Le devoir, 17 janvier 2005, Page(s) complémentaire(s)
AUTOROUTE 25 PROCHE-ORIENT Le maire Tremblay «doit» se prononcer, selon les écologistes Page A 3 ?w w w .1 e d e v o i r.c o ni ?Sharon donne carte blanche à Tsahal, l’OLP exige le calme Page A 5 LE DEVOIR V o i.X C V 1 N LE LUNDI 17 JANVIER 2005 8 7c + T A X K S l $ JACQUES NADEAU LE DEVOIR La tension était palpable hier, à l’arrivée des syndiqués de la SAQ à l’assemblée extraordinaire convoquée pour débattre d’une proposition d’affiliation à la CSN.SAQ: le syndicat s’affilie à la CSN L’exécutif avoue des erreurs dans la gestion du conflit GUILLAUME B O U RG AU LT-C Ô TÉ Après une longue et houleuse assemblée générale, les grévistes du Syndicat des employés de maga-sins et de bureaux (SEMB) de la Société des alcools du Québec (SAQ) ont décidé hier dans une proportion de 76 % de s’affilier à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), un geste qui, espèrent-ils, leur donnera des outils supplémentaires nécessaires pour régler un conflit qui dure depuis près de deux mois.Mais cette nouvelle alliance ne s’est pas faite sans heurts: plusieurs syndiqués ont manifesté bruyam- ment leur colère tout au long de l’assemblée, arguant que le syndicat aurait dû leur donner le choix entre l’option CSN et celle du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, qui relève de la FTQ).De son côté, l’exécutif syndical a reconnu avoir fait une foule d’erreurs dans la gestion du conflit Selon plusieurs grévistes présents, le président du SEMB, Martin Charron, a ainsi avoué au cours de la rencontre avoir mal géré la grève, surestimé le rapport de force du SEMB à l’approche de Noël et fait des gaffes de planification au niveau du fonds de grève.Le nombre de piqueteurs à payer (2600 sur 3800) n'avait pas été prévu aussi grand par le syndicat Plusieurs grévistes affirment ne pas avoir reçu de chèque de paie depuis quatre ou cinq semaines.Selon des intervenants présents dans la salle, M.Charron a d’abord présenté un compte-rendu de l’état des négociations, au point mort depuis le 18 décembre.Il a ensuite détaillé les différentes discussions qu’il a eues avec des partenaires prêts à aider financièrement et structurellement le SEMB.Des banques et au moins trois centrales ont été approchées.VOIR PAGE A 8: SYNDICAT Kyoto : Ottawa veut ménager les grands pollueurs LOUIS-GILLES F K A N C (E U R Le gouvernement fédéral se penche présentement sur une stratégie qui réduirait à moins de 25 mégatonnes l’effort de réduction des grands émetteurs de gaz à effet de serre, a appris Le Devoir de sources fédérales bien informées.Le plan fédéral de réduction des gaz à effet de serre (GES) préparé par le gouvernement Chrétien à l’automne 2002 fixait plutôt leur objectif de réduction à 73 mégatonnes (millions de tonnes).Cet objectif constituait déjà une concession majeure, car les grands émetteurs, soit les producteurs de pétrole, les producteurs d’électricité thermique et certaines grandes entreprises consommatrices de combustibles fossiles, sont responsables de 50 % des émissions canadiennes.Si Ottawa leur imposait un fardeau proportionnel à leurs émissions, les grands émetteurs industriels devraient réduire leurs émissions de 120 mégatonnes, soit la moitié de l’objectif national de réductions.Les mesures envisagées par Ottawa risquent à la limite de «compromettre l’atteinte des objectifs du protocole de Kyoto», estime Steven Guilbeault, le coordonnateur de Greenpeace et porte-parole dans le dossier des changements climatiques.Ottawa envisage quatre mesures au profit des grands émetteurs industriels.VOIR PAGE A 8: KYOTO ¦¦¦HHiMHBr" 'W BL.