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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2009-01-31, Collections de BAnQ.

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QU’EST-CE QUI JUSTIFIE QU’UN PATRON GAGNE 1000 FOIS PLUS QUE SES EMPLOYÉS?P; Un milliard à un sénateur libéral pour les hippodromes Québec s’engagerait à verser 40 millions par année pendant 25 ans à Attractions hippiques KATHLEEN LÉVESQUE Le gouvernement du Québec s’apprête à consentir le remboursement de la taxe sur le pari mutuel à Attractions hippiques sur une période de 25 ans plutôt que les cinq ans initialement prévus.Il s’agirait d’une aide directe de 325 millions de dollars versée sans obligation de relance de l’industrie des courses de chevaux et qui s’ajoute à d’autres avantages pour un grand total d’un milliard de fonds publics.Cette facture est la somme des différents éléments en discussions entre le ministère des Finances et Attractions hippiques pour extirper cette dernière entreprise du bourbier financier.Depuis juin dernier, Attractions hippiques s’est placée sous la Loi des arrangements avec les créanciers.Pour permettre à Attractions hippiques d’atteindre la rentabilité, Québec envisage de modifier l’entente de privatisation des hippodromes réalisée en 2006.Selon un document en annexe de la re< ête que plaidera lundi prochain en Cour sup , .mre Attractions hippiques, qui veut obtenir un délai supplémentaire pour établir un plan de redressement de son entreprise, Québec accorderait le remboursement complet de la taxe VOIR PAGE A 10: SÉNATEUR ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon : Scandale en piste, À lire en page C 4 ?w w w .I e d e v o i r.c o ni ?LE DEVOIR V o L.(' N ° 1 9 ?S A M EDI 31 JANVIER E T I) I M A N C U E FEV R I E R 2U 09 I $ T A X E S Karine Vanasse dans Polytechnique Polytechnique AU CINÉMA Explorer nos parts d’ombre AI.U ANC E VIVAFII.M ODILE TREMBLAY Denis Villeneuve n’en démord pas: «C’est un faux débat qui entoure la sortie de Polytechnique.Ce film-là aurait pu être fait un an après les faits, car il n’est jamais trop tôt pour explorer les parts d’ombre.» Sa fiction en noir et blanc inspirée de la tragédie sort vendredi dans nos salles, plus fine et plus respectueuse que ce à quoi on s’attendait Un film court.Sanglant, aussi.«Mais j'ai sacri- fié énormément de scènes de violence, assure le cinéaste, pour ne conserver que le nécessaire.Les gens qui ont vécu le drame vont constater que certains plans sont douloureusement véridiques, et je comprends que tous n’aient pas envie de s’y retrouver.D’autres y apprendront quelque chose.Chose certaine, je l’ai fait avec un immense respect.» La comédienne Karine Vanasse est à l’origine du projet du film commémoratif.Trop petite au moment du massacre, mais ayant eu l’impression d’avoir grandi avec ses répercussions, c’est à 16 ans qu’elle fut invitée à lire un texte lié à l’événement, lors de la 12' commémoration du 9 décembre.«J’ai vu le deuil de familles, la portée de la tragédie, explique Karine./’ai assisté au débat d’idées qu’elle suscitait, en éprouvant l’envie de revenir là-dessus, dans une volonté d’apaisement.» Ce long métrage allait être un hommage aux victimes et une invitation au souvenir, elle se l’est juré.Le projet fut annoncé il y a quatre ans, avec tollé de protestations.«On nous disait: “Vous allez réveiller quelque chose dont les gens n’ont pas envie d’entendre parler’’», se souvient Karine.Mais elle a tenu bon et approché Denis Villeneuve, cinéaste de Maelstrom, dont elle appréciait la sensibilité.Denis Villeneuve s’était éloigné du milieu cinématographique depuis 2000, s’accordant un temps de réflexion pour parfaire sa culture et miser sur l’introspection.H avait envie d’enraciner ses œuvres dans sa société, refusait de tourner pour tourner et prenait alors son temps avant de plonger.VOIR PAGE A 10: POLYTECHNIQUE L’art soigne-t-il?Est-il acceptable de faire du beau avec du mal?¦ Filmer la mémoire ou laisser tomber?> Pages A 4 et A 5 NEWSCOM ¦y ¦-y > v;„.LIVRES Toujours la bataille des Plaines ¦ À lire en page F 1 I N I) K X tn.- .Actualités A2 Idées C 5 ============' Annonces B 8 Monde A 8 ——ll——ir» Avis publics B 7 Mots croisés.I) 5 B 2 Météo B 9 " ¦ (NI Carrières B 5 Perspectives.C 1 Kl Décès .B8 Rencontres.I) 2 « S Économie.Éditorial .B 1 .C 4 Sports B 9 Sudoku B 9 Super Bowl XLIII Le désert de l’Arizona shmpf' e r JË Kurt Warner AdKNCK FKANCK PKKSSI-: JEAN DION il existe un dictionnaire du football américain, et si celui-ci contient des images, impossible qu’on ne trouve pas, accompagnant l’entrée «résilience», une photo format géant de Kurt Warner.Le merveilleux monde du sport™ regorge d’histoires à dormir debout, raison notamment pour laquelle il est merveilleux, mais l’improbable parcours de cet homme-là ne s’invente juste pas.Mille fois sorti de nulle part, il a confondu les experts.Ses propres patrons ont été nombreux à perdre foi en lui.Mais il a constamment rebondi et demain soir, Warner tentera de créer la surprise totale en remportant le XLIII' match du Super Bowl aux commandes des Cardinals de l’Ari-zona.S’il y parvient, il deviendra le premier quart-arrière partant de l’histoire de la ligue nationale de football à gagner le tyOIR PAGE A 10: FOOTBALL 1 UN MANAGEMENT MORAL : UNE RÉPONSE PARTIELLE À LA CRISE ÉCONOMIQUE ET HUMAINE ?Après 180 conférences sur le management présentées en Amérique du nord, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.