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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2009-01-27, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V O L .C N " 1 5 ?L E JV1 A R 1) I 2 7 .1 A N V I E R 2 O O $ LES SYNDIQUÉS DU JOURNAL DE MONTRÉAL RIPOSTENT JACQUES NADEAU LE DEVOIR EN LOCK-OUT, le photographe du Journal de Montréal Olivier Jean a déclenché son appareil malgré tout, hier, pendant l’assemblée au cours de laquelle ses collègues et lui ont voté à 99,6 % pour la grève.La résistance s’organise chez les syndiqués expulsés de la salle de réaction depuis samedi.En plus de lancer une campagne de boycottage du quotidien, ils alimenteront d’ici jeudi un site Internet d’information, ruefrontenac.com.Toutes nos informations en page B10.Discours du Trône L’économie d’abord Stephen Harper promet un plan de relance, mais reste flou sur les autres intentions de son gouvernement HÉLÈNE B U ZZETTI Ottawa — Tout à l’économie et silence sur le reste.La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a lu un discours du Trône quasi télégraphique hier, si pauvre en détails que les partis d’opposition ont accusé le gouvernement conservateur de leur demander un chèque en blanc.Tous reconnaissent que le vrai test surviendra à 16h cet après-midi, quand le budget fédéral, largement éventé, sera dévoilé dans sa totalité.C’est sans trompette ni fanfare que Mme Jean est arrivée sur la colline du Parlement pour lire la seconde déclaration d’intentions de Stephen Harper en à peine deux mois.Pas de balade en carrosse, pas plus que de revue de la garde d’honneur ou de coups de canon.Le grand froid (-18 °C) a eu raison du protocole extérieur.Mais l’atmosphère était tout aussi glaciale à l’intérieur de la chambre du VOIR PAGE A 10: DISCOURS Passage obligé Obama effectue ses premiers gestes « verts » «Nous montrerons clairement au monde entier que l’Amérique est prête à prendre la tête » du combat contre le réchauffement climatique AMÉLIE DAOUST-BOISVERT L> économie et les véhicules devront prendre 1 fe virage vert, a réitéré hier le président des Etats-Unis, Barack Obama.Il a commencé à honorer ses promesses d’une nouvelle politique environnementale en annonçant des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des automobiles qui rompent radicalement avec les orientations de l’administration précédente.«Les jours où Washington traînait les pieds sont révolus», a déclaré le nouveau président américain.La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a aussi annoncé que Todd Stern devenait l’émissaire chargé du réchauffement climatique.Elle souhaite véhiculer ainsi «le message sans équivoque que les Etats-Unis seront énergiques, déterminés, stratégiques et sérieux dans la réponse à apporter au réchauffement climatique et au problème qui lui est lié: l’énergie propre».«Nous montrerons clairement au monde entier que l’Amérique est prête à prendre la tête» du combat, a dit M.Obama.Son premier geste a été de demander à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) d’autoriser la Californie a fixer des quotas plus stricts d’émissions de gaz à effet de serre, une option que l’administration, Bush avait toujours écartée.Au moins, 18 autres Etats pourraient suivre l’exemple de cet Etat à la pointe du combat contre la pollution, une fois ce feu vert donné.VOIR PAGE A 10: OBAMA iffcï» I Manon CORNELLIER Je promets de faire mes devoirs.A copier dix fois.» Cela aurait pu être le titre du discours du Trône minimaliste lu hier par la gouverneure générale, Michaelle Jean.Ce discours d’à peine VOIR PAGE A 10: PASSAGE À lire aussi en pages A 8 et A'9 ® L’éditorial de Bernard Descôteaux ¦ Le texte intégral du discours n® ¦ nm niai ¦ ¦¦ xSjm HALLDOR KOLBEINS AGENCE FRANCE-PRESSE LE MONDE Rien ne va plus en Islande ¦ Nos informations en page B 8 ¦ L’éditorial de Serge Truffaut en page A 8 I N I) K X Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Culture.B 10 Décès.B 6 Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Météo.B 8 Monde.B 6 Mots croisés.B 8 Sudoku.B 4 Télévision.B 9 Philosophes de garage Pour orner ses portes de garage constamment maculées de «tags», un couple de Québec a fait appel à un ancien graffïteur, Reuben Peter-Finley, qui y a peint les visages de quatre grands philosophes du XX siècle: Camus, Weil, Rawls, Arendt.Ces penseurs qui intriguent les passants sont une belle énigme colorée au cœur du quartier Montcalm.Une œuvre non dénuée de message politique.ANTOINE ROBITAILLE Québec — On a beau «imaginer Sisyphe heureux», comme l’a proposé Albert Camus, faire effacer un graffiti un jour pour recommencer deux semaines plus tard, ça ne plaisait pas du tout à Jean-François Bieler et Jacinthe Côté, propriétaires d’un garage attenant à leur maison, angle Fraser et Salaberry, dans le quartier Montcalm de Québec.I>eurs quatre belles portes de garage jaune sable avaient quelque chose d’irrésistible, semble-t-il, pour les tagueurs qui y voyaient un canevas de choix.Ils ont décidé de combattre «le feu par le feu»\ la bombe aérosol par la bombe aérosol, le crayon par le crayon.Grâce à l’entreprise qui efface des tags, ils ont été mis en contact avec la Maison Dauphine, organisme communautaire du Vieux-Québec qui «accueille inconditionnellement les jeunes de ta rue de 12 à 22 ans».Celle-ci suggère alors une rencontre avec Reuben Peter-Finley, artiste dans la mi-vingtaine, né à Québec, ancien graffïteur.«J'en ai fait du dommage, ouf.», confie-t-il.Il était alors chargé de projet à la Maison Dauphine.«Je m 'occupais VOIR PAGE A 10: PHILOSOPHES |U it-av A -i ¦T -a® ' f Mu j s ANTOINK KOBITAILUÎ U; DEVOIR I^es philosophes Albert Camus, Simone Weil, John Rawls et Hannah Arendt, vus par l'artiste et ancien grafnteur Reuben Peter-Finley.HOMIER&QOY 5H30 Aujourd'hui à 7h35.Retour sur le discours du Trône.Réalisation: Nadia Peiellon Radio-Canada, ca/blenmallleur #95,1 PREMIERE CHAÎNE l v ) t I 77831302381705 Desjardins .piKi , 1 - V * v Wda, f SOOFUN LEE, conseillère en finances personnelles LEAH URSULIAK, commis en gestion de projets Tl GIL-OLIVIER RAYNAL, responsable affaires en gestion des avoirs NATHALIE TREMBLAY, chef de produits santé EMPLOYEURS DE CHOIX AU CANADA 2 0 0 9 REPORT ON BUSINESS DESJARDINS, UN EMPLOYEUR DE CHOIX AU CANADA Figurer parmi les 50 Employeurs de choix au Canada est un honneur qui revient à chacun de nos 40000 employés.Parce que les valeurs de coopération sont à la base même de ce qui nous distingue, c'est chacun d'entre eux qui, avec son talent et son engagement, fait du plus grand groupe financier coopératif un des meilleurs employeurs au pays.C'est plus qu'une banque.C'est le plus grand employeur privé au Québec.Desjardins desjardins.com/emploi Conjuguer avoirs et êtres L E I) E V 0 I H , LE M A R I) I 2 7 J A N V I E R 2 0 It !) A A ACTUALITES Le syndrome de McCartney Michel David epuis trois semaines, il est pathétique de voir le PQ chercher une justification à la commémoration de la bataille des plaines d’Abraham, alors qu’il devrait monter aux barricades pour s’opposer à cette initiative aberrante de la Commission des champs de bataille nationaux.Que voulez-vous, le PQ en arrache à Québec depuis plusieurs années.Le 8 décembre dernier, Agnès Maltais (Taschereau) a encore été la seule élue de son parti, et il n’est pas nécessaire d’être un grand stratège pour comprendre que le PQ ne pourra pas retrouver une majorité à l’Assemblée nationale sans remporter quelques circonscriptions à Québec.Il ne veut donc pas indisposer les commerçants et une grande partie de la population de la capitale qui, après les célébrations du 400 anniversaire de la fondation de Nouvelle-France, voient dans le 250* de la Conquête l'occasion d’une autre année faste.Sans parler de l'ineffable maire de Québec, Régis Labeaume, égal à lui-même, qui a qualifié ce débat de «radotage».Au printemps dernier, il avait déjà qualifié de «colons» ceux qui s’indignaient de voir ie gouvernement Harper transformer la fondation de la cité de Champlain en acte de naissance du Canada.Cette fois encore, il compte bien être de la fête.Les péquistes sont en quelque sorte victimes du syndrome de McCartney.Depuis l’été dernier, leur malheureuse opposition au concert de l’ex-Beatle est devenue le symbole de tout ce qu’on leur reproche à Québec.Il tombe pourtant sous le sens que les deux événements sont de nature complètement différente.Cette frilosité est franchement navrante chez des gens qui prétendent faire du Québec un Etat souverain.S’imaginent-ils que la séparation n’indisposerait personne?Devrait-on y renoncer sous prétexte que la turbulence dont parlait Pauline Marois pourrait faire hésiter les touristes?Seule Louise Beaudoin a osé dire haut et fort ce que ses collegues'se-eontentent-de penser discrètement.Peu importe que l’on qualifie cette reconstitution de^élébration ou de commémoration, «cela dépare l'ente^ement».) ?C’est précisément la réflexion qui vient à l’esprit en entendant sa collègue Agnès Maltais proposer d’y voir «wne leçon de pédagogie sur notre courage».D se trouvera toujours des commentateurs stipendiés pour célébrer les vertus du bonententisme à tout prix, mais on s’attend à autre chose du PQ.A ce compte, on devrait se réjouir à la perspective de tous ces événements à caractère pédagogique que nous pourrons commémorer au cours des prochaines décennies: la pendaison des patriotes, la publication du rapport Durham, l’Acte d’Union.Nos descendants pourront aussi s’instruire en reconstituant la pendaison de Louis Riel.Les historiens québécois ne sont pas très enclins non plus à dénoncer l’événement.Même l’ancien ministre de René Lévesque, Denis Vau-geois, privilégie le «devoir de mémoire».Vu d’Europe, on semble voir les choses d’un point de vue nettement plus politique.Le professeur André Zysberg, spécialiste d’histoire canadienne à l’Université de Caen, a déclaré au correspondant de Canwest que la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham «va raviver de vieux antagonismes politiques, religieux et ethniques».Selon lui, c’est «une utilisation de l’histoire comme arme politique».John Dickinson, un professeur de l’Université de Montréal qui occupe présentement la chaire d’histoire canadienne à la Sorbonne, estime que l’événement est du même ordre que l’incident de Brockvil-le, en septembre 1989, quand une bande d’oran-gistes de l’Alliance pour la préservation de l’anglais au Canada (APEC) avait piétiné le drapeau du Québec devant les caméras de télévision.?Il est vrai que l’on a reconstitué d’autres batailles, comme celles de Hastings ou de Waterloo.La comparaison tient-elle vraiment?Il y a des siècles que les Normands qui ont conquis l’Angleterre au onzième siècle ont été assimilés.Quelques décennies après la défaite de Napoléon, la France avait retrouvé son rang de grande puissance.Plus de deux cents ans après la Conquête, le Québec s’est fait imposer une constitution malgré l’opposition de tous les partis représentés à son Assemblée nationale.Est-il vraiment besoin d’un autre rappel que celui-là?Le président de la Commission des champs de bataille nationaux, André Juneau, assure qu’il n’est pas question de célébrer quoi que ce soit et que l’événement n’aura aucun caractère festif.Il est pourtant difficile qu'il en soit autrement avec les milliers de touristes d’ici et d’ailleurs