Le devoir, 6 janvier 2005, Cahier A
ÉCONOMIE Les détaillants boudent le classement de Wal-Mart Page B 1 WAL-MART «a ?tvùl XOVL\*‘Vs représentants de Québec font valoir que le régime canadien n’est pas adapté aux besoins des parents québécois, et que la province doit avoir son propre système.De toutes les causes soumises à la Cour suprême, celle des congés de maternité et parental est la plus délicate, politiquement, pour le gouvernement libéral minoritaire de Paul Martin.Le litige porte sur les dispositions de la Loi sur l’assurance emploi fédérale qui prévoient un congé de maternité de 15 semaines pour les femmes quittant le travail afin de donner naissan- Les conditions de logement se seraient améliorées Un ménage sur six, dans les régions métropolitaines du Canada, avait en 2001 un besoin impérieux de logement indique Statistique Canada.Dans sa plus récente étude, dévoilée hier.Statistique Canada affirme pourtant que, de façon générale, les conditions de logement se sont améliorées durant la décennie 1991-2001.Plus précisément, les conditions de logement s’étaient détériorées au début des années 1990, avant de s’améliorer à la fin de cellesci grâce à une meilleure conjoncture économique.L’agence apporte toutefois d’importants bémols à cette amélioration des conditions de logement, soulignant que la proportion de ménages qui sont considérés comme ayant un problème impérieux de logement atteignait 16,6 % en 2001, voire 30,1 % chez les ménages locataires des principales régions métropolitaines de recensement (RMR).Ces proportions de 16,6 % et 30,1 % se comparent à des proportions respectives, dix années plus tôt, de 14,3 % et 26,8 % en 1991.Selon Statistique Canada, c’était surtout le critère de «l’abordabilité» du logement qui posait problème aux ménages en 2001.Les trois quarts des ménages ayant un besoin impérieux de logement étaient classés ainsi parce que leur logement n’était pas abordable.Presse canadienne Pour plus tard, c’est maintenant Sauvetage du télescope Hubble ce à leur enfant, plus 35 semaines supplémentaires de congé parental.Négociations enlisées Le Québec tente depuis plusieurs années de se doter de son propre régime, plus généreux, qui serait financé dans le cadre d’un programme à frais partagés.Les négociations menées par le précédent gouvernement du Parti québécois s’étaient enlisées, incitant la province à demander à la Cour d’appel du Québec de se prononcer sur la constitutionnalité de la loi fédérale.Dans un jugement unanime rendu en janvier dernier, un banc de trois juges concluait que la loi enfreignait l’autorité du Québec sur les programmes sociaux, ce qui revenait à déclarer les programmes de congés de maternité et parental de compétence provinciale.I-e gouvernement du premier ministre Martin a par la suite conclu ce qu’il a appelé une entente de principe avec les cousins libéraux provinciaux du premier ministre Jean Charest.En vertu de cet accord, le Québec se doterait d’un régime amélioré, qu’Ottawa financerait jusqu’à concurrence de 850 millions de dollars, sur un coût total évalué à près de un milliard de dollars.Mais l’accord, bricolé en mai dernier à la veille des élections fédérales, n’a pas été parachevé.Entre-temps, Ottawa a continué d’aller de l’avant avec son appel en Cour suprême, faisant valoir que d’importants principes juridiques devaient être clarifiés, quel que soit l’accord conclu au niveau politique.Presse canadienne Un robot canadien est appelé en renfort LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Condamné à une mort lente il y a un an, le télescope spatial Hubble pourrait bien obtenir un nouveau sursis grâce à une expertise toute canadienne, a annoncé avec fierté hier le président de l’Agence spatiale canadienne (ASC), Marc Carneau.C’est la NASA elle-même qui a mandaté le géant ontarien MDA afin qu’il élabore un concept de mission pour le sauvetage éventuel du télescope.Cette mission permettra de mettre à profit la technologie robotique spatiale canadienne développée pour le robot Dextre.Sa mission: réparer et mettre à niveau ledit télescope si, bien sûr, la NASA décide d’aller de l’avant avec ce projet En effet le sort de celui que les spécialistes qualifient de «télescope le plus important de l’histoire» est loin d’être scellé.C’est qu'Hubble a cruellement besoin de batteries et de nouveaux gyroscopes.Sans cela, il pourrait bien s’éteindre dès cette année ou, au mieux, survivre jusqu’en 2007.Deux options Deux options sont donc à l’étude.Au premier chef, l’envoi d’une navette avec un équipage d’astronautes tel que proposé par