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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2009-01-15, Collections de BAnQ.

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Budget fédéral : Ignatieff pose ses conditions Les bloquistes ne sont pas des ennemis du Canada, estime le chef libéral ALEC CASTONGUAY Toronto — A moins de deux semaines d’un budget fédéral crucial pour l’économie et la survie du gouvernement Har- per, le chef libéral Michael Ignatieff émet un sérieux avertissement: il rejettera un budget qui contient des baisses d’impôt pour la classe moyenne, comme Stephen Harper et Jim Flaherty l’ont laissé entendre.L’accent devra être mis sur l’aide aux personnes vulnérables et sur la création d’emplois, dit-il.Michael Ignatieff a rencontré Le Devoir hier dans une petite salle de conférence de l’aéroport Pearson, à Toronto, quelques minutes avant qu’il s’envole pour Vancouver.Lors de cette entrevue exclusive, le chef libéral a expliqué ses attentes par rapprt au budget du 27 janvier, mais ausçi en partie sa vision du rôle de l’État fédéral.Il a également soutenu que le Bloc québécois, aussi souverainiste soit-il, n’est pas un ennemi du Canada, contrairement à ce que Stephen Harper a affirmé avant la pause des Fêtes.«Les bloquistes sont dûment élus par VOIR PAGE A 8: IGNATIEFF -?w w w .I e (1 e v o i r.c o m ?LE DEVOIR V o E .C N " 5 ?E .1 E II 1) 1 1 fi .1 A N VIER 2 0 O 9 I , I O $ + r a x E s = I .2 fi $ Recul de dix ans pour les produits du terroir Les groupes de défense de la ruralité dénoncent l’indifférence de Québec /# mmm\ m/Êk' /i / 7*; a fc* ¦ mmm JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Je suis convaincu que le ministère veut rayer les fromages québécois au lait cru de la carte», dit un fromager.FABIEN DEGL1SE Le coup a été dur.La crise de la listériose qui s’est abattue sur le milieu fromager québécois il y a près de six mois n’a pas juste entraîné la destruction hautement médiatisée de plusieurs tonnes de fromage.Elle a aussi fait reculer l’ensemble des terroirs du Québec d’environ dix ans, estiment aujourd’hui artisans et groupes de défense de la ruralité.Et ce recul se déroule dans la plus grande indifférence du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), pourtant responsable de la débâcle, dénon- cent-ils aujourd’hui en chœur.«L’intervention du MAPAQ [qui à la fin de l’été 2008 a ordonné la saisie et la destruction de plusieurs tonnes de fromages soupçonnés d’être contaminés à la bactérie Listeria monocytogenes] a fait mal», résume Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec.«Oui, le ministère a un mandat de santé publique avec lequel on ne peut pas faire de compromis.Mais la façon dont il a agi a été démesurée par rapport au danger, ajoute-t-elle.Ça jeté le discrédit sur les terroirs, sur l’industrie fromagère, et ça nous a fait reculer de dix ans.» L’organisme dit recevoir depuis quelques mois des signes inquiétants en provenance des campagnes, où plusieurs producteurs pourraient être amenés à mettre la clef dans la porte dans les prochains mois.«Les consommateurs sont devenus soudainement très nerveux par rapport aux produits du terroir, estime Mme Bolduc.Cela ne touche pas seulement les fromages, d’ailleurs, mais aussi les produits carnés.Ce n'est pas très rassurant et, en février ou mars, nous allons sans doute entendre parler de disparition de produits et de fermeture d’entreprises.» Cette crainte, Jacob Lehmann, propriétaire de la fromagerie du même nom à Hébert-ville, au Lac-Saint-Jean, la partage d’ailleurs.«Je ne suis plus dans l’inquiétude de voir disparaître les terroirs du Québec, je suis dans la certitude de cette disparition prochaine», a indiqué VOIR PAGE A 8: TERROIR «Je ne suis plus dans l’inquiétude de voir disparaître les terroirs du Québec, je suis dans la certitude de cette disparition prochaine.» Un déficit n’entacherait pas la cote de crédit du Québec ROBERT DUTRISAC Québec - Grâce à un surplus accumulé dans le Fonds des générations, le gouvernement du Québec pourra conserver sa cote de crédit actuelle même s’il accuse un déficit conjoncturel en 2009-2010 ou l’année suivante.C’est l’analyse que fait le ministère des Finances, qui doit revoir ses prévisions de croissance économique en vue du budget que déposera en mars la ministre des Finances, Monique Jé-rôme-Forget, a appris Le Devoir.Grâce à un apport plus important que prévu de la part d’Hydro-Québec depuis sa création, en 2006, le Fonds des générations est en avance sur son échéancier.Il dispose d’un surplus de 700 millions, qui pourrait servir de coussin en cas de déficit sans que l’objectif du fonds ne soit compromis.D’ici 30 ans, ce fonds, qui aura accumulé une somme d’au moins 30 milliards, doit permettre de réduire de 43 % à 25 % la dette publique du Québec en pourcentage de son Produit intérieur brut (PIB).La création de ce Fonds des générations a été très bien reçue par les agences de notation de crédit, comme Moody’s, a-t-on indiqué au gouvernement.Au demeurant, les agences de crédit ont revu à la hausse la cote de crédit du Québec en juin et en novembre 2006.Cette année, c’est 600 millions qui seront versés, principalement par Hydro-Québec, au Fonds des générations, et 822 millions l’an prochain.Le gouvernement pourrait décréter une suspension du versement des redevances à ce fonds pour équilibrer son budget sans indisposer les agences de notation de crédit, croit-on au ministère des Finances.A l’Assemblée nationale, Monique Jérôme-Forget a dévoilé son énoncé économique, qui annonce la mise en place de six mesures pour stimuler la croissance, des mesures qui étaient déjà connues.La ministre a donné l’assurance que l’équilibre budgétaire serait maintenu pour l’année en cours, mais n’a pu faire de même pour 2009-2010.Dans le document explicatif rendu public hier, le ministère des Finances reconnaît que la prévi-sion de croissance de 0,6 %, contenue dans l’énoncé économique de 4 novembre dernier, n’est plus pertinente.Pour le Québec, la croissance moyenne prévue par les prévisionnistes de secteur privé en 2009 est passée de 0,7 % à -0,5 %, un écart de 1,2 %.Les prévisions pour les États-Unis et l’ensemble du Canada vont dans le même sens.«Sur mon écran radar, je souhaite toujours viser l’équilibre budgétaire», a fait valoir Mme Jérôme-Forget.Pour éviter un déficit, «toutes les options [sont] envisageables, incluant l’utilisation éventuelle des revenus dédiés au Fonds des générations», peut-on lire dans le document VOIR PAGE A 8: QUÉBEC Monique Jérôme-Forget L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 6 PP tZ\.ÉCONOMIE Nortel invoque la protection de la Cour ¦ À lire en page B 1 I N I) K X Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Décès.B 5 Météo.B 4 Mots croisés.B 6 Sudoku.B 5 Salon de l’auto de Detroit Déroute ou mutation?PASCAL BOISSÉ ambiance glauque et les déboires des constructeurs automobiles, dus à l’effondrement de leurs ventes au cours des derniers mois, ont obligé les organisateurs du Salon automobile de Detroit, qui ouvre ses portes au public samedi, à des réaménagements de dernière minute.En effet, sept constructeurs ont décidé d’annuler leur présence, craignant que les coûts engagés n’entraînent pas les retombées escomptées.Ceux qui ne se sont pas abstenus ont réduit leurs prestations: fini les feux d’artifice, les cascades et les acrobates.Place aux signes visibles de l’austérité pour éviter le courroux des actionnaires.La situation est particulièrement évidente chez GM et Chrysler, littéralement condamnés à la mendicité pour éviter une faillite imminente.Avec, en toile de fond, les négociations pour obtenir des liquidités de plusieurs milliards de dollars grâce à un prêt gouvernemental, on comprend que les beaux décors, les fontaines et les jeux d’éclairage spectaculaires soient restés à l’entrepôt.Chez ces deux cons-truc-teurs, le dépouillement des kiosques fait peine à voir.Une atmosphère «électrisante» De même qu’il ne faut pas avoir l’air de dépenser inconsidérément l’argent du contribuable devenu commanditaire, il faut se plier aux exigences formulées à Washington selon lesquelles les constructeurs devraient dorénavant fabriquer VOIR PAGE A 8: AUTO Il y a une quantité fantastique de projets de voitures électriques sur le plancher: des prototypes sérieux, telles la Chevrolet Volt et quelques variantes, mais aussi d’improbables concepts frisant la fumisterie AfiKNCK l'RANi l PRESSE Les beaux décors, les fontaines, les jeux d’éclairage spectaculaires sont restés A l’entrepôt.Chez Chrysler et GM (dont on voit ici le président Rick Wagoner), le dépouillement des kiosques fait peine à voir.