Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Le devoir, 2004-12-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 DECEMBRE 2 0 0 4 THÉÂTRE Une bulle de bonheur.classique Page E 3 CINÉMA Le récit d’une tempête Page E 9 DISQUES Shilvi se débrouille bien au pays du père Noël Succès ou pas, offres de mise en marché massive ou non, Shilvi ne croulera pas sous les bébelles, jure maman Sylvie Dumontier.On est parent ou on ne l’est pas, même pour une petite fille inventée qui chante de jolies chansons.SHILVAIN CORMIER La porte de l’appartement s’ouvre sur une jeune femme toute menue.Visage d’elfe, me dis-je.Sylvie Dumontier ressemble un peu à Passe-Partout.Enfin, à Marie Eykel.Constat quand elle parle, elle n’a pas la voix de Shilvi.C’est pourtant elle, la voix de Shilvi.Connaissez Shilvi?Si vous comptez parmi les quelque 60 000 familles qui l'ont adoptée, ou à tout le moins qui ont acheté l’un ou l’autre de ses deux premiers disques.Ma p’tite pouponne et Tidlidop!, et qui vont se précipiter sur le troisième frais paru, La Tour de bébelles, album de Noël, non seulement vous la connaissez, mais il y a fort à parier que vous la chérissez.Shilvi, c’est la petite fille imaginaire qu’ont enfantée Sylvie Dumontier, une ex-recherchiste (au Grand Blond, notamment), et son compagnon Denis Larochelle, un musicien qui a travaillé avec Clémence DesRochers et Carmen Campagne.«Ça fait au moins 12 ou 13 ans qu’elle existe, Shilvi.J’avais cette petite voix que je prenais pour faire rire Denis et la voix a fini par avoir un nom.Elle était invisible comme le lapin imaginaire dans Harvey.Et puis un jour, comme j’ai toujours voulu faire de la musique, Denis et moi, on s’est dit qu’on allait lui faire des tonnes.» Shilvi est ainsi née, sans préméditation ni grand plan de mise en marché de produits dérivés.«On s’est essayés, comme ça.Sans prétentions pédagogiques.On n’est pas du tout experts en puériculture.» Un premier disque, Ma p’tite poupoune, a été fait maison.Je me souviens à quel point la re-lationniste de presse Lise Raymond était contente de nous envoyer ça: on aurait dit qu’elle était marraine.Chez nous, c’est ma douce aimée qui a placé le disque sur «repeat».Moi qui me tiens pourtant loin des disques d’enfants (et des enfants en général), j’ai vite craqué aussi.Surtout à cause des musiques, doux jazz et bossas délicates, qui changeaient avantageusement des ritournelles VOIR PAGE E 2 : SHILVI Sultans de la volupté Les Abdigradationnistes touillent l’électro-pop sans laisser pour compte leur goût de l’absurde Avec Puissance et gloire, leur nouveau disque, Les Abdigradationnistes donnent l’impression qu’ils sont partis pour conquérir le monde.À vrai dire, ils auraient les moyens de le faire.Si Les Trois Accords cartonnent à ce point au Québec, il n’y a aucune raison que Les Abdis, comme les appellent les intimes, ne lèvent pas tout autant.m JUS « O te fc» m xs c m X s» «3 Cm* jfe**** m 5 On rigole en masse, chez Les Abdis, mais on ne fait pas dans l’humour.BERNARD LAMARCHE 1s ne font pas dans le punk rock, ils farfouillent dans leurs claviers cheapo.Ils ne tombent pas dans l’humour facile, mais maîtrisent l’absurde comme peu y parviennent Et avec leur approche théâtrale de la pop électronique, Les Abdis maintiennent «le piton du fun collé au fond».D’autres l’ont dit dans les journaux pour être méchants, mais combien il est amusant de le voir sous cet angle: le dernier disque des Abdis est le chaînon manquant entre Barry White et Visage.La basse synthétique et les bidouillages de l’espace reprennent du service.L’époque bénie des Larmes de métal n’a jamais semblé si proche à nos oreilles.Les claviers cheapo sont de retour pour de bon dans l’univers de la musique pop.Il faudra s’y faire.Reste que certains manient les rythmes préprogrammés des claviers mieux que d'autres.Les Abdigradationnistes sont de ceux-là.Il y a des lunes de cela, Pascal Languirand — vous souvenez-vous du tube de Trans X?— disait «vivre sur vidéo».Aujourd’hui, Les Abdis, dans Flux optique, disent évoluer dans un «carcan de plastique».Le premier chantait «Je vis une vie magique / Un monde de lumière magnétique / Dans ce monde coloré.» Plus de vingt ans plus tard, Les Abdis ont l’air de lui répondre: «La nuit embrayée à toute vitesse / Coule sur moi et j’ai tant essayé / De fuir à tous les vents / Connaître le répit, non je ne sais.» Et si Languirand, bien installé dans son époque, chantait «je voudrais me programmer».Les Abdis aujourd’hui reprennent le combat et décrient l’aliénation venue avec la «robotisation d'un monde froid».Drôle, mais loin de l’humour Des «revivalists», les Abdis?Que non.L’Amour au fond de la gorge, le précédent disque des Abdis, chantait sans censure les vertus de l’amour physique et était plutôt tourné vers les archétypes du country de bas étage.Depuis, Les Abdis ont changé de ton.Si chaque note peut tenir de la parodie dans cette musique, elle a pourtant la place qu’il faut pour qu'on se dise que tout, sur ce disque, a été fait dans les règles de l’art On rigole en masse, chez Les Abdis, mais on ne fait pas dans l’humour.«C’est une interprétation de différents styles», annonce Pascal Desjardins (claviers, voix), un des membres du trio avec Pascal Angelo Fioramore, chanteur et parolier barbu, et Warner Alexander Le pastiche permet d’épouser une forme à la limite, et de jouer avec ce cadre-là Roche (violon, voix).«Ix> pastiche permet d’épouser une forme à la limite, et de jouer avec ce cadreAà.» L’humour direct.Les Abdis le Laissent aux Denis Drolet par exemple.«Ce n 'est pas de l’humour, c’est du pur divertissement.On n’écrit pas des blagues», estime Roche; par contre, «on ne fait pas de tounes sans en rire un peu», d’après Desjardins.Ijes Abdis se nourrissent de ce que la pop a fait de mieux.Sur l’album, Attaque-toi évoque la musique industrielle teutone.Une position qui va à l’encontre de la mode, une chanson qui raconte qu’un gars n’en peut plus de voir des tatous partout sur les filles qu’il ramène à la maison.Tattoo se trémousse du côté d’un authentique dancehall, avec toute la vulgarité que cache le patois qu’on retrouve du côté des Amer-loques: «que c’est trisse de gâcher une peau si lisse /parce qu'avec un tatou y’a de quoi que je reste mou» ', mais encore: «j'veux pas voir un clown sur ta noune / au-dessus de tes fesses, je veux pas voir un manifesse».«On s’est dit: on va faire du vide, mais du vide animé» Vers le succès Le pire, c’est que Tattoo est très bien, excellente même, avec tous les détails qui devraient en Étire un succès de «danse sociale», comme c’est dit dans le texte.Dans la seconde pièce de l’opus, Elle, un délirant hommage aux grosses, la sensualité coule à flot, avec les flûtes de Pan, les petites pointes de trompette racoleuses et la voix de play-boy.L’a-t-on dit?Le titre de l’album ne vient pas de The Power and the Glory, de Gentie Giant D est plutôt repiqué d’une pièce de l’inoubliable Herbert Léonard, qui chantait Puissance et gloire sur la trame sonore de la populaire série télévisée française, sur Antenne 2, Cha-teauvallon.Les gars savent de qui retenir, comme on dit parfois dans le» chaumières.Quiconque a vu Les Abdis en spectacle savent qu'ils aiment tout en se faisant d’habiles VOIR PAGE E 2 : SULTANS PES DISQUES POUR7 ?