Le devoir, 23 janvier 2009, Cahier B
LE DEVOIR.LE VE N I) R E I) I 2 3 .1 A N V I E R 2 0 0 0 OC LU n= CJ> MUSIQUE Pour Carl-Eric Hudon, exit le folk, bienvenue l’exploration Page B 5 NATURE Aires protégées: des châteaux forts aux murailles lézardées Page B 8 PHOTOS MIGUEL LE GAULT Les photos ont été prises à Igloofest la semaine dernière.L’hiver au corps Le duo allemand Modeselektor participe à Igloofest au Vieux-Port de Montréal Vendredi et samedi soir derniers, le mercure à Montréal, comme partout au Québec, frisait les 30 degrés sous zéro.Environ 2000 braves se sont tout de même présentés chaque soir au quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal pour danser en habit de neige dans le cadre de l’Igloofest.Le tableau était assez impressionnant: danseurs complètement délirants, contraste des corps chauds et de Pair glacial, musique suave dans la glace, chaque rythmique servant le be- soin de réchauffer les orteils.ÉTIENNE CÔTÉ-PALUCK Pour en remettre, les organisateurs de cet événement familial de trois fins de semaine attendent environ 5000 personnes ce soir seulement (fort probablement plus, en fait) grâce à la présence du duo allemand Modeselektor.Ce qui devrait en faire la plus grande soirée dansante extérieure qu’à jamais connue la métropole en hiver.Le Devoir a discuté avec l’un des membres de ce groupe expert de la fête et dont la prestation au Métro-polis, en mai dernier, s’était constituée comme le point marquant du festival Mutek.«Je crois que vous êtes habitués au froid: vous saurez donc quoi faire quand mes doigts deviendront bleus et noirs!, raconte sur un ton amusé Gernot Bronsert, joint plus tôt cette semaine à Berlin.J’espère que vous allez couper mes doigts avant que tout mon bras y passe! [rire] Est-ce possible d’avoir un canon à neige?R faut absolument que j’envoie un courriel pour demander ça.» C’est la première expérience extérieure hivernale pour Bronsert, mais cela ne l’empêche pas de s'amuser avec le concept.L’idée farfelue du canon à neige a pourtant déjà été tentée, sans succès, l’année dernière, celui-ci s’étant révélé amusant au premier abord mais aussi très rapidement dérangeant Modeselektor n’est pas à l’affût des dernières tendances.Le groupe a plutôt habitué son public à un mélange unique d’éléments de musique électronique des 15 dernières années.Plus que tout, ses prestations scéniques ont pourtant permis de façonner la majeure partie de son enviable réputation à MQntréal.Energiques et ludiques à la fois, les deux membres du groupe, souvent même pédants, ce qui accompagne trop fréquemment les artistes du genre.La photo de leur dernier album, sur laquelle on voit leur visage accolé au corps d’une femme et de son bébé, en est la démonstration la plus sûre.«Je travaillais au [célèbre] magasin de disques Hardwax de Berlin dans les années 90.J’y ai découvert que les DJ se prennent vraiment trop au sérieux, pensant qu’ils sont des musiciens intellectuels alors qu’ils ne font que placer une ligne de basse sur un rythme de batterie.A un moment donné, je me suis dit qu'il fallait enlever le sérieux de tout ça et commencer à laisser la place à l’amusement.Parfois, ce n’est pas facile d’être intelligent d’une manière drôle et amusante.Il y a beaucoup de gens qui tentent leur chance sans que cela ne fonctionne.Nous ne faisons pas pour autant de la musique de cirque ni des airs pour des émissions de télé pour enfants.Nous avons deux visages: parfois, nous exprimons beaucoup de colère dans notre musique, mais celle-ci se retrouve transformée en humour ou en d’autres émotions du genre.» Bronsert en prend pour exemple le désormais célèbre singe qui domine l’imagerie associée aux différentes parutions du groupe.Bien que cet animal soit ludique, l’image utilisée par Modeselektor présente un singe à l'air sérieux.«Je n’aime pas les modes et les tendances.Je n’ai pas besoin de porter des jeans serrés [à la mode chez les jeunes] pour avoir l’impression de faire partie d’une communauté.C’est le type de valeurs qu'on veut présenter à nos fans, jeunes et moins jeunes.» Chacun des membres de Modeselektor vient d'ailleurs de connaître la joie de la paternité et cela ne serait pas étranger à cette prise de conscience.Ça ne semble pas leur avoir enlevé le goût de la fête pour autant.«J’ai vraiment hâte à l’Igloofest.Il y a un bon moment déjà qu’on nous a offert d’y jouer et ça fait six mois que je rêve de participer à cette fête hivernale.Je viens d'ailleurs d’aller dans un magasin pour m’acheter une tuque.C’est la première fois de ma vie que j’achète une tuque: la dernière fois, c’était ma mère qui me l’avait achetée [rire].» Résultat d’un,e association entre les Piknics Électroniks et le Vieux-Port de Montréal, l’Igloo-fest est présenté ce soir et demain ainsi que vendredi et samedi prochains sur le quai Jacques-Cartier, dès 18h.La prestation live de Modeselektor sera précédée ce soir par celle des DJ montréalais FunkyFak et Skratch Bastid, ainsi que par l’Allemand Housemeis-ter.Comme le veut la tradition, un concours pour l’habit de neige le plus original est encore une fois organisé cette année.