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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2004-12-28, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE MARDI 2 8 DECEMBRE 2 O O J SPECTACLE HOCKEY JUNIOR Le Canada écrase la Suède 8 à 1 Page B 4 salin * A k L’esprit frappeur des Zapartistes Page B 8 ECONOME FONDS D’INVESTISSEMENT L Les diamants québécois évalués en Europe d’ici à la fin mars Michel Marcoux Le temps du grand ménage Dans le domaine financier, la fin de Tannée représente une période où plusieurs gestionnaires procèdent à une révision de leur portefeuille.Ils profiteront de cette occasion pour vendre et acheter de nouveaux titres avec, souvent, l’objectif de diminuer les incidences fiscales.Evidemment, ce ne sont pas tous les gestionnaires qui vont se préoccuper des incidences fiscales.D’ailleurs il en va de même pour l’investisseur: l’incidence fiscale n’est pas toujours l’unique raison de vendre ou non un titre ou des unités de fonds communs.L’objectif est d’abord et avant tout de sélectionner un produit offrant la meilleure perspective de rendement, étant donné que la presque totalité de l’épargne des Canadiens est investie dans des régimes enregistrés d’épargne retraite (REER).Et là on sait que les transactions et les revenus n’ont aucune incidence fiscale tant et aussi longtemps que les sommes demeurent à l’intérieur du régime.Cependant, et c’est là où l’investisseur doit intervenir, la fin de Tannée est un bon moment pour évaluer et la pertinence des positions détenues à l’intérieur d’un portefeuille et la répartition de l’actif.H est reconnu depuis de nombreuses années que la répartition de l’actif d’un portefeuille influe grandement sur le rendement.A ce chapitre, il y a un exemple facile: tous les investisseurs qui avaient, à la fin de la dernière décennie, une trop grande partie de leur portefeuille dans les titres de haute technologie le savent bien maintenant A long terme, se concentrer dans certains secteurs non seulement constitue un risque très élevé, mais n’est également pas générateur de rentabilité.Pour ces deux raisons, chaque investisseur devrait procéder au moins une fois par année à une révision des positions détenues dans son portefeuille.Si cette pratique est souhaitable pour les grands gestionnaires, elle est tout aussi profitable pour le petit investisseur.Les plus performants de 2004 L'année 2004 a permis à plusieurs catégories de fonds de générer des rendements positifs.Ce sont les fonds de ressources naturelles qui ont mené le bal au chapitre des performances avec un rendement sur un an de 31,7 %, suivis des fonds de fiducies de revenu avec une appréciation de 18,9 %.Du côté des fonds d’actions canadiennes, plusieurs fonds se sont démarqués.Je vous en présente trois qui sont accessibles aux investisseurs québécois.Chacun est distribué par des firmes de petite taille, peu connues au Québec.Le Sprott actions canadiennes obtient un rendement sur un an de 38,7 %.Ce produit a été fermé en 2004, mais va rouvrir le 4 janvier 2005.En cinq ans, le gestionnaire Eric Sprott et ses associés ont été en mesure de réaliser un rendement annualisé de 40,8 %, la meilleure performance de tous les fonds canadiens pour cette période.La clé du succès du gestionnaire réside dans une répartition de l’actif hors du commun.Grâce à son jugement incroyable, le gestionnaire s’est réfugié dans les titres aurifères au début des années 2000.Soulignons que la gamme de fonds Sprott se limite à quelques produits.Un autre produit disponible au Québec et qui s’est particulièrement démarqué en 2004, c’est le Nor-dOuest spécialité actions qui obtient un rendement de 31,7 % sur un an.Quant à son rendement annualisé sur 15 ans, il s’établit maintenant à un incroyable 16,3 %.Le gestionnaire Wayne Deans investit principalement dans des actions de sociétés de moyenne et petite taille.En fait la capitalisation du fonds se situe à 1 milliard.Etant donné le type d’entreprises détenues, le NordOuest spécialisé actions affiche une volatilité relativement élevée.Notons que NordOuest prévoit fermer ce fonds à compter du 15 janvier 2005.Les investisseurs qui détiennent ce produit pourront toutefois continuer à y investir par des prélèvements automatiques.Le Sceptre action croissance, lui aussi disponible au Québec, a poui; sa part obtenu un rendement de 26,1 % sur un an.A Tinstar du NordOuest spécialité actions, l’équipe de gestion de Sceptre privilégie, pour ce produit, les actions canadiennes de petite et moyenne capitalisation.La feuille de route à long terme est reluisante: 13 % annualisé sur 15 ans.quest iondavantages.com L'auteur est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers, une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement et dans la gestion privée.La fin de Tannée est un bon moment pour évaluer et la pertinence des positions détenues à l’intérieur d’un portefeuille et la répartition de l’actif FRANÇOIS DKSJARDINS I I DEVOIR Le groupe Ashton, venu de l’Ouest canadien, a sorti 635 tonnes de roche du sol nordique.FRANÇOIS DESJARDINS Si tout se déroule comme prévu, le groupe Ashton, venu de l’Ouest canadien pour explorer le potentiel diamantifère du nord québécois avec une filiale minière de la Société générale de financement (SGF), aura did à la fin mars les 300 carats de diamants dont elle a besoin pour se rendre à Anvers afin de faire évaluer la qualité de ses trouvailles.L'objectif n'a pas changé: étudier, étape par étape, la pertinence de construire la première mine de diamants de la province.L'entreprise, que même ses concurrents dépeignent comme la plus avancée dans la région des monts Oti-sh, à 300 kilometres au nord de Chibougamau, a déjà un petit baluchon de 97 carats ou, si vous préférez, une vingtaine de grammes.Ayant foré toute Tannée, elle a sorti 635 tonnes de roche du sol nordique, et il lui reste encore 370 tonnes à extraire pour terminer le traita ment C'est de cette dernière pelletée, en traitement à Vancouver, que seront extraits les autres 203 carats.