^ PARTAG sujue '^émotion.r, www.atmaclassique.com PUER NATUS EST Concerto Palatine Studio de musique ancienne de Montréal • Christopher Jackson MY LOVE IS LIKE A RED RED ROSE Chansons de Robert Bums Meredith Hall La Nef SUZIE LEBLANC La Mer jolie Chants d'Acadie LE PATRE SUR LE ROCHER Meyerbeer • Schubert • Lachner.Aline Kutan André Moisan • Louise Andrée Baril BACH: PSAUME SI et CANTATE 82 Karina Gauvin * Daniel Taylor Les Violons du Roy Bernard Labadie « V I LE DEVOIR, LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 2004 E 2 -?Culture * SULTANS SUITE DE LA PAGE E 1 animateurs de foules, aller fouler le septième ciel des divers degrés de sens.Vêtus de leurs habits bleu poudre d’époque — les deux Pascal travaillaient jusqu’à tout récemment dans un comptoir de recyclage de vêtements; une mine d’or pour ces amateurs sur scène de fringues déjantées —, ils savent emprunter tout le répertoire d’une gestuelle et de poses les plus atrocement affectées, comme dans les beaux moments des vidéoclips des années 80.On les a vus aussi forcer une salle complète à porter la robe, garçons et filles: c’était le second prix d’entrée.Et certains ont pu voir le chanteur un peu rondouillet enfiler un g-string sur scène! Les Abdis viennent du théâtre — ils projettent un spectacle strictement théâtral — et des arts visuels, comme la pochette du disque en témoigne, avec sa référence aux cibles colorées du peintre plasticien montréalais Claude Tousignant.Lors du concert du 21 décembre prochain, à La Tulipe, il faut s'attendre à voir repris tous les clichés disponibles.«Essentiellement, Les Abdis, ça part de la scène.Les trucs sur les albums étaient l’accompagnement pour le spectacle.On nous dit depuis des années que les albums ne sont pas comme les spectacles; on a tenté de renverser cela.» Les Abdis, il faut le rappeler, sont nés de soirées de poésie, que Fioramore trouvait «moribondes».Il est débarqué, un soir, avec l’autre Pascal et son clavier de fortune, pour réciter ses paroles.Le clavier est resté, et Fioramore continue de jouer les poètes sur scène: toujours il tient à la main une pile de feuilles de textes, singeant par là les troubadours des nuits de poésie (à moins que ce ne soit en cas de défaillance mnémo- technique?).«On s’est dit: on va /aire du vide, mais du vide animé.Cette base explique notre motivation à essayer d’épouser des formes dans lesquelles on va donner un coup d’épaule pour voir comment on peut se mêler à ça.» La fortune attend-elle Les Abdi-gradationnistes au tournant du chemin, accompagnée de sa fidèle roue?«C'est quoi, pour nous, le succès?demande Fioramore.On a déjà joué devant 17personnes.» En 1999, ils ont joué à Boucherville, dans un aréna, devant 6000 jeunes, en première partie de Grimskunk! «Les gens n'applaudissaient plus.On entendait les critiques en direct: “C’est comme du Hume sur l’acide”», révèle Roche, le seul du trio à avoir une véritable formation de musicien, notamment en électroacoustique.«Une fois, il y avait tellement personne à un concert que je n’ai pas joué pour être dans le public», continue Roche, qui n’a pas peur de l’autodérision.Lors du lancement du premier album, Vierges et inexpérimentées, en 1999, Les Cowboys fringants faisaient la première partie des Abdis.Depuis, les fringants sont devenus le success story qu’on connaît Lueur d'espoir, Les Abdis sont avec ce disque sous licence avec la même compagnie que celle des Cowboys, La Tribu.Ils ont joué aussi avec les Loco Locass d’avant Manifestifet ont aussi partagé la scène avec Les Georges Leningrad, qui jouissent aujourd’hui d’un énorme succès d’estime.Ce qui fait dire au groupe, à la blague, qu’il est un tapis rouge, qu’il a la valeur «d'une vieille patte de lapin» pour la scène locale.Ce qui revient à dire que, si vous voulez connaître le succès et le plaisir, fréquentez Les Abdigradationnistes.A voir le 21 décembre, à La Tulipe.Le Devoir SHILVI Pour le DVD en chantier, le projet d'émission de télé, c’est encore le réseau d’amis qui fournit les collaborateurs SUITE DE LA PAGE E 1 pour marmots.Paroles et musiques, tout était fin, sensible et intelligent plein de fantaisie ef guidé par le gros bon sens au lieu du ministère de l’Education.Une entreprise «Moi, je suis de la génération Sol et Gobelet-, précise maman Dumontier (qui avoisine les quarante ans mais en paraît quinze de moins).«Quand Us empilaient des tables et des chaises et se mettaient à grimper dessus, ce n’était pas écrit: “Pour cascadeurs professionnels seulement”.» Je ris.«Tu ris, mais j’ai fait une entrevue une fois avec un journaliste hyper sérieux qui m’a demandé si j’avais consulté un psy, pour être bien sûre que les enfants n’aient pas de séquelles.» Shilvi a cinq, six ans et agit comme on agit à cinq, six ans.«On a des valeurs, mais on ne veut pas faire la morale.» Parmi ces valeurs, celle-là, primordiale: prendre soin de ses enfants.Shilvi a beau être une petite fille inventée, il s’agit de la protéger.Car les méchants mononcles, depuis le premier album, rôdent.«Les grosses offres sont arrivées vite.Shilvi allait être plus grosse que Caillou.C’était épeurant.Il y avait une énorme boîte qui voulait faire des shows avec Shilvi: “Ça serait beau, une belle grosse mascotte.”J’étais catastrophée.» On imagine une horde d’ados qui poursuivent une Shilvi géante pour lui donner des coups de pied.«Shilvi dans une tournée de centres d’achats, l’horreur!» Rayon «merchandising», les parents de Shilvi ont privilégié l’approche artisanale.«On veut bien aller au-delà des disques, mais tranquillement.On travaille avec des gens en qui on a confiance.C’est un des frères de Denis qui s’est occupé du site Internet.» Site Internet de l’année, a décrété un jury de FADISQ.C’est Julie Fréchette, une amie illustratrice, qui a donné à Shilvi ses traits et ses couleurs: «Il a fallu plusieurs esquisses.C’est qu’on vivait avec elle depuis longtemps, nous!» Pareil pour la (très chouette) poupée Shilvi et sa (très chouette) ligne de vêtements.«C’est une autre amie, Caroline Trudeau, qui a dessiné la garde-robe.Et tout cousu à la main.» Le modèle, s’entend.Les copies sont produites à Shanghai.Pas le choix?«Ici, ç’aurait été comme les produits Tintin qui sont pas achetables.Mais on a envoyé Caroline là-bas pour qu’elle supervise la production.Il fallait qu'on soit totalement rassurés quant aux conditions de salubrité, l’âge et le salaire des employés, tout.C’est impeccable.Mais il n’est pas dit qu’on ne trouvera pas le moyen de tout produire ici.» Pour le DVD en chantier, le projet d’émission de télé, c’est encore le réseau d’amis qui fournit les collaborateurs.«Ce sont presque tous des gens qui ont connu Shilvi chez nous, avant le premier disque.» A l’entendre, on la croirait réelle.«Elle l’est.En tout cas, mes filles lui parient.» Je n'ai pas demandé à Sylvie Dumontier s’il y aurait des cadeaux sous l’arbre pour Shilvi.Peut-être parce que le cadeau, c’est précisément le troisième album de Shilvi, La Tour de bé-belles.Un disque de Noël pas comme les autres: tous les titres sauf un — l’adaptation d’une chanson de Bing Crosby qui n’a rien à voir avec Noël — sont des créations originales, déclinées dans les genres les plus divers par les meilleurs musiciens de jazz (Sylvain Provost, Richard Beaudet et compagnie) , du swing de Sœurs Crevette au Casse-noisette revisité de Rebelote la belette (une histoire de ballerine boulotte absolument touchante), de la bossa chaloupée de Noël sous les palmiers au rigodon de la chanson-titre, évocation de la montagne de cadeaux qui enterre aujourd’hui les enfants.Comme tous les albums de Shilvi, ça s'écoute à tout âge, seul ou en famille, à Outremont comme à Blainville.