qui déambuleront joyeusement sur les Plaines avec leur poussette et leur pique-nique.Sans oublier le bal masqué au parc des Braves.Voici l’invitation que l’on retrouve sur le site de la Commission: «Malgré la guerre qui sévit dans la colonie, certains dirigeants trouvent à se divertir.Dansez comme eux au clair de lune, vêtus de vos plus beaux atours.» Il est vrai que le dernier Intendant de la Nouvelle-France, François Bigot, et sa bande de voleurs se sont empiffrés jusqu’à la fin, avant de se rembarquer pour la France.Une autre leçon de courage! mdavid@ledevoir.com Le dépistage prénatal de la trisomie 21 serait offert à toutes les futures mères Le ministre de la Santé est ouvert à un programme universel, même si plusieurs intervenants craignent que cela n’encourage une forme d’eugénisme Le ministre de la Santé envisage de rendre universel le dépistage prénatal de la trisomie 21 pour toutes les futures mères du Québec.Yves Bolduc se montre ainsi favorable aux conclusions du rapport du Commissaire à la santé et au bien-être sur les enjeux éthiques d’un tel test rendu public hier.Tandis que l’Association des obstétriciens gynécologues du Québec se réjouit, le commissaire et son adjointe veulent éviter à tout prix la discrimination ou tout autre dérapage qui pourrait y être rattaché.LISA-MARIE GERVAIS Il y a un peu plus d’un an, en décembre 2007, l’ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, avait préféré contourner le débat et renvoyer le dossier au Commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, chargé de mener l’enquête.Des organismes de défense des droits des personnes handicapées ou déficientes intellectuelles craignaient que l’application systématique du test de la clarté nucale, qui permettait un dépistage plus précis de la trisomie 21, également appelée le syndrome de Down, n’encourage la discrimination et une certaine forme d’eugénisme.La peur était grande que les femmes optent massivement pour l’avortement si elles apprenaient qu’elles portaient un enfant trisomique.Dans les mémoires des organismes, les séances de délibération au sein de son forum de consultation et les témoignages en ligne de 900 personnes, ces craintes ont été largement exprimées et recueillies par Robert Salois.Il en a fait écho dans le rapport qu’il a rendu public hier.«Pourquoi Jaire vne consulta- Corinne tion publique et pourquoi faire Leclercq un progrmftme de dépistage?WBlBÉdi Ntl iWUii' W è.^ ^ maintes reprises», a arnrmele commissaire.M.Salois recommande donc l’offre systématique du test de dépistage de la trisomie 21 à condition qu’il soit accompagné de toute l’information nécessaire à une prise de décision libre et éclairée.«On voit que le test lui-même est éprouvant.U y a, par exemple, un deuil à vivre au moment où un couple décide d’interrompre la grossesse après avoir appris que l’enfant à naître est trisomique.On pense qu’il doit disposer d’une information complète afin de bénéficier d’un bon encadrement jusqu’à la fin du processus», a-t-il souligné.Des familles pourraient aussi décider de vou- îX: ?A / gm «La première question qu’un couple se pose ne doit pas être “a-t-on les moyens de se payer un tel test?”» ERIC 1 EFERBERG AGENCE FRANCE-PRESSE Anne, une enfant trisomique, dessine.Un test de dépistage pourrait être offert gratuitement à toutes les futures mères, le ministre québécois de la Santé s’étant montré favorable aux recommandations qui lui ont été faites en ce sens.loir garder l’enfant, rappelle Ghislaine de Langa-vant, commissaire adjointe à l’éthique.«Ça peut représenter un engagement à long terme pour les familles.C’est clair que si les moyens ne sont pas là pour les soutenir, c’est plus difficile pour elles de prendre une décision», a-t-elle soutenu.«Ici, Vin-formation est d’autant plus importante que c’est un programme payé par l’État, pouvant donner le feu vert à l’interruption volontaire de grossesse», a ren- -chéri Robert Salois, qui en appelle parallèlement à un meilleur soutien des foyers où vit une-personne trisomique.Vers un dépistage universel La présidente de l’Association des obstétriciens gynécologues du Québec (AOGQ), Corinne Leclercq, se réjouit que la porte soit ouverte au dépistage prénatal universel et gratuit de la trisomie 21.«La première question qu’un couple se pose ne doit pas être “a-t-on les moyens de se payer un tel test?”», a-t-elle dit en plaidant elle aussi pour donner la meilleure information possible aux couples qui attendent un enfant.«Après, c’est un choix personnel.Mais le couple doit avoir toute l’information, se sentir appuyé, peu importe sa décision», a-t-elle ajouté.Plusieurs pays d’Europe, dont la France, et la plupart des provinces canadiennes offrent actuellement le test.Mais, au Québec, il n’est pour l’instant offert qu’aux femmes de 35 ans et plus.Celles qui le désirent peuvent également y avoir accès en allant au privé, moyennant une certaine somme.L’idée serait donc d’étendre le test de dépistage à toutes les Québécoises enceintes, pour d’abord évaluer le risque.Ensuite, pour confirmer les faits, celles qui présentent un risque éle-vé;de donner naissançp à un enfant trisomique seraient invitees a passer une amniosynthèse, un test qui n’est pas exempt de danger pour la santé.Sans vouloir s’avancer sur une échéance concernant la mise sur pied d’un programme de dépistage, le ministère de la Santé se dit «en accord avec les recommandations et l’esprit du rapport».«On en est à évaluer les coûts.H faut tenir compte de nos effectifs réduits et du contexte de pénurie.Ensuite, on pourra voir comment on met en œuvre les recommandations», a indiqué la porte-parole du ministre de la Santé, Karine Rivard.Le Devoir À la guerre comme à la guerre ! Les soldats canadiens doivent respecter les règles internationales d’engagement, même si le conflit est atypique, comme en Afghanistan ALEC CASTONGUAY Fort Bliss, Texas — Comment respecter les conventions internationales de la guerre dans un conflit atypique comme l’Afghanistan, où l’ennemi est partout et nulle part?C’est la question délicate — et potentiellement explosive — que doit gérer la major Nadine Fortin, avocate en droits de la personne au sein des Forces canadiennes.C’est elle qui devra s’assurer que les soldats québécois qui seront déployés en Afghanistan ce printemps respectent les traités internationaux qui régissent les conflits, notamment la convention de Genève.«Les Forces canadiennes ont le droit de faire usage de la force, mais pas n ’importe comment.Ce n’est pas quelque chose qu’on peut prendre à la légère.Le Canada a l'obligation de se conformer aux traités internationaux», explique la major Fortin, debout au milieu du camp Dona Ana, à Fort Bliss, une immense base militaire américaine à cheval entre le Texas et le Nouveau-Mexique.C’est dans ce paysage de plaines arides bordées de montagnes que les soldats québécois terminent présentement leur enfraî-nement.Ce climat désertique est parfait pour reproduire les conditions difficiles de Kandahar.Ils seront 1640 militaires du Québec (sur 2750 Canadiens) à prendre le chemin de la plus dangereuse province d’Afghanistan dès la mi-mars, pour un séjour de six à neuf mqis.A l’automne 2007, la controverse sur le traitement des prisonniers talibans, que les Forces canadiennes remettaient aux autorités afghanes malgré les risques de torture, a mis en lumière la mince ligne qui sépare un acte légitime d’un geste contraire aux conventions internationales.La major et avocate Nadine Fortin sera déployée avec le groupe tactique de combat, soit les 1100 hommes responsables de mener les opérations les plus dangereuses.Elle travaillera également avec les services de renseignements qui préparent les missions.Chaque fois, elle se posera la même question, dit-elle.«Qui est un combattant au sens de la loi et qui ne l’est pas?Ce n’est pas écrit “taliban” sur leur front.Quand les soldats se font tirer dessus, c’est simple, parce que c’est de la légitime défense.Mais quand on prépare des opérations précises, il faut s’assurer de respecter les règles d’engagement», dit cette petite femme en habit de combat militaire.Des indices seront utilisés pour déterminer si la cible est légitime.Par exemple, est-ce qu’une vidéo captée par un avion sans pilote (drone) montre le combattant en train de poser une bombe?Est-ce qu’il a déjà été vu en train d’attaquer des soldats canadiens ou de l’OTAN?Des décisions rapides A Fort Bliss, Nadine Fortin fait (je la sensibilisation auprès des soldats.«À mesure qu’on se rapproche du déploiement, les entraînements sont plus concrets, et les soldats réalisent que c’est important.Us devront parfois prendre des décisions rapides et délicates.Ils devront vivre avec cette décision, alors autant qu’elle soit conforme aux lois», raconte-t-elle.En décembre dernier, un soldat canadien a été arrêté et accusé d’avoir abattu un combattant désarmé dans la province d’Helmand, en Afghanistan.Le procès du capitaine Robert Semrau, qui commence dans quelques mois, démontre que tout n’est pas permis sur un champ de bataille.Et si la major Fortin juge que l’état-major prend une décision qui contrevient aux règles internationales lors d’une mission?L’avocate affirme avoir le droit de monter dans la chaîne de commandement pour dénoncer certains comportements.«Si à mes yeux c’est complètement illégal, je peux passer à un autre niveau», dit-elle.La major Fortin en sera à son premier déploiement en Afghanistan et sera confrontée à la réalité d’un conflit difficile où l’ennemi n’est pas toujours identifiable.Elle se dit consciente que la tâche est lourde.AI.KC CASTONGUAY LE DEVOIR La major Nadine Fortin Mais elle aura, en cas de doute, l’aide de quatre autres avocats canadiens à Kandahar, qui seront dispersés avec d’autres unités: le commandement régional de l'OTAN, le commandement canadien, l’équipe de reconstruction provinciale et le mentorat de l’armée afghane.I Le Devoir Le Devoir s’est rendu à Fort Bliss à l’invitation des Forces armées canadiennes.MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE I.E I) K V 0 1 K .L E MARDI 27 .1 A N V 1 E R 2 0 0 9 A 1 ACTUALITES Dépenses électorales ou gouvernementales?Le premier ministre a présenté des notes d’hôtel de 20 000 $ pour une tournée pancanadienne effectuée avant d’appeler les Canadiens aux urnes T1 M NAUMETZ Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper a dépensé près de 20 000 $ en notes d’hôtel et frais de séjour l’an dernier pendant le marathon de 23 villes canadiennes qu’il a effectué juste avant de déclencher des élections générales, selon le relevé de ses dépenses.Ses notes d’hôtel ont atteint 16 440 $ et ses frais de séjour, 3247 $, tandis que son personnel a dépensé près de 5000 $ en «rafraîchissements et collations» au cours de cette tournée pan-canadienne.Le dernier voyage a pris fin le 28 août à Dawson City, au Yukon, où M.Harper a annoncé une nouvelle politique sur la souveraineté canadienne une semaine avant de déclencher les élections d’octobre.Des voyages de planification préalable effectués par des collaborateurs du premier ministre, aux coûts totalisant 200 000 $, ne sont pas inclus dans la facture totale des déplacements préélectoraux.Des milliers de dollars de plus en frais de voyage des deux photographes officiels, des adjoints aux médias et des autres assistants accompagnant M.Harper, ainsi que les coûts de l’avion gouvernemental utilisé par le premier ministre, ne sont pas non plus inclus clans le total.Devant ces dépenses, des critiques pressent M.Harper de faire preuve de retenue, étant don- né le climat économique actuel.Les rapports de dépenses de M.Harper pour 2008 font aussi état d’une somme de 7493 $, dépensée par une conseillère qui a assisté à une série de groupes de consultation (groupes témoins) à travers le pays en prévision du scrutin.Le dernier a eu lieu à Toronto du 26 au 28 août, peu avant l’annonce des élections.Divers groupes préconisent que de telles dépenses soient comptabilisées à l’avenir comme des dépenses électorales, payables par le parti au pouvoir.Ces dépenses devraient selon eux respecter le plafond des dépenses électorales autorisées.Au bureau du premier ministre, on a refusé de répondre directement aux questions sur les dépenses.