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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-01-31, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 31 JANVIER ET DIMANCHE I FEVRIER 2 0 0 9 cc FESTIVAL VOIX D’AMÉRIQUE Avant l’art était Dada > Page F 2 lül BR vm fl BU.W ANTOINE ROBITAILLE Québec — Québec solidaire n’a au fond rien inventé avec ses «co-porte-parole».Wolfe et Montcalm, ces deux généraux, se sont combattus, se sont, par leur armée interposée, entretués.Pourtant, depuis 1850, on ne cesse de les rapprocher.Voire de les fusionner.Nulle surprise donc qu’en 2009, sur l’affiche controversée de la «Commission des champs de bataille nationaux», les descendants de Wolfe et de Montcalm, déguisés en ancêtres, se serrent la main.et soient sacrés les co-porte-parole de la «programmation» du festival 1759-2009, 250e anniversaire de la fameuse bataille.Le cinéaste Jacques Godbout, dans Le Sort de l’Amériquey un an après le se cond référendum, avait déjà immortalisé sur pellicule cette grande réconciliation.C’est là une vieille idée, inscrite dans nos monuments, notre urbanisme.Dites-moi, comment accédez-vous aux plaines d’Abraham à partir de la rue.De Bougainville?Par l’avenue WolfeMontcalm.Et au parlement, au-dessus de notre énigmatique «Je me souviens» gravé dans la pierre, quelles statues se dressent côte à côte?Celles de Wolfe et de Montcalm, bien entendu.Dans l’édifice Pamphile-Le May, siège de la bibliothèque du parlement, deux portes, ornées de belles armoiries se font face: la Mqntcalm et la Wolfe.A côté du Château Frontenac, dans le parc des Gouverneurs, un obélisque dédié aux duettistes de notre mémoire contemple le Saint-Laurent.Le monument?Wolfe-Montcalm.«Les inscriptions sont latines pour ne pas que le commun des mortels comprenne», note l’historien Patrice Groulx, de l’Université Laval.Montréal n’est pas en reste.En cette métropole où les Alouettes, gentilles Alouettes, ont jadis été des Concordes — qui jouaient pas loin de l’université Concordia — vous aviez remarqué?Eh oui, la rue Wolfe voisine la rue Montcalm! Une légion de livres Autant la bataille des Plaines a clairement scellé le sort de la Nouvelle-France, autant, dans les mémoires, elle a jeté les germes d’un malaise permanent.Sorte de malaise qui rend toutefois un événement histo- «On ne demanderait pas aux Français de célébrer l’entrée des Allemands à Paris pendant la dernière guerre» — Jean-Noël Rouleau rique intéressant.C’est ce qui explique qu’une légion de livres se soient confrontés à travers le temps, prétendant dire «la vérité» sur cet affrontement déterminant.L’un des derniers en date est celui de l’historien du Musée canadien de la guerre, Peter MacLeod, qui s’intitule justement La Vérité sur la bataille des plaines d’Abraham.Les huit minutes de tirs d’artillerie qui ont façonné un continent (Editions de l’Homme).A ses dires, si cette fameuse bataille a été évoquée de «mille manières», «on ne l’a jamais racontée avec exactitude».M.MacLeod reconstitue l’événement minute par minute grâce à la correspondance et aux journaux intimes d’acteurs de l’événement.Dans l’Hexagone, un autre historien militaire, Gérard Saint-Martin, publiait fin 2007 Les Plaines d’Abraham, l’adieu à la Nouvelle-France?(Economical.«Lorsque la mer se retire, elle laisse des repères sur la plage.Il en est de réconfortants.Ceux laissés par la douloureuse marée des Ides de septembre 1759 peuvent se résumer en deux mots: honneurs et survivance», écrit-il avant de citer Yves Duteuil: «Une bulle de France au nord d’un continent.» Bégaiement Les malaises, toutefois, font bégayer l’histoire.Celle de la commémoration de 1759 obéit à une logique prédéterminée.On a presque envie de citer Louis Hémon: «Rien ne change au pays du Québec.» D’un côté, il y a ce que certains ont nommé péjorativement le «bon-ententisme».Il veut honorer son «devoir de mémoire» envers la Nouvelle-France, mais il ne veut choquer personne.Alors il finit par fusionner Wolfe et Montcalm, se disant qu’au fond, le Bas-Canada et plus tard le Québec incarnent ce qu’on appela à la fin du XIXe siècle «l’Entente cordiale» entre les civilisations française et britannique.Dès le XÎX" siècle, celui des premiers balbutiements de «l’ère de la commémoration», selon l’expression de