«Une fois que nous aurons les 300 carats, il faudra faire quelques tests, les catégoriser, les photographier et ultimement les faire évaluer parle marché d’ici à la fin du l" trimestre, et ce, probablement à Anvers, en Belgique (l'un des grands centres d’expertise du diamant]», a indiqué au Devoir le président et chef de la direction d’Ashton Mining, Robert Boyd.C’est un peu plus tard que ce que l’entreprise visait comme échéancier cet été, évoquant alors une possible évaluation autour du temps des Fêtes.Diamant de 2,9 carats L’entreprise, dont le partenaire à 50 % dans le projet est la Soquem, une filiale de la SGF, affirme que les derniers mois ont généralement été fructueux.Elle est notamment tombée sur un diamant de 2,9 carats cet automne.«C’est probablement le deuxième plus gros diamant jamais trouvé au Québec», a déclaré M.Boyd.«Nous obtenons déjà de grosses pierres, et le potentiel de gros diamants dans ces corps rocheux est réel.» L’autre grosse découverte lui appartient aussi.C’était en juin de Tan dernier et le diamant en question faisait au moins 4 carats, dont les dimensions, pour les néophytes, étaient de 8,8 mm X 8,2 mm X 4,8 mm.«D’un point de vue technique, l’année est un succès.Nous avons fait de nouvelles découvertes kymberiitiques [la roche dans laquelle on trouve le diamant], alors il reste encore du potentiel d’exploration.Nous avons dépassé notre objectif de sortir 600 tonnes de roche du sol.Nous aurions aimé trouver quelques gros corps kymberiitiques, mais nous n’abandonnons pas l’espoir», a dit M.Boyd.Mais Ashton-Soquem n’est pas la seule à avoir sorti des diamants du sol.L’annonce est passée en douce en septembre, mais Majescor, une société minière d’Ottawa, a elle-même affirmé avoir trouvé 32 diamants, bien que tout petits, dans des blocs de kimberlite de la même région.Action concertée E faut dire que Tannée 2004 dans son ensemble aura été mouvementée dans le secteur.Le premier ministre Jean Charest a d’abord annoncé en juin des mesures visant à faire de Matane un centre de taillage et de polissage du diamant Et en septembre, les premiers ministres provinciaux ont dévoilé une stratégie pancana-dienne du diamant visant à coordonner les efforts du Canada en la matière, et ce, même si celui-ci s’est déjà hissé au troisième rang des producteurs mondiaux derrière le Botswana et la Russie.Parmi les recommandations, on évoquait notamment la mise en place d’incitatifs fiscaux, de l’élaboration d’un tourisme du diamant et de l’abolition de la taxe fédérale d'accise de 10 % sur les bijoux en vigueur depuis 1918.Plus récemment, le ministre des Ressources naturelles, Sam Hamad, affirmait à la fin novembre que les investissements miniers dans leur ensemble avaient été en 2004 les plus importants des huit dernières années.Le ministère estime en fait que l’exploration a augmenté de 52 % depuis 2003 et que les sommes investies dans le diamant ont totalisé 27 millions, soit 13 % de toutes les catégories.Ce rythme, prédit-U, se maintiendra en 2005.«La hausse des investissements en 2003 et en 2004 a eu un impact direct sur le nombre de découvertes», a récemment affirmé, dans un communiqué diffusé à l’occasion d’une conférence du secteur, le président de l’Association de l’exploration minière du Québec, Pierre Bérubé.«L’exploration soutenue du diamant dans le nord du Québec laisse entrevoir des résultats encourageants.» Quant à la coentreprise Ashton-Soquem, ses budgets 2005 n’ont pas encore été approuvés, mais Ashton dit que le gouvernement du Québec devrait poursuivre sa participation dans le projet La filiale de fa SGF n’a jamais précisé combien de temps elle était prête à demeurer dans l’aventure.Concrètement les travaux d’exploration du tandem devaient coûté en 2004 environ 18 millions, soit le triple de 2003.leur territoire, baptisé Foxtrot, s’étend sur 3800 kilomètres carrés, mais le bout de terre le plus fructueux ne fait que quelques kilomètres carrés.Rappelons que les deux grosses mines de diamant au Canada sont celles baptisées Ekati (1998) et Diavik (2003), dans lesTerritoires-du-Nord-Ouest.Elles ont largement contribué à faire du Canada le numéro trois mondial de l’industrie.Le Devoir Des rendements en 2005 tributaires des aléas du dollar américain Baume & mercier - GENEVE -1830 - GÉRARD BÉRUBÉ L) année 2004 aura été une bonne cuvée en r matière de rendement des placements, grâce à une vigueur de fin d’année observée en Bourse.Pour 2005, les prévisionnistes parlent de rendements plus modestes à prévoir fa principale inconnue étant le comportement de la devise américaine.Par actif, les actions devraient encore avoir fa cote.Alors qu’il reste moins d’une semaine dans cette année.Ton peut d’ores et déjà proclamer le marché des actions comme étant le grand performant en 2004.La poussée de l’indice S&P/TSX, combinée au rendement moyen en dividende, devrait faire ressortir une progression de 11 %.C’est moins que celle de 26,7 % de 2003.Mais c’est mieux que l’augmentation de 4 % de l’indice américain S&P 500 lorsque convertie en dollars canadiens (de 9 % en dollars américains) et de celle de 9 % en dollars canadiens (de 14,5 % en doUars américains) d’un portefeuille représentatif d’actions internationales.Dans les autres catégories d’actif, les obligations auront offert un gain moyen de 7 %, soit une performance similaire à celle de 2003 mais en-deçà des 8 à 10 % affichés en 2000-02.La poussée de 2004 a surpris.Elle n’est pas sans traduire le brusque changement dans les attentes du marché face au resserrement monétaire et à la tendance haussière du loyer de l’argent dans la foulée de la glissade du dollar américain.D'ailleurs, et en faisant abstraction d’imprévus susceptibles d’influencer l'environnement géopolitique, le comportement du billet vert demeure le principal point d’interrogation en 2005.L’économiste en chef de Valeurs mobilières Banque laurentienne, Carlos Leitao, résume la situation en ramenant Télément-clé de son scénario économique au «risque que la volatilité excessive de la devise américaine perturbe les marchés financiers».Pour les analystes du Mouvement Desjardins, cette volatilité du billet vert devrait continuer à favoriser le marché obligataire pendant encore quelques mois.Mais sur l’ensemble de Tannée, le marché des actions devrait avoir fa cote.Les rendements seront toutefois plus modestes, avec une poussée moyenne de Tordre de 1,5 à 4,5 % des titres obligataires, de 7 à 10 % des actions canadiennes (y compris les dividendes) «La progression des cours boursiers devrait être, en 2005, dans la limite inférieure de la jburchette moyenne à U/ng terme de ceux-ci, soit aux environs de 6 % (de 8 % en incluant les dividendes).» Et Ton mise sur une certaine stabilité du dollar canadien, ce qui aura pour effet d’ajouter du lustre à 1a détention d’actions américaines et internationales Tan prochain, avec des rendements attendus de Tordre de 7,5 % et de 10 % respectivement (en dollars canadiens).Mais toujours cette inconnue.