« Tout vous a été confié.» J.Robert Ouimet vous « tté Ctmh4 Presses de la Renaissance Préface de lacques Lamarre, président et chef de la direction du Groupe SNC Lavalin inc.BESTSELLER 5 000 copies après les 3 premiers mois I www.notreprojet.org DÉCOUVREZ L’IMPACT DE MÈRE TERESA SUR CE MODÈLE DE MANAGEMENT, UTILISÉ DE FAÇON CONTINUELLE, BIEN QU’IMPARFAITE, DEPUIS 1933 PAR LE GROUPE OUIMET - C0RÇ0N BLEU - T0MASS0.>.a?«i LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 JANVIER ET DIMANCHE I FEVRIER 2 0 0 9 A l E H ACTUALITÉS Nicole Carmel quitte Le Devoir après y avoir travaillé 31 ans Remonter le temps jusqu’à Henri Bourassa Son grand-père a œuvré auprès du fondateur du journal, et pas moins de 14 membres de la famille de notre chef comptable ont travaillé à faire résonner la devise « Fais ce que dois » JEAN-FRANÇOIS NADEAU 'NJ icole Carmel a en quelque «IN sorte connu Henri Bourassa», rappelait hier le directeur actuel du Devoir, Bernard Descô-teaux, lors d’une rencontre de tous les artisans du journal afin de souligner le départ de sa chef comptable.Après 31 ans de bons et très loyaux services, Nicole Carmel témoignait pour sa part des liens exceptionnels qui Tunis-sent au journal depuis sa plus tendre enfonce.Par le truchement de sa famille, Nicole Carmel se trouve en effet à une poignée de main du bouillant homme politique qui est à Torigine de votre journal indépendant «Mon grand-père, Arthur Lefebvre, a travaillé au Devoir à partir de 1923, alors qu’Henri Bourassa y était toujours.Ma mère, Jeanne Carmel, a aussi occupé, plus tard, les mêmes fonctions que lui et mon père a été commis.En tout, nous sommes 14 membres de la famille à avoir travaillé au Devoir au fil du temps!» La fomille de Nicole Carmel a ainsi connu tous les directeurs du Devoir depuis sa fondation, il y a de cela pratiquement un siècle.Nicole Carmel est entrée officiellement à temps plein au service de l’entreprise de presse en 1978, après avoir travaillé quelque temps à la Banque Royale.«Je suis arrivée au Devoir alors que ma mère était déjà là et que mon grand-père, bien que très âgé, y travaillait encore, toujours sans la moindre calculatrice, additionnant à la vitesse de l’éclair, sans se tromper, d’incroyables colonnes de chiffres!» D’eux, elle a conservé l’obsession de ces colonnes bien droites et bien faites qui doivent «balancer» à la fin du jour.Elle ne quitte pas le journal, depuis des années, sans avoir su d’abord résoudre les difficultés qui peuvent surgir de la montagne de pièces comptables qui envahissent chaque jour son bureau.«Lorsque j’ai commencé, il y avait une grève à La Presse.Notre lectorat gonflait beaucoup d’un coup, fai connu toutes les périodes au Devoir.» Depuis l’époque de Claude Ryan, elle a travaillé sous Tégide de six directeurs différents, tout comme le journaliste Louis-Gilles Fran-cœur, qui rappelait hier, dans un mot d’adieu bien senti, que la chef comptable du journal, fem- me peu banale, était doublée d’une championne de tir à Tare et de judo.Nicole Carmel quitte donc Le Devoir après plus de trois décennies d’efforts pour en soutenir la mission.Ses collègues Tont très chaleureusement applaudie hier, à l’annonce officielle de son départ, tous bien conscients de ses mérites et heureux de constater, une fois de plus, qu’un journal peut s’apparenter, du moins au Devoir, à une longue histoire d’amour.Le meilleur souvenir de Nicole Carmel?La chef comptable lève doucement les yeux de ses papiers lorsqu’on le lui demande et son visage s’éclaire alors d’un léger sourire.«C’était quelque chose de bien de pouvoir travailler avec mon grand-père et ma mère.Je trouvais ça important.Avant de mourir, mon grand-père avait passablement perdu la mémoire.Il ne reconnaissait plus ses petits-enfants.Moi, il me reconnaissait et me demandait toujours et tout de suite: “Travailles-tu encore au Devoir?” Et j’étais fière de lui répondre oui.» Le Devoir .pX; 7, JACQUES NADEAU LE DEVOIR Quatorzième de sa famille à entretenir des liens professionnels avec Le Devoir, Nicole Carmel, notre chef comptable, a pris sa retraite hier.Ses collègues de travail, notamment Claudette Béliveau, adjointe administrative, et Bernard Descôteaux, directeur du journal, ont échangé quelques souvenirs avec elle.POUR FAIRE DES PLACEMENTS, VOUS ÊTES AU BON ENDROIT.LE NOM LE DIT.ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC.Découvrez nos produits d’épargne et de retraite: • Obligations à taux progressif • Obligations à taux fixe • Obligations à escompte • Obligations Sécuri+ • Obligations boursières • Obligations d’épargne • Épargne Flexi-Plus • Plan Épargne Périodique par prélèvements BONI DE 1% la première année pour les nouveaux fonds BEER + Capital garanti à 100 % par le gouvernement du Québec.