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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier D
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2004-11-20, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 NOVEMBRE 2 0 0 4 LE DEVOIR Point sur.État la sant é RÉSEAU PREMIÈRE LIGNE «L’infortnatisati on du système de santé est la clé de voûte» Page3 ÉQUIPEMENTS «On est capables de suivre les plus récents développements technologiques» Page 5 Apparente accalmie Dix-huit mois plus tard, le ministre Couillard convainc toujours: ce qui n’est pas rien, quand on sait qu’au jour le jour les mauvaises nouvelles se succèdent dans ce secteur.« i %* « é.sr*5 v jmmm Le ministre de la Santé, Philippe Couillard Les Québécois consomment en fait encore moins de médicaments que les autres Canadiens Le ministère de la Santé fait ou défait une carrière politique.Il y a 30 ans de cela, une Thérèse Lavoie-Roux, alors tenante du poste de ministre, était devenue une des figures les plus populaires de l’administration libérale en projetant de son ministère une image où les dossiers, multiples, suivaient leurs parcours avec l’approbation de tous les intervenants du milieu.Par contre, un Lucien Bouchard vit sa cote subir un dur coup quand il opéra une rationalisation des dépenses dans le secteur, déposant un plan massif de mise à la retraite anticipée pour les infirmières.Que dire de l'étoile d’un Jean Rochon qui pâlit vite et dont un transfert de poste vers la science et la technologie n’améliora pas pour autant la brillance.Un Philippe Couillanj, le dernier arrivé à la direction du plus gros budget de l’Etat québécois, a vu son intronisation au poste se faire sans bémol.Le député de Mont-Royal a en fait été perçu, dès sa nomination, par les divers intervenants du réseau comme possédant une capacité réelle pour assumer une telle fonction.Dix-huit mois plus tard, il convainc toujours: ce qui n’est pas rien, quand on sait qu’au jour le jour les mauvaises nouvelles se succèdent dans ce secteur, rarement contrebalancées par des déclarations enthousiastes.Dossiers Parlons-nous d’hôpitaux que s’impose cette bactérie C.difficile qui y opère des ravages.Et là des bémols se font entendre: "Ce que je trouve dommage, c’est qu'on soit obligé d’être confronté à une crise comme celle-là pour réussir à faire avancer un dossier pour lequel on se bat depuis plusieurs années, déclare le Dr André Poirier, président de l’Association des médecins microbiologistes infectiologues.C’est long avant que les choses aboutissent.On a proposé aux autorités un réseau pour la surveillance provinciale, régionale, qui serait doté d’une standardisation des méthodes et des pratiques; ça figure dans un projet en noir et blanc sur papier.» Abordons-nous le secteur des services dits de première ligne que les PPP font craindre pour l’avenir: «C’est un phénomène encore marginal, mais il faut prendre ça au sérieux et l’interpréter comme le symptôme d’un dysfonctionnement du système public», informe Renaldo Battista, directeur du département d’administration de la santé de l’Université de Montréal.L’augmentation des dépenses consacrées à l’achat de médicaments semble aussi alarmante.Là, il semble même y avoir un problème «culturel» grave: «Comme l’ont démontré plusieurs études et sondages, les personnes qui sortent de chez le médecin sans "prescription” ont majoritairement l’impression de ne pas avoir été traitées», soulève Suzanne Bisaillon, elle aussi de l’Université de Montréal.Si, en recherche, le dossier des hôpitaux universitaires traîne toujours, la situation semblerait des plus acceptables en ce qui concerne les appareils mis a la disposition des techniciens et chercheurs: «Nous sommes assez bien équipés en matière de technologie biomédicale, affirme Clément Mainville, vice-président de l’Association des physiciens et ingénieurs biomédicaux du Québec, décrivant son secteur.Généralement, on est capables de suivre les plus récents développements technologiques.On n’est peut-être qu’une année ou deux en arrière.» Questions Il demeure toutefois que là nécessité s’impose régulièrement de rappeler certaines situations qui perdurent.En région, le manque de médecins, généralistes ou spécialistes, est toujours réel.Les solutions proposées, qui font appel à des partenariats avec le privé (toutes ces mesures qui s’appuient sur l’expérience britannique), font douter de la valeur d’un système qui, politiquement, est voulu universel Quant aux dépenses faites dans ce secteur, il semble irréaliste de penser qu’on puisse les voir un jour autrement que croissantes: les Québécois consomment en fait encore moins de médicaments que les autres Canadiens et on n’approche en rien de la somme per capita que les Américains déboursent en ce domaine.Cependant, aussi longtemps que les syndicats ne montent pas aux barricades, ou tant qu’un groupe de médecins n’informe pas d’un projet de grève quelconque (ou de vouloir quitter par tous les moyens la province), il est de mise de se dire que le réseau est doublement en santé.Alors, l’étoile du ministre brille.Et sa rapidité à réagir aux diverses difficultés démontre qu'il sait toujours s’y prendre avec ce lourd secteur qui, politiquement, est crucial.Du moins au temps des batailles électorales.Normand Thériault RÉSEAU Hôpitaux Page 2 Médicaments Page 4 R E C H E R CHUQ Page 4 Centre Léa-Roback Page 5 C H E TRAITEMENT Maladies de l’intestin Ostéoporose Page 6 D 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 2 NOVEMBRE 2 0 0 4 SANTE