«Notre gouvernement se préoccupe toujours de la façon dont les dollars durement gagnés par les contribuables sont dépensés», a fait savoir l’attaché de presse adjoint Andrew Mac-Dougall, par courriel.Selon lui, l’actuel gouvernement a dépensé nettement moins que le précédent gouvernement en notes d’hôtel et frais de séjour.«Si le premier ministre vole à travers le pays pour prononcer des discours politiques pendant la période précédant les élections, c’est le Parti conservateur qui devrait payer ses dépenses, et non pas le peuple du Canada», a commenté le député néodémocrate Pat Martin.La Presse canadienne Accès à l’école anglaise Saviez-vous que.l'École de musique Vincent-d'lndy offre un vaste choix de programmes du collégial qui s'adressent autant aux futurs musiciens qu'à ceux qui désirent une bonne formation en musique tout en se dirigeant vers d'autres champs de spécialisation ?Les programmes jumelés (200.11,300.11 et 500.11) sont offerts en partenariat avec le Collège Jean-de-Brébeuf.Wj Le mercredi 4 février 2009, c'est journée portes ouvertes à l'École de musique Vincent-d'lndy ____ de 17h à 20h.uct >LFi i il ; MUSIQI II -, Vincent-d’lndy 628, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Outremont (Québec) H2V 2C5 Téléphone: 514-735-5261 Télécopieur: 514-735 5266 Courriel : admission@emvi.qc.ca www.emvi.qc.ca Le jugement attendu sur la loi 104 divise les anglophones Robert Libman invite les députés anglophones du PLQ à démissionner si le gouvernement adopte des mesures visant à le mettre à l’abri d’un éventuel jugement défavorable ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le jugement de la Cour suprême sur la loi 104 n’est pas encore tombé qu’il divise déjà la communauté anglophone québécoise.L’ancien chef du Parti égalité Robert Libman estime que ce sera un I .1 A \ V I E R 2 0 0 !t A ACTUALITES REMANIEMENT L’hiver aura eu raison du responsable du déneigement Gérald Tremblay allège les responsabilités confiées à son frère Marcel JEANNE CORRIVEAU En prévision des élections municipales de novembre prochain, le maire Gérald Tremblay a remanié hier son comité exécutif.Il a retiré à son frère Marcel Tremblay, devenu l’une des cibles favorites des caricaturistes, la responsabilité du déneigement et de la propreté pour confier ce dossier à un nouveau venu au comité exécutif, le maire de l’arrondissement d’Anjou, Luis Miranda.Trois autres élus accèdent d’ailleurs au club sélect du comité exécutif, soit Mary Deros, Catherine Sévigny et Michael Applebaum.Dans l’esprit du maire Tremblay, Marcel Tremblay n’a pas subi de rétrogradation.«Marcel a fait un travail remarquable au cours des dernières années pour les services aux citoyens.J’ai eu des discussions avec Marcel, et il voulait consacrer plus d’énergie aux communautés d’origines diverses ainsi qu’aux communications de la Ville», a expliqué le maire hier, à l’occasion d’une conférence de presse à l’hôtel de ville.Marcel Tremblay conservera le dossier des communautés culturelles et c’est lui qui aura pour mandat de préparer le terrain pour les fêtes du 375'' anniversaire de Montréal en 2017.Régulièrement sous les feux des projecteurs depuis le début de l’hiver en raison du mécontentement de la population à l’égard du déneigement, Marcel Tremblay s’est rendu célèbre grâce à sa façon bien personnelle de défendre les stratégies de la Ville.Il y a trois semaines, il avait suggéré aux Montréalais de se munir de crampons pour se déplacer sur les trottoirs glacés de la métropole.Hier, il n’a pas semblé se formaliser de la décision du maire: «J'ai une relation privilégiée avec mon frère depuis 65 ans.Nous sommes de grands amis.Il m’a dit: “Marcel, est-ce que ça te tente de faire autre chose?" J’ai dit: “Avec plaisir, Gérald”», a-t-il expliqué.C’est Luis Miranda qui deviendra le nouvel «homme des neiges» de l’Hôtel de Ville en héritant du dossier des services JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le maire Gérald Tremblay met une main sur l’épaule de son frère Marcel à qui il vient de retirer la responsabilité du déneigement.aux citoyens.Il gérera également le dossier du développement économique, une responsabilité assumée jusque-là par Alan DeSousa.Maire d’Anjou depuis 1997, Luis Miranda faisait partie de l’équipe de Gérald Tremblay en 2001, à l’occasion des fusions municipales.Deux ans plus tard, il avait quitté les rangs d’Union Montréal pour finalement rentrer au bercail l’an dernier.Ses nouvelles fonctions représentent une importante promotion pour lui.Apôtre de la décentralisation des services, M.Miranda entend travailler étroitement avec les arrondissements, mais il prévient que certains arrondissements devront «se prendre en mains» afin d'améliorer leurs services de déneigement plutôt que de se plaindre de sous-financement.En plus d’assumer la présidence du comité exécutif et de gérer le dossier de la sécurité publique, Claude Dauphin prend les rênes du comité Montréal 2025.Le maire de l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, André Lavallée, déjà responsable du Plan de transport, devient vice-président du comité exécutif, un titre que dé- tient aussi son collègue Sammy Forcillo, qui conserve le dossier des finances.La conseillère de Parc-Extension et ex-transfuge de Vision Montréal, Mary Deros, obtient la responsabilité du développement social et communautaire.Elle remplace à ces fonctions la mairesse de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, Marie-Andrée Beaudoin.Mme Beaudoin ayant annoncé qu’elle ne solliciterait pas un autre mandat lors des élections municipales de novembre, le maire a jugé plus approprié de la remplacer au comité exécutif.La mairesse fait toutefois l’objet de critiques soutenues dans son arrondissement en raison, notamment, du controversé déménagement de la mairie l’an dernier.Même si le développement économique et le comité Montréal 2025 lui échappent, Alan DeSousa conserve le développement durable et de l’environnement.Pour sa part, sa collègue Helen Fotopulos continuera de s’occuper du parc du Mont-Royal et de la condition féminine.Parmi les nouveaux venus, Catherine Sévigny s’occupera de la culture, et Michael Applebaum des sports et des loisirs.Quant au maire Tremblay, il gardera la mainmise sur les dossiers du centre-ville, de la démocratie et des relations internationales.A la tête du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal, Claude Tru-del cède sa place au conseiller Michel Labrecque, l’un des fondateurs de Vélo-Québec.De son côté, le maire de l’arrondissement de Saint-Léonard, Michel Bissonnet, occupera le poste de maire suppléant.Le chef de l’opposition, Benoit Labonté, s’est dit peu impressionné par le jeu de chaises musicales effectué dans le camp adverse.L’administration Tremblay a raté l’occasion «d’imprégner un virage XXI' siècle à Montréal», a-t-il indiqué.Il a reproché au maire d’avoir scindé les dossiers économiques en trois et de n’avoir nommé que trois femmes au comité exécutif qui compte douze élus.Il a été particulièrement lapidaire à l’endroit de Marcel Tremblay et de Luis Miranda qu’il a qualifié de «matériel recyclé.» Le Devoir Publicité destinée aux enfants Coupable, Saputo versera une amende de 44 000 $ FABIEN DEGLISE Revirement de situation au palais de justice de Saint-Jérôme.Après des mois à plaider l’innocence, le géant de l’alimentation Saputo a finalement reconnu sa culpabilité hier pour publicité illégale destinée à des enfants de moins de 13 ans.Ce faisant, l'entreprise évite la tenue de plusieurs jours de procès intenté contre elle par l’Office de la protection du consommateur (O PC).«À l’aube d’un procès qui devait débuter aujourd’hui [hier], une entente de règlement est intervenue entre [l’OPC et Saputo] mettan t ainsi fin aux procédures judiciaires», a indiqué en matinée l'agence gouvernementale par voie de communiqué.Dans le cadre de cette entente, Saputo plaide donc coupable aux 22 chefs d’accusation portés contre elle pour diverses infractions à la Loi sur la protection du consommateur (LPC), en particulier l’article 248 qui interdit à toute entreprise de faire de la publicité visant des enfants de moins de 13 ans.Elle s’engage aussi du coup à verser 44 000 $ d’amende pour les délits commis.L’affaire remonte à février 2007.La division gâteaux Va-chon de Saputo a alors orchestré une vaste campagne de promotion de ses nouveaux muffins baptisés Igor dans plus de 230 Centres de la petite enfance (CPE) au Québec.Cette campagne comprenait la distribution d’échantillons gratuits et d’affiches mettant en vedette un petit gorille définissant l’image du produit ainsi que d’un CD présentant une chanson promotionnelle faisant résonner le nom du gâteau industriel.Une pratique dénoncée par la Coalition québécoise sur la problématique du poids (CQPP), un organisme dénonçant la malbouffe, qui avait alors porté plainte contre Saputo auprès de l’OPC.La tournure des événements a été accueillie comme «une bonne nouvelle» hier par Suzie Pellerin, directrice de la CQPP.Le groupe espère que cette cause freinera à l’avenir les ardeurs des entreprises qui, comme Saputo, souhaiteraient transgresser la loi pour séduire des consommateurs en bas âge.«Bien sûr, le montant de l’amende n’est pas très élevé au regard des dépenses publicitaires que Saputo a dû engager pour les gâteaux Igor, a-t-elle ajouté.Mais cette affaire a une portée négative sur la réputation de l’entreprise, ce que les entreprises n’aiment généralement pas.» Même si le fabricant des gâteaux Igor — qui désormais ne sont plus sur le marché, selon les informations diffusées sur son site Web — n’est plus dans la mire de la justice, le dossier n’est pas clos pour autant.L’OPC maintient en effet ses poursuites contre P2P Proximité Marketing, l’agence de publicité qui a orchestré la campagne dans «plus de 1000 CPE en Ontario, au Québec et dans les Maritimes», comme l’indique la firme de communication dans une brochure visant à promou- voir ses services.Ces «actions tactiques» auraient d’ailleurs «permis à Saputo de s'assurer une présence forte dans plusieurs milliers de points de vente», poursuit P2P qui fait face à 15 chefs d’accusation pour non-respect de la loi en matière de publicité destinée aux enfants.La cause devrait être entendue devant un tribunal dans le courant du printemps.Par ailleurs, sur la base de plaintes déposées par des groupes de défense des consommateurs, l’Office a également amorcé dans les derniers mois des procédures judiciaires contre Burger King, General Mills ainsi que les restaurants McDonald's pour des motifs similaires.La bande-annonce de Ciné-Cadeau, à Télé-Québec, mettant en vedette des croquettes de poulet, un site Internet à vocation ludique pour des céréales ainsi qu’une campagne de promotion avec jouets, est à l’origine de ces poursuites.Le Devoir EN BREF Le pseudo-pasteur Cormier condamné à cinq ans de prison Au palais de justice de Montréal, le pseudo-pasteur Daniel Cormier, 57 ans, a été condamné à cinq ans d’emprisonne ment pour agression sexuelle sur une enfant qu’il disait avoir épousée alors qu’elle n’avait que 10 ans.Daniel Cormier a déjà purgé 11 mois de détention préventive, ce qui fait que la peine effective est de 49 mois.La juge Sylvie Durand n’a pas accordé la peine maximale de 10 ans comme le demandait la Couronne, mais a tout de même considéré plusieurs facteurs aggravants.D’autres accusations de nature sexuelle pèsent sur Daniel Cormier.Un autre procès s’est ouvert relativement à une autre victime, une adolescente qui était âgée de 16 ans au moment des agressions présumées.