______ R jj *3- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ottawa songerait à faire passer de 73 à moins de 25 mégatonnes l’effort de réduction des gaz à effet de serre des grands émetteurs.Bush aborde son deuxième mandat certain d’avoir les coudées franches en Irak ALAIN JEAN ROBERT \\T ashington — A la veille d’entamer un nouveau V V mandat de quatre ans à la Maison-Blanche, le président américain George W.Bush a estimé hier que l’élection présidentielle de novembre lui avait accordé un blanc-seing pour sa politique en Irak.«Nous avons eu un moment pour faire les comptes, c’était l’élection de 2004 [.] Les Américains ont écouté divers points de vue sur ce qui se passait en Irak, ils ont regardé les deux candidats et ils m’ont choisi», a affirmé M.Bush dans un entretien publié par le Washington Post.Invité de la chaîne CBS, le sénateur Ted Kennedy a jugé «ridicule» cette position et a estimé que «l’Irak est le Viêt Nam de George Bush».LES MARCHANDS D’INFLUENCES L’ENTREVUE ©!!#!! 6 KEVIN LAMARQUE REUTERS Des silhouettes se découpent sur le Capitole, à Washington.Près de 14 000 iobbyistes s’affairent dans la capitale américaine à solliciter l’attention des membres du Congrès et à tenter d’influencer les décisions de la Maison-Blanche.Washington, cœur de la planète lobbying Le génocide revisité Le professeur Frank Chalk a étudié les trous de mémoire de Vhumanité .exterminatrice L’une des preuves que la mémoire est souvent courte consiste à penser que le génocide est pour l’essentiel un produit des conflits du XX' siècle, alors qu’il s’en est commis dès l’Antiquité, ainsi que l’illustre la nouvelle Encyclopedia of Genocide and Crimes against Humanity.L’un de ses auteurs, Frank Chalk, est professeur d’histoire à l’université Concordia.Nous l’avons rencontré.GUY TAILLEFER Des certitudes Ni la violence généralisée en Irak à moins de deux semaines des élections générales ni les pertes américaines ou l’arrêt des recherches d’armes de destruction massive, jamais trouvées, n’ont pourtant entamé les certitudes du président américain sur la justesse de la guerre en Irak.Le président qui avait proclamé h «fin des combats majeurs» en mai 2003, affirme en janvier 2005 qu’*e« temps de guerre les choses ne vont pas exactement comme elles étaient prévues».«Sur un sujet aussi compliqué que chasser du pouvoir un dictateur et essayer VOIR PAGE A 8: MANDAT INDEX ¦>1 OOB Avis publics B 5 L/4 —W—i—— Convergence B 7 ————M» Culture B 8 Décès B 4 Économie B 1 Éditorial A 6 — Idées________A7 Météo.B5 Monde.A 5 Mote croisés.B 4 Religions.B 6 Sports.B 5 Télévision.B 6 Il n’y a pas que les grandes entreprises et les groupes de pression qui tentent d’influencer les gouvernements avec l’aide de dizaines de Iobbyistes: les pays étrangers et leurs alliés sur le terrain en font tout autant Pendant que le Canada augmente ses efforts aux États-Unis, Israël et Taïwan maintiennent la pression sur Ottawa.Voici le second volet de notre dossier lancé samedi.ALEC CASTONGUAY Ottawa — «Washington, c’est une autre planète.C’est la capitale du monde, alors, forcément, la terre entière veut l’influencer», explique sous le couvert de l’anonymat un lobbyiste canadien qui a déjà travaillé dans la capitale américaine.Les décisions de l’administration américaine et de son Congrès ont effectivement des répercussions immenses dont l’onde de choc dépasse largement Washington.Les lois et prises de position américaines touchent une foule d’in- térêts allant du petit groupe écologiste jusqu’aux grandes multinationales en passant par les pays étrangers, alliés ou non des Etats-Unis.Avec un tel impact, rien d’étonnant à ce que le carrefour mondial des Iobbyistes se trouve chez nos voisins du Sud avec comme épicentre K Street, une grande artère qui longe d’abord la rivière Potomac pour ensuite s’engouffrer dans la ville et passer non loin de la Maison-Blanche.C’est là, après la Deuxième Guerre mondiale, que les firmes VOIR PAGE A 4: WASHINGTON À lire aussi en page A 4 ¦ La loi