«En fait, on ne s’est jamais vraiment demandé à qui on s’adressait.On croyait que c’était trop élaboré pour les tout-petits, mais non: il y a des mamans qui me disent dans leurs courriels que ça calme leur bébé.Y en a qui écoutent Shilvi et qui n’ont pas d’enfants! On fait vivre notre Shilvi, c’est tout.Et on bâtit notre empire.» Et Sylvie Dumontier de prendre sa petite voix de Shilvi: «C’est quoi ça, un empire?» LA TOUR DE BÉBELLES Shilvi Disques Petite Plume (Sélect) Ça s’écoute à tout âge, seul ou en famille, à Outremont comme à Blainville 1979 NOPVEflU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL 2004 coduugé par Mme Marthe Boulianne et MM.Alexis Martin, Daniel Brière - SOIRÉE - IVIme Evelyne de la Chenelière Et M.Daniel Brière Jouent NICHT RETOUR, MADEMOISELLE Pièce en TROIS actes, en prose de Mme de la Chenelière et M.Brière M.Britie, Emmanuel — AP” de le Chenelière, l’aristocrate — MM.Brière, les garçons du pensionnat — AP* Saocho it U Chenelière, une fillette du pensionnat — M°‘ Brière de la Chenelière, une fillette du pensionnat — le décor est de M.Jouas VèroR Bonchard — Les toilettes sont de BP*' Ginette Grenier — Les éclairages de seine et la régie générale sont de M.Thomas Godefioid — La musique de scène est de M.Anthony Rozankoric — Les projections sur seine sont de M.Très Lahollc — Les maquillages et les coiffures sont de M"* Jolie Vèrès — Le chef technicien est M.J.Christian Gafnon — La puéricultrice est HP” Nancy Dussaut LES MARDIS, MERCREDIS ET JEUDIS, la distribution est réduite : les parents sont seuls en scène ON COMMENCERA À 8 B 1/2 DU SOIR.LES VENDREDIS ET SAMEDIS, les enfants rejoignent leurs parents respectifs et communs sur scène, ON COMMENCERA À 7 H 1/2 DU SOIR.Nom tous suggérons d* voir le spectacle dans ses deux Tenions et ses deux distributions.Dans le cas oh tous Tenez assistât une deuxième fois au spectacle, le théitre tous fait crédit de cinq dollars snr le deuxième billet.fascU-rCMt tiédie fiïE fXfMWtytiJ Une présentation du NOUVEAU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL Du 30 novembre au 18 décembre 2004 Au théâtre ESPACE LIBRE 1945 rue Fullum, métro Frontenac « tsTAu«ANr téléphone (514) 521-4191 L Armoricain LE DEVOIR 20 présente LE NOUVEAU LOCATAIRE de Eugène Ionesco dans une mise en scène de Pascale Tremblay avec Reynald Bouchard, Jacinthe Tremblay, Lille Bergeron, Antoine Bertrand, Charles Maheux et Pascale Tremblay I Artistes concepteurs 1 Décos coslries,cinBcionariBliquKLoi«f^^ J AoBssoiesiLau^/^vwft^/ÉcJaiagesiMatfiëuMafrfÆaég^ Du 30 novembre au 18 décembre 2004 Du mardi au samedi à 20 heures au Théâtre PROSPERO 1371, rue Ontario Est, Montréal (514) 526-6582 uj4occ Al MHOC4M UcdUim U VoetéU Sùfou fnopMt UH WuUy 00 avec l AfoonuUté i éôm mictUux.uu icuofej-00*4 vuÂe&té «U maçùxûu •HUmèrt foxt U mettiwie eu ociue Peucuü 'IttméUaf » Pierrette-Hélène Roy, La Tribu Québec Shf^/rooke THÉÂTRE Belle ordure LE PÈRE NOËL EST UNE ORDURE De Christian Clavier, Marie-Anne Chazel, Gérard Jugnot, Josianne Baiasko, Thierry Lhermitte et Bruno MoynoL Mise en scène: Stéphane Allard.Une production du Théâtre Voix d’Accès.Au Théâtre du Petit Champlain jusqu’au 19 décembre.ISABELLE PORTER Le génie de la comédie Le père Noël est une ordure est d’avoir su autant faire rire en partant du fait que Noël, ce n’est pas drôle du tout Josette zozote, elle est enceinte, sans le sou, et eüe se fait battre La troupe est restée collée au film pour ce qui est du jeu et du côté franchouillard mais on se tient à distance du scénario «elle» est.Et, pour couronner le tout, le dernier recours des désespérés, Détresse-Amitié, est sous la responsabilité de deux mésadaptés sociaux, Pierre et Thérèse.Créée à Paris, en 1979, par la bande du Théâtre du Splendid, la pièce est le film-culte des Français, leur Elvis Gratton, en quelque sorte.De la même manière qu’on se rappelle le dialogue d’Elvis avec Les Dents de la mer dans l’avion, tout Français qui se respecte saura à quoi vous faites référence si vous lui lancez un «C’est cela oui, c’est cela».Mais nul besoin d’être Français pour- aimer.Lors de la première, jeudi, il a suffi d’un bref échange entre Pierre et Thérèse pour rendre la salie hilare.La bande du Théâtre Voix d’Accès, qui fait dans la comédie française contemporaine (Cuisines et dépendances, Un petit jeu sans conséquence.), gagne un pari de plus avec cette production sans prétention, siiqple et efficace.Etrangement, la troupe est restée collée au film pour ce qui est du jeu et du côté franchouillard, mais on se tient à distance du scénario.Ainsi, la finale est différente: le personnage interprété par Josiane Baiasko disparait, celui de Katia n’est plus exactement ce qu’il était et on n’assiste pas à la très érotique performance de Pierre et Thérèse dans la salle de bains.Dans le rôle de Pierre, immortalisé à l’écran par Thierry Lhermitte, Emmanuel Bédard est tout simplement parfait et on lui doit les plus beaux moments de la pièce.En travesti, le comédien Serge Bonin, vu récemment dans Monsieur Lovestar et son voisin de palier, offre, lui aussi, un jeu solide et personnel.Un peu comme dans le film, l’histoire s’essouffle vers la fin.Démocratique, elle en donne quand même bien assez pour permettre à tout le monde de rigoler, particulièrement à ceint que décembre terrifie.Voilà un beau cadeau à se faire en attendant les séances de torture.par son copain Félix, qui est père Noël à temps partiel et ordure à temps plein.Mor-tez, l’immigrant yougoslave, passe son r é-veillon tout seul et personne n’en a rien à foutre.Katia, le tra-velo, est déprimé parce que personne ne l'aime comme DU 6 AU 15 JANVIER 2005 "Figure, véritable gifle théâtrale du trio Charras.Hemleb, Lavant".de PIERRE CHARRAS MISE en SCÈNE ; LUKAS HEMLEB AVEC DENIS LAVANT et VALÉRY VOLF UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE VIDY- LAUSANNE tjGaZMétrO DU 18 AU 30 JANVIER 2005 DU 2 AU 12 FÉVRIER 2005 direction d'acteurs rigoureuse MENÉE AVEC SOUPLESSE ET PROFONDEUR.UNE MISE EN SCÈNE SOBRE ET FORTE".d’EDWARD BOND MISE EN SCÈNE ARMAND DELAD0ËY UNE PRODUCTION DU CROCHET A NUAGES ET DE L'USINE EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE ViDY-LAUSANNE.r USINE 0 (51*0 521-4193 I ADMISSION (514) 790-1245 WWH.USINE-C.COM "C'EST UN VÉRITABLE BIJOU QUE N0US\ PROPOSE LA PROMENADE".DE ROBERT MALSER ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE : JEAN-MARIE PAPAPIETRO avec PAUL SAVOIE ET R0CH AUBERT UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE DE FORTUNE » LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 2 0 0 4 K 3 .Piov Uevours L - 11 DECtlUBRE / 20 H 30 danSe Con,e,npora,ne LES PBfiTTOIRS5"“"”'' MUSIQUE toa?