l’historien Pierre Nora, les mêmes logiques qu’on voit à l’œuvre aujourd’hui apparaissent.L’histoire du parc des Braves, prolongement du parc des Plaines, en est révélatrice, comme l’a bien montré Patrice Grouk dans un texte fort, publié dans la Revue d’histoire de l’Amérique française en 2001: «La commémoration de la bataille de Sainte-Foy.Du discours de la loyauté à la “fusion des races”.» En 1852, la découverte d’ossements de soldats sans doute français près des ruines du moulin de Dumont donne l’idée à quelques membres de l’élite francophone de Québec, dont nul autre que l’historien François-Xavier Garneau, d’organiser une translation des restes solennelle et de procé- ¦¦¦ der à l’érection d’un monument.Le 100e anniversaire de la bataille des Plaines approche.Or, en avril 1760, c’est la France, Lévis plus précisément, qui remporte la bataille de Sainte-Foy.Cela n’empêcha pas la Conquête, la chute de Montréal, mais elle apparaissait alors comme un baroud d’honneur à souligner.La Société Saint-Jean-Baptiste de Québec se charge du projet.Mais rapidement, entre autres parce qu’une ambiguïté persistait quant à la nationalité des restes de soldats trouvés, on décida d’honorer tous les braves, les soldats qui s’étaient battus des deux côtés.VOIR PAGE F 2: BATAILLE y':- te S’ îâk- ¦ -.Æ ¦ "Wu îfjf '*>0' % M.' mm Hll e a associer ®SSï I i « ,y'ty mm ¦Mr m m -y rntè m iîfcfcs ’•c Î ' ITSlIlï *.j." ¦ y L E I) E V OIK, LES S A M EDI SI JANVIER E T I) I M A N C II E 1 E E V R 1 E R 2 0 0 9 V l LIVRES Festival Voix d’Amérique Avant Fart était Dada V'', -f RO LU NE LAPORTE Nathalie Claude agira comme maîtresse de cérémonie du Cabaret Dada surréaliste, qui revient à l’affiche cette année au Festival Voix d'Amérique.CAROLINE MO NT PETIT En roumain, cela signifie cheval de bois ou nourrice.En français, c’est une marotte.«Dada ne signifie rien», écrit pourtant Tristan Tzara, l’un des fondateurs du mouvement dadaïste, dans ses Sept manifestes Dada, publiés en 1924, soit environ huit ans après l’avènement du mouvement dadaïste et deux ans après la démission de Tzara à sa tête.«Dada n’est rien d’autre que: opposition, refus, négation», dit pour sa part Le Siècle rebelle, dictionnaire de la contestation au XX' siècle, signé Emmanuel de Waresquiel, sous l’entrée «Dada».Refus de tout, donc, même de l’art.«L’art s’endort pour la naissance d’un monde nouveau», écrit encore Tzara, pour qui Y «art n ’est pas sérieux».«Quand faudra-t-il arrêter de démolir?Peut-on en même temps détruire et reconstruire?Ces questions traversèrent l’histoire de Dada et les réponses apportées précipitèrent sa fin.Le nihilisme absolu était à la longue une position intenable, mais Dada ne pouvait abandonner toute négativité sans se renier.Aussi valait-il mieux qu’il se sabordât», écrivent pour leur part Henri Béhar et Michel Carassou au sujet du célèbre mouvement dans leur essai Dada, histoire d’une subversion.Pourtant, Dada ^persiste et signe, semble-t-il.A preuve, le Cabaret Dada surréaliste, qui revient à l’affiche cette année au Festival Voix d’Amérique, avec Nathalie Claude comme maîtresse de cérémonie.Au programme, certains noms connus, ceux de Nathalie De-rome et de François Gourd, par exemple.Mais aussi une foule d’autres: Toxic trottoir, qui fait du théâtre de rue, l’Orchestre d’hommes-orchestres, le groupe de poésie moderne, Azina et Chiwawa, Geneviève et Mathier, Marie Brassars, Kohol, Frank Martel, etc.«Ce spectacle appelle à une grande liberté, une grande folie, quelque chose de non linéaire, dans la non-narrativité», dit Nathalie Claude, qui a d’ailleurs présenté un numéro au Cabaret Dada du Festival Voix d’Amérique de l’an dernier.Pour elle, le Cabaret Dada est d’abord et avant tout ludique, ce qui n’empêche pas les participants de Iqi donner des couleurs politiques.Tout à fait anarchiste Parlant de couleurs, Tzara a aussi eu ces mots pour définir son mouvement: «DADA reste dans le cadre européen des faiblesses, c’est tout de même de la merde, mais nous voulons dorénavant chier en couleurs diverses pour orner le jardin zoo-logique de l’art de tous les drapeaux des consulats.» «C’était tout à fait anarchiste, dit Nathalie Claude, ajoutant que chacun des artistes invités au cabaret adapte l’esprit Dada à sa convenance.Pour le