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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-11-30, Collections de BAnQ.

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CINEMA L’industrie québécoise se dote d’un plan de développement Page B 1 ?w w w .1 e d e v o NUCLEAIRE L’Iran réussit le test de l’Agence internationale de l’énergie atomique Page B 5 LE DEVOIR V o L .X C V X ' 2 7 3 ?LE MARDI 3 O N O V E M R R E 2 O « I 8 7 o * i v w n ^ I $ Les médecins spécialistes exigent un rattrapage d’au moins 500 millions Une étude établit entre 26 et 38 % l'écart salarial avec les autres provinces ROBERT DUTRISAC Québec — Le Comité d’étude sur la rémunération des médecins spécialistes vient de remettre son rapport: le gouvernement Charest fera face à une note de 500 à 700 millions s’il entend respecter l’engagement de corriger les écarts de rémunération entre les médecins spécialistes québécois et leurs confrères du reste du Canada.•Pour les médecins spécialistes du Québec, être les derniers au Canada, ce n'est pas acceptable», a déclaré hier au Devoir le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Yves Dugré.La FMSQ a tenu une conférence de presse, hier, afin de dévoiler ce rapport du Comité d’étude sur la rémunération des médecins spécialistes.Selon une compilation de l’Institut canadien d’information sur la santé reprise dans le rapport, un médecin spécialiste québécois gagne en moyenne 233 000 $ par an alors que la moyenne canadienne s'établit à 343 000 $.Le spécialiste québécois se retrouve au dernier rang derrière ses confrères des provinces moins bien nanties comme la NouvelloEcosse (333 (XX) $), le Nouveau-Brunswick (327 000$) et Terre-Neuve et La- brador (314 (XX) $).De son côté, le médecin spécialiste ontarien gagne en moyenne 332 (XX) $ [xir an.Ce sont là des données de rémunération brute qui, à des fins comparatives, doivent être pondérées ;iiin de tenir compte de la charge de travail et du coût de la vie ou de bi richesse collective dims chacune des provinces.VOIR PAGE A 8: MÉDECINS Ottawa, passerelle vers l’Europe La visite de George W.Bush pourrait s'avérer déterminante ALEC CASTONGUAY Ottawa — L’imposante livraison des barrières de sécurité est arrivée au parlement les hélicoptères _ ont commencé à survoler Ottawa, les forces policières sont sur le qui-vive et des milliers de manifestants attendent avec impatience de pouvoir crier leurs slogans.Si la capitale canadienne est en effervescence, ce n’est toutefois rien de nouveau pour le pré-sident américain George W.Bush, qui reçoit ce type d’accueil partout sur la planète.Néanmoins, cette visite officielle de deux jours qui commence aujourd’hui revêt une importance particulière, tant pour le président américain que pour le premier ministre Paul Martin, mais pour des raisons différentes.Alors que le Canada veut placer le séjour de M.Bush sous le signe de la détente dans les relations avec nos voisins du sud, principalement sur le plan économique, les officiels américains ont davantage un objectif diplomatique, avec les yeux rivés sur les prochains voyages du président en Europe.George W.Bush a promis en campagne électorale de réparer les ponts diplomatiques endommagés par la guerre en Irak.Dans le but de lancer son deuxième mandat sur une bonne note, le président entame VOIR PAGE A 8: BUSH George W.Bush devrait demander l’aide du Canada pour la tenue des élections en Irak Déchirée, l’Ukraine pourrait retourner aux urnes VASILY FEDOSENKO REUTERS ORANGE contre bleu: un partisan du chef de l’opposition ukrainienne, Viktor louchtchenko, débattait hier avec un adversaire soutenant de son côté le premier ministre élu président de l’Ukraine dans la controverse la plus totale, Viktor lanoukovitch.Les deux hommes participaient à des manifestations près du bâtiment de la Cour suprême du pays, qui tient entre ses mains le sort de l’élection — et par le fait même, la stabilité du pays.Im Cour pourrait annuler les résultats de l’élection dans les prochains jours, ce qui ouvre toute grande la porte à un nouveau scrutin, réclamé par le camp louchtchenko et soutenu aussi par l’actuel président au pouvoir.Nos informations en page B 5.Michel Bourdon (1943-2004) Un homme de combats Le Québec en arrêt sur image L’Annuaire du Québec 2005 s’arrête sur une année politique et sociale très mouvementée CLAIRANDRÉE CAUCHY Syndicaliste redoutable, orateur hors pair et homme politique aux convictions inébranlables, Michel Bourdon s’est éteint hier matin à l’hôpital Saint-Charles-Borromée à l’âge de 61 ans, terrassé par la sclérose en plaques contre laquelle il luttait depuis 12 ans.Il fut député péquiste de 1989 à 1996, mais on se souviendra aussi de Michel Bourdon pour ses années de militantisme syndical à la CSN, alors qu’il a vivement dénoncé le banditisme dans l’industrie de la construction, menant à l’instauration d’une commission d’enquête.Indépendantiste de la première heure avec le RIN, Michel Bourdon fait le saut en politique active en 1989, VOIR PAGE A 8: BOURDON Michel Bourdon INDEX •s Annonces A4 Avis publics.B 4 Culture.B 6 Décès.».A4 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde.B 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 4 Télévision.B 6 m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Deux figures marquantes de l’année politique au Québec, le premier ministre Jean Charest et son ministre des Finances, Yves Séguin.