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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-11-18, Collections de BAnQ.

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AUTOMOBILE AGROALIMENTAIRE Quand l’abondance devient la norme Cahier B ?www.ledevoir.co m ?Les VUS: ni sportifs, ni utiles Cahier D LE DEVOIR V o L .X C V N " 2 6 3 LE JEUDI 18 NOVEMBRE 2 0 O » 8 * C + TANKS l $ M 1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Guy Cloutier à son arrivée au palais de justice de Montréal hier.sBüS mm- WW,: ¦ ¦ Cloutier avoue et demande pardon ¦ Une deuxième victime se manifeste ¦ Le producteur a versé un million en dix ans à la première plaignante ¦ La Couronne réclame cinq ans de prison BRIAN MYLES Guy Cloutier n’a pas fait une jeune victime d’agression sexuelle mais bien deux.Et, selon les interprétations, il aura passé les dix dernières années de sa vie à réparer l’erreur ou à acheter le silence, au coût de un million de dollars.En l’espace d’une journée, le producteur adulé des masses est passé au triste rang de pédophile en reconnaissant sa culpabilité à des accusations d’attentat à la pudeur, de grossière indécence et d’agressions sexuelles sur une jeune fille, âgée de 11 à 18 ans au moment des faits, et d’attentat à la pudeur sur une autre personne, elle aussi mineure au moment des faits.Le ministère public a réclamé une peine de cinq ans de pénitencier pour Cloutier tandis que son avocate, Sophie Bourque, a suggéré une peine de deux ans moins un jour à purger dans la communauté.La preuve cumulée contre Guy Cloutier était d’une rare solidité.Sa victime (appelons-la Julie) l’a confronté le 17 mars 2004, chez elle, pendant que les policiers enregistraient le tout.Cloutier avoue ses torts sur ces bandes audio dont des extraits ont été lus hier en cour.«Je te dois une vie», lui dit-il en promettant de subvenir à ses besoins financiers aussi longtemps qu’il vivra.Cloutier avait perdu le contact avec Julie à cette époque, ce qui l’effrayait.«Penses-tu que je ne suis pas malheureux?J’ai peur que la police vienne cogner à ma porte le matin», lance-t-il.Un million en dix ans Considéré comme l’inventeur du métier de gérant d’artistes au Québec, le producteur a versé un million de dollars en dix ans à sa victime.Il payait son auto, son logement, et il lui a même acheté une maison de 450 000 $.Pour le procureur de la Couronne, Josée Grandchamp, cela constitue une preuve que Cloutier voulait acheter le silence.Mais pour M" Bourque, il s’agit au contraire de l’expression d’un immense remords de l’accusé, qui a d’ailleurs tenu à présenter ses excuses.«Je regrette profimdément tout le mal que fai Jait», a-t-il déclaré, la voix fragile, au terme des audiences.«Je reconnais mes torts.J’ai plaidé coupable, mon sort est maintenant entre les mains du juge.Je regrette de tout num cœur.» L’ultime conversation de Cloutier avec Julie indique qu’il ne voyait aucune autre façon de se repentir qu’en lui versant de l’argent sur une base régulière.«J’essaie au moins de te sécuriser un petit peu», dit-il VOIR PAGE A 8: CLOUTIER «Je sais que ce n’est pas facile pour toi, mais fais-moi pas arrêter.» «La principale préoccupation de Guy Cloutier, c’est “je, me moi”.» Bouclier antimissile: Washington baisse le ton Bush s’amènerait à Ottawa avec de bonnes nouvelles ALEC CASTONGUAY Ottawa — Alors que le président américain George W.Bush s’amène à Ottawa dans un «état d’esprit ouvert» et avec possiblement de bonnes nouvelles en poche pour sa première visite officielle au Canada dans deux semaines, le premier ministre Paul Martin doit composer avec une nouvelle frasque antiaméricaine de sa controversée députée ontarienne Carolyn Parrish.La Maison-Blanche soulignait hier que le séjour de George W.Bush au pays les 30 novembre et 1" décembre prochains était «plus qu’une simple visite amicale» et qu’il y aurait des «discussions substantielles sur les priorités que les deux pays partagent», comme l'a expliqué hier après-midi le porte-parole du président, Scott McClellan.Une séance d’information tenue à la Maison-Blanche avec quelques journalistes sur la visite de George W.Bush laissait voir une attitude d’ouverture et un optimisme certain de la part des officiels américains, selon le correspondant de CBC à Washington.L’administration américaine aurait même baissé le ton hier sur le bouclier antimissile, alors que la décision du Canada de se joindre ou non aux Etats-Unis dans ce dossier est attendue depuis des mois maintenant.La Maison-Blanche «ne serait pas offusquée» si le gouvernement Martin tournait le dos à son allié, estimant que «le Canada doit emboîter le pas s’il se sent à l’aise», même si les Américains «espèrent que le Canada dira oui», selon des propos rapportés par la CBC.Le bureau du premier ministre Paul Martin a confirmé cette version hier.Le ton aurait été aussi plus conciliant sur l’embargo partiel des exportations de bœufs qui continue à Le ton pourrait aussi être plus conciliant sur l’embargo partiel des exportations de bœufs ¦ L’éditorial de Josée Boileau: Triste personnage, à lire en page A 6 VOIR PAGE A 8: BUSH Les anglophones devront patienter La turbulence politique autour du choix d’un site pour le nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) force la communauté anglophone à attendre le retour au calme avant de recevoir le feu vert pour démarrer les travaux de construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).Tout au plus pourra-t-on enlever les voies ferrées dans la cour Glen où doit être érigé en 2010 le nouvel hôpital.Alors que le ministre de la Santé, Philippe Couillard, avait tranché la question en juin dernier en soutenant l’implantation du CHUM au 1000, Saint-Denis, soit sur le site de l’actuel hôpital Saint-Luc, le lobby de l’Université de Montréal en faveur de la cour de triage d’Outremont a quelque peu bousculé les délais.Tant le conseil d'administration du CHUM que le cabinet du ministre Couillard ont confirmé hier que le projet d’Outremont nécessite des études et une réflexion sur des aspects de complémentarité entre les deux futurs centres hospitaliers qui dépendent de la décision du site du CHUM.Nos informations en page A 3.INDEX O O a o Annonces.A 4 Avis publics .C 5 Culture.C 6 Décès.A4 Économie.C 1 Éditorial.A 6 ru Idées.A 7 Météo.A4 Monde.C 5 Mots croisés.A4 Sports.C 4 Télévision.C 7 Le festin lu La gastronomie est au cœur du 27e Salon du livre de Montréal CAROLINE MONTPETIT Suzanne Fauvel est libraire.Elle dirige la librairie Raffin.Hier, au milieu de la Place Bonaventure où s’échafaudait le 27e Salon du livre de Montréal, elle s'affairait à placer, sur de grandes tables couvertes de bouquins, ceux qu’elle a choisis pour illustrer le thème du Salon: la gastronomie.Ce thème, la libraire l’affectionne: c’est elle-même qui l’a proposé.Et son petit stand de libraire, qui voisine le carrefour de la SAQ, où on discutera tout le week-end de stress, d’hypoglycémie et des bienfaits des gras oméga 3, offre toute une gamme de livres, plus littéraires les uns que les autres, sur les plaisirs de la table et des livres.Suzanne Fauvel le reconnaît: l’orientation du Salon du livre est éminemment commerciale.Dans les stands des éditeurs, on trouve les ouvrages qui se vendent le plus, pas nécessairement les fonds de beaux livres rares.Et les livres de cuisine sont ceux qui se vendent le plus parmi les livres pratiques.Mais Suzanne Fauvel n’est pas distributrice de livres.Elle est libraire.Elle a le choix des livres qu’elle présente.Les titres qu’on retrouve dans son stand, elle les a parfois fait venir spécialement de l’étranger.On y voit La Colère des aubergines, de l’Indien Bulbur Shar-na, Jardins et cuisines du diable, Le Petit Traité romanesque de cuisine, de Marie Rouanet, et aussi Le Festin lu-Le Repas chez Flaubert, Zola et Huysmans, de Geneviève Sicotte, autour de qui Suzanne Fauvel aurait bien aimé qu’il y ait une table ronde au Salon.Par le merveilleux mécanisme de la lecture, ces titres, qui parfois ne comptent pas une seule image, font frémir l’estomac, saliver, rêver.En exergue du Festin lu, publié chez Liber, on trouve cette citation de Zola: «Un grand producteur, un créateur, n’a pas d’autre fonction, manger son siècle, pour le recréer et en faire de la vie.» Un peu plus loin, l’auteur «Manger son siècle, pour le recréer et en faire de la vie» VOIR PAGE A 8: FESTIN JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’Occident mange.Qu’il lise, maintenant! r l'MfKKf de vivre rurur par rcnn ton > 778313000672 LE DEVOIR.LE JEUDI 18 .NOVEMBRE 2004 A 8 ACTUALITES FESTIN SUITE DE LA PAGE 1 fait état de l’abondance de nourriture qui distingue l'Occident moderne.