sur les Iobbyistes sera renforcée à Ottawa ¦ Le lobby israélien, le mieux organisé Holocauste, nettoyage ethnique en Bosnie et au Kosovo, génocide des Arméniens en Turquie et des Tutsis au Rwanda: les cas les plus étudiés et les plus catastrophiques sont près de nous.Mais bien avant ces événements, et bien avant que l’ONU ne définisse en 1948 le crime de génocide comme tout acte «commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux», de nombreux autres gestes de nature semblablement exterminatrice étaient survenus dans l’histoire: l’annihilation des habitants de l’Île-État de Milos par les Athéniens en 416 avant Jésus-Christ, par exemple, et celle des Carthaginois trois siècles plus tard par des Romains décidés à appliquer la «solution finale» à une communauté qui leur tenait tête militairement LEncyclopedia of Genocide and Crimes against Humanity, publiée par l’éditeur américain Thomson Gale, ramasse en trois volumes et 300 articles étalés sur 1500 pages la mémoire de ces innommables VOIR PAGE A 8: GÉNOCIDES Le professeur Frank Chalk K a 4 LE DEVOIR LE LUNDI 17 JANVIER 2005 A 5 E MONDE Ariel Sharon donne carte blanche à Tsahal L’OLP exige le calme DAN WILLIAMS Jérusalem — Ariel Sharon a donné hier carte blanche aux généraux israéliens pour mettre un terme aux activités des groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza, tandis que l’instance dirigeante de l’OLP lançait un appel au calme d’une rare fermeté.Des militaires semblent l’avoir pris au mot durant la soirée dans la bande de Gaza où, dans le camp de réfugiés de Khan Younès, un char a ouvert le feu sur une habitation palestinienne, tuant un homme de 27 ans et sa mère et blessant grièvement lè père, ont rapporté des médecins palestiniens.De source militaire israélienne, on expliquait que les soldats avaient ouvert le feu à deux reprises dans ce secteur, une fois contre des Palestiniens soupçonnés de déposer des explosifs, une autre fois contre d'autres Palestiniens observant des positions israéliennes d’une manière suspecte.A la Maison-Blanche, un responsable a engagé hier Mahmoud Abbas à prendre «des mesures énergiques» pour faire cesser les attaques d’activistes, tout en jugeant temporaire la suspension par Israël de ses contacts avec le nouveau président palestinien.«Avec ces nouveaux attentats à la bombe [.] il faut s'attendre à ce qu’un gouvernement prenne des mesures», a déclaré Dan Bartlett, conseiller à la Maison-Blanche, au sujet de la décision israélienne de couper tous les contacts avec Abbas après un attentat dans lequel ont péri six Israéliens.Le comité exécutif de l’Organisation de la Palestine a exigé ' quant à lui «l’arrêt de toutes les opérations militaires susceptibles de nuire aux intérêts de la nation palestinienne et de fournir un prétexte à Israël, qui souhaite obstacle à la stabilité palestinienne».Mahmoud Abbas, qui a succédé le 9 janvier à Yasser Arafat rencontrera dans la semaine les représentants des mouvements armés pour tenter de négocier une trêve, tentative que le gouvernement de Sharon juge vouée à l’échec.«Malgré les changements intervenus à la tête de la direction palestinienne, nous attendons encore de la voir agir contre le terrorisme», a déclaré le premier ministre israélien devant les membres de son gouvernement, deux jours après rompu tout contact avec Abbas.