un comité d’experts de l’Académie américaine des sciences.Mais la désintégration tragique de la navette Columbia, le 1" février 2003, fait pencher la NASA vers une autre option.De nouveaux critères de sécurité ont en effet été adoptés depuis l’événement malheureux.Ainsi, les vols — qui doivent reprendre en mars 2005 — devront tous être à destination de la Station spatiale internationale et ne pas s’en éloigner.Pas moyen donc d’atteindre le té- T v'Sjl ' 1»* En plus d’une décennie de loyaux services, Hubble a révolutionné l’astronomie.SOURCE NASA lescope, qui évolue sur une autre trajectoire.C’est là que l’expertise canadienne devient intéressante.Concrètement, Dextre est un robot à deux bras destiné à l’entretien extérieur de la Station spatiale internationale.D a été conçu pour réaliser des tâches complexes dans les conditions hostiles de l’espace, comme l’installation et le retrait de batteries, de blocs d’alimentation, d’ordinateurs et de charges utiles scientifiques.En l’adaptant quelque peu, ü devrait pouvoir contribuer à donner à Hubble un sursis jusqu’en 2010.Supériorité canadienne Pour Marc Carneau, l’invitation de la NASA confirme la su- périorité du Canada dans le domaine pointu de la robotique.«Grâce à l’engagement de longue date et à la vision à long terme du gouvernement du Canada, nous avons acquis une réputation de leaders et d’innovateurs dans le domaine de la robotique spatiale ainsi qu’une expertise de premier ordre.Le fait que la NASA reconnaisse l’expertise de MDA est également une source de fierté pour tous les Canadiens.» En plus d’une décennie de loyaux services, Hubble a révolutionné l’astronomie.Lancé en 1990, l’engin de 2,5 tonnes devait prendre une retraite méritée en 2010 avec l’arrivée du télescope James-Webb, attendu pour cette date.On chuchote toutefois déjà dans les couloirs du petit monde de l’astrophysique qu’il ne sera vraisemblablement pas prêt avant 2012, d’où l’impératif de maintenir Hubble le plus longtemps possible.On lui doit la première preuve tangible des trous noirs et nombre d’éléments soutenant la théorie du big bang.Reculant jusqu’au berceau de l’univers avec ses stupéfiantes colonnes de la création, véritables pouponnières des étoiles naissantes, le télescope spatial Hubble a de surcroît fourni au fil des ans nombre de clichés spectaculaires.Le Devoir Ambassadeur du Canada aux États-Unis Martin voit McKenna dans sa soupe Frank McKenna fepa un bon ambassadeur aux Etats-Unis, estime Paul Martin Le premier ministre Paul Martin a reconnu hier que l’ex-premier mi-nistre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna a été pressenti pour devenir ambassadeur canadien aux Etats-Unis.«Je crois que Frank McKenna est un Canadien de qualité et, s’il décide de vouloir servir le public canadien, je suis convaincu que le Canada pourra en bénéficier», a commenté M.Martin, en conférence de presse à Montréal.Des rumeurs veulent que M.McKenna qui avait songé à se porter candidat libéral aux dernières élections fédérales, ait accepté le poste diplomatique offert L’annonce de sa nomination dépendrait mamtenant de l’approbation formelle attendue des Etats-Unis, généralement une formalité.Frank McKenna a dirigé le Nouveau-Brunswick de 1987 à 1997.Il est ensuite retourné à la pratique du droit et siège au conseil d’administration de neuf importantes sociétés.D est âgé de 56 ans.REER Obligations à taux progressif Plus vous investissez tôt et longtemps, plus c’est payant.Capital garanti.7,50% r 2* 3* 4* 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détermination, il aurait beaucoup de succès à Washington.» Au cours de sa décennie au pouvoir, M.McKenna a fait du Nouveau-Brunswick un véritable laboratoire social.D était constamment à l’affût d’idées pour briser la dépendance de la province vis-à-vis des industries du secteur primaire et des subventions d’Ottawa.Son enthousiasme lui a valu des appuis ailleurs au pays.En plus de faire partie d’un cabinet d’avocats prospère à Moncton, M.McKenna siège au conseil d’administration de plusieurs sociétés au Canada et aux Etats-Unis.Il est par ailleurs considéré comme un successeur possible de M.Martin à la tête du Parti libéral du Canada M.McKenna se trouve à l’extérieur du pays et son retour n’est pas prévu avant le milieu de la semaine prochaine.Presse canadienne Cas de vache folle en Alberta La vache atteinte était un animal de compagnie Barrhead, Alb.— L’agriculteur albertain propriétaire de la vache atteinte d’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) découverte il y a quelques jours dit avoir pris les devants pour aider les autorités à trouver des moyens de prévenir la maladie.