( E t < L E DEVOIR.LE JEUDI 15 J A N V I E R 2 0 0 !» A ‘2 ACTUALITES Les hommes de chevaux devant le tribunal JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les maires du Canada présenteront au gouvernement fédéral une liste de 1000 projets, impliquant des investissements de 13 milliards et susceptibles de créer 100 000 emplois.C’est la réponse des municipalités à la crise économique.Remède à la crise économique Les villes demandent à Ottawa d’investir dans les infrastructures KATHLEEN LÉVESQUE Devant l’arrêt presque complet des activités dans les quatre hippodromes du Québec depuis six mois, les hommes de chevaux estiment être «tous sur le bord de la faillite».C’est la situation que l’Association trot et amble du Québec (ATAQ) a présentée hier en Cour supérieure pour tenter d’obtenir la reprise des courses dès cet hiver.Le problème vient de la décision du nouveau propriétaire des hippodromes, Attractions hippiques, de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers en juin dernier.Du coup, Attractions hippiques, qui appartient au sénateur Paul Massicotte, a éliminé presque tous les programmes de courses dans la province faute de revenus pour faire face à ses obligations.Les revenus de toute l’industrie dépendent des bourses versées aux gagnants lors des courses.Depuis ce moment, «c’est le marasme», a lancé le président de l’ATAQ, Michel St-Louis, lors de son témoignage.Ce dernier a décrit les impacts de la décision de M.Massicotte en termes clairs pour tous les propriétaires de chevaux, éleveurs, palefreniers, conducteurs et autres entraîneurs: «désastre», «disette» et faillite».«On est pris en otage», a-t-il affirmé.Michel St-Louis a toutefois soutenu que l’entente par laquelle le gouvernement du Québec a privatisé les quatre hippodromes au profit de l’entreprise Attractions hippiques prévoit le versement des bourses qu’il y ait ou non des courses.Michel St-Louis a d’ailleurs souligné la «grande sagesse» du gouvernement, par l’entremise de la Société nationale du cheval de course du Québec (SONACC), d’avoir ainsi garanti les revenus des hommes de chevaux.Réjouis de cette clause, l’industrie avait d’ailleurs investi beaucoup dans le développement de ses chevaux, qui n’ont plus aujourd’hui de pistes où courir.Attractions hippiques a même interdit l’utilisation de ses hippodromes pour l’entraînement des bêtes.Des sommes importantes sont en jeu.Des bourses totalisant 25 millions en 2007, 28 millions en 2008 et 16,7 millions en 2009 et les années suivantes sont prévues.L’audience en Cour supérieure se poursuit aujourd’hui à Montréal.D’autres témoignages sont attendus, notamment du côté d’Attractions hippiques, qui pourra exposer son point de vue.Jusqu’à maintenant.Attractions hippiques a soutenu n’avoir aucune obligation de verser ces bourses.Le Devoir JEANNE CORR1VEAU Retaper les routes, les égouts et les aqueducs, construire des logements sociaux et investir dans les transports en commun, voilà la meilleure méthode pour contrer une récession et stimuler l’économie.C’est ce que soutiennent les maires des villes canadiennes, qui profiteront de la rencontre des premiers ministres provinciaux, vendredi à Ottawa, pour demander au gouvernement fédéral d’investir rapidement et plus généreusement dans les infrastructures.Les projets d’infrastructures sont beaucoup plus efficaces que les baisses d’impôts pour contrer une récession, et ils ont l’avantage de créer des emplois, fait valoir la Fédération des canadienne des municipalités (FCM).Le plan de relance du président américain désigné, Barack Obama, prévoit d’importantes dépenses en infrastructures, tout comme les stratégies mises en avant par la Chine et l’Australie, rappelle-t-on.«Il n’y a pas de temps à perdre.La crise économique actuelle exige des mesures rapides et nova- trices», croit le maire de Sherbrooke et président de la FCM, Jean Perrault.Pour accélérer la mise en chantier de projets, le gouvernement devrait mettre en place un mécanisme semblable au Fonds de la taxe sur l’essence afin de rendre accessible rapidement l’argent destiné aux municipalités, ajoute-t-il.Les villes,ne sont pas à court d’idées d’investissement.A preuve, elles ont dressé une liste comportant plus de 1000 projets susceptibles d’être mis en chantier dès cette année et ne requérant pas d’évaluation environnementale.Montréal suggère notamment la réfection et la mise aux normes du parc Jean-Drapeau, la construction de bibliothèques et la rénovation de bâtiments patrimoniaux.Pour leur part, les Villes de Québec, de Gatineau et de Sherbrooke proposent divers projets liés à leurs infrastructures de transport collectif.A l’échelle canadienne, les projets présentés totalisent 13 milliards de dollars et sont susceptibles de créer plus de 100 000 emplois.«Ce n’est pas une taxe additionnelle qu’on demande.Ce qu'on souhaite, c’est pouvoir utiliser des fonds qui sont déjà disponibles par le gouvernement et les investir», explique M.Perrault.Le programme fédéral Chantiers Canada n’est pas adapté à situation économique actuelle et comporte de nombreuses lourdeurs, estime Jean Perrault.Les villes doivent soumettre leurs projets et obtenir l’approbation de leur gouvernement provincial avant de pouvoir espérer le feu vert du gouvernement fédéral.«Il y a des fonds qui ont été votés lors du budget fédéral de 2007, mais deux ans plus tard, l’argent n’est toujours pas arrivé dans les municipalités.C’est un programme qui est très lent», ajoute M.Perrault.Le thème des infrastructures sera abordé de nouveau à Ottawa aujourd’hui puisque le Caucus des maires des grandes villes canadiennes s’y réunit ce matin.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, profitera de l’occasion pour s’entretenir avec le ministre des Transports, des Infrastructures et des Collectivités, John Baird, ainsi qu’avec le nouveau chef de l’opposition, Michael Ignatieff, et le chef du NPD, Jack Layton.Le Devoir Redécouvrez dans l’édition de samedi du Devoir LAG EN DA IT I || 1)|\( HI' , ( M/im m m rnrvihiQN t1 DVD - PAGE 17 LA GRAINE ET _____LE MULET SÏMMKt ttlMO ÙMl I- J 'S,*'* A ' ARCHIVES REUTERS De nouvelles accusations auraient été déposées contre Omar Khadr CLAUDE LÉVESQUE Barack Obama doit signer dans les heures suivant son assermentation, mardi prochain, un décret ordonnant la fermeture de la prison de Guantanamo, mais des développements récents survenus dans les tribunaux d’exception où comparaissent certains détenus, dont le jeune Canadien Omar Khadr, pourraient compliquer la tâche déjà ardue du président désigné dans ce dossier.Le réseau de télévision CBC et le quotidien to-rontois llte Globe and Mail affirmaient hier, sur la foi d’un courriel envoyé par l’avocat militaire de Khadr, William Kuebler, que la poursuite avait retiré à la mi-décembre les accusations de «crime de guerre» et en avait ensuite porté de nouvelles, qui n’ont pas été précisées, contre le jeune homme.Le procès de ce dernier, plusieurs fois repoussé en raison de motions préliminaires et autres procédures, devait normalement commencer le 26 janvier.Mais cette date ne tiendrait plus, selon le lieutenant-commandant Kuebler, qui voit dans le geste des procureurs une «manœuvre».Pour William Kuebler, que cite le Globe, ceux-ci «font tout en leur pouvoir pour qu’Obama ait du mal à remplir sa promesse de mettre un terme aux procédures des commissions militaires bidon à Guantanamo».Le site Internet de ces commissions ne fait aucune référence à ce nouveau développement dans le procès de Khadr.Une porte-parole du Pentagone, Cynthia Smith, a affirmé hier que les changements en question constituent «simplement une action administrative visant à mettre à jour les jurys (panels, en anglais) des commissions».Certains membres