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Cela aura été une année de bouillonnement intensif: deuxième année du mandat du gouvernement Charest défusions municipales, grandes contestations sociales, tintamarre CHOI-FM, retour en force du Bloc québécois sur la scène fédérale, chute de Paul Martin au même endroit Trois cent soixante-cinq jours d’ébullition, ré-sume-t-on dans le tout frais sorti des presses Annuaire du Québec 2005, cet État du monde de chez nous, qui fait cette année encore un arrêt sur image de l’actualité, pour tenter de comprendre un Québec ondoyant Pour sa dixième édition, l’ouvrage de référence revient à ses proportions habituelles, soit quelque 700 pages (écrites par 75 collaborateurs).Ce qui demeure une brique, mais tout de même moins imposante qu’en 2004, là où 130 collaborateurs avaient noirci un bon millier de pages pour tracer le portrait global de la province.•C’est l'an dernier que c’était démesurément gros», dit le directeur de la publication, le chroniqueur du Devoir Michel Venne, également directeur général de l’Institut du Nouveau Monde (INM).Le petit plus avait alors été imposé pour marquer le coup du changement de cap opéré à la tête et au coips du livre, dont c’était la première édition dirigée par M.Venne.Selon ce dernier, les nouveautés visuelles et thématiques introduites l’an dernier ont porté leurs fruits: il se serait vendu environ deux fois plus à’An- nuaire du Québec en 2004 qu’en 2003, soit quelque 6000 exemplaires.«Ça circule de plus en plus, estime Michel Venne.C'est un travail à long terme, mais, chaque année, de nouvelles personnes découvrent l’existence de cet outil.» A l’instar de ce qu’il raconte, L’An- nuaire du Québec se transforme lui aussi au fil des ans.Ainsi, après être apparu en 1996 sous la forme d’une vaste revue de presse (on l’appelait alors Québec 1996), l’ouvrage a cherché d’année en année à élargir ce créneau pour devenir plutôt un •outil de réflexion et d’analyse», prenant appui sur l’actualité pour dégager les grands enjeux de société qui se dessinent au jour le jour, parfois avec éclat, parfois subtilement.*On le voit maintenant, dit le directeur, il y a beaucoup moins de journalistes qui participent à la rédaction, et beaucoup plus d’experts: c’est un choix dicté par une volonté d'aller davantage vers des textes analytiques.» On trouve quand même une foule d’éléments factuels (chronologie des événements et statistiques), mais l’accent est mis ailleurs.L’Annuaire du Québec, soutient Michel Venne, n’est pas un almanach.•Cest une photo du Québec, où on essaie de voir comment ce qui s’est passé de significatif dans les 12 derniers mois [la période couverte s’étend de septembre à septembre, délai d’impression oblige] pourra influencer l'avenir.» VOIR PAGE A 8: QUÉBEC ¦ Lire aussi des extraits de L’Annuaire du Québec 2005 en page A 7 t » i LE DEVOIR.LE MARDI NOVEMBRE 2 0 0 4 LES ACTUALITES Réforme électorale: le gouvernement fera connaître ses intentions en décembre NORMAN DELISLE Québec — Le ministre de la Réforme électorale, Jacques Dupuis, déposera au cours des prochaines semaines un avant-projet de loi sur la réforme du mode de scrutin.«C'est notre objectif de saisir l’Assemblée nationale d’un avant-projet de loi en décembre», a confirmé hier Marie-Josée Duhamel, porte-parole du ministre Dupuis.Selon les détails donnés, l’avant-projet de loi prévoirait un scrutin majoritaire avec compensation.Les électeurs continueraient à pourvoir 125 sièges à l’Assemblée nationale, dont 75 seraient comblés selon la méthode actuelle.Les 50 autres députés seraient choisis en vertu d’un principe de compensation selon une répartition régionale.L’avant-projet de loi sera débattu en consultation publique au dé but de 2005.On était incapable de préciser hier s’il s’agirait d’une consultation par l’entremise d’une commission parlementaire ou si le ministre rencontrerait des groupes sur une base personnelle, derrière des portes closes.Le gouvernement Charest s’était engagé en juin 2003 à pré senter un projet de loi au printemps 2004 à ce sujet, mais l’ensemble de la réforme a été reportée.Compte tenu des délais, il apparaît de plus en plus impossible qu’une telle ré forme puisse être mise en place à temps pour les prochaines élections générales au Québec, prévues pour 2007.Le but global de la ré forme vise à corriger certaines iniquités du système électoral qué- jaC( bécois actuel, qui favori- qu se le bipartisme et rend difficile l’élection à l’Assemblée nationale de représentants de tiers partis.Le projet de réforme laisse sur son appétit un des petits partis politiques de gauche au Québec, l’Union des forces progressistes (UFP).Paul Cliche, porte-parole de l’UFP a expliqué hier que le projet du ministre Dupuis représentait «un recul important».M.Cliche craint que les électeurs ne continuent à voter «de façon stratégique», c’est-à-dire à voter pour éviter l’élection d’un parti non désiré et non à voter selon leurs convictions véritables.M.Cliche craint aussi toute forme de compensation qui serait sur une base régionale plutôt que nationale.Cela ne permettrait pas une représentation équitable pour les tiers partis, croit-il.Pour obtenir des dé ,e9 putés, des tiers partis jjs comme l’UFP, l’Option citoyenne de Françoise David ou les Verts devraient obtenir au moins 10 % des voix.