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.EPARGNE PLACEMENTS QUEBEC VOTRE REER GARANTI À100% 1 800 463-5229 I www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec El El El El EN BREF Requête rejetée Paul Fontaine a témoigné pour sa défense hier.dans une requête en avortement de procès qui a été rejetée sans ménagement par le juge Marc David.Fontaine, accusé de meurtre et de tentative de meurtre sur deux gardiens de prison, s’est plaint que des membres du jury aient vu son arrivée et son départ du Palais de justice dans un fourgon cellulaire aux gyrophares allumés et aux sirènes hurlantes.D n’en fallait pas plus pour que son avocate, Carole Beaucage, fasse une deuxième demande d’avortement de procès en autant de jours.Selon elle, une dizaine d’incidents ont miné l’équité du procès, dont cette affaire de fourgon qui aurait mis en exergue la dangerosité de Fontaine dans l’esprit du jury.Or le jury n’a pu apercevoir Fontaine, car les vitres du fourgon sont teintées.L’avocate a fini par se plaindre des constables spéciaux, indiquant qu’il y avait «quelque chose de malsain» dans ce procès, citant comme exemple un incident où elle a été forcée de changer de cubicule de travail contre son gré durant le procès.Le juge David a rejeté du revers de fa main tous les motifs d’avortement de procès invoquées par M‘ Beaucage avant que le jury ne reprenne ses délibérations durant l’après-midi.-Le Devoir Déficit anticipé UUQAM anticipe un déficit de 10,4 millions de dollars pour 200809.L’université entrevoyait, 11 y a quelques semaines encore, un manque à gagner de 19,5 millions.Au terme de l’exercice financier se terminant le 31 mai 2009, le déficit de TUQAM s’élèvera à 75,4 millions.«[Le budget révisé] indique une situation financière précaire mais améliorée», a indiqué la porte-parole de TUQAM, Francine Jacques.L’ancien recteur de ITJQAM Roch Denis et l’ancien vice-recteur aux affaires administratives Mauro Malservisi ont chacun reçu une rondelette somme d’argent à la suite de leur départ de l’université, en 2006.La Presse évaluait le traitement accordé à Roch Denis à 173 000 $ et l’indemnité de départ offerte à Mauro Malservisi à 153 000 $.Tous deux se sont prévalus d’une disposition du Protocole des cadres supérieurs du réseau de l’Université du Québec (UQ).«[Ces conditions de départ] sont également consenties par l’UQ à l’ensemble des cadres supérieurs des constituantes du réseau.Elles n’ont rien à voir avec leur rendement ou leur rôle dans la dérive immobilière de l’UQAM, dont l’ampleur n’a été connue que plus tard», a indiqué l’UQAM hier, par voie de communiqué.-Le Devoir Complicité de meurtres Edmonton — Shawn Hennessey et Dennis Cheeseman ont été respectivement condamnés, hier, à Edmonton, à 15 et 12 ans de bagne pour homicide, relativement au meurtre de quatre policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), il y a près de quatre ans, en Alberta.Le juge Eric Macklin a cependant précisé que leurs séjour derrière les barreaux serait réduit d’environ cinq ans parce que les deux hommes ont plaidé coupable.- La Presse canadienne SOLDES AUTOMNE- HIVER 2(X)8-2(X)9 40% à 7 0% Vêtements d’enfants 0 à 18 ans Vêtements de maternité 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tél.: (514) 274-2442 # ~tnr «c wc I) E V 0 I K S A M E I) I J A ,\ V I E H I) I M A N C F E V K I E R ACTUALITES Le gouvernement doit renoncer à privatiser les soins ophtalmologiques, croit le PQ Québec — Maintenant qu’il est établi que le secteur privé coûte plus cher que le réseau public pour les opérations de la cataracte, le gouvernement Charest doit abandonner ses projets d’une clinique spécialisée en ophtalmologie dans la région des Laurentides et d’une autre qui prendrait à sa charge les chirurgies oculaires du Centre hospitalier universitaire de l’Université de Montréal (CHUM).C'est l’avis du Parti québécois, que partagent tant la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) que la Coalition Solidarité Santé.Dans son édition d’hier, Le Devoir révélait que les hôpitaux du réseau public de santé étaient en mesure d’effectuer des chirurgies de la cataracte pour deux fois moins cher que le secteur privé.Alors qu’il en coûte 450 S en moyenne dans les hôpitaux de Montréal et 425 $ à Québec pour une opération de la cataracte, l’hôpital de Saint-Jérôme verse 1000 $ à la clinique privée Iris, de Laval, pour faire la même chirurgie en vertu d’un contrat de service.Depuis juillet dernier, plus de 500 patients de cet hôpital ont été dirigés vers cette clinique privée.«La preuve est faite que, pour les chirurgies de la cataracte, le public s’en sort mieux que le privé», a fait valoir le député de Marie-Victorin et porte-parole péquiste en matière de santé, Bernard Drainville.Le gouvernement doit renoncer au projet de centre médical spécialisé (CMS) associé des laurentides qui se spécialiserait en ophtalmologie, juge M.Drainville.Il vaut mieux investir dans les activités de chirurgie de l’hôpital de Saint-Jérôme, comme l’avait d’ailleurs promis le gouvernement Charest à la fin de 2007, estime le député.Le gouvernement doit également renoncer au projet du groupe Sedna, présidé par l’ancien ministre péquiste Michel Clair.Ce projet vise la création d’une clinique privée qui se chargerait des 4000 opérations de la cataracte et des autres chirurgies oculaires effectuées chaque année au CHUM, tout comme de l’enseignement et de la recherche en ophtalmologie.Pour la présidente de la FIQ, Lina Bonamie, la population «se fait littéralement voler».Là chef syndicale a dénoncé le fait que ni le gouvernement ni les cliniques n’acceptent de dévoiler les coûts réels des ententes qui les lient, sous prétexte de confidentialité.Selon Mme Bonamie, c’est parce que l’hôpital de Saint-Jérôme n’a pas réorganisé ses activités de chirurgie de la cataracte, comme l’a fait l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, par exemple, qu’il est aux prises avec de longues listes d’attente.Pour le député de La Peltrie et porte-parole açiéquiste en matière de santé, Eric Caire, le fait qu’un hôpital paie le double du coût pour une opération qu’elle confie à une clinique privée trahit «une erreur de gestion».En vertu d’une entente avec l’hôpital, la clinique privée jouit d’une forme de monopole normé par l’Etat, juge-t-il.