des jurys ne sont plus disponibles après un certain temps parce qu’ils ont pris leur retraite ou qu’ils sont réaffectés, a-t-elle expliqué dans un courriel.Arrêté en Afghanistan lors d’une escarmouche entre des militants islamistes et l’armée américaine, en 2002, Omar Khadr est jugé pour avoir tué un soldat avec une grenade.Il avait 15 ans au mo- ment des événements.Ses avocats invoquent ce fait pour plaider qu’il ne soit pas jugé comme «combattant ennemi illégal», mais plutôt réhabilité comme ancien enfant-soldat.Une fois de plus, de nombreuses voix se sont élevées, cette semaine, pour réclamer son rapatriement au Canada.Pour Michael Ignatieff, le chef de l'opposition officielle, sa détention «est arbitraire et illégale, les règles de procédure et le droit de l’inculpé à un procès dans un délai raisonnable devant un tribunal juste et impartial ont été enfreints, de même que ses droits à titre d'enfant-soldat en vertu de la Convention des Nations unies pour les droits des enfants».Dans un communiqué, le chef du parti libéral a pressé hier le gouvernement de Stephen Harper «de prendre des mesures» en vue d’un rapatriement rapide, qui «représenterait la contribution du Canada à la fermeture complète et définitive de la prison de Guantanamo».Lundi, le premier ministre Harper avait dit qu’à ses yeux, cette fermeture ne signifiait pas automatiquement le retour au bercail d’Omar Khadr.Amnesty International voit aussi dans la promesse de fermeture prochaine de la célèbre geôle une «occasion en or» pour le Canada de réclamer le rapatriement de son jeune ressortissant, selon la porte-parole de la section francophone canadienne de l’organisation, Anne Sainte-Marie.Lundi, Amnesty s’était joint à quatre autres grandes organisations de défense des droits de la personne pour demander à Barack Obama de mettre fin aux procès d’Omar Khadr et d’un autre ex-enfant-soldat emprisonné à Guantâna-mo.Le sénateur Roméo Dallaire a appuyé cette initiative.Selon le gouvernement américain, 21 détenus, sur une population de quelque 250, font actuellement l’objet d’accusations à Guantânamo.Le Devoir Avec la Presse canadienne, Associated Press et l'Agence France-Presse * « 4 s > J / 1 J Erreur sur la personne Michel David En janvier 2001, Bernard Landry avait décrété que Stéphane Dion, alors ministre des Affaires intergouvemementales dans le gouvernement Chrétien, était «le politicien le plus détesté de l'histoire du Québec».Consulté sur la question par un collègue de The Gazette, les historiens avaient émis des avis partagés sur la question.Certes, le «père de la Loi sur la clarté» était un bon candidat au titre, mais il y en avait bien d’autres.Ainsi, le professeur Desmond Morton, de l’Uni-versité McGill, avait choisi Albert Sévigny, un des rares membres québécois du gouvernement de Robert Borden, qui avait imposé la conscription durant la Première Guerre mondiale.Il y avait aussi les trois ministres du Québec dans le gouvernement de John.A.MacDonald, quand il avait ordonné la pendaison de Louis Riel: Hector Langevin, Adolphe Caron et Adolphe Chapleau, qui avaient été considérés comme des traîtres.Quoi qu’il en soit, à la fin des années 1990, M.Dion pouvait certainement être inclus dans le club des plus détestés, même s’il était considéré comme un véritable héros dans les cercles ultra fédéralistes et au Canada anglais.Il fallait voir Lucien Bouchard perdre son calme simplement à entendre son nom.La réputation de M.Dion a toutefois pris un coup hier.Dans la dernière entrevue qu’il a accordée avant sa mort à mon collègue du Soleil Gilbert Lavoie, l’ancien chef de cabinet de Jean Chrétien, Jean Pelletier, a décidé de réécrire l’histoire.A l’en croire, M.Dion était opposé à l’idée de légiférer sur les règles référendaires.«Au début, il n’était pas si favorable que ça.En fait, au cabinet, quand la Loi sur la clarté est arrivée, il n’y en avait qu’un [qui était] pour, et c’était Jean Chrétien.Tout le monde était contre ou hésitant, y compris M.Dion [.] À un moment, en toute loyauté, Dion est embarqué dans le dossier et, comme ministre des Affaires intergouvemementales, il est devenu parrain du projet de loi», a-t-il expliqué.?Autrement dit, il y aurait eu erreur sur la personne.M.Dion ne serait pas le père de la Loi sur la clarté, mais un simple exécutant qui a simplement agi par loyauté envers son maître.Le pauvre homme aura décidément tout perdu.On veut même le déposséder de sa place dans l’histoire.En fidèle serviteur et ami de M.Chrétien, M.Pelletier aura vu jusqu’à la fin à lui assurer le beau rôle, si on peut dire.Le seul authentique vilain, c’était lui.Il est vrai que M.Dion ne semblait pas convaincu que Lucien Bouchard envisageait réellement la tenue d’un référendum.«M.Bouchard n’est pas M.Parizeau, qui aurait foncé sur un référendum dans l’espoir de le gagner», avait-il déclaré en juin 1996.11 faut reconnaître qu’il avait vu juste.Pourtant, même avant son entrée en politique, le futur ministre était un adepte de la clarté.En janvier 1995, encore politologue de l’Université de Montréal, il avait créé toute une commotion parmi les délégués au Conseil général du PLQ, auxquels il avait reproché leur propre ambiguïté depuis le rapport Allaire.«A vous défaire en sorte que l’enjeu de la séparation soit perçu le plus clairement possible par tous les Québécois.Il vous incombe d’expliquer que les termes «souveraineté», «indépendance», «séparation» et «sécession» sont synonymes, de sorte que, le jour du référendum, il n’y ait pas un seul opposant à la séparation qui vote pour la souveraineté.» ?Le plus étonnant dans cette histoire est cependant le rôle que le gouvernement Chrétien aurait voulu faire jouer à Jean Charest.M.Pelletier raconte que M.Dion et lui l’ont rencontré à deux reprises, au printemps et à l’automne 1999, pour le convaincre de parrainer lui-même la Loi sur la clarté.Cette déconnexion de la réalité politique québécoise est tout simplement renversante.Même si M.Charest avait été mobilisé par le camp du non durant la campagne référendaire, alors qu’il avait brandi son passeport canadien sur toutes les tribunes, comment a-t-on pu penser un seul instant qu’un chef du PLQ, même le plus fédéraliste d’entre tous, pourrait accepter un mandat aussi suicidaire?Là encore, il y avait une sérieuse erreur sur la personne.En rétrospective, M.Pelletier attribuait le refus du chef libéral au fait qu’il avait déjà commencé à modeler son comportement sur celui de Robert Bourassa.L’idée qu’on puisse avoir une perception différente du fédéralisme à Québec et à Ottawa n’a pas semblé lui traverser l’esprit.Hier, M.Charest, qui a repris le refrain de la défense des intérêts du Québec, à la veille de la conférence des premiers ministres sur l’économie, n’était pas peu fier de confirmer son désaccord avec la Uii sur la clarté.D’ailleurs, il ne manque aucune occasion de répéter combien il était une quantité négligeable dans la stratégie du camp fédéraliste à l’époque, y compris durant la campagne référendaire.Remarquez, le jour n’est peut-être pas si lointain où lui aussi aura envie de réécrire l’histoire et de se poser en sauveur de l’unité canadienne.mdavid@ledevoir.com I.K I) K V l> I K , L K ,) K O I) I I 5 ,1 A N V I Y.H 2 (I O !» Â\ FOUTIÛIU Rencontre des premiers ministres provinciaux et fédéral Retour aux années Chrétien Charest accuse Harper d’imposer sa volonté après avoir pourtant promis d’instaurer un fédéralisme d’ouverture Jean Charest a convoqué les médias en fin de journée hier afin de leur faire part des positions qu’il entend défendre lors de la Rencontre des premiers ministres à Ottawa, ce soir et demain.Or, plusieurs recèlent des critiques acerbes sur l’attitude du gouvernement Harper.ANTOINE KOBITAILLE Québec —Jean Charest qualifie à’«inacceptable» la décision du gouvernement Harper de changer de manière unilatérale la formule de péréquation.Il croit que ce geste est en rupture avec le «fédéralisme d’ouverture» promis par le chef conservateur et qu’il rappelle plutôt l’ère des gouvernements libéraux de Jean Chrétien.