¦ Renseignements: www.igloo fest.ca.Collaborateur du Devoir Une année bœuf! Pour célébrer le Nouvel An chinois, Tours Kaléidoscope propose une visite guidée dans le quartier chinois de Montréal.En plus d’en apprendre davantage sur cette fête — et sur cette nouvelle année du bœuf —, les spécialistes partageront avec les curieux leurs connaissances sur l’histoire de cette communauté et ouvriront les portes d’établissement typiques: temple bouddhiste, magasin d’objets de culte, herboristerie et épicerie, tout en expliquant Içs rituels du Nouvel An chinois.A la fin de la visite de deux heures, un repas traditionnel est servi.Sur réservation.Départs à 10h30 et 15h les samedis 24 et 31 janvier puis 7 février, ainsi que les dimanches 25 janvier, T'r et 8 février.® 514 990-1872.www.tourskaleidoscope.com.Et la lumière fut Le Gesù propose une exposition tout en lumière.Dans le cadre du concours d’idées pour illuminer sa façade, il a regroupé 37 propositions d’éclairage architectural et scénographique qui lui sont parvenues de l’Italie, du Brésil, du Royaume-Uni, de l’Inde, des Etats-Unis et, bien sûr, de partout au Canada.Le public est invité à voter pour le projet qui l’inspire.Le gagnant du prix du public méritera une bourse de 2000 $, tandis que les trois lauréats désignés par les membres du jury décrocheront 10 000 $, 5000 $ et 3000 $.Les visiteurs peuvent voter jusqu’au 28 février mais l’exposition Lumière au Gesù, dans le cadre du plan de lumière du Quartier des spectacles, s’étire jusqu’au 28 mars, www.gesu.net.Dans la marge Les étoiles du hockey envahissent la métropole, et la rue Crescent de surcroît On n’a pas de billet pour le fameux match?Qu’à cela ne hernie, spectacles et activités se déroulent dès aujourd’hui dans la rue.En plus des sculptures sur glace grandeur nature à voir entre 17h et 18h ce soir, les fans du hockey pourront rencontrer Mike Komisarek, défenseur de l’alignement partant des Etoiles de la LNH, tandis qu’entre 18h30 et 19h30, c’est Gordie Howe, le joueur qui a participé 23 fois au célèbre Match des Etoiles, qui prend le relais au bar Sir Winston Churchill (1459, rue Crescent).Demain, dès 19h, cjans le cadre du Concert des Etoiles de la LNH, The News Cities (synth-punk new-wavé) et le groupe rock Hedley s’offrent en spectacle.Tout ça gratuitement.Des tuques Royal La Guerre des tuques envahit le mont Royal ce week-end en prévision d’une méga-bataille de boules de neige au parc Jeanne-Mance, à côté de la statue.Demain, dès 13h, c’est le réchauffement et la construction des forts.Et dimanche, à 14h: bataille générale.Le 25, Roch Demers, le producteur du film, y sera avec une équipe de tournage pour célébrer le 25' anniversaire du film.Détails sur l’événement et l’habillement (les une-pièce orange fluo et les tuques en macramé seront à l’honneur) sur la page «Facebook Hommage à la Guerre des tuques», www.facebook.com/event, ph p ?eid=464 56381894.Emilie Folie-[loivin m 1 w; \ f f < Nfc «C< 4 I I L K I) E V 0 l K , L E V E N 1) R E I) I 2 3 .1 A N V I E R 2 0 0 9 WEEK-END CULTURE Une foire pour fanas de cinéma Cette année, le Ciné-Bazar double sa superficie GUILLAUME B O U R G AU LT-C Ô T É Pour certains, ce ne sont là que des «vieilleries» encombrantes: pour d’autres, il s’agit au contraire de petits trésors de collectionneurs.Avertis ou amateurs.En ciblant ces «autres» qui ont le goût de la collection ancré en eux, l’agence de presse cinématographique Médiafllm (qui établit les cotes de 1 à 7 accompagnant la fiche officielle des films au Québec) organise demain son deuxième Ciné-Bazar (de 9h à 16h, au 4816 rue Garnier, au sous-sol de l’église Saint-Stanislas).Il s’agit d’une foire axée sur le septième art: films en VHS, en DVD ou en bobines, vieilles photos, cartes postales, autographes, livres, revues.En un an, l’événement a pratiquement doublé de taille.Une cinquantaine de tables seront donc déployées pour accommoder environ 25 exposants.L’an dernier, un millier de cinéphiles s’étaient déplacés.Richard Béliveau, un collectionneur avisé (il court les foires spécialisées de New York à.Saint-Hyacinthe), sera de retour cette année.«J’ai vendu pour 1000 $ l’an dernier, mais c’est surtout pour le plaisir de savoir qu’on vend à des gens qui aiment le cinéma que ça vaut la peine», disait-il hier, joint par téléphone.M.Béliveau opère en périphérie des films: sa collection est plutôt composée de revues des années 20 à 60 — avec les Charlie Chaplin, Marilyn Monroe ou Jayne Mansfield en page couverture —, de photos dédicacées, d’affiches de films.