Hospitalisation.sans danger?Un plan d’action pour contrer les infections a déjà été transmis au ministre Tout est écrit, «en noir et blanc sur papier» La bactérie C.difficile fait craindre le pire aux gens qui doivent séjourner dans un centre hospitalier.Des spécialistes ont déjà déterminé les mesures à appliquer pour soigner un réseau hospitalier qui rend malade.Il reste à agir.RÉGINALD HARVEY Il est évident, ce qui a été prouvé par la science, qu’il y a eu une augmentation significative des cas de personnes victimes de la bactérie C.difficile dans les hôpitaux du Québec, comme le laisse savoir le Dr André Poirier, président de l’Association des médecins microbiologistes infectiologues.D en fournit la raison: «Bien que ce ne soit pas encore documenté, je crois qu'on a eu affaire à une souche plus virulente, sans qu’elle soit nécessairement plus résistante aux antibiotiques.Il y a eu aussi des facteurs qui ont favorisé la transmission de cette bactérie-là, comme la promiscuité et la vétusté de certains centres hospitaliers.Sans vouloir, encore là, blâmer personne, je me pose la question: est-ce qu’il y a eu dans certains centres un laisser-aller sur le plan des conditions de désinfection et de nettoyage?En tout cas, on s’aperçoit que les cas diminuent là où il s’est produit un resserrement à ce sujet.» Contrairement au ministre Couillard, il ne remet pas en cause l’antibiothérapie: *Je pense que c’est un volet qui compte pour peu dans l’épisode actuel.L’usage que font les médecins des antibiotiques revêt un impact mineur.Il est évident que c’est correct de fournir une bonne prescription et ce n’est pas cela qu’on remet en question.Ce n’est pas la cause principale.» Les correctifs à apporter Il a été largement question des soins hygiéniques appropriés à prendre, parmi les moyens d’action proposés par les autorités médicales, pour combattre cette inquiétante bactérie.Le Dr André Poirier approuve cette solution, mais il nuance: «Si on insiste seulement sur le lavage des mains, c’est s’en laver les mains un peu rapidement.C’est une des mesures qui est majeure dans la transmission, mais ce n’est pas la seule.» Au-delà de ce geste, il déplore une situation globale: «Ce que je trouve dommage, c’est qu’on soit obligé dêtre confronté à une crise comme celle-là pour réussir à faire avancer un dossier pour lequel on se bat depuis plusieurs années.On a créé en 2000, conjointement avec le ministère, le Comité des infections nosocomiales du Québec, qui est composé de microbiologistes infectiologues ainsi que de gens de la santé publique et du ministère; on travaille dans la prévention et des recommandations ont été examinées, mais.C’est long avant que les choses aboutissent.On a proposé aux autorités un réseau pour la surveillance provinciale, régionale, qui serait doté d’une standardisation des méthodes et des pratiques; ça figure dans un projet en noir et blanc sur papier.» Il tente de comprendre le cheminement de cette proposition: «Il y a malheureusement des délais qui sont peut-être incontournables; je ne suis pas politicien et je ne travaille pas au ministère.Nous, on est pragmatiques et on dit: c’est de cette façon que ça devrait marcher.Il a donc fallu une crise comme celle-là pour être en mesure de faire “atterri/’ cela, ce qui n’est pas encore fait.On est loin de là, mais tout le monde reconnaît que ça presse.Malgré tout, on est chanceux, le plan est déjà tout préparé.Celui-ci existe et il a été soumis.Incessamment, les mesures prévues devraient “descendre” sur le réseau; c’est ce que nous avons convenu avec les gens de la santé publique et du ministère, mais je trouve cela dommage qu’il y ait un clivage comme celui-là, entre ceux qui possèdent l’expertise et ceux qui disposent du moyen de la faire descendre.» Il n’en demeure pas moins que, même dans les meilleures conditions, les patients ne pourront jamais bénéficier du risque zéro d'attraper une infection en milieu hospitalier, selon leur état de santé et leur vulnérabilité.André Poirier sert cette comparaison: «La situation est la même que pour les accidents de voiture.Vous pouvez faire une campagne de prévention sur l’alcool au volant, ou pour réduire la vitesse, qui aura un impact sur le nombre d’accidents, mais vous ne pourrez jamais les éliminer complètement; c’est impossible.Pour les infections, le même exemple s’applique: on se doit de respecter les normes reconnues en prévention des infections dans nos établissements.Si on fait cela, on a de bonnes chances de voir leur nombre diminuer de façon importante.» ¦3.CHAM6ftE Us*» - • 1., Wftfs ntnstisuemuti js% ; x JACQUES NADEAU LE DEVOIR Même dans les meilleures conditions, les patients ne pourront jamais bénéficier du risque zéro d’attraper une infection en milieu hospitalier, selon leur état de santé et leur vulnérabilité.Un réseau hospitalier aux mauvaises habitudes Le tiers des infections nosocomiales peuvent en général être prévenues SOURCE INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE Attention aux bactéries, particulièrement en milieu hospitalier.Plusieurs ténors du milieu de la santé se sont penchés sur divers aspects de la question de la bactérie Clostridium difficile à la suite des nombreux cas diagnostiqués et des centaines de décès survenus dans les hôpitaux du Québec en l’espace de peu de temps.Il y a toujours de quoi s’interroger quand un système déraille au point de causer des morts à répétition plutôt que de restaurer des vies.Les quelque 135 et trop rares médecins microbiologistes infectiologues