«Tout ce que j’espère, c’est qu’en ayant fait ce que j’ai fait, j’ai aidé le système, a dit Allan Degner, mardi.J’espère qu’ils pourront en savoir davantage à ce sujet.» Au cours d’une entrevue, le fermier de Barrhead, une localité située au nord-ouest d’Edmonton, a admis que l’animal repéré par l’Agence canadienne d’inspection des aliments en décembre — et dont l’infection a été confirmée ce dimanche — était le sien.Selon M.Degner, beaucoup de gens sont tristes que cette vache laitière, appelée Boss, soit morte; presque tout le monde pouvait l’approcher et lui donner à manger.«Elle était apprivoisée à ce point.Elle était en fiait comme un animal de compagnie.» M.Degner avait acheté Boss vers 1999 d’un acheteur de bétaiL à Westlock, une localité voisine.Celui-ci l’avait acquise à l’encan dans la région.«Nous l’avons appelée Boss parce qu’elle était comme la patronne ici.fai 20 autres bêtes et elle semblait les diriger.» M.Degner avait acheté cette vache afin d’utiliser son lait p< nourrir des veaux destinés i vente.«C'était moins cher q d’acheter du lait de remplacemt Le lait en poudre est assez ch C’est environ 55$ le sac.» Mais, à la mi-décembre, B< s’est mise à clopiner et a fini par plus être capable de march M.Degner a d’abord cru que vache était atteinte de fièvre, mai: traitement recommandé par un térinaire n’a rien donné.M.Degi et son vétérinaire ont donc aba l’animal juste avant Noël et envc des échantillons pour des tests.L’Agence canadienne d’insp tion des aliments n’a pas ence dit au fermier ce qu’il adviendi de ses 20 autres bêtes, des vacl élevées pour leur viande.«Ils i vérifié toute la nourriture que leur donne et tout le reste», a-t-il i en précisant qu’il ne donnait q du grain à Boss.D croit que l’animal infecté a i élevé dans une ferme laitière sud de l’Alberta et que cette f me a étç mise en quarantaine.Les Etats-Unis ont réaffirrm la fin de décembre qu’ils allai» procéder le 7 mars à la réouver re de leur frontière au bétail cai dien sur pied de moins 30 mois, malgré la découverte ce nouveau cas d’ESB au Canad Presse canadienne t WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊtÊÊÊÊÊKÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊtÊÊÊM LE DEVOIR.LE JEUDI JANVIER 2 O O 5 A 3 ACTUALITES Étude auprès de détenus québécois Le crime paie.pour certains brian myles Contrairement au dicton ressassé sans cesse par les policiers pour écarter les jeunes d’une vie de délinquance, le crime paie.Et fort bien.Deux professeurs de l’École de criminologie de l’Université de Montréal, Cario Morselli et Pierre Tremblay, remettent en cause les idées reçues en matière de criminalité, dans une étude récente publiée dans la revue américaine Criminology.Les délinquants engagés dans les crimes à caractère économique (vol, recel, exploitation sexuelle, prêt sur gages, trafic de drogue, etc.) peuvent toucher des gains substantiels, 47 000 $ par année en moyenne, sans que la menace d’une peine de prison, aussi sévère soit-elle, vienne freiner leurs ardeurs.D s’agit d’une minorité, représentant de 10 à 15 % de tous les délinquants.Et tous ne sont pas riches au sein de ce sous-groupe.Si un des criminels interviewés par l’équipe de recherche a encaissé quelque 20 millions de dollars en trois ans, 16 d’entre eux n’ont pas retiré un sou de leurs forfaits — même s’il s’agissait de crimes économiques — pour la même période.«Mais pour une minorité significative, le jeu en vaut la chandelle», explique le professeur en criminologie Carlo Morselli.Et pour cette minorité, la promesse des profits l’emporte sur la peur de la prison.L’étude a été menée auprès de 284 détenus québécois sur une période de trois ans.Elle a permis aux chercheurs de rencontrer des criminels qui, s'ils avaient mis leurs habiletés à profit dans le monde des affaires légales, auraient connu gloire, succès et richesse.M.Morselli signale, entre autres choses, le cas du propriétaire d'un cimetière de voitures du Saguenay qui a mis en place une activité criminelle subtile, reposant sur une saine collaboration entre les complices, et invisible aux yeux du public et de la police pendant une bonne année et demie.L’homme recevait des voitures volées qui étaient démontées et revendues sur place en pièces détachées.D’autres ont eu moins de chance.Lorsqu’un cambrioleur s’introduit dans une banque pour forcer un coffre-fort vide ou qu’il se heurte à la résistance d’une caissière opiniâtre, il repart les mains vides à moins d’être appréhendé