«C’est clair qu’on ne va pas chercher le meilleur du privé.» L’Action démocratique du Québec préconise l'implantation de cliniques «privées-pri-vées», a-t-il rappelé, où le client paie la note.«L’idée du privé, c’est la concurrence.Là [avec la clinique Iris], c’est un sous I SI J A N V I E H E T I) I M A N C II E I P E V R J E R 2 O O !> DOSSIER CINÉMA QUÉBÉCOIS SOURC-S-TQ Bowling for Columbine, de Michael Moore «La puissance de la fiction mythifie et finit par remplacer le réel» UNIVERSAL CITY STUDIOS La Liste de Schindler, de Steven Spielberg lAm- &(îÈûmm[btf(ïi FORFAITS VACANCES A LAS VEGAS SUR DES DÉPARTS SÉLECTIONNÉS ENTRE LE 1er FÉVRIER ET LE 31 MARS 2009 PROLONGÉE - RÉSERVEZ D'ICI LE VENDREDI 6 FÉVRIER 2009 rTn’ .m EXCAUBUR HOTEL & CASINO Chambre deluxe 23 février-4 nuits CIRCUS CIRCUS Chambre Tour 13,20 et 27 février - 3 nuits 785s 785s 385$ 585$ 385s 585$ LUXOR Chambre deluxe 13,20 et 27 février-3 nuits 805s 395$ 595* MONTE CARLO RESORT & CASINO Chambre deluxe 13,20 et 27 février - 3 nuits 805s 395s 595* PLANET HOLLYWOOD RESORT & CASINO Chambre "Hollywood Hip" 13,20 et 27 février-3 nuits 865s 4255 645* Mk«*rf ftan ilr ; J0$ p»/wn 277, av.Laurier O.514-270-6154 ÏOfiRASÜ ÏARENTINÛ CANÏARELÜSAH FAGWRM Centre de Commerce Mondial 383, St-Jacques O.514-281-7999 5l07,av.du Parc (angle Laurier) 514-277-7558 Un Noir à la présidence du Parti républicain Washington — Les républicains ont élu pour la première fois hier un Noir, Michael Steele, pour diriger leur parti, dix jours après l’investiture dp premier président noir des États-Unis Barack Obama.«C’est fantastique, c’est avec grande humilité et le sens du devoir quej’accepte» cette nomination, a déclaré Michael Steele, un ancien gouverneur adjoint du Maryland, devant les membres du parti, réunis après le vote.«Merci à vous tous de m’offrir cette opportunité de servir comme prochain président national» du parti, a-t-il ajouté.Le parti républicain de l’ancien président George W.Bush, minoritaire dans les deux chambres du Congrès américain, a perdu la Maison-Blanche le 4 novembre, avec l’élection du démocrate Barack Obama.Agence France-Presse Un ministère de la Culture aux États-Unis?Washington — Quelque 220 000 personnes aux États-Unis ont signé une pétition en ligne demandant que le président Barack Obama désigne pour la première fois un ministre de la Culture.La pétition en ligne, ouverte en novembre par le musicien new-yorkais Jaime Austria, s’adresse à M.Obama: «Votre bon ami, Quincy Jones a dit qu’il plaiderait auprès de vous pour un Secrétaire des arts.Nous soutenons sa demande».«Nous avons besoin d’un [tel poste] pour l’avenir de notre pays, pour donner aux jeunes l’image que l’art est important pour tout le monde, pour développer la créativité», écrit, dans cette pétition, qu’il a signée David Amram, compositeur à la Convention du parti démocrate à Denver l’année passée.Parmi les signataires de la pétition, qui continue à recevoir des soutiens, figure le nom de la chanteuse française Vanessa Paradis.Selon une étude menée par l’organisation Americans for the Arts, l’industrie culturelle à but non lucratif a généré un chiffre d’affaires aux Etats-Unis de 166,2 milliards de dollars, soit 12,6 milliards de recettes fiscales et 5,7 millions d’emplois.Le plan de relance économique présenté par l’administration Obama prévoit une dotation de 50 millions de dollars pour ce secteur.Agence France-Presse Mitchell voit une route semée d’embûches T érusalem — De nouveaux J contretemps sont à craindre dans la recherche d’un règlement de paix entre Israël et les Palestiniens après le conflit de la bande de Gaza, a déclaré hier l’émissaire du président Barack Obama au Moyen-Orient, George Mitchell.«La violence tragique observée à Gaza et dans le sud d’Israël rappelle avec gravité que des défis sérieux et difficiles, et malheureusement des contretemps, sont à venir», a-t-il dit à la presse à Jérusalem après deux journées de discussions avec des dirigeants israéliens et palestiniens.Reuters r-"»> D4A E DEVOIR ES SAMEDI AI JANVIER E l> I M A N (’ Il E I F E V R I E R 2 0 O il A U LE MONDE Les syndicats français demandent à Sarkozy d’écouter la rue Paris — Après les importantes manifestations de jeudi, les syndicats français ont appelé le gouvernement à entendre les revendications des salariés sous peine de s’exposer à d’autres mouvements revendicatifs.Un à 2,5 millions de personnes, selon les sources, ont manifesté jeudi en France, tantôt pour dénoncer la politique de Nicolas Sarkozy, tantôt pour demander une réponse sociale face à la crise.Pour Jean-Christophe Le Duigou, un des dirigeants de la CGT, «le succès des manifestations d’hier est indiscutable».«Au-delà des querelles de chiffres, c’est l’une des plus fortes journées interprofessionnelles depuis des décennies», a-t-il estimé sur RFI.Jean-Claude Mailly, secrétaire générale de Force ouvrière, a estimé de son côté que cette «journée très réussie» devait être interprétée par le gouvernement comme une mise en garde.