cabaret, ajoute-t-elle, le mouvement Dada est une belle source d’inspiration, parce qu’il joue avec la langue, mais aussi avec les concepts et les images.C’est l’occasion de brasser les choses, de remettre en question le langage ou les images.Il peut s’agir d’associer des éléments qui ordinairement ne vont pas ensemble, dans un tableau ou dans une phrase, on peut donner des sentiments à un couteau, par exemple, explique-t-elle.On le sait, au mouvement Dada a succédé le mouvement surréaliste, avec André Breton à sa tête, même si plusieurs renieront les liens entre les deux modes d’expression, précisément parce que Dada se veut le contraire d’une école, d’une structure.«On ne dit pas assez qu’il n’y a aucun style, aucune esthétique Dada, qu’on ne peut reconnaître une œuvre Dada, écrite ou autre: elle ne serait ni moins abstraite ou figurative, automatique ou programmée, chaude (expressionniste) ou froide (conceptuelle, voyez Duchamp), lit-on encore dans Le Siècle rebelle.Aussi, de toutes les avant-gardes auxquelles l’attitude Dada a eu affaire, c’est sans doute le surréalisme qui en est le plus éloigné.Le surréalisme ne vient pas après Dada pour le continuer et le transformer, il vient contre lui, pour l'effacer et le désamorcer, pour l’empêcher de nuire.» Le Cabaret Dada surréalis- te, lui, se promet de tordre la réalité pour la mettre en morceaux, poursuit Nathalie Claude, qui y remettra en question son propre rôle de maîtresse de cérémonie.«Je vais essayer de remettre en question ce rôle, de le faire exploser», dit-elle.Elle pense par exemple à écra-bouiller le rôle de la maîtresse de cérémonie entre le micro et le plancher, et faire dériver le tout vers Dada, destination finale et absurde.Se définissant d’abord et avant tout comme une femme de théâtre, Nathalie Claude a été vue sur scène récemment avec le Salon automate, qu’elle a conçu et mis en scène, où elle interrogeait le rapport de l’homme avec la machine.Elle dit amener sur scène «des trucs qui lui ressemblent», c’est-à-dire un mélange de poétique et de burlesque, «avec quelque chose de pathétique et d’extrêmement physique».Les artistes qui défileront dans son Cabaret Dada surréaliste sont, pour leur part, très différents les uns des autres.Mais ils se retrouveront inévitablement dans cette épopée dadaïste collective qui promet tout au moins d’être un «délire de liberté».Le Devoir CABARET DADA SURRÉALISTE Vendredi 8 février à 20h30 à la Sala Rossa Pour renseignements: www.fva.com BATAILLE La paix est-elle possible entre le « bon-ententisme » et la « francité » ?SUITE DE LA PAGE F 1 «Le monument que nous proposons d’élever devrait [.] être érigé, déclare le ministre Etien-ne-Paschal Taché [père de l’architecte du parlement] non dans un esprit mesquin, étroit, égoïste, mais dans des vues larges et généreuses, à la mémoire des braves des deux armées qui ont consommé le 28 avril 1760, envers leur patrie respective, le plus grand de tous les sacrifices.» En somme, le monument des Braves, au bout de la célèbre rue du même nom, ne désigne ni les vainqueurs ni les vaincus.On invite Louis-Joseph Papineau à participer au dévoilement du monument, en 1854.11 décline l’invitation et s'explique dans une lettre.Patrice Grouk — dont les liens de parenté avec l’abbé du même nom sont fort lointains — raconte qu’aux yeux du patriote, la célébration n’était justifiée que si on honorait les restes «de ceux des verse d’aujourd’hui: «Qu’une Société toute nationale demande à associer dans la même fête, et ceux qui sont morts pour conserver sa nationalité, et ceux qui sont morts pour l’assujetir [sic], me pa- Le monument des Braves, au bout de la célèbre rue du même nom, ne désigne ni les vainqueurs ni les vaincus braves qui tombèrent, victimes de leur dévouement à la plus sainte des causes, de ceux de ces héroïques défenseurs de la patrie, Français et Canadiens qui luttèrent si glorieusement contre l’invasion étrangère».Il a aussi cette phrase, non sans résonance avec la contro- Donakl .Marie David et les autres CL ! XYZ Donald Marie David et les autres roman, 120 p., 20 $ La critique est unanime.