«Cette moins grande volatilité du huard devrait favoriser l’investissement canadien à l’étranger, une situation différente de celle qui prévalait au cours des deux dernières années.A moins que le réalignement des devises ne se fasse de façon beaucoup plus rapide et violente, scénario à ne pas exclure totalement.» Le Devoir CAPE LAND 3 995 S V • Célébrons 25 ans d'excellence CHÂTEAU D’IVOIRE 2(120.rur de la Monlagiir • |7>|4) 1)45-4051 Sans Frais 1 888 883 8283 chat eau divolrr.rom t l LE MARDI 28 DECEMBRE 2 0 0 4 LES FOND S COMMUNS DE PLACEMENT Ces données, fournies par Fundata Canada inc,, présentent le rendement des tonds communs de placement pour la semaine se terminant jeudi (sauf pour les rendements sur un mois (1 m%) et un an (1 an%), calculés à la fin du mois dernier) La valeur de chaque unité, i e la valeur de l'actif net par action (VANPAi est exprimée en dollars canadiens a moins d'indication contraire Les données ne doivent servir qu'é titre d'information; une confirmation du prix devrait être obtenue auprès des gestionnaires du fonds ou d'un vendeur autorisé Var % et \/ar.$ indiquent les variations en pour centage et en prix depuis une semaine MM oML-fS.ialr-* 'i sc -Î3 :!2 B in* ; jr&ïMc 4|p,.gag :!l 11 -I & Fonds D INVESTISSEMENT UV :-ï ¦w-ïtlie- ¦H 4U "oroère norfl m ;c .-roc N A UJ ifANP* tfai.% Var.S !¦% 4,15 .54 - 0224 -23 m SB ;Ta‘ I :! :I - j« s¦: - 'if 13,29 .2,30 2987 .4,2 scan y!soc rotss et r 1 : Id wo*anw i rev can 17 60 .5 33 l'i i" 31 .0007 evuroiss 1 Act can leap Pi, fSr 0.19 .1,05 .1057 0051 49 Dire crois tout action out actions outr eveno Plus m : ’ n nd nr : ! ev croiss ' can US iy brat e 11:18 :18 6.25 .1,70 .,1042 Î 9,41 +1,07 20,11 « ;« Actions can is .action li crois L 1 |u im ;:I6 11,62 -.17 -.0200 »i 13,75 .1,25 8,29 .1,22 h 14,55 .,83 5,91 +.85 .1,25 .1 ?loi + 24,04 .3.01 +.7023 rev som A emen re wrence Em ¦ ."t'.' t 102,47 9.85 .1,76 .,1700 NA Cl 1257 +.74 +.0900 .13.3 13,72 .2 46 .,3300 .29 4 13.68 +1,71 +.2300 +24.8 21.83 +4.80 .1.0000 NA +28.4 tNord-amer atterymarch US 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avec la bénédiction du plus prestigieux des chefs religieux chiites d’Irak, le grand ayatollah Ali Sistani.Quelques heures après l’attentat, la principale formation sunnite, le Parti islamique irakien, a FARES DLIMI AFP C’était jour de retour hier pour 8000 habitants de Fallouja qui ont dû se plier aux fouilles.créé la surprise en annonçant son retrait de la course électorale, pour protester contre le refus des autorités de reporter les élections de six mois pour attendre une amélioration de la sécurité.«Nous nous retrouvons dans (obligation de nous retirer», a annoncé le chef du parti, Mohsen Abdel Hamid, dont le parti avait formé une liste de 275 candidats pour les élections, soit autant que le nombre des sièges de l’Assemblée nationale constituante qui doit être élue.En visite en Chine, le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, a déclaré que «les élections dans des régions dangereuses comme Mossoul et autour de Bagdad pourraient être retardées pour que nous puissions concentrer nos moyens en matière de sécurité».Sur le terrain, des sources sécuritaires irakiennes ont indiqué que 12 Irakiens avaient été tués dans cette région dimanche et hier, dont sept soldats de la Garde nationale, mais l’armée américaine n’a confirmé que la mort de trois enfants, tués selon elle par des tirs rebelles.Un soldat américain a été tué dans une attaque à la bombe artisanale hier à Bagdad, portant à 1314 le nombre de militaires américains tués en opération en Irak depuis l’invasion du pays en mars 2003, selon un bilan établi à partir des chiffres du Pentagone.Iras corps de six Irakiens accusés de «collaboration» avec les forces étrangères et exécutés par balles ont par ailleurs été retrouvés à Kamadi, chef-lieu de la pro-vinçe sunnite rebelle d’Al-Anbar.A F'allouja, l’armée américaine a annoncé que près de 8000 habitants avaient regagné leur ville, théâtre en novembre d’une offensive majeure contre la guérilla sunnite, mais que la plupart n’avaient fait que passer pour évaluer les dégâts subis lors de l'assaut Agence France-Presse Le gaz fait 17 morts en France Strasbourg — Une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires a été ouverte et confiée hier au juge Ariane Comba-rel après l’explosion qui a fait au moins 17 morts à Mulhouse dimanche, a-t-on appris auprès du parquet de la ville.L’explosion probablement due au gaz qui a provoqué l'effondrement d’un immeuble HIM de quatre étages a également lait 15 blessés légers.1 v bilan de 17 morts, parmi lesquels 14 personnes ont été identifiées, pourrait toutefois s’avérer définitif.- Reuters Les Fare veulent s’exprimer au siège de l’ONU Bogota — Iras Forces années révolutionnaires de Colombie (Fare) ont réclamé hier à l’ONU de pouvoir exprimer devant son Assemblée générale leur point de vue sur le conflit civil dans leur pays.Dans une lettre adressée à Kofi Aman, secrétaire général de l’ONU, les rebelles marxistes affirment vouloir présenter des «propositions de paix» pour mettre fin à 40 années de guerre.L’Onu n’a pas répondu dans l’immédiat à cette lettre.