** Série Radio-concerts Polaris Soleil de minuit lundi 31 janvier 20 h Paul Kumgis et Jeszcze Raz lundi 13 décembre, 20 h Peu de formations peuvent se réclamer de la musique du monde d une manière plus authentique que Paul Kunigis et Jeszcze Raz Musique klezmer, tzigane, polonaise, arabe, blues et jazz se marient dans un tourbillon d émotions.Une véritable explosion musicale que vous n'oublierez pas de sitôt! Salit* pierre-mercure CENTRE PIERRE-PËLADEAU 300 De Maisonneuve Est, Montréal Métro Berri-UQAM www.centrepierrepeladeau.com billetterie: 514 987.6919 MUSIQUE 1007’“ partenaire institutionnel UQÀM Le Devoir Québec 5 ï CanadB Montréal Les Cordes romantiques Souvenir de Florence lundi 21 février 20 h Measha Brueggergosman Le retour de la lauréate lundi 25 avril 20 h ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LAVAL 0 Jesu Bambino Mardi 7 cécembrs 2004, 20 h Saiie André-Mathieu, Lava! Jean-François Rivest, chef Caroline Bleau, soprano Pierre-Étienne Bergeron, baryton Choeur Laval Une présentation de : isimons Admission : 514 790.1245 Billetterie : 450 667.2040 Salle André-Mathieu, 475, bout, de l'Avenir Laval Q*&» 1*981, UC tKWïffi cm*» (affa Un cadeau magnétfque! inspiré de la bande sonore du film « les aimants » de yves pelletier tiumas isftiK^nts — "•‘À'-'' « une atmosphère musicale magnétique où chaque particule va droit au cœur » - Voir • c’est un CD atmosphérique (.) qui donne envie de tomber en amour - ou de le faire.»-La Presse « dés la toute première écoute j’ai été séduit par le côté énigmatique, magnétique (.) depuis, comme un aimant, ça me colle à la peau, aux oreilles» - Indicatif present >rA*“ $ 12 Oüiscï, LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 2 0 0 4 E 5 MUSIQUE CLASSIQUE La belle Hélène Hélène Grimaud est de retour à Montréal pour la première fois depuis 1999 J HENRY FAIR / DEUTSCHE GRAMOPHONE A Montréal, Hélène Grimaud jouera le Concerto pour piano de Schumann.S® iSPSff IlSf'; 'ISï CHRISTOPHE HUSS Hélène Grimaud de retour à Montréal.C’est un événement, nous dit-on.Ah, bon?Pourquoi?Parce quelle est belle et qu'on peut la mettre en première page du programme de l’OSM?Parce que, comme les médias l’ont abondamment souligné depuis cinq ou six ans, elle nourrit une passion pour les loups?Alors, ça titille, c’est même «sexy», peut-être?Ceux qui penseraient cela n’ont évidemment jamais vu l’accoutrement qu’il faut enfiler avant de pénétrer dans un enclos à loups! Mitsouko Uchida nourrit une érudite passion pour les vins de Bordeaux, qu’elle entrepose près de ses deux pianos, dont un ne sert qu'à faire résonner Schubert.En fait-on tout un plat?Alors, si l’on revenait donc à la musique?La cogneuse Montréal n’a plus entendu Hélène Grimaud depuis 1999.L’eau a coulé sous les ponts.Il n’y a pas «une» Hélène Grimaud, mais une personnalité à multiples facettes qui prennent le pas tantôt l’une sur l'autre.Il y a un peu plus de dix ans, je me souviens d'une pianiste qui tapait comme une furie sur son clavier, comme si ce dernier était un exutoire.C’en était parfois terrifiant et cela faisait beaucoup de bruit pour pas grand-chose.Quand Erato m’annonça: «On a signé Hélène Grimaud», je me rappelle bien ma première réflexion: «Vous êtes vraiment sûrs?» La période Erato coïncide avec une phase importante dans le développement de l’artiste.Tout n’y est pas impérissable, loin de là, mais on y trouve au moins deux disques majeurs («Ce sont les disques avec lesquels j'ai le moins de difficultés à vivre», avouait l’artiste en entretien au Devoir en 2003): celui des ultimes pièces de Brahms et surtout le 1" Concerto pour piano du même compositeur, où la pianiste était accompagnée par Kurt Sanderling.Je sais qu'il y a encore des gens qui n’y croient pas (ceux en général qui n’ont pas entendu le CD), mais la jeune pianiste et le vieux lion rugissant ont vraiment légué au disque un grand 1" Concerto de Brahms.D’ailleurs, c’est le même Kurt Sanderling que Mitsuko Uchida s’accaparera ensuite pour son en- registrement des Concertos pour piano de Beethoven (Philips): leur intégrale est majeure, aussi.A l'intérieur du groupe M anier, la pianiste française migra ensuite vers l'étiquette Teldec, plus visible sur le plan international.De l'époque Teldec date cette image, enfoncée à coups de pioche, de «pianiste aux loups».Le premier CD Teldec, le ¦t Concerto de Beethoven, largement inabouti, s’efface devant im excellent 2 Concerto de Rachmaninov.Après l’autodes-truction de Warner Classics en 2000, c’est la prestigieuse maison Deutsche Grammophon qui l'accueille.Difficile de s'y faire une place face à Martha Argerich, Maria Joao Pires.Maurizio Pollini, Krys-tian Zimerman et les deux nouvelles coqueluches asiatiques, Yun-di Li et Lang Lang.Mais entretemps Hélène Grimaud a franchi, grâce aux loups, un palier important de notoriété dans son pays (même si elle vit aux environs de New York), la France: coqueluche des médias, ses disques se vendent mieux que ceux de tout autre pianiste dans l’un des cinq plus gros marchés du monde.Cela compte.Pour l’heure elle a livré sur étiquette jaune un CD conceptuel, Credo, juxtaposant Corigliano, Part et Beethoven.Le prochain, qui devrait sortir fin janvier en France (sans doute au printemps ici), sera consacré aux Sonates n° 2 de Rachmaninov et Chopin.Un processus sans fin En quoi Hélène Grimaud, aujourd'hui, en tant qu'artiste, est-elle différente de la «cogneuse» qui m’agaçait les oreilles?Sans doute l’équilibre de sa vie (car sa passion pour les loups est réelle: elle étudie la zoologie et fait partie d'un pro- ifYiai MAI (Monlisal arls nileicuHtitêls) 3 680.tue Jeanne-Mance ¦ Téléptione 982-3386 ¦ www.m-a-i.qc.ca East / West Improvised Music Series (1 & 2) Avec Ganesh Anandan.Malcolm Goldstein.Martin Tétreault, Rainer Wiens.Kiya et Ziya Tabassian 10 el 11 décembre / 20h 15$ - 12$ / 7$ - Prévente Répétitions ouvertes au public : 8 el 9 déc./17 h Merci à Patrimoine canadien, au MCCQ et Georges Laoun.opticien Contribution volontaire Montreal! i.i: i)i:\i)ii! ül Les ch ralies Chapelle Noikl-Daml-de -Bon-Secours 4 AU 19 DÉCEMBRE 2004 - V IE U X - M ONT R É A L Concerts gratuits Samedis et dimanches du 4 au 19 décembre à 13h30 et 15h.Retrouvez l’esprit et le sens profond de la fête de Noël au rythme de chants sacrés, traditionnels et populaires.Musée Marguerite-Bourgeoys Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours 400, rue Saint-Paul Est Vieux-Montréal (514) 282-8670 #221 www.margueritc-bourgeoys.com Métro Champ-de-Mars Ville de Montreal Québec Aff*Jr*t municl Sport at Loisir Québec hd L’Ensemble Telemann Orchestre baroque et chœur de chambre PRÉSENTE 12’ saison LES GRANDS MOTETS DES MAÎTRES FRANÇAIS Direction - Rafik Matta Jean-Philippe Rameau (1683-1764) Quam dila ta - première canadienne André Campra (1660-1744) Exaudiat te Dominas -première nord-américaine Michel-Richard Delalande (1657-1726) Vende, exu/temus -première nord-américaine Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) Te Deum à 1 ! Sarah BARNES - Soprano Claudine LEDOUX - Mezzo-soprano Michiel SCHREY - Ténor Simon FOURNIER - Baryton-basse 18 décembre 2004 19 décembre 2004 Église de la Présentation de la Ste-Vierge 665, av.de l'Eglise, Dorval A 20h Égli se du Gesù 1200, rue Bleury, Montréal À 16h www.ensembletelemann.ca Admission générale : 30$ Âge d’or et étudiants : 15$ i.ca Admission générale : 30$ CjeSUf.i,,,,,, {514)861-4036 0 Les Petits Présenté par Culture Québec Les Dimanches [en musique 15 saison 2004-2005 Direction Jean Cousineau et Marie-Claire Cousineau Suite Capriol Danses paysannes Sonate Le tambourin P.Warlock B.Bartok orch.J.Cousineau J.