du Québec sont certes les mieux placés pour connaître le long et le large des risques et dangers encourus lors d’une hospitalisation, sur le plan des infections bénignes et sévères pour le patient Le président de leur association, le Dr André Poirier, cerne la problématique au niveau infectieux, là où elle se présente à une fréquence plus élevée et à l’occasion, avec le plus d’acuité: «Une infection, ce n’est pas toujours grave, mais certaines peuvent l’être.» D existe plusieurs types d’infections nosocomiales, dont les plus fréquentes en milieu hospitalier sont les infections urinaires: «Celles-ci sont généralement banales.Les patients qui ont une sonde voient leur urine se recoloniser avec des bactéries, ce qui ne se traite pas.Dans la plupart des cas, on regarde cela aller et on se fie plus aux symptômes cliniques pour voir si des complications vont survenir et causer une véritable infection.» Il arrive également souvent que surviennent des infections dues aux cathéters; quoique plus sérieuses, elles peuvent être traitées sans trop de problèmes.Les pneumonies acquises dans le milieu hospitalier s'avèrent, pour leur part, de nature nettement plus sévère: «Nous sommes très à l’affût de cela en raison des conséquences graves qui sont possibles.» Et, bien sûr, il y a la fameuse et sérieuse bactérie C.difficile, qui a fait couler beaucoup d’encre dans les médias au cours des derniers mois: «C’est pourtant un problème qui existe depuis longtemps.» Une observation attentive et des ressources adéquates Il importe d’abord et avant tout d’exercer une surveillance très étroite pour remporter la bataille contre les infections nosocomiales et, pour ce faire, il faut disposer des moyens requis.Le Dr Poirier explique: «Il faut savoir exactement en présence de quoi on est, quelle est la prévalence dans quel type d’infection.Il me faut savoir que, dans telle unité de soins intensifs, il y a eu 15 pneumonies de type SARM, qui est une bactérie plus résistante.A supposer qu’il s’en trouve 15, je dois être en mesure de les documenter.» Il complète son exposé: «Je constate que, dans cette unité, 15 patients ont été frappés par cette pneumonie-là au cours des six derniers mois et que seulement deux ont été affectés dans le mois qui précédait.Il s’est passé quelque chose entre ces deux séquences.Pour le voir, je dois documenter de quoi il s’agit.Je dois procéder à une surveillance active pour savoir ce qui se passe.» Une enquête s’avère alors nécessaire: «L’infirmière en prévention des infections va débarquer et examiner les dossiers.Il existe toute une procédure de cette nature qui va nous servir à déceler tel problème particulier à notre unité de soins intensifs II est alors possible d’in: teragir de façon prospective par la suite.À chaque fois, il faut être en mesure d’exercer une bonne surveillance, ce qui est la dé pour passer à l’action.» Encore faut-il disposer des moyens financiers pour fonctionner de la sorte: «Ça prend des gens qui vont aller intervenir sur le terrain et ça prend des investissements en termes physiques On n’a fias le choix» Investir à la bonne place Sans vouloir jeter la pierre à qui que ce soit, le spécialiste se sert d’un exemple qui illustre une situation plutôt aberrante: «Il y a des centres hospitaliers où se trouvent 30 civières à l’urgence, ce qui constitue la norme décrétée compte tenu des infrastructures en place en Les plus fréquentes infections nosocomiales en milieu hospitalier sont les infections urinaires E kv b Roy a travaillé pour trouver les interventions qui étaient techniquement réalisables sur un humain en toute sécurité pour celui-ci.«Nous avons décidé de combiner la modalité de guidage du système IRM avec une technologie d’ablation des tissus cancéreux, ou des nerfs inflammatoires, par le froid intense — la cryochirurgie», relate M.Moisan.Vers un système ambulatoire La modalité de guidage des machines IRM permet de diminuer grandement le choc opératoire des patients.Au lieu d'effectuer une grande incision dans l’abdomen ou dans le dos pour aller traiter une pathologie, le médecin n’a qu'à faire un point d’insertion de trois à cinq millimètres pour laisser pénétrer une sonde.Le patient n’a donc pas besoin d'être complètement anesthésié, ce qui fait en sorte qu’il récupère plus rapidement.L’intervention chirurgicale est en effet guidée par les images de résonance magnétique qui sont diffusées par deux moniteurs installés sur les côtés de la table d’opération.Les images anatomiques et percutanées sont obtenues toutes les cinq secondes en moyenne et guident les cliniciens tout au long de l’intervention chirurgicale.«Cette spécificité cadre tout à fait dans les nouvelles modalités d’intervention qui devraient nous permettre d’être de plus en plus dans un régime ambulatoire.Par exemple, nous pouvons remplacer, dans un bloc opératoire, des chirurgies ouvertes qui nécessitent plusieurs heures d'intervention et qui demandent au patient plusieurs semaines pour récupérer, par une intervention qui dure 30 minutes sous anesthésie locale.Le patient retourne chez lui la journée même.Cette réalité a bien entendu été l’un des motifs d’introduction de la technologie», souligne M.Moisan.L’IRM interventionnel (IRMi), c’est-à-dire la technique de localisation des tissus malades au moyen de la machine de résonance magnétique combinée à la cryothérapie pour traiter les patients, offre la possibilité d'intervenir sur une gamme étendue de pathologies.A long tenne, cette table d'opération pourrait remplacer les