«[.] on se délectera de la chronique douce-amère des jours qui passent, de petits bonheurs en drames sans échos, de joies infimes en deuils profonds.Rien de plus, rien de moins.Et tout est là.» Stanley Péan, Le Libraire « Un roman touchant par sa vérité, sa qualité et sa justesse.» Yvon Paré, Le Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-lean «À lire pour essayer de sortir grandi des impasses que la vie, à nos dépens, se plaît à dresser devant nous et aussi pour saluer un véritable écrivain.» Dominique Blondeau, Ma page littéraire «je me suis laissée bercer par les mots, le rythme, les phrases simples, courtes, vraies.» Marie-josée Martel, Le Livre Show «Dans une suite de tableaux impressionnistes finement ciselés, Alarie jette un regard lucide sur les drames ordinaires de la vie.» Louis Cornellier, L'action, com « Dans une langue simple, allant droit au coeur, le petit roman de Donald Alarie en est un où la vie éclate dans toute sa rudesse et sa beauté.» Manon Gullbert, Le journal de Montréal 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) Hit 3Z1 1 tà\ Téléphone : 514.525.21.70 • Télécopieur : 514.525.75.37 Courriel : !nfo@xyzedit.qc.ca • www.xyzedit.qc.ca raît un bizare [sic] contresens et une abjecte flatterie.Un pays indépendant peut donner l’Apothéose à des Citoyens méritons [sic].La Déification est de peu de prix dans une colonie, où tour à tour la violence et la vénalité ont laissé au gouvernement une influence exagérée et pernicieuse.» Une logique similaire a été à l’œuvre lors du débat autour des célébrations du 300' anniversaire de Québec, en 1908, rappelle l’historien Henry V.Nelles, auteur de L’Histoire spectacle (Boréal, 2003).Au départ, on envisageait de ne reconstituer, sur les Plaines, que la bataille qui opposa Wolfe à Montcalm.Devant le tollé, l’organisation des fêtes du tricentenaire décida de reconstituer aussi celle de Sainte-Foy.C’est aussi d’ailleurs ce qu’on prévoit en 2009.Le fondateur du Devoir, Henri Bourassa, avait à l’époque accusé le gouverneur général Earl Grey de vouloir «transformer la célébration de la naissance de Québec et du Canada français en grand rappel historique de la Conquête».Quelque 50 ans plus tard, en 1959, l’anniversaire de la bataille des Plaines soulève encore la controverse.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal dénonce les fêtes organisées et fait savoir qu’elle n’y participera pas.A la télévision Ixi Mort du général Wolfe, gravure du XIX' siècle de Radio-Canada, l’émission Caméra 59 y consacre un segment de 10 minutes, que l'on peut voir dans la section des archives du site Web de Radio-Canada.Un historien militaire, lui-même de l’armée, Jean-Noël Rouleau, y dénonce l’idée de faire une fête: «On ne demanderait pas aux Français de célébrer l’entrée des Allemands à Paris pendant la dernière guerre.C’est un peu la même chose dans le cas de la bataille des LIBRAIRIE BONHEUR D’OCCASION Livres d’occasion de qualité Livres d'art et de collections Canadiana Livres anciens et rares Bibliothèque de la Pléiade Littérature Philosophie Sciences humaines Service de presse BD, livres jeunesse Achetons à domicile 514-522-8848 1-888-522-8848 44B7, rue De La Roche (angle Mont-Royal) bonheurdoccasion@bellnet.ca NOUS NOUS DÉPLAÇONS PARTOUT AU QUÉBEC, POUR L’ACHAT DE BIBLIOTHÈQUES IMPORTANTES.plaines d’Abraham.Il s’agit pour la société canadienne d'une bataille qui marque leur défaite totale, qui marque leur conquête.» L’autre versant La tradition du bon-ententisme, qui a marqué 1854,1908 et en partie 1959, n’est pas seule.Une autre, qu’on pourrait qualifier de «francité», lui répond.Résultat: il y a une concurrence des commémorations, une lutte pour «l’occupation de l’espace public».Ainsi, à Québec, à côté de l’hôtel Concorde (ça ne s’invente pas!) il y a le cours du Général-De Montcalm, lequel général, cette fois, n’est pas accompagné de son garde du corps habituel, le général Wolfe.Tout près de la statue de Montcalm surplombée par l’ange de la Renommée qui le couronne de lauriers, un autre général, de Gaulle, regarde vers les Plaines.Non loin, pour compléter le trio, Jeanne d’Arc, curieusement un don anonyme d’un riche couple d’Américains fasciné par le caractère français de Québec.Le dernier geste en date de la «francité» remonte à 2001.COLLECTION J.