-M.Leclair orch.J.Cousineau 12 décembre 16 h Sieste à l’ombre.Promenade en sol Cantiques de Noël Folklores Salle pierre-mercure CENTRI PIERRE-PÉLADEAU 300, bout, de Maisonneuve Est Métro Berri-UQAM Jean Cousineau An.].et N.Cousineau An.].Cousineau Billetterie: (SH) 987-6919 Admission: 20$ Âge d'or et étudiants: 15$ gramme de surveillance gouvernemental sur œs animaux) a4-il canalisé ses énergies, fait émerger «ce sentiment que les choses sont plus simples qu'on ne le pensait» (entretien au Devoir, 2003).C’est en tout cas une femme beaucoup plus sereine que j’ai rencontrée l’an passé.Mais sur scène, nul doute quelle peut faire passer cette «animalité, qui.sauve l’artiste».A Montréal, Hélène Grimaud jouera le Concerto pour piano de Schumann, œuvre délicate s’il en est.puisque, en une phrase, dès le début, le hautbois (donc une tierce personne) peut flanquer tout par terre et aller contre l'élan qui structure la composition.Mais Schumann et Brahms sont les deux compositeurs qui, décidément, habitent Hélène Grimaud.qui se dit mue par un «processus ininterrompu sur toutes tes œuvres familières», processus «effrayant, sans fin et sans fond»\ Son enregistrement dirigé par David Zinman doit être assurément l’un de ceux avec lesquels elle a aujourd’hui un peu de mal à vivre.A-t-elle une revanche à prendre sur Y Opus 54 de ce compositeur dont elle ressent la «présence agréable».Habitée par ce romantisme allemand, la pianiste avoue en effet avoir «la sensation d’un autre qui est toujours là, d'un autre qui avant a été dans quelque chose de plus universel», ajoutant: «C'est une présence.Cela ne me préoccupe pas, je n 'ai jamais cherché et ce n est peut-être qu'une illusion, mais même si ce n'était qu'une illusion, cela devient une réalité par la.façon dont on la traite.• Peut-être la rencontre s'opérera-t-elle à Montréal?HÉLÈNE GRIMAUD Schumann: Concerto pour piano.Orchestre symphonique de Montreal, direction: Sylvain Canv baTmg.Autres œuvres au programme: Orùm de Claude Vivier et Symphonie «°6d'Anton Bruckner.Salle Wilfrid-IVUetier de la Place des Arts, mardi 7 décembre et mercredi S décembre, 20h.Renseignements: (514) 842-9951.À écouter.Brahms: Cmcerto pour piano n° 1 (direction: Kurt Sanderling), Erato.Brahms: Pièces pour piano, opus 116 à 119.Erato.«Credo» (Corigliano, Beethoven et Piirt ), 1 )G.A paraître en 2(X)5 chez Deutsche Grammophon: Stmates pour piano de Chopin et Rachmaninov.À tire.Variations sauvages, d’Hélène Grimaud, chez Robert laffont (2003).« .on est en train d'assister à l’émergence de quelqu'un qui pourrait bien devenir un de nos plus grands.» Marie-Christine Blais, la Presse « .éblouis par l lnlelligence de ces séquences d’accords et la richesse de cette langue raffinée.» Sylvain Cormier, Le Devoir t « .poétique, original, surréaliste et en tous points fabuleux! » Rémi Caradot, Voir www.pierreiàpoiitte êb .1 Pierre Lapointe en supplémentaires les 20 et 21 janvier 2005 à 20h00 Au Théâtre Corona 2490, rue Notre-Dame ouest, Montréal, Billeterie (514)931-2088 Billets en vente sur Admission (514)790-1245 - www.admlssion.com # rrP0" ^1 ANALEKTA 'bonblt rPassidK ^ Angèle Dubeau cA ¦ ^ & La Pietà fm www an est de la triste et révoltante condition des Amérindiens du Canada, sous l’ancienne politique fédérale d’assimilation à tout prix, qu’il est question dans ce documentaire.Les réalisatrices Doris Buttignol et Jo Béranger éclairent ici la condition des enfants des réserves qui furent arrachés à leurs parents pour être envoyés dans des pensionnats éloignés où on leur interdisait de parler leur langue.En vedette et en fil conducteur, l’odyssée de Sally Tisiga, Amérindienne quadragénaire qui reprend la route du Yukon avec ses deux fils adolescents pour retrouver la réserve dont on l’a arrachée à quatre ans et qu’elle n’avait revue qu’une seule fois, trente ans plus tard.Ce documentaire est tissé comme une histoire vivante, road-movie mais aussi portrait en poupées russes qui se dévoilent l’une après l’autre.La quête d’identité est au centre du film.Dans la ville où elle habite désormais, Sally Tisiga aide à se relever les silhouettes titubantes des autochtones sans abri, qui errent sans toits et sans racines.La route aussi lui parle d’arrachement aux modes de vie perdus des nomades d’autrefois.A Lower Post, sa réserve natale du Grand Nord, toutes les familles ont été fracturées par les pertes d’enfants, envoyés dans les sinistres pensionnats ou dans des familles blanches.Volonté d’Etat d’anéantir la culture indienne, mais également problèmes sociaux des réserves où l’alcool coule à flot et où certains parents ne peuvent jouer leur rôle.Des anciens enfants arrachés à leur communauté se souviennent Ds parlent de silence et de culture brisée, se rappellent les sévices infligés dans les communautés religieuses, avec la voix cassée.Sally, sur le chemin du retour, évoquera son deuxième déracinement.Après le pensionnat, une famille d’adoption blanche l’attira à elle, mais à l’adolescence, le tiraillement culturel rattrapera Sally.One of Many -Le Vol de l’esprit montre qu’on n’échappe pas à ses racines, à la première génération du moins, même si toute une société s’y applique.Sally, aujourd'hui travailleuse sociale, aide les enfants autochtones adoptés à retrouver leurs familles, mais les propres fils de Sally ont d’autres préoccupations.Insérés dans le tissu de la société dominante, Blancs d'esprit, mal à l’aise devant les clochards amérindiens des villes, ils sont peu enclins à s’identifier à eux.Film de finesse, ce documentaire, autour du motif central du personnage de Sally, rappelle les sursauts de dignité des communautés indiennes depuis les identitaires années 70, montre aussi à quel point les rites sacrés retrouvés peuvent aider à renouer avec une appartenance culturelle.Des fils coupés se recollent, des stratégies de résistance s’élaborent malgré cette société blanche si forte.One of Many pose bien des questions sans pouvoir prédire l’avenir et laisse le spectateur avec une étreinte au cœur.Le Devoir «% SOURCE EX-CENTRIS One of Many - Le Vol de l’esprit éclaire la condition des enfants des réserves qui furent arrachés à leurs parents pour être envoyés dans des pensionnats éloignés.LE DEVOIR en collaboration avec RAIL EUROPE SWISS i interne tiorttk SOL^BEC < TOURS INC.>1 LAG EN DA CONCOURS r c .s IA 2 Jours à Agropoli 2 jours à Sorrento 2 jours à Maiori 1 jour a Rome Hôtel Mare Hôtel Medtterraneo Résidence Panoramic Hôtel Bled WWW.SOLBECTOURS.COMWWW.SWISS.COM/CANADA LE DEVOIR Retournez i : fancours âlle/lmallita/ne.2050, rue de Blaïy^étege, Montréal (Québec) H3A3S1 Le «rage an «eu k 21 dtanitR 2004 MOh.Fates-nosparvmlesciuiorsileiHrticicaliciranntie 20 décembre 2004 i17ti30.le corctuas'afcsseaapersomes de 18 ens el plus.Un seul canon par emekmc.Les regruductors élecbrnriiies ne senn ce acteplées Les cordlnE el régéernenls du concom soit depaiiiles é k rénotlon du Deeoe Vakur de 31001 Nom : Adresse :.App.:.Ville:.Code postal :.Courriel:.Téléphone : (rés.).