«Peu de partis politiques en émergence peuvent espérer obtenir une telle proportion de suffrages lors d’une première élection», conclut M.Cliche.Presse canadienne Avez-vous les moyens de vous priver d’un comptable agréé ?Pour faire rouler votre entreprise Vf Vous voulez dans votre équipé un decideur possédant une maîtrise M 1 sans égale du monde des affaires.Pour eclairer vos decisions, vous ! ^ ji voulez consulter un leader financier et stratégique expérimente.Vous voulez pouvoir faire confiance à un professionnel avec une expertise unique en vérification, eu contrôle interne et en fiscalité.Vous avez besoin d'un CA Rien de moins! CoiiijUulilis ajjrvt'— du Q'ièlwi' www.ocaq.qc.ca UUPA fait un pas vers un Québec sans OGM Un comité sur les biotechnologies engage les agriculteurs dans cette direction FABIEN DEGLISE Les écologistes ne sont désormais plus les seuls à rêver d’un Québec où les organismes génétiquement modifiés (OGM) n’auraient plus le droit de cité dans les champs.Les agriculteurs aussi commencent collectivement à trouver l’idée intéressante, ce que le Comité de l’Union des producteurs agricoles (UPA) sur les biotechnologies s’apprête d’ailleurs à résumer en une recommandation sans équivoque en faveur «de productions exemptes d'OGM au Québec», a appris Le Devoir.Recommandation que rUPA doit présenter dans les prochains jours à ses membres lors de son Sfr' Congrès annuel qui ouvre ses portes aujourd’hui à Québec.Au terme de plusieurs mois de travail, le Comité sur les biotechnologies chargé de réviser la position de ITJPA sur la question des OGM annonce donc ses couleurs.«Nous proposons la mise en place d’un groupe de travail qui sera chargé d'évaluer dans les prochains mois la possibilité pour le Québec de devenir [une province] sans OGM», a expliqué hier en entrevue Denis Couture, président de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ) qui a dirigé les travaux du comité.Dans son rapport final, ce comité de l’UPA qui a écouté pendant l’été scientifiques, écologistes, mais aussi représentants des consommateurs, suggère également au syndicat d’agriculteurs de prendre position «pour un étiquetage obligatoire des produits contenants des OGM.À condition que cela n’entraîne pas de coûts supplémentaires pour les producteurs», a poursuivi M.Couture.Notons que, jusqu’à maintenant, l’UPA militait plutôt pour un étiquetage volontaire, comme c’est actuellement le cas au Canada.La mise au rancart des OGM dans les champs est loin d’être ARCHIVES LE DEVOIR une idée neuve au sein de l’UPA qui, depuis avril, dernier jongle en effet avec cette possibilité qui pourrait, en distinguant le Québec sur l’échiquier alimentaire mondial, être bénéfique pour ses cultivateurs, croient plusieurs.Exploitation commerciale marginale C’est qu’ici, contrairement au reste du Canada, les OGM sont encore peu utilisés.Au total, 31 % du mais et 28 % du soya qui poussent sont génétiquement modifiés.Le canola, lui, est issu à 65 % du génie génétique, mais sa présence dans les campagnes est encore très marginale puisque, en 2002, il ne s’en est planté que 7500 hectares, soit 20 fois moins que le mais et le soya.En dehors de ces trois cultures, aucun autre OGM n’est exploité commercialement «Il est donc temps d’asseoir tous les acteurs de l’agro-alimentation autour d’une même table dans un esprit ouvert à la discussion», croit le président de la FPCCQ qui réunit l’ensemble des producteurs d’OGM au Québec.«Si toute la chaîne agroalimentaire se prononce contre les OGM, les cultivateurs vont s’adapter.Mais, pour cela, il va Grands Lacs Déviation d’eau : le Canada doit verrouiller les vannes Un comité des communes s'inquiète des conséquences possibles d'une entente des gouverneurs du secteur DENNIS BUECKERT Ottawa — Le gouvernement fédéral devrait réclamer que des changements soient apportés à la version préliminaire d’une entente des gouverneurs du secteur des Grands Lacs qui pourrait permettre les déviations d’eau sans le consentement du Canada, affirme le comité permanent des Communes sur l’environnement Mais un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette question n’était pas à l’ordre du jour durant la visjte au Canada du président des Etats-Unis, George W.Bush.La version préliminaire de l’entente proposée par le conseil des gouverneurs des Grands Lacs — qui inclut les premiers ministres du Québec et de l'Ontario sans leur accorder de droit de vote — a été rendue publique au terme de plusieurs mois de négociations.Le comité des Communes soutient que ce projet d’accord pourrait affaiblir le Traité des eaux limitrophes de 1909, qui interdit toute déviation affectant le niveau des eaux limitrophes si elle n'a pas pté autorisée par le Canada et les Etats-Unis.Le nouveau projet pourrait priver le Canada de son droit de veto sur d’éventuelles déviations d’eau en plus d’affaiblir la Commission mixte internationale mise sur pied pour administrer les eaux limitrophes en vertu du traité de 1909, indique un rapport du comité.Le comité des Communes affirme que la croissance démographique dans le bassin des Grands Lacs,, particulièrement du côté des Etats-Unis, «crée une demande sans précédent pour l’exportation d’eau du bassin».Les gouverneurs des Grands Lacs ont entrepris une révision des règles concernant les déviations d’eau des Grands Lacs après que l’ancien gouvernement conservateur de l’Ontario eut autorisé au groupe NOVA d’exporter de l’eau du lac Supérieur.Le permis avait par la suite été suspendu, mais l’alarme était déjà déclenchée.Un porte-parole des Affaires étrangères Reynaid Doiron a indiqué que, d’ici à quelques jours, le ministère répondrait aux recommandations du comité.D a affirmé ASSEMBLEE PIATIOHALE QUtBBC CONSULTATION GÉNÉRALE NOUVEAU DÉLAI VERS UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL POUR L'ÊGALITÊ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES Veuillez prendre note des nouvelles dates concernant cette consultation.La Commission des allaites