute/bis, cette obligation doit être mise en avant de concert avec l’ensemble de l'industrie canadienne», a-t-elle expliqué lors du dévoilement en conférence de presse du programme de son ministère pour répondre aux 26 recommandations contenues dans ce rapport.«Nous sommes très déçus, a commenté Charles Tanguay, porteparole de l’Union des consommateurs.On a Impression que la ministre n’a pas vraiment lu le même rapport que nous.» En juin dernier pourtant la CAPA, à lïmanimité, recommandait au gouvernement d’opter pour la «solution avant-gardis-te» d'imposer l'étiquetage obligatoire des OGM, rappelant que, dans différents secteurs, Québec a souvent pris par le passé le leadership en adoptant des lois se distinguant du reste du Canada La commission proposait également qu’en matière d’OGM, le gouvernement fasse pression sur le fédéral pour la généralisation d’un règlement basé sur celui de l’Union européenne, qui contraint l’industrie à indiquer la présence des fruits de la biotechnologie dans les produits dépassant un seuil de 0,9 %.-Le Devoir , LE DEVOIR.LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004 A 5 LE MONDE Plus de 500 «rebelles» seraient morts à Fallouja Les attaques de la guérilla sintensifient dans d'autres régions d'Irak ~_____________ NAMIR NOOK EI.DEEN REUTERS À Mossoul, des insurgés ont pillé plusieurs postes de police.a Membre d'une commission (+ 5 000 $1 45 000 $ 15 000 $ 20 000 $ 80 000 $ 12 868$ Caron, Suzanne Conseillère Mairesse d'arrondissement (+ 10 000 $) 45 000 $ 10 000 $ 55 000 $ 12 868 $ Carrie, Cliff Conseiller d'arrondissement Président du CCU (+ 3 000 $) 26 000 $ 3 000$ 29 000 $ 12 868 $ Cinq-Mars, Marie Conseillère d'arrondissement Membre d’une commission (+ 5 000 $) 26 000 $ 5 000$ 31 000 $ 12 868$ Cohen, Maurice Conseiller d'arrondissement Président du CCU (+ 3 000 $1 Membre d'une commission (+ 5 000 $) 26 000 $ 8 000$ 34 000 $ 12 868 $ Cowell-Poitras, Jane Conseillère Mairesse suppléante 1+ 1 500 $) Présidente d'une commission (+ 15 000 $) 45 000 $ 16 500$ 61 500 $ 12 868 $ Dauphin, Claude Membre du CE (+ 35 500 $) Conseiller Maire d'arrondissement (+ 10 000 $) 45 000 $ 45 500 $ 30 000 $ 2 800$ 123 300 $ 12 868$ De Castell, John Conseiller d'arrondissement 26 000 $ 26 000 $ 12 868 $ Deros, Mary Conseillère Vice-présidente d'une commission (+ 10 000 $) 45 000 $ 10 000 $ : 55 000 $ 12 868$ Deschamps, Richard Conseiller Conseiller associé (+ 15 000 $) Président du CCU {+ 3 000 $) Président d'une commission (+ 15 000 $) 45 000 $ 33 000$ 78 000 $ 12 868 $ DeSousa, Alan Membre du CE (+ 35 500 $) Conseiller Maire d'arrondissement (+ 15 000 $) 45 000 $ 50 500 $ 15 000$ 110 500 $ 12 868 $ Dompierre, Richer Conseiller Membre d'une commission (+ 5 000 $) 45 000 $ 5 000 $ 50 000 $ 12 868 $ Dugas, Laurent4 Conseiller Leader de la majorité (+ 23 076 $) Maire suppléant (+ 1 500 $1 Membre d'une commission (+ 4 576 $1 45 000 $ 29 152$ 15 000 $ 89 152 $ 12 868$ Dussault, René 4 Conseiller 32 685$ 32 685$ 9 403$ Eloyan, Noushig Conseillère Mairesse d'arrondissement (t 22 000 S) 45 000 $ 22 000 $ 67 000 $ 12 868 $ Farinacci, Alvaro Conseiller 45 000$ 25 000 $ 70 000 $ 12 868$ Faust, Lyn Conseillère Membre d'une commission (+ 5 000 $) Présidente du CCU (+ 3 000 $) 45 000 $ 8 000 $ 53 000 $ 12 868$ Fortin, Normand Conseiller d’arrondissement Président du CCU (+ 3 000 $) 26 000$ 3 000$ 29 000$ 12 868$ Fotopulos, Helen Membre du CE (+ 35 500 $1 Conseillère Mairesse d'arrondissement (+ 22 000 $) 45 000 $ 57 500 $ 10 000$ 112 500$ 12 868 $ Gallagher, John Conseiller d'arrondissement 26 000$ 26 000 $ 12 868$ Gibeau, Jean-Marc Conseiller Membre d une commission (?5 000 $) Membre d'une commission (+ 5 000 $1 45 000$ 10 000$ 2 704$ 57 704 $ 12 868$ Gibson, Michel Conseiller d’arrondissement Président du CCU |+ 3 000 $) 26 000$ 3 000$ 29 000 $ 12 868$ Grundman, Irving 4 Conseiller 32 685$ 32 685 $ 9 403$ Hamel, Line Conseillère Membre d'une commission (+ 5 000 $) Présidente du CCU j+ 3 000 $) 45 000$ 8 000$ 53 000$ 12 868$ t Rémunération des élus (suite) Nom Fonctions additionnelles Rémunération 1 S TM Î CMM 1 2 3 Rémunération totale Allocation de base additionnelle de dépenses Harbour, Stéphane ‘ Conseiller President du CCU (?3 000 $ Maire d'arrondissement (?10 000 $> Conseiller associe (?9 807 $) Vice-président d'une commission U 1 551 $) Membre du CE
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