*La situation alimentaire occidentale moderne, loin d’être catastrophique, est celle d’une abondance et d’une disponibilité inédites dans l’histoire de l’humanité.Les progrès dans les transports et dans les techniques de culture rendent plus vaste que jamais le choix des nourritures et, chaque année, des centaines de nouveaux produits font leur apparition sur les tablettes des supermarchés.Le savoir gastronomique se répand, comme en témoigne le succès phénoménal des livres, revues et émissions de télévision sur le sujet», écrit Sicotte en introduction.Cette année, le Salon du livre de Montréal est un exemple flagrant de cette inflation.Bien en vue sur les étagères trônaient déjà, hier, ici un ouvrage de cuisine raisonnée, là les dernières recettes de tel ou tel chef connu.L’Occident mange.Qu’il lise, maintenant! Mais la promenade au Salon mène aussi un peu plus loin: au stand «Livres comme l'air», par exemple, monté chaque année par Amnistie internationale, on constate bien que l’abondance n'est pas universelle.«Livres comme l’air» prévoit l’association d’écrivains québécois avec plusieurs écrivains emprisonnés pour leurs écrits ou leurs opinions politiques quelque part dans le monde.L’Iranien Akbar Ganji, par exemple, est emprisonné pour avoir déclaré à la Conférence de Berlin que la révolution ne menait pas à la démocratie.U Sein Hla Oo, de la Birmanie, est incarcéré pour avoir produit des documents antigouvernementaux.Quant à Raül Rivero Castaneda, poète cubain, il est emprisonné vraisemblablement pour avoir demandé dans une lettre ouverte une plus grande ouverture et une plus grande liberté dans son pays.M.Castaneda, apprend-t-on, vit actuellement sans aucune lumière dans une cellule de trois mètres carrés, et sa santé décline.La lecture des textes de présentation de ces écrivains trace de fragiles ponts entre les réalités d’ici et celles, tellement plus radicales, de certains pays étrangers.Là-bas, on veut écrire.Ici, on veut être lu.En effet pendant ce temps, un regroupement était en train de s’organiser entre libraires indépendants, éditeurs et auteurs québécois contre la concentration dans le monde de la librairie.Ses signataires, (24 auteurs, dont Jacques Godbout et Michel Tremblay, 15 éditeurs indépendants et 21 libraires indépendants) dénoncent la concentration des librairies au moment où Renaud-Bray s’apprête à ouvrir une vingt-septiènr *• , succursale et qu'Archambault en ouvre une quinziè-tne.Cette expansion, dit le regroupement, dont le porte-parole est l’écrivain Stanley Péan, s'effectuera «au détriment des librairies indépendantes».Dans un communiqué, le regroupement prend l’exemple de la chaîne Chapters-Indigo, qui contrôle plus de 50 % des ventes de livres au Canada anglais.«Quel sera notre choix lorsqu’une ou deux entreprises (qui doivent avoir une bonne rentabilité pour les investisseurs) décideront de proposer aux lecteurs du Québec entier un nombre restreint de titres commerciaux, à forte rentabilité, au détriment de la culture québécoise?», lit-on.Le regroupement demande donc à la ministre Line Beauchamp de «prendre rapidement des mesures concrètes avant que le réseau de librairies dont le Québec s'enorgueillit ne devienne un beau souvenir».On espérera que la ministre y prêtera oreille.Car on savait déjà, au Salon du livre de Montréal, que la ministre Beauchamp ne pouvait pas participer à l’inauguration du Salon, ce soir.Un membre de son équipe l’y remplacera.In ministre fédérale du Patrimoine, Liza FruDa, est pour sa part toujours attendue ce soir à la Place Bonaventure.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, & étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com PPP : Québec ignorera les vœux du Vérificateur général TOMMY CHOUINARD Québec — La présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, apportera des amendements au projet de loi 61 sur l’Agence des partenariats public-privé (PPP) afin de répondre à quelques-unes des inquiétudes exprimées en commission parlementaire.Or d’importantes mise,s en garde formulées par de hauts commis de l’Etat sont en voie d’être ignorées.Les recommandations du Vérificateur général du Québec et de la Commission d’accès à l’information (CAI) seront en effet absentes des amendements qui seront déposés au cours des prochaines semaines.Le Vérificateur général avait déploré que l’Agence des PPP pourra se soustraire à son examen alors que la CAI avait exigé que les contrats de PPP et les plans d’affaires aient un caractère public et que les entreprises privées engagées dans les PPP aient des obligations de transparence.«Ce qu’ils ont dit, il faut s’en rendre compte, ils auraient pu le dire à l’égard de n’importe quelle autre constituante de l’Etat ou de n’importe quel autre contrat que signe le gouvernement avec le secteur privé.Je les encourage à poursuivre leurs représentations en vue d’un élargissement de leur mandat défini par leur loi constituante.Je n’y ferai jamais obstruction et, si je peux les aider, je le ferai sans hésitation», a affirmé Monique Jérôme-Forget en Chambre lors de l’adoption du principe du projet de loi 61 hier.Selon le cabinet de la ministre, des modifications législatives, qui dépassent les responsabilités de la ministre, seraient nécessaires pour que le Vérificateur général et la CAI puissent obtenir tout le pouvoir qu’ils réclament sur l’Agence des PPP D’ailleurs, a précisé Mme Jérôme-Forget, «le gouvernement travaille déjà à actualiser les lois constituantes du Vérificateur général et de la CAL.Nous nous soumettrons avec empressement aux nouvelles règles qui en découleront».Monique Jérôme-Forget a tout de même assuré que les lacunes relevées au chapitre de la transparence et de l’éthique seront «manifestement abordées» dans les modifications au projet de loi 61.Or la ministre souhaite que les amendements en cette matière ne constituent pas des entraves à la conclusion de PPP «Je vais me pencher sur le sujet, mais je ne veux pas non plus empêcher le Québec de faire des PPP et faire en sorte que personne ne veuille transiger avec nous», a-t-elle souligné.Comme le souhaitait la Protectrice du citoyen, Pauline Champoux-Lesage, un amendement au projet de loi précisera que les membres du conseil d'administration et le personnel de l’Agence des PPP seront tenus de respecter le Règlement sur l’éthique et la déontologie des administrateurs publics.Mme Champoux-Lesage exigeait cette modification afin que les risques de conflits d’intérêts soient amoindris.Toutefois, comme l’agence n’est pas un ministère et que ses employés ne sont pas nommés en vertu de la Loi sur la fonction publique, l’Agence des PPP ne sera pas soumise au contrôle du Protecteur du citoyen.Par ailleurs, les municipalités, les universités et les cégeps ne seront pas obligés de faire appel aux services de cette agence pour conclure un PPP «Nous croyons en l'autonomie de ces entités», a affirmé Mme Jérôme-Forget Selon ce qu’elle a laissé entendre, le mandat de l’agence, trop large au goût de plusieurs groupes d’intérêt serait restreint Le projet de loi serait modifié afin que son rôle se limite à l’offre de ses conseils et de son expertise aux ministères et organismes publics.Les dispositions controversées du projet de loi qui visaient à lui donner le rôle de promoteur des PPP seraient éliminées.Enfin, la ministre Jérôme-Forget a précisé que tout projet de PPP fera l’objet d’un appel d’offres public et qu’aucune offre de PPP non sollicitée provenant d’une entreprise privée ne sera acceptée.La ministre rejette ainsi les demandes des associations patronales.Celles-ci souhaitaient une ouverture du gouvernement Charest aux offres non sollicitées.L’opposition péquiste réclame le retrait pur et simple du projet de loi.«Nous ne nous contenterons pas de modifications purement cosmétiques.Ll faudrait que la Protectrice du citoyen, la CAL, le Commissaire au lobbyisme et le Vérificateur général disent qu’ils sont satisfaits des amendements proposés pour que nous ayons le moindre intérêt à poursuivre le débat avec le gouvernement», a affirmé hier le député péquiste Sylvain Simard lors d’un point de presse.Il reproche à la ministre ses «propos doucereux et lénifiants» qui n’ont selon lui aucune commune mesure avec le contenu du projet de loi 61, qui met sur pied uqe «machine à créer des PPP dans tous les secteurs de l'Etat».Le Devoir CLOUTIER SUITE DE LA PAGE 1 lors du face-à-face du 17 mars.11 va même jusqu’à offrir 300 000 $ de plus à sa victime, qui aurait exigé deux millions lors d’une rencontre précédente.Cloutier a reconnu sa culpabilité à une accusation d'avoir tenté de cacher un acte criminel en relation avec cet incident «Je sais que ton cœur est assez brisé de même.