-F.NADEAU Quelques jours après le U-Sep-tembre, 242 ans exactement après la célèbre bataille, la Commission de la capitale nationale (pas à Ottawa, à Québec) a organisé une translation solennelle du crâne de Montcalm de la chapelle des Ursu-lines au cimetière de l’Hôpital général, où les soldats français morts reposent depuis 1759.«Dans le défilé, des figurants personnifiaient des militaires français et anglais», raconte une dépêche, relevant un peu le bon-ententisme.Le premier ministre Bernard Landry préside la cérémonie, qui se fait en présence de descendants de Montcalm: «Et nous, les vivants, qui rappelons le souvenir de cette guerre d’un autre siècle, que nous reste-t-il à faire dans notre propre siècle, après avoir rempli ce devoir de mémoire?Particulièrement en ces semaines troublées que vit le monde, il nous reste à exprimer plus que jamais notre inextinguible soif de paix.» La paix est-elle possible entre le «bon-ententisme» et la «francité»?Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI SI J A N V I E H E T I) I M A N € Il E I K E V K I I lî > O II I) E H LITTÉRATURE Tu seras un homme, mon fils m.\ Danielle Laurln Commençons par la fin.«J’allais devenir un homme, je n’y tenais pas réellement.» C’est la dernière phrase de La Bar-mitsva de Samuel.Le premier roman de David Fitoussi.Ce qu’on sait de lui?Né en France dans une famille juive d’origine algérienne, il a grandi en banlieue de Paris avant d’émigrer au Québec à la fin des années 1970, vers l’âge de 10 ans.comme son héros.Cela ne fait pas de La Bar-mitsva de Samuel une autobiographie classique, un simple témoignage pour autant.Lx>in de là.Nous sommes dans le sarcasme à outrance, la surenchère, pour ne pas dire le burlesque, par moments.Le tout se déploie sur le thème du rejet.Rejet du monde, de la société dans laquelle il vit, de ses proches, pour commencer: c’est ainsi que le jeune Samuel se définit.On le comprend, remarquez.Il n’a de place nulle part.Personne ne se soucie de lui.Sauf son rabbin.Qui ne cesse de lui répéter que «la bar-mitsva est le rite symbolique du passage de l’enfance au monde des adultes».Impossible d’y échapper, Samuel le sait bien: «Pour un juif, faire sa bar-mitsva, c’est un peu comme être prêtre et tripoter des petits garçons: l’un ne peut pas aller sans l'autre.» La Bar-mitsva de Samuel, donc.C’est le cœur du roman, et son point d’arrivée.Entretemps, on aura vu le héros en pleine crise identitaire, existentielle et religieuse, cracher son fiel sur tout ce qui bouge.Le portrait qu’il fait de sa mère: une névrosée, une hystérique qui passe son temps à le claquer et répugne à l’embrasser, bref «une cannasse».Pas religieuse pour deux sous, en plus, cette fainéante.C’est un peu beaucoup pour l’embêter, d’ailleurs, que Samuel va se mettre à prendre le judaïsme au sérieux.Tout comme le faisait son père: fidèle habitué de la synagogue, il respectait les fêtes juives, assumait son identité, lui.Son père: la seule personne au monde qui trouve grâce à ses yeux, dont il est fier.Parce qu’il est absent, parce qu’il lui manque?Son père, disparu de s,a vie du jour au lendemain.A qui personne n’a dit que son ex-femme est partie vivre au Canada avec leurs deux enfants et son nouveau mari.Si Samuel lui écrivait une lettre?S’il l’invitait en secret à sa bar-mitsva?L’idée fait son chemin dans sa tête, secrètement.Tandis qu’il réclame de manger strictement cacher et provoque les colères de sa mère.Il projette un jour d’aller voir le mur des Lamentations.«et de visiter les bordels de Tel-Aviv».Car, disons-le franchement, au-delà de la religion, le sexe est sa véritable obsession.Il y pense tout le temps.Dans sa chambre, alors qu’il tente tant bien que mal de parfaire son hébreu.Dans le métro, où les seins des femmes ressemblent à une invitation.Et à l’école, où les petites grosses provoquent chez lui des réactions incontrôlées.De là à passer à l’acte.il n’y a qu’un pas, qu'il tente de franchir, à ses risques et périls.Sans parler de l’accent pas du tout sexy, terrible, inesthétique, disgracieux des Québécoises, qui le rebute.En fait, tout ce qui touche à sa terre d’adoptioq a tendance à lui répugner.A commencer par l’hiver québécois.Sinistre, toute cette neige, ce froid polaire: «une vraie vie de merde».Heureusement, il y a des dépanneurs, où on peut se procurer de la bière.