«Hier, il y avait deux millions de personne avec nous.Le gouvernement et le président de la République devraient faire attention.C’est quelque chose de très important», a-t-il déclaré sur LCI.Il a invité Nicolas Sarkozy à profiter de la rencontre prévue prochainement avec les syndicats et le patronat pour faire des propositions concrètes.Le chef de l’État a fait savoir jeudi soir qu’il recevrait les représentants syndicaux en février «afin de convenir du programme de réformes à conduire en 2009 et des méthodes pour les mener à bien».Aucune date précise n’a été fixée.«S’il écoute et qu'il entend, il doit modifier l’analyse des pouvoirs publics sur la nature de la politique économique face à la crise», a déclaré Jean-Claude Mailly, rappelant que les trois axes de revendications était l’emploi, le pouvoir d’achat et le service public.«Contenu des réformes» Pour Jean-Christophe Le Duigou, l’urgence n’est pas de «fixer l’agenda mais de discuter du contenu des réformes».«Je crois que le gouvernement et le patronat ne pourront pas tenir bien longtemps sur l’absence de discussions sur le contenu des réformes», a-t-il dit, menaçant de donner des suites à la mobilisation de jeucü.«Un mouvement de cette ampleur est me bonne base pour construire un mouvement revendicatif plus long dans le temps», a-t-il dit Jean-Claude Mailly a toutefois tenu à modérer le message, affirmant que les syndicats n’étaient pas «dans l’esprit de manifester toutes les semaines».Invité de RTL, Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy sur les affaires sociales, a déclaré que la rencontre avec les syndicats ne serait pas seulement «une réunion d’agenda comme l’a dit Bernard Thibaut».«Il s’agit d’examiner le programme de réformes et le train de mesures pour l’année 2009 et les méthodes pour les traiter», a-t-il déclaré.Raymond Soubie a redit, à l’unission de plusieurs membres du gouvernement et de la majorité, que Nicolas Sarkozy maintiendrait le cap des réformes.«Il faut que l’actuel plan de relance se déploie et produise ses effets.» Jugeant la mobilisation de jeudi «importante», Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, a déclaré de son côté que la majorité n’était pas sourde aux revendications des manifestations.«Je ne suis pas un grand marin mais je sais une chose : quand vous êtes en mer et que vous affrontez une tempête, vous devez protéger l’équipage — les Français —, vous devez penser au bateau —- la France —, mais vous ne devez pas jeter l’ancre.On doit tenir le cap des réformes», a-t-il ajouté.Reuters Mesures de sécurité draconiennes en Irak Bagdad — Les mesures de sécurité ont été renforcées hier à Bagdad, Mossoul et Diya-la, les régions les plus dangereuses d’Irak, pour les élections provinciales d’aujourd’hui après l’assassinat de trois candidats et de deux membres de la Commission électorale.Dans la province septentrionale de Ninive, la police a interdit dès hier à l’aube la circulation automobile alors que cette mesure ne s’applique dans le reste du pays qu’à 22h et se poursuit jusqu’à demain à à 5h.Jeudi, des inconnus avaient abattu à Mossoul Hazem Salem Ahmad, candidat de Ja liste sunnite Unité nationale irakienne.A Diyala (est), autre province instable, le chef des opérations militaires a confié à l’AFP «avoir déployé beaucoup de forces, multiplié les contrôles et renforcé la présence près des bureaux de vote».Jeudi, à quelques km de la frontière iranienne, Abbas Farhan al-Joubouri, un candidat de la liste «Réforme et Développement» et deux membres de la Commission électorale avaient été tués.A Bagdad aussi, la police et l’armée quadrillaient la ville.Jeudi, Omar Farouk al-Ani, candidat sunnite du Front de la concorde irakienne, a été assassiné.Sur le mois écoulé, six candidats ont été tués.Agence France-Presse À QUI APPARTIENT VOTRE BILLET DE LOTERIE ?Restez attentif aux indicatifs musicaux.Tendez l'oreille lors de la validation.Si vous avez gagné un lot, le terminal fait entendre un indicatif musical.Il est important que vous y soyez attentif, c'est le signal que vous détenez un billet gagnant.Regardez l'afficheur-dient du terminal.Lorsque vous faites valider votre billet, regardez l'afficheur-client du terminal en tout temps.Il vous indique si vous avez un billet gagnant et la somme que vous avez gagnée.SIGNEZ VOTRE J3ILLET> Il est à vous.Signez-le.Vous trouvez une ligne de signature au recto et au verso de chaque billet de loterie, que ce soit les loteries sur terminal, les paris sportifs ou les billets à gratter.Il est important de signer visiblement votre nom dès l'achat.Lorsque vous le signez, vous protégez à la fois votre billet et votre lot si vous avez un billet gagnant.311 .Exigez un coupon de validation.Une fois votre billet validé, le détaillant est tenu de vous remettre à la fois le billet et le coupon de validation du terminal.Dès lors, assurez-vous que les numéros du billet correspondent à ceux du coupon.O 18ans + lotoquebec.com Tr T A 10 L K 1) K V 0 I R .L E S S A M E l> I 3 1 J A N V I E R ET I) I M ANCHE 1 E E V R I E R 2 0 0 » E R ACTUALITES SENATEUR SUITE DE LA PAGE 1 sur le pari mutuel pour toute la durée du contrat, soit 25 ans.Le cabinet de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a confirmé hier cette information au Devoir.Ce changement permettrait à Attractions liippiques de toucher environ 13 millions par année (selon l’évaluation faite par le Vérificateur général du Québec) pour un total de 325 millions sur 25 ans.Cette somme pourrait varier selon le nombre de courses de chevaux tenues et diffusées.En 2008, les paris sur les courses de chevaux s’élevaient à près de 140 