«On pensait que c’était révolu, cette époquedà [des décisions unilatérales], M.Harper s’était fait élire en disant “je ne serai pas comme ça”», a-t-il déclaré hier.Le premier ministre présentait les positions de son gouvernement à la rencontre des premiers ministres qui se déroulera ce soir et demain.Rencontre au terme de laquelle il voudrait que le gouvernement Harper offre «des réponses qui vont dans le sens de ce fédéralisme d’ouverture».Au sujet de la péréquation, il a sommé Ottawa de «respecter sa parole».Pendant la campagne électorale de 2005, M.Harper avait dénoncé le «fédéralisme dominateur» pratiqué jadis par les libéraux et avait promis de convertir Ottawa à l’ouverture aux provinces.M.Charest s’est montré déconcerté par l’attitude d’Ottawa: «Dix-huit mois après avoir voté une loi pour renouveler le programme de péréquation, il se revire de bord et dit “non, c’est plus bon, on va refaire la loi et on va décider, nous autres, de faire cela d’une autre façon, sans consultation”.» Au sujet du projet du gouvernement Harper de créer une seule Commission des valeurs mobilières canadienne, M.Charest a déploré que son vis-à-vis fédéral veuille aller de l’avant.«On va se prévaloir de tous nos droits», a-t-il dit, évoquant des recours devant les tribunaux pour «faire respecter nos compétences».Plus pour les infrastructures Dans le domaine des infrastructures, M.Charest estime que le gouvernement fédéral «peut faire plus» et qu’il a les «marges de manœuvre» pour le faire.Il a mis en relief qu’Ottawa a un programme, Chantier Canada, de 30 milliards de dollars sur sept ans pour l'ensemble du Canada alors que Québec, en matière d’infrastructure, mettra à lui seul 42 milliards sur une période qui varie de cinq à dix ans pour les infrastructures.Le premier ministre s’est aussi montré irrité par la gestion du programme, lequel entraîne Québec dans les «dédales administratifs du gouvernement fédéral».Après avoir signé une entente générale, Québec doit signer avec Ottawa une entente spécifique pour chacun des projets.Résultat: le projet du Super Peps à Québec, par exemple, comme celui du Quartier des spectacles à Montréal sont ralentis en raison de tracasseries administratives.Québec a dû récemment expliquer en quoi «le projet du Peps sera utile pour la santé des Canadiens», a raconté le premier ministre.«S’il n’est pas rendu plus loin que ça dans son questionnement sur le Peps, ça vous donne une idée pourquoi l’argent n’est pas encore au rendez-vous!» Par ailleurs, M.Charest a demandé que le fédéral signe avec Québec le plus rapidement possible une entente sur la main d’œuvre conclue cet automne et évaluée à 100 millions de dollars.Il a aussi réclamé de nouveau que le fédéral «utilise au maximum» le Fonds d’assurance-emploi pour aider les travailleurs au chômage à se donner une nouvelle formation.Il souhaite de même qu’Ottawa accompagne Québec pour aider les travailleurs âgés, notamment ceux des pape-tières, à «faire le pont entre leur situation actuelle et leur mise à la retraite».Enfin, il proposera à Ottawa de mieux doter la Banque de développement du Canada et de revoir son mandat pour l’adapter à la crise financière.Il estime aussi que le mandat d’Exportation et développement Canada (EDC) devrait pouvoir financer non seulement des projets à l’exportation, mais aussi à l’intérieur du Canada.M.Charest désirerait avoir en poche une mo- SHAUN BEST REUTERS Jean Charest tion de l’Assemblée nationale pour affirmer les consensus québécois, mais n’avait hier soir pas encore présenté de texte à l’opposition officielle.Ce qui a fait dire au leader parlementaire péquis-te Stéphane Bédard: «Il veut nous bousculer demain matin [ce matin].Les mains tout seul sur le volant, ça ressemble pas mal à ça.» Le premier ministre quittera Québec en début d’après-midi pour se rendre à Ottawa, ce qui signifie qu’il ratera les travaux parlementaires de cet après-midi.«Ça ne fait pas sérieux», a pesté M.Bédard, qui y voit une preuve que la session parlementaire des trois derniers jours était une opération de relations publiques.Le Devoir MATHIEU BELANGER REUTERS Monique Jérôme-Forget a dévoilé son énoncé économique, qui annonce la mise en place de six mesures pour stimuler la croissance, des mesures qui étaient déjà connues.L’énoncé économique n’impressionne guère Preuve que les Québécois l’attendaient impatiemment, une vague de réactions a déferlé après l’annonce du plan de crise de la ministre des Finances, hier.Critiques, déceptions et quelques réjouissances.Déception: le mot était sur toutes les lèvres des intervenants des organisations sociales et communautaires.Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) considère que Monique Jérôme-Forget a «oublié les locataires».Le coordonnateur, François Saillant, s’est indigné que l’énoncé économique ne mentionne que les propriétaires: «Qui a le plus besoin d’aide?Les propriétaires, qui ont un revenu médian de 62 205$ par année, ou les locataires, qui ne gagnent en moyenne que 29 426$?» Dans la même veine, la porte-parole dç la Coalition pour l’habitation communautaire, Edith Cyr, s’explique mal l’absence du développement du logement communautaire dans l’énoncé, alors que «les mesures de soutien à l’économie doivent venir en aide aux ménages les plus vulnérables».Ix Chantier de l’économie sociale l’a secondée, affirmant que «l’immobilier collectif apparaît tout désigné pour amortir plusieurs des effets les plus néfastes de la crise, et l’énoncé économique aurait été le moment tout indiqué pour concrétiser [la promesse du gouvernement libéral en faveur de 3000 nouveaux appartements sociaux par année]».?Équiterre a déploré le «manque de vision» du gouvernement, soulignant que celui-ci aurait pu suivre la voie du président élu Barack Obama dans son plan de sauvetage de l’économie.L’organisme environnemental juge que les 250 millions de dollars de mesures fiscales visant à soutenir les travaux de rénovation résidentielle auraient pu cibler l'amélioratiqn du bilan énergétique des demeures.Aussi, Équiterre se désole que «les transports collectifs aient encore une fois été laissés de côté au profit des infrastructures routières».C’était l’occasion d’investir dans les tech- nologies vertes, estime également la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).?«La ministre Jérôme-Forget rêve en couleur si elle s’imagine que les mesures frileuses qu’elle annonce auront un effet marquant sur les objectifs visés», a déclaré Lina Bonamie, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente les professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires.Selon la FIQ, la ministre «répète les mesures annoncées en novembre», nettement insuffisantes pour protéger les emplois, soutenir le pouvoir d’achat et aider les entreprises, ainsi qu’épauler les travailleurs mis au chômage.?Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SPFQ) et la CSQ ont salué la hausse du salaire minimum.Par contre, la présidente générale de la SPFQ, Lucie Martineau, estime qu’une action plus ambitieuse du gouvernement était nécessaire pour diminuer l’impact de la crise sur la population.Du côté de la CSQ, son pré sident, Réjean Parent, n’a pas mâché ses mots, affirmant que «[l'énoncé économique] est une mise en scène inutile et opportuniste pour annoncer des mesures modestes, déjà annoncées en campagne électorale».Il attendait une aide à la formation des travailleurs ainsi qu’un appui aux travailleurs âgés qui se retrouveront au chômage.?Si la hausse du salaire minimum plaît aux uns, elle inquiète les commerçants.Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) considère que la mesure entraînera une diminution du nombre d’employés et des heures travaillées chez les détaillants.Même son de cloche du côté des PME.In Fédénition canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) croit qu’elle sera accueillie avec froideur par les dirigeants, qui ne '(peuvent absorber des augmentations de leurs coûts de fonctionnement au moment où les clients se finit de plus en plus rares».Audrey Azoulay, analyste principale des |x>li- tiques, souligne que «le gouvernement a négligé de répondre à la demande fondamentale des PME, soit la réduction de leur fardeau fiscal».?La CSQ a salué les mesures d’assouplissement des règles régissant les régimes de retraite et permettant d’assurer la solvabilité des caisses de retraite, mais l’Ass JANVIER 2 0 0 !