- La Presse canadienne Sourd, aveugle, mais fier Vancouver—Le Tribunal des droits de la personne a ordonné à Air Canada de verser 10 000 $ en dédommagements à un passager sourd et partiellement aveugle de Vancouver.Le transporteur aérien avait insisté auprès du passager pour qu’il soit accompagné alors qu’il désirait voyager seul.Néanmoins, la décision du tribunal, rendue hier, ne signifie pas quliddie Morten pourra de nou- veau voyager seul à bord d’un appareil d'Air Canada Le tribunal a précisé que la compagnie doit évaluer de manière particulière les capacités du passager avant de déterminer s’il peut monter à bord sans être accompagné.Selon le jugement, il y a eu discrimination, car Air Canada a nié le droit d’Eddie Morten à une évaluation équitable de ses capacités.Avec l'aide de son chien guide, l’homme utilise les transports en commun et prend le taxi, - La Presse canadienne Étude américaine sur le climat Certains changements sont déjà irréversibles Washington — Plusieurs effets dommageables des changements climatiques sont déjà foncièrement irréversibles, ont affirmé des chercheurs américains, hier.Selon eux, même si l'on réussissait à stopper les émissions de carbone, les températures du globe demeureraient élevées au moins jusqu’en l’an 3000.C’est la conclusion à laquelle en arrive la chercheuse Susan Solomon, dont l’étude paraît aujourd’hui dans Proceedings of the National Academy of Sciences.«Les gens pensent que si nous cessons d’émettre du dioxyde de carbone, le climat reviendra à la normale dans 100, 200 ans; ce n’est pas vrai», a déclaré Mme Solomon au cours d’une conférence téléphonique.Attachée au laboratoire de recherche du National Oceanic and Atmospheric Administration’s Earth System, à Boulder, au Colorado, Mme Solomon, qui a dirigé une équipe internationale de scientifiques, définit un changement «irréversible» comme un changement qui persisterait pendant 1000 ans, même si les humains stoppaient im- médiatement l’ajout de carbone à l’atmosphère.Ce constat survient au moment où le nouveau président américain, Barack Obama, ordonne des révisions de programmes susceptibles d’entraîner une plus grande efficacité énergétique et une réduction de la pollution de l’air.Selon Mme Solomon, les changements climatiques sont lents, mais inéluctables — et il est d’autant plus important d’agir rapidement afin que la situation à long terme ne s’aggrave pas davantage.Alan Robock, du Center for Environmental Prediction de l’université Rutgers, abonde dans le même sens.D’après le scientifique, qui n’a pas participé à la recherche de Mme Solomon, cela signifie que «nous devons essayer encore plus fort de réduire les émissions».De l’avis d’un autre chercheur, de l’Université de l’Arizo-na, le rapport de Mme Solomon, sans être alarmiste, est important pour les débats en cours sur les politiques affectant le climat.La Presse canadienne Messages textes: le CRTC invité à agir pour le bien des consommateurs MARIE VASTEL L> Union des consommateurs a f présenté une requête devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), hier, lui demandant d’intervenir pour encadrer les textos à «valeur ajoutée».Ces messages textes sont reçus par messagerie cellulaire, lorsque les consommateurs s’abonnent à des services permettant de recevoir un horoscope, de participer à un concours ou de jouer à un jeu.Au coût de 2 $ ou 3 $ par message, ces derniers continuent par la suite d'être envoyés aux abonnés, parfois tous les jours, faisant augmenter rapidement leur facture.Et le consentement à ce type de services ne serait pas toujours éclairé, selon le responsable des communications de l’Union, Charles Tanguay.L’Union des consommateurs dénonce, par sa requête, que les fournisseurs de téléphonie cellulaire agissent comme les percepteurs de ces compagnies en exigeant le paiement de la facture à leurs clients et en les menaçant de couper leur ligne s’ils ne paient pas.Les compagnies cellulaires n’ont pas le pouvoir de désabonner elles-mêmes leurs clients.«La compagnie cellulaire ne peut rien faire pour vous, et c’est ce que les gens se font répondre, c’est que vous êtes responsables et que vous devez payer.Alors, non seulement vous devez payer, mais si vous ne payez pas on vous coupe le service», a reproché M.Tanguay.«C’est là qu’il y a un problème, c’est que la compagnie de cellulaires devient en quelque sorte l’agence de recouvrement d’une tierce compagnie», a-t-il soutenu.L’association demande donc au CRTC d’instaurer le même régime que celui qui s’applique aux numéros 1 900, pour lesquels la compagnie cellulaire se doit de retirer les frais facturés si le client en fait la demande.La Presse canadienne Les hausses de loyer, selon la Régie La Régie du logement a publié hier ses recommandations quant aux paramètres d’augmentation des loyers en 2009 au Québec.La Régie précise qu’il s’agit de critères pour établir une base de discussion, non d’une recommandation.Le contexte peut varier énormément selon les spécificités de chaque immeuble.Ainsi, la Régie établit une augmentation possible de 0,6 % pour les logements non chauffés.Pour les logements chauffés par le propriétaire à l’électricité, elle suggère 0,8 %.Pour ces mêmes logements chauffés au gaz par le propriétaire, elle propose 1,8 %, et au mazout, 5,1 %.Le groupe de défense des locataires, le FRAPRU (Front d’action populaire en réaména- gement urbain), souligne que les hausses de loyer réelles ont amplement dépassé ces recommandations de la Régie du logement dans le passé.Par exemple, de 2000 à 2008, la Régie avait autorisé des augmentations totalisant 11 %, alors que la réalité de ces hausses a plutôt été de 26,9 %.De son côté, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORP1Q) reproche à la Régie du logement de ne pas encourager les propriétaires à entretenir et rénover leurs logements en ne tenant pas suffisamment compte des coûts d’entretien dans son calcul de l’augmentation permise du loyer.La Presse canadienne François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 DISPONIBLE A 8 LE DEVOIR.LE MARDI 27 JANVIER 2 O O 9 ÉDITORIAL RETOUR AUX COMMUNES Coopération ou confrontation ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAI3IERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND Le sort du gouvernement de Stephen Harper se jouera ces prochaines heures.Aujourd’hui, le ministre des Finances présentera un «budget de crise» qui, s’il ne recueille pas l’appui d’au moins un parti de l’opposition, entraînera de nouvelles élections ou la mise en place d’un gouvernement de coalition.Conscient de l’enjeu, le premier ministre a tendu hier la main à l’opposition.Les mots ouverture, coopération et collaboration, rarement entendus ces derniers mois, résonnent maintenant dans tous les corridors du parlement.remière étape du retour aux Communes après une pause de deux mois, le gouvernement conservateur présentait hier le traditionnel discours du Trône qui, pour être bref, n’en était pas moins éloquent quant à l’attitude nouvelle du gouvernement conservateur.Se livrant à un mea-culpa implicite, il multipliait les qualificatifs pour parler d’une crise économique «grave», «sans précédent», «qui empire», une crise dont il niait l’existence même en novembre et qui est aujourd’hui la priorité de ses P * - j|i|i Bernard Descôteaux priorités.Le contraste entre hier et aujourd’hui était tel qu’il faut se demander, comme l’a fait le chef libéral Michael Ignatieff, quel discours conservateur il faut croire.La réponse à cette question ne fait pas de doute.Le vrai Stephen Harper est celui que l’on a connu ces dernières années.Il s’agit biep du Stephen Harper conservateur opposé à l’interventionnisme de l’Etat dans l’économie de marché.N’imaginons pas Æmm qu’il se soit converti aux vertus de cette doctrine en deux mois.La question est plutôt de savoir si, M.iw pliant à son corps défendant devant les pres- sions de l’opposition et de l’opinion publique, il tiendra ses promesses une fois la survie de son gouvernement assurée.Poser la question est un peu y répondre.A court terme, l’intérêt des conservateurs est de s’assurer de l’adoption du budget pour qu’en cas de défaite du gouvernement, la gouverneure générale n’aille pas inviter le Parti libéral à en former un nouveau avec l’appui du NPD.Ce serait pour eux le pire sçénario.Mais, passé ce moment, le naturel pourrait revenir au galop.A la première embellie, ils n’hésiteront pas à rechercher un affrontement avec l’opposition qui conduirait à des élections.Au-delà des partis d’opposition, ceux à qui ministres et députés conservateurs s’adressent depuis quelques jours sont les Canadiens.En dévoilant morceau par morceau le contenu du budget comme ils Font fait depuis jeudi, ils cherchent à convaincre l’opinion publique que ces mesures sont celles qui étaient attendues et faire ainsi pression sur l’opposition pour qu’efie vote ce budget Habile stratège, le premier ministre Harper cherche à prendre l’opposition à son propre jeu, la mettant devant l’alternative suivante.Soit elle donne son appui à un budget de stimulation économique qui répond à ses revendications, soit elle le rejette.Dans ce cas s’ensuivrait la formation d’un nouveau gouvernement ou la tenue d’élections, ce qui retarderait de plusieurs semaines, voire de quelques mois, l’adoption d’un plan d’action économique.Le Bloc québécois et le NPD ont d’emblée choisi de voter contre ce budget.Ils ont perdu toute confiance dans le gouvernement conservateur.Pour sa part, le Parti libéral mesure le risque qu’il y aurait à être considéré comme le responsable de l’aggravation de la situation économique parce qu’il aurait inscrit le gouvernement aux abonnés absents à un moment crucial.Il pourrait y perdre beaucoup, alors qu’il vient tout juste de se donner un nouveau chef, dont la popularité est pour le moment un phénomène instantané.Personne ne perd de vue les prochaines élections.Chez les uns comme chez les autres, difficile de dire ce qui vient en premier, les intérêts du parti ou ceux du pays.FAILLITE DE L’ISLANDE Nation en solde km* Serge Truffaut Islande, royaume des Vikings du Grand Nord, est en faillite.Après avoir nationalisé