sociales est chargée de tenir des auditions publiques à compter du 25 janvier znns dans le cadre d’une consultation générale sur le document Intitulé Vers un nouvnw contmt social pour I tytilllé entre les femmes et It'S hommes.Toute personne ou organisme qui désire exprimerson opinion sur ce su|el doit soumettre un mémoire au Secrétariat des commissions au plus lard le 17 décembre 2004 la Commission choisira, parmi les personnes et les organismes qui auront fait parvenir un mémoire, ceux qu elle entendra.Les mémoires doivent être transmis en 25 exemplaires de format lettre.Ils doivent être accompagnés d'autant d'exemplaires d un résumé de leur contenu.Les personnes et les organismes qui désirent que leur mémoire soit Iraitsmis A la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 20exemplaires supplémentaires.Vous êtes également Invités à transmettre par courriel le fichier de votre mémoire.Toutelols.cela ne vous dispense pas de produire une version papier de celui-ci.les mémoires, la correspondance el les demandes de renseignements doivent Pire adressésà: Denise Lamontagne, avoeale secrétaire de la Commission des atïalres sociales, Édifice Pamphlle-Le May, 1035, rue des Parlementaires 3' étage Québec (Québec), Gt A IA3.Téléphone : (418) 643-2722 Télécopieur : (418) 643-0248 Courriel : casiü'assnal.qc.ca nous falloir des retombées positives.Si l’on veut se démarquer ainsi, cela ne doit pas s’accompagner de surcoûts pour les cultivateurs qui sont déjà assez dans une situation difficile économiquement comme ça.» Comme le reste de la société, les agriculteurs s’interrogent eux aussi sur les effets des OGM autant sur la santé de leur famille que sur celle de leur exploitation.Selon une enquête menée en 2003 par le Centre de recherche en économie agroalimentaire de l’Université Laval auprès des membres de la FPCCQ, près d’un tiers des producteurs craignent en effet de nourrir leur famille avec des aliments issus du génie génétique.Ces agriculteurs s’inquiètent aussi en grande majorité des contaminations d’autres cultures par les semences génétiquement modifiées et sont aussi massivement incertains ou convaincus des effets néfastes de ces produits sur la santé humaine.Par ailleurs, l’étude montre également que 34,7 % des personnes interrogées sont en faveur d’un «statut sans culture OGM de la province de Québec pour faciliter les exportations» dans le secteur du mais, peut-on lire dans ce document commandé par le ministère de l’Environnement du Québec et qui n’a toujours pas été rendu public.Cette proportion atteint 42 % pour un soya québécois certifié à 100 % sans OGM.Les recommandations sur l’étiquetage et la mort possible des OGM au Québec doivent être présentées d’ici jeudi aux membres de l’UPA, mais aussi au Conseil général du syndicat «qui se chargera de créer un groupe de travail, résume M.Couture.Si le marché est réceptif à un Québec sans OGM et que cela nous donne un plus, je serais surpris que les cultivateurs n’embarquent pas.Ils ne sont pas fous», conclut-il.Le Devoir que cette question ne serait pas abordée au cours de la visite de George W.Bush.Le ministère a déjà exprimé ses inquiétudes à propos du projet des gouverneurs, mais une réaction plus ferme est nécessaire, a dit Sara Eh-rhardt du Conseil des Canadiens.«Nous voulons qu’ils prennent l’initiative et défendent les intérêts du Canada afin que, dans ce dossier, les négociations soient bilatérales», a-t-elle dit L’Ontario a déjà fait connaître son opposition à la nouvelle approche proposée pour les déviations d’eau, mais, selon Mme Eh-rhardt, les premiers ministres ont peu d’influence sur les conseil des gouverneurs des Grands Lacs.Le comité des Communes souhaite une déclaration réaffirmant que le Traité des eaux limitrophes a toujours préséance.Le comité cite des témoignages indiquant qu’Ottawa aurait dû jouer un rôle plus actif durant les négociations.Mme Ehrhardt a affirmé qu’elle aurait préféré une formulation plus percutante.Presse canadienne l LE DEVOIR.LE MARDI 30 NOVEMBRE 2004 A 3 QUALITES Michel David Le retour du caribou Ce n’est pas contre ce pauvre Marc Brière que Bernard Landry aurait dû lancer son commando.Ce compagnon d’armes de René Lévesque avait fait passablement de bruit au cours des derniers mois, mais il était plus agaçant que réellement dangereux.En revanche, Paul Bégin pourrait faire beaucoup de tort au chef du PQ, did au congrès de juin 2005 et sur le plancher du congrès, en devenant le porte-étendard des radicaux, qui n’arriveront jamais à lui faire totalement confiance.En reprenant du service en qualité de président de l’assodation de son anden comté de Louis-Hébert, M.Bégin deviendra la voix qui leur manquait dans les instances du parti.Ses états de service sont impressionnants, il est droit, éloquent et il connaît le PQ comme sa poche.Dans les circonstances, ses liens étroits avec Jacques Parizeau ne sont pas un avantage négligeable.M.Landry n’avait pas le choix de saluer le retour de ce «bon souverainiste», mais l’autre a publiquement réclamé sa tête, et le chef du PQ est bien placé pour savoir à quel point il sera intraitable.Dire de lui qu’il est entêté relèverait de l’euphémisme.D serait plus juste de parler d’une tête de cochon.S’il y en a un à qui les qualificatifs de «pur et dur» conviennent parfaitement bien, c’est lui.Depuis son adhésion au RIN, en 1961, à l’âge de 18 ans, sa position intransigeante sur la souveraineté n’a pas varié d’un iota Malgré son allégeance pleine et entière à M.Parizeau, il était aussi opposé au «partenariat» en 1995 qu’au «beau risque» dix