«Au Québec, avec six mois d’hiver sibérien, cinq mois et demi d’automne pourri et deux semaines de canicule suffocante, la bière a la vocation de carrément vous éviter la démence.» Quant aux valeurs québécoises, c’est à n’y rien comprendre.Le Parti québécois, la îpi 101, à quoi ça rime tout ça?A faire fuir les sièges sociaux des grandes entreprises canadiennes vers Toronto.Et à empêcher un petit Français d’aller à l’école anglaise pour devenir bilingue.Adieu le grand rêve américain! Le Québec aux Québécois, René Lévesque, tous les grands mouvements sociaux des années 1970.pouah! Les intellectuels québécois: «des syndicalistes à grande gueule reconvertis en pessimistes», voilà! C’est ainsi que Samuel voit les choses.Ou voyait.Car tout est raconté au passé.Tout ça, c’était avant.Avant qu’il fasse E N BREF Journée consacrée à Lévi-Strauss L'Observatoire international de la création et des cultures musicales et le Laboratoire de recherche sur les musiques du éditions Liber Philosophie • Sciences humaines • Littérature Rodrigue Tremblay Le code pour une éthique globale 2% pages, 2s) dollars La bar-mitsva de Samuel sa bar-mitsva.Point d’arrivée du roman, oui.Roman qui prend de plus en plus, au fil des pages, des allures de carnet d’observation.Qui stagne un peu par moments, soyons francs.Petite tendance à la répétition, au surlignage.Et aux détails superflus.Mais bon, ça dépend pour qui.Chose certaine, oubliez l’action.Oubliez l’épanchement.Pas d’amour non plus, dans La Bar-mitsva de Samuel.Nulle part.De la méchanceté, de la cruauté, beaucoup.De la distance, surtout.«Le plus important, c’est que j’étais un peu absent, indifférent aux autres.C’était peut-être ça, le bonheur, tout compte fait.Qu’y a-t-il de plus aliénant que d’être dominé par ses propres émotions, bonnes ou mauvaises?» Vivre en retrait du monde, et de lui-même.C’est ainsi que Samuel a appris à survivre.A devenir un homme, finalement.même s’il n'y tenait pas réellement.En passant, une suite à La Bar-mitsva de Samuel serait la bienvenue.Quelle sorte d’homme le héros est-il aujourd'hui, trente ans plus tard?Où vit-il, que fait-il?On aimerait bien le savoir.Pour ce qui est de l’auteur, marié, quatre enfants, 43 ans, il vit depuis peu en Israël, nous apprend-on.A 40 kilomètres de Tel-Aviv.40 kilomètres de Gaza, quoi! Collaboratrice du Devoir LA BAR-MITSVA DE SAMUEL David Fitoussi Editions Marchand de feuilles Montréal, 2009,303 pages EDITIONS Les bureaux de l’éditeur XYZ sont en vente JEAN-FRANÇOIS NADEAU Rue Saint-Hubert à Montréal, l’immeuble qui abrite les Editions XYZ depuis de nombreuses années est à vendre.Les bureaux seront relocalisés éventuellement chez Hurtubise HMH, nouveau propriétaire de l’entreprise.Un des deux actionnaires de la maison, Gaétan Lévesque, n’a visiblement pas accepté de gaieté de cœur de se séparer de sa maison.Avant Noël, sitôt la ven-t,e conclue, le cofondateur des Editions XYZ, qui est aussi président de l’ANEL (Association des éditeurs de livres), a cessé de collaborer avec la maison reprise par Hurtubise HMH, à la différence de son collègue éditeur, André Vanasse, qui poursuit ses activités de directeur littéraire.En décembre, la nouvelle de la vente a provoqué beaucoup de discussions dans le milieu de l’édition.Une journaliste de 1m Presse, Marie-Claude Fortin, reprochait même aux éditeurs, dans son bilan de l’année, de devoir désormais «vendre leur âme pour survivre».Une rumeur soutenue veut que Gaétan Lévesque se prépare à lancer une nouvelle maison d’édition aussitôt que possible, c’est-à-dire dès que les termes limitatifs du contrat de vente dXYZ à HMH le lui permettront Le principal intéressé nie tout simplement cette rumeur, qu’il balaie du revers de la main.«Je suis pour l’instant en année sabbatique, Je m’occupe de l’ANEL et de la revue de la nouvelle XYZ dans de nouveaux bureaux.C’est tout pour l’uistant.» La grande majorité des auteurs de la maison ont d’ailleurs prêté allégeance au nouveau propriétaire, HMH, même s’ils avaient la possibilité de se retirer.L’écrivain Yann Martel, par la voix de sqn père, l’écrivain et traducteur Emile Martel, a fait savoir qu’il était «d’une totale loyauté envers André Vanasse», lequel travaille désormais sous la gouverne des Editions HMH.