[.] Je te demande une chose, je sais que ce n’est pas fa-cikpour toi, mais fais-moi pas arrêter.» Agé de 64 ans, Guy Cloutier ne s’imagine pas «couché sur un sofa» en traitement psychiatrique, et encore moins en prison.«Je vais me suicider», dit-il.Cloutier demande pardon à Dieu tous les jours pour son erreur et implore Julie de «le laisser vivre».- «Guy, rien ne pourra pardonner ça», lui répond-elle.Dès l’âge de 11 ans Guy Cloutier a bâti un petit empire au Québec en se faisant connaître comme un agent de promotion de disques.Il a littéralement lancé la carrière de René Simard, dès l’âge de neuf ans.Avec les années, il a étendu ses activités de producteur au domaine de la télévision, où il générait près de 40 % d’un chiffre d'affaires annuel d’une vingtaine de millions de doUars.Pendant que Cloutier prospérait sa victime pâtissait des blessures du passé.Elle était âgée de 11 ans lorsque Cloutier a exhibé son pénis devant elle pour la première fois, lui demandant de le caresser.Elle subira les premières agressions sexuelles avec pénétration dès l’âge de 12 ans, et les sévices perdureront jusqu'à ce qu’elle atteigne l’âge de 18 ans.Julie a fondé une famille et se considère comme une personne équilibrée en dépit de sa pénible enfance.Lorsque sa fille a atteint 10 ou 11 ans, soit l’âge quelle avait lorsque Cloutier s'en est pris à elle pour la première fois, elle s’est sentie envahie par la rage de tout dire.Elle s’est confiée à un proche qui, le lendemain, a confronté Cloutier.Il lui a enjoint de hausser de 2000 à 5000 $ par mois les sommes qu’il versait à Julie, de lui acheter la maison de ses rêves et d’inclure le nom de ses deux victimes sur son testament Cloutier s’est exécuté jusqu’au dépôt des accusations.Mr Bourque a fait remarquer que son client n’a ja-mais amorcé ce jeu de négociations.C’est plutôt Julie qui le relançait pour obtenir un meilleur traitement.Sans minimiser la gravité des gestes commis par Guy Cloutier, M" Bourque estime qu’il a déjà souffert du battage médiatique suscité par ses déboires.«Ll ne tombera jamais dans l’oubli», a-t-elle dit Son image professionnelle est ternie à jamais.Cloutier s’est dé-pm-ti de son entreprise en la cédant à sa fille Véronique peu après le dépôt des accusations contre lui.Il ne renouera probablement jamais avec le métier qu’il a lui-même façonné.Les remords de Guy Cloutier sont en outre réels.Il a consulté deux psychiatres pour comprendre comment il a pu commettre ces irréparables agressions.«Vous avez un homme qui a des remords, qui est conscient des torts qu’il a causés et qui essaie de les réparer», a-t-elle plaidé.Selon elle, le risque de récidive est nul.Autant de facteurs militant pour une peine à purger dans la collectivité, croit M" Bourque.Préoccupé par le «je, me, moi» La Couronne ne partage pas du tout cet avis.Selon Josée Grandchamp, les rapports de l’expertise psychiatrique menée sur Guy Cloutier n’écartent pas le risque de récidive.«On patauge dans quelque chose de sombre et de très imprécis qui ne présage rien de bon pour l’avenir, a-t-elle plaidé.La principale préoccupation de Guy Cloutier, c’est “je, me, moi”.» M' Grandchamp a demandé une peine de cinq ans de pénitencier compte tenu du fait que Guy Cloutier n’a jamais manifesté de véritable considération pour la victime.Lorsqu’elle s'est adressée à lui pour obtenir de l'aide financière, en 2001, il n’a pas trouvé mieux à faire que se masturber devant elle.Plutôt que d’essayer de l’aider, «il fait tout pour qu’elle se taise».Cloutier croyait participer à un jeu avec Julie et la deuxième victime lorsqu’il les agressait ce qui semble inquiétant pour Mc Grandchamp.Celle-ci a enfin rappelé que Julie avait 11 ans lorsque son calvaire a commencé.«Cest une enfant, pas une jeune adolescente.Une enfant.» Le juge Robert Sansfaçon fera connaître sa décision le 20 décembre.Cette cause revêtait pour lui un caractère d'exception puisqu’il a consenti à une demande de la Couronne pour imposer le huis clos complet sur la preuve entourant la deuxième victime, qui a subi attouchements et masturbations par Guy Cloutier entre 12 et 17 ans.Les autres détails, jugés délicats, doivent être cachés au public.Le Devoir Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté Nouvel aéroport de deux milliards pour Toronto Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaiter p^s recevoir de airrespondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Dex'oir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.Çr étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.11 est imprimé par Imprimerie Québécor World.St-Jean, 800, boulevard Industriel Saint-Jean-sur Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division de Corporation Sun Media.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Pickering, Ontario — La régie des aéroports de Toronto a dévoilé hier un projet de nouvel aéroport à l'est de la ville qui «soulagerait» Pearson, la plus importante aérogare au pays.L’ébauche présentée hier par la Greater Toronto Airport Authority (Autorité aéroportuaire du Grand Toronto) prévoit sur 30 ans la construction en plusieurs étapes de nouvelles installations qui pourraient accu eillir 11 millions de passagers par année et amener des i "tombées éconoiniques régionales annuelles de cinq milliards.«[L’aéroport international! Pearson restera toujours notre pôle principal, a déclaré le vice-président de la régie, Steve Shaw.Mais de toute évidence, nous avons besoin d’une autre aérogare régionale.Nous devons accommoder nos installations aux besoins de l'aviation générale (activités aériennes qui ne correspondent pas aux services réguliers] et Pearson ne convient pas.» Situé au nord-ouest de Toronto, l’aéroport international Pearson subit actuellement de vastes travaux de rénovation.Il accueille environ 50 millions de passagers par année.Son éventuel auxiliaire, bâti à Pickering, à 30 km à l’est de Toronto, coûterait deux milliards et serait notamment financé avec l'émission d’obligations.Pickering hériterait entre autres des avions de loisir et d’affaires, ainsi que des hélicoptères et des écoles de pilotage.La conception pourrait débuter dès 2007 et la construction en 2010, tandis que les premiers passagers pourraient franchir les guérites en 2012, a expliqué M.Shaw.Mais c’est le fédéral qui aura le dernier mot quant à l’opportunité du projet II devra en effet tenir des audiences publiques ainsi qu'une évaluation environnementale, des procédures qui pourraient prendre au moins deux ans.Pickering, a détaillé M.Shaw, serait intégré à un dispositif qui comprendrait non seulement Pearson, mais aussi l’aéroport international de Hamilton, à 100 km à l’ouest de Toronto, dont l’affluence annuelle s’élève à neuf millions de passagers.Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuin-ty, veut connaître les détails de la proposition avant de se prononcer.«Je me pose entre autres une question: qu'arrivera-t-il avec l’aéroport de Hamilton, a-t-il soulevé.Les défis qu’a dû relever l’aéroport de Hamilton récemment me préoccupent et j’aimerais voir comment le projet de Pickering y répond.» Des habitants de la région concernée ont déjà exprimé leur opposition.Une vingtaine de personnes manifestaient d’ailleurs à l’extérieur du lieu de la conférence de presse.Presse canadienne BUSH «Cest vraiment un mauvais moment pour un tel geste» SUITE DE LA PAGE 1 malmener les éleveurs de bovins au pays depuis l’annonce d’un cas de vache folle en Alberta il y a plus d’un an et demi.De bonnes nouvelles pourraient même être annoncées, dit-on.Le président Bush pourrait désigner le court chemin qu’il désire voir parcourir pour régler ce contentieux rapidement Par contre, aucun signal n’a été envoyé quant à l’épineux dossier du bois d’oeuvre.Paul Martin a déjà signifié qu’il en parlera à son homologue américain, tout comme du conflit sur le bœuf.La sécurité aux frontières sera aussi à Tordre du jour, dit-on.Les deux hommes prévoient également discuter de politique étrangère, le président Bush ayant promis en campagne électorale de réparer les ponts diplomatiques endommagés par la guerre en Irak.La Maison-Blanche a d’ailleurs choisi la date la phis rapprochée proposée par Ottawa pour la visite officielle du président D semble que Washington remerciera le Canada pour son aide en Afghanistan et demandera qu’Otta-wa ne délaisse pas son activisme sur la scène internationale malgré un gouvernement minoritaire qui l’oblige à garder les yeux sur sa politique intérieure.