«L’année passée, il y a un type qui est venu me voir parce qu'il cherchait des trucs sur Maria Chapde-laine [réalisé en 1934, avec Jean Gabin], J’en ai trouvé, et j’en aurai d’autres demain.En même temps, c’est comme un petit défi de répondre à la demande.» Du côté de Médiafllm, les profits engendrés seront mis de côté pour un projet visant à permettre à des écoliers défavorisés de Montréal de faire une sortie au cinéma.C’est le chroniqueur et critique du Devoir Martin Bilodeau — rédacteur en chef de Médiafllm — qui organise l’événement, inspiré des «Cinglés du cinéma», une foire du même acabit se déroulant chaque année à Argenteuil.Le Devoir Conflits syndicaux dans les quotidiens de Montréal The Gazette pourrait être en lock-out dès lundi Il s’agit d’une foire axée sur le du septième art: films en VHS, en bobines, vieilles photos, cartes postales, autographes, livres, revues PAUL CAUCHON Les problèmes s’accumulent pour les journaux montréalais: alors que le Journal de Montréal fait face aux discussions de la dernière chance aujourd’hui, les employés de The Gazette craignent au plus haut point le déclenchement d’un conflit de travail lundi.Au Journal de Mon tréal, les discussions étaient encore dans l’impasse hier, selon les informations du Devoir, et la direction de l’entreprise n’a pas apprécié que le syndicat revienne devant le conciliateur hier avec les mêmes positions, après avoir tenu une assemblée générale mercredi pour réitérer son soi)tien à son comité de négociation.A moins d’un déblocage très improbable aujourd’hui, tout semble donc en place pour le déclenchement d’un conflit majeur cette fin de semaine.De- puis le début janvier, le syndicat et la direction négociaient devant un conciliateur et s’étaient engagés à ne faire aucune déclaration publique jusqu’à ce soir, 23 janvier.Par ailleurs, la température n’est pas non plus au beau fixe en ce qui concerne The Gazette, alors que des rumeurs persistantes font état de la possibilité d’un lock-out lundi.Les syndiqués de The Gazette doivent se réunir dimanche en assemble générale pour voter sur les dernières offres patronales.Les négociations à The Gazette ont été moins médiatisées que celles au Journal de Montréal, mais les employés sont sans contrat de travail depuis cet été.Les négociations ont commencé en juillet et elles n’ont pas encore permis d’en arriver à une solution.Le 15 janvier dernier, la Guilde des employés de journaux de Montréal, le syndicat qui regroupe quelque 250 employés à The Gazette (rédaction, publicité, bureau, annonces classées, etc.) lançait une pétition, Sauvez l’aspect «Montréal» de la Gazette, pour protester contre les intentions du propriétaire, Can West Global, de déplacer plusieurs services et activités à l’extérieur du Québec.En novembre dernier, Can West avait annoncé une réduction de 5 % de ses effectifs au pays, soit environ 560 emplois, pour tenter de réduire ses coûts d’exploitation de 61 millions par année.A Montréal, The Gazette avait mis sur pied en 2007 un programme de départs volontaires qui a permis d’économiser un million de dollars.Au printemps 2008, le journal annonçait son intention de transférer à Winnipeg 46 emplois de son service à la clientèle.Le Devoir THÉÂTRE La guerre des sexes PUR CHAOS DU DESIR Texte et mise en scène de Gilbert Turp.Jusqu’au 31 janvier, à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui.MARIE LABRECQUE Il faut croire que suffisamment d’eau a coulé sous les ponts.Certains artistes québécois semblent désormais prêts à aborder dans leurs œuvres le massacre de Polytechnique.Bientôt transposée sur les écrans de cinéma, la tragédie a aussi inspiré une pièce qui en examine les répercussions sur les relations amoureuses.Dans Pur chaos du désir, Gilbert Turp scrute le fossé qui sépare hommes et femmes à l’échelle d’un couple chez qui la tragédie collective provoque une remise en question.La création raconte une année dans la vie d’un ménage qui se désintègre progressivement La tuerie de 1989 atteint durement ce jeune couple d’universitaires qui vient d’avoir un bébé.Rose se braque d’abord devant les manifestations d’affection physique; Benoît perd un ami, étudiant à la faculté d’ingénierie, qui se suicide par culpabilité.Leurs trajectoires personnelles divergent de plus en plus: alors qu’elle s’épanouit dans sa carrière, il s’enfonce dans l’apathie et la dépression.Elle avance, il fait du sur-place.La communication entre eux est malaisée, et le texte les montre d’ailleurs souvent séparément, à travers leurs conversations VALERIE REMISE Le comédien Guillaume Champoux dans une scène de Pur chaos du désir téléphoniques avec autrui ou dans des monologues-diatribes.Dans une scène, on voit même Benoît s’adresser à son organe sexuel.Bref, il y a des maladresses dans ce texte qui s’amorce — mal — par une phrase un peu grandiloquente: «La violence des hommes me fait horreur».Dure tâche, parfois, pour les deux interprètes (Guillaume Champoux et Catherine Florent), que de donner une sonorité naturelle à certaines de ces répliques.Il me semble que la pièce s’améliore, acquiert des accents de vérité, à mesure qu’on s’éloigne des références directes à Polytechnique et de la dimension sociopolitique explicite sur le massacre.L’illustration du gouffre qui divise de plus en plus le couple, de l’incompréhension et de la rancœur qui s’accumulent, produit par contre certaines bonnes scènes.Les comédiens jouent avec abandon et la petite salle favorise cette sensation d’intimité.Au-delà de Polytechnique et des discussions qu’elle provoque sur la violence, la pièce construit surtout le portrait plutôt juste de la lente dérive d’un homme, qui au départ semblait pourtant le moins affecté des deux.Pur chaos du désir traduit le désarroi d’une certaine condition masculine laissée dans le «vide», d’une difficulté des hommes à exprimer leur mal-être.Collaboratrice du