interventions lourdes par des chirurgies d’un jour beaucoup moins invalidantes pour le patient Des problèmes de dos au cancer du sein Le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) se distingue des autres centres hospitaliers universitaires qui utilisent l’IMRi par son équipe, qui a concentré ses efforts de recherche sur des secteurs où l’on trouve un grand volume de patients.La chirurgie orthopédique est d’ailleurs le secteur le plus actif de la clinique.L'équipe chirurgicale du CHUQ effectue désormais régulièrement des interventions pour des maux de la colonne cervicale et lombaire.De plus, la cryothérapie, par l’application de froid intense, procure un soulagement de plusieurs mois aux personnes qui souffrent de douleurs chroniques au dos occasionnées par les joints facet-taires.L’équipement d’imagerie en résonance magnétique d’intervention par la cryothérapie permet de détruire les nerfs qui provoquent de la douleur chez le patient «Aujourd'hui, c'est de l’ordre de 500patients par année qui bénéficient de ce traitement.Cette procédure-là a émergé car l'intégration clinique du traitement était facile.C’est une procédure ambulatoire d'une journée réalisée par un seul intervenant spécialiste», souligne M.Moisan.Devant la réussite de ce traitement les cliniciens chercheurs du CHUQ veulent maintenant augmenter sa durée curative ou palliative, ce qui ARCHIVES LE DEVOIR Les recherches sur l’imagerie par résonance magnétique d’intervention sont encore jeunes.U L * J.s.; ^ WÉÊÿj pourrait éviter au patient une chirurgie ouverte de la colonne vertébrale.Ils effectuent également d’autres recherches pour développer des opérations visant les hernies discales ou cervicales.La chirurgie générale par l’IRMi est un autre secteur clinique en développement au CHUQ.Plusieurs interventions chirurgicales expérimentales ont été pratiquées sur des patients volontaires pour le traitement de tumeurs du sein et du foie.En ce qui concerne le cancer du sein, le traitement consiste à dévitaliser le tissu tumoral par la congélation au moyen d’une sonde de cryochirurgie introduite à travers une petite incision de six millimètres.Cette intervention dure environ trois heures et après 24 heures de suivi médical, toutes les patientes ne présentaient aucune douleur ou complication grave.Le CHUQ a été en 1998 le premier centre hospita- lier au Canada à proposer un traitement palliatif ou curatif, selon les patients, des tumeurs du foie par l’application de froid intense.Cette technique a été appliquée avec succès auprès de quatre patients qui étaient inopérables avec les techniques chirurgicales habituelles.Les recherches sur l’imagerie de résonance magnétique d’intervention (par cryochirurgie) sont encore jeunes et les machines n’en sont qu’à la première génération.Mais, déjà, des résultats intéressants émergent des traitements effectués grâce à cette technologie, que ce soit pour les maux de dos ou le traitement du cancer du sein.D’autres équipes du CHUQ se penchent aujourd’hui sur de nouveaux traitements qui pourraient voir le jour grâce à ITRMi comme ceux visant l’endométriose ou les tumeurs de la prostate.4 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 NOVEMBRE 0 0 4 SANTE i) r> Un reseau bien pourvu «On est capable de suivre les plus récents développements technologiques» Technologies médicales L’une des composantes importantes de notre système de santé et dont on parle peu, ce sont les technologies biomédicales dont se servent tous les jours médecins et spécialistes afin de diagnostiquer des maladies ou pour les traiter.Un spécialiste du CHUM témoigne.¦j RK !I K' Les technologies biomédicales remplissent essentiellement deux fonctions, en matière d’aide au diagnostic et dans le traitement de certaines maladies.CLAUDE LAFLEUR Les technologies biomédicales font appel aux phis récentes innovations scientifiques concernant les bienfaits qu’on peut retirer de divers rayonnements naturels et de la radioactivité.Par exemple, on profite du tait que les rayons X traversent le corps en étant plus ou moins absorbés selon la nature des tissus — les os étant plus opaques et les muscles phis transparents — pour produire des radiographies qui permettent de déceler une fracture ou des tissus endommagés par une maladie.Une autre approche consiste à injecter une petite quantité d’éléments légèrement radioactifs dans l’organisme afin d’observer le fonctionnement des glandes, du squelette ou du coeur.À la fine pointe Si on a tous entendu parler des prodigieux équipements dont seraient dotés les grands hôpitaux américains, peu d’entre nous soupçonnons que nos centres hospitaliers disposent d’appareils modernes et de très bonne qualité.C’est du moins l’avis de Clément Mainvüle, vice-président de l’Association des physiciens et ingénieurs biomédicaux du Québec.«Nous sommes assez bien équipés en matière de technologie biomédicale, affirme-t-il.Généralement, on est capable de suivre les plus récents développements techno- logiques, on n’est peut-être qu'une année ou deux en arrière.» M.Mainvüle, qui œuvre au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), souligne même que de beaux efforts ont été réalisés ces dernières années, de sorte qu’il considère qu’«0« a rattrapé un certain retard».Dans certains cas, dit-il, on n’aurait même rien à envier aux Américains: «Certains des appareils achetés récemment sont des premières mondiales ou sont apparus sur le marché américain en même temps que chez nous!», dit-il.L’association qu’il représente a été fondée en 1971 pour regrouper les ingénieurs, les physiciens et autres professionnels qui travaillent dans le domaine de la santé.