«Je ne vois vraiment pas ce que Yann irait faire ailleurs.» Lauréat du Booker Price pour son livre Histoire de Pi, Yann Martel travaille à une troisième mouture de son prochain livre, intitulé Une chemise du XX' siècle, qui se veut à la fois un roman et un essai.Louise Dupré laisse aussi ses livres continuer leur chemin chez monde, en collaboration avec la Chaire d’ethnomusicologie, présentent une journée d’étude intitulée Lévi-Strauss, hier et aujourd’hui.Cette journée de réflexion aura lieu à l’Université de Montréal le 13 février à 14h.- Le Devoir NOMINATION Jean-Michel Sivry, président des éditions Flammarion Itée, est heureux d’annoncer la nomination de Guy Gougeon à titre de directeur général de la filiale canadienne du Groupe Flammarion.Ayant œuvré depuis plus de 25 ans dans le domaine des livres scolaires et grand public, il est entré à l’emploi des éditions Flammarion Itée en 2001, d’abord comme directeur commercial, puis comme vice-président, Diffusion depuis 2004.Dans ses nouvelles fonctions, il aura pour missions d’assurer le développement stratégique de la diffusion canadienne du Groupe, de représenter l’actionnaire Flammarion auprès du centre de distribution Socadis et de gérer l’ensemble des équipes.Filiale de Flammarion SA, elle-même membre du Groupe RCS (Milan), les éditions Flammarion Itée importent au Québec et au Canada l’important catalogue en français de tous les éditeurs du Groupe Flammarion.Au Québec, Flammarion assure la diffusion et la distribution de plusieurs éditeurs québécois et publie des ouvrages d’intérêt général dans les domaines littéraire et pratique.( FLAMMARION GROUPE le nouveau propriétaire.«J’ai confiance en Hervé Foulon [le patron de HMH] et je pense que le travail va se poursuivre comme avant.HMH fiait un travail sérieux en littérature.Mais comme je n’ai pas de clause d’exclusivité, on vena pour l’avenir», explique Louise Dupré, qui travaille ces jours-ci à l’écriture d’un essai qui met en rapport l’écriture et la douleur, une idée qu’elle a eue à la suite d’une exposition vue à Berlin.Sergio Kokis, autre auteur-vedette du catalogue XYZ, se montre pour sa part inquiet, déçu et amer.«Je m’attendais à recevoir au moins un coup de téléphone du nouveau propriétaire, M.Foulon.Je n’ai jamais eu d’appel, explique Kokis en entrevue, mais seulement deux lettres laconiques signées par André Vanasse.Comme mes contrats me permettaient de reprendre les droits de mes titres, j’ai tout repris.J’ai deux projets en préparation et, heureusement, ils n’étaient pas prêts à être publiés cette année.J’attends donc des propositions d’éditeurs tandis que je travaille à mes livres.» Des clauses contractuelles particulières au contrat dXYZ vont aussi permettre de voir les premières œuvres de Louis Hamelin reprises désormais aux Editions du Boréal.Elles y seront publiées en format de poche.Nouveaux départs La première saison d’XYZ sous le chapiteau éditorial de son nouveau propriétaire, HMH, s’avère bien lancée.André Vanasse, directeur littéraire, continue de défendre pour XYZ un programme éditorial complet, dans lequel on trouve ces jours-ci une belle surprise avec Joies, un roman d’Anne Guilbault salué par la critique.Vanasse poursuit par ailleurs, avec l’aide de son fils Alexandre — à qui on doit nombre de maquettes de couvertures dXYZ —, les activités de la revue Lettres québécoises.11 a conservé le contrôle entier du magazine, qu’il entend pousser désormais aussi via Internet.XYZ, la revue de la nouvelle poursuit aussi ses activités, mais sous la seule gouverne de Gaétan Lévesque.Les nouveaux bureaux d’XYZ, la revue de la nouvelle sont situés rue Parthenais, où l’on trouve Gaétan Lévesque à l’œuvre.Les deux anciens patrons dXYZ ne semblent entretenir au-cune acrimonie l’un envers l’autre, mais ils en sont visiblement venus à faire route dans des directions différentes.Il y a quelques mois, les deux hommes avaient déjà cédé la division anglaise de leur entreprise, XYZ Publishing, au groupe torontois Dundurn.XYZ a été fondé en 1985 par Gaétan Lévesque et Maurice Soudeyns, rejoints plus lard par l’universitaire André Vanasse.Le nouveau propriétaire d’XYZ, Hervé Foulon, gouverne aussi la destinée des Editions HMH, des Editions Marcel Didier, de la Librairie du Québec à Paris et de Distribution du Nouveau Monde en Europe.Le Devoir ARCHAMBAULT”! Une compagnie de Québécor Media PALMARÈS LIVRES