Devoir EN BREF Arcade Fire pour l’équipe d’Obama Washington — Au terme d’une semaine bien chargée de festivités entourant l’inauguration du président américain Barack Obama, son équipe politique aura semble-t-il droit à une autre fête: un concert privé du groupe rock indépendant canadien Arcade Fire et de la star du rap Jay-Z.Le spectacle privé, qui devait avoir lieu à la salle de concert The Armory de Washington, hier, était uniquement ouvert aux membres de l’équipe du président, selon le New York Times.Arcade Fire, dont les membres viennent de Montréal et du Texas, n’en est pas à son premier concert en soutien au président américain.Le groupe s’est déjà produit l’an dernier, lors d’événements d’inscription électorale.Un documentaire sur le groupe, intitulé Miroir noir, prendra l’affiche au mois de mars.L’équipe de tournage a suivi la formation tout au long de la production de son album Néon Bible, en 2007, et dans le cadre des tournées qui ont suivi.Le rappeur J ay-Z s’est lui aussi montré un ardent partisan de Barack Obama tout au long de sa campagne électorale, depuis les primaires démocrates jusqu’à son élection à la présidence.- La Presse canadienne à LA TELEVISION 18h00 | 18h30 | 19h00 19h30 | 20h00 | 20h30 Le Téléjournal Du coeur au ventre Une heure sur terre ! LeTéléjournat La zone Du talent à revendre -, 221145 Denis Lévesque Juste pour rire i VL0G Le TVA 22 [/Sketchs ] j™?ÎÀiaiïiStâsïoTBarcelone, entre j Belle et Bum / Sophie Cadieux j mer et montagnes j 23h45 La fosse aux lionnes 123h45 L'ESPION QÜi M'AIMAIT (1977) RDS HIST0RIA SERIES+ ZTELE C.SAVOIR EVASION TF0 RDI en direct RDI en direct 17h55 Champion Journal FR Humour en santé Touche-Sarah [Goût-Louis Ram Top5 Anglo Top5 Franco Wildfire / Le grand pardon Les Simpson jNaruto Sports 30 (D) Nos familles Temps-Paix Temps-Paix L A Enquêtes prioritaires La porte des étoiles 17h30 Harcèle ESB présente.17h00 FIS Ski alpin Cornemuse I Wonder Choux 24 heures en 60 minutes Club social Crimes passionnels Décore ta vie [Airoldi-sortie Décompte MusiquePlus Le grand décompte MusiMax Terminator: Les chroniques de I Knock-out Sarah Connor Partie 2 de 2 Grands Report.Imax Thalassa / En Guyane Autopsie__________ Des maisons d'occasionî [Dansje trouble ÎDI-Gata Ligue-question Compte à rebours Tout sur moi [Cinq jours Les experts Comment ça Jobs de bras Lire 'e patrimoine religieux Les marchés de Philippe Panorama documentaire Les American Gladiators L'Antiquité Touche pas! Classe Titans Lutte impact TNA Le Téléiournal________________j RDI en direct .IL'arsauvaiê [Arte reportage Preuves àLapqui César parie chiens Mon char [ Pamela Lindex Charmed / Le monde à l'envers Les Simpson 4 American Dad [Naruto Daniel Boucher DE L'AUTRE CÔTÉ DE LA RUE (2004) Fernanda Montenegro.[110% j Monsieur Showbiz | DANS ,L OMBRE D.Le National (Le féiéjournal _ 1 Le journal RDI 22h40 Géopolit TV5 le journal L'UN RESTE, L'AUTRE PART J_ [ L'antichambre jC.S.I: Miami [Monstres Mécaniques Mini-Biz Guide restes VOIR [L'art d'être parent Un tueur si proche ByeMaisqn Ma.maison Casse-Gueule État critique L index québéc Le top 5 de.70 [Degrassi Punch Sports 30 (D) Images-chocs___________ Usa Williams Ram Musicographie québécoise Frank vs Girard M ; GL Les Simpson Ligue-question R-Force American Dad Ski maq Culture du X Cinéma Rock N' Road [Jack Johnson ]Hors d'ondes Punch ! Images/sec.The Unit: Commando / Rivalités GLORIA (1998) avec Jean-Luke Figueroa, Jeremy Northam, Sharon Stone.'.‘ ~ “ “ [13 TZAMETI (2005) TheShak Access H ¦mm 17h40 ALEXANDRE LE GRAND (1956) Richard Burton.^1?h00 ECRIRE POUR EXISTER 19h10 MA FOLLE JOURNÉE EN VIDÉO (2008) |News Coronation St.Jeopardy Access H.efalk [House & Home : EJ.Canada Tint.Tonight [ Best Friends Centre oi the Earth / Japan [ World News i Fox 44 News [ Deai/NoDeal Evening News [Ent.Tonight NBC News Jeopardy Wheel Fortune [2 1/2 Men [2 1/2 Men {Worldfqcus [Vermont Week The NewsHour With Jim Lehrer C'est juste de la TV Sans laisser de trace________ Péril en haute mer/Cady Luck Qu’est-ce que le bonheur?Le Top 10 PORTO DE MON ENFANCE Grandes entrevues / Les Bleu Poudre La loi et l'ordre: Crimes sexuels Sue Thomas / Père et fils Destin Bruno SHAMPOOING (1976) Warren Beatty.BRAVO DISCOVERY HISTORY NEWSW0RLD SHOWCASE LEARNING TSN 01/23 King otthe Hilt [The Simpsons | News News Business News Cold Case Files Street Legal / The Cost of Love | How It's Made j How It's Made | Urban Legends [ Urban Legends j NCIS / Suspicion News CBC: Business jAround-World j Scene Wife Swap 'The Outer Limits What Not to Wear/Tara Real Simple Real Lile./ Sue 20h45 Cinéjqur Rick Mercer [Marketplace Ghost Whisperer Howie Do t Hcwie Do It The Agenda with Steve Paikin Wife Swap / Martin/ Vallone Ghost Whisperer Howie Do It Howie Do It Smarter-5th Grader Wash.Week Chasseurs de fantômes Liens de sang / Malaise vaudou Scénario calas Bilan du siècle L éthique du bonheur____________________[CORIM A faire dans une vie/Afrique Champagne! / La Maison Deutz de la pêche [ D0G0RA: OUVRONS LES YE.' 23ht 5 Pointe-aux-chimères ' 0ht 0 Aprent 21h50 FRISSONS (1996) avec Neve Campbell.David Arquette 123h45 FRISSONS 2 (1997) LES RUINES (2008) Jonathan Tucker.[Access H.