ans plus tôt Il revient aujourd’hui exactement pour les mêmes raisons qui l’avaient poussé à démissionner du cabinet de M.Landry, en octobre 2002.A l’époque, il voulait que le PQ s’engage officiellement à tenir un référendum s’il remportait les élections.Deux ans plus tard, il demeure convaincu — à tort, selon moi — qu’ils les a perdues faute de l’avoir fait ?Ce retour est la conséquence directe de l'incroyable volte-face de M.Landry sur l’échéancier référendaire, au lendemain du dernier conseil national du PQ.M.Bégin, qui n’est pas tombé de la dernière pluie, ne s’y est évidemment pas trompé: s’engager à tenir un référendum «le plus tôt possible» n’engage à rien.Cela a dû lui rappeler le douloureux souvenir du conseil national de Gatineau, au début de septembre 2002.Trois jours plus tôt M.Bégin était sorti de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres avec la conviction que M.Landry allait officiellement se prononcer sur la tenue d’un référendum.Sa déconvenue a été grande, quand il s’est rendu compte que la réunion des «conditions gagnantes» demeurait toujours un préalable.M.Landry promettait bien un référendum dans les mille jours, mais seulement si la population en voulait un.Furieux de ce qu’il percevait comme une véritable trahison, le ministre de la Justice avait quitté les lieux sur-le-champ.En matière de souveraineté, M.Bégin a toujours été un apôtre du volontarisme.Au lendemain de la démission de Lucien Bouchard, dans laquelle il avait vu l’occasion d’un nouveau départ pour le camp souverainiste, il en avait choqué plus d’un en déclarant «Ce n’est pas vrai que c’est la population qui va nous dire quoi faire.» S’il ne devait rester qu’un seul de ceux que Clément Richard appelait jadis les «caribous», M.Bégin serait celui-là Quand il a lui-même démissionné, en accusant son chef de «tuer l’idée qu’il dit vouloir vendre», personne ne l’a suivi.À l’approche des élections, les péquistes ont plutôt fait bloc autour de M.Landry, qui n’a plus été inquiété par son aile radicale jusqu’à la cuisante défaite du 14 avril 2003.Le contexte a bien changé depuis.Dans l’espoir de sauver son leadership, M.Landry a abandonné l’une après l’autre les positions modérées qu’il avait toujours défendues, qu’il s’agisse du modèle de l’Union européenne ou de son refus d’engager des fonds publics dans la promotion de la souveraineté.Les caribous se sont multipliés de façon prodigieuse au PQ, depuis deux ans.Ce que M.Bégin semblait jadis prêcher dans le désert rejoint aujourd’hui ce que pensent beaucoup de militants.Si l’engagement de tenir un référendum dans la première moitié d’un prochain mandat se retrouve dans le projet de programme qui sera soumis au congrès de juin, c’est qu’il traduit la volonté des milliers de membres qui ont participé à la «saison des idées».?La rentrée en scène de M.Bégin va encore compliquer l’écheveau déjà passablement emmêlé des alliances au sein du PQ.Les propositions que l’association de Louis-Hébert a adoptées en fin de semaine dernière s’inscrivent parfaitement dans le «programme de pays» que préconise François Legault De là à conclure à la possibilité d’un pacte entre les deux hommes, il y a cependant une marge.Certes, M.Bégin veut une course au leadership, mais il ne voit manifestement pas en M.Legault l’homme de la situation.Pour un homme aussi constant que lui dans ses convictions, le député de Rousseau doit sembler bien fluctuant.B n’a sûrement pas oublié que, à la veille du conseil national de Gatineau, son ancien collègue faisait partie de ceux qui pressaient M.Landry de ne pas se prononcer sur la tenue d’un référendum.De façon générale, M.Bégin aurait sans doute plus d'affinités avec Pauline Marois, qui souhaite autant que lui une course au leadership, même si elle est en accord avec les positions de M.Landry sur la souveraineté, mais le peu d’empressement de Mme Marois à tenir un référendum en fait une candidate aussi inacceptable aux yeux de M.Bégin que de M.Legault Vous suivez toujours?Paul Bégin « ^ La vache de réforme à 42 cents la livre UUPA promet d’affamer l’abattoir Colbex Les agriculteurs empêcheront Viandes Levinoffde se rabattre sur les vaches de l'extérieur du Québec Les Viandes Levinoff ont refusé d’acheter une seule vache de réforme au prix minimum de 42 cents la livre décrété par PUPA.Les producteurs laitiers et bovins haussent le ton et pourraient, dès ce matin, bloquer tout accès à son abattoir de Saint-Cyrille-de-Wendo-ver, près de Drummondville.TOMMY CHOUINARD Québec — Les producteurs de bœuf menacent de procéder au blocus de l'abattoir Colbex de Saint-Cyrille-de-Wendover, propriété des Viandes Levinoff, puisque l’entreprise refuse d’acheter les vaches de réforme au prix minimum de 42 cents la livre.«Un moment donné, il y a une limite à se faire voler», a lancé le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Laurent Pellerin, hier, lors d’un point de presse devant le parlement de Québec, où quelques centaines de producteurs bovins et laitiers ont manifesté leur ras-le-bol.Ailleurs au Québec, des producteurs ont creusé d’immenses fosses dans lesquelles ils ont l’intention d’enterrer leurs vaches si la crise perdure.Les producteurs entendent perturber les activités de l’abattoir, situé près de Drummondville, et empêcher son approvisionnement en bêtes provenant de l’extérieur du Québec.