illico.Un autre regard sur le crime Les travaux des professeurs Morselli et Tremblay vont à l’encontre des écoles de pensée dominantes en criminologie.D’un côté se trouve une imposante communauté de chercheurs qui envisagent la criminalité comme l’expression d’un échec, un acte sans mirobolante réussite commis par des individus empochant de faibles gains à très court terme.De l’autre se déploie une école informelle de criminologues pas- sionnés par l'étude du crime organisé et de ses structures, faisant état du luxueux train de vie adopté par ses têtes dirigeantes.Entre l’image du paumé et celle du caïd, à peine une dizaine de chercheurs dans le monde s’intéressent vraiment aux criminels pour les gains qu’ils peuvent tirer de leurs activités illicites, explique M.Morselli.«Les délinquants ne sont pas nécessairement des cons.La théorie selon laquelle commettre un crime est un acte limité, ce n’est pas vrai», dit-il.Attentes réalistes «Cette étude nous donne un bon point de départ pour comprendre les délinquants.Ils savent ce qu’ils font, ils comprennent frès bien leur argent», ajoute-t-il.A preuve, lorsque interrogés sur le salaire annuel qu’il leur faudrait pour mettre un terme à leurs combines, les sujets de l’étude ont exprimé des attentes fort réalistes.En moyenne, ils se satisferaient de 48 910 $ par année.Les criminels les mieux nantis s’attendraient à 63140 $, tandis que les plus pauvres se contenteraient de 32092$.Les chercheurs ont pu mesurer en partie les facteurs de succès dans un parcours criminel.Ils ont divisé leur échantillon en deux groupes de délinquants: ceux qui commettent des «crimes de marché», où l’activité illicite nécessite l’accord de deux parties, comme le trafic de drogue ou le prêt sur gages, et ceux qui s’adonnent à des «crimes de prédation» faisant des victimes, comme le vol ou la fraude.Les plus grands succès sont atteints par les délinquants impliqués dans les délits de marché.L’absence de victimes, l'ampleur de la demande et la répétition des transactions sur une longue période de temps, sans nécessité d'une implication directe, concourent à gonfler les gains.Enrichissement personnel Contrairement aux théories répandues en criminologie, les individus qui sont prêts à prendre des risques élevés, agjsant par exemple selon une courte vue et avec impulsivité, réaliseront des profits beaucoup plus importants que ceux qui manifestent une aversion du risque.C'est surtout le cas dans les crimes avec victimes.Dans les crimes de marché, cette propension au risque n’apporte toutefois aucun avantage parce qu’elle limite la capacité du délinquant à élargir son réseau de contacts.Comme dans l’entreprise privée, la construction de réseaux est essentielle à l’enrichissement personnel.«Plus on va vers des réseaux étalés, plus les gains sont importants», observe M.Morselli.En d’autres termes, les criminels opérant en «cliques» restreintes où tous se connaissent s’enrichiront moins que ceux qui multiplient les contacts et, par conséquent, les occasions de brasser de louches affaires.Le Devoir Fonds recueillis pour venir en aide aux Haïtiens UODEH congédie un administrateur trop critique CLAIRANDRÉE CAUCHY Le conseil d’administration de l’Organisme d’entraide cana-do-haïtien (ODECH) a montré la porte à un de ses administrateurs, qui avait critiqué publiquement le fait que le demi-million recueilli lors du radiothon pour venir en aide aux citoyens des Gonaïves, en Haïti, dort toujours dans un compte en banque.Ce dernier exige maintenant une assemblée générale pour discuter de l’utilisation des fonds et surtout pour tenir une élection, le mandat du conseil d’administration étant échu depuis près de deux ans.Dans l’édition du 10 décembre du Devoir, le responsable des communications de l’ODECH, Mathieu Domerson, dénonçait l’intention de certains administrateurs de l’organisme de consacrer les fonds à des projets de reboisement plutôt qu’à l’aide d’urgence aux sinistrés.Quelques jours plus tard, il a reçu une lettre signée par les autres membres du conseil l’excluant du groupe en raison de son manque de collégialité.On lui reproche notamment d’avoir «brisé le lien de confiance» qui l’unissait au conseil et de ne pas avoir appuyé une «décision prise majoritairement», ce que conteste M.Domerson.Assemblée réclamée Dans sa réplique, Mathieu Domerson conteste son éviction: «Seule une assemblée générale peut me démettre de mes fonctions», écrit-il dans la missive parvenue la semaine dernière aux autres membres du conseil d'administration.D réclame une assemblée gé- nérale de l’organisme dans un délai de 30 jours, afin de procéder à l’élection d’un nouveau conseil d’administration, le mandat du présent conseil étant échu depuis près de deux ans.