> LE MOND A r> r-'SM -P ^Æic ii * , Pii# 'mmm mn.k * -M \^L% AW MOHAMMED SALEM REUTERS Des Palestiniens examinaient hier les dégâts d’une frappe aérienne de l’armée israélienne dans la ville de Gaza.Plus de 1000 Palestiniens sont morts dans l’offensive à Gaza Le Hamas négocie au Caire les conditions d’un cessez-le-feu Gaza — Les (discussions enta-mées en Egypte en vue d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza se sont intensifiées hier, tandis que les forces israéliennes poursuivaient une offensive dont le bilan, côté palestinien, dépasse désormais le millier de morts.Le nombre de morts a atteint hier en soirée 1033 et celui des blessés plus de 4700, selon le bilan fourni en fin de journée par le chef des services d’urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.Au Caire, Salah al Bardaouil a Indiqué au nom du Hamas que le mouvement avait présenté «un point de vue détaillé aux, dirigeants égyptiens afin que [l’Egypte] puisse continuer à œuvrer pour la fin de l’agression et l’arrêt de l’injustice qui est faite à notre peuple dans la bande de Gaza».Le principal négociateur israélien, Amos Gilad, est attendu aujourd’hui au Caire.Le Hamas ne demande pas «l’amendement des grandes lignes» du plan égyptien, mais a présenté sa vision «dans les détails» pour mettre fin à la guerre de Gaza, a déclaré Salah al-Bar-daouil.Il a souligné que le Hamas «n’avait pas de divergences avec l’Egypte, qui agit comme médiateur» dans les discussions indirectes avec Israël.Le représentant du Hamas au Liban et membre de sa direction, Oussama Hamdan, a pour sa part affirmé sur la chaîne d’information arabe Al-Jazira que des «points de divergences» demeuraient dans les discussions.«Mon sentiment est que nous sommes tout près d’un cessez-le-feu.Ils sont très proches, mais il y a encore du travail», a jugé Miguel-Angel Moratinos, chef de la diplomatie espagnole et ancien émissaire de l’Union européenne au Proche-Orient.(Cisjordanie) qu’un accord de cessez-le-feu était «très proche».La Maison-Blanche a pour sa part exprimé son scepticisme sur l’acceptation par le Hamas du plan égyptien.L’organisation islamiste, dit-on de source diplomatique arabe, rechigne à accepter un cessez-le-feu rapidement.Côté israélien, on s’oppose à une trêve qui permettrait au Hamas de rassembler ses forces.Sur le terrain A Gaza, le bilan s’est alourdi après la mort d’une trentaine de Palestiniens dans de nouvelles attaques et des combats,, selon des sources médicales.Selon le Centre palestinien pour les droits de l’homme, dont le siège se trouve à Gaza, 670 civils comptent parmi les 1033 morts palestiniens, dont 315 enfants.Treize morts, dont trois civils victimes de tirs, de roquettes dans le sud de l’État juif, ont été recensés côté israélien.L’aviation de Tsahal a poursuivi le pilonnage des tunnels creusés sous la frontière égypto-ga-zaouie.«Ils ont utilisé des bombes qui pénètrent profondément dans les tunnels et qui ébranlent tout le camp de réfugiés de Ra-fah.La terre tremble sous nos pieds», a rapporté un caméraman palestinien.Le nord d’Israël a par ailleurs été frappé pour la seconde fois en une semaine par des tirs non revendiqués de roquettes, qui n’ont fait ni victimes ni dégâts et seraient le fait d’éléments palestiniens incontrôlés basés au Sud-Liban.Tsahal a riposté par deux salves d’artillerie.La Force intérimaire des Nations unies au U-ban (FINUL) a appelé toutes les parties à la retenue et Israël a souligné n’avoir aucune intention d’ouvrir «un second front».L’ONU se réunit Le secrétaire général de l’ONU Pan Ki-moon, qui a entamé en Egypte une tournée régionale pour tenter d’obtenir l’arrêt des combats, a affirmé qu’il «n’y avait plus de temps à perdre» pour que cesse la guerre de Gaza.L’Assemblée générale de l’ONU se réunit aujourd’hui d’urgence pour montrer que «la communauté internationale est pleinement en faveur d’un cessez-le-feu immédiat», a expliqué un porte-parole.Un haut responsable du ministère israélien de la Défense a pour sa part indiqué qri «Israël ne se sent pas sous pression pour mettre fin à l’opération à ce stade».Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, a jugé la situation humanitaire dans le territoire, où il s’était rendu mardi, dramatique alors que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a qualifié d’inacceptable la mort de plus de 300 enfants.La très respectée revue médicale britannique The Lancet a pour sa part accusé les forces israéliennes à’«atrocités» à Gaza.L’Arabie Saoudite a appelé à la tenue aujourd’hui à Ryad d’un sommet d’urgence des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).La tenue d’un sommet arabe consacré à Gaza vendredi au Qatar reste elle incertaine, le quorum n’ayant pas encore été atteint.Agence France-Presse et Reuters « Israël ne se sent pas sous pression pour mettre fin à l’opération à ce stade » Trop de civils périssent L’OTAN durcit les règles d’engagement en Afghanistan Hüül ‘••¦if, .SAEKD AU ACHAKZAI REUTERS Des camions-citernes en route depuis le Pakistan pour ravitailler les troupes de l'OTAN en Afghanistan.Human Rights Watch Les États-Unis devraient donner l’exemple New York — Barack Obama devra redonner aux Etats-Unis un rôle d’exemple en matière de défense des droits de la personne, une position perdue sous l’ère Bush à la suite d’une série de scandales, dont l’existence du camp de détention de Guantânamo, a estimé hier Human Rights Watch (HRW).Dans son rapport annuel publié hier, l’organisation de défense des droits de la personne, dont le siège est à New York, critique l’abandon par George W.Bush de principes longtemps considérés comme intangibles comme le rejet de la torture, au nom de la guerre au terrorisme, mais estime que Barack Obama, qui lui succédera le 20 janvier, peut y remédier.«Four la premier?fois en près d’une décennie, les Etats-Unis ont une occasion de regagner leur crédibilité en tournant la page de la politique insultante de l’administration Bush», écrit le directeur de HRW, Kenneth Roth.Agence France-Presse Les règles d’engagement des troupes de 1’ OTAN en Afghanistan ont été durcies afin de limiter les pertes civiles, a annoncé hierl’Alliance atlantique, imputant l’essentiel de ces pertes aux talibans.Une directive du général américain David McKiernan, commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), souligne la nécessité de recourir à la force de façon proportionnée et de confier aux forces afghanes la fouille des habitations et des sites religieux, en l’absence de danger clairement identifiable.Le document, daté du 30 décembre, invite en outre les cadres militaires de 1TSAF à s’assurer que leurs hommes sont suffisamment formés à des tâches telles que la tenue de points de contrôle, pour minimiser le recours à la force, et exige que les pertes civiles fassent l'objet d’enquêtes.Les troupes de l’Alliance avaient déjà été invitées en octobre à mettre un terme aux af- frontements avec les taliban plutôt qu’à solliciter un appui aérien susceptible de mettre des civils en danger., D’autre part, les Etats-Unis et le Kazakhstan ont entamé des discussions en vue de l’ouverture d’une nouvelle voie d’approvisionnement pour les forces de 1’ OTAN déployées en Afghanistan, a déclaré le général américain David Pe-traeus.L’Alliance atlantique avait déjà manifesté l’intention d’ouvrir une voie alternative à celle qui passe par le Pakistan, où les actes de guérilla se multiplient.- Reuters Un suspect a été torturé à Guantânamo Une responsable des poursuites américaine parle d’isolement prolongé, de privation de sommeil, de nudité et d’exposition au froid Washington — Un Saoudien suspecté d’avoir prévu de prendre part aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis a été torturé au centre de détention de Guantânamo, a affirmé le Washington Post hier, citant une responsable américaine, Susan Crawford, chargée dans l’administration Bush de décider si les détenus de Guantânamo devaient être poursuivis, a déclaré au quotidien que le suspect ne pouvait pas être jugé parce qu’il avait été torturé.Les militaires américains qui menaient les interrogatoires ont soumis Mohammed al-Qahtani, 30 ans, à un régime d’isolement prolongé, de privation de sommeil, de nudité et d’exposition prolongée au froid, le laissant dans un état qui «menaçait sa vie», a dit Mme Crawford.