(bur.).ADonné(e) : oui ?non ?Question : nommez deux villes de la céte Amaffitaine : .FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ oOp °C )a n n tu wt LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE ?comme coopérant a comme bénévole a comme donateur (514) 387-2541 poste 240 Nous vous aiderons à les aider www.monde.ca 3^26 LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIM A N l H E 5 D E C E M R R E 2 0 01 Coleca.Sg «mis mecapes de jeunes ¦eaksateu's queoecoeH Lundi 6 décemtKe 19 h 30 i ri niv» o e ât C e n t m s horaires S14 847 2206 www.ix-centris.com I S’avancer encore plus loin dans l’intimité André-Line Beauparlant continue à donner la parole aux gens qui ne Vont jamais dans Le Petit Jésus SOURCE UNE BEAUPARLANT La cinéaste André-line Beauparlant avait onze ans lorsque son petit frère Sébastien est né, sans motricité ni faculté intellectuelle.Le récit d’une tempête LE PETIT JÉSUS Documentaire écrit et réalisé par André-line Beauparlant Image: Josée Deshaies.Montage: Sophie Leblond, Martin Allard.Québec, 2004,78 minutes.MARTIN BILODEAU André-Line Beauparlant avait onze ans lorsque son petit frère Sébastien est né, sans motricité ni faculté intellectuelle.Dans leur quatre et demie de Verdun, l’enfant est devenu le faisceau d’angoisse, pour les trois autres enfants de la famille, d’une part, et pour les parents, d’autre part, chez qui cette épreuve a provoqué une rencontre avec Dieu.Vingt-sept ans plus tard, et trois ans après le décès de Sébastien, la cinéaste revient sur son histoire familiale, banale et extraordinaire, tournant sa lentille vers sa mère, son père, sa sœur et son frère, soit les principaux acteurs de ce drame intimiste, écrit avec finesse, filmé sans voyeurisme.Résultat: un film au «je» tourné vers les autres, où la cinéaste additionne les petites révélations (des siens, mais aussi de quelques interlocuteurs périphériques, dont l’inoubliable Madeleine de Trois princesses pour Roland), sans éventer les mystères ni forcer les secrets.Beauparlant parle de son film comme du récit d’une tempête, survenue un certain jour de 1977, après laquelle plus rien ne fut pareil.D’autres y verront plutôt la chronique d’un état, où l’événement (la naissance du frère) est transcendé par la permanence des sentiments, qui semblent s’échapper de sous une cloche de verre.Poétique sans être abstraite, informative sans toutefois sombrer dans l’inventaire biographique, la narration s’inspire des fatalités individuelles, aux couleurs très contrastées: la béatitude de sa mère, une femme étonnante, pleine d’amour, chez qui le processus du film semble s’apparenter à un acte de foi; la placidité du père, ouvrier timide que Beauparlant filme en mouvement afin de soutenir la conversation.On sent par ailleurs chez la sœur l’immense retenue, doublée d’une fragilité que la sœur aînée ménage avec générosité; à l'inverse, son frère, filmé au volant de sa voiture, fait preuve d’une éloquence et d’une lu- cidité étonnantes, auprès desquelles Beauparlant s’abreuve abondamment Ces témoignages, si forts, mettent en lumière la relative discrétion de la cinéaste par rapport à son sujet, discrétion qu’on sent également dans sa façon, dans le film, de protéger ses interlocuteurs depuis le hors-champ.Mais quel beau tableau cette discrétion lui permet de peindre! SOURCE JEAN LACHANCE Chez les parents, cette épreuve a provoqué une rencontre avec Dieu.MARTIN BILODEAU On a vu son nom au générique de Gas Bar Blues, de Mariages.du Nèg, de Matroni et moi et de La femme qui boit.Des films de fiction, les films des autres, qu’elle enchaîne, à titre de directrice artistique, depuis 12 ans.Entre ces projets.Air dré-Line Beauparlant se précipite à l’autre bout du spectre (de la création, de l’intimité) et plante sa caméra de documentariste dans le quartier ouvrier de son enfance.Son but premier donner la parole aux gens qui ne l’ont jamais.Ses «personnages», elle les connaît pour avoir partagé leurs vies.Dans la proximité comme dans la distance, elle les aime, de toute évidence.En 2002, son premier film.Trois princesses pour Roland, nous chavirait le cœur en nous introduisant dans l’intimité de trois femmes, sa tante, ainsi que la fille et la petite-fille de ceDe-d, radiographiant leurs bleus à l’âme.Le Petit Jésus, qui prend l’affiche d’Ex-Centris ce week-end, est aussi fort, mais frappe plus en douceur.Elle y dresse le portrait de sa propre famille, à la lumière des rapports que chacun entretenait avec Sébastien, le benjamin, né lourdement handicapé et décédé en 2001.Plus près de l’épicentre, Beau-parlant, paradoxalement, apparaît plus effacée dans ce film que dans le précédent.Sa mère, son père, son frère et sa sœur, tous, l’un après l’autre, lui offrent leur témoignage.Le sien, elle le diffuse dans le film, à travers ses choix, ainsi que par sa voix, qu’elle pose sur les images.«Je ne voulais pas apparaître à l’écran, me disait-elle cette semaine dans un café du boulevard Saint-Laurent Je pense que j’aurais manqué de recul si je l'avais fait.Je ne sais pas si j’aurais pu tenir le.fil si je m'étais investie physiquement dans le film [.] Par ailleurs, je voulais leur donner [à sa famille] tout l’espace possible, d’autant que je savais dès le départ que ma position de cinéaste était privilégiée, que j’allais superposer une voix hors champ, que j’allais dicter le montage.Je ne voulais pas prendre trop de place.» Fantasmes et surprises Ajoutez à ce vœu de discrétion qu’à 38 ans, André-line Beauparlant a passé l’âge des règlements de comptes.La religion catholique, qui joue un rôle prépondérant dans son histoire, l’a longtemps indisposée.Et pour cause: ses parents se sont tournés vers le Bon Dieu au lendemain de la naissance de son SI L’AGENDA l’tare ttlt, It üiiidt dt vos soirée Gratuit ta L?Devoir dmdi LE DEVOIR Un peu de sang neuf dans le système » 't EN ADMINISTRATION DE LA SANTE Volume i, numéro i • Janvier 2005 Une toute noujælle revue faite par et pour les cadres et professionnels du réseau de la santé et des services sociaux Notre objectif ?L'enrichissement des compétences et l'épanouissement professionnel des intervenants, dans le but d'améliorer les services 4 Sortie début janvier 2005.Le premier grand thème abordé : 'SwMf Sù MBttfâ I hi K3M1 Abonnez-vous dès maintenant! 1-888-832-3031 postes, 0 JARDIN BOTANIQUE D E MON T R É A L Noël au Jardin Exposition du 1" décembre au 9 janvier 2005 Chorale du Chœur Laurentien Représentations dans la grande serre les samedis 4,11 et 18 décembre et le dimanche 5 décembre, de 13 h 30 à 15 h 30.Représentations en plein air (gratuites) les dimanches 12 et 19 décembre, à 14 h, 14 h 45 et 15 h 30.Jardin botanique de Montréal 4101, rue Sherbrooke Est 514 872-1400 www.ville.montreaLqc.ca/jardin Montréal @ M accès petit frère et ont projeté sur celui-ci des fantasmes de divin-enfant.Ce n’est donc pas un hasard si le film commence par une image de ses parents jouant fa scène de 1a Nativité pendant la messe de minuit, le petit Sébastien posé sur les genoux de Marie.Pour bouder la boucle, établir une coherence dramatur-gique, André-line a demandé à ses parents, 24 ans plus t;trd, de rejouer la même scène, le 24 décembre dernier, devant sa caméra, pour fa scène finale du film.