«Le Canada doit continuer à jouer un rôle important à l’étranger», selon les props de la Maison-Blanche.Le bureau du premier ministre Paul Martin a confirmé qu’il avait offert à George W.Bush de s’adresser au Parlement, comme le président mexicain Vicente Fox l’a fait récemment.La Maison-Blanche n’avait toujours pas accepté l’invitation hier soir.Les trois chefs de l’oppsition à Ottawa ont exprimé le désir de s’entretenir en privé avec George W.Bush, mais il était impossible hier de savoir si leurs requêtes seraient entendues.Parrish dans une controverse Ces bonnes nouvelles pour le gouvernement Martin ont toutefois été assombries par une autre controverse antiaméricaine déclenchée par la députée libérale Carolyn Parrish.Dans le cadre de l’émission de télévision humoristique This Hour Has 22 Minutes présentée à Tanten-ne de CBC — l’équivalent de notre Lnfoman à Radio-Canada —, Carolyn Parrish se fait demander par l’animateur ce qu’elle pnse de l’administration américaine.La députée reçoit alors une poupée à l’effigie de George W.Bush qu’elle jette par terre pour ensuite l’écraser sans ménagement, avec à la clé un grand sourire.L’émission doit être diffusée demain soir.Un geste antiaméricain qui tombe à un bien mauvais moment pour le gouvernement Martin.Toute la journée, les collègues de Carolyn Parrish ont tenté d’éteindre le feu alors que d’autres se retranchaient derrière un «pas de commentaire».Le ministre de l’Industrie, David Emerson, estimait que le gouvernement américain sait maintenant qui est Carolyn Parrish et n’en fait pas un grand cas.«C’est la continuité des commentaires qu’elle fait de temps en temps, a-t-il dit à sa sortie de la Chambre des communes après la période de questions.Je pense que l’administration Bush sait que notre gouvernement est profondément engagé à bâtir une alliance forte et positive avec les Etats-Unis.Je ne pense pas que Carolyn ou n’importe qui d’autre puisse changer ça.» Le constat était plus sévère du côté du député libéral Roger Gallaway.«Personne ne va dire [que ces propos] sont un progrès, a-t-il lâché.C’est évident que c’est pathétique comme spectacle, mais je ne vais pas m’excuser pour elle.C’est vraiment un mauvais moment pour un tel geste.» Jointe par Le Devoir, la principale intéressée a refusé de s’excuser, estimant qu’elle ne faisait que de l’humour.«L’émission m’a invitée à faire quelque chose de drôle et j’ai accepté, a-t-elle dit.C’est juste de l’humour, tout le monde regarde cette émission au Canada anglais et c’est drôle.Je ne pense pas que les Américains vont s’en faire avec ça.» Et au caucus libéral, va-t-elle recevoir des critiques de ses collègues?«Peut-être des 10 % qui n’ont pas le sens de l’humour, pas plus», estime-t-elle.Le premier mimstre, lui, ne Ta toutefois pas trouvée drôle.A son bureau, on souligne que Paul Martin «ne partage pas son humour» et que la députée «ne représente pas du tout l’opinion du gouvernement et du caucus libéral».La députée libérale, réputée pour ne pas avoir peur de nager à contre-courant n’en est pas à sa pre mière controverse.Fortement opposée à la guerre en Irak et au projet de bouclier antimissile, Carolyn Parrish a déjà ouvertement traité l’administration américaine de «bâtards», de «coalition d’idiots» et George W.Bush de «va-i-en guerre».«Nous savons tous qui est Carolyn Parrish, a lancé le chef conservateur Stephen Harper.La vraie question est: pourquoi Paul Martin laisse faire des choses comme ça à l’intérieur de son caucus?» Le premier ministre a par contre écarté hier la possibilité d’expulser Caro-lyn Pamsh de son parti.Si les télévisions américaines s’emparent des images et que la controverse prend de l’ampleur, la situation pourrait changer.La controverse autour de Carolyn Parrish a soulevé la question de l’accueil qui sera réservé par les députés à la visite de M.Bush compte tenu des nombreux différends entre les deux pays.En 1987, le député du NPD Svend Robinson avait chahuté le président américain Ronald Reagan à propos de son projet de.bouclier antimissile.Jack Layton, le leader du NPD, a assuré que les temps avaient changé.Tous les partis ont promis un accueil «poli et respectueux» envers le président américain.D pourrait toutefois en être autrement des manifestants, alors que des pacifistes promettent déjà d’exprimer leur frustration et leur opposition à la guerre en Irak à l’occasion de cette visite présidentielle, la première depuis le règne de George W.Bush à Washington.Le Devoir Précision Un document consacré à la chiropractie inséré dans notre édition d’hier aurait dû être identifié comme un reportage publicitaire et non comme un «cahier spécial».Le contenu des cahiers spéciaux du Devoir est sous la responsabilité de l’équipe du journal, ce qui n’était pas le cas de cet encart publié par un regroupement de chiropraticiens et distribué par plusieurs quotidiens, dont Le Devoir.( LE DEVOIR.LE J E 1' D I 18 NOVEMBRE 2 0 0 4 CULTURE Selon le magazine Rolling Stone Like A Rolling Stone, de Dylan, plus grande chanson de tous les temps Los Angeles — Le lube de Bob Dylan Like A Rolling Stone a été élu *plus grande chanson de tous les temps» par des artistes sondés par le magazine Rolling Stone, a annoncé le journal.Le titre créé en 1965 par Dylan, alors âgé de 24 ans, a pris la première place du classement des 500 plus grandes chansons, à paraître demain dans une édition spéciale du magazine.D a été élu par 172 artistes, dont les chanteurs Joni Mitchell, Elvis Costello et k.d.Lang.Les turbulentes années 60 apparaissent comme l'âge d’or du rock et de la pop puisque plus de 200 des 500 meilleures chansons ont été lancées durant cette décennie.144 autres datent des années 70 tandis que la décennie 80 n’en a produit que 55.Sans surprise, les Beatles sont en tête, pla- Bob çant 23 morceaux dans le classement, devant les Rolling Stones, avec 14, et Dylan, 12.Like A Rolling Stone devance (/ Can't Get No) Satisfaction des Rolling Stones (1965) et Imagine de John Lennon (1971).Viennent ensuite le tube créé en 1971 par Marvin Gaye, What’s Going On, devant Respect d'Aretha Franklin (1967), vlan Good Vibrations des Beach Boys (1966) et Johnny B.Goode de Chuck Bern' (1958).En huitième position se retrouve un classique des Beatles.Hey Jude (1968).avant Smells Like Teen Spirit du groupe grunge Nirvana (1991) et fVhat d I Say, du récemment décédé Ray Charles (1959).Mkhael Jackson apparaît à la ^ position avec Billie Jean (1983) puis à la 337' avec Beat It.Les rockers de The Clash sont présents à quatre reprises, notamment pour le classique des pistes de danse Should I Stay Or Should I Go?(1982).Agence France-Presse É A T R L’amour sans compromis LES ÂMES SŒURS Texte et mise en scène de Serge Marois.Une création de l’Arrière scène, en coproduction avec l’Atrium de Chaville (France), destinée aux enfants de sept ans et plus et présentée au Centre culturel de Belœil.MICHEL B É LAI R Comment traduire et, surtout comment mettre en scène les «histoires d’amour» des enfants?D’ailleurs, s’agit-il vraiment d’histoires d’amour?Tout le rapport sensuel au monde des enfants ressemble aux histoires d’amour des grands parce qu’il repose sur la tendresse, la confiance et l’abandon; il suffit d’avoir déjà tenu un enfant dans ses bras pour le comprendre.Mais c’est néanmoins un territoire qu’on n’aborde pas souvent au théâtre.Ni chez les grands, sauf pour souligner les effets néfastes qui découlent du fait d’en avoir été privé.Ni «en jeunes publics», parce que le thème risque peut-être de soulever des ambiguïtés.Or c’est précisément dans cette espèce de no man’s land que Serge Marois a décidé de plonger avec Les Âmes sœurs.FRANÇOIS GEI.INAS Aves Les Âmes sœurs, les enfants se voient proposer un texte dense illustré par une mise en scène parfois ludique mais toujours extrêmement serrée.Disons tout de suite que le projet de Serge Marois est ambitieux à plusieurs titres.D’abord parce que le territoire est tout aussi vaste que vierge: on n’aborde habituellement qu’un aspect de la question, pas tous à la fois.Ensuite parce que Marois a choisi de mettre en scène les relations affectives des enfants à travers