millions.Selon le contrat actuellement en vigueur, le remboursement de la taxe sur le pari mutuel est décroissant et se limite à cinq ans (pour un total de 38 millions), après quoi Attractions hippiques n’aura plus accès à cette source de revenus.Comme l’a analysé le vérificateur général, cette aide gouvernementale est conditionnelle au respect des engagements en matière de bourses versées aux hommes de chevaux ainsi qu’aux investissements que va effectuer Attractions hippiques.Une autre modification au contrat concerne les appareils de loterie vidéo (ALV).Aussi, l’entreprise dirigée par le sénateur libéral Paul J.Massicotte verrait le nombre d’ALV augmenter.Une centaine d’ALV s’ajouteraient aux 200 déjà en place à l’Hippodrome de Montréal.Le sénateur construirait un nouveau salon de paris, ou hippo club, ce que l’on ne doit pas confondre avec un casino privé, a précisé hier par voie de communiqué la ministre Jérôme-Forget.Quinze salons de paris constituent l’actuel réseau des hippo clubs, sans compter la retransmission des courses dans les hippodromes.Au total, 150 ALV sont installés dans ces salons de paris.Le nouveau salon de paris serait installé sur une portion du site de l’Hippodrome de Montréal.La cession d’une partie du terrain appartenant au gouvernement par le biais de son bras équin (Société nationale du cheval de course du Québec) est en négociation, reconnaît-on au cabinet de la ministre.D’ici à ce que cet édifice soit érigé, Attractions hippiques «occuperait l’emplacement actuel de l’Hippodrome de Montréal et n’aurait pas à payer les taxes municipales», précise-t-on dans la requête d’Attractions hippiques.Le nombre d’ALV serait en hausse à l’Hippodrome d’Aylmer, qui en compterait dorénavant 100.Cette augmentation de l’offre de jeu permettrait à Attractions hippiques de percevoir une commission de 22 % sur 935 ALV plutôt que les 800 ALV en opération.Selon l'évaluation financière faite par le vérificateur général, chaque ALV génère une moyenne de 1660 $ de revenus par semaine.Ainsi, Attractions hippiques empocherait (en dollars d’aujourd’hui) près de 18 millions par année, ou 445 millions sur 25 ans.L’entente initiale accordait à Attractions hippiques la mise en place de 1900 ALV, en contrepartie de quoi l’entreprise devait relocaliser l’Hippodrome de Montréal dans la couronne nord.Or, l’Hippodrome de Montréal sera fermé et l’obligation de déménagement tombe.Avec la tenue de moins de courses de chevaux, Attractions hippiques se verrait accorder une importante diminution des bourses devant être versées aux hommes de chevaux (les gagnants des courses).Québec et M.Massicotte s’entendent pour établir les bourses à 12 millions par année.la proposition d’amendements indique que Loto-Québec financerait une large part de ces bourses en payant 9 des 12 millions prévus.Ce soutien tptaliserait donc 225 millions sur 25 ans.Etonnamment, Loto-Québec ne participe pas aux négociations entre Québec et Attractions hippiques.La société d’Etat est informée, sans plus, affirme-t-on à Loto-Québec.Si l’on additionne les revenus estimés de taxe sur le pari mutuel (325 millions), la commission de 22 % sur les ALV (445 millions) et la portion des bourses assumée par Loto-Québec (225 millions), l’aide gouvernementale totalisera 995 millions de dollars sur une période de 25 ans.En comparaison, la facture pour les contribuables québécois issue de l’entente initiale s’élève à 938 millions, soit 900 millions de commissions pour les ALV et 38 millions pour un remboursement de la taxe sur le pari mutuel limité à cinq ans.La seule différence entre le contrat en vigueur et le projet de modification est le maintien, dans un cas, et l'abandon, dans l'autre, de 60 % de toute l’industrie des courses de chevaux qui dépend de l’Hippodrome de Montréal.Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR Karine Vanasse et Denis Villeneuve POLYTECHNIQUE SUITE DE LA PAGE 1 «Quand Karine m’a approché, je ne pouvais passer à côté du projet, dit-il aujourd’hui.Je veux exprimer quelque chose.Ce film me permettait de dédouaner le sentiment d’impuissance de plusieurs gars de Polytechnique, de mettre en relief l’aliénation de celle qui s’est élevée contre le féminisme devant le tueur, sans pouvoir vraiment s’en désengager.La situation n’a pas changé aujourd’hui.Et le film aidera peut-être des jeunes filles à comprendre qu’elles doivent demeurer vigilantes, ne pas tenir l’égalité pour acquise.Les hommes, de leur côté, éprouvent une dualité: ouverture, peur et colère conjuguées à l’idée de partager le pouvoir avec les femmes.Sans justifier d’aucune façon Marc Lépine, ce film peut ouvrir sur une réflexion.Fou, ce tueur?Oui, mais témoignant d’un malaise réel.En chaque homme sommeille un gars révolté de laisser sa place aux filles.Il faut sonder les parts d’ombre pour leur trouver un sens.» Le cinéaste affirme avoir fait ce film pour sa société, sans viser la tribune des festivals et des écrans étrangers.Une autre voie pour le souvenir Faire revivre en fiction le drame de Polytechnique, plaie au cœur du Québec, ne pouvait s’effectuer qu’avec l’accord des familles.La Fondation du 6 décembre et plusieurs proches des victimes furent consultés, des mers de documents compulsées.Au cours des dernières semaines, ceux qui le désiraient, tant la mère de Marc Lépine que les proches des victimes, ont eu droit à des visionnements privés.Et la réaction, en gros positive, a apaisé l’équipe.