«Notre association càmprend deux grandes catégories de spécialistes, dit-il.H y a d’une part les ingénieurs biomédicaux qui s’occupent de la gestion des technologies, de la recherche et développement, de l’enseignement, etc.Il y a aussi les physiciens médicaux qui font la gestion des parcs d’équipements, qui effectuent les contrôles de qualité et qui s’assurent que ces appareils fonctionnent parfaitement.» Révolution en haute technologie Les technologies biomédicales remplissent essentiellement deux fonctions en matière d'aide au diagnostic et dans le traitement de certaines maladies.«Dans le cas des appareils qui servent au diagnostic, précise Clément Mainville, on parle des équipements de radiologie, des appareils de laboratoire, des systèmes de monitorage physiologique des patients, etc.Dans le cas des applications thérapeutiques, on parle plutôt d'équipements du type accélérateurs linéaires en radio-oncologie ou des appareils qui effectuent la dialyse rénale.» L’un des volets les plus fascinants des technologies biomédicales, et qui s’est considérablement développé ces dernières décennies, est la gamme des appareils d’imagerie médicale.On parle entre autres de l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM), de la tomographie par émission de positons (IUP), de la tomographie par émission de simple photon (TEMP), etc.Ce type d'appareils fonctionne sur le principe qui consiste à administrer une molécule marquée avec-un isotope radioactif afin de suivre, à l’aide d’une «caméra», le fonctionnement d’un organe.Les données recueillies sont traitées à l’aide d’un modèle mathématique afin de permettre la reconstruction, à l’écran d’un ordinateur, d’une image représentant ce qui se passe dans la partie observée de l’organisme.Clément Mainville rapporte qu’en matière d’imagerie médicale, on a assisté ces 15 dernières années à deux innovations majeures.D'une part, les traditionnelles images prises sur pellicule photo sont maintenant numérisées et disponibles uniquement sur ordinateur; médecins et spécialistes ne manipulent donc plus de grandes pellicules, mais scrutent les prises de vue directement à l’écran.«Ce développement technologique est formidable, indique-t-il, car, au lieu de trimballer des films, les images peuvent être scrutées de n’importe où à l’hôpital et à partir de n’importe quel poste de travail.» Ces images sont en outre archivées sur disque dur, et non plus conservées dans des classeurs.Mais, surtout, elles peuvent être traitées à l’aide de logiciels pour être agrandies ou pour accentuer les contrastes afin de faire ressortir les détails.«.Aujourd’hui, le médecin examine à partir de son bureau des imtiges numériques, relate le spécialiste.C’est donc non seulement beaucoup plus rapide, mais cela permet de réaliser des consulta-tums à distance et de maximiser les ressimrces et l'expertise medicale que les praticiens peuvent avoir.» Capteurs numériques Ces dernières années, on assiste en outre à l'avènement de ce que les spécialistes appellent les détecteurs plats.«Il s'agit de capteurs numériques qui maximisent la qualité de l'image en diminuant le plus possible la dose [de radiations] à laquelle est soumis un patient, explique M.Mainville.Cette techruilo-gie nous permet d’employer des doses réduites tout en obtenant une qualité d’image supérieure.De tels équipements existent aux États-Unis et commencent à s'implanter de plus en plus au Québec.» L’un des grands avantages que procurent les techniques modernes d’imagerie est de traiter beaucoup plus rapidement et efficacement les patients.«Avec les anciens systèmes qui utilisaient les pellicules, on réalisait la prise de radiographie, puis le patient devait attendre pendant qu’on vérifiait que tout était correct.Et si ce n'était pas le cas, il fallait tout recommencer, rappelle Clément Mainville.Mais avec les nouveaux systèmes, on voit directement ce que l’appareil observe et on est en mesure de traiter sur-le-champ ces prises de vue afin de.voir tout clairement.» «C’est non seulement beaucoup plus rapide pour le patient, conclut-il, mais ces nouvelles technologies nous permettent d’en traiter bien davantage.» Le Centre de recherche Léa-Roback Lutter contre les inégalités sociales « On doit travailler sur les déterminants physiques et sociaux de la santé » La santé.Ce sujet a fiait l’objet de nombreuses recherches.Mais on étudie encore trop peu les effets de la pauvreté sur la santé.Voilà la problématique sur laqueüe le Centre de recherche Léa-Roback prévoit se pencher.CLAIRE HARVEY Inauguré le 7 octobre dernier, le Centre de recherche Léa-Roback constitue le premier lieu à Montréal qui fournisse un forum d’échanges à une équipe multidisciplinaire de 26 chercheurs de différentes universités.Parmi ces chercheurs figurent des sociologues, des politologues, des géographes et divers experts de la santé publique qui analyseront les disparités socioéconomiques au sein de la population et leurs effets sur la santé des personnes.Selon Marie-France Raynault, la directrice, le Centre vise à favoriser de nouvelles collaborations entre chercheurs, nécessaires à l’avancement de la recherche en matière d’inégalités sociales de la santé.