- Reuters AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DU QUÉBEC Chambre de la jeunesse En matière d’adoption DOSSIER No: 525-43-004244-041 À: Nathalie VIGNEAULT.d’adresse inconnue ORDONNANCE Le Tribunal vous enjoint de vous présenter le 1* février 2005 à la COUR DU QUÉBEC, Chambre de la jeunesse, au 410.rue de Bellechasse a Montréal, à 9h00, à la salie 1.08 et vous avise qu’une copie de ia requête pour déclarer admissible à l’adoption votre enlant né le 29 décembe 2001 a été laissée à votre attention au greffe de l’adoption, local RC-011.Vous êtes avisée qu’à défaut de vous présenter et de manifester votre Intention de contester cette requête à la date indiquée, un jugement par détaul pourra être rendu sans autre avis, ni délai Montréal, le 22 décembre 2004 La gretfière adjointe AVIS PE CLOTURE D’INVENTAIRE Avis est donné que suite au décès de LUCILLE DESJEAN du 6250 Newman.Montréal.Québec.H4C 4K4, le 12 octobre 2004.un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur.et déposé le 14 décembre 2004, dans les minutes de Me Pierre Robert, Notaire, 3374.Notre-Dame, Lachme.Québec H8T 1W7.ou cet inventaire peut être consulté, en conformité avec la Lot.Donné ce 22 décembre 2004.JEANNETTE DESJEAN, liquidateur PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR: DU QUEBEC, NO: 500-22-099555-040, CENTRE COM MERCIAL ANJOU C.MARIE CARMELLE LOUIS ET RESIDENCE LE DUVERNAY Le 11-01-2005 à 11H00 heures au 8151, WILFRID PELLETIER, MONTREAL, DIT DISTRICT seront vendus par autorité de justice, les biens et eltets de MARIE CARMELLE LOUIS saisis en cette cause, consistant en: 1 véhiculé de marque Mazda preci-dia «sérié JM1EC433 9N0115004 CONDITIONS AR GENT COMPTANT ou CHEQUE VISE.Informations: 514-350-9000.ÉRIC MOREL, HUISSIER DE JUSTICE/MJ.Etude J,F.Bouchard, Huissiers de Justice Dans l'affaire de la FAILLITE DE .* SAHARA TRANSPORT D9C.2100, Remembrance Suite 201 Lachine (Qc) H8S 1X3 AVIS est par les présentes donné que la faillite de SAHARA TRANSPORT INC.est survenue le 17' jour de décembre 2004.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6* jour fie janvier 2005, à 11 h.au 7100, rue .Jean-TaJon Est, Suite 600, dans la ville fFAnjoii, dans la province de Québec.Daté le 2X décembre 2004.LE GROUPE SERPONE, Srmxc de Fabutte hc.7100.rue Jean-Tfclon Bat Bureau 600.Anjou (Québec) HIM 3S3 TéL : (514) .155-6553 Téléc.: (514) 355-6423 AVIS PUBLIC District de MONT-TRÉAL, N0 500-22-100265-043.LES ENSEIGNES MÉTROPOLITAIN INC C 9079-1260 QUÉBEC INC.(TOP DESIGN).Le 12 janvier 2005 à 14:00 heures, au 2156 rue Moreau, à Montréal, seront ven-dus par huissier, les biens saisis en cette cause, soit: 3 systèmes informatiques (ordinateurs, écrans, claviers.souris, imprimantes, haut-parteurs, logiciels), 1 télécopieur, 1 imprimante télécopieur, causeuse en cuir, bureaux de travail, chaises de travail, classeurs, étagères, téléviseur, vidéo, scie à ruban, table en verre et base de métal, tables en bois, etc.Conditions: argent comptant ou chèque visé Jean-François Tremblay H.J., BÉLAN GER & ASS.(450) 759-5556 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plait, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES • HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi ré/.985-3344 Fax:985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html • www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE POUR LA PÉRIODE DES FÊTES ^ Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 27 décembre 2004 ainsique les 1*et 3 janvier 2005.Nos bureaux seront lermés les 24 et 27 décembre ainsi que les 31 décembre et le 3 janvier.RÉSERVATIONS ET MATÉRIEL Publications des vendredi 24 déc.et 31 déc.: les mercredis précédents avant 12h Publications des mardis 28 déc.et 4 janv : les mercredis précédents avant 16b Publications des lundis 29 déc et 5 janv.: les jeudis précédents avant 11 h Publication des mardis 30 déc.et 6 janv : les mardis précédents avant 16h Tel.: 985-3344 Fax: 985-3340 Appels d’offres Société immobilière du Québec La présente publication ne constitue pas un avis d'appels d'offres.Les personnes désirant soumettre une offre doivent se référer aux avis d'appels d'offres diffusés par l’intermédiaire du babillard électronique SÉAO à l'adresse suivante www.seao.ca OUTAOUAIS ET LAÜRENTIDES DOSSIER N° 947004 Aménagement au 85, rue Jean-Proulx, Gatineau (Québec).Clôture : 2005-01 13 à 15 h à Gatineau Vente des documents : SÉAO 1 866 669-7326.Les documents de soumissions peuvent être consultés aux associations régionales de la construction (projets de construction) et à la Direction régionale Outaouais et Laurentides, 170, rue de T Hôtel de Ville, Gatineau, (Québec) J8X 4C2, (819) 772-3052.Québec S S L'ensemble des appels d'offres de la Société peut être consulté sur notre site internet www.siq.gouv.qc.ca CentraMa 3u Grand Montrée! (514) 288-1261 ***.rent raWe-flrttwj $ I LE DEVOIR, LE MARDI 28 DÉCEMBRE 2004 B 6 ETHIQUE ET REIHIONS Impasse en Haïti Un cas extrême qui exige des mesures radicales es policiers qui sont retrouvés décapités, non pas à Bagdad mais à Port-au-Prince.Des bandes qui s’entre-tuent en même temps qu’elles sèment la terreur.Des escadrons de la mort, recrutés dans la police, qui liquident des suspects.Des militaires — démobilisés par le précédent régime — qui s’emparent de bâtiments publics en prétendant rétablir l’ordre.Alors qu’Haïti s’enfonce ainsi dans l’abîme, que font l’ONU, les pays «donateurs» et le gouvernement provisoire?Ils préparent, semble-t-il, des élections.En prolongeant le mandat de la Mission militaire de stabilisation, le Conseil de sécurité de l’ONU a pourtant dû reconnaître, il y a moins d’un mois, l’échec de la «réconciliation» entre les factions du pays, et la menace de groupes rebelles en mal de prendre le pouvoir par la force.Le Conseil, en pressant le gouvernement de transition de «mettre un terme à l’impunité», aura aussi confirmé sans le dire l’incapacité de ce cabinet.Mais l’ONU maintient le cap, malgré le naufrage qui s’annonce.Ce résultat lamentable de l’intervention militaire de la France et des Etats-Unis (ce dernier bienfaiteur s’est aujourd’hui retiré) était pourtant prévisible.A quoi servait-il, en effet, d’évincer Jean-Bertrand Aristide du Palais national, si c’était pour laisser le pays à la merci des miliciens de l’ex-prési-dent, des irréductibles de l’armée (abolie par Aristide) et des barons du crime?Surtout si le cabinet choisi pour l’intérim n’allait pas avoir grande autorité morale, et les soldats et policiers venus prêter main-forte, rester dérisoirement peu nombreux.Insécurité Tous les témoignages le confirment, l'insécurité est devenue la principale préoccupation de la population.Des organismes qui tentent d’implanter un minimum de services et de projets dans le pays ne sont pas épargnés.Même l’aide d’urgence est sabotée.Les instances internationales, tout en ne se Jean-Claude Leclerc pressant pas de verser les fonds promis, prétendent néanmoins qu’un afflux d’aide financière permettra de mettre sur pied des services publics et de lancer des activités propres à redonner l’espoir.N’est-il pas bien tard, sinon trop tard, pour redresser à coup d'argent une situation si désespérée?Tout comme la triste présidence d’Aristide, l’administration provisoire aura fait perdre au pays un temps précieux.Les forces du chaos ont gagné un répit qui leur permet de s’en prendre aux Nations unies et à des groupes comme Médecins du monde.Arme politique ou effet du désordre, la violence se répand.