«La vraie première du film, c’était devant eux», affirme Karine Vanasse, visiblement soulagée.La jeune comédienne est productrice associée du film, et interprète un des rôles principaux.«La Fondation du 6 décembre était fatiguée de faire le relais, en commémorant chaque année le drame, poursuit Denis Villenepve.Us cherchaient une autre voie au souvenir.» Etudiants, parents, ambulanciers, enseignants, le cinéaste déclare avoir rencontré beaucoup de monde, des gens généreux, qui se sont ouvert le cœur.«Plusieurs étudiants n 'avaient jamais parlé en profondeur de la tragédie, ajoute Karine Vanasse.Pour elle comme pour le cinéaste, ce film est à marquer d’une pierre blanche dans leur parcours.Ils disent s’y être investis comme jamais.Polytechnique n’a pas percé tout seul.Le projet a essuyé deux refus à Téléfilm, un à la SODEC.Villeneuve garde l’impression que Téléfilm avait peur du sujet.Donnant la vedette à Maxim Gaudette (le tueur), à Sébastien Huberdeau en étudiant traumatisé et à Karine Vanasse dans le rôle d’une survivante, le film, scénarisé par Jacques Davidtz avec l’aide de Denis Villeneuve, techniquement très maîtrisé, se déroule en grande partie à l’école (au Collège Ahuntsic, pour plusieurs scènes).Mais Villeneuve a suivi aussi le parcours posttraumatique de deux personnages.«J’ai hésité avant de jouer dans le film, déclare Karine Vanasse, mais le personnage qu’on m’offrait était assez sobre, nullement flamboyant, et je me sentais tellement partie prenante de ce projet.» Le tournage Trente-sept jours de tournage, un volet en hiver, un autre en été, 1500 figurants en tout, des effets spéciaux, avec la neige réelle ou artificielle à gérer.Au tournage, Denis Villeneuve eut l’impression d’avancer sur la corde raide.Il dut faire des choix: aller vej-s la fiction, en ouvrant une porte à l’imaginaire.Eliminer d’emblée les images que tout le monde avait vues à la télévision: ambulances, funérailles, etc.Choix aussi du noir et blanc, qui décollait l’action du réel.«On pouvait aller deux fois plus loin qu’avec la couleur.Le noir et blanc donne une distance poétique, un lyrisme stylistique.Mais il est difficile de filmer ainsi du sang sans virer au gris.Le travail sur l’image fut capital.» Encore fallait-il convaincre le directeur photo, Pierre Gill, au départ réticent, de sauter dans ce train-là.«U n ’aime pas la violence, mais j’avais besoin de lui.GUI est un cadreur de génie, et quand vous avez 400 figurants à placer, il sait y faire.» Dans le sillage de Godard, Villeneuve estime qu’un travelling est une affaire de morale.«Où mettre la caméra?Comment filmer un gars qui marche dans le couloir de l’école?Nous cherchions une sobriété, une simplicité.Toute considération technique, pour la musique aussi de Benoît Charest, était liée à un choix éthique.Une erreur pouvait faire balancer le film d’un bord ou de l’autre.Polytechnique a été tourné de façon très organique, avec une approche documentaire.On montait en cours de route, on enlevait des scènes.Ça a été une aventure en constante évolution, une épure.» Villeneuve dit admirer énormément le film Elephant de l’Américain Gus Van Sant, œuvre palmée d’or qu^avait revisité le massacre de Columbine.«Aux États-Unis, ils sont plus ouverts que nous à l’exploration des parts d’ombre, mais Gus Van Sant a effectué davantage une évocation qu'une reconstitution dans son propre film.Personnellement, j'ai voulu faire comme si Elephant n’avait jamais existé.» On sent pourtant l’influence à’Elephant dans plusieurs plans, mais Ville-neuve assure que c’est involontaire.Le cinéaste, après le succès-surprise de son court métrage Next Floor, primé un peu partout l’an dernier, se lance à l’assaut du tournage A'Incendies de Wajdi Mouawad, adapté de la pièce du dramaturge.Il prend en attendant le vent debout, fier de son Polytechnique, et se sentant en position de le défendre.Le Devoir FOOTBALL SUITE DE LA PAGE 1 match ultime avec deux équipes différentes.Sorti de nulle part?Après son séjour à l’université Northern Iowa, personne n’avait cru bon repêcher Kurt Warner.En 1994, les Packers de Green Bay l’avaient invité à leur camp d’entraînement, mais libéré peu après.Faute d’emploi, il était retourné à son aima mater comme entraîneur adjoint, puis s’était tourné vers l’arena football.Comme les millionnaires ne courent pas les rues au foot intérieur, il arrondissait ses fins de mois en travaillant comme préposé de nuit dans un supermarché de Cedar Falls, en Iowa.L’appel qu’il n’attendait plus survient en 1998.Les Rams de St Louis lui font signer un contrat et l’assignent aux Admirais d’Amsterdam de la NFL Europe, un circuit printanier.Plus tard cette même année, il rejoint les Rams, mais la place étant occupée par Trent Green, Warner doit se contenter du rôle de quart-arrière substitut et il ne participe qu’à un seul match.Peut-être aurait-il été réserviste toute sa vie si le sort ne lui avait souri.Pendant l’avant-saison 1999, Green se blesse, et à 27 ans, Warner obtient enfin sa première chance.Il ne la ratera pas: 4353 verges de gains, 41 passes de touché, il reçoit le titre de joueur par excellence de la NFL et conduit les siens à la victoire au Super Bowl XXXIV.Menée par Warner, le demi Marshall Faulk et les ailiers Isaac Bruce et Torry Holt, l’attaque des Rams, qui deviendra la seule de tous les temps à marquer au moins 500 points dans chacune de trois saisons consécutives, est si spectaculaire qu’elle hérite