une production sans in- ludique mais trigue.Ce qui ne va pas de soi, on le devine.Les choses auraient été plus simples si le patron de l’Arrière scène avait décidé d’illustrer tout cela dans et par un récit linéaire racontant l’histoire du petit Machin Truc.Eh bien non.Il a plutôt décidé d’incarner son propos dans une sorte de vaste fresque poétique où la voix et le corps tout entier des comédiens sont sollicités à tout moment.Comme chez les enfants, tiens.Ils sont six, trois hommes et trois femmes.Dans un décor qui suggère la douceur de l’air méditerranéen, ils vont et viennent en dansant et en chantant derrière des colonnes grecques coiffées de feuilles vertes.Une voix off donne le ton dès le départ dans un très beau texte qui parle des enfants réfugiés dans le ventre de toutes les femmes du monde et qui n’ont pas encore à se préoccuper de savoir s’ils vont naître dans un pays où il sera possible de manger tous les jours et d’aller à l’école.Comme si les limbes pouvaient aussi ressembler au paradis.Pendant une heure, les enfants se verront donc proposer un texte dense illustré par une mise en scène parfois ludique mais toujours extrêmement serrée: Marois ne fait pas de compromis.Il aborde le monde des sens et des sensations avec des fruits frais tout autant qu’avec des mots ou des jeux physiques qui résonnent comme une chorégraphie.Les Ames sœurs est une production exigeante.Mais pleine.Le Devoir GALLIMARD ILS SERONT AU STAND DU SALON DU LIVRE DE MONTREAL r Martin Winckler Les Trois Médecins P.O.L LE VENDREDI IQ NOVEMBRE de i8hoo à ighoo LE SAMEDI 20 NOVEMBRE de i6hoo à lyhoo LE DIMANCHE 21 NOVEMBRE de ishoo à i4hoo Luc Ba ranger Tupelo Mississipi Flash Série Noire LE VENDREDI IQ NOVEMBRE de i7hoo à i8hoo LE SAMEDI 20 NOVEMBRE de ishoo à i6hoo 4 Francois Place ri Sylvie Brien Mortels Noëls Gallimard Jeunesse LE VENDREDI 19 NOVEMBRE dç ijhoo à i4hoo LE SAMEDI 20 NOVEMBRE de 141100 à 15I100 LE DIMANCHE 21 NOVEMBRE de 14(100 à ishoo Dominique Legros L’histoire du corbeau et Monsieur McGinty Gallimard LE DIMANCHE 21 NOVEMBRE de 15(100 à i6hoo Le Vieux fou de dessin Gallimard Jeunesse LE VENDREDI 19 NOVEMBRE de 13(100 à 14(100 LE SAMEDI 2Q NOVEMBRE de 10(100 à nhoo LE DIMANCHE 21 NOVEMBRE de 14(100 à 15(100 LE LUNDI 22 NOVEMBRE de nhoo à 12(100 ¦f m K ¦ Gallimard Jacqueline de Sarîgny La dame au psaltérion Balland LE SAMEDI 20 NOVEMBRE de 15(100 à 16(100 Daniel Lavoie au Corona L’art d’imposer de nouvelles chansons pas très bonnes SYLVAIN CORMIER Juste avant les rappels, Daniel la voie s’est amusé à catégoriser les gens qui s’étaient déplacés hier pour le voir et l’entendre au Corona: il y avait ceux qui étaient là parce qu’ils espéraient qu’on leur redonne leurs chansons préférées, ceux qui ne connaissaient que les deux ou trois chansons les plus connues et espéraient au mieux en apprécier quelques autres, et ceux qui ne connaissaient de Lavoie qu’un seul couplet.Rires complices dans la salle.Bien sûr, LE couplet Même ces gens-là, assurait le grand Daniel, n’allaient pas repartir déçus, malgré l’absence de Garou et Patrick Fiori: de fait, a cappella, U leur a servi son couplet de la plus fameuse chanson de l’opéra-pop Notre-Dame de Paris, incontournable Belle.le chanteur a oublié une catégorie, notais-je: ceux — nombreux, pour ne pas dire majoritaires — qui ne sont pis encore familiers avec les chansons de son phis récent album, le Comédies humaines paru au printemps dernier.Ceux-là, qui ont ova tionné comme tout le monde l’homme des plaines à la fin du spectacle, ne manquaient pas de mérite, bi-voie venait de leur aligner onze des treize1 titres de Comédies humaines.lins mie inédite de la même eau, La Fille aux seins supplices, où le parolier Patrice Guirao s’est pris pour un Cohen de la cuisse lisse.Plus de la moitié de ces chansons, celles de Guirao en l’occurence, sont passablement imbuvables sur disque, baignées d’exotisme de Français vaguement nostalgique de colonies décorées de «paravents chinois», de «pont enluminés» avec des «jonques qui glissent sous leurs bambous», ou encore de «chasseurs de mouches» qui s’offraient des safaris dans des «plaines lacrymales / Où se perdaient souvent / Des plaintes animales».Dans le genre beaux phonèmes gaspillés sur les rives du Yang-Tse, on ne fait pas beaucoup mieux Les autres, signées Brice Homs, sont plus palpables, plus touchantes.Sa plus belle s’intitule Violoncelle: au spectacle, elle était si tendre qu’un frisson a parcouru la salle d’échine en échine: «Reste que Je te velours / Reste que je te racine / Mon féminin mon amour / JACQUES GRENIKR LE DEVOIR Daniel Lavoie Ma route ma mutine».Mais il a fallu tout l’art d’interpréter de l^avoie, toutes les nuances de cette voix capable de force comme de retenue, tout ce magnétisme brut, tout son arsenal de séducteur — le sourire craquant, l’élégance de l’habit, le regard brillant — pour imposer tant de neuf, et tant de neuf franco-français de France au sens le plus précieux et pompeux du terme.Constatons qu’il a plutôt réussi, ce qui n’est pas rien, considérant à la fois le matériel et le pari minimaliste de l’instrumentation: un seul musicien, l’extraordinaire Francis Covan, accompagnait le piano-voix de Lavoie aux guitares, au violon, à l’accordéon et aux percussions.sur boîte de carton.Malgré un décor assez froid, composé de paravents translucides et d’une sorte de ville miniature en carton, Lavoie et Covan remplissaient remarquablement l’espace, et conféraient chaleur et beauté à ces chansons qui, franchement, n’en méritaient lias tant Le tandem «imposait ime ambiance feutrée qui servait auUmt le triste lot de nouveautés que les trop rares extraits du réper-toire dliier et d’avant-hier la belle et bluesée Harlem écrite par Louise Forestier, l’immortelle J’ai quitté mon île, la mémorable Boule qui roule.On finissait |»r se faisser prendre par les arrangements, par ces lectures de poèmes entre les chansons, par le plaisir patent que Lavoie et son compère prenaient à jouer ensemble.Et l’on ressortait presque étonné d’être contents, pour ne pas dire ravis.«Ya la manière», chantait lavoie.En effet Orchestre symphonique du Conservatoire de musique de Montréal Concert de concertos Le vendredi 19 novembre à 20 h Église Saint-Sixte 1895, rue de l'Église, Saint-Laurent Le lundi 22 novembre à 20 H 'HVàtiv Maisonneuve Place des Arts tion : Louis Lavigueur tes : Daniel Lanthier, hautbois Ryan Truby, violon Antoine Bélanger, ténor Isabelle Marois, trompette Audrey Nadeau, violoncelle Sonia Coppey, violon Concerto pour hautbois en do majeur, i.Haydn Concerto pour violon no 2 en ré mineur, H.Wieniawski Lorsque l'enfant revient.J.Massenet Concerto pour trompette en mi bémol majeur, J.N.Hummel Concerto pour violoncelle en mi mineur, E.Elgar Concerto pour violon no I en ré majeur, S.Prokofiev Entrée libre Renseignements ; (514) 873-4031, poste 221 www.mcc.gouv.qc.ca/conservatoire Conservatoire de musique et d'ert dramatique Québec a S PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE présente en collaboration avec OGILVY RENAULT AVOCATS SPECIAL 15e ANNIVERSAIRE Orchestre I Musici de Montréal AU PROGRAMME Verdi, Skalkottas, Dvorak, Dupin et Tchaikovski Samedi 20 novembre à 20 h Billet: 25$ (incluant vin & fromage après le concert) RESERVATION: (450) 2 29-2 5 HA journal montreal 1364, chemin Pierre-Péladeau (sortie 69 de l'autoroute des Laurentides) P A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 18 NOVEMBRE 2 0 0 4 ICTUALITES FESTIN SUITE DE LA PAGE 1 fait état de l’abondance de nourriture qui distingue l'Occident moderne.•La situation alimentaire occidentale moderne, loin d’être catastrophique, est celle d'une abondance et d’une disponibilité inédites dans l'histoire de l’humanité.Les progrès dans les transports et dans les techniques de culture rendent plus vaste que jamais le choix des nourritures et, chaque année, des centaines de nouveaux produits font leur apparition sur les tablettes des supermarchés.Le savoir gastronomique se répand, comme en témoigne le succès phénoménal des livres, revues et émissions de télévision sur le sujet», écrit Sicotte en introduction.Cette année, le Salon du livre de Montréal est un exemple flagrant de cette inflation.Bien en vue sur les éte gères trônaient déjà, hier, ici un ouvrage de cuisine raisonnée, là les dernières recettes de tel ou tel chef connu.L’Occident mange.Qu’il lise, maintenant' Mais la promenade au Salon mène aussi un peu plus loin: au stand «Livres comme l’air», par exemple, monté chaque année par Amnistie internationale, on constate bien que l’abondance n’est pas universelle.