[eTalk [CSI: Miami/Vengeance Prisoners ot Age [ Daily Planet RoadsideAdv [Outdoors Ghost Whisperer CSI: Miami Fact Presents | Beyond/Screen Project Earth / Raining Forests Shockwave The Hour / Malcolm McDowell Da Vinci's Inquest Canadiens: 100 Years Flashpoint / Haunting the Barn Friday Night Lights Heartbeat / Danse Macabre Supernanny Flashpoint / Haunting the Barn Friday Night Lights Don't Forget the Lyrics Moyers' Journal Wash.Week ] NOW Flashpoint / Haunting the Barn CSI: Miami / Come as You Are [The Beast/Two Choices^ WHITE PALACE (1990) avec James Spader, Susan Sarandon Man vs.Wild / Sahara j Deranged / Ted Bundy [ 22h35 FUITE ET POURSUITE (2007) C8C News: The National Raising the Bar/I Will, I'm Will Numb3rs Man Gregg ~l Film 101 20/20 Numb3rs Dateline NBC FOX 44 News TtMZ (Independent Lens ! Bill Moyers1 Journal The Hour/James Cameron News___ [ctv News News The Agenda with Steve Paikin 23H35 News Sex 8, City News_________ News_________ Family Guy News News Raising the Bar /1 Will, I'm Will[News : Criminal Minds/ No Way Out jLaw & Order Daily Planet Cinéma________ Fashion File OhOSCSI NY ECW Wrestling Heartbeat OhOS Kimmel 23h35 David Letterman 23h35 Tonight Show J.Leno Seinfeld Charlie Rose Charlie Rose CTV News 70s Show NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LA JOUTE Les débatteurs de la soirée: Steven Guilbeault, Maxim Martin et l’économiste Dominique Vachon.Télé- Québec, 20h À LA DI STASIO Poursuite du périple espagnol, avec arrêt ce soir à Barcelone, ce qui ne devrait vraiment pas être triste.Télé-Québec, 21h UNE HEURE SUR TERRE Le sujet de ce soir: la renaissance des autochtones à l'heure de la mondialisation.On se déplace en Bolivie, en Chine et au Canada.Radio-Canada, 21h CANADIENS: 100 YEARS Dans la série des émissions spéciales consacrées au centenaire des Canadiens de Montréal, la contribution ce soir de George Stroumboulopoulos, l’animateur de The Hour.CBC, 21 h 0h05 CSI: NY CS : Miami W.Trace Man vs Wild Urban Legends J Urban Legends CBC News: The National festees I K.vs.Spenny What Not to Wear Ax Men/ The Final Haul the fifth estate Webdreams j Sin Cities: Life Miss America: Count Jobs in the Danger Zone News Wile Swap What Not to Wear SnortsCentre i Tennis (01 Shockwave The National Numb3rs Miss America Oft the Record I SoortsCentre That’s Hockev Stronoest Man i Stronaest Man NBA Basketball / Raotors de Toronto c Bulls de Chicaoo (D) Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent (3) 1 res bon (4) Hon — (5) Passable (b) Mediocre (7) Minable A LA 01 STASIO EN ESPAGNE CE SOIR 21 H BARCELONE AVEC SES BARS À TAPAS, SES RESTAURANTS, SES CHOCOLATERIES.Télé-Québec AVEC JOSÉE DI STASIO «tnrT c L E DEVOIR.L E VEN I) R E I) I 2 :i .1 A N V 1ER 2 0 0 9 B :i ‘ WEEK-END CINEMA A Faffiche semaine SOURCE: MÉD1AFILM.CA SOUTH OF THE MOON Québec.2008.108 min.Drame psychologique d’Antonio DiVerdis avec John Ralston, Jake McLeod, Moya O’Connell.Perturbé par des rêves étranges et les querelles incessantes de ses parents, un jeune adolescent trouve du réconfort auprès de son oncle, un musicien au passé mystérieux, rongé par des démons intérieurs.• V.o.AMC Forum, Lacordai-re, Des Sources MARTYRS France - Québec.2008.99 min.Drame d’horreur de Pascal Laugier avec Morjana Alaoui, Mylène Jampanoi, Catherine Bégin.Après avoir vu son amie psychotique massacrer une famille dans la maison où elle aurait été séquestrée et torturée dans son enfance, une jeune femme est à son tour capturée puis torturée par des individus au service d’une étrange secte mystique.• V.o., s.-t.a.: AMC Forum ENTRE LES MURS France.2008.128 min.Drame social de Laurent Cantet avec François Bégaudeau, Rachel Régulier, Esméralda Ouertani.Une année dans la classe de français d’un enseignant dans un lycée multiethnique en banlieue de Paris, marquée par ses espoirs obstinés de faire réussir des élèves parfois imperméables à son enseignement.• Vo.: Quartier latin, StarCité • V.o., s.-ta: Ex-Centris, AMC Forum 3 SAISONS Québec.2008.100 min.Drame social de Jim Donovan avec Caroline Néron, Romano Or-zari, Carinne Leduc. Montréal, en l’espace de quelques mois, les destins de cinq personnes d’origines, de conditions sociales et de générations différentes se retrouvent liés par une série d’incidents tragiques.• V.o., s.-t.f.: Beaubien DERRIÈRE MOI Quebec.2008.84 min.Drame psychologique de Rafaël Ouellet avec Carina Caputo, Charlotte Legault, Eliane Gagnon.Séjournant dans une ville de province, une belle et mystérieuse Montréalaise se lie d’amitié avec une adolescente naïve et encore pucelle.Après quelques jours, sur un coup de tête, elle lui propose une folle virée dans la métropole.• V.o., s.-tf.: AMC Forum.