Le devoir, 18 décembre 2004, Cahier F
DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 1 H DECEMBRE 2 0 0 4 L E ARTS VISUELS Du côté de la beauté avec Umberto Eco Page F 3 LITTÉRATURE Inimitable Colette Page F 7 IMPRESSIONS DE u compétitif marché asiatique1 donne du fil k retordre A J \ La plupart des beaux livres sont désormais imprimés en Asie, où les bas salaires et les conditions de travail précaires permettent à des éditeurs d’augmenter ou de soute- nir leurs marges de profit.JEAN-FRANÇOIS NADEAU FRÉDÉRIQUE DOYON Ils joignent l’agréable à l’utile et s’imposent au regard par leur grand format et leurs images chatoyantes, qui invitent à littéralement s’y plonger, comme le faisait Fanfreluche.Qu’il s’agisse d’art, de nature, de santé ou de cuisine, les beaux livres envahissent les rayons des librairies en cette époque de l’année où l’on délie aisément les cordons de sa bourse et les neurones de son cerveau pour s’abandonner au plaisir des images et de l’information illustrée.Trop chers, les beaux livres?Contrairement à ce qu’on entend parfois, ces ouvrages qui titillent le regard pour plaire à l’esprit s’offrent à des prix de plus en plus alléchants.Pourtant, ce serait mal connaître la complexité du processus de production du livre que d’étiqueter ces ouvrages «bon marché».Comment expliquer cet écart?Une partie de la réponse se trouve dans le fait que l’édition passe elle aussi à l’heure de la mondialisation des marchés.Une transformation à laquelle les gouvernements contribuent paradoxalement de manière indirecte.Exportation des capitaux Au XVI' siècle, les conquistadors pillaient les mines d’argent du Nouveau Monde grâce à la force de travail des Aztèques afin d’échanger cette richesse en Chine contre de la soie, de la porcelaine et des épices.Aujour-dïiui, on échange des dollars canadiens contre un nombre infini de biens fabriqués en Chine ou dans les pays limitrophes.Les salaires de misère qui sont consentis en Asie permettent à des entreprises did d’empocher ou de maintenir leurs marges de profit Or cette pratique généralisée commence à toucher durement l’édition traditionnelle.Plu- sieurs capitales du bas salaire impriment de plus en plus de travaux de l’Occident, surtout les ouvrages en couleurs reliés dont l’assemblage demande plusieurs manipulations.Un des fleurons de l’édition québécoise des dernières années, Le Visuel de Jean-Claude Corbeil et Ariane Archambault vendu à plus de six millions d’exemplaires depuis sa première mouture en 1984, est tout entier imprimé et relié à.Singapour.D’abord imprimé en noir et blanc en Beauce, puis à Saint-Bruno dès 1992, le fameux dictionnaire, devenu produit d’exportation et publié en couleurs, se retrouve sur les presses étrangères à la fin des années 90.«Nos partenaires trouvaient les coûts d’impression beaucoup trop élevés et que cela aurait une incidence sur le prix de vente», explique le directeur général, Luc Roberge.A l’étranger, la facture du travail d’impression diminuait de moitié.Diffusé en 26 langues dans 100 pays, Le Visuel est un bon exemple des pressions du marché que subit l’industrie de l’édition.M.Roberge refuse de souscrire à la thèse d’une main-d’œuvre bon marché, vu l’équipement hautement technique de ce secteur qui n’exige pas beaucoup de travailleurs manuels.Mais il ne parvient pas à expliquer le mystère des coûts élevés de l’impression au Canada.