«Livres comme l’air» prévoit l’association d’écrivains québécois avec plusieurs écrivains emprisonnés pour leurs écrits ou leurs opinions politiques quelque part dans le monde.L’Iranien Akbar Ganji, par exemple, est emprisonné pour avoir déclaré à la Conférence de Berlin que la révolution ne menait pas à la démocratie.U Sein Hla Oo, de la Birmanie, est incarcéré pour avoir produit des documents antigouvernementaux.Quant à Haul Rivero Castaneda, poète cubain, il est emprisonné vraisemblablement pour avoir demandé dans une lettre ouverte une plus grande ouverture et une plus grande liberté dans son pays.M.Castaneda, apprend-t-on, vit actuellement sans aucune lumière dans une cellule de trois mètres carrés, et sa santé décline.La lecture des textes de présentation de ces écrivains trace de fragiles ponts entre les réalités d’ici et celles, tellement plus radicales, de certains pays étrangers.là-bas, on veut écrire.Ici, on veut être lu.En effet, pendant ce temps, un regroupement était en train de s’organiser entre libraires indépendants, éditeurs et auteurs québécois contre la concentration dans le monde de la librairie.Ses signataires, (24 auteurs, dont Jacques Godbout et Michel Tremblay, 15 éditeurs indépendants et 21 libraires indépendants) dénoncent la concentration des librairies au moment où Renaud-Bray s’apprête à ouvrir une vingt-septièm' , succursale et qu’Archambault en ouvre une quinziè-»pie.Cette expansion, dit le regroupement, dont le porte-parole est l’écrivain Stanley Péan, s’effectuera «au détriment des librairies indépendantes».Dans un communiqué, le regroupement prend l’exemple de la chaîne Chapters-Indigo, qui contrôle plus de 50 % des ventes de livres au Canada anglais.«Quel sera notre choix lorsqu’une ou deux entreprises (qui doivent avoir une bonne rentabilité pour les investisseurs) décideront de proposer aux lecteurs du Québec entier un nombre restreint de titres commerciaux, à forte rentabilité, au détriment de la culture québécoise?», lit-on.Le regroupement demande donc à la ministre Line Beauchamp de «prendre rapidement des mesures concrètes avant que le réseau de librairies dont le Québec s’enorgueillit ne devienne un beau souvenir».On espérera que la ministre y prêtera oreille.Car on savait déjà, au Salon du livre de Montréal, que la ministre Beauchamp ne pouvait pas participer à l’inauguration du Salon, ce soir.Un membre de son équipe l’y remplacera.la ministre fédérale du Patrimoine, üza Frulla, est pour sa part toujours attendue ce soir à la Place Bonaventure.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec).H3A3M9 E3 Placedes-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 (514) 985-3340 avisdev@ledevoir .corn Par télécopieur Par courriel Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone Par courriel (514) 525-1149 info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) />* Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'oryanisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du lundi au samedi par l.e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue IV Bleury.O' etagr, Montréal.(Québec), H3A3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor World, St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée À employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division de Corporation Sun Media.900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n' 0858.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec PPP : Québec ignorera les vœux du Vérificateur général TOMMY CHOUINARD Québec — La présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, apportera des amendements au projet de loi 61 sur l’Agence des partenariats public-privé (PPP) afin de répondre à quelques-unes des inquiétudes exprimées en commission parlementaire.Or d’importantes misçs en garde formulées par de hauts commis de l’Etat sont en voie d’être ignorées.Les recommandations du Vérificateur général du Québec et de la Commission d’accès à l’information (CAI) seront en effet absentes des amendements qui seront déposés au cours des prochaines semaines.Le Vérificateur général avait déploré que l’Agence des PPP pourra se soustraire à son examen alors que la CAJ avait exigé que les contrats de PPP et les plans d'affaires aient un caractère public et que les entreprises privées engagées dans les PPP aient des obligations de transparence.«Ce qu’ils ont dit, il faut s’en rendre compte, ils auraient pu le dire à l’égard de n’importe quelle autre constituante de l’Etat ou de n’importe quel autre contrat que signe le gouvernement avec le secteur privé.Je les encourage à poursuivre leurs représentations en vue d’un élargissement de leur mandat défini par leur loi constituante.Je n’y ferai jamais obstruction et, si je peux les aider, je le ferai sans hésitation», a affirmé Monique Jérôme-Forget en Chambre lors de l’adoption du principe du projet de loi 61 hier.Selon le cabinet de la ministre, des modifications législatives, qui dépassent les responsabilités de la ministre, seraient nécessaires pour que le Vérificateur général et la CAI puissent obtenir tout le pouvoir qu’ils réclament sur l’Agence des PPP D’ailleurs, a précisé Mme Jérôme-Forget, «le gouvernement travaille déjà à actualiser les lois corstituantes du Vérificateur général et delà CAI.Nous nous soumettrons avec empressement aux nouvelles règles qui en découleront».Monique Jérôme-Forget a tout de même assuré que les lacunes relevées au chapitre de la transparence et de l’éthique seront «manifestement abordées» dans les modifications au projet de loi 61.Or la ministre souhaite que les amendements en cette matière ne constituent pas des entraves à la conclusion de PPP.«Je vais me pencher sur le sujet, mais je ne veux pas non plus empêcher le Québec de faire des PPP et faire en sorte que personne ne veuille transiger avec nous», a-t-elle souligné.Comme le souhaitait la Protectrice du citoyen, Pauline Champoux-Lesage, un amendement au projet de loi précisera que les membres du conseil d’administration et le personnel de l’Agence des PPP seront tenus de respecter le Réglement sur l’éthique et la déontologie des administrateurs publics.Mme Champoux-Lesage exigeait cette modification afin que les risques de conflits d’intérêts soient amoindris.Toutefois, comme l’agence n’est pas un ministère et que ses employés ne sont pas nommés en vertu de la Loi sur la fonction publique, l’Agence des PPP ne sera pas soumise au contrôle du Protecteur du citoyen.Par ailleurs, les municipalités, les universités et les cégeps ne seront pas obligés de faire appel aux services de cette agence pour conclure un PPP «Nous croyons en l’autonomie de ces entités», a affirmé Mme Jérôme-Forget Selon ce qu’elle a laissé entendre, le mandat de l’agence, trop large au goût de plusieurs groupes d’intérêt serait restreint Le projet de loi serait modifié afin que son rôle se limite à l’offre de ses conseils et de son expertise aux ministères et organismes publics.Les dispositions controversées du projet de loi qui visaient à lui donner le rôle de promoteur des PPP seraient éliminées.Enfin, la ministre Jérôme-Forget a précisé que tout projet de PPP fera l’objet d’un appel d’offres public et qu’aucune offre de PPP non sollicitée provenant d’une entreprise privée ne sera acceptée.La ministre rejette ainsi les demandes des associations patronales.Celles-ci souhaitaient une ouverture du gouvernement Charest aux offres non sollicitées.L’opposition péquiste réclame le retrait pur et simple du projet de loi.«Nous ne nous contenterons pas de modifications purement cosmétiques.Il faudrait que la Protectrice du citoyen, la CAI, le Commissaire au lobbyisme et le Vérificateur général disent qu'ils sont satisfaits des amendements proposés pour que nous ayons le moindre intérêt à poursuivre le débat avec le gouvernement», a affirmé hier le député péquiste Sylvain Simard lors d’un point de presse.D reproche à la ministre ses «propos doucereux et lénifiants» qui n’ont selon lui aucune commune mesure avec le contenu du projet de loi 61, qui met sur pied une «machine à créer des PPP dans tous les secteurs de l’Etat».Le Devoir CLOUTIER SUITE DE LA PAGE 1 lors du face-à-face du 17 mars.Il va même jusqu’à offrir 300 000 $ de plus à sa victime, qui aurait exigé deux millions lors d’une rencontre précédente.Cloutier a reconnu sa culpabilité à une accusation d’avoir tenté de cacher un acte criminel en relation avec cet incident «Je sais que ton cœur est assez brisé de même.