«Il y avait déjà des chercheurs dans le domaine à Montréal, mais chacun travaillait de son côté.Jusqu’à tout récemment, ces chercheurs n’avaient pas d’infrastructure pouvant leur permettre de travailler ensemble.Désormais, ils peuvent compter sur les services du Centre Léa-Roback pour développer des projets communs de recherche.» Situé à la Direction de la santé publique de Montréal, le Centre présentera également des conférences, des ateliers et des colloques ouverts au public.Pauvre et malade Financé par l’Institut de la santé publique et des populations, dans le cadre d’une initiative des Instituts de recherche en santé du Canada pour la création de centres de développement de la recherche, le Centre a notamment pour mission de mieux comprendre les effets sur la santé des milieux physique et social.«Plus on est pauvre, plus on est malade et moins m vit longtemps, dit Marie-France Raynault.Pour obtenir des gains en santé publique, il faut étudier davantage les liens entre les inégalités sociales et les problèmes de santé.» Né des efforts de l’Observatoire montréalais des inégalités sociales et de la santé (OMISS) et de la Chaire sur les approches communautaires et inégalités de santé (CA-CIS), le Centre profitera des liens qu’ils ont établis avec les différents acteurs sociaux.Son objectif?Favoriser les échanges entre les chercheurs et les personnes susceptibles d’améliorer la situation des personnes pauvres.Sa structure est conçue en ce sens.Ainsi, un comité formé de décideurs et d’intervenants donnera son avis sur la pertinence des activités de recherche.«Nous ne voulons pas travailler en vase clos», explique Marie-France Raynault, également directrice de l’OMISS et directrice du département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal D’ores et déjà, il a été décidé que les recherches porteront sur quatre grandes questions.Comment les inégalités sociales se transforment-elles en inégalités de santé?Comment diminuer ces inégalités sociales?Comment en diminuer limpact sur la santé?Comment diminuer l’impact des problèmes de santé sur l'accroissement des inégalités sociales?Pour y répondre, le Centre a choisi Montréal comme laboratoire.«La métropole, avec sa forte densité de population et la disparité de ses quartiers, constitue un terrain d’étude fertile», dit Marie-France Raynault Le Centre souhaite aussi se joindre au réseau des villes européennes où les inégalités sociales de la santé ont été étudiées, dans le but d’établir des comparaisons internationales essentielles à l’analyse des politiques publiques.Coup d’œil sur les inégalités sociales et la santé On tend souvent à sous-estimer les effets de la pauvreté sur la santé.Pourtant la santé d’une personne est grandement tributaire de sa position dans la hiérarchie sociale.En témoigne l’espérance de vie, une mesure courante pour évaluer la santé d’une population.Selon les données de la Direction de la santé publique de Montréal, l’espérance de vie sur le territoire du CLSC Lac-Saint-Louis (un arrondissement riche) est de 10,7 années supérieure à celle que l’on trouve sur le territoire du CLSC des Faubourgs.Autre exemple: si tous les Montréalais bénéficiaient de l’espérance de vie des habitants du West Island, l’espérance de vie globale de la population augmenterait de 3,8 années.Bref, Montréal est tellement polarisée par les inégalités sociales que l’espérance de vie dans les quartiers riches figure parmi les meilleures au monde, tandis que celle dans les quartiers pauvres se compare avec des pays comme le Brésil, le Pérou ou le Paraguay.Selon Marie-France Raynault, les personnes pauvres sont vulnérables à divers égards.«1m menace vient de partout.Ainsi, comme les personnes pauvres habitent souvent près des grands axes routiers, elles sont davantage exposées à la pollution.De plus, on trouve beaucoup plus de dépanneurs que d'épiceries dans les quartiers défavorisés.Par conséquent, les personnes pauvres ont peu accès aux fruits et aux légumes et lorsqu’elles y ont accès, ils coûtent cher et ne sont pas frais.Par ailleurs, les campagnes de vaccination parviennent difficilement à les rejoindre.Par conséquent, elles sont plus susceptibles que les autres strates de la population de souffrir de maladies infectieuses.» C’est pourquoi Marie-France Raynault estime qu’il est impératif de combattre la pauvreté et de mener ce corn bat sur plusieurs fronts.«Pour s’attaquer directement au problème, on peut adopter des politiques sociales généreuses, qui se traduinmt par une meilleure espérance de vie.Parallèlement, on doit travailler sur les (^terminants physiques et sociaux de la santé.Par exemple, ce sont les personnes pauvres qui fument le plus et qui ont le plus de difficulté à arrêter de fumer.1m recherche permettra de mieux comprendre, les causes de ce phénomène.Par la suite, les décideurs pourront intervenir avec davantage d’efficacité», dit celle dont les travaux de recherche visent à déterminer quelles sont les politiques publiques susceptibles de réduire les inégalités sociales de la santé.Arrimer la recherche aux prises de décision en vue d’avoir un impact réel sur la réduction de la pauvreté et d’améliorer la santé de la population, voilà le but ultime du Centre Léa-Roback.Une cause que la militante du même nom aurait probablement soutenue.La santé d’une personne est grandement tributaire de sa position dans la hiérarchie sociale w 1 Unir nos forces, c'est s’organiser pour que la valeur du travail de chacun soit reconnue et respectée au quotidien.La CSN, c'est l’outil efficace pour y parvenir.UNISSONS NOS FORCES CSN ¦o 'O) -O 1 ¦ O O D 6 LE DEVOIR.LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 NOVEMBRE 2004 SANTE Traitement Difficile parcours digestif Tout sur