«Même les imprimeurs eux-mêmes ne comprennent pas», dit-ü.Selon les devis que Le Devoir a commandés à divers imprimeurs québécois importants, un tirage de 15 000 exemplaires d’un ouvrage similaire au Visuel devrait être vendu plus de 145,70 $ pièce en librairie pour être rentable.Le même devis adressé à Midas Printing, une compagnie très sollicitée en Asie, ramène le prix de vente à 45,50 $, même en y ajoutant les coûts de transport en bateau! Le Visuel se vend 59,95 $ en librairie.VOIR PAGE F 2 : CHINE Plusieurs capitales du bas salaire impriment de plus en plus de travaux de l’Occident aux imprimeurs d’ici COLLAGE: CHRISTIAN TIFFET >i n | >1 i:nur un M A M I 4& t ».it 4* et fit ÿWÜIÜiii, Bise Turcotte 7,95 S * 144 r.François Barœlo iuiniQ actrice Marie Trintignant, ' dans le dernier film qu’eÜe tourna avec sa mère, a proposé un visage attachant, tendre et sensible, de l'inimitable romancière Colette.De la fiction inspirée aux archives, il y a pourtant des mondes.C’est l'occasion d'entreprises collectives qui mettent à l'épreuve des qualités visionnaires à l’endroit de ce qui fut, à l'origine, l’envolée d’une seule.Colette est un phénomène, dans tous les sens du terme.Deux beaux livres d’images, de fac-similés et de photographies s’attachent à restituer sa présence auréolée de légende: Passion Colette - Ambivalences et paradoxes (Textuel) et Colette intime (Phébus).Sa longue vie tumultueuse sourit aux fantaisies.Journaliste chroniqueuse, actrice, conférencière, esthéticienne, directrice de coflec-tion mais surtout femme de tête et de salon, l’écrivaine a laissé une empreinte adulée.Portraits, jardins, bêtes et sentiments, son regard si chaleureux fait qu’un lecteur rêveur ressent la caresse de ses mots.Auteur canon Deux universitaires, éditrices de son œuvre dans La Pléiade, signent le premier livre.Aussi sérieux que ces passionnées, Henri Mitterand permet que soient réunis ici, dans un agencement raisonné, les quelque 500 documents de l’ouvrage sépia.Ils forment un dossier vivant et cohérent sur Colette et son époque, sobrement commenté, véritable film d’histoire déposé sur papier.Dans ce Passion Colette, la recherche littéraire et l’édition génétique continuent de diffuser leurs trésors.S'en saisir est une invitation à relire ou à découvrir Colette, côté corps, côté guerre, côté couture ou botanique.Optimiste comme les années folles, sa réalisation questionne pourtant: «Où Colette puise-t-elle cette capacité de dépassement face à l’adversité suprême?» Les objets tentent de témoigner de ce mystère vital, sans le juger.Réinventer Colette?C’est indispensable car il en va ainsi de la création.L’œuvre et ses personnages débordent dans un réseau, leur vivier.Parce que «donner tout d’abord la mesure du foisonnement créateur» et «sortir l’œuvre des clichés réducteurs dans lesquels une vie audacieuse a contribué à l’enfermer», tel est le défi le plus intelligent qu’une culture vivante puisse se fixer.Statue déboulonnée Quant à Gérard Bonal, poly-graphe et organisateur d’expositions littéraires à la Bibliothèque nationale de France, il préside aussi «les Amis de Colette».La raison d’être de son livre vient d’une autre passion, celle de Michel Remy-Bieth, peintre et collectionneur fou de dessins, lettres, manuscrits et objets concernant Colette.Il en a acquis plus de deux mille, dont la plus grande partie est inconnue du public.ImpresarioiCh.BARET pq ?b f, i_nu Affiche de Sem pour les tournées Baret de Colette.Fêter le cinquantenaire d’un décès est chose courante.Une grande exposition sur Colette, membre de l’Académie royale, se tient actuellement au Musée royal de Bruxelles.Elle s’appuie sur la collection de Remy-Bieth.D’où ce Colette intime, une autre somme de 500 documents, dont 90 % d’inédits.Le plus étonnant?C’est la distance prise soudain avec les faux-semblants.C’est donc encore la même histoire, mais plus intriquée au jeu social.D’autres indices de personnalité y sont suggérés.Ils raviront ceux qui n'aiment pas la tricheuse, la fabulatrice, la batailleuse défendant ses intérêts bec et ongles.Troublante personnalité de romancière, calculant ses effets dans chaque geste, que Claude Picjiois, dans son critique Colette (Editions de Fallois, 1999), décrivait comme «une vieille vache», selon le mot inélégant de Francis Carco, sévère à l’endroit de ses manipulations! Les avatars du renom Bonal est lui aussi frappé par ses défauts et par ses règlements de comptes.Délurée, oui, elle savait aussi devenir méchante et froide; des lettres en font la preuve.La voir ainsi fait saillir ses traits de plume acérés, son ironie, ses poisons.