«Nous avons torturé Qahtani», a-t-elle affirmé.«Son traitement correspond à la définition légale de la torture.Et c’est pour cette raison que je ne renvoie, pas ce cas» devant la justice, a-t-elle ajouté.Qahtani, suspecté d’être le 20' pirate prévu dans les attentats du 11-Septembre, sjétait vu refuser l’entrée aux Etats-Unis un mois avant les attentats, mais a été capturé en Afghanistan et transféré à Guantânamo en janvier 2002.Des techniques permises Un porte-parole du Pentagone a déclaré hier que les techniques d’interrogation utilisées pour le Saoudien étaient autorisées par le secrétaire à la Défense de l’époque, Donald Rumsfeld, et que les rapports qui ont été réalisés sur ces techniques affirmaient qu’elles étaient légales.Le Pentagone «a adopté une nouvelle politique, plus restrictive, et a augmenté sa vigilance sur les procédures d’interrogatoires et les conditions de détention», a ajouté Bryan Whitman.«Si certaines techniques d’interrogatoire brutales ont été utilisées contre M.al-Qahtani à cette époque, elles ne sont plus en conformité avec le manuel pratique de l’armée de terre tel qu’il a été actualisé», a encore précisé M.Whitman.50 jours Selon le Post, le détenu saoudien a été interrogé durant plus de 50 jours, de novembre 2002 à janvier 2003, et il a été maintenu à l’isolement jusqu’en avril de la même année.«Les techniques utilisées étaient toutes autorisées, mais la façon dont elles ont été appliquées était trop agressive et trop prolongée», a précisé Mme Crawford.«Vous pensez à la torture, vous pensez à quelque acte physique horrible fait à un individu.Là, ce n’était pas un acte en particulier, c’était juste une combinaison de procédés qui avaient un impact médical sur lui, qui portaient atteinte à sa santé.C’était injurieux et inapproprié.Et coercitif.Clairement coercitif.C’est cet impact médical qui m’a conduite» à l’appeler torture, a-t-elle expliqué.Mme Crawford a abandonné les poursuites pour crimes de guerre contre Qahtani en mai 2008.Âgée de 61 ans, Mme Crawford est une juge à la retraite qui avait auparavant travaillé pour le Pentagone.Le secrétaire d’État à la Défense Robert Gates l’a chargée, en février 2007, de décider si les détenus de Guantânamo devaient êfre jugés.Une autre porte-parole du Pentagone, Cynthia Smith, a assuré hier ne pas savoir pour quelles raisons Mme Crawford avait jugé bon de faire ces révélations à la presse à moins d’une semaine du changement d’administration.Agence France-Presse «Les techniques utilisées étaient toutes autorisées, mais la façon dont elles ont été appliquées était trop agressive et trop prolongée» ARABIE SAOUDITE Jamais trop jeune pour se marier.Ryad — La plus haute autorité religieuse d’Arabie Saoudite a jugé qu’une fillette âgée de 10 ans pouvait être mariée, a rapporté hier la presse locale.L’influent grand mufti, Abdelaziz al-Cheikh, a affirmé que la charia, ou loi islamique, autorisait le mariage pour les fillettes n’ayant pas atteint la puberté, estimant qu’en s’y opposant, ses détracteurs commettaient une injustice à leur égard.«Nous entendons souvent parler dans les médias de mariages de mineurs.Nous devons savoir que la charia n’est pas injuste à l’égard des femmes», a-t-il dit.«Si on dit qu’une femme de moins de 15 ans ne peut-être mariée, cela est faux.Si une fillette a 10 ou 12 ans, elle peut être mariée et quiconque pense qu’elle est trop jeune se trompe et est injuste à son égard.» Ses déclarations surviennent alors que les médias se sont fait l’écho récemment de plusieurs cas de mariages entre des fillettes et des hommes pouvant parfois avoir l’âge de leurs arrière-grands-parents.Lundi, un tribunal de Taëf a autorisé le divorce d’une fillette de 11 ans mariée à un homme de 75 ans, à la suite d’une demande déposée par sa mère, rapporte le journal Okaz.Le père de la fillette avait arrangé le mariage en échange d’une dot.En décembre, un tribunal saoudien a refusé de prononcer le divorce d’une fillette de huit ans, mariée par son père à un adulte de 58 ans, arguant qu’elle devait d’abord atteindre «la puberté».Des groupes saoudiens de défense des droits de la personne luttent contre cette pratique et tentent d'obtenir l'établissement d’un âge minimum poulie mariage des femmes.Agence France-Presse François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montreal 514.845.5545 L K I) E V 0 I R , L E .1 E 11 l> I I 5 ,1 A N V I E H t I) U 9 A rtnation), Mario AndrtV Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane Haillargcon (général), Clairandrée Cauchy f&ftfaitfoft.).Jeanne Corrivemi (affaires municipales), Fabien Degliae (consommation), Juan Dion (sports), Ixiuia-GiUes Francœur (environnement), Pauline Gravel (sciences}, Brian Myles (justice et faits de société), 1 x>uise-Maude Rioux Souey (santé), Alexandre Shields (général), Hiilippe l’agneau (pupitre) .information pnHtk]m> : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Alee Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Kobltaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen l-évosque (reporter) ; information culturelle : Michel Hélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) : information économique ; Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), François Desjardins (reporter), Eric Desrosiers (reporter).Claude Turcotte (reporter), Dominique Rony (pupitre) ; information internationale : Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffant (éditorialiste), Claude lévesque (reporter), Jean-Pierre Ix»gnult (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garncnu (caricaturiste) ; Michèle Mnlenfant «M Christine Dumazet (correctrices) \ Benoît Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Holvin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudrenu (secrétaire à la rédaction)-, David Dumouchel et Étienne namondon-Emond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Olivier SjH’ciel (Québec), Monique libérer (Ottawa).PUBLICITE Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette.Jean de Hilly.Jean-François Bossé.Manon Boitard, Marlène Côté.Amélie Maltais, Claire Paquet.Geneviève Pierrat, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Srbaï.Méliaande Simard (publicitaires).Sylvie Importe.Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Donald Fillon.Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable Mrvice à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Fllion, Marial,une Houde-Brisebuis ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross. L K I) K V 01 K .I.E .1 K 11 I) I I "> J A N V I E H 2 0 0 i) ACTUALITES REUTERS «Si je vois dans le budget un affaiblissement permanent de la capacité fiscale du gouvernement de créer des conditions d’égalité pour tous, je vais voter contre», dit Michael Ignatieff.TERROIR « Le MAPAQ doit agir pour et non pas contre les producteurs» SUITE DE LA PAGE 1 au Devoir cette semaine le producteur, qui dit encaisser difficilement le contre-coup de la crise de la listériose.Et pour cause.Ses fromages au lait cru attisent en effet depuis la fin de l’été dernier une certaine «paranoïa» de la part du MAPAQ, dit-il, qui multiplie les inspections et bloque la mise en marché de ses produits en raison de normes «plus sévères qu'en Europe», résume l’artisan.«Je suis convaincu que le ministère veut rayer les fromages québécois au lait cru de la carte».La situation est d’ailleurs paradoxale, selon lui, en raison d’une réalité bactérienne très simple: la bactérie Listeria monocytogenes ne se retrouve jamais dans les fromages au lait cru.Les rappels d’aliments effectués dans plusieurs fromageries du Québec l’été dernier visaient d’ailleurs des fromages composés de lait pasteurisé et «élevés» dans des environnements pourtant aseptisés, ce que les inspecteurs du MAPAQ semblent avoir oublié, ironise M.Lehmann.