Résultats des ventes: du 20 au 26 janvier 2009 ROMAN LES PILIERS DE LA TERRE Ken Follett (Livre De Poche) MILLÉNIUM T.1, T, 2 et T.3 Stieg Larsson (Actes Sud) ET APRÈS.Guillaume Musso (Pocket) PARCE QUE JE T’AIME Guillaume Musso (Pocket) UN MONDE SANS FIN Ken Fellett (Robert Laffont) iF*B LES ÂMES VAGABONDES Stephenie Meyer (Lattes) U G” CIBLE James Patterson (Lattes) C0NFESSIUNS D’UNE ACCRO DU.Sophie Kinsella (Pocket) MILLE MOTS D’AMOUR T.S Collectif (Impatients) LES PETITS SECRETS D’EMMA Sophie Kinsella (Pocket) JEUNESSE g FASCINATION T.2: TENTATION Stephenie Meyer (Hachette Jeunesse) VISIONS T.1 : NE MEURS PAS LIBELLULE Linda Joy Singleton (ADA) LES CONTES DE BEEDLE LE BARDE J.K.Rowling (Gallimard-Jeunesse) LE CLUB DES DISEUSES.T.1 Doit! Enderle (ADA) LE ROYAUME DE LA FANTAISIE Geronlmo Stilton (Albin Michel) LUCKY LUKE T.3: L’HOMME DE.Laurent Gerra / Achdé (Lucky Comics) HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE.J.K.Rowling (Gallimard-Ji LE JOURNAL D’AURÉLIE LAFLAMME T.5 India Desjardins (Intouchables) LEONIST.12 Mario Francis (Intouchables) SPIR0U & FANTASIO T.50 : AUX.Yann / Morvan (Dupuis) OUVRAGE GÉNÉRAL BARACK OBAMA, DE L’ANONYMAT À.Time (Guy Saint-Jean) N’ARRÊTEZ JAMAIS DE DANSER Gordon Livingston (Marabout) LES RÊVES DE MON PÈRE Barack Obama (Presses de la Cité) L’AUDACE D’ESPÉRER Barack Obama (Presses de la Cité) KILO CARDI0 Isabelle Huot (de l’Homme) L’ART DES LISTES Dominique Loreau (Marabout) Hj LES CARRIÈRES D’AVENIR 2009 Collectif (Jobboom) L’ART DE U MÉDITATION Matthieu Ricard (Nil) MICHELLE DRAMA, FIRST LADY Liza Mundy (Plon) PLAIDOYER POUR LE BONHEUR Matthieu Ricard (Pocket) ANGLOPHONE ECLIPSE Stephanie Meyer (Little Brown & Co) REVOLUTIONARY ROAD (MT1) Richard Yates (Vintagel PILLARS OF THE EARTH Ken Follett (Signet) VV WORLD WITHOUT END U Ken Follett (Signe!) THE ROAD Cormac McCarthy (Vintage) i REMEMBER ME?Sophie Kinsella (Bantam Books) THE TALES OF BEEDLE THE BARD J.K.Rowling (Bloomsbury) THE APPEAL John Grisham (Dell) BROKEN OPEN : HOW DIFFICULT TIME Elizabeth Lesser (Villard Books) MARLEY & ME John Grogan (Harper Collins) carte-cadeau A Du plaisir à la carte 11 « ARCHAMBAU1T» t' ¦c c F 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 31 .1 A N V I E R ET DIMANCHE I ^ " F É V R I E R 2 O O 8 LITTERATURE Les conséquences du sexe Louis Hamelin W here do the angels go to sleep / when the devil leaves his porch light on?» Dans ce blues dont les notes font des courbes dangereuses sur les draps sales de l’aube, un des plus sulfureux jamais chantés à mon avis, avec le mélange de graillon et de vieux whisky de cette voix que vous savez, Torn Waits demande aussi: «Why are the wicked / so strong?» Les gens mauvais le sont-ils parce qu’ils sont les plus forts ou deviennent-ils les plus forts parce qu’ils sont mauvais?Et les mauvais parents sont-ils en soi de mauvaises gens ou seulement des irresponsables?Si on naît d’un père alcoolique et d’une mère dont l’indifférence mêlée de haine confine à la cruauté, de parents qui sont de magnifiques perdants dignes de figurer dans un scénario écrit par Scott Fitzgerald et jeté au panier, une vie n’est pas assez longue pour répondre à ces questions.Mais certains essaient quand même.Et s’ils sont écrivains et qu’ils ont passé 70 ans, il se peut qu’ils s’assoient par cette calme soirée d’hiver qu’est devenue leur vie pour tenter de reprendre l’écheveau que le récit des événements d’une existence livré livre après livre n’a pas servi à démêler.On est à la veille de la Seconde Guerre mondiale et Montréal est une ville chaude, même loin de son Red Light, du côté de la montagne, en haut de la côte, rue Sherbrooke et dans les beaux quartiers alentour, derrière ces dignes et respectables façades de grosses maisons dont certaines abritent des cabinets d’avocats et d’autres des pensions, dont celle de l’école d’arts Sainte-Geneviève.Le soir, ça joue au bridge là-dedans, une douzaine de jeunes filles qui ont entre 15 et 18 ans, et madame Duvernoy qui prend un coup en cachette et leur enseigne le français et le maintien.Et dans la tète des adolescentes, il fait chaud à Montréal, et tempête.«Nous avions, dans les chambres de cette vieille maison [.], de folles conversations sur le sexe.Est
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