«On va être devant l’abattoir, et ce n’est pas vrai qu’on va laisser rentrer des vaches des autres provinces canadiennes.Il aura beau en avoir trouvé ailleurs moins cher, ces vaches-là ne rentreront pas dans l’abattoir», a affirmé M.Pellerin.En l'absence d’autres grands abattoirs du genre au Québec, Viandes Levinoff détient un quasi-monopole sur la transformation des vaches de réforme, c’est-à-dire des vaches laitières qui, une fois leur carrière terminée, sont transformées en steak haché.Levinoff fait déjà 50 % de ses achats d’animaux hors du Québec, et son abattoir Colbex abat environ 5000 vaches par semaine, selon 1TJPA La menace des producteurs pourrait être mise à exécution dès aujourd’hui.Dans les enchères publiques au Québec, hier, Levinoff a refusé d’acheter une seule des 500 vaches de réforme mises en vente à 42 cents la livre, le prix minimum décrété par l’UPA Seules huit vaches ont trouvé preneur chez de petits abattoirs.Des discussions ont eu cours toute la fin de semaine entre Viandes Levinoff et l’UPA sur la fixation d’un prix plancher.L’entreprise était prête à accorder jusqu’à 26 cents la livre, un prix beaucoup trop faible aux yeux des producteurs.L’affrontement semble à ce point inévitable que l’UPA a déjà transporté tout le matériel nécessaire au blocus à Drummondville.Ce blocus serait illégal, ce qui ne freine en rien la détermination des producteurs.Plusieurs d’entre eux ont affirmé au Devoir n’avoir «plus rien à perdre».La menace des producteurs ne sera levée que si le gouvernement Charest adopte une loi spéciale pour instaurer un prix minimum officiel pour les vaches de réforme ou si une entente intervient avec l’abat- JACQUES NADEAU, ARCHIVES LE DEVOIR toir à la satisfaction des producteurs.La ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Françoise Gauthier, a refusé de commenter les déclarations de l'UPA hier.Depuis des semaines, elle dit vouloir s’entendre avec les provinces et le gouvernement canadien pour la mise en place d’un prix minimum en vigueur d’un océan à l’autre.Avant le début de la crise de la vache folle en mai 2003, une vache de réforme pouvait se vendre entre 50 et 60 cents la livre.Les mêmes vaches se vendent entre 15 et 20 cents la livre depuis l’ejnbargo sur le bœuf canadien vivant imposé par les Etats-Unis.Les abattoirs américains prenaient auparavant 40 % des vaches de réforme du Québec et faisaient ainsi concurrence à Levinoff.Dans son édition d’hier, The Globe and Mail révélait que le président américain George W.Bush pourrait profiter de sa visite au Canada, aujourd’hui et demain, pour annoncer la réouverture de la frontière d’ici six mois.Laurent Pellerin a rappelé que «les producteurs mangent leurs bas» depuis la découverte en Alberta d’un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).Les producteurs ont enregistré une perte nette de 241 millions de dollars en 18 mois.Sans l’aide des gouvernements de 150 millions, ils auraient essuyé des pertes de 391 millions.L’UPA estime que les profits de Levinoff et des distributeurs alimentaires (Metro et Provigo, entre autres) ont augmenté respectivement de 144 % et 32 % durant la même période.Le prix du bœuf dans les épiceries est quant à lui demeuré le même malgré la chute de la valeur des vaches.Le Devoir La prochaine pandémie de grippe ferait 100 millions de victimes HELEN BRANSWELL Toronto — La prochaine pandémie de gripix' pourrait tuer plus de 100 millions de personnes dans te monde, a affirmé hier un directeur à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), te D’Shigeru Omi.Ce nouveau chiffre s’ajoute à la liste grandissante de prédictions qui font craindre aux experts que ne s’installe une certaine confusion et qu’un débat public sur le besoin de se préparer à affronter une pandémie n’ait pas lieu.Les chiffres avancés (publiquement) jusqu’ici vont de deux millions de victimes à 100 millions.En privé, les experts de la grippe' parleraient d’un nombre potentiel de victimes encore plus élevé.Plusieurs experts soutiennent qu’il ne faut pas trop s’attarder aux chiffres tout en gardant une vue d’ensemble.«H faut que les dirigeants du monde entier comprennent ce qui nous attend», a soutenu hier Michael Os-terholm, un épidémiologiste américain reconnu, ajoutant que ce ne sont pas des déclarations pour faire peur aux gens, mais pour les informer.La puissante flambée de grippe aviaire qui ravage les populations de volailles en Asie depuis un an est de plus en plus préoccupante: on craint que le virus ne devienne facilement transmissible aux humains — qui n’ont pas de défenses pour y faire face.la possibilité que la souche H5N1 du virus n’entraîne une pandémie inquiète particulièrement les experts de la maladie et les responsables de la santé publique — en raison de la virulence qu’elle a affichée jusqu’ici.Les experts pressent les gouvernements d’accélérer les démarches pour planifier les réactions à une pandémie potentielle.Et les chiffres qu’ils avancent ne sont que des estimations basées sur ce qui est connu des pandémies survenues au XXr siècle.Les experts ont besoin de chiffres pour attirer l’attention des législateurs ayant à gérer des budgets serrés, et pour quantifier les risques.Toutefois, les gros chiffres sont comme un couteau à deux tranchants, a admis le D' Keiji Fukuda, un expert de la grippe aux Centres (américains) pour le contrôle des maladies.Ils peuvent ouvrir les yeux, mais peuvent aussi créer un état de détresse, que les experts veulent éviter.En fait, en ce moment, personne ne peut dire combien de gens pourraient mourir si une pandémie de grippe frappait à l’échelle mondiale.