«Tous ceux qui produisent des fromages au lait cm sont sur le gros nerf parce que nous ne savons pas quand tout ça va péter, poursuit-il.Nos entreprises sont en jeu.On n’en dort plus.Les inspecteurs du MAPAQ nous font vivre harcèlement et intimidation.» Le fromager en veut pour preuve le fait qu’en 2006-07 à peine 4,7 % des toxi-infections alimentaires recensées par le gouvernement provincial ont été induites par la consommation de lait et de produits laitiers, indique un rapport du ministère.Les produits de la viande sont à l’origine de 35,7 % de ces maladies de la bouffe liées à des bactéries comme la Listeria monocytogenes.«Or, moi, je dois composer avec une inspection par semaine alors que les boucheries sont visitées une fois tous les deux ans, poursuit M.Lehmann.C’est de la folie.» Terrible retour en arrière Pour éviter la fermeture, le fromager avoue avoir abandonné sa production de fromages au lait cru, en décembre dernier, remplacés désormais pas des produits moins typés au lait pasteurisé.«C’est triste, mais c’était une question de survie», dit-il.Cette décision inquiète Nancy Portelance, présidente de Plaisirs Gourmet, qui distribue plusieurs fromages artisanaux du Québec et qui voit dans ces pertes annoncées ou effectives de produits au lait cru un «important recul» pour la gastronomie régionale du Québec.«Les terroirs ont fait naître des saveurs exceptionnelles sur une courte période de temps, dit-elle.Si on devait les perdre, ce serait un terrible retour en arrière.» .L’attitude du ministère de l’Agriculture envers les terroirs du Québec est d’ailleurs difficile à comprendre pour elle, surtout à un moment où le milieu des produits régionaux essaie de remonter la pente de l’après-crise de la listériose et demeure toujours un peu fragile.«La confiance des consommateurs et des détaillants est de retour, c’est vrai», dit Mme Porte-lance, qui confirme que les ventes de fin d’année n’ont pas été aussi mauvaises que ce qui avait été envisagé.«Mais il y a encore du travail.Les clients convaincus, ceux qui appuient les terroirs depuis 10 ans, ne nous ont jamais lâchés.Mais les derniers à être entrés dans le cercle des amateurs de fromages fins, eux, nous les avons perdus à cause de la crise.Or ils ont été difficiles à séduire et ils vont être difficiles à reconquérir.Et dans ce contexte, tous les acteurs des terroirs devraient unir leurs forces, y compris le MAPAQ qui doit agir pour et non pas contre les producteurs.» Solidarité rurale du Québec le croit aussi.L’organisme a d'ailleurs fait part de ses craintes au ministre de l’Agriculture, laurent Lessard, à la fin de l’année dernière, précise Claire Bolduc.«Quand un fromage artisanal disparaît, ça ne laisse pas juste un vide sur la tablette d’une fromagerie, dit-elle.C’est toute une communauté et le développement de la ruralité qui sont interpellés.L'enjeu est donc important et le ministre doit prendre sérieusement le parti des terroirs, avec une obligation de résultats.» Dans la foulée de la crise de la listériose, Québec a présenté en octobre dernier un plan d’aide des fromagers et détaillants touchés.Ce plan est doté d’une enveloppe de 8,2 millions sur trois ans pour alimenter, entre autres, des prêts sans intérêt.«C’est de la foutaise, résume Jacob Lehmann.Dans le contexte, accepter les prêts du MAPAQ, c’est suicidaire, parce que de toute façon il va falloir les rembourser et, pour ça, il faut générer des revenus.» Ironiquement, en juillet dernier, un mois avant le premier rappel de fromages soupçonnés d’être contaminés à la Listeria monocytogenes, Québec annonçait en grande pompe l’entrée en vigueur de sa nouvelle réglementation visant à stimuler le développement des fromages au lait cru au Québec.Cette modernisation entraînait entre autres l’abolition d’une contrainte d’affinage, mesure applaudie par le milieu des fromagers.A l’époque, durent Lessard qualifiait d'ailleurs la chose de «véritable révolution».«Nos artisans seront à même de mettre à profit leur savoirfaire reconnu pour créer une toute nouvelle génération de fromages au lait cru qui répondent aux goûts des consommateurs», disait-il à l’époque.Le Devoir IGNATIEFF SUITE DE LA PAGE X les électeurs du Québec.Ils ne sont pas des traîtres, ils ne sont pas des ennemis du Canada», a-t-il lâché dans une tirade qui risque d’alimenter les discussions au Canada anglais.Dans le cas du budget, Michael Ignatieff est bien conscient qu’il tient le sort du gouvernement dans ses mains, alors il pose ses conditions.«Est-ce que le budget va protéger les démunis, les plus vulnérables?C’est la question la plus importante pour moi.Est-ce que le Canada va devenir moins juste, plus mesquin, plus divisé avec cette crise économique?Ou si nous allons devenir plus solidaires?», dit-il.Il refuse de chiffrer le montant qui serait nécessaire à ses yeux pour relancer l’économie canadienne.Stephen Harper a déjà parlé de 20 à 30 milliards de dollars, mais Ignatieff ne se compromet pas.«Est-ce que le budget va permettre de sauver les emplois que nous avons maintenant?Est-ce qu’il va permettre de créer les emplois de l’avenir?Ce sont les critères que je vais évaluer.» Si le ministre des Finances, Jim Flaherty, pensait amadouer le Parti libéral avec l’idée de baisser les impôts de la classe moyenne, il fait fausse route.«Il y a une division très nette entre ma position là-dessus et celle du gouvernement Harper, lance Michael Ignatieff.M.Harper parle de baisses d’impôt généralisées pour la classe moyenne, alors que je parle de baisses d’impôt ciblées pour les moins fortunés.» Selon Michael Ignatieff, c’est une question d’équité.«Le projet essentiel de M.Harper, c’est d’affaiblir le gouvernement fédéral.Je suis contre ça.Pas parce que je veux un Ottawa centralisateur ou entrer dans les compétences des provinces.Mais je crois, en tant que fédéraliste convaincu, qu’il faut un gouvernement fédéral qui protège les plus démunis et qui travaille pour égaliser les chances de chacun.C’est une vision du gouvernement qui est différente de celle de M.Harper.Alors si je vois dans le budget un affaiblissement permanent de la capacité fiscale du gouvernement de créer des conditions d’égalité pour tous, je vais voter contre», dit-il.Le retour à l’équilibre budgétaire serait également plus difficile à atteindre, ajoute-t-il.«J’ai peur que des baisses d’impôt généralisées [.] entraînent un déficit duquel on ne pourrait pas sortir.» AUTO SUITE DE LA PAGE 1 des produits plus écologiques et moins énergivores.Il y a ainsi une quantité fantastique de projets de voitures électriques sur le plancher: des prototypes sérieux, appuyés sur une stratégie manufacturière solide, telles la Chevrolet Volt et des variantes qui découleront de la même plateforme mécanique, mais aussi d’improbables concepts frisant la fumisterie.Partout, on voit ces prototypes bardés d’autocollants qui annoncent les miracles dont ils sont capables, et pratiquement chaque constructeur communique exclusivement sur l’axe des technologies vertes.Dans bien des cas, ce bouquet de bonnes intentions ne durera que le temps du Salon, surtout si le prix de l’essence en venait à se stabiliser à un niveau bas pendant quelques mois.Par ailleurs, avec toute cette récupération opportune des technologies vertes, maintenant arrivées à maturité, par les autres constructeurs, c’est Honda et Toyota qui se sont fait dérober leur créneau autrefois exclusifs de constructeurs soi-disant vertueux.Un non-événement Une des conséquences des annulations a été l’annonce, il y a quelques semaines, par les organisateurs du Salon de Detroit, que des constructeurs chinois allaient combler les vides sur le plancher d’exposition principal.Cette annonce a Le directeur parlementaire du budget.Kevin Page, a récemment soutenu que des baisses d’impôt supérieures à six milliards de dollars pourraient mener à un cycle infini de déficits tellement les finances du gouvernement sont serrées depuis les deux réductions de la TPS.Le ton catégorique du chef libéral franche avec celui de son entourage, alors que plusieurs de ses conseillers estiment que le PLC devrait laisser passer le budget s’il n’est pas trop indigeste, comme le révélait Le Devoir hier.Cela permettrait de rebâtir l’organisation et les finances du parti, sans affronter des élections ou faire les compromis d’une coalition.Michael Ignatieff rejette cette interprétation.