les banques l’automne dernier, après avoir été secouru par le FMI à la onzième heure, voilà que le gouvernement vient de démissionner sous la pression de la population qui a manifesté et qui continue de manifester sa colère pour la première fois depuis.1949! Signe d’un temps dominé par les angoisses économiques, des affrontements parfois violents entre policiers et simples mortels ont eu lieu en Estonie, en Lituanie ainsi que dans le sud de l’Espagne.Mais revenons à l’Islande.I-a population de ce pays est plus ou moins égale à celle de Québec qvant les fusions.Et alors?L’endettement de l’Etat islandais a atteint le chiffre gigantissi-me de 70 milliards de dollars américains,.Soixante-dix milliards pour 300 000 habitants! A ce niveau, on n’est pas confronté à un fait strictement financier ou économique, mais bien à l’absurde.A la folie, des grandeurs il va sans dire.Dit autrement, le ménage islandais est le plus endetté du monde occidental, plus que le ménage britannique et davantage que l’américain ou l’espagnol.Il en est ainsi parce que cette nation a été dirigée de 1991 à 2(X)4 par David Oddsson avgnt qu’il ne devienne gouverneur de la Banque centrale en 2005.Evidemment, il n’est pas le seul responsable de cette déconfiture qui fait mal jusqu’en Allemagne, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.Mais bon.En deux mots, Oddsson ne jurait que par Milton Friedman, le champion des monétaristes, et Margaret Thatcher.Tout cela pour souligner qu'il a privatisé à tout va avant de permettre aux établissements financiers de l’Islande de faire tout ce qu’ils avaient envie de faire.Oddsson était un fanatique du laisser-aller intégral, de l’économie casino.Bref, il était à l'image de Perrette et de son pot de lait.Le hic, le problème, c’est que la dette islandaise est détenue principalement par 150 municipalités anglaises et hollandaises, des banques allemandes ainsi que par des fonds d’investissement américains et italiens.Dans cette histoire, on retiendra que le Royaume-Uni, très remonté contre l’irresponsabilité d’Oddsson et consorts, a invoqué une disposition de la loi contre le terrorisme pour saisir tous les actifs islandais situés en Angleterre.Cette tragédie a ceci de révoltant que les économistes du FMI avaient mis en garde le gouvernement islandais en spécifiant, il y a deux ans de cela, que le système bancaire exploserait à moins de séparer les banques commerciales des banques d’affaires.Bref, tout le monde savait que l’Islande était une bulle sauf ceux évidemment qui ont décidé d’appliquer sa recette.On pense notamment aux pays baltes.Faute d’avoir écouté la raison, c’est le cas de le dire, l’économie islandaise a éclaté en mille morceaux.Et ce, parce qu’un chef de gouvernement et ses ministres ont cru voir de la rationalité là où il n’y avait qu’incohérence.Pauvre madame Jérôme-Forget La prise de bec publique entre la ministre des Finances du Québec et le gouvernement fédéral démontre d’une façon non équivoque que le Québec a complètement perdu son rapport de force face à Ottawa.Le bilan du récent passage de Jean Charest dans la capitale fédérale illustre bien le fossé qui sépare le gouvernement conservateur du gouvernement libéral de Jean Charest.Qui est à blâmer dans toute cette histoire?Poser la question, c’est y répondre! La mise en place par Jean Charest de son Conseil de la fédération devait être la pierre angulaire d’un nouveau rapport de force entre les provinces et le fédéral.Le résultat est plutôt que cela n’aura fait que diluer le rapport de force que le Québec avait, seul, face à Ottawa.L’utilisation d’une somme de 700 millions provenant d’Ottawa tout juste avant le déclenchement des élections de 2007 au Québec aura également donné un argument supplémentaire au fédéral pour ne pas refinancer le Québec, province qui avait tellement d’argent en banque qu’il se permettait de faire une manœuvre purement électoraliste qui n’aura, au bout du compte, à peu près rien donné de plus dans les poches des contribuables québécois.La ministre Jérôme-Forget peut bien crier son indignation sur tous les toits.Le problème est que son propre gouvernement a fait des choix qui font en sorte qu’aujourdTiui, le Québec ramasse les miettes provenant d’Ottawa.Autrement dit, le Québec ne fait plus peur à Ottawa, loin de là.Olivier Lemieux Ij) n gu eu il.le 23 janvier 2009 Éric Caire et les colonisés.Éric Caire, un survivant de l’ADQ, traite de colonisés ceux qui ne veulent pas célébrer la conquête anglaise de 1759.Il faut le LETTRES faire! La bêtise des députés de ce parti m’étonnera toujours.M.Caire ne comprend même plus le sens d’un mot aussi simple que colonisé.Je vais lui expliquer le colonisé, c’est l’Irlandais ou l’Ecossais qui se réjouissait de la domination britannique, F Algérien qui se réjouissait de la domination française, le Sud-Américain qui se réjouissait de la domination espagnole et l’adéquiste qui se réjouit à l’idée d’être ipvité à fêter la conquête.Le problème avec Eric Caire, c’est qu’il ne défend pas les intérêts du Québec, il défend plutôt ses intérêts personnels en vue d’une carrière avec les conservateurs maintenant que l’ADQ est finie.Mathieu-Xavier Roy Québec, le 23 janvier 2009 Curieuse mémoire De nombreux Anglais sont surpris de débarquer en France et de voir les rues, les places, les gares porter des noms de défaites, Austerlitz, Wagram, Pyramides, Arcole ou Valmy alors que chez eux les places et les gares portent des noms de victoires, Waterloo Station, Trafalgar Square.Et d’ailleurs, c’est très curieusement le sentiment inverse qu’éprouvent les Français en arrivant à Londres.Que l’on aime ou pas, les peuples ont besoin de mémoire et de symboles pour jalonner leur route et marquer leur identité.C’est pourquoi dans toutes les villes et villages de tous les pays du monde se trouvent des lieux publics portant les noms de héros ou d’événements marquant positivement la culture collective de ce peuple précisément.Ces mêmes héros, ces mêmes événements seront sources de cauchemar, de révolte, voire de haine pour d’autres peuples.On imagine un proche d’une victime du World Trade Center passant devant une plaque à la gloire d’Oussama ben Laden quelque part au Pakistan.Au Québec ou plutôt au Canada, sur les plaines d’Abraham, terrain fédéral, la petite rue, en fait une impasse — est-ce un signe?— allant de Grande Allée au monument de Wolfe s’appelle rue Wolfe/Montcalm.Nulle part au monde un tel anachronisme ne serait possible.Aucune rue Churchill/Hitler, à Manchester ou à Cologne, pas de place Mao Zedong/Tchank Kai Chek, à Beijin ou à Taï-pe, pas de boulevard Lee/Grant à Allante, à Gettysburg ou Chicago, aucune trace de compromission historique Castro/Battista, à la Havane.Les Anglais ont vaincu les Français, c’est ça l’histoire, c’est ça la mémoire.La paix, le calme, l'unité, c’est après, dans une autre dimension.Daniel Creusot Le 23 janvier 2009 Des artistes?Nos artistes réclament de l’argent dont notre ministre de la Culture voudrait bien qu’ils profitent.Si je me reconnaissais dans «nos» artistes, je serais à 100 % en accord avec leurs demandes.Toutefois, je ne vois pas dans l’articulation de leur pensée un soupçon de ce que l’on pourrait qualifier de culture québécoise.Ils manifestent davantage une sous-culture qu’ils devraient être les premiers à combattre, en raison de leur statut d’artiste.Sont-ce bien nos artistes qui ne sont pas «short» d’idées, qui font un bon «deal» et organisent des «shows» où leur «gang» de «chums» chantera un «medley», fera des bons «gags» et dont ils pourront dire «c’est big»\ Voilà conunent je les ai entendus nous parler.Il n’y a plus de concert, de récital, ni de pièce de théâtre, d’exposition, de salon, ou d’entrevue, mais un «show»\ Ni de marché ou d’accord, d’ami ou de groupe de copains.C’est vraiment une farce que.d’être à court de termes français à ce point.A la lumière de ce qu’ils nous offrent, je trouve qu’ils y vont fort en se qualifiant du terme d’artiste! Mireille Boulet Châteauguay, le 24 janvier 2009 LIBRE OPINION Les joyeux duettistes Wolfe et Montcalm JACQUES KEABLE Journaliste On croirait rêver.Un cauchemar.On se pince pour être bien sûr d’être éveillé.Une formation de jovialistes armés de fusils de bois et déguisés en vieux troufions, bénis par des historiens qui en font leur beurre, s’apprêtent à nous remettre sous le nez cet été, en la faisant revivre sur ses lieux mêmes, la défaite historique des plaines d’Abraham.Or, symbole le plus connu de la mise à mort de la Nouvelle-France, cette défaite incarne l’imposition, par la force des armes, de la domination anglaise sur le Canada et, plus particulièrement, sur le Québec francophone qui, peau de chagrin, depuis ce jour rétrécit irrémédiablement.d’année en année.Conquis, le Québec français l’a été et l’est toujours.Ce Québec, pourtant, est encore et toujours porteur d’une forte aspiration vers l’indépendance.Des milliers de personnes, ici, rêvent de corriger l’histoire, de reconquérir l’indépendance perdue.Le sujet çst donc sensible.Il soulève l’émotion.A fleur de peau.Revivre et faire revivre, par quelques milliers de «reconstitu-teurs», la bataille des Plaines, c’est forcément glorifier, qu'on le veuille ou non, une défaite encore à ce jour difficile à accepter par des milliers de personnes.C’est faire un affront à cette très large partie de la population qui, en toute légitimité, rêve d’atteindre à la souveraineté.Cerise sur le sundae: non seulement ce Grand-Guignol se déroulera-t-il sur les Plaines même, mais à nos frais, la Commission des Champs-de-Bataille, qui collabore étroitement à cé projet masochiste, étant un organisme fédéral qui flambe quelque neuf millions de dollars par année, puisés dans nos taxes et impôts.Radio-Canada n’allait pas manquer de souligner favorablement cette opération humiliante.A Maisonneuve en direct (le 23 janvier), deux invités: le président la Commission des Champs-de-Bataille, André Juneau, et un historien réputé, Denis Vaugeois.Tous deux favorables à l’événement.Belle unanimité et logorrhéç historique.Pas de contradicteurs.Peu d’appels du public, la place étant pour l’essentiel laissée à l’historien traitant du misérable projet à la manière de l’entomologiste devant un bataillon de moustiques.Comme si l’important n’était pas l’impact de ces moustiques sur la santé publique, mais le nombre exact de leurs pattes et la localisation précise de leurs trois yeux! Que l’on ne s’y trompe pas: s’opposer vi- vement à cette reconstitution, forcément festive, n’est pas s’opposer à la connaissance de l’histoire, bien au contraire.C’est s’opposer à la mise en spectacle de la défaite du peuple français en Amérique.Cela est certainement bon pour le tourisme, mais cela est mauvais pour le savoir intelligent et la vitalité du peuple dont on rappelle l’écrasement.Que des gens qui, comble de l’ironie, se disent indépendantistes se portent à la défense de ce pageant, gifle à leurs propres aspirations, est un phénomène affligeant, sidérant.Difficile à comprendre.Oui, on croirait rêver.Si, par malheur cette bête, vaste et joviale opération d’humiliation collective avait lieu, au mépris de la population québécoise, j’y serais certainement aussi, comme des milliers de personnes.Mais du côté des opposants.Et entre les coups de faux canons, je lancerais, tout au