«L’appareil militaire et de sécurité israélien a reçu pour instruction de prendre toutes les mesures nécessaires sans aucune restriction [.] aussi longtemps que les Palestiniens ne lèveront pas le petit doigt», a-t-il ajouté.La presse israélienne évoque de son côté une possible reprise de la campagne d’«assassinats ciblés» pour décapiter les mouve- ments radicaux et l’instauration de «zones de sécurité» dans la bande de Gaza pour mettre les colonies israéliennes hors de portée des tirs de roquettes.Nabil Chaath, ministre palestinien des Affaires étrangères, a annoncé qu’Abbas se rendrait mercredi à Gaza pour «renouer les négociations de paix».Le nouveau président de l’Autorité palestinienne a pour sa part indiqué qu’il ferait pression sur ses interlocuteurs palestiniens pour les amener à décréter une trêve à laquelle les Israéliens devront également se soumettre et pour tenter de les convaincre de participer aux élections législatives du 17 juillet Persévérer «Nous devons essayer.Si nous sommes d’accord pour négocier avec nos occupants, est-ce qu’on ne devrait pas le faire avec nos frères ?Nous devons persévérer.Ce n’est pas une tâche facile», a ajouté Chaath.Le cheikh Nafez Azzam, dirigeant du Djihad islamique, avait auparavant jugé «inopportun de discuter d’une trêve alors qu’Israël poursuit ses attaques».Le gouvernement israélien, qui a écarté toute idée de trêve négociée avec les mouvements radicaux, a toutefois fait savoir qu’une pause dans les attentats se traduirait par une suspension des opérations militaires.En pareil cas, Sharon s’est dit prêt à coordonner son projet de démantèlement des colonies juives de la bande de Gaza avec l’Autorité autonome en préalable à des négociations sur la création d’un Etat palestinien.«R nous faut parvenir à une période de calme réel, et Israël devrait en faire de même», a souligné son homologue palestinien Ahmed Koreï.Plusieurs roquettes artisanales se sont pourtant abattues hier sur le sud d’Israël.L’aviation israélienne affirme pour sa part avoir détruit trois rampes de lancement de roquettes Kassam dans le nord de la bande de Gaza, territoire entièrement bouclé par Tsahal après une attaque meurtrière contre le poste frontière de Karni jeudi.A la suite de cette attaque qui a coûté la vie à six Israéliens, l’armée a tué huit Palestiniens samedi dans des combats à Gaza et a rompu tout contact avec la direction palestinienne.«Si Abou Ma-zen n’anéantit pas le terrorisme, le terrorisme l’anéantira», a lancé Zeev Boim, vice-ministre israélien de la Défense.«L’expérience nous montre qu’il ne sera jamais possible de relancer les négociations si on pose comme préalable l’arrêt de toute violence», a quant à lui souligné le président égyptien Hosni Moubarak.Reuters AFGHANISTAN L’armée américaine libère 81 talibans présumés Kaboul — Les forces américaines déployées en Afghanistan ont libéré hier 81 combattants talibans présumés dont plusieurs ont dit avoir été torturés au cours de leur détention.«Ils ont été libérés de Bagram», a déclaré Fazl Hadi Shinwari, le plus haut magistrat afghan, évoquant la principale base militaire américaine, quelques kilomètres au nord de Kaboul.«Nous allons leur donner des vêtements et les renvoyer chez eux», a-t-il poursuivi.Agés de 19 à 64 ans, l’air épuisé, ils ont laissé éclater leur joie à la sortie de la Cour suprême.L’US Army a fait de nombreux prisonniers après avoir renversé le régime taliban, en novembre 2001.Les détenus jugés les plus dangereux ont été transférés sur la base de Guantanamo, à Cuba.Les autres ont été placés en détention dans les différentes bases du corps expéditionnaire.Tous devraient être prochainement libérés, selon Shinwari.«R y a encore 400 talibans à Bagram et ils [les Américains] ont promis de libérer tous ceux de Bagram et de Guantanamo», a-t-il assuré.Le gouvernement d’Hamid Karzai aurait par ailleurs entamé des négociations avec des responsables talibans pour les amener à renoncer à la lutte armée et à renvoyer les hommes qui combattent sous leurs ordres dans leurs foyers.Avant de les rendre à la vie civile, Shinwari a invité les 81 détenus libérés hier à la discrétion « Il m’asper- au sujet de leur déten- , tion, expliquant que geaient leurs déclarations pour- ,, raient nuire à ceux qui se a eau, me trouvent toujours derriè- ., j re les barreaux.Certains privaient ue n’ont tenu aucun compte ssnmmeil Pt de 80,1 avertissement sommeil et ^ été arrété w la m’ont battu base de fausses informa- tions», a par exemple pendant ma assuré Shah Alim, jeune homme de 19 ans détention » originaire de la provin- ce orientale de Kunar.