les maladies inflammatoires de l’intestin Les maladies inflammatoires de l’intestin sont plus fréquentes qu’on ne le croit.Selon les plus récentes données, on estime qu’environ 175 000 Canadiens en souffrent, ce qui en fait l’un des taux les plus élevés au monde.PIERRE VALLÉE Une maladie inflammatoire de l’intestin n’est pas seulement un bobo au ventre», explique Lynn Baudart, directrice régionale pour le Québec de la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l’intestin (FCMII).En effet, les maladies inflammatoires de l’intestin peuvent entraîner des complications qui viennent transformer considérablement la vie de ceux qui en sont atteints.Il existe deux maladies inflammatoires de l’intestin: la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.Ces deux maladies sont semblables mais distinctes.En général, elles se déclarent chez des personnes âgées entre 15 et 25 ans ou entre 45 et 55 ans, mais on peut en être atteint à n'importe quel âge.«Il arrive que l’on diagnostique même la maladie chez des bébés.» Le sexe et la race ne sont pas des facteurs déterminants.Par contre, ces maladies sont plus fréquentes en Amérique du Nord et en Europe septentrionale, bien qu’on en trouve un peu partout dans le monde.Les membres de la famille d’une personne atteinte sont plus susceptibles de développer ces maladies, ce qui laisse croire à un lien génétique.Causes mal définies On ne connaît pas les causes de ces maladies mais on sait que c’est le système immunitaire qui s’emballe et déraille en s’attaquant à des tissus sains, provoquant du même coup l’inflammation, la formation d’ulcères et les saignements.Les principaux symptômes associés à ces mala- dies sont les douleurs abdominales, les crampes, la fatigue, la fièvre et la diarrhée.La maladie de Crohn peut s’attaquer à tout le système digestif de la bouche à l’anus mais, le plus souvent, elle s’attaque à l’iléon et au côlon.Les lésions sont discontinues parce que les zones d’inflammation sont entrecoupées de tissus sains.L’inflammation peut traverser toutes les couches du tissu intestinal.On ne peut pas guérir la maladie de Crohn mais on peut en soulager les symptômes.La colite ulcéreuse s’attaque uniquement au côlon et à une seule couche du tissu intestinal, la muqueuse.La maladie se déclare presque toujours au rectum pour ensuite se propager de façon continue dans le reste du côlon.Elle se contrôle à l’aide de médicaments et disparaît à la suite de l’ablation chirurgicale du côlon.Ces deux maladies évoluent par crises, suivies de périodes de rémission qui peuvent durer de quelques semaines à quelques années.La gravité des maladies inflammatoires de l’intestin varie grandement d’un individu à l’autre.Dans les cas les plus graves, elles peuvent entraîner des complications, comme des fissures et des occlusions, nécessitant l’hospitalisation et l’intervention chirurgicale.Certaines personnes atteintes de ces maladies souffrent aussi d’arthrite.Les individus qui souffrent depuis plus de dix ans d’une maladie inflammatoire de l’intestin sont plus susceptibles de développer un cancer colorectal.On recommande donc à ces personnes de subir régulièrement un examen de l'intestin par coloscopie.Si le diagnostic est précoce, la plupart des personnes atteintes d’un cancer colorectal en guérissent Traitements connus D existe de nombreux médicaments pour contrôler la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.Ces médicaments visent à réduire l’inflammation du tube digestif, à réduire les symptômes, comme les crampes et la diarrhée, et à traiter les complications possibles.Les anti-inflammatoires sont les médicaments les plus souvent prescrits.Les deux plus courants sont la sulfasalazine et le 5-aminosalicylate.Ces deux médicaments servent à réduire l’inflammation et la diarrhée dans les cas les moins graves de ces maladies.Dans les cas plus graves, on prescrira plutôt un stéroïde, le glucocorticoïde, plus efficace pour traiter l’inflammation.On utilise aussi les immunosuppresseurs telle la cyclosporine en remplacement des corticoïdes.Des antibiotiques à large spectre peuvent aussi être prescrits pour éviter certaines complications dues à des bactéries qui sont capables de pénétrer dans le tissu intestinal lorsque le côlon est enflammé.L’infliximab, connu sous le nom de Remecade, est un nouveau médicament sur le marché pour traiter la maladie de Crohn.Il est conçu pour bloquer l’action d’une protéine qui intervient dans le processus inflammatoire.Il est administré par perfusion intraveineuse et on le prescrit uniquement dans le cas où les ma-lades ne réagissent pas aux autres médicaments.Dans les cas les plus graves, lorsque les médicaments ne suffisent plus, l’intervention chirurgicale demeure la seule solution.On procède alors à l’ablation partielle ou totale du côlon, incluant parfois le rectum et l’anus.Dans Ostéoporose Est-ce que j’ai besoin de prendre un supplément de calcium ?Tout sur la maladie des os JACQUES GRENIER LE DEVOIR À cause de leur contenu élevé en calcium, le lait et les produits laitiers représentent une excellente source de calcium.Ly ostéoporose est une maladie r dégénérative caractérisée par des os fragiles qui se fracturent facilement.Elle se définit aussi comme le résultat d’une acquisition insuffisante de masse osseuse durant la jeunesse et d’un maintien inadéquat à l’âge adulte.Une nouvelle étude portant sur 200 000 Américaines postménopausées a révélé que beaucoup plus de femmes qu’on le pense ont une ossature fragile.L’étude a démontré que près