•Si j’avais voulu, j'aurais pu être beaucoup plus critique par rappor t d la question religieuse.Or j’avais plutôt envie d’écouter ce qu'ils avaient à me dire sur le sujet», dit aile qui n» connaît aujourd’hui que fa religion a été une bouée de sauvetage pour ses parents.À eet égard, fa scène où sa mère raconte son dialogue avec saint Joseph, à l’oratoire, constitue un des moments les plus touchants du film.Et un des plus surprenants pour la cinéaste, qui n’avait pas pressenti une telle intensité.Des surprises, elle en a eu d’autres.«Ils m ont tous dit des choses auxquelles je ne m'attendais pas.Je pense entre autres à la confession de mon frère, qui avait songé à tuer Sébastien.Je ne pensais pas que ça allait si loin.Instinctivement, je pense que je le sa- vais, ou que je m'en doutais.Or, quand ils ont mis des mots dessus, ça ne ressemblait pas toujours à ce à quoi ie m'attendais.» le cinema documentaire est par nature impudique.lorsqu’une cinéaste tourne la caméra vers sa propre sphère privée, on suppose un désir de confrontation, ou de confession.Aucun de ees deux sentiments n’intervient dans /e Petit Jésus, que fa cinéaste, à l’origine, espérait tourner avec son jx-tit frère.Son décès en 2(X)1 lui a fcüt interrompre le projet, puis le recommencer dans une nouvelle perspective.Mais pourquoi, après le très intime Trois princesses pour Roland, s’avancer plus loin encore dans l'intimité de ses proches?«fai Jait ces films parce que ce sont des choses, des gens, des histoires que je connais, je ne pense pas que je me cherche inconsciemment.Ma démarche n'est (m thérapeutique.De toute façon, je ne voulais pas ramener ça à mm.C’est peut-être mon histoire, mais c’est aussi l'histoire de plein d'autre monde.Je ne suis pas celle qui avait les choses les plus intéressantes à dire.» LE PETIT JÉSUS Au Cinéma Parallèle (Ex-Centris) Jusqu’au 16 décembre JACQUES GRENIER LE DEVOIR À 38 ans, André-Line Beauparlant a passé l’âge des règlements de comptes.directement d'Espagne COMPAGNIE (^~7l Ç7p/rbCHE jAlamenca En vedette SOLEDAI) BARRIO Lauréate du New York Dance & Performance Award \ 12 représentations 25 novembre au 5 décembre 20041 «Du flamenco jusqu’au plus profond de l’être» La Presse «.Madrid troup has the power to thrill.» Toronto Star Infos et billetterie: KOLA NOTE: (514) 274-9339 www.kolanote.com ADMISSION: (514) 790-1245 5240 ave.du Parc (coin Fairmount) Montreal Kk Les Productions Nuits d’Afrique.des spectacles I N’toute l’année.www.festivalnuitsdafrique.com 97.7 mi 96 «Mart* Québec SS E DEVOIR CJAD K 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 2004 Cl il nm d I 11 \J 111UJ CINÉMA Écran de fumée Martin Bilodeau Le premier Forum métropolitain de l’industrie ci-nématographique (FMIC) a eu lieu cette semaine.Propriétaires de studios, locateurs d’équipements, producteurs et politiciens se sont réunis lundi pour entonner en chœur la chanson préférée de Jean Charest, à savoir la nécessité, pour l’industrie cinématographique, d’adopter un plan de développement stratégique — dont l’ultime accomplissement serait un partenariat public-privé.Derrière cet écran de fumée: une stratégie de commerçants, en l’occurrence les studios Mel’s Cinema et Locations Michel Trudel, de la Cité du cinéma.Ces deux entreprises, associées depuis 1994, ont vu leurs profits (et leurs installations-matériel) décupler pendant les belles années où Hollywood venait tourner chez nous.Voyant ce marché leur filer entre les doigts au profit des pays de l’Europe de l’Est et du Maghreb, ils embrigadent l’industrie pour implorer les gouvernements de consentir de meilleurs crédits d’impôt, de compenser les pertes occasionnées par la montée de la devise canadienne, et enfin de mettre l’industrie du cinéma sous un poumon artificiel afin de créer de l’achalandage à leurs portes.Pour se donner une contenance, ils ont embauché un excellent lob-byiste en la personne de François Macerola, ex-p.-d.g.de Téléfilm Canada, qui à titre de président du FMIC va leur beurrer la toast des deux bords.En vantant notamment la «grande expertise» québécoise en matière de cinéma, comparable à celle qu’on retrouve dans le secteur de l'aérospatiale.Or, en ce domaine, Bombardier (pour ne pas le nommer) est un chef de file, que dis-je, un phare, sur la scène mondiale.Là où le cinéma québécois est à peine une lueur de chandelle.Et on sort d'une année de grand vent.Ce qui ressort de tout ça, c’est le désir du FMIC de maintenir l’état d'ébullition dans tout le secteur cinématographique, malgré le retrait du principal client, qui s’est trouvé d’autres fournisseurs dans d’autres tiers-mondes.Si bien qu’on reste pris avec des infrastructures et une main-d’œuvre disproportionnées par rapport aux besoins de notre petite industrie.À titre d’exemple, le Syndicat des techniciens de cinéma et de vidéo comptait 800 membres au début des aimées 90.Il en compte 2400 aujourd'hui, panni lesquels plus de la moitié réclament annuellement des prestations de chômage.Est-ce que cette variable est prise en compte dans le calcul fait par le FMIC des retombées économiques de l’industrie?Enfin, ultime inquiétude: sur quels projets de potentiels investisseurs privés miseront-ils.sinon les gros films sans àme adressés au plus bas dénominateur commun?Les créateurs n'ont-ils pas assez de Téléfilm Canada pour leur serrer la poire avec sa politique au rendement?D’ailleurs, où étaient-ils, ces créateurs, pendant le Forum métropolitain de l’industrie cinématographique?La réaction hystérique de Christal Films devant la critique sévère et justifiée de Nouvelle-France écrite par mon confrère Denis Côté, de l’hebdomadaire Ici, témoigne d’un problème gra-ve (et permanent) dans la perception qu'ont les distributeurs du rôle de la presse en général et de la critique en particulier.Le problème, il faut le dire, est largement nourri par la complaisance de certains médias, qui se prêtent allègrement au jeu de la promotion en publiant des entrevues avec les artisans du film, réservant la critique pour une édition ultérieure, publiée après la levée de l’embargo.L’ennui avec Ici, c’est qu'il a fait sa une avec Noémie Godin-Vi- Sur quels projets de potentiels investisseurs privés miseront-ils, sinon les gros films sans âme adressés au plus bas dénominateur gneau, la vedette féminine du film de Jean Beaudin.Pour faire bonne mesure, et pour ne pas induire ses lecteurs en erreur quant à son appréciation du film, l’hebdo a fait paraître dans la même édition la critique de Denis Côté.Tandis que je m’interroge sur la pertinence de faire une entrevue avec une comédienne dont on a détesté le film, Christian La-rouche, président de Christal, ne remet en cause que la critique.Voilà qui est très révélateur.Mieux, courroucé parce que, selon lui, Denis Côté a tenu des propos offensants, il lui interdit désormais l’accès aux visionne-ments de presse de ses films.Cela de la part d'un distributeur qui, lorsqu’il est assis sur un navet et craint de le voir éreinter par la critique, n’organise aucun vision-nement de presse.Pour ma part, j'aimerais bien voir cette idée généralisée, comme efie l’était autrefois.Nos lecteurs perdraient-ils vraiment au change si toutes les critiques, de tous les films, dans tous les médias, paraissaient dans la semaine suivant le lancement d’un film plutôt que le jour même ou le lendemain de leur sortie?Qui aurait le plus à perdre à ce jeu, sinon, peut-être, disons, enfin, fé pense,'les distributeur»?.Qui voient dans notre travail rien de moins qu’une extension de leurs campagnes de promotion.Lesquelles s’emballent ou s’écrasent en fonction du box-office du premier week-end.?Commun?La procédure de liquidation suit son cours normal pour Cinéma libre, la petite boîte de distribution spécialisée dans le cinéma documentaire et d'auteur, qui déclarait faillite le mois dernier.