• V.o.Ex-Centris Capra, Dickens et Obama On peut difficilement imaginer plus belle semaine que celle qui s’achève.Une semaine ca-praesque, pendant laquelle Barak Obama est entré à la Maison-Blanche, avec les espoirs de changement que ça suppose.Et une semaine dickensienne, où Slumdog Millionaire est sorti du ghetto des cinémas nationaux en raflant 10 nominations aux oscars, dont celles des meilleurs film, réalisateur, scénario adapté, etc.Le rapport entre l'un et l’autre?Il est symbolique, je vous le concède.Mais reconnaissez tout de même que l’arrivée au pouvoir d’un président à la peau noire, aux racines en partie africaines, qui promet l’ouverture de son pays aux affaires du monde (après huit ans de politiques isolationnistes bu-shiennes), et l’admission dans la course aux Oscars d’un film d’auteur, anglais certes, mais tourné en Inde, en hindi (pour la moitié), sans vedettes, est une très,heureuse coïncidence.Aux Etats-Unis, plusieurs chroniqueurs et gens du milieu se demandent si, sur l’impulsion de l’obamamanie, Hollywood va pousser la roue du changement en présentant à l’écran un plus large éventail de personnages de race noire, ou non caucasiens.Il serait grand temps.Car pour l’instant, les studios desservent la population afro-américaine, spécifiquement et avec la condescendance que ça suppose, avec des comédies insipides et des adaptations à la chaîne, par la star chrétienne Tyler Perry, de ses propres pièces de théâtre (Ma-dea’s Family Reunion, par exemle), qui passent sur nos écrans en coup de vent, lorsqu’ils ne sortent pas directement en DVD, après avoir été exploités dans les ghettos d’Amérique du Nord, où leurs perspectives commerciales sont plus sûres.Le seul acteur sur lequel Hollywood mise sans compter demeure Will Smith (Men in Black, Ali, Seven Pounds).Maître incontesté du box-office, son attrait se mesure des deux côtés de la barrière raciale et sa popularité dépasse celle des Russell Crowe, Brad Pitt, Sean Penn et compagnie.Les oscari-sés Halle Berry (pour Monster’s Ball), Denzel Washington (pour Training Days) et Jamie Foxx (Ray) ont en revanchç plus de difficulté à s’imposer.A coups de Catwoman et de Things We Lost in the Fire, la première est devenue «box-office poison», comme autrefois Katharine Hepburn, he second est beaucoup plus conservateur dans ses choix, mais son attitude de prêcheur de bonne moralité ne suscite plus guère d’enthousiasme.Enfin, la carrière de Foxx avance en dents de scie, comme celle de Forest Whitaker (oscarisé pour Last King of Scotland), qui faisait hier matin l’annonce des candidatures aux oscars.Un hasard?M’étonnerait.L’an dernier, on avait demandé à Kathy Bates.Au petit écran, Oprah Winfrey règne au sommet grâce à son talk-show quotidien enregistré à Chicago (ground zero d’Obama).Or, si la reine est Noire, l'univers télévisuel qui l’entoure, duquel provient Will Smith (vous rappelez-vous Fresh Prince ofBel-Air?), lave pas mal blanc.Et si la révolution espérée venait de la télévision, comme d’ailleurs Will Smith?Dans l’édition de dimanche du Los Angeles Times, la romancière américaine Susan Straight s’interrogeait, à travers un texte très éclairant, sur l’impact possible d’Obama dans la ségrégation raciale qui persiste dans la création artistique américaine: «Peut-être que la présence [à Washington] d’un président qui ressemble à des millions de gens métissés aura pour effet d’assouplir les lois rigides qui régissent la création des films, des romans et des arts visuels.[.] Si le visage d’Obama devient symbole de l’Amérique, peut-être que les films et les romans américains comporteront moins de Noirs de second plan, qui servent de faire-valoir aux héros blancs.Grâce à Michele Obama, peut-être qu’une actrice de race noire pourrait avoir le premier rôle dans un film d’action; celle-ci pourrait même avoir une copine de race blanche qui joue un tout petit rôle, fait beaucoup de mise en valeur patiente de l’héroïne et la laisse avoir le gars à la fin.» Les Américains ont voté à majorité pour Obama.Reste à Hollywood de faire la même chose, dans le concret.Martin Bilodeau lO NOMINATIONS dont Meilleur Film 2 NOMINATIONS dont Meilleur Acteur MICKEY ROURKE c WRESTLER „ VO+STF VO+STF E3 Métro Place des arts - Autobus 80/129 rCINÉMA DU PARC ' J 3575 Du Parc 514-281-1900 ¦ meilleur f^iim h sluimfog " millionaire |pp^ VGA Sur deux écrans! 8 nominations dont Meilleur Acteur SEAN PENN MILK 3 heures de STATIONNEMENT GRATUIT C INEMA PARALL3L E Depuis plus de 40 ans + + + + nevj î+ O U.li.< 11 ¦< Derrière moi /uhas-ims M RAFAËL OUELLET, 90 min, v.o.française MARTHA QUI VIEblT DU FROID / 13h00\l8h10 [S] Marquise Lepage, 83 min, v.o.française, apglaise, inuktitut, s-t.f, LE MAGICIEN DE KABOUL/21 h25 \ [1] Philippe Baylaucq, 82, min, v.o.japonaise, dart pachtou, anglaise, s-t.f.7e CIEL (CLOUD 9| / 1 lth2D \ |â| — ] Andreas Dresen, 96 mip, v.o.allemande, s-t.f, EX-CENTRIS 3536 boul.Saint-Laurent, Montréal, Québec, H2X 2V1 billetterie: 514 847-2206 I courriel: paralleleOex-centris.com I www.ex-centris.com Rétrospective Jacques Demy à la Cinémathèque québécoise Pas de Demy à moitié ANDRÉ LAVOIE Son cinéma était souvent «en chanté» et nul doute que les cinéphiles tomberont encore sous le charme de ses films débordants de couleurs, de sonorités envoûtantes et d’une candeur juvénile.Il ne faut pourtant pas croire que Jacques Demy n’était que frivolité; ses personnages avaient beau chanter à pleins poumons dans des décors rose bonbon, ils pouvaient être happés par la guerre d’Algérie (Les Parapluies de Cherbourg), la guerre du Vietnam (Model Shop) ou les luttes ouvrières (Une chqmbre en ville).A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 8 mars, la