«On ne fait pas de la bonne littérature avec des bons sentiments», rappelle Michel Del Castillo dans la préface, prenant à témoin sa fille Bel-Gazou et les non-dits de son histoire.Lui aussi avertit que, de la passion pour la générosité et l’ingénuité d’une Colette idolâtrée, naît aussi sa ruine.Voilà le paradoxe.Colette a frayé parmi tant de célébrités qu’elle porte en elle la mondanité.Les documents surabondent Qu’ils renforcent le mythe, ravivant une époque heurtée, ne prouve pas qu'ils soient tous de bonnes échelles vers la littérature.Ces éditions transformeront pourtant Colette.L’écrivain résistera-t-il à cette pression d’enquête, débusquant la souffrance sous les pauses, la dépendance sous les allures affranchies, les jalousies sous la réussite?Que l’histoire de la lec- emiciri wall .it./tut ufiyntt pmis SOURCE PHEBUS hire se donne libre cours! L’œuvre magistral de Colette attire, inspire, provoque, fait réagir, comme tous ceqx qui en imposent Etonnantes publications, ces ouvrages de vulgarisation ont beaucoup fréquenté les manuscrits.Par leurs matériaux bruts, ils côtoient les biographies existantes en donnant à voir des objets culturels, qu’ils soient fétiches ou précieux travaux littéraires.Quel plaisir simple, quelles surprises, à tourner ces pages! PASSION COLETTE -AMBIVALENCES ET PARADOXES Marie-Françoise Verthu-Courti-vron et Francine Dugast-Portes Textuel Paris, 2004,192 pages COLETTE INTIME Gérard Bonal et Michel Remy-Bieth Préface de Michel Del Castillo Phébus Paris, 2004,446 pages Atlas encyclopédique mondial * "Ont* J * H tow* I t f & OVVMIF.- ^ TpURfSMF ^ Sii Mt>N,fOLA,, 111 " humamtaike ^ Éducation 1 KHaTIoms IVTrbv ÏNTER\ATIO!VALfis L’Atlas encyclopédique mondial 734 pages - 49,95 $ L’OUVRAGE de référence par excellence grâce à un panorama complet de l’état du monde contemporain incluant des renseignements politiques, économiques, géographique et démographiques.M SOD^° i&presion 1 tQUtKCOtMEOM Autour d’Audrey Tautou Ce Coffret souvenir, composé d’un album auquel s'ajoutent le story-board du film Un long dimanche de fiançailles (dessins de Luc Desportes) et soixante-quinze photographies du film en couleur, que l'on peut voir en relief grâce à une paire de lunettes spéciales en acier, est un somptueux ouvrage publie aux Editions l.es Arènes à l'occasion de la sortie du film de Jean-IVrre Jeunet.L'Album souvenir est en lui-même composé d'un portfolio de 40 images inédites du film Un long dimanche de fiançailles, adapte du roman de Sébastien Japrisot, d’un récit du tournage par son réalisateur, Jean-Pierre Jeunet, et surtout d’un splendide Almanach de Hingo Crépuscule, du nom de la tranchée où disparaissent les cinq soldats de la guerre de 14-18 condamnés à mort par le conseil de guerre pour mutilation volontaire.l’ami eux, le jeune Manech, 17 ans, que sa fiancée (Audrey Tautoii) va chercher avec ténacité, certaine qu'il est toujours vivant.