«Il m’aspergeaient d’eau, me privaient de sommeil et m’ont battu pendant ma détention.» «J’ai de très mauvais souvenirs des interrogatoires parce qu’ils nous torturaient», a confirmé Abdul Manan, 35 ans.«Mais, une fois la période des interrogatoires terminée, tout s’est bien passé», a-t-il nuancé.Reuters Chavez accuse Washington de vouloir diviser l’Amérique latine PASCAL FLETCHER Caracas—Le président vénézuélien Llugo Chavez a reproché hier aux États-Unis d’avoir pris parti pour la Colombie dans le différend qui l’oppose à Caracas au sujet du rapt d’un chef de la guérilla colombienne en territoire vénézuélien.Accusant Washington de vouloir diviser l’Amérique latine, Chavez a de nouveau exigé des excuses de Bogota pour avoir payé des soldats vénézuéliens en vue d’enlever Rodrigo Granda, chef des relations extérieures des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Fare), le 13 décembre à Caracas.Granda a été conduit en Colombie, où la police a annoncé son arrestation.Le Venezuela a rappelé son ambassadeur à Bogota et gelé des projets bilatéraux avec la Colombie.«71 y a une crise [.] Un crime a été commis ici et la souveraineté du Venezuela a été violée», a déclaré Chavez à la télévision.Il a invité le président colombien Alvaro Uribe à venir au Venezuela pour préserver les relations bilaténdes.Il s’agit du différend le plus grave de ces dernières années entre le Venezuela et la Colombie, pays voisins qui sont d'importants partenaires commerciaux.Le Venezuela, cinquième exportateur mondial de pétrole, est le deuxiè- me marché à l’exportation de la Colombie.Si Uribe est un solide allié de Washington, Chavez est un nationaliste de gauche et un critique virulent de la politique américaine.Le Venezuela est toutefois un important fournisseur de pétrole des États-Unis.Chavez a reproché à l’ambassadeur de Washington à Bogota, William Wood, d’avoir déclaré samedi que les États-Unis soutenaient «à 100 %» l’argument de la Colombie voulant que la capture de Granda soit une action légitime dans la lutte contre le terrorisme.Bogota et Washington considèrent les Fare comme une organisation terroriste.Pour le président vénézuélien, l’enlèvement de Granda s’inscrit dans des tentatives «d’intérêts hégémoniques, impérialistes et fbmen-teurs de divisions» pour torpiller ses efforts de création d’un front latino-américain contre la politique de Washington en matière de commerce et de sécurité.Chavez p'est pas allé jusqu’à accuser les États-Unis d’implication directe dans le rapt de Granda.Il ¦s’est dit prêt à rencontrer Uribe pour des entretiens mais en rejetant une proposition de Bogota en faveur d’un sommet latino-américain consacré à l'affaire.Reuters Des Américains en mission secrète en Iran avance le New Yorker Washington — Des commandos américains effectuent des missions de reconnaissance secrètes en Iran pour y localiser des cibles nucléaires et chimiques potentielles, croyait savoir hier le magazine New Yorker.Dans un article signé par Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, on lit que ces missions secrètes se déroulent au moins depuis l'été dernier, dans l’objectif d’amasser des renseignements sur une trentaine de sites.Selon un consultant du gouvernement entretenant des liens-étroits avec le Pentagone, cité par Hersh, «des responsables civils au Pentagone souhaitent que l'on aille en Iran détruire autant d’infrastructures militaires que possible».Un ancien responsable des services de renseignement déclare au New Yorker qu'«o» a affaire