(Pendant que des juristes haïtiens inscrivent le viol au code pénal, pas moins d’une cinquantaine de femmes ont été victimes, en octobre seulement, de viols collectifs.) Des Haïtiennes réclament avec raison le désarmement de «tous les groupes».Bandes criminelles et milices politiques auraient dû être neutralisées depuis longtemps.Et sans doute ne pourra-t-on le faire sans recourir à la force.Mais quelle force?Faute de police internationale, faut-il s’en remettre à la police national d'Haïti?On ne sait pas toujours qui au juste en porte l’uniforme.Dans ces circonstances, il est peu rassurant de voir Washington lever l’embargo sur les armes qu’elle demande.Bilan affligeant Même libéré des bandes armées, ces «chimères» et autres cagoulards motorisés qui y font la loi, Haïti ne serait pas sauvé pour autant.Le bilan général qu’a dressé du pays le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) est affligeant.Recul de la production, insécurité alimentaire, mortalité infantile et maternelle, sida, paludisme, tuberculose, combien de personnes ne fuiraient pas cette île perdue si elles pouvaient trouver ailleurs une terre d’accueil?Les pays voisins condamnent ces gens, au contraire, à rester captifs d’un système à ce jour irréformable.Les prochaines présidentielles vont voir affluer une pléthore de mégalomanes.Les partis politiques, aussi nombreux qu’ineptes, vont continuer de parasiter la vie publique.Une seule chose risque de durer: le mépris pour la population, la soif maladive du pouvoir, l’incapacité de concevoir une politique de salut national.Entretemps, d’autres boat people auront pris la mer.Une telle culture ne change pas en un tour de scrutin.Même si tout le peuple se porte aux bureaux de vote, comme il l'avait d’abord fait pour Aristide, une nouvelle classe politique ne va pas sortir des urnes.Au moins si le parti d’Aristide, cette Famille Lavalas aux tendances fascistes, avait su seulement gouverner.Mais, portée trois fois au pouvoir, cette formation n’a été efficace que pour piller le trésor public et saccager les locaux de l'opposition.Or, on cherche en vain les signes d’une relève démocratique.Où donc le premier ministre du Canada a-t-il pu trouver de quoi inviter ces factions à désarmer de bon gré, à «mettre de côté les rancunes du passé», et à rassurer les investisseurs?Paul Martin fait d’Haïti une «priorité» pour le Canada, mais, au ministère des Affaires étrangères, on dit plutôt aux Canadiens d’éviter de s'y rendre, sauf pour raisons «impératives».A l’évidence, Ottawa devra trouver mieux si son apport doit un jour être plus décisif qu’il ne l’a été jusqu’ici.Un cas humanitaire extrême Haiti est un cas humanitaire extrême.Malgré cela, aucun pays ne veut en accueillir les immigrants.Même des réfugiés qui s’en échappent risquent d’être refoulés.La République dominicaine parle de déporter massivement les Haïtiens qui se trouvent dans sa partie de l’île.Si la communauté internationale veut apporter un appui qui soit le moindrement valable, il faudra que ses interventions portent sur les vraies causes de cette tragédie sans fin.Ces causes ne sont pas difficiles à déterminer: elles s’appellent ingérence étrangère, tradition au- toritaire, intolérance chronique, exclusion du peuple, épuisement écologique du pays.Cruel paradoxe de cette culture nationale: autant la vitalité artistique haïtienne continue d’être fort impressionnante, autant le sens politique y est resté gravement déficient, comme si l’histoire, après l’indépendance du pays comme avant l’avait sévèrement mutilé.Entre-temps, les experts et les observateurs vont et viennent Rapports et recommandations se multiplient Rien ni personne ne peut indiquer la fin de la descente aux enfers.Néanmoins, le gouvernement provisoire fait comme si le pays pouvait tout bonnement aller aux urnes en 2005.Les élections législatives et locales pourraient avoir lieu, dit-on, le 20 novembre, et les présidentielles, le 11 décembre.Quelques rares milieux, il est vrai, ont entrepris de faire la critique de la culture nationale, sinon de leur propre rôle dans cette impasse.«Beaucoup de violences trouvent leurs origines dans la façon de faire de la politique dans le pays», notait en novembre dernier Justice et Paix, l'organisme de défense des droits de la personne de l’Eglise catholique en Haïti.On estimait alors qu’un changement de mentalité exigeait d’abord qu’on mette fin à l’impunité.En même temps, on prône encore la réconciliation, sinon le pardon.La contradiction ne sera que très difficilement surmontée.L’histoire de l’après-duvaliérisme montre que ni le châtiment ni la réconciliation n’ont trop réussi dans ce pays.Peut-être le moment approche-t-il où il faudra se résoudre à employer des méthodes à la mesure de la tâche: désarmement militaire des groupes illégaux, par exemple, mise en tutelle internationale des institutions publiques, et recours à un type de développement socio-économique misant d’abord et avant tout sur la population.redaction@ledevoir.com Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l’Université de Montréal.|*| Environnement Canada Environment Canada Montréal Prévisions météo iQ AUJOURD'HUI CE SOIR MERCREDI JEUDI VENDREDI Possibilité d'averses Quelques passages Alternance de soleil Alternance de soleil Pluie ou neige de neige nuageux et de nuages et de nuages max 1, min -5 max -4 min -7 max -5, min >7 max -3, min -8 La météo en un clin d’œil Max.Min.Normales -4.2 -12.3 Precip.2.4 mm Phases de la lune MV l JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Guy Cloutier : un homme brisé, et le procès à sensation de l’année.