«Si nous restons sans rien faire, l’argent va être oublié», affiime-t-il en entrevue.L’ODECH semble peu disposé à donner suite à sa demande au cours du prochain mois, même si on reconnaît que le mandat du conseil est échu depuis plusieurs mois.«Notre préoccupation première, ce sont les Gonaïves présentement; après, je ne dis pas qu’on n ’ira pas en assemblée générale, après on verra.Domerson, il est frustré.C’est lui qui s’est mis Its pieds dans les plats, pas nous», déclare le trésorier adjoint de l’orga- nisme, Louis-Sylvain Pierre D assure que les sommes récoltées lors du radiothon seront engagées dans des projets concrets au cours des trois prochaines semaines.Déjà, le maire des Gonaïves leur a suggéré d’envoyer 10 000 trousses de fourniture scolaire pour les écoliers des Gonaïves.«Nous sommes en train de magasiner dans des manufactures», explique Ijouis-Sylvain Pierre.L’organisme envisage aussi de s’associer à Ingénieurs sans frontières pour acheter des poêles à combustion lente afin de fabriquer des briquettes de charbon à partir de papier recyclé.Il ne semble cependant plus question de travailler avec la Société pour le reboisement d’Haiti, Un Américain poursuivi Ne pointez pas de faisceau laser sur un avion Newark — Un Américain de 38 ans a été inculpé mardi pour avoir pointé un faisceau laser sur un avion en phase d'atterrissage près de New York, aveuglant momentanément le pilote et le copilote de l’appareil, qui ont cependant pu se poser sans encombre.David Banach, 38 ans, est poursuivi pour mise en danger des opérations d’un appareil de transport et fausses déclarations au FBI, a précisé la police fédérale américaine.D risque jusqu'à 25 ans de prison et 500 000$ d’amende.L’inculpé, qui affirme avoir voulu montrer des étoiles à sa fille de sept ans avec ce laser, n’a aucun lien avec une organisation terroriste, explique le FBI, mais a fait preuve «d’imprudence et de négligence».Banach, un habitant de Parsip-pany, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de New York, a reconnu avoir pointé le faisceau laser sur un avion et un hélicoptère survolant sa maison, la semaine dernière près de l'aéroport de Te-terboro.Il avait d’abord menti en attribuant ce geste à sa fiDe.Le pare-brise de l’avion, un jet d’affaires ayant huit personnes à son bord, avait été traversé à trois reprises le 29 décembre par le laser de couleur verte, alors que l'appareil se trouvait à 900 m d’aWtude.Associated Press 3 9 13 BLEU NUIT DU 6 AU 29 JANVIER énormément de choix à -50% beaucoup à -30% et tout le reste à -20% Arthur Quentin 3913 (ÜE ST-DENIS MONTKÉU Ttl.S43.5702 TSUNAMIS MEURTRIERS La catastrophe devrait aider à ramener la paix en zone de conflit New York — Le coordinateur de l’aide humanitaire de l’ONU, Jan Egeland, a estimé hier qu'une action solidaire en faveur des victimes des tsunamis dans l'océan Indien devrait mener sur le chemin de la paix des parties opposées dans des pays en conflit Au Sri Lanka, en Somalie et dans la province indonésienne d’Aceh (nord de Sumatra), la coopération à laquelle on assiste depuis les raz-de-marée du 26 décembre entre des camps naguère antagonistes devrait être mise à profit pour mettre fin à leurs conflits, a dit M.Egeland.«Nous avons un message pour les parties en conflit.Suspendez votre conflit et travaillez avec nous pour aider vos propres compatriotes», a-t-il dit lors d'un point de presse.«La démonstration de compassion et de solidarité sans précédent, tant au niveau national qu'au niveau international, constitue une mesure de confiance qui devrait maintenant être mise à profit pour apporter la paix — une paix durable — à toutes ces sociétés», a poursuivi M.Egeland.Démenti Les rebelles séparatistes d’Aceh ont démenti hier des affirmations de l'armée indonésienne selon lesquelles ils avaient attaqué des convois d’aide humanitaire, et retourné l’accusation contre le gouvernement Le Mouvement Aceh libre (GAM) combat pour l’indépendance de la province depuis 1976.L'armée a lancé en mai 2003 une vaste opération pour l’écraser, après l’échec d’une trêve.Plus de 2300 rebelles ont été tués depuis lors.Des associations de défense des droits de l’homme affirment que de très nombreux civils ont aussi été tués.Certains ont exprimé l'espoir que le désastre apporté par les tsunamis, qui ont tué plus de 94 000 personnes en Indonésie, puisse* conduire à la fin du conflit.Au Sri