de 50 % d’entres elles présentaient une densité osseuse réduite.Et cette étude excluait les femmes chez qui on avait déjà diagnostiqué l’ostéoporose! Des études démontrent que les bienfaits des produits laitiers sur les os sont durables, alors que ceux des suppléments de calcium se dissipent dès que l’on cesse d’en prendre.La raison pourrait être que, contrairement aux suppléments, les produits laitiers fournissent aux os une nutrition complète et équilibrée.En plus du calcium, ils procurent en effet phosphore, magnésium, vitamine A, vitamine D (pour le lait) et protéines, qui sont tous essentiels pour bâtir et maintenir de bons os.Pourquoi le calcium est-il si important?En plus de renforcer les os, le calcium est nécessaire à plusieurs fonctions vitales.Pratiquement toutes les cellules de notre organisme, y compris celles du cœur, des nerfs et des muscles, ont besoin de calcium pour bien fonctionner.Pour que l’organisme fonctionne bien, la quantité de calcium dans le sang doit rester relativement constante.Pour ce faire, il faut donc consommer régulièrement suffisamment de calcium, autrement le sang ira en chercher directement dans les os.La plupart des gens peuvent combler leurs besoins en calcium par les aliments.Cependant, les suppléments de calcium peuvent être nécessaires si on vous a diagnostiqué une allergie au lait, une intolérance sévère au lactose, une perte d’appétit, ou si vous avez choisi de ne pas inclure les produits laitiers dans votre alimentation.Des idées pour passer à l’action ¦ Informez-vous sur les aliments qui sont riches en calcium.Essayez d’augmenter votre apport en calcium au moyen des aliments avant d’opter pour les suppléments.¦ Consommez quotidiennement des aliments riches en calcium, comme le lait, le fromage et le yogourt.Ces aliments sont des sources concentrées de calcium.Le Guide alimentaire canadien pour manger sainement recommande aux adultes de consommer de deux à quatre portions quotidiennes de produits laitiers pour satisfaire leurs besoins en calcium.¦ Faites un suivi quotidien du nombre de portions de produits laitiers que vous consommez.Essayez d’atteindre au moins le minimum de portions recommandé par le Guide alimentaire canadien pour manger sainement.¦ Si vous n’arrivez pas à combler vos besoins en calcium avec les aliments, discutez-en avec votre diététiste, médecin ou pharmacien.Saviez-vous que.¦ Vous avez intérêt à choisir les aliments plutôt que les supplé- ments pour obtenir les nutriments dont votre organisme a besoin.Les produits laitiers représentent une bonne source de calcium et sont remplis de nutriments.De plus, ils sont moins coûteux et plus savoureux que les .suppléments de calcium! ¦ A cause de leur contenu élevé en calcium, le lait et les produits laitiers représentent une excellente source de calcium.La biodisponibilité du calcium contenu dans le lait et les produits laitiers fait d’eux une source de calcium de choix.¦ Le calcium se trouve dans d’autres aliments.Une portion de sardines avec les arêtes est une excellente source de calcium (100 g contient 437 mg).Le saumon en conserve avec ses arêtes est une bonne source de calcium (1/2 boîte de 213 g en contient 233 mg).Bien que certains légumes contiennent du calcium, la biodisponibilité et la quantité de ceux-ci qu’une personne devrait consommer sont des facteurs à considérer.Par exemple, une personne devrait consommer deux tasses et demie de brocoli ou huit tasses d'épinards pour obtenir la même quantité de calcium que dans une tasse de lait.L'édition Nouvelles SOURCE TÉLÉ-QUÉBEC ÉÉaÉM.Dans les cas les plus graves, lorsque les médicaments ne suffisent plus, l’intervention chirurgicale demeure la seule solution.ce dernier cas, on pratique une stomie à laquelle on raccorde l’intestin grêle et le patient doit porter un sac afin de recueillir les déchets.Alimentation Il n’existe pas le lien de cause à effet entre l’alimentation et les maladies inflammatoires de l’intestin.Par contre, les personnes atteintes de ces maladies doivent porter une attention toute spéciale à leur alimentation.C’est que la malnutrition guette les personnes atteintes de ces maladies.En effet, lorsque l’intestin est enflammé, il absorbe moins bien les nutriments.C’est cette malabsorption qui cause la malnutrition.«De plus, explique Lynn Baudart, les personnes en crise n’ont pas d’appétit et mangent moins.» Pour contrer cet effet, il est donc important de s’assurer que le régime alimentaire des personnes atteintes est suffisamment riche en hydrates de carbone, en protéines et en matières grasses.Le régime alimentaire doit aussi être riche en fibres, ce qui aide à prévenir les diarrhées.Dans certains cas, la prise de suppléments de vitamines et de minéraux est conseillée.Une percée Selon Lynn Baudart, les recherches dans le domaine des maladies inflammatoires de l’intestin sont nombreuses et l’on peut s’attendre dans les années à venir à une meilleure compréhension de ces maladies.Récemment, une recherche financée par la FCMII a permis de déterminer un gène situé sur le chromosome 5 qui, lorsque défectueux, pourrait favoriser l’apparition de la maladie de Crohn.«Dans un premier temps, cette découverte permettra d’élaborer un test de dépistage plus efficace», précise Lynn Baudart Elle espère aussi que les percées dans le domaine de la génétique permettront, un jour pas si lointain, de développer un médicament curatif pour ces deux maladies.Syndicat canadien de ¦ la fonction publique ftq *
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