moins, quelques authentiques noms d’oiseaux à l’intention des organisateurs de cette connerie.J’oubliais: fin de l’émission Maisonneuve en direct, l’historien notait que, par un heureux hasard, son livre sur Québec assiégé paraîtrait justement à la même époque que la reconstitution de la bataille des Plaines.En vente dans toutes les bonnes librairies.Tiens donc. LE D E V 0 I R , LE MARDI 27 .1 A N VIER 2 0 ü 9 IDÉES Discours du Trône Le défi du Parlement Void la version intégrale du discours du Trône lu hier à la Chambre des communes par la gouvemeure générale, Michaëlle Jean n ces temps incertains où le monde entier est menacé par une économie qui vacille, il devient urgent de travailler ensemble, d’unir nos efforts et d’en appeler à une plus grande solidarité.Dans le respect de notre tradition démocratique, les Canadiennes et les Canadiens s’attendent à ce que leurs représentants élus se concertent pour que le Canada sorte plus fort de cette grave crise économique.Une fois de plus, les représentants de la population se rassemblent pour examiner les priorités de la prochaine session parlementaire.Chaque discours du Trône marque un jalon important du remarquable parcours qu’effectue le Canada depuis 142 ans.Vos prédécesseurs ont, eux aussi, été convoqués dans cette Chambre en temps de crise: lorsque le Canada luttait pour affirmer son indépendance, sous la menace de la guerre, au cœur de la Grande Dépression et dans les moments où de profondes divergences de vues menaçaient les liens mêmes de la Confédération.Nous nous réunissons aujourd’hui à un moment d’incertitude économique sans précédent.Le resserrement général du crédit a entraîné l’économie mondiale dans une crise incontournable.Les nations du monde se débattent contre des difficultés auxquelles le Canada peut s’attaquer, mais qu’il ne peut éviter.Le programme du gouvernement et les priorités du Parlement doivent être adaptés à une crise qui empire.Les vieilles hypothèses doivent être éprouvées et les décisions d’autrefois, repensées.L’économie mondiale s’est affaiblie depuis la dernière élection générale fédérale.En fait, elle s’est affaiblie davantage depuis la dernière session du Parlement, le mois dernier.Notre gouvernement a écouté les Canadiennes et les Canadiens qui s’inquiètent des répercussions de la récession mondiale sur leur emploi, leurs économies et leurs collectivités.Notre gouvernement s’est adressé aux Canadiennes et aux Canadiens de toutes les régions, collectivités et conditions sociales.Notre gouvernement a largement consulté: ¦ ceux et celles qui travaillent, investissent, créent des emplois, bâtissent des infrastructures et offrent des services à but non lucratif: ¦ les gouvernements provinciaux et territoriaux et les administrations municipales, les leaders autochtones et les représentants des collectivités; ¦ il a en fait consulté tous ceux et celles dont l’apport pourrait nous permettre de résister à la tempête.Notre gouvernement a cherché à dialoguer dans un esprit d’ouverture et de collaboration non partisane.En temps de crise collective, personne n’a le monopole des bonnes idées.Si bonnes idées il y a, il ne convient pas de s’en attribuer le mérite, mais seulement d’être satisfait de trouver des solutions profitables à l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens.Donnant suite aux idées et suggestions constructives qu’il a reçues, notre gouvernement présentera demain un plan de relance économique qui nous protégera des menaces immédiates, tout en prévoyant des investissements propices à la croissance à long terme.Il s’agit d’un plan d’action.¦ Notre gouvernement stimule l’économie en prenant des mesures directes et en favorisant les dépenses privées.¦ Notre gouvernement prend des mesures immédiates pour bâtir le Canada par de nouveaux investissements dans les infrastructures.¦ Notre gouvernement agit pour préserver la stabilité du système financier.¦ Notre gouvernement agit pour assurer aux entreprises et aux consommateurs l’accès au crédit.¦ Notre gouvernement agit pour appuyer les industries canadiennes en difficulté — notamment dans les secteurs forestiers et manufacturiers, de l’automobile, du tourisme et de l’agriculture — et pour protéger les familles et les collectivités qui en dépendent.¦ Notre gouvernement agit pour protéger les citoyens vulnérables: les chômeurs et les travailleurs à faible revenu, les aînés, les Autochtones et tous ceux qui sont le plus touchés par la récession économique mondiale.Ces mesures seront ciblées et prendront la forme de stimulants immédiats tout en favorisant la croissance à long terme et en évitant le retour aux déficits permanents.Ces mesures protégeront les emplois d’aujourd’hui tout en préparant l’économie à créer ceux de demain.Les Canadiennes et les Canadiens ont devant eux une année difficile, voire peut-être plusieurs années difficiles.Face à cette incertitude, notre gouvernement a élaboré un plan clair et ciblé.Notre gouvernement dépensera ce qu’il faut pour relancer l’économie et fera les investissements nécessaires pour préserver notre prospérité.Comme les Canadiennes et les Canadiens s’y attendent, l’économie sera, au cours de la prochaine année, le point central de l’action gouvernementale et des mesures proposées au Parlement.Parallèlement au soutien à l’économie, notre gouvernement s’occupera des autres priorités qu’il a énoncées dans le discours du Trône marquant l’ouverture de la 40' législature.La crise actuelle est nouvelle, mais l’impératif d’une action concertée est un défi que le Parlement a relevé à maintes reprises au cours de notre histoire.Nous serons aujourd’hui soutenus par les mêmes traits de caractère qui ont déjà permis au Canada de traverser des temps difficiles: unité, détermination et constance.L’economie sera, au cours de la prochaine année, le point central de l’action gouvernementale CHRIS WATTIE REUTERS Le premier ministre, Stephen Harper, et la gouverneure générale, Michaëlle Jean ¦m t k t, * * r wï Au-delà des crises Le Forum social mondial et la construction d’un autre monde RAPHAËL CANET Professeur, Université d’Ottawa DOMINIQUE CAQUETTE Professeur, Université de Montréal PASCALE DUFOUR Professeure, Université de Montréal MARIE-JOSÉE MAS S ICO TT E Professeure, Ecole d’études politiques, Université d’Ottawa CATERINA MILANI Coordonnatrice, Initiatives internationales, Les Y du Québec.Les auteurs participent au huitième Forum social mondial qui se tient à Belém, au Brésil, du 27 janvier au 1" février.[j===ji epuis la tenue du premier Forum so- Dcial mondial, à Porto Alegre au Brésil en janvier 2001, les altermondialistes imaginent, proposent et construisent des alternatives et de nouvelles ma- it.nières d’agir.Ces forums sont devenus des points de convergence d’une multitude de mouvements sociaux et de groupes citoyens qui s’organisent à toutes les échelles, du local au global, pour bâtir des solutions durables et solidaires aux multiples crises et défis auxquels nous faisons face.En quelques années, des centaines de forums sociaux ont été organisés partout sur la planète.Le FSM est le plus connu, mais il existe également des forums continentaux (Afrique, Euroire, Asie, Amériques), nationaux (le premier Forum social Etats-Unis a eu lieu en juillet 2007 à Atlanta et le premier Forum social québécois a rassemblé 5000 personnes à Montréal en août 2007), mais aussi locaux, de villes ou de quartiers.L’ambition clairement affichée par les forums sociaux est de profiter de ces moments privilégiés de rassemblement pour renforcer les alliances entre groupes et mouvements (marches pour la paix, campagnes pour les droits des femmes, des autochtones et des travailleurs migrants, ou pour la responsabilité sociale des entreprises.), partager les expériences novatrices (économie sociale, coopérativisme, commerce équitable.), favoriser l’éducation populaire et la participation citoyenne, mais aussi mettre en pratique des alternatives de consommation et de vie.Les forums sociaux se présentent aujourd’hui comme le lieu d’éclosion d’une culture politique renouvelée, plurielle, participative et inclusive.Changer les mentalités La mouvance altermondialiste et les forums sociaux se sont initialement construits contre une pensée unique et réductrice articulée autour du Consensus de Washington.Le libre-échange: pas le choix.La privatisation: pas le choix.La réduction de la dette: pas le choix.Les programmes d’ajustement structurel: pas le choix.Beaucoup en sont venus d’ailleurs à se demander à quoi cela pouvait bien servir de voter si de toute manière nous n’avions aucun choix.Le slogan du FSM, «Un autre monde est possible», est venu briser ce consensus, espérant libérer de nouveau l’esprit et l’initiative et permettre la créativité au-delà des schémas de l’économie politique néoclassique.Puis les faits sont venus renforcer les idées.Les crises sociales, économiques et financières à répétition, qui frappaient au Sud depuis les années 1980 ont commencé à affecter l’hémisphère Nord depuis les années 1990 avec l’éclatement successif de bulles spéculatives (Internet, énergie, immobilier.).La suite, nous la vivons aujourd’hui avec les faillites magistrales des géants de l’automobile, des technologies de la communication (Nortel), des banques, des fonds de pension.L’horizon s’ouvre sur la récession et plusieurs années de crise économique.Doit-on poursuivre dans notre vision individualiste et consumériste?Doit-on chercher sans cesse la maximisation des profits?Ces réflexes sont-ils compatibles avec un développement durable et une réelle solidarité entre les générations, mais aussi entre les régions?Comment favoriser l’économie locale, la solidarité internationale des peuples et un commerce équitable?Autant de questionnements qui traverseront le prochain FSM de Belém.Ça peut commencer par nous Les forums sociaux veulent donner la parole à tous ces groupes et mouvements qui luttent pour leurs communautés, souvent dans des conditions de survie, mais qui sont absents de notre écran radar politico-médiatique.Pensons chez nous aux peuples autochtones, aux travailleurs migrants, aux sans-abri et au nombre croissant de gens devant se tourner vers les banques alimentaires.Dans cette logique d’ailleurs, le FSM 2009 souhaite mettre les peuples originaires et autochtones (à l’exemple des Indigènes, des Qui-lombolas, des peuples des rivières) au centre de l’événement.Donner voix et reconnaissance aux sans-voix implique aussi d’écouter, de dialoguer et de travailler ensemble pour transformer nos sociétés.Cela suppose de revaloriser le pouvoir collectif, de prendre conscience qu’en qualité de citoyen, nous avons aussi une parcelle de pouvoir, mais surtout qu’en tant que membre d’une société, d’une communauté, d'un quartier, nous avons des responsabilités.Souvent, la solidarité se construit au quotidien.Apprendre des autres Autour de nous les choses bougent.Parallèlement à ce processus de redynamisation des forces sociales, plusieurs gouvernements, essentiellement en Amérique latine, ont récemment été élus pour jouer pleinement leur rôle d’acteur, politique d’une transformation sociale au profit du plus grand nombre.Que l’on pense à Lai la au Brésil, à la révolution bolivarienne d’Hugo Clfri-vez au Venezuela, à la Bolivie de Morales, à l’E- ÿ quateur de Correa.Leur volonté affichée de réaffirmer leur sou-| veraineté sur leurs richesses et sur leur développement représente une source d’espoir pour les peuples du Sud, qu’il faudrait bien convertir en source d’inspiration dans les pays du Nord.Les multiples crises qui nous affectent révèlent qu’un autre monde est non seulement possible et nécessaire, mais tout simplement inévitable.Le contenu des alternatives politiques qui seront adoptées au Nord dépendra de la capacité des luttes sociales à changer les gouvernements, tout en stimulant l’essor d'une nouvelle culture politique participative, promue par les forums sociaux.Pour en savoir plus sur le FSM 2009 durant son déroulement, consultez notre blogue (http://unialter.wordpress.com/category/fo-rum-social-mondial-2009/ateliers/) L'ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : ( iérnld I )allaitv (adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la pane Idées).Stéphane Baillargeon (général), L la hand roe Cauchy (édueatton >, )k-.