«Si votre question est: “Combien de personnes vont mourir au cours de la prochaine pandémie?", la seule réponse raisonnable est: “Notes ne savons pas”», soutient Dick Thompson, le directeur des communications de la division des maladies transmissibles à l’OMS.Conscient que différentes personnes à l’OMS utilisent différentes prédictions, M.Thompson, a affirmé que l’organisation devait mieux évaluer le risque.Presse canadienne ROLEX SERVICE POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D’EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS.c/ôi^oufarie Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 Après plus de 30 ans CLUB 402 ferme ses portes fin janvier.Costumes Importes il Italie Vestons Importes il Italie Chemises 100 % coton 350$ 250$ 39"$a59"$ Cerruti 1881 —Zegna — Luigu Botto De tous nos, vêtements IMPORTES D’ITALIE LIQUIDATION TOME RÉLE Cj^lulo 1118, rua Sainte-Catherine Ouest 2- étage.Montréal • (S14) 881-3636 Heures d’ouverture : Lun.auven.IDhè 18h Sam.lOh à !6h Tous les soirs après 18h sur rendez-vous seulement 402 -HOMMC® DICTIONNAIRE des COOCCURRENCES à l’usage des écolesi Jacques Beauchesne Dictionnaire idéal à l’usage des étudiants et étudiantes qui tiennent la plume et qui parfois l’échappent.Dictionnaire des cooccurrences à l'usage des écoles Montréal, Guérin, 2004 Ouvrage cartonné ISBN 2-7601-6742-9 (576 pages) 14*20 cm Guérirtï 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514)842-4923 Courriel francelPguerm-editeur.qc.ca Site Internet : hnp://www.guerm-editeui.qc.ca mdavid@ledevoir.com I A 4 LE DEVOIR.LE MARDI 30 NOVEMBRE 2004 LES ACTUALITES Les bars de danseuses devront se passer du soutien d’Ottawa MANON CORNELLIER Ottawa — Les bars de danseuses nues ne pourront plus se prévaloir du programme des travailleurs temporaires qui leur permettait de recruter des femmes à l’étranger pour les amener danser dans leurs établissements , a indiqué le premier ministre Paul Martin hier aux Communes.•Le programme [.] est sous examen [sic]; c’est une exemption que le ministère n’a pas l'intention de continuer», a-t-il répondu au chef conservateur Stephen Harper.Le premier ministre a ainsi, apres un voyage de dix jours, calmé d’un cran la controverse qui entoure sa ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Judy Sgro, depuis quelques semaines.Tout a commencé quand on a appris que Mme Sgro avait accordé à Alina Balaican, une danseuse d’origine roumaine qui a travaillé bénévolement pour sa campagne électorale, un permis ministériel l’autorisant à rester au pays pour faire sa demande d’immigration.Depuis, les conservateurs soutiennent sans relâche que la ministre a fait preuve de favoritisme.Os exigent sa suspension du cabinet le temps que le Commissaire indépendant à l’éthique, Bernard Shapiro, revoie le dossier, une demande qu’a reprise le chef blo-quiste Gilles Duceppe hier.Mme Sgro, qui a elle-même présenté le cas à M.Shapiro, a maintes fois répété avoir accordé ce permis pour des raisons humanitaires et ne pas connaître Mme Balaican personnellement M.Martin a pour sa part invité l’opposition à laisser M.Shapiro faire son travail avant de sauter aux conclusions.Mais ce ne sont pas seulement les allégations de favoritisme qui ont mis Mme Sgro dans l’embarras.Il y a aussi le fait qu’un programme permette de recruter des femmes à l’étranger pour danser dans les bars de danseuses nues.La ministre a elle-même avoué son malaise ce sujet et dit se préoccuper du sort des femmes, surtout que certains cas d’abus et d’exploitation ont été mis en lumière au ?CHRIS WATTIER REUTERS Paul Martin a indiqué hier que le programme des travailleurs temporaires ne s’appliquerait plus aux danseuses nues.cours des dernières années.Contrairement à ce que l’opposition dit cependant, il n’existe pas de programme d’immigration particulier pour l’industrie du sexe.Le programme de travailleurs temporaires s’adresse à toutes les industries.Si celles-ci disent manquer de main-d’œuvre canadienne compétente, le ministère des Ressources humaines évalue l'impact économique que pourrait avoir l’embauche de travailleurs étrangers temporaires sur les travailleurs canadiens.S’il conclut qu’il n’y en a pas, l’industrie visée peut recruter à l’étranger des travailleurs qui bénéficieront d’un visa temporaire.C’est ce qui s’est produit pour les bars de danseuses nues en 1998.Or c’est cette dernière opinion qui a été scrutée à la loupe et qui cessera d’être en vigueur à partir de demain, a expliqué Stephen Heckbert, directeur des communications du ministre des Ressources humaines, Joe Volpe.C’est M.Volpe, affirme-t-il, qui a demandé cet examen dès le printemps dernier.La décision finale aurait été prise dès septembre et n’aurait aucun lien avec les problèmes de Mme Sgro, d’ajouter M.Heckbert Lan dernier, 82 151 travailleurs temporaires ont bénéficié d’un visa de travail temporaire.De ce groupe, 661 étaient des danseuses «exotiques», dont 552 Roumaines.Le Devoir Les coroners recouvrent la parole Le coroner en chef permet à ses subalternes de commenter leurs rapports ROBERT DUTRISAC euébec —- Le coroner en chef, M'Danielle Bellemare, a dé-de ne plus astreindre à la loi du silence les coroners qui peuvent désormais s’adresser à la presse afin de commenter leurs rapports, dans la mesure, toutefois, où ils le veulent bien.Au cours d’une conférence de presse, hier, M'Danielle BeDema-re a dévoilé la nouvelle politique de communications du Bureau du coroner qui met fin au bâillon imposé aux coroners depuis son arrivée en poste en janvier 2004.On revient essentiellement à la situation qui prévalait auparavant •Une meilleure réalisation du mandat de protection de la vie humaine doit impliquer que celui-ci [le coroner] puisse commenter ses rapports», a affirmé M'Bellemare qui était accompagnée d’un représentant de l’Association des coroners, Mf Pierre Bélisle.Ce changement de cap survient à l’issue de consultations avec, notamment, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), le Conseil de presse du Québec et la Tribune de la presse.