évidemment plus là pour voir sa mort faire le tour d’Internet Le producteur déchu.Guy Cloutier en première page de tous les journaux la semaine dernière: un homme brisé, et le procès à sensation de l’année.Une tragédie médiatique complète: un homme puissant une famille vedette, une victime mystérieuse dont l’identité est connue de la moitié du Québec (mais personne n’a le droit de dire son nom publiquement).Deux lueurs d’espoir quand même: voler son enfance à des enfants suscite une intolérance grandissante, et ce PHOTOS REUTERS.RADIO-CANADA ET WASHINGTON VOS! Trois images fortes : Viktor louchtchenko défiguré par la dioxine, Serge Chapleau affrontant Raël sur le plateau de Tout le monde en parle, et les sévices infligés à des prisonniers irakiens par des soldats américains.n’est pas vrai que les puissants échappent toujours au châtiment Double Bush.Rarement un président américain a-t-il suscité autant de titres ironiques dans la presse internationale cet automne.Après le 2 novembre, tout le monde a compris qu’on ne défaisait pas un président avec un documentaire, même gagnant de la Palme d’or à Cannes.Mais il ne faut jamais faire l’erreur d’oublier que la moitié de l’Amérique est contre George W.lx's pustules de la victoire.Sûrement une des photos de l’année: Viktor louchtchenko, candidat à la présidence ukrainienne, avant, beau bonhomme, et après, défiguré par un empoisonnement à la dioxine.Plus palpitant qu’un roman de science-fiction ou de politique fiction.Et en plus, il incarne vraiment le renouveau pour son peuple.Le chignon de Raël et la barbe mal faite de M.Bougon.Difficile de trancher, puisque ce sont deux images qui illustrent le renouveau de Radio-Canada en 2004, qui a réussi à soulever un débat avec Les Bougon l’hiver dernier, et à faire l’événement chaque dimanche soir cet autonjne avec Tout le monde en parle.A travers tout ça, les images angoissantes de Grande Ourse.TVA domine toujours, mais c’est Radio-Canada qui a créé les images qui restent Athlètes en Olympie/Pati-noires vides.Deux images sportives fortes.D’abord la compétition tenue sur l’ancienne Olympic lors des Jeux olympiques en Grèce.Emouvant clin d’œü à l’histoire, qui permet de constater que, dans l’Antiquité, il semblait manquer de cantines et de toilettes pour les spectateurs.Ensuite, une non-image: des patinoires vides dans toute l’Amérique.D y a des choses plus importantes dans la vie que le sport professionnel, mais on a le droit de s’ennuyer du hockey, non?Oui, il y a eu aussi Haïti.et l’élection de Paul Martin.et plein d’autres images.mais le jeu consistait à en trouver douze.Cette chronique sera de retour dans deux semaines.Joyeuses fêtes à tous, conduisez prudemment et n’oubliez pas de fermer les lumières en sortant pcauchotCaledevoir.com r LE DEVOIR, LE MARDI 28 DECEMBRE 2004 B 8 ULTURE Les petits orteils PLUS QUE 3 JOURS i \ 28,29,30 DÉCEMBRE BIULFITERIE: (514) 282-3900 'KlM 11-* Uesprit frappeur des Zapartistes Le groupe sévira ce soir et demain au Spectrum avec un «Bye! Bye!» mordant à souhait Christian Vanasse, Frédéric Savard, François Patenaude et Geneviève Rochette ont créé les Zapartistes en 2001 au petit café-théâtre L’Aparté qui logeait rue Saint-Denis.Dans l’esprit du Kabarett allemand qui les caractérise, ils rivaliseront d’humour et d’ironie avec des invités spéciaux ce soir et demain soir au Spectrum pour cogner joyeusement sur ce qui leur paraît absurde chez les politiciens et les personnages JACQUES GRENIER ARCHIVES LE DEVOIR Les Zapartistes, lors d’une perfromance télévisée, en mars dernier.publics qui font l’événement.SOLANGE LÉVESQUE Pour ce spectacle thématique, les Zapartistes reprennent la formule des revues de l’année Bye! Bye! «On y aborde tous les dossiers importants pour le Québec, le Canada, les États-Unis et les faits saillants qui ont eu lieu sur la scène internationale.Évidemment, messieurs Charest, !/indry, Bush et Martin seront nos vedettes, et on leur fera dire ce qu’ils ne veulent pas dire!», explique François Parenteau.Comme d’habitude, des chansons remaniées récapituleront les tendances et les sujets chauds de l’année.«Avec la commission Gomery, il va sans dire que nous recyclerons “Non, je ne parlerai pas”, de Pierre Ijipoin-te.On sera particulièrement caustiques; on n’épargnera personne.En fait, on fera flèche de tout bois et on frappera de tous les côtà», ajoute-t-il.Un travail collégial Un des moteurs du travail zapar-tiste à part l’actualité, c’est la pression de dernière minute.«On com- mence par se réunir, on brasse des idées, on se distribue des devoirs, puis on se réunit encore pour se raconter nos trouvailles, et tous contribuent à bonifier ce que chacun apporte.C’est vraiment un travail collectif», précise Christian Vanasse qui a l’impression que le Québec est en période de crise, ce qui nourrit linspiration du groupe.«On sent un début de protestation face aux valeurs du profit.De plus en plus de gens s’impliquent dans des mouvements écologiques et citoyens pour exprimer leur dégoût d’une certaine forme de politique qui fait passer le profit avant les gens».I^s Zapartistes sont-ils cyniques?«Non, car ils croient qu’on peut changer les choses», répond Christian Vanasse.«On retrouve notre pouvoir en s’indignant dans le rire, en se moquant des puissants.Passer à l’action est à la portée de tous au quotidien, dans toutes sortes de sphères: écologique, interpersonnelle, citoyenne, civique, etc.La pluralité de l’action constitue une richesse.Je ne crois pas que les jeunes soient blasés; ils agissent, ils s’enga- gent sans s’inscrire aux partis traditionnels.Leur action est davantage radicale que politique», ajoutet-il.Les Zapartistes voient leurs spectacles comme des déclencheurs.