\.\]e te demande une chose, je sais que ce n’est pas fa-cilejour toi, mais fais-moi pas arrêter.» Agé de 64 ans, Guy Cloutier ne s’imagine pas «couché sur un sofa» en traitement psychiatrique, et encore moins en prison.«Je vais me suicider», dit-il.Cloutier demande pardon à Dieu tous les jours pour son erreur et implore Julie de «le laisser vivre».- «Guy, rien ne pourra pardonner ça», lui répond-elle.Dès l’âge de 11 ans Guy Cloutier a bâti un petit empire au Québec en se faisant connaître comme un agent de promotion de disques.Il a littéralement lancé la carrière de René Simard, dès l’âge de neuf ans.Avec les années, il a étendu ses activités de producteur au domaine de la télévision, où il générait près de 40 % d’un chiffre d’affaires annuel d’une vingtaine de millions de dollars.Pendant que Cloutier prospérait, sa victime pâtissait des blessures du passé.Elle était âgée de 11 ans lorsque Cloutier a exhibé son pénis devant elle pour la première fois, lui demandant de le caresser.Elle subira les premières agressions sexuelles avec pénétration dès l’âge de 12 ans, et les sévices perdureront jusqu’à ce quelle atteigne l’âge de 18 ans.Julie a fondé une famille et se considère comme une personne équilibrée en dépit de sa pénible enfance.Lorsque sa fille a atteint 10 ou 11 ans.soit l’âge quelle avait lorsque Cloutier s’en est pris à elle pour la première fois, elle s’est sentie envahie par la rage de tout dire.Elle s’est confiée à un proche qui, le lendemain.a confronté Cloutier.D lui a enjoint de hausser de 2000 à 5000 $ par mois les sommes qu’il versait à Julie, de lui acheter la maison de ses rêves et d’inclure le nom de ses deux victimes sur son testament Cloutier s’est exécuté jusqu’au dépôt des accusations.M' Bourque a fait remarquer que son client n’a jamais amorcé ce jeu de négociations.C’est plutôt Julie qui le relançait pour obtenir un meilleur traitement.Sans minimiser la gravité des gestes commis par Guy Cloutier, Mr Bourque estime qu’il a déjà souffert du battage médiatique suscité par ses déboires.«R ne tombera jamais dans l’oubli», a-t-eUe dit Son image professionnelle est ternie à jamais.Cloutier s’est dé-pp-ti de son entreprise en la cédant à sa fille Véronique peu après le dépôt des accusations contre lui.Il ne renouera probablement jamais avec le métier qu’il a lui-même façonné.Les remords de Guy Cloutier sont en outre réels.Il a consulté deux psychiatres pour comprendre comment il a pu commettre ces irréparables agressions.«Vous avez un homme qui a des remords, qui est conscient des torts qu’il a causés et qui essaie de les réparer», a-t-elle plaidé.Selon elle, le risque de récidive est nul.Autant de facteurs militant pour une peine à purger dans la collectivité, croit Mr Bourque.Préoccupé par le «je, me, moi» La Couronne ne partage pas du tout cet avis.Selon Josée Grandchamp, les rapports de l’expertise psychiatrique menée sur Guy Cloutier n’écartent pas le risque de récidive.«On patauge dans quelque chose de sombre et de très imprécis qui ne présage rien de bon pour l’avenir, a-t-eUe plaidé.La principale préoccupation de Guy Cloutier, c’est “je, me, moi”.» M' Grandchamp a demandé une peine de cinq ans de pénitencier compte tenu du fait que Guy Cloutier n’a jamais manifesté de véritable considération pour la victime.Lorsqu'elle s’est adressée à lui pour obtenir de l’aide financière, en 2001, il n’a pas trouvé mieux à foire que se masturber devant elle.Plutôt que d’essayer de l’aider, «il fait tout pour qu’elle se taise».Cloutier croyait participer à un jeu avec Julie et la deuxième victime lorsqu'il les agressait ce qui semble inquiétant pour Me Grandchamp.Celled a enfin rappelé que Julie avait 11 ans lorsque son calvaire a commencé.«C’est une enfant, pas une jeune adolescente.Une enfant » Le juge Robert Sansfaçon fera connaître sa décision le 20 décembre.Cette cause revêtait pour lui un caractère d'exception puisqu’il a consenti à une demande de la Couronne pour imposer le huis clos complet sur la preuve entourant la deuxième victime, qui a subi attouchements et masturbations par Guy Cloutier entre 12 et 17 ans.Les autres détails, jugés délicats, doivent être cachés au public.Le Devoir Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté Nouvel aéroport de deux milliards pour Toronto Pickering, Ontario — La régie des aéroports de Toronto a dévoilé hier un projet de nouvel aéroport à l'est de la ville qui «soulagerait» Pearson, la plus importante aérogare au pays.L'ébauche présentée hier par la Greater Toronto Airport Authority (Autorité aéroportuaire du Grand Toronto) prévoit sur 30 ans la construction en plusieurs étapes de nouvelles installations qui pourraient accueillir 11 millions de passagers par année et amener des retombées économiques régionales annuelles de cinq milliards.«[L'aéroport international] Pearson restera toujours notre pâle principal, a déclaré le vice-président de la régie, Steve Shaw.Mais de toute évidence, nous avons besoin d’une autre aérogare régionale.Nous devons accommoder nos installations aux besoins de l’aviation générale [activités aériennes qui ne correspondent pas aux services réguliers) et Pearson ne convient pas.» Situé au nord-ouest de Toronto, l'aéroport international Pearson subit actuellement de vastes travaux de rénovation.Il accueille environ 50 millions de passagers par année.Son éventuel auxiliaire, bâti à Pickering, à 30 km à l’est de Toronto, coûterait deux milliards et serait notamment financé avec l’émission d'obligations.Pickering hériterait entre autres des avions de loisir et d'affaires, ainsi que des hélicoptères et des écoles de pilotage.La conception pourrait débuter dès 2007 et la construction en 2010, tandis que les premiers passagers pourraient franchir les guérites en 2012, a expliqué M.Shaw.Mais c’est le fédéral qui aura le dernier mot quant à l'opportunité du projet II devra en effet tenir des audiences publiques ainsi qu’une évaluation environnementale, des procédures qui pourraient prendre au moins deux ans.Pickering, a détaillé M.Shaw, serait intégré à un dispositif qui comprendrait non seulement Pearson, mais aussi l’aéroport international de Hamilton, à 100 km à l’ouest de Toronto, dont l'affluence annuelle s’élève à neuf millions de passagers.Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuin-ty, veut connaître les détails de la proposition avant de se prononcer.«Je me pose entre autres une question: qu'arrivera-t-il avec l’aéroport de Hamilton, a-t-il soulevé.Les défis qu 'a dû relever l’aéroport de Hamilton récemment me préoccupent et j’aimerais voir comment le projet de Pickering y répond.» Des habitants de la région concernée ont déjà exprimé leur opposition.Une vingtaine de personnes manifestaient d’ailleurs à l’extérieur du lieu de la conférence de presse.Presse canadienne BUSH «C’est vraiment un mauvais moment pour un tel geste» SUITE DE LA PAGE 1 malmener les éleveurs de bovins au pays depuis l’annonce d’un cas de vache folle en Alberta il y a plus d’un an et demi.De bonnes nouvelles pourraient même être annoncées, dit-on.Le président Bush pourrait désigner le court chemin qu’il désire voir parcourir pour régler ce contentieux rapidement Par contre, aucun signal n’a été envoyé quant à l’épineux dossier du bois d’œuvre.Paul Martin a déjà signifié qu'il en parlera à son homologue américain, tout comme du conflit sur le bœuf.La sécurité aux frontières sera aussi à l’ordre du jour, dit-on.Les deux hommes prévoient également discuter de politique étrangère, le président Bush ayant promis en campagne électorale de réparer les ponts diplomatiques endommagés pp la guerre en Irak.La Maison-Blanche a d’ailleurs choisi la date la plus rapprochée proposée par Ottawa pour la visite officielle du président D semble que Washington remerciera le Canada pour son aide en Afghanistan et demandera qu'Otta-wa ne délaisse pas son activisme sur la scène internationale malgré un gouvernement minoritaire qui l’oblige à garder les yeux sur sa politique intérieure.