•On est satisfaits des orientations de la coroner en chef et de sa plus grande ouverture.Les autres organismes gouvernementaux devraient maintenant s’en inspirer», a dit Philippe Schnobb, responsable du dossier à la FPJQ.Pour justifier sa position précédente, le Bureau du coroner avançait que le devoir de réserve des coroners les empêchait de commenter publiquement leurs rapports, à l’instar d’autres titulaires de fonction similaire au sein du gouvernement comme les régisseurs de la Régie du logement ou les commissaires au Bureau d’audiences publiques sur l'environnement (BAPE), a cité M' Bellemare.De plus, les coroners, une fois leur rapport déposé, ne bénéficient plus de l’immunité à l’égard de poursuites possibles.Mais, de conclure aujourd’hui le Bureau du coroner sans même attendre l’avis juridique qu’il a demandé sur ces questions, la protection de la vie humaine, mandat foncier du coroner, ainsi que le droit du public à l’information doivent primer les autres considérations.Il reste toutefois une dernière entrave à l’ouverture manifestée par la coroner en chef: certains coroners considèrent que parler aux journalistes afin de communiquer leurs recommandations au public fait partie de leurs tâches, alors que d’autres estiment n’avoir aucun devoir à cet égard.•Je suis avocat et je suis plus mal à l’aise avec les journalistes qu’avec un juge», a livré M'Pierre Bélisle, qui fait partie de la soixantaine de coroners qui remplissent cette fonction à temps partiel •Il faut respecter ces coroners», a dit M'Bellemare.En plus des coroners à temps partiel, le Bureau du coroner emploie 14 coroners permanents, ce qui comprend le coroner en chef et les deux coroners en chef adjoints.Certains de ces coroners s’adressent à la presse, d’autres pas, une contradiction manifeste compte tenu du mandat du coroner.M'Bellemare a indiqué, hier, qu’elle poursuivrait sa réflexion pour déterminer si la fonction de coroner permanent n’implique pas un devoir de communiquer avec la presse.Le Devoir Les sous-mariniers du Chicoutimi sont condamnés au silence MURRAY BREWSTER Halifax — La marine canadienne a interdit à l’équipage du NCSM Chicoutimi de parler aux médias afin d’empêcher les fuites concernant l’enquête sur l’incendie qui a fait un mort à bord du sous-marin.Ceux qui désobéiront à cet ordre pourraient être poursuivis en vertu des lois militaires, ont indiqué à la Presse canadienne des sources proches de l’enquête.Chacun des membres de l’équipage, qui a déjà été entendu par une commission d’enquête interne, a été prévenu qu’il ne devait pas discuter de son témoignage en public.Mais la semaine dernière, la marine a décidé d’ajouter plus de poids à cet ordre en menaçant de punir ceux qui y contreviendraient Cet avertissement a été lancé alors que se termine, à Halifax, l’enquête secrète menée par les militaires sur l’incendie à bord du Chicoutimi.D’autres témoins devaient être entendus hier, lors de la poursuite de l’enquête à Ottawa.Le major Tony White, porte-parole du vice-amiral Bruce MacLean — qui dirige la marine —, a expliqué que cet ordre était une étape nécessaire qui contribuerait à déterminer la cause de l’incendie du 5 octobre, au cours duquel le lieutenant Chris Saunders, un sous-marinier de 32 ans originaire de Halifax, a perdu la vie.•L’équipage du Chicoutimi a reçu l’ordre de ne pas parler aux médias, car la commission peut encore les rappeler pour témoigner où pour ajouter des précisions à leur témoignage», a dit M.White.Cinquante et un des 56 membres d’équipage ont passé trois semaines dans une chambre d’hôtel de Halifax, où ils ont dû répondre individuellement à des questions derrière une porte close.Ds ont été questionnés sur l’état de leur sous-marin ayant son départ d’une base de l’Ecosse, sur l’enchaînement d’événements qui a mené à l’incendie ainsi que sur ses conséquences.Des fuites ont révélé certains fragments de leurs témoignages, alimentant les rumeurs sur l’origine de l’accident et sur la possibilité qu’il soit le résultat d’une erreur humaine ou d’une défaillance mécanique., Selon un député de la Nouvelle-Écosse, dont la circonscription compte quelques sous-mariniers, la marine est allée trop loin en ordonnant le silence à l’équipage.Presse canadienne Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@Iedevoir.com 1 • N •D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 «150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES CONDOMINIUMS ETCONtOPRltTÉS SUD-OUEST près canal Lachlne Condos nauts, 2-3 c.c„ pl.bois, loyer, sic.5 modèles différents.Prévente «partir de 126 900$ Livraison juillet 05.514-823-163) TERRAINS ST-MICHEL-DES-SAINTS 67034 p.c.6000$ 244835 p.c.17000$ 450-833-6868 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS i LOUER BOUL 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logement esl olfert en le-cation (ou sous-tocahon), toute personne disposée à payer le loyer et é respecter le bail doit être trailèe en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou prétérence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse.l'orientation sexuelle l'elat civil, l'âge du locataire ou de et à ses entants, la religion, les convie.lions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handi-
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