du surnom de The Greatest Show on Turf.Mais après quelques blessures et une baisse de rendement, les Rams libèrent Warner en 2004.Il signe aussitôt avec les Giants de New York, mais il perd son poste de partant au bout de seulement neuf rqatchs, au profit d’un jeune loup du nom d’Eli Manning.A la fin de la saison, les Giants ne le retiennent pas.Engagé par l’Arizona, Warner a vécu le même genre de montagnes russes.Tantôt partant, tantôt recalé, tantôt partageant la tâche.En 2006, les Cards lui ont envoyé un beau témoignage de confiance en repêchant au premier tour un autre quart-arrière, Matt Leinart, la sensation de l’université Southern California.C’est Leinart qui devait tenir le fort en 2008.Au camp, Kurt Warner s’est arrangé pour que les choses en aillent autrement.Le voilà de nouveau, au moment où on s’y attendait le moins, au Super Bowl.Le grand désert S’il existe un dictionnaire du football américain, et si celui-ci contient des images, impossible qu’on ne trouve pas, accompagnant l’entrée «médiocrité», un logo format géant des Cardinals de TArizona.La plus ancienne franchise de la NFL, qui a séjourné à Chicago avant de prendre le chemin de St.Louis en 1960 puis de Phoenix en 1988, a remporté son dernier championnat en 1947, soit près de deux décennies avant la naissance du Super Bowl.Depuis, en une interminable traversée du proverbial désert, elle n’avait avant la présente saison gagné qu’un seul match éliminatoire.La futilité des formations qui se sont succédé au fil des ans était devenue légendaire.Même les à-côtés étaient loufoques.Ed Cunningham, un centre des Cards dans les années 1990, illustrait dans Sports Illustrated le statut des joueurs dans la communauté.«J’avais l’habitude d’aller dans un bar à Scottsdale, racon-te-t-il, et s’il y avait une longue file d’attente à l’extérieur, j'allais à la porte et je disais que je jouais pour les Cardinals.On m’indiquait aussitôt de retourner à l’arrière de la file.» En 1985, l’entraîneur-chef Jim Hanifan s’est fait signifier son congédiement par un changement de la serrure de la porte de son bureau à la mi-temps d’un match à domicile.En 2001, le botteur de précision Bill Gramatica s’est infligé une déchirure d’un ligament du genou en célébrant un placement réussi.La liste s’étend à l’infini.Aussi personne ou presque ne donnait un vieux sou noir des chances des Cards en séries lorsque 2009 s’est pointé.Certes, ils avaient remporté le titre de leur division, l’Ouest de l’Association nationale, mais il s’agit bien là de la plus faible section de la ligue, l’Arizona y concourant contre les trois S for Sorry — Seattle, San Francisco et St.Louis.Et même là, ils avaient, après un bon départ de sept victoires et trois défaites, montré des signes d’effondrement avec un dossier 2-4 pour terminer la saison et des revers sévères de 48-20,35» 14 et 47-7.Ils étaient de la vraie saison, mais ils y arrivaient sur les talons.Puis, comme un lutteur qui vient d’encaisser une raclée et reprend inexplicablement le dessus, ils se sont relevés.Trois fois négligés, dont deux fois à domicile, ils ont écarté Atlanta, la Caroline et Philadelphie.Ce faisant, Warner a trouvé son receveur de passes étoile Larry Fitzgerald, qui a carrément démoli les tertiaires adverses et s’est révélé comme l’un des joueurs non seulement les plus talentueux mais les plus spectaculaires de la NFL: 23 attrapés pour 419 verges et cinq touchés.Du jour au lendemain, le traîne-savante a pris des allures de champion.Demain soir à Tampa, les Cards seront encore négligés, par 7 points, face aux Steelers de Pittsburgh.Et la tâche ne sera pas particulièrement aisée pour Warner et ses comparses.Les Steelers, gagnants du Super Bowl il y a trois ans, sont d’une solide trempe et présentent une unité défensive impressionnante, qui pourrait bien passer le match dans le visage du quart-arrière.Et eux possèdent une tradition gagnante, remontant aux années 1970.S’ils gagnent, il s’agira de leur sixième titre, ce qu’aucune autre équipe ne revendique; Pittsburgh, Dallas et San Francisco sont présentement à égalité avec cinq chacun.Il était approprié, vu leur environnement, que les Cards aient à vivre longuement dans le désert.Mais une victoire demain changerait tout cela.Et compte tenu de leur brusque réveil, le titre du film racontant l’épisode serait déjà tout trouvé: Raising Arizona.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3350 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 an ià U Drivir peut, à l’occasion, mettre la lisle (l'adresseg de ses abonnés à la disposition d’organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez |>as recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Hleury, ^ étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Mirabel Inc., 12 HOO rue Brault.SPjanvler de Mirabel, r .siège social est situé au 2050.rue De Hleury.te étage, Montréal.(Québec).HUA 3MH.Il est imprime par Imprimerie Mirabel inc.12 auu rue ttrauil, N-janvier de Mirabel, Québec, division de Québécor Média.612 rue Saint-Jacques, Montréal, qui imprimerie Journal de tyuéhfc.I^1 avenue Héchard, Québec qui ^st la propriétéyle ( or|Hiration Sun Média, 612 rue Saint-Jacques, Montrt^l.— Knregistrement n" 0868.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 s, service à la clientèle.U Devoir est a retenu pour la région de Québec publié du lundi les services de 4»- I f
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