«Le Canada doit continuer à jouer un rôle important à l’étranger», selon les propos de la Maison-Blanche.Le bureau du premier ministre Paul Martin a confirmé qu’il avait offert à George W.Bush de s’adresser au Parlement, comme le président mexicain Vicente Fox l’a fait récemment.La Maison-Blanche n’avait toujours pas accepté l’invitation hier soir.Les trois chefs de l’opposition à Ottawa ont exprimé le désir de s’entretenir en privé avec George W.Bush, mais il était impossible hier de savoir si leurs requêtes seraient entendues.Parrish dans une controverse Ces bonnes nouvelles pour le gouvernement Martin ont toutefois été assombries par une autre controverse antiaméricaine déclenchée par la députée libérale Carolyn Parrish.Dans le cadre de l’émission de télévision humoristique This Hour Has 22 Minutes présentée à l’antenne de CBC — l’équivalent de notre Infoman à Radio-Canada —, Carolyn Parrish se fait demander par l’animateur ce qu’eUe pense de l’administration américaine.La députée reçoit alors une poupée à l'effigie de George W.Bush qu’elle jette par terre pour ensuite l’écraser sans ménagement, avec à la clé un grand sourire.L’émission doit être diffusée demain soir.Un geste antiaméricain qui tombe à un bien mauvais moment pour le gouvernement Martin.Toute la journée, les collègues de Carolyn Parrish ont tenté d’éteindre le feu alors que d’autres se retranchaient derrière un «pas de commentaire».Le ministre de l’Industrie, David Emerson, estimait que le gouvernement américain sait maintenant qui est Carolyn Parrish et n’en feit pas un grand cas.«C’est la continuité des commentaires qu’elle fait de temps en temps, a-t-il dit à sa sortie de la Chambre des communes après la période de questions.Je pense que l’administration Bush sait que notre gouvernement est profondément engagé à bâtir une alliance forte et positive avec les Etats-Unis.Je ne pense pas que Carolyn ou n ’importe qui d’autre puisse changer ça.» Le constat était plus sévère du côté du député libéral Roger Gallaway.«Personne ne va dire [que ces propos] sont un progrès, a-t-il lâché.C’est évident que c’est pathétique comme spectacle, mais je ne vais pas m’excuser pour elle.C’est vraiment un mauvais moment pour un tel geste.» Jointe par Le Devoir, la principale intéressée a refusé de s’excuser, estimant qu’eUe ne faisait que de l’humour.«L’émission m’a invitée à faire quelque chose de drôle et j’ai accepté, a-t-elle dit.C’est juste de l’humour, tout le monde regarde cette émission au Canada anglais et c’est drôle.Je ne pense pas que les Américains vont s’en faire avec ça.» Et au caucus libéral, va-t-elle recevoir des critiques de ses collègues?«Peut-être des 10 % qui n’ont pas le sens de l’humour, pas plus», estime-t-efie.Le premier ministre, lui, ne l'a toutefois pas trouvée drôle.A son bureau, on souligne que Paul Martin «ne partage pas son humour» et que la députée «ne représente pas du tout l’opinion du gouvernement et du caucus libéral».La députée libérale, réputée pour ne pas avoir peur de nager à contre-courant, n’en est pas à sa première controverse.Fortement opposée à la guerre en Irak et au projet de bouclier antimissile, Carolyn Parrish a déjà ouvertement traité l’administration américaine de «bâtards», de «coalition d’idiots» et George W.Bush de «va-t-en guerre».«Nous savons tous qui est Carolyn Parrish, a lancé le chef conservateur Stephen Harper.La vraie question est: pourquoi Paul Martin laisse faire des choses comme ça à l’intérieur de son caucus?» Le premier ministre a par contre écarté hier la possibilité d’expulser Carolyn Parrish de son parti.SS les télévisions américaines s’emparent des images et que la controverse prend de l’ampleur, la situation pourrait changer.La controverse autour de Carolyn Parrish a soulevé la question de l’accueil qui sera réservé par les députés à la visite de M.Bush compte tenu des nombreux différends entre les deux pays.En 1987, le député du NPD Svend Robinson avait chahuté le président américain Ronald Reagan à propos de son projet de.bouclier antimissile.Jack Layton, le leader du NPD, a assuré que les temps avaient changé.Tous les partis ont promis un accueil «poli et respectueux» envers le président américain.D pourrait toutefois en être autrement des manifestants, alors que des pacifistes promettent déjà d’exprimer leur frustration et leur opposition à la guerre en Irak à l’occasion de cette visite présidentielle, la première depuis le règne de George W.Bush à Washington.Le Devoir Précision Un document consacré à la chiropractie inséré dans notre édition d’hier aurait dû être identifié comme un reportage publicitaire et non comme un «cahier spécial».Le contenu des cahiers spéciaux du Devoir est sous la responsabilité de l’équipe du journal, ce qui n’était pas le cas de cet encart publié par un regroupement de chiropraticiens et distribué par plusieurs quotidiens, dont Le Devoir. LE DEVOIR.LE JEUDI 18 NOVEMBRE 2004 CULTURE Selon le magazine Rolling Stone Like A Rolling Stone, de Dylan, plus grande chanson de tous les temps Los Angeles — Le tube de Bob Dylan Like A Rolling Stone a été élu •plus grande chanson de tous les temps» par des artistes sondés par le magazine Rolling Stone, a annoncé le journal.Le titre créé en 1965 par Dylan, alors âgé de 24 ans, a pris la première place du classement des 500 plus grandes chansons, à paraître demain dans une édition spéciale du magazine.D a été élu par 172 artistes, dont les chanteurs Joni Mitchell, Elvis Costello et k.d.Lang.Les turbulentes années 60 apparaissent comme l'àge d’or du rock et de la pop puisque plus de 200 des 500 meilleures chansons ont été lancées durant cette décennie.144 autres datent des années 70 tandis que la décennie 80 n'en a produit que 55.Sans surprise, les Beatles sont en tète, pla- Bob çant 23 morceaux dans le classement, devant les Rolling Stones, avec 14, et Dylan, 12.Like A Rolling Stone devance (/ Can 't Get No) Satisfaction des Rolling Stones (1965) et Imagine de John Lennon (1971).Viennent ensuite le tube créé en 1971 par Marvin Gave, What's Going On.devant Respect d’Aretha Franklin (1967), ylan Good Vibrations des Beach Boys (1966) et Johnny B.Goode de Chuck Berry (1958).En huitième position se retrou ve un classique des Beatles, Hey Jude (1968), avant Smells Uke Teen Spirit du groupe grunge Nirvana (1991) et What d I Say.du récemment décédé Ray Charles (1959).Mk'hael Jackson apparail à la Sfr position avec Billie Jean (1983) puis à la 33?avec Beat h.Ijes rockers de The Clash sont présents à quatre reprises, notamment pour le classique des pistes de danse Should l Stay Or Should I Go?(1982).Agence France-Presse T H É À T R L’amour sans compromis LES ÂMES SŒURS Texte et mise en scène de Serge Marois.Une création de l’Arrière scène, en coproduction avec l’Atrium de Chaville (France), destinée aux enfants de sept ans et plus et présentée au Centre culturel de Belœil.MICHEL B É LAI R Comment traduire et, surtout, comment mettre en scène les «histoires d’amour» des enfants?D’ailleurs, s’agit-ü vraiment d’histoires d’amour?Tout le rapport sensuel au monde des enfants ressemble aux histoires d’amour des grands parce qu’il repose sur la tendresse, la confiance et l’abandon; il suffit d’avoir déjà tenu un enfant dans ses bras pour le comprendre.Mais c’est néanmoins un territoire qu’on n’aborde pas souvent au théâtre.Ni chez les grands, sauf pour souligner les effets néfastes qui découlent du fait d’en avoir été privé.Ni «en jeunes publics», parce que le thème risque peut-être de soulever des ambiguités.Or c’est précisément dans cette espèce de no man’s land que Serge Marois a décidé de plonger avec Les Ames sœurs.FRANÇOIS GEUNAS Aves Les Âmes sœurs, les enfants se voient proposer un texte dense illustré par une mise en scène parfois ludique mais toujours extrêmement serrée.Disons tout de suite que le projet de Serge Marois est ambitieux à plusieurs titres.D’abord parce que le territoire est tout aussi vaste que vierge: on n’aborde habituellement qu’un aspect de la question, pas tous à la fois.Ensuite parce que Marois a choisi de mettre en scène les relations affectives des enfants à travers une production sans in- trigue.Ce qui ne va pas de soi, on le devine.Les choses auraient été plus simples si le patron de l’Arrière scène avait décidé d’illustrer tout cela dans et par un récit linéaire racontant l’histoire du petit Machin Truc.Eh bien non.Il a plutôt décidé d’incarner son propos dans une sorte de vaste fresque poétique où la voix et le corps tout entier des comédiens sont sollicités à tout moment.Comme chez les enfants, tiens.Ils sont six, trois hommes et trois femmes.Dans un décor qui suggère la douceur de l’air méditerranéen, ils vont et viennent en dansant et en chantant derrière des colonnes grecques coiffées de feuilles vertes.Une voix journal » montreal 1364, chemin Pierre-Péladeau (sortie 69 de l'autoroute des Laurentidet) t
de

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