à une guerre contre le terrorisme, dont l’Irak n 'était qu ’un volet.L’administration Bush considère [la ré- \ gion] comme une immense zone de guerre.Bientôt, nous assisterons à la campagne d'Iran».L'ancien haut responsable des renseignements a déclaré à Hersh qu’un commando américain se trouvait en Asie du Sud et travaillait main dans la main avec un groupe de scientifiques pakistanais qui ont eu affaire à des savants nucléaires iraniens.Ce commando se rend de temps à autre dans l’est de l’Iran pour y rechercher des installations militaires nucléaires souterraines, a-t-il confié à Hersh.En échange de cette coopération, assure-t-il, le président pakistanais Pervez Musharraf a reçu l'assurance que son gouvernement n’aurait pas à livrer Abdul Qadeer Khan, père de la bombe atomique pakistanaise, pour être interrogé sur son rôle dans la vente de secrets nucléaires à l’Iran, à la Libye et à la Corée du Nord.Reuters Veillée aux chandelles pour Kobé V ISSEI KATO REUTERS POUR LES habitants de Kobé, au Japon, les tsunamis qui se sont abattus dans la région de l’Asie du Sud-Est, le 26 décembre dernier, ont ravivé le souvenir du séisme du 17 janvier 1995 avec son lot d’images traumatisantes: immeubles rasés, incendies en série, autoroutes et lignes de chemin de fer détruites, morgues et hôpitaux submergés par des milliers de victimes, survivants cherchant fébrilement leurs proches dans les décombres.Avec sa magnitude de 7,3, ses 6433 morts et ses 100 milliards de dollars de dégâts, le séisme de Kobé est encore dans toutes les mémoires des Japonais.Hier, dans un parc enneigé du centre-ville, des lycéens ont réalisé 450 personnages de neige pour symboliser les victimes.Durant la soirée, des gens sont venus allumer des bougies pour illuminer ces sculptures et prier.Aujourd’hui, les cérémonies débuteront avant l’aube avec une veillée à la bougie à l’heure précise où le tremblement de terre a frappé la ville, soit 5h46.Les déportés d’Auschwitz se souviennent d’une vérité historique Paris — Près de soixante ans après la libération du camp d’Auschwitz, le 27 janvier 1945, un millier de personnes, dont 250 anciens déportés, ont assisté à une cérémonie du souvenir hier à l’Hôtel de Ville de Paris, dans l'objectif de transmettre une «vérité historique inimaginable».Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a souhaité faire de ces commémorations une «arme pacifique contre celles et ceux qui s'inspirent encore de la barbarie».11 a ainsi dénoncé les «falsificateurs de l’histoire» et «ceux qui aujourdhui nous diraient encore que ce n’était pas si abject et que la période de l’occupation en France n’était peut-être pas de la barbarie».Une référence implicite aux propos du président du Front national Jean-Marie Le Pen, tenus la semaine dernière dans l'hebdomadaire d’extrême droite Rivarol.Dans cet entretien, publié le 7 janvier, le numéro un du FN a qualifié de «bavures inévitables» les exactions commises pendant l’Occupation.En France, «l'occupation allemande n a pas été particulièrement inhumaine», a-t-il dit Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, à la de» mande du garde des Sceaux, Dominique Perben, sur ces propos qui ont soulevé un tollé.Un millier de personnes, parmi lesquelles le ministre délégué aux Anciens combattants Hamlaoui Mekachera, ont assisté à la cérémonie d’hier, qui a donné le coup d'envoi des commémorations prévues pour le soixantième anniversaire de la libération des camps de concentration.Auschwitz a été libéré le 27 janvier 1945 au matin par l’armée soviétique.Plus de 7000 détenus se trouvaient encore sur place.Le 18 janvier, environ 60 000 personnes avaient déjà été évacuées par les SS vers l'Allemagne lors d’une «marche de la mort».Entre cinq et six millions de juifs ont été exterminés pendant la guerre.L’ancienne ministre de la Santé Simone Veil, qui a elle-même été déportée à Auschwitz en 1944 à l'âge de 16 ans, a fait part de son inquiétude devant les propos de «certains qui disent témoigner» mais «n’ont pas qualité pour témoigner, car ils ne sont pas des survivants, ils n’ont jamais vécu ça».