< «Im Crande Guerre a toujours représente pour moi une époque mythique, extraordinaire, comme la Revolution française, dit Jeu-net.Ce ne sont pas tous ces morts, ce « est pas le sang qui me fascinent, bien au contraire, c’est la patience populaire, c'est le courage.» Tel est l'esprit de cet aide-memoire historique, recréé de belle manière dans l’esprit de l’époque, lœs textes restituent l'ambiance en un foisonnement impressionniste de témoignages, d'anecdotes, d'extraits de presse ou de romans, du récit de la cavale d'un condamné à mort à des souvenirs de la vie dans les tranchées.Le Monde et Le Devoir MEMOIRE D’UNE AMNESIQUE Jan J.Dominique Jan J.Dominique MÉMOIRE D’UNE AMNÉSIQUE Entre Port-au-Prince, New York et Montréal, Mémoire d’une amnésique nous mène du pays natal de l'écrivaine encore sous l'emprise du régime Duvalier, jusqu'au Québec en ébullition des années 1970.Un récit où les souvenirs s'entremêlent, et où la mémoire se reconstruit.En vente chez votre libraire les éditions du remue-ménage «.Claire Beaugrand-Champagne immortalise dans un livre les plus beaux personnages de son quartier.Quand l’ordinaire devient extraordinaire.» Mario Girard, La Presse, le 9 novembre 2004.Des gens de mon quartier de Claire Beaugrand-Champagne 120 pages-29,95 $ ( i-ure R,, >cat pe Cornu signe ici un texte magnifique de clarté et qui constitue une introduction autant à la doctrine qu’à l’esthétique; son complice photographe, Michel Gotin, pro?pose des images limpides qui nç cèdent à aucune facilité.LA TERRE DU BOUDDHA Philippe Cornu Photographies de Michel Gotin Le Seuil Paris, 2004,314 pages Le Devoir LES AFFICHES DU CANADIEN PACIFIQUE Les convictions de Louis Cornellier Les plus belles affiches du Canadien Pacifique sont Marc Choko et David Jones peut-être celles qui évoquent les voyages maritimes of- Firefly Books ferts par la compagnie.Dès 1886, le Canadien Paci- Richmond Hill, 2004,222 pages l»s AF r'CMtS cHok0 0Av/t, SOI RCF FDITIONS FIREFLY Aujourd’hui très recherchées, les affiches du Canadien Pacifique sont à la base de la fabrication de nombre d’objets dérivés vendus un peu partout.Professeur de littérature au cégep de Joliette et rédacteur en chef de la revue Combat, Louis Cornellier est aussi chroniqueur au cahier Livres du Devoir depuis 1998.Passionné, entre autres choses, par les questions qui relèvent de l’éthique et de la religion, il tient aussi régulièrement la plume sur ces questions dans les pages du quotidien de la rue de Bleury.Ce critique doublé d’un auteur prolifique vient de faire paraître deux livres qui rassemblent quelques-uns de ses articles publiés dans nos pages au cours des dernières années.Le premier, Figures québécoises, portraits critiques, présente plusieurs figures de la vie sociopolitique québécoise, de Louis-Joseph Papineau à Robert Bourassa, de Gustave Francq à Fernand Dumont.Toujours appuyés sur une lecture qui lui sert à cerner à sa façon unique un univers intellectuel, ces textes ont le mérite, ainsi réunis, de présenter un vaste paysage dans le domaine des idées tout en offrant plusieurs clés de lecture.Dans un tout autre registre, Foi critique - Débats de fond rapaille dans un court volume préfacé par Jacques Grand’Maison des observations et des critiques en rapport avec sa réflexion théologique.•Avant lui, écrit Jacques Gran- TRÉCARRÉ (•$ QUEBfCOR MEDIA Plus que jamais, GUIDE L'AUTO, c'est LA référence au Québec pour mieux choisir et tout connaître en matière d'automobile! « Finalement, un incontournable ; LE GUIDE DE L'AUTO 2005.» Christian Geiser, la Presse, le 2S octobre 2004.(Aride de l'auto 2005 Denis Duquel.Gabriel Gélifias.Bertrand Godin Éditions Trécarré 624 pages 32,95$ • Cfctma* Smrms Mm GUIDE L’AUTO TRECARRE QUEBECOR MEDIA Une nouvelle cuvée tout en couleurs ! Près de 400 fromages québécois répertoriés Un incontournable pour les amateurs î Répertoire des fromages du Québec Richard Ri/ier ei R oc h Nadeau Éditions Trécarré 320 pages 27,95$ & s— En vente dans toutes les librairies.Datejust Pearlmaster Or jaune 18 carats w: Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE-VILLE (514) 866-3876 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 DECEMBRE 2004 F \ ,\ BEAUX LIVRES LITTÉRATURE JEUNESSE Des perles GISÈLE DESROCHES Parmi les prix du Gouverneur general de cette annee figurent au secteur jeunesse, quelques perles, dont le premier roman jeunesse