Cinémathèque québécoise plonge dans l’univers de Jacques Demy, un monde dont l’horizon ne se réduit pas au port de Cherbourg ou au cake d’amour joliment préparé par Catherine Deneuve dans Peau d’âne (1971) et qui a fait saliver plusieurs générations d’enfants.Dans cette rétrospective exhaustive, on trouvera bien sûr ses grands succès — qui furent somme toute assez rares —des films oubliés (dont L’Evénement le plus important depuis que l’homme a marché sur la lune) et quelques raretés.On pourra ainsi apprécier sa vision de Colette dans La Naissance du jour, téléfilm réalisé en 1980, et Lady Oscar (1978), une production japonaise avec des acteurs britanniques inspirée d’un manga transposé dans la France du XVIIF" siècle.Vous avez dit étrange?En effet, celui qui se réclame tout à la fois de Robert Bresson, de Jean Cocteau et de Max Ophuls et qui, enfant, a connu son premier éblouissement cinématographique devant Blanche-Neige et les sept nains, ne se laisse pas facilement catégoriser.Certes, son amour de la comédie musicale apparaît comme l’une des caractéristiques les plus évidentes de son œuvre dès 1961, avec Lola, un succès qui s’explique tant par l’ingéniosité de Demy que par la grâce de sa vedette, Anouk Aimée, et le début d’une complicité pratiquement ininterrompue avec le compositeur Michel Legrand.Et ce n’était guère étonnant de voir Gene Kelly virevolter entre Catherine De-neuve et sa sœur Françoise Dorléac dans Les Demoiselles de Rochefort (1967), qualifié par Demy fi «opérette sentimentale».Cet amour de la comédie musicale n’allait pas échapper à Hollywood, lui offrant la possibilité de tourner là où certains de ses rêves de cinéphile avaient été fabriqués.Malheureusement, l’expérience le rendra morose, du moins à en juger par Model Shop (1968), à la fois un mince prétexte pour faire revivre Lola (toujours avec Anouk Aimée) et une envie de montrer la Californie telle qu’elle était à cette époque (le film devait d’ailleurs s’intituler Los Angeles 1968).Et parmi les nombreuses choses fascinantes que l’on découvre dans L’Univers de Jacques Demy (1994), signé par sa célèbre compagne, Agnès Varda, le cinéaste espérait engager un jeune acteur inconnu plutôt que Gary Lock-wood, l’un des astronautes du 2001 de Stanley Kubrick, un nom supposémenl accrocheur.Demy préférait, et de loin, un Dans cette rétrospective exhaustive, on trouvera bien sûr ses grands succès — qui furent somme toute assez rares —, des films oubliés et quelques raretés CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE Qualifié par Demy d’«opérette sentimentale», Les Demoiselles de Rochefort (1967) mettait en vedette Catherine Deneuve et sa sœur Françoise Dorléac.certain.Harrison Ford, avec qui d’ailleurs il a entretenu une longue amitié.En plus de ses premiers courts métrages ou des films que Varda a consacrés à l’œuvre de son conjoint, dont le sublime Jacquot de Nantes (1991), tourné peu de temps avant la mort de Demy, le 27 octobre 1990, cette rétrospective présente certains coups de cœur du cinéaste.Avec Singin’ in the Rain, Lola Montés ou La Belle et la Bête, voilà quelques balises qui nous permettent d’enrichir notre connaissance de ce réalisateur d’une élégance rare, d’une légèreté séduisante, mais aussi d'une gravité certaine.Collaborateur du Devoir ¦ Pour connaître l’ensemble de la programmation de L’univers de Jacques Demy, à la Cinémathèque québécoise, consultez le site www.cinematheque.qc.ca ou composez le ® 514 842-9763.EN BREF Martyrs interdit aux moins de 18 ans La Régie du cinéma a décidé de classer le film Martyrs «interdit aux moins de 18 ans».Ce film d’horreur du réalisateur français Pascal Laubier, principalement tourné au Québec et dans lequel on retrouve quelques comédiens québécois, a soulevé la controverse en France.Il sort dans les salles québécoises aujourd’hui.- Le Devoir LES PRODUCT! L'OFFICE NA TION AVEC PRÉSENTENT UN FILM DE MARQUISE LEPAGE EN NOMINATION AUX OSCARS f MEILLEUR FILM EN LANGUE ETRANGERE t PALME D’OR FESTIVAL OE CANNES - 2008 MEILLEUR FILM x.«Le jeu des personnages et l’écriture sont magiques.C’est un film provoquant et très généreux qui nous a tous touchés profondément C’est un cadeau d’un puissant optimisme.» Sean Penn.Président du Jury - Festival de Cannes 2008 ?(ft*, iwabi*) (ton.afXùiM) (ihf *»(rtw) Pams AtakVi TëlétioeciBS léléitamo ?(fl*.(ml (fl* ^wttu ) MLoCKuptitoltt Positif Le Abonde ?(fl* qwnbL*) VÂtoéf^ition (n* e signal destiné à l’Afrique sera renforcé par un signal destiné à la zone anglophone avec, à partir du 26 janvier, une montée en puissance du sous-titrage en anglais.Courant 2009, le signal Asie, qui couvre sept fuseaux horaires, sera également dédoublé.Enfin, le volume du sous-titrage dans les neuf langues utilisées sur la chaîne sera augmenté de 50 %, pour élargir l’audience de TVSMonde hors du cadre francophone.TVSMonde dispose d’un budget de 97,5 millions d’euros, auquel l’Etat français contribue par 71 millions d’euros et les partenaires étrangers (Belgique, Canada, Québec, Suisse) par 18 millions d’euros, le reste étant assuré par ses propres recettes.Agence France-Presse MARLE?NE GE?LINEAU PAYETTE Le Complexe de Thénardier est une