Luika, les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LITE), groupe rebelle en lutte depuis 1972 et qui tient le nord de rîle, ont accusé hier l’armée sri-lankai-se de bloquer l’aide destinée aux milliers de Tamouls sinistrés par les raz-de-marée dans le nord et l'est du pays.Avant le tsunami, la tension était montée entre les deux camps qui ont signé une trêve en février 2002 mais ont interrompu les négociations depuis avril 2003.Somalie La Somalie, l’un des pays les plus pauvres du monde, où le bilan du tsunami est monté jusqu’à près de 300 morts, ne dispose d’aucun mécanisme de réponse aux désastres naturels, après avoir été ravagé par l’anarchie depuis le renversement de Mohammed Siad Barre en 1991.L’insécurité est chronique et les infrastructures essentielles ont été détruites, créant des goulots d’étranglement qui handicapent l'acheminement de l’aide humanitaire dans certaines régions affectées par le raz-de-marée.M.Egeland, qui supervise un effort humanitaire qui pourrait être le plus important de l'histoire, a estimé que la paix était nécessaire partout sur le terrain.«Si de nouveaux conflits éclatent, nous ne pourrons pas aider», a-t-il averti.Agence France-Presse Les Allemands, victimes numéro un des tragédies Berlin — Avec leurs gros chèques de fin de mois et leurs six semaines de congés annuels, les Allemands ont longtemps été les rois du tourisme, parcourant le monde à la recherche d'un soleil que leur pays ne leur accorde que bien parcimonieusement Ces incorrigibles passe-frontières n’ont pas été découragés par les catastrophes passées et les experts prédisent que les tsunamis qui ont dévasté l’Asie du Sud-Est ne les empêcheront pas de retourner se faire dorer en Thaïlande ou aux Maldives.Pourtant, 60 Allemands ont déjà péri dans la tragédie et 1000 ressortissants germaniques sont toujours portés disparus.Des Allemands sont morts dans les attentats du 11 septembre, près des pyramides en Égypte ou quand un Concorde s’est écrasé près de Paris.Certains ne sont jamais reve-nus de leurs vacances à Bali, d’autres ont été pris en otages au Yémen, au Sahara algérien ou aux Philippines.«Ixs Allemands iM i» ! 5 Les préalables d’un CHUM «complet» Lettre au premier ministre Jean Charest M.le premier ministre, le texte qui suit représente la position unanime de la Table des chefs de département du CHUM: «Tout projet de CHUM doit être axé sur un modèle de CHU adulte complet, d’un minimum de 700 lits, situé sur un site unique, opérationnel en 2010, et comprendre toutes les spécialités, les plateaux techniques, les installations ambulatoires, les infrastructures d’enseignement et de recherche.Ce sont là les préalables essentiels à l’accomplissement de sa mission de soins et services, d’enseignement, de recherche et d'évaluation des technologies, résultant d’exercices excessivement rigoureux de planification, et ce, afin d’assurer à la population des soins accessibles et sécuritaires.L’intégration des facultés des sciences de la santé de l’Université de Montréal représenterait un atout majeur.Cependant, cette intégration ne doit d’aucune façon compromettre les préalables incontournables mentionnés ci-haut.» Charles Bellavance, M.D., président de la Table des chefs de département du CHUM, Où est la fortune de Suharto?Incroyable.Pas un seul pays, pas un seul politicien ni aucun journaliste n’ose poser la question.Où est l’immense fortune du dictateur déchu Suharto?Durant ces années de pouvoir LETTRES -+- absolu, la famille du président Suharto aurait amassé des milliards de dollars par la corruption.De plus, Suharto aurait assassiné plus de un million de citoyens pour prendre le pouvoir en 1968.C’est beaucoup plus que les centaines de milliers de victimes des tsunamis.Une fraction de la fortune des Suharto pourrait non seulement rebâtir l’Indonésie, mais aussi aider tous les pays touchés par cette tragédie.Avant d’envoyer des millions de dollars en Indonésie fie pays le plus touché par cette tragédie), les pays participants doivent exiger que l’on saisisse la fortune de la famille Suharto pour en distribuer une partie à la population en détresse.André Vézina Un Nouvel An de solidarité véritable! Ainsi donc, au moment où le nombre des victimes des tsunamis dépasse les 125 000, la porte-parole du ministère des Relations internationales du Québec considère que 100 000 dollars d’aide gouvernementale, c’est bien assez.Elle suggère aux citoyens que nous sommes de donner à la Croix-Rouge si nous voulons faire mieux.Chère madame, c’est déjà fait, nous n’avions pas besoin de vous pour y penser.Nos deux organisations