de Nicole Leroux; L’Hiver de Léo Polatoucke.Ambiance fantastique douce et feutrée, cadre original et complexe, un brin dépaysant, ce récit possède plusieurs atouts pour les jeunes lecteurs.Léo Pola-touche, l’écureuil, est né au sein d’une famille de Voltigeurs donnant des spectacles et voyageant sur une péniche.Une patte folle l’empêche de faire aussi bien que le voudrait son père.Coupé par accident de sa famille, il trouve refuge chez deux taupes qui le recueillent sous terre.Il y passera l'hiver, tant bien que mal, étouffant dans la noirceur et les odeurs de ce terrier, mais entouré de soins et d’attentions.De petits délices d’imagination attendent le lecteur ici et là, tels que ce merveilleux harmonium de forêt ou les loupes sur roulettes.La finale, un peu abrupte mais tout aussi nuancée que le reste du récit, laisse percer une ardeur nouvelle chez Léo et un épanouissement qui semblait impossible au début de l’histoire.Cette histoire exquise permettant une lecture à plusieurs niveaux laisse son empreinte dans l’imaginaire! Janice Nadeau a de son côté reçu son prix pour les superbes illustrations de Nul poisson où aller.dont nous commentions en décembre dernier, dans ces pages mêmes, la beauté empreinte de liberté et de poésie.Quant au texte lauréat du prix du côté anglophone, Airbom, de Kenneth Oppel, il vient d'être traduit par Bayard.D est désormais disponible ici.C’est une chance: cette brique de 500 pages offre à ses lecteurs un périple fantastique mouvementé et palpitant dans un univers délicieusement vieillot qui n’est pas sans rappeler celui de Jules Verne.Un adolescent orphelin est garçon de cabine à bord d’un immense dirigeable, vraisemblablement aussi fameux que le Titanic, transportant par les aim passagers et marchandise.Ses aventures inouïes (sauvetage, complicité avec une jeune passagère, attaque de pirates, naufrage.De déserte, decouverte de creatures ailées inconnues, etc.) s'égrènent le long des chapitres alors que de larges descriptions donnent à imaginer un engin fascinant et la vie à bord de façon précise.Un cadeau d’une portée appreciable.Soulignons egalement le talent confirmé de l'illustrateur Stéphane Jorisch.dont les illustrations de ]ab-berwocky ont réussi à seduire le jury anglophone, faisant de lui un lauréat de ce prix pour la troisième fois! L’HIVER DE LÉO POLATOUCHE Texte de Nicole Leroux Illustré par Sophie Lewandowski Boreal Inter, 2003,140 pages NUL POISSON OÙ ALLER Texte de Marie-Francine Hébert Illustré par Janice Nadeau Les 400 Coups, coll.«Les grands albums» Montréal, 2003,48 pages FILS DU CIEL Kenneth Oppel Traduit de l’anglais par Luc Rigoureau Scholastic, 2004,498 pages Jours sombres du temps des Fêtes CAROLE TREMBLAY Hasard ou nouvelle tendance.cette année deux auteurs utilisent le jo eux temps des Fêtes comme toile de fond à des romans sombres.Oubliez le sapin parfume et les 500 megawatts d’électricité pompes par les guir landes, ces romans, qui se déroulent tous les deux pendant les quelques jours qui séparent Noël du jour de l’An, donnent plutôt froid dans le dos.D'abord, dans Mortels Noéls, Vipérine Maltais, une jeune cou-ventine des années 20, est chargée d'éclaircir le mystère qui entoure l'agression dont a été victime la sœur économe de son pensionnat.La perspicacité et le minutieux travail d'enquête de l'héroïne lui permettent de faire la lumière, non seulement sur l'attaque nocturne de la religieuse, mais aussi sur de funestes événements qui se sont déroulés plusieurs années auparavant.L'originalité de cet ouvrage réside dans le portrait vivant et détaillé que fait l’auteure (québécoise, d’ailleurs) du Montréal des années 20.L'ambiance froide et austère d’un pensionnat du début du siècle est admirablement bien rendue.On fait aussi la ren- TRECARRE
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