\nnv Corrivonu (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation).Jean Dion (sports), hmis-Dilles Francœur (emHronnement), l’anime Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Lniist‘-Mande Kioux Smicy (santé).Alexandre Shields (général), Hiilipiie Papineau (pupitre) .information politique Michel David (ckrttnûjueur), Héléne Buzzetti et Alec Caslonguay (correspondants parlementaires d Ottawa).Antoine Rohilaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Levesque (reporter) ; information culturelle Michel Bélaii (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doynn (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end).Julie Carpentier (pupitre) : information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’inf/rmation).François Desjardins (reporter), T rie Desrosiers (reporter), Claude Turcotte (reporter), Dominique Keny (pupitre) : information internationale : Guy Taillefet (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean Pierre (A'gault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) : Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel (îarnemi (caricaturiste^ ; Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) : Benoît Monger (responsable du site Internet).Kmilie Folie-Boivin et Vincent Cauchy (fommis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction).David Dumouchel et 1 tienne llamundon-Fmond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Domine (Montréal), Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).FU H LICITE Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette.Jean de Billy, Jean François Bosse.Manon Boilard, Marlène CAte, Amélie Maltais, Claire Paquet.Geneviève Pierrat, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sehaï, Mélisande Simard (publicitaires).Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulot (directeur de production).Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Donald Fillon, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanehette, Nathalie Fllion.Marie Lune Houde-Brisobois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion L ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross.Y A II) LE 1) E V 0 I K .LE MARDI 27 JA N V 1ER 2 0 ü «I ACTUALITES DISCOURS PHILOSOPHES PASSAGE SUITE DE LA PAGE 1 SUITE DE LA PAGE 1 SUITE DE LA PAGE I Sénat où s’est déroulée la lecture de moins de huit minutes.Les participants étaient crispés.La gou-verneure générale s’est exécutée sur un ton sec sous le regard absent du premier ministre.«En ces temps incertains où le monde entier est menacé par une économie qui vacille, il devient urgent de travailler ensemble, d’unir nos efforts et d'en appeler à une plus grande solidarité, a dit Mme Jean.Dans le respect de notre tradition démocratique, les Canadiens s’attendent à ce que leurs représentants élus se concertent pour que le Canada sorte plus fort de cette grave crise économique.» Le discours fait état des consultations menées «dans un esprit d’ouverture et de collaboration turn partisane».Discours flou Le discours ne parle que d’économie et du fait qu’aujourd’hui, le gouvernement présentera son «plan d’action» pour stimuler l’économie, investir dans les infrastructures, préserver la stabilité du système financier, assurer l’accès au crédit, aider les industries en difficulté (secteurs forestier, manufacturier, automobile, touristique et agricole) ainsi que les chômeurs.Pour le reste, est-il écrit, le «gouvernement s’occupera des autres priorités qu’il a énoncées dans le discours du Trône» précédent Les partis d’opposition n’ont pas du tout aimé cette façon floue de décrire les autres intentions des conservateurs.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a rappelé que le précédent discours évoquait une commission nationale des valeurs mobilières, une justice plus sévère envers les jeunes et la diminution relative du poids du Québec à la Chambre des communes au profit de l’Ouest et de l’Ontario, des actions «qui heurtaient les intérêts du Québec».«C’était inacceptable et on a voté contre, rappelle M.Duceppe.On nous dit qu’on revient avec cela.On n’est pas plus pour aujourd’hui qu’on ne l’était à ce moment-là.» Le lieutenant de Stephen Harper pour le Québec, Christian Paradis, a rétorqué que «le reste, c’est très accessoire.Dans la période actuelle, on s’occupe d’économie et, par la suite, quand on aura fait notre ouvrage, notre agenda va suivre son cours.» Les députés bloquistes et néodémocrates voteront contre ce discours du Trône.Les libéraux, quant à eux, feront connaître leur position seulement demain matin.Ils veulent voir le budget d’abord et en discuter en caucus.Le vote sur l’un dictera le vote sur l’autre.Michael Igna-tieff, toutefois, a adopté un ton très menaçant, disant ne pas avoir confiance en un gouvernement qui souffre d’un «dédoublement de personnalité».«Il y a un contraste entre le langage utilisé dans l’énoncé économique de cet automne, qui était partisan et divisif, et celui d’aujourd’hui qui parle de tendre la main et trouver des solutions non partisanes.[.] On ne sait pas quelle langue il faut croire, quel gouvernement il faut croire», a déclaré M.Ignatieff.Déjà, Jack Layton implore son partenaire de ne pas le laisser tomber.«Je crois que M.Ignatieff a un choix à faire.Choisir le vrai changement, la stabilité, la coopération et l'espoir pour aider les gens qui souffrent aujourd’hui ou choisir d’appuyer M.Harper», a dit le chef néodémocrate.Le discours du Trône mentionne de plus que les Canadiens «ont devant eux une année difficile — voire peut-être plusieurs années difficiles».Comme pour justifier la volte-face conservatrice, il est écrit que «l’économie mondiale s’est affaiblie depuis la dernière élection générale fédérale.En fait, elle s’est affaiblie davantage depuis la dernière session du Parlement, le mois dernier».Rappelons que la mise à jour économique de novembre du ministre des Finances, Jim Flaherty, promettait des surplus budgétaires et ne prévoyait aucune mesure particulière de relance économique.Le 7 octobre, à une semaine du scrutin, M.Harper déclarait à Toronto: «Nous n’enregistrerons pas un déficit.Nous dépenserons à la mesure de nos moyens.C’est aussi simple que cela.L’alternative [consistant à dépenser] ne constitue pas un plan.Cest seulement le fait de gens qui paniquent complètement, et ce gouvernement ne paniquera pas.» Pluie de milliards Le gouvernement conservateur a par ailleurs poursuivi son grand effeuillage budgétaire hier.Le ministre des Transports et des Infrastructures, John Baird, a annoncé que le budget d’aujourd’hui comprendrait une somme de sept milliards de dollars sur deux ans pour financer les infrastructures du pays, dont deux pour les universités et collèges.«Nous avons déjà indiqué que nous sommes prêts à couper dans la paperasse pour faire progresser les projets plus rapidement», a déclaré le ministre Baird.Le ministre est resté muet sur la proportion des sommes ayant déjà été promises dans le passé.En 2007, les conservateurs avaient mis en avant un plan d’infrastructure de 33 milliards de dollars sur sept ans, mais une bonne partie des sommes promises n’a pas été dépensée.Selon le critique libéral en matière d'infrastructures, Gerard Kennedy, pas moins de deux milliards, et peut-être jusqu’à 3,5 milliards, auraient «expiré» parce que le gouvernement ne les a pas dépensés dans les temps impartis.M.Kenm1-dy estime que les retards s’expliquent par le désir des députés conservateurs de tout annoncer eux-mêmes pour marquer des points politiques.Le Devoir des jeunes vandales!» Dans ce cadre, il avait par exemple organisé, au mois d’août, avec l’appui de la Caisse pop et d’une conseillère municipale, une Convention de graffitis, à deux pas de là, angle Cartier et René-Lévesque, où 23 graffiteurs ont orné un grand mur aveugle de plus de 280 mètres carrés.Des canneberges à la philosophie Revenons aux portes de garage de la rue Fraser.Que pouvait-on bien y dessiner?«Ça nous prenait quelque chose qui occuperait tout l’espace.Mais on se disait: “On ne va pas mettre n’importe quoi non plus”.Et on ne voulait pas que ce soit ‘fart pour l’art’’», raconte M.Bieler.Des images de canneberges?Ça aurait bien pu être un choix puisque Jean-François Bieler est directeur général des entreprises Atoka, célèbre grand producteur et transformateur de canneberges de Manseau, sur la rive-sud, à quelque 100 km de Québec.Jacinthe Côté, elle, est nutritionniste.«On voulait quelque chose de significatif, qui nous allume», explique Jean-François.Or ce dernier avait amorcé, il y a quelques années, une maîtrise en philosophie politique à l’UQAM avant d’aller travailler pour l’entreprise familiale (dont son père Marc est le président-fondateur).«J’avais vraiment la piqûre de la philo.Ce n’est que partie remise, j’imagine.» Reuben Peter-Finley, lui, se passionne pour les visages d’écrivains.Les «mécènes» et l’artiste se donnent quelques semaines pour discuter du projet «On a finalement décidé d’opter pour des visages de philosophes, mais contemporains.» On respecte l’équilibre des sexes, deux hommes, deux femmes: Albert Camus (1913-1960), Simone Weil (1909-1943), John Rawls (1921-2002), Hannah Arendt (1906-1975).Reuben, à la fin de l’automne, se met à l’œuvre.H consacre environ deux jours à chaque visage et «un peu plus de trois fins de semaine» en tout.On décide de ne pas indiquer le nom des philosophes.De garder l’énigme.Avec pour seul indice une phrase célèbre de chacun, intégrée au visage.Pour Camus, que Reuben représente cigarette au bec, dans des tons ocres, c’est «l’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites».La phrase de Weil au visage rose et mauve est sombre comme sa pensée: «L’histoire humaine n’est que l’histoire de l’asservissement.» Le philosophe américain Rawls, ici en tons de vert, est cité en anglais: «Each person possesses an inviolability founded on justice that even the welfare of society as a whole cannot override.» Quand Arendt répond à Jeff Pillion Sous l’œil d’Hannah Arendt, on peut lire une phrase que Jean-François Bieler trouvait particulièrement de mise à Québec: «La, liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat.» Arendt se trouve à répondre ainsi au slogan «Liberté, je crie ton nom partout»! de la Radio X, où Jeff Fillion sévissait.