«Les droits des films ont été rétrocédés aux producteurs, en vertu d'une clause comprise dans leurs contrats», explique Solange De Billy-Tremblay, syndic chargée de ce dossier.Ça arrange tout le monde, elle la première: «]e n ’aurais pas voulu avoir à gérer la succession de droits d’auteur», dit celle pour qui cela aurait représenté un puzzle juridique sans fin.A la demande du conseil d’administration de Cinéma libre, la Cinémathèque québécoise est allée récupérer en toute hâte une dizaine de boîtes de vidéocassettes, au moins autant d’archives, de documents, de catalogues, ainsi que des films et des masters qui n'avaient pas encore été récupérés par leurs producteurs.«Ça s’est fait vite et on n’a pas eu le temps de classer tout ça», explique Pierre Jutras, qui du même souffle précise que «beaucoup de producteurs ayant récupéré leurs films chez Cinéma libre sont ensuite venus les déposer chez nous».Rappelons que l’organisme sans but lucratif, dont le catalogue comptait quelque mille films, s’est effondré en novembre sous le poids d’une dette cumulée de un million et demi de dollars.À la fois amoureuse légère et amante lucide, Natalie Portman constitue la surprise du film.COLUMBIA TRISl'AR Une remarquable démonstration CLOSER De Mike Nichols.Avec Jude Law, Natalie Portman, Julia Roberts, Clive Owen.Scénario: Patrick Marber, d’après sa pièce.Image: Stephen Goldblatt Montage: John Bloçm, Antonia Van Drimmelen.Etats-Unis, 2004,98 minutes.• MARTIN BILODEAU Refuge occasionnel des cinéastes mal aimés, la télévision peut également être lieu de ressourcement pour certains d’entre eux.C’est du moins le cas pour Mike Nichols (The Graduate, Working Girl), à qui le séjour à HBO, extrêmement profitable, a permis de renouer avec le succès et, paradoxalement, avec le théâtre.En effet, ses téléfilms Wit, tiré de la pièce de Margaret Ed-son, et Angels in America, d’après celle de Tony Kushner, comptent parmi ce qui s’est fait de mieux à la télévision américaine au cours des dix dernières années.Pas étonnant, dans les circonstances, que Nichols revienne au cinéma en puisant à la même source.Le théâtre, s’entend.Gloser, son long métrage en 38 ans de carrière, tiré de la pièce de Patrick Marber, renoue avec le thème de son premier film (Who’s Afraid of Virginia Woolf, d’après la pièce d’Edward Albee), soit le couple dysfonctionnel.Le Londres contempo-rain qui lui sert de décor est cependant radicalement différent de celui (petite ville universitaire américaine) autrefois inspiré par Albee.Mais le discours, sur l’insécurité émotionnelle, sur l’enfermement amoureux, sur le couple comme manufacture de solitudes, demeure à peu de chose près le même.De fait, on dirait que rien n’a changé, si ce n’est la méthode Ni- chols.Plus serrée, plus percutante, plus mordante.Closer, à cet égard, est une grande réussite, même si sa plastique ultramode, parfois même tape-à-l’œil, le condamne à un vieillissement accéléré — à l’inverse d’un The Graduate, par exemple, qui n’a pas pris une ride.Né, à Berlin en 1931, débarqué aux Etats-Unis avec ses parents en 1937, Nichols est un enfant de Broadway (il a longtemps formé un duo comique avec Elaine May), au même titre qu’Elia Kazan.Comme ce dernier, il est avant tout un directeur d’acteurs et, à ce titre, un cinéaste européen, pour qui les personnages sont le moteur de l’action, et non le contraire.Dans Closer, qu’on ne saurait qualifier de comédie quoiqu’on y rie beaucoup (et souvent jaune), ü met en scène deux hommes, deux femmes, jetés dans des chassés- croisés amoureux porteurs d’angoisses, de doutes et d’amertume.Jude Law et Natalie Portman forment un premier couple, heureux en apparence: lui, aspirant écrivain, écrit la rubrique nécrologique d’un journal londonien; elle, bulle d’optimisme tombée d’Amérique, est appelée à devenir la muse de son premier roman.Puis le couple bascule lorsque lui s’éprend d’une photographe (Julia Roberts), -qui résiste à ses avances jusqu’à tomber dans les bras d’un médecin (Clive Owen) rencontré grâce à lui.Le récit, mené tambour battant, nous fait sautiller d’un temps à l’autre, le scénario invisibilisant les instants heureux dans les ellipses.Ne restent à l’écran que les déroutes, les disputes et les faillites, égrenées en une série de vignettes embaumant le vitriol, portées par des dialogues d’une violence et d’une cruauté inouïes, à travers lesquels les auteurs illustrent les illusions et les péril, les labyrinthes et les précipices du jeu, amoureux.À la fois amoureuse légère et amante lucide, Natalie Portman constitue la surprise du film, avec Clive Owen.D’une autorité fragile, d’une éloquence formidable, l’acteur anglais (qui a fait chou blanc l’été dernier dans King Arthur), il faut le reconnaître, se voit particulièrement bien servi par le texte.Le film, d’ailleurs, gagne à ce que leurs visages à tous deux nous soient moins familiers, à ce que leurs mystères ne soient pas encore éventés.Le pari le plus difficile, sur ce plan, revenait à Jude Law et à Julia Roberts, qui le relèvent avec une sobriété qui force l’admiration.Et nous renvoie du coup à l’art du formidable cinéaste qu’est Mike Nichols.?CINEMA ?SEMAINE DU 4 AU 10 DÉCEMBRE 2004 Les NOUVEAUTÉS et le CINEMA en résumé, pages ?5.6 La liste complète des FILMS, des SALLES et des HORAIRES pages ?7,14 dans LAGENDA cuhunel ?¦Ltxpnss V croire l’amour et à la fraternité, et qui déborde de vie et de miracles -Studio du cinéma indépendant www.lerezo.org SELECTION OFFICIEM E FESTIVAL DE CANNES 1 ! 4 • «.»«« GOOD BYE ¦tENINEll i ItPlfà SLAVKO STIMAC NATASA SOLAK VESNA TRIVALIC VUK KOSTI ALEKSANDAR BERCEK STRIBOR KUSTURICA NIKOLA KOJO BR ANISLAVLALE ALAf»! SAPOt MAJA rviAMISTUMT* • wncwri sHâiMifii Olin, » «L'.T.- ‘ "ia,c* •" «• • -«'OejAN SPAJIAVAUJ.rww KUSTlJC VnLi*7* C -O BOHÏ THiAl/n «LEASANriAn moric eni'WIAI LBSAI-.«i*"1*7”'1* aanà* I”E,,P'r tCELMAU CCS ‘ AVS Ai Al i SAROl CAHMtA ntVS f RAfVCE ] CWfENIA WU.OOUNCH STUDIO CANAL OfH DÈS LE 10 DÉCEMBRE! L'AFFICHE! VERSION ORIGINALE AVEC ¦SOUS-TITRES FRANÇAIS VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS E CINÉMAS A MC -l FORUM 22 ?! de Wolfgang Becker précédé de DIMANCHE D ’AOÛT de Marc Meyer LE MARDI 7 DÉCEMBRE > Rouyn-Noranda au Cabaret de la dernière chance • Mont-Laurier au Café Saint-Charles > Pierreville au Vieux-Théâtre • St-Hyacinthe au Zaricot Café LE MERCREDI 8 DÉCEMBRE • Jonquière au Caté-Théâtre Côté-Cour • Val-Morin au Théâtre du marais • Champlain au Café Foin Fou ¦ Montréal à La Gitana LE SAMED111 DÉCEMBRE • Montréal à l’Utopik INFORMATIONS : WWW.LEREZO.ORG Qot^c aÆIA , ', O -a**' |.|.DKUHIi 3 Telefilm C.nwili 4
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.