estiment que le gouvernement du Québec se montre extrêmement radin devant une situation où la misère humaine et les destructions défient tout entendement Cent mille dollars, ce n'est rien du tout au regard des immenses besoins.L’Ontario et la Colombie-Britannique font beaucoup mieux en versant respectivement 5 et 8 millions de dollars.Le gouvernement québécois est-il si aveuglé par son obsession de la réduction de l’Etat ou les baisses d’impôt promises qu’il a perdu tout sens de la mesure et de la dignité?Il devrait pourtant savoir que l’immense majorité de la population québécoise souhaite voir son gouvernement faire preuve d’une solidarité véritable envers les populations touchées par un désastre qui rappelle notre appartenance à une humanité commune et indivise.Nous offrons nos sympathies à nos compatriotes québécois d’origines diverses qui viennent de perdre parents et amis dans la tourmente.C’est en pensant à elles et à eux que nous exigeons du gouvernement québécois d’ouvrir son cœur et son porte-monnaie plus généreusement Françoise David Option citoyenne Amir Khadir Union des forces progressistes Un sou noir par Québécois Qui a dit que le sou noir n’a plus de valeur?C’est ce que Québec donne collectivement de bon cœur avec empressement à l’Asie du Sud-Est par l’entremise de son gouvernement une belle cenne noire (ou brune) par Québécois.Qu'on ne vienne surtout pas insinuer qu’on serait grippe-sou.Jadis, on «achetait» des petits Chinois pour 25 sous.Aujourd’hui, on vole au secours de nos frères et sœurs humains avec un beau sou noir.N’est-ce pas merveilleux?Ne vient-on pas là de redonner toute sa valeur à notre belle cenne québécoise?Séraphin n’approuverait-il pas?Denis Beaulé LIBRE OPINION -?- Le projet de CHUM est-il dans l’impasse?Pas du tout.MICHEL BERGERON Professeur titulaire de physiologie, et Claude C.Roy, professeur émérite de pédiatrie.L’un et l'autre ont été directeurs de département et de recherche à l’Université de Montréal.est non pour une deuxième fois à la proposition de construire le CHUM prés de la même voie ferrée.Sans surprise, la nouvelle commission Johnson-Villeneuve a rappelé que cela vaut pour la cour de triage d’Outremont comme pour le CHUM-Rosemont.Autre raison majeure: les coûts exorbitants du projet du recteur Lacroix, coûts qui ne cessent de grimper et seraient de 1,774 milliards selon le «Rapport de synthèse concernant les études complémentaires» préparé par le Comité de planification du CHUM 2010.A cette somme s'ajouteront l’achat de la cour de triage (25 millions de dollars), la décontamination du terrain, les expropriations et les dépenses d’infrastructure de la Ville de Montréal.Nous ne doutons pas que le projet de la cour de triage d’Outremont, vu sous l’angle de l’expansion de l’Université de Montréal, soit fort intéressant La grave erreur, c’est de vouloir bâtir le CHUM en un lieu qui risque de mettre en danger la vie des 700 patients hospitalisés.L’erreur, c’est aussi de prendre le risque d’exposer des équipements sophistiqués et coûteux à une catastrophe dont aucun ingénieur ne peut garantir quelle n’aura pas lieu.Coûts omis La bataille des chiffres entre les protagonistes du CHUM-Outremont et du CHUM-Saint-Lue a été salutaire car elle a permis de révéler des coûts omis ou cachés par l’une et l’autre partie.En effet, les coûts du CHUM-Saint-Luc continuent aussi de grimper: ils seraient de 1,578 milliards et davantage car on a escamoté les coûts de transition qui, en l’an 2000, avaient été évalués à 150 millions de dollars par la Corporation d’hébergement du Québec et le groupe Daniel Arbour et associés.Ainsi le coût du CHUM-Saint-Luc serait plutôt de 1,728 milliard.Pour fins de comparaison, on a inclus dans les deux cas le coût du déménagement des facultés de médecine et des sciences de la santé du campus.En somme, aucun des deux sites qu’avait à étudier la commission Johnson-Villeneuve n’est conforme au premier critère majeur défini par le gouvernement Charest soit ne pas dépasser la limite de la subvention du ministère de la Santé et des Services sociaux fixée à 800 millions de dollars, tout dépassement devant être couvert par une collecte de fonds privés qu’on estimait à 200 millions pour chacun des deux sites à l’étude.Pour le moment on joue au Monopoly, car il faudra trouver un petit milliard de dollars! Etant donné que la faculté de médecine a catégoriquement refusé le choix du CHUM-Saint-Luc, est-on dans l’impasse?Pas du tout.On a avancé.Les faits et les chiffres sont clairs.Maintenant, on sait que les deux seuls projets étudiés pour le CHUM coûteront près de deux milliards de dollars.Voilà qui est même très clair.D faut bien comprendre que le coût de construction de l’hôpital lui-même reste à peu près le même, quel que soit le site choisi.Les coûts de dépassement sont causés par les frais d’expropriation et de préparation du terrain.En conclusion, il faut étudier un autre lieu d’implantation.Demeure cependant la volonté du gouvernement de donner à la population francophone du grand Montréal un grand centre hospitalier universitaire.Immuables aussi les principes qui sont à la base de l’établissement d’un tel centre, soit la qualité des soins aux patients et les impératifs de l’enseignement et de la recherche.