«La liberté d’expression à tout prix, moi je n’y crois pas du tout.La citation d’Arendt reflétait vraiment l’importance de discuter des faits d’abord et avant tout», explique Jean-François Bieler.(Ajoutons que le slogan (Je Radio X était une déformation d’une phrase d’Eluard.En 2004, le professeur de philosophie politique de l’Université Laval, Jacques Zylberberg, qui s’était porté à la défense de la station de radio lance, lors d’une audience du CRTC: «Liberté! J’écris ton nom sur toutes les ondes de radio et de télévision.Liberté! J’écris ton nom dans tous mes éditoriaux.Et aucune commission administrative en temps de paix ne doit supprimer le droit de cette liberté.» Zylberberg paraphrasait Paul Éluard.Les supporters de Jeff Fillion n’en 0BAMA SUITE DE LA PAGE 1 Le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, juge que son État a désormais un allié fort à la Maison-Blanche.«Permettre à la Californie et à d’autres Etats de réduire de façon substantielle leurs émissions [.] constituerait une victoire historique dans la lutte pour un air plus propre et pour des millions d’Américains qui veulent des véhicules plus efficaces en matière de consommation et plus respectueux de l’environnement», a dit l’ancien acteur dans un communiqué.Barack Obama a également exigé du département des Transports qu’il définisse d’ici au mois de mars les normes d’efficacité énergétique pour les véhicules.Il a demandé à son administration de presser le mouvement pour qu’une loi de 2007 sur la consommation de carburant s'applique aux véhicules dès l’année 2011, plutôt que 2020.A cette date, les véhicules devront respecter une consommation moyenne de 35 miles au gallon (6,75 litres/100 km), mais les règles d’application n’ont pas été publiées.«L’Amérique ne sera pas l'otage de ressources déclinantes, de régimes hostiles et du réchauffement de la planète», a dit Barack Obama.Il s’est engagé à ce que son pays soit moins dépendant de l’étranger pour ses approvisionnements en énergie, tout en soulignant que ce virage prendra du temps: «Je ne peux pas promettre que cela se réglera du jour au lendemain.» Le directeur de l’Institut Hydro-Québec en envi- LOUISE BILODEAU Reuben Peter-Finley a consacré «un peu plus de trois fins de semaine» à son œuvre.savaient rien et entendirent «Liberté! Je crie ton nom».D’où leur slogan, devenu un autocollant très prisé dans la région de Québec.Mais il y avait erreur.liberté, «j’écris».et non «je crie»'.) Reuben s’est plongé dans l’œuvre des auteurs qu’il a peints.Il préfère Camus, qu’il connaissait déjà.«Simone Weil m’a un peu donné mal à la tête! Rawls?U m’a donné bien du mal.» fi n’a pas étudié en arts visuels, mais dit avoir développé une technique particulière dans la rue.Ce qu’il fait?Du «street art» ou encore du «post-graffiti».«Mais ne me demande pas de te parler de démarche artistique, je déteste ça.» Il travaille avec l’aérosol, des crayons, de l’acrylique, la plupart du temps avec les doigts.Une résidante de la rue Fraser, Andréanne Poulin, l’a vu faire ses portraits.Ils ont fraternisé.Admirati-ve, elle lance, alors que Reuben posait difficilement pour la photographe: «Faire ça avec un spray.ça m’a tellement impressionnée.» Reuben n’aime pas qu’on note qu’il a déjà travaillé comme mannequin.ce que nous révèle Google.«Bah, c’est pas un métier.Mais ça a déjà arrondi mes fins de mois.» Il étudie actuellement en marketing aux HEC, vit entre Québec et Montréal.Plus important pour lui: il a participé, avec des amis graffiteurs, à la naissance de la Galerie Morgan Bridge, dans Saint-Roch.Actuellement, il travaille fort en vue du vernissage, jeudi, de son exposition Deuxième lecture, à la bibliothèque Saint-Jean-Baptiste, où il exposera huit grands portraits d’écrivains: Colette, George Sand, Louis-Éerdinand Céline, Jean-Paul Sartre, Kafka, Charles Bukowski, Antoine de Saint-Exupéry et Gabrielle Roy.Ses œuvres sont exposées à compter d’aujourd’hui jusqu’au 2 mars.Quant à celles qui se trouvent rue Fraser, elles sont là pour un bout de temps, on l’espère.(En tout cas, elles ornent, sur le site du Devoir, la page où sont réunis la quasi-totalité de nos «Devoirs de philo»: www.ledevoir.com/ société/devoir_philo.html#) ?Le 1er février à 14h, Reuben Peter-Finley rencontrera le public à la bibliothèque Saint-Jean Baptiste, 755, rue Saint-Jean, Québec.quatre pages et qui n’a pris que sept minutes à lire n’est qu’une longue promesse, celle que le budget d’aujourd’hui sera à la hauteur des attentes déçues de novembre.Les conservateurs ont frôlé le précipice à l’automne.Ils ont eu chaud et, sans rien admettre ouvertement de leur erreur, ils cherchent à persuader tout le monde qu’ils ont rectifié le tir.Comme Mme Jean l’a dit, en lisant le texte soufflé par le gouvernement, «les vieilles hypothèses doivent être éprouvées et les décisions d’autrefois, repensées».Ainsi, le climat de confrontation a fait place aux appels à la solidarité et à la concertation.Les conservateurs que l’on disait sourds aux inquiétudes des citoyens insistent sur leurs efforts de consultation et leurs tentatives de dialogue ouvert et non partisan.On dit même ne pas vouloir s’attribuer tout le mérite des bonnes idées contenues dans le budget Le gouvernement n’insiste plus sur les «assises solides» de l’économie canadienne, préférant parler de son plan d’action, dont il énonce les objectifs: stimuler l’économie et les dépenses «privées», bâtir le Car nada par les infrastructures, préserver la stabilité du système financier, assurer l’accès au crédit appuyer les industries en difficulté, protéger les citoyens vulnérables.On précise que les dépenses seront ciblées et que l’on évitera les déficits permanents.Pour le reste du plan gouvernemental, cependant, nous sommes invités — noir sur blanc — à relire le discours du Trône de l’automne.Si tel est le cas, rafraîchissons-nous la mémoire un bref instant On promettait, par exemple, une Charte du fédéralisme d’ouverture, un encadrement du pouvoir fédéral de dépenser, mais aussi une commission canadienne des valeurs mobilières, un changement à la représentation des provinces aux Communes, une réforme du Sénat et une modification à la formule de péréquation.Des dossiers qui intéressent le Québec au premier chef et qui ne disparaîtront pas des écrans radars.A moins que l’on ne réserve à ces promesses le même sort qu’ont connu d’autres portions du discours de novembre.Les conservateurs reconnaissaient à l’époque que «le gouvernement doit toujours être responsable et imputable devant les représentants élus».Cela n’a pas empêché Stephen Harper de demander la prorogation des travaux avant que ces mêmes élus ne puissent lui retirer leur confiance.Toujours en novembre, le gouvernement se disait résolu à prendre «des mesures pour protéger les citoyens en ces temps difficiles», à œuvrer «de concert avec eux pour préserver notre prospérité future», à appuyer «les entreprises et les travailleurs canadiens dans leur quête d’un avenir meilleur», à continuer «de gérer les finances publiques prudemment».Il avait suggéré une série de mesures économiques que l’on retrouve encore dans le discours d’hier.Pourtant, à la première occasion qu’il a eue de respecter sa parole, il a complètement échoué, optant pour une cure minceur pour le gouvernement fédéral et une série de mesures provocatrices, comme le retrait du droit de grève aux fonctionnaires fédéraux et la fin du financement public des partis politiques.L’opposition s’est braquée et, avec son projet de coalition, a forcé Stephen Harper et son équipe à refaire ses devoirs.A en croire le discours du Trône d’hier, les conservateurs auraient compris la leçon, mais on ne le saura vraiment qu’en lisant la copie finale de l’examen de reprise intitulé «Budget 2009».Il reviendra aux libéraux de décider s’ils lui donnent ou non la note de passage, mais, chose certaine, ce sera la dernière chance qu’auront les conservateurs de prouver qu’ils méritent leurs lauriers.Le Devoir m Cornellieria ledevoir.corn ronnement, développement et société à l’Université Laval, Philippe LePrestre, souligne «qu’Obanm, malgré toute sa bonne volonté, devra composer avec un Sénat américain» pour faire adopter ses nouvelles mesures.Il craint que «pour certains, la crise soit un prétexte pour refuser certaim de ces avancements, mais elle peut aussi être un excellent moment pour investir dans des infrastructures environnementales plutôt que dam les routes, avec des retombées économiques qui seront équivalentes».Après une inertie de près de 30 ans que M.Obama lui-même critique, l’expert en politique environnementale rappelle que «le leader des négociatiom post-Kyoto, c’est l’Union Européenne.Le pouvoir des Etats-Unis, c’est de proposer un modèle post-Kyoto différent».Émissaire vert Avocat et expert des questions d’environnement pour le centre de recherche de Washington Center for American Progress, le nouvel émissaire environnemental des États-Unis, Todd Stern, est un ancien conseiller de la Maison-Blanche qui négocia le protocole de Kyoto au nom du président Bill Clinton dans les années 1990.H sera «le conseiller principal» et le «négociateur en chef> de l’administration du président Barack Obama sur les questions de réchauffement climatique, a noté Hillary Clinton, «fi participera à toutes les discussions sur la politique énergétique au sein du gouvernement susceptibles d’avoir un impact sur les émissions de carbone, et cherchera à créer des alliances», a ajouté la secrétaire dÉtat.Pour sa part, M.Stern a implicitement critiqué l’ancien président George W.Bush, affirmant que «ce n’est plus le moment des dénégations, des atermoiements et des disputes.Il est temps que les États-Unis reprennent la place qui leur est due à la table des négociatiom».Par contre, alors que quelque 75 pays ont ratifié hier dans l’ancienne capitale allemande de Bonn le traité fondateur de l’Institut international pour les énergies renouvelables (IRENA), les États-Unis ont préféré l’observation à la signature., «Le Canada devrait courir avec les États-Unis», avertit Philippe LePrestre.Le porte-parole d’Équi-terre, Steven Guilbeault, déplore également que la prise de conscience américaine ne semble pas trouver d’échos au gouvernement fédéral.Il estime toutefois que l’important, c’est que «la moitié des États et des provinces d’Amérique du Nord, dont le Québec, vont emboîter le pas» à la Californie concernant les nouvelles normes environnementales des automobiles.La minisfre Line Beauchamp a en effet réitéré par voie de communiqué l’intention du Québec exprimée en 2007 de se joindre à la Californie en vue de réduire substantiellement les émissions de GES reliées au transport.«L’industrie automobile ne pourra pas faire deux types de véhicules pour les deux marchés, les véhicules verts vont devenir la norme», croit M.Guilbeault Le Devoir Avec l'Agence France-Presse et Reuters LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h3() à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3395) Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 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nrisiralion Sun Média.612 rue Saint Jacques, Montréal.— Knrcgislrcmcnl n 11858.I >c|h'iI legal: nihlinlhcqui' et Archives natinnnlcs dn Québec.21X17 Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 ?
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