pièce dense et terriblement noire.THÉÂTRE Des mots qui cognent LE COMPLEXE DE THÉNARDIER De José Pliya.Mise en scène et scénographie: Denis Marleau.Avec Christina Pasquier et Muriel Legrand.Au Théâtre Espace Go, jusqu’au 14 février.LUC BOULANGER T1 «’Y a Pas d’humanité», ^ A conclut «la Mère», despote et manipulatrice, à la fin du Complexe de Thénardier.Cette pièce de José Pliya a fait un triomphe en Europe, depuis sa création aux Francophonies de Limoges, en septembre 2008.Elle arrive à Montréal, à l’Espace Go, sous la direction du plus européen des metteurs en scène québécois, avec les comédiennes qui l’ont défendue outre-Atlantique.Dans ce huis clos, l’auteur franco-béninois évoque la guerre et les crimes monstrueux que l’humanité ne cesse de répéter depuis que l’Histoire se souvient.On pense au génocide du Rwanda, aux conflits en Irak ou à Gaza, et à combien d’exactions qui, au fil des siècles, nous rappel- lent inlassablement que l’Homme peut être un rat pour l’Homme.Le nom de Thénardier fait référence au couple, profiteur et odieux, qui exploite la pauvre Cosette dans Les Misérables, en traitant l’enfant sans défense comme leur esclave domestique.Ici, la servante (la jeune actrice belge Muriel Legrand) a été recueillie et «sauvée» de la guerre et de la mort par la mère de deux enfants (Christiane Pasquier, magistrale!).Par «un froid matin d’hiver», tandis qu’on lui défile mécaniquement sa liste de tâches ménagères à accomplir, Vido, la servante hébergée, lui annonce qu’elle veut s’en aller.La Mère se braque; elle fera tout pour la retenir.Suivra un cruel duel au cours duquel maître et esclave repousseront les limites de l’inhumanité.Le Complexe de Thénardier est une pièce dense, terriblement noire, mais magnifiquement écrite.Rarement ai-je assisté à une telle démonstration du terrible pouvoir des mots, ces armes massives de des- truction psychologique.À l’Espace Go, l’œuvre est servie dans une mise en scène aride, très minimaliste, signée Denis Marleau.Trop aride et statique à mon goût: les comédiennes sont souvent immobiles durant de très longues minutes, étouffant l’émotion afin de ne pas pervertir les mots.Je n’ai pas lu le texte.Mais j’ai reconnu le style de Marleau.Ce dernier semble, de pièce en pièce, vouloir atteindre au degré zéro de la direction d’acteurs.Il faut un incroyable tempérament d’actrice pour arriver à toucher au génie dans ces conditions.Ce que Mme Pasquier fait à merveille, du début à la fin.Moins expérimentée, Muriel Legrand m’a semblé se cantonner dans l’unique registre de la victime.Mais elle demeure juste dans ce qu’on lui demande de faire.Au bout du compte, il y a une fusion remarquable entre le texte et la mise en scène, qui provoque une onde de choc avec le public.C’est déjà énorme.Collaborateur du Devoir THÉÂTRE Ombre et lumière POURSUITE Composition, marionnettes, masques, images et interprétation: Marcelle Hudon.Collaboration à la création et interprétation: Louis Hudon.Vidéo: Nathalie Bujold.Musique: Bçrnard Falaise et Martine Crispo.Eclairages: Thomas Godr froid.Collaboration à la création: Manon Labrecque.Au Ihéâtre Di Chapelle jusqu'au 31 janvier.LUC BOULANGER rY^outes les couleurs me '' 1 parlent; elles me parlent trop!», dit une marionnet- tiste d’Europe de l’Est dans Poursuite.Cette réplique du personnage défendu avec beaucoup d’humour et d’esprit par Marcelle Hudon n’est pas innocente.Elle résume les qualités mais aussi les écueils de sa démarche artistique, à en juger par son plus récent opus à l’affiche du Théâtre La Chapelle.Auparavant, Marcelle Hudon a travaillé comme marionnettiste pour des émissions de télévision jeunesse telles que Passe-Partout et A plein temps.Mais le «théâtre d’ombres et d’objets» qu’elle présente s’adresse à un public moins jeune, plus pointu.Passe-Carreau s’y perdrait en interminables explications.Avec Poursuite, Hudon crée une œuvre multidisciplinaire qui propose au public une relation ouverte sur la créativité et le processus artistique.Tout le spectacle qualifié de «thriller poétique» est une ode à cette volonté de décloisonner les pratiques artistiques en réunissant des artistes provenant de diverses disciplines: arts visuels, vidéo, scénographie et musique.Il s’agit d’une démarche exploratoire, de création à l’état brut.Du théâtre résolument libre.Mais en multipliant les pistes et les sens, Hudon m’a un peu perdu, je l’avoue.L’installation scénique ouverte et low tech nous montre presque toutes les manipulations et les effets, ce qui enlève un peu de la magie et ressemble par moments à un vaste bric à brac.L’approche de Marcelle Hu- don peut faire penser à la performance des années 70 et 80, alors que tout semblait permis en création, ce qui est vivifiant.Toutefois, si sur la scène le chaos organisé et ludique évoque l’extraordinaire force de la nature (à la fois belle et terrifiante, changeante et constante), il tourne à vide.Comme en témoigne la dernière réplique de la pièce.Et, c’est connu, la nature a horreur du vide.Collaboraireur du Devoir Ensemble contemporain de Montréal* Véronique Lacroix | Directrice artistique s quatre elements £ ¦ » • i ”
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