[.] D n’y a donc pas que les coûts.La pertinence de la juxtaposition au CHUM des pavillons universitaires des sciences de la santé est discutable car, paradoxalement ce projet va à contre-courant de la révolution actuelle en médecine, même si c’est cette dimension qui a séduit d’emblée plusieurs universitaires et hommes d’affaires soucieux du bien public.D n’y a qu’à visiter, à Montréal même, les départements de physiologie, de biochimie, d’immuno- microbiologie et les centres de recherche pour constater les résultats du mariage de plus en plus fécond de la médecine avec les sciences non biologiques telles que la chimie, la physique, les mathématiques, etc.[.] Existe-t-il un terrain, relativement près du campus universitaire, qui puisse recevoir un hôpital de 700 lits et le Plan fonctionnel et technique du premier projet Rosemont-Saint-Denis accepté en 2000 par les médecins, les chercheurs et les membres du conseil d’administration du CHUM et de l’université?Un lieu qui ne nécessite pas d’expropriations coûteuses ni de décontamination?Un lieu qui soit relativement près du campus de l’Université de Montréal?Un lieu qui soit au cœur d’un réseau de transport public ou routier déjà en place?Ce lieu miracle existe au centre-ville.C’est le site de l’Hôtel-Dieu de Montréal avec son très vaste terrain de stationnement, auquel s’ajouteraient le couvent des religieuses Hospitalières, leur précieux jardin, et aussi un espace contigu libéré par l’aménagement de l’échangeur des Pins.Ainsi le site de l’Hôtel-Dieu de Montréal aura quatre fois la superficie de celui de l’hôpital Saint-Luc; il aura la même dimension que le site Rosemont-Saint-Denis.Surtout, ce site ne nécessite ni expropriations coûteuses et injustifiées, ni décontamination des Seul le site de RHÔtel-Dieu permet de commencer les travaux maintenant Ce sera le CHUM 2008.sols, une économie de 200 ou 300 millions de dollars par rapport aux deux autres projets.Salles rénovées De plus, l’Hôtel-Dieu offre en prime des salles d’urgence rénovées en 2003, de solides édifices, dont deux de construction récente pouvant loger d’autres services, y compris l’administration du CHUM qui y est déjà — une autre économie de coûts — ainsi que les chercheurs en santé publique, voire une partie des fonctionnaires de la Régie régionale.En outre, l’Hôtel-Dieu permet de réaliser un souhait du ministre de la Santé, le Dr Philippe Couillard, soit la complémentarité avec les chercheurs et les cliniciens du campus de McGill.Or sa faculté de médecine, son institut neurologique, ses nouveaux pavillons du génome, de la cancérologie ne déménageront pas à la cour Glen.Ils se situent tous à un jet de pierre de l’Hôtel-Dieu.Le ministre Couillard est pressé, les médecins de l’Université de Montréal et ceux de McGill le sont aussi.Soit.Seul le site de l’Hôtel-Dieu permet de commencer les travaux immédiatement Ce sera le CHUM 2008.Les contribuables se réjouiront qu’on économise des centaines de millions de dollars.Les patients seront satisfaits de recevoir les meilleurs soins dans le merveilleux environnement qu’offrent le mont Royal et le jardin des religieuses.Le ministre aura plus d’argent à consacrer à la santé et moins au béton.Et les dons venant du secteur privé pourront servir à l’équipement médical.comme cela se fait déjà.Doit-on attendre que l’université McGill suive l’exemple de l’université Concordia, qui a acquis le couvent patrimonial des sœurs Grises sur le boulevard René-Lévesque et offre d’acheter l’Hôtel-Dieu, pour que les autorités de l’Université de Montréal et les membres de son conseil d’administration dessillent leurs yeux? LE DEVOIR.LE JEUDI 6 JANVIER 2 0 0 5 A 7 DEES PAOLO COCCO AGENCE FRANCE PRESSE Le cardinal de Mexico, Javier Lozano Barragan, lors de son ordination par le pape Jean-Paul 11, le 21 octobre 2003, au Vatican.û X
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