«Non, je pourrais mener le Parti libéral dans une campagne électorale dès la fin du mois de janvier», lance-t-il, frondeur.«Le problème n’est pas la capacité du Parti libéral à mener une campagne.Nos problèmes ne sont pas aussi grands que les gens le pensent.Mais personne ne veut d’élections.C’est pour ça que nous avons un accord sur la coalition qui donne une alternative crédible et valable.» Et son entourage?«Je suis le leader, c’est mon travail de décider», lance-t-il sur un ton sec.Le Bloc québécois À la fin de l’entrevue, Michael Ignatieff a lui-même abordé la crise qui a secoué le Parlement en décembre.«Ce que je trouve inadmissible, c’est la tentative du premier ministre de diviser les Canadiens avant Noël sur cette question de coalition.De monter l'Ouest contre le Québec et contre le Bloc.» H affirme que le premier ministre a dépassé les bornes.«Je suis un fédéraliste, un fier Canadien et je ne vais jamais compromettre l'unité nationale de mon pays.Mais je veux ajouter que les parlementaires du Bloc sont des collègues.Ils sont dûment élus par les électeurs du Québec.Ils ne sont pas des traîtres, ils ne sont pas des ennemis du Canada.Je suis en désaccord profond avec leur projet de société et je le serai toujours.Mais de dire, comme M.Harper, qu’on ne pouvait pas traiter avec eux, c’est de l’hypocrisie, parce qu’il a lui-même traité avec le Bloc souvent.[.] Ça m'a vraiment choqué.Un premier ministre est là pour rassembler les gens, pas pour les diviser.Jamais je ne ferai ça.» créé une véritable commotion: en même temps que nous assisterions à l’enterrement de l’industrie automobile telle que nous la connaissons, nous serions aussi les témoins de l’invasion chinoise, joignant l’insulte à l’injure en venant sceller le cercueil.Certes, deux fabricants chinois se sont présentés à Detroit, BYD et Brillance, mais il faut noter qu’ils étaient au nombre de cinq Tan dernier, même s’ils étaient relégués au sous-sol du Centre Cobo.Globalement, il s’agit d’une présence minimale de la Chine qui n’a rien à voir avec l’invasion attendue.De plus, il est toujours sidérant de constater l’ampleur du fossé culturel qui semble séparer les Chinois des Coréens ou des Japonais dans leur aptitude à comprendre une autre culture avant de pouvoir s’y immiscer pour y vendre des produits.Où sont les poneys?Une autre conséquence de la crise a été l’escamotage de ce qui devait être le clou du spectacle: le lancement de voitures sport populaires, que les Américains nomment «pony cars» ou «muscle cars».Le Salon de Detroit 2009 devait être une grande fête de la renaissance du genre, avec l’arrivée de la Dodge Challenger, de la nouvelle Mustang et de sa version extrême, la Shelby GT500, ainsi que de la présentation de la Chevrolet Camaro réinventée.Du moins, c’est ce que Ton prévoyait Tan dernier à pareille date, avant que la flambée des prix du pétrole et que la crise QUÉBEC SUITE DE LA PAGE 1 explicatif.Toutes les options, sauf des compressions dans les services de santé et d’éducation, a prévenu la ministre.Ce scénario d’un déficit épongé par des sommes réservées au Fonds des générations est «extrêmement pessimiste», a soutenu Mme Jérôme-Forget.Pour éviter une telle possibilité, deux facteurs sont «déterminants», selon la ministre: le contenu du prochain budget fédéral et l’effet du plan de relance de 700 milliards que doit présenter le président américain Barack Obama.Durant la campagne électorale, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, avait suggéré qu’on suspende le versement des redevances au Fonds des générations.L’idée fut accueillie comme une hérésie par Mme Jérôme-Forget, qui avait qualifié ce fonds d'«intouchable».Les six mesures reprennent autant d’engagements des libéraux durant la campagne électorale: un milliard de plus pour la Société générale de financement (SGF) pour qu’elle prenne des participations dans des entreprises, assouplissement des règles de capitalisation des régimes de retraite, augmentation des crédits d’impôts pour la production cinématographique et télévisuelle, hausse du salaire minimum de 50 C, a 9 $ l’heure le 1er mai prochain et accélération des investissements dans les infrastructures.Enfin, Mme Jérôme-Forget a donné les détails du nouveau crédit d’impôt remboursable pour la rénovation résidentielle.Ce crédit d’impôt sera égal à 20 % des dépenses de rénovation d’un particulier excédant 7500 $.Pour toucher le crédit d’impôt maximum, soit 2500 $, il faudra dépenser 20 000 $ pour des rénovations effectuées par des entrepreneurs licenciés.Mme Jérôme-Forget a prévu que 170 000 personnes toucheront ce crédit d'impôt qui représente une dépense de 250 millions pour le gouvernement.On reconnaissait hier qu’il est difficile de prévoir quel effet aura ce programme, quelle part de cette somme ira à des individus qui n’auraient pas réalisé leur projet de rénovation en 2009.D’ailleurs, le chiffre de 170 000 correspond au nombre total de Québécois qui ont rénové leur maison en 2008, pour une somme de 3,3 milliards, a-t-on confirmé hier.L’opposition a condamné l’énoncé économique présenté par la ministre.La chef de l’opposition officielle, Pauhne Marois, estime que «c’est du réchauffé».Selon elle, «les travailleurs se sont fait avoir» parce qu’aucune nouvelle mesure pour améliorer leur formation n’est prévue.A l’instar de la convocation de l’Assemblée nationale pour cette session de trois jours, l’énoncé de Mme Jérôme-Forget est «un exercice en relations publiques», juge Mme Marois.Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a déploré que l'énoncé économique ne contienne rien pour la classe moyenne.L’optimisme que conserve Mme Jérôme-Forget Ipi semble suspect.Avec ce qui se passe aux Etats-Unis et dans le reste du Canada, que les finances publiques du Québec puissent être épargnées, comme le soutient le gouvernement, ça ne lui semble pas réaliste.«On sent un gouvernement qui, une fois que les élections sont passées, prépare les gens d’une façon progressive à l’arrivée des vraies affaires», juge Mario Dumont.«Tout à l’heure, elle a ouvert la porte à la possibilité d’une récession.Donc, on sent qu’ils sont en train de déverrouiller toutes les mauvaises nouvelles pour préparer progressivement les esprits à une vérité, une vérité qui va être pas mal plus dure que le portrait qu’ils ont donné.» Le Devoir ¦ L’énoncé économique n’impressionne guère, page A 3 du crédit ne viennent jeter une douche glacée sur les plans des constructeurs américains.Mues par de gros moteurs V8, ces voitures sont une sorte d’hommage nostalgique à une époque où l’Amérique consommait et polluait avec insouciance.Au lieu du lancement auquel elles croyaient avoir droit, ces voitures sont restées dans Tombre.L’insouciance que vendait jadis Detroit n’a plus bonne presse dans les médias de Washington ni au Congrès.De toute évidence, les constructeurs ont gardé les mauvaises nouvelles pour plus tard.Ce n’était pas souhaitable pour eux d’annoncer à Detroit la disparition de divisions ou de bannières, des mises à pied massives, ou des mesures de protection contre leurs créanciers.Mais ça viendra, plus tôt que tard.A force de voir les représentants des constructeurs refuser d’annoncer les mauvaises nouvelles imminentes et toujours montrer du doigt des facteurs externes pour expliquer leurs malheurs, on finit par se demander dans quel monde ils vivent.Le déni est rarement un outil de transformation productif.Et tous ceux qui, en allant à Detroit, croyaient assister à un enterrement de l’industrie automobile, ont eu droit à un baroud d’honneur: les derniers soubresauts avant que des changements fondamentaux ne reconfigurent en profondeur l’échiquier de cette industrie.Collaborateur du Devoir Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 tHlPlace-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par 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clientèle.U Devoir est oublié du lundi Inc.12 N(M) rue Brault.St-Janvier de Mirabel.Québec, division de Québécor Média, fil2 rue Saint-Jacques.Montréal, qui a retenu pour In région de Québec les services de ni i) OHM.Déi/n légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007
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