«Cela m ’inquiète parce que, nous, nous sommes la dernière gé- nération, nous allons partir, et je crois qu’après nous, personne ne pourra se dire témoin et je souhaite que personne ne se dise témoin», a-t-elle poursuivi.Survivant d'Auschwitz, où il avait été déporté en 1943, le général André Rogerie, a fait part de la difficulté de transmettre ce traumatisme.«Les anciens déportés essayent de transmettre quelque chose, une vérité historique inimaginable, mais comment communiquer le froid, la faim, les coups, la souffrance, les cris, les hurlements, les aboiements, la peur, la fatigue, la crasse, les odeurs, la promiscuité, la durée, la misère, la maladie, la torture, l’horreur, les pendaisons, les chambres à gaz, les morts?» Selon lui, il est cependant nécessaire de «témoigner de ce passé terrible».pour «dire ce que nous attendons de la jeunesse: qu’elle regarde avec courage et lucidité l’organisation criminelle que fut le nazisme, en comprenant que rien n ’est jamais terminé [.] Qu elle médite sur cette période terrible de Ihuma-nité afin qu’elle réalise que la vie est un combat continuel pour que triomphent les droits de l’homme».Associated Press EN BREF Zhao Ziyang est mort Pékin — L’ancien dirigeant chinois réformiste Zhao Ziyang, limogé en 1989 après avoir sympathisé avec les étudiants en grève de la faim sur la place Tiananmen, est mort ce matin à l’âge de 85 ans, ont annoncé ses proches et le gouvernement Zhao était plongé dans un profond coma depuis plusieurs jours, selon sa famille.H était hospitalisé à Pékin depuis plus d’un mois et les médecins qui le soignaient s’étaient montrés très réservés dans leur pronostic ces derniers jours.L’ancien patron du Parti communiste chinois (PCC) a quitté la scène politique, contraint et forcé, le 19 mai 1989, après avoir rencontré des étudiants de la place Tiananmen.Accusé d’avoir «soutenu les émeutes», il avait été limogé le 24 juin 1989.Cette période de l’histoire chinoise est d’autant plus délicate à commenter officiellement aujourd’hui que l’actuel premier ministre, Wen Jiabao, est un ancien bras droit de Zhao, mais que, contrairement à son ancien mentor, il n’a pas été victime de la purge.-AFP Uex-gardien d’Abou Ghraïb ne regrette rien Fort Hood, États-Unis — Le soldat américain Charies Graner, condamné samedi à dix ans de prison militaire par une cour martiale réunie au Texas (sud), a affirmé à des journalistes qu’il n’avait pas de regrets.L’ancien caporaL considéré comme le principal responsable des sévices infligés à des détenus irakiens dans la prison d’Abou Gh-raib, avait affirmé samedi devant la cour qu’il s'était mal comporté mais, après sa condamnation, sortant du tribunal les menottes aux poignets et des chaînes aux pieds, fl a dit à des journalistes qu’il n'avait pas de regrets.Graner, 36 ans, qui était caporal de la police militaire au moment de l’éclatement du scandale, avait été reconnu coupable vendredi par les dix soldats composant le jury du tribunal militaire, tous d’anciens combattants en Irak et en Afghanistan.D encourait une peine maximale de 15 ans de prison.-AFP Croatie : Stipe Mesic réélu haut la main Zagreb— Le président sortant le centriste Stipe Mesic, a été réélu hier président de la Croatie avec 66 % de voix, lors du second tour de scrutin, selon des résultats officiels présentés par la Commission électorale centrale.La conservatrice Ja-dranka Kosor, candidate de la Communauté démocratique croate (HD Z), au pouvoir, a obtenu 34 % de voix selon les résultats portant sur 99,4 % des quelque 6731