«Celui-ci sera particulièrement caustique; on a franchi un nouveau pas dans l’horreur banalisée quand on peut voir un homme décapité à la télé, explique Christian Vanasse.Après le Rwanda, on se disait: “Plus jamais!”, mais il y a la tragédie du Darfour.On est un pays riche, on peut agir et faire en sorte que la politique reflète davantage la volonté des citoyens: le Suroît en est un exemple.H ne faut pas que des manifestations, il faut multiplier les actions quotidiennes, les comités de vigilance».Leurs spectacles font partie de ces actions.Des invités spéciaux viendront enrichir C’est un Bye! Bye! qui se veut aussi festif que critique: Louise Forestier et Vincent Vallières, auxquels s’ajouteront Daniel Lemire le 28 et Maxime Martin le 29, seront intégrés selon les numéros.Les Zapartistes au Spectrum les 28 et 29 décembre 2004 à 20h.Informations et réservations: v (514) 908-9090 ou sans frais: tr 1 866-908-9090.Et nous, alors?Le Devoir et Le Monde, presque au même diapason linguistique TOUT LE PLAISIR EST POUR MOI Réalisation et scénario: Isabelle Broué.Avec Marie Gillain.Image: Christqphe Offenstein.Musique: Eric Neveux.ODILE TREMBLAY Lt idée du film est en soi réjouis-r santé: aborder la sexualité sous l’angle du plaisir féminin, sans flétrir le sujet ou le conjuguer nécessairement avec une folle passion.La Française Isabelle Broué, jusque-là cantonnée dans les courts métrages et les téléfilms, fait ses premiers pas à la réalisation d’un long métrage avec un thème quand même assez casse-gueule entonné sur un air de comédie, dont elle ne maîtrise pas les mécanismes.Marie Gillain ne trouve pas son meilleur rôle ici.Mal dirigée, parfois Marie Gillain carrément fausse (il faut la voir en train de faire semblant de pleurer un vrai désastre), la comédienne se voit desservie par le scénario, souvent ridicule.Cette histoire d’une jeune femme sensuelle qui n’arrive plus à trouver l’orgasme et crie partout à la perte de son clitoris, se voit menée comme une série de sketches.Devant son chéri, au party de bureau de celui-ci, chez sa sœur, chez le sexologue, devant une assemblée de vieilles dames, chez sa mère, etc., chacun réagissant à sa manière au malheur de l’héroïne.Quelques vérités sur un sujet encore tabou seront énoncées au passage, mais dans un film très amateur.Un peu dans le même registre, Mensonges et Trahisons de I auront Tirard, où Marie-Josée Croze tenait dernièrement la vedette, manifestait une unité plus grande sur un registre de jeu fort supérieur à celuki Le Devoir PAUL CAUCHON Le français utilisé dans le journal Le Monde et le journal Le Devoir est similaire dans près de 80 % des cas.Et lorsque la langue utilisée dans Le Devoir diffère de la langue utilisée dans Le Monde, elle se distingue surtout par l’utilisation de «québécismes de création».Un constat surprenant selon la linguiste Marie-Eva de Villers.«C’est un constat inattendu parce qu’on estime généralement que ce sont les archaïsmes ou les emprunts à l’anglais qui constituent la spécificité du français au Québec.Or, qu’il y ait autant de néologismes témoigne de la grande vitalité du français au Québec, et delà réceptivité des Québécois pour actualiser leur langue et éviter les emprunts directs à l’anglais.» Marie-Eva de Villers est auteure du Multidictionnaire de la langue française, et directrice de fa qualité de la communication à l’École des HEC de Montréal En 1997, elle a entrepris une recherche approfondie sur l’utilisation de la langue dans Le Monde et Le Devoir, en vue de l’obtention d’un doctorat en linguistique de l’Université de Montréal.Sa recherche est maintenant terminée, et elle fera l’objet d’un essai l'automne prochain chez Québec Amérique.La linguiste voulait tracer un portrait actuel et documenté de l'usage réel de la langue, portrait s’appuyant sur des journaux «qui ont pour mémoire de dire l’actualité et d’établir une norme linguistique», dit-elle.Elle a donc choisi de comparer la langue utilisée dans Le Devoir à la langue utilisée dans Le Monde, deux journaux dont les publics cibles sont assez similaires.Elle a comparé tous les mots utilisés dans les deux quotidiens pendant une année de publication, l’année 1997.Cette comparaison donne lieu à certaines statistiques fascinantes.Ainsi, on apprend que, en retirant les noms propres, l'année 1997 totalise près de 13 millions d'occurrences dans Le Devoir, et 24 millions dans Le Monde.Si on élimine les répétitions et si l’on ramène tous les mots variables à leur for-' me première dans le dictionnaire î DEVOIR RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS POUR LE TEMPS DES FÊTES L'édition du ftevc/rdu samedi 25 décembre sera publiée le vendredi 24 décembre et celle du samedi 1* janvier sera publiée le vendredi 31 décembre.Il n’y aura donc pas d’édition régulière ces deux vendredis.Ces deux éditions seront livrées aux abonnés à notre édition du samedi.Elles seront aussi disponibles en kiosque les vendredis 24 et 31 décembre.Horaire du service à la clientèle : Jeudi 23 décembre : Vendredi 24 décembre : Lundi 27 décembre Mardi 28 décembre : Mercredi 29 décembre : Jeudi 30 décembre : Vendredi 31 décembre : Lundi 3 janvier : Mardi 4 janvier : de 7h30 à 16h30 de 7h30 à 12h FERMÉ FERMÉ de 7h30 à 16h30 de 7h30 à 16h30 de 7h30 à 12h FERMÉ éERMÉ Reprise de l'horaire régulier à compter du mercredi 5 janvier.NOTE les demandes d arrêt temporaire de livraison pour la période du 23 décembre au 6 lanvter inclusivement doivent nous parvenir au plus tard le mercredi 22 décembre avant 12h (en éliminant les pluriels, les conjugaisons de verbe, etc.), on obtient 25 000 mots différents, le même nombre de mots employés dans chacune des deux publications.Pour mémoire, signalons qu’on trouve 60 000 mots dans Le Petit Robert.Le Trésor de la langue française recense environ 100 000 mots en français, de 1789 à I960.«De façon générale, ajoute Marie-Éva de Villers, quelqu'un de très érudit utilise environ 10 OOO mots.Un citoyen ordinaire en utilise quelques milliers.» Jusque-là, donc, pas de surprise.Comparant les deux listes de 25 000 mots, elle a constaté que les mots se recoupaient dans une proportion de 77 %, une proportion qui représente donc le tronc commun aux deux journaux.C’est dans la différence entre les deux listes que l’analyse devient intéressante.En éliminant certains tempes techniques, Marie-Éva de Villers en ar-rive à 3180 mots propres au Devoir, et un peu plus de 3000 propres au Monde.Le bloc de mots propres au Devoir peut se diviser ainsi: 8 % de ces mots sont d’anciens mots français qui ne sont plus utilisés par les autres francophones, par exemple «achalandage».Par ailleurs, 11 % sont des termes spécialisés non spécifiques au français québécois, que Le Monde n’a pas utilisés à cause des sujets journalistiques abordés.Et 13 % sont des emprunts à l’anglais ou aux langues amérindiennes, par exemple «caucus», «entrepreneurship», «triplex», «vidéoclip».Il reste donc 68 % des mots propres au Devoir qui sont des québécismes de création, comme «courriel», «dépanneur», «moto-neige», «décrocheur», «pourvoi-rie», «câblodistributeur».«J’ai été étonnée de voir comment les Québécois adaptaient leur langue en puisant aux sources du français, explique-t-elle.Et la réceptivité des Québécois est considérable: par exemple, un an après que l’Office de la langue française avait proposé “courrier pour remplacer "email”, on ne trouvait plus aucun “email” dans Le Devoir.C’est l’innovation qui constitue le principal facteur de différenciation entre les nomenclatures québécoise et française, et non l’utilisation d’archaïsmes.» Mme de Villers constate également que, en 1997, les nouveaux termes féminins comme «brigadière», «curatrice» ou «mairesse» représentaient 3 % des formes lexicales propres au Devoir.Cette féminisation des mots était presque inexistante dans Le Monde en 1997, mais en 2003 elle prenait de l’ampleur, alors que la chercheuse a recensé dans Le Monde des mots comme «auteure», «professeure» et «séna-trice» qui n’étaient jamais utilisés six ans auparavant Le De voir «J’ai été étonnée de voir comment les Québécois adaptaient leur langue en puisant aux sources du français » Un peu de sang neuf dans le système EN ADMINISTRATION DE LA SANTE Volume i, numéro i • Janvier 2005 Ile revue faite par et pour les cadres ^ i du réseau de la santé et des services sociaux * Notre objectif ?L’enrichissement des compétences et l'épanouissement professionnel des intervenants, dans le but d'améliorer les services 1 Sortie début janvier 2005.Le premier grand thème abordé : k II» ^ & Abonnez-vous dès mai 1-888-832-3031 postes, iluriiii COURTS MÉTRAGES La magie (noire) de Noël NOËL BLUES Un programme comprenant onze courts métrages sélectionnés par Silence, on court! et présentés jusqu’au 30 décembre 2004 à 19 h au Cinéma ONF, 1564, Saint-Denis.Durée totale: 95 min.ANDRÉ LAVOIE Sous ses airs débonnaires, son rire tonitruant et sa grande barbe blanche, le père Noël cacherait-il sa vraie nature?Sa générosité proverbiale à l’égard des enfants ne serait-elle au fond qu’un écran de fumée, une façon de camoufler ses pulsions de serial killer, de kleptomane ou de mauvais génie?Vous n’en croyez pas un mot, mais quelques cinéastes, eux, en sont convaincus et leurs arguments ne manqueront pas d’en charmer plusieurs, et d’en horrifier certains! Entre deux réveillons, afin de digérer sa dinde de manière intelligente et créative, Noël se poursuit au Cinéma ONÉ jusqu’au 30 décembre et s’offre un p’tit coup de blues, une contribution de Silence, on court! Car l’esprit des fêtes, du moins pour les programmateurs de cette sélection de circonstance, n’est pas qu’à la joie et aux surprises; ces onze courts métrages, du Québec, de France et de Belgique, exposent les versants plus sombres de cette période que l’on nomme de réjouissances.Le tout, bien sûr, emballé et enrubanné dans le cynisme.Ce n’est pas d’hier que les enfants s’interrogent sur l’identité véritable du père Noël.Certains, comme Marion, sont plus sceptiques que d’autres.Dans Moi et le faux père Noël, de Raphaël Hattab, la petite fille au tempérament frondeur se demande pourquoi un «vrai» père Noël — c’est du moins ainsi qu’il se présente — porte une fausse barbe et vole des jouets dans les grands magasins.Elle aura sa réponse, celle qu’elle n’espérait plus, aux douze coups de minuit.Au même moment, dans Douce nuit, de Marco Andreoni, un charmant chérubin, trop curieux au goût du patron des lutins, va lui donner réponse à ses questions.mais la révélation pourrait se confondre avec les pires scènes de Massacre à la tronçonneuse.Une scie mécanique, le personnage principal de Bloody Christmas, de Claudia Bérubé, croit quelle lui sera bien utile pour venir à bout de son sapin récalcitrant Mais il faut voir avec quelle énergie le pauvre arbre refusera d’être confiné dans un salon, chargé d'horribles boules et de guiriandes bon marché: celles-ci deviendront ses armes de défense pour un combat extrême.Autre lutte, cette fois selon les règles implacables de la télé-réalité, dans Leduc Story.Christian Laurence, l’un des petits rois du mouvement Kino, observe une réunion familiale qui, pour l’un d’eux, se terminera en queue de poisson.Lequel?C’est à l’ensemble du groupe de voter pour celui, ou celle, à éjecter.Un petit jeu cruel et une dénonciation subtile de cette aberration télévisuelle qui ne semble pas encore manquer de souffle ni d’adeptes.Aux côtés de ces splendides réus sites visuelles que sont Lumière, de Michel Laporte, et Deux petites boîtes, de Marc-André Ferguson et Pascale Marcotte, courts métrages tournés avec moins que rien et portés par la foi de leurs artisans, on retrouve le grinçant film d’animation numérique Les filles, l'âne et les bœufs de Francine Chassagnac.Encore là, Noël suscite beaucoup d’espoir dans le cœur des malheureux, mais un coup de sirène, une bière de trop, et voilà que le réveillon se transforme en cauchemar.En conclusion de ce programmé diversifié et, comme les cadeaux au pied de l’arbre, de qualité variable, Gabriel Vanderpas témoigne une fois encore de la vitalité du cinéma belge.Dans St-Nicolas ne viendra pas, point de neige et de sapin: cette famille dysfonctionnelle fête Noël quelques semaines avant Pâques, incapable de s’entendre pour une date de retrouvailles.Et il suffira que le petit-fils de cette pauvre Mamy, elle qui ignore bien des choses sur la vie déréglée de ses propres enfants, soit enfermé dans la salle de bain pour que le drame réveille les vieilles rancœurs.et un peu d’amour familial.Même au printemps, les héros de Noël ne prennent pas de vacances.SOURCE SILENCE ON COURT Les onze courts métrages exposent les versants plus sombres de cette période que l’on nomme de réjouissances.Le tout, bien sûr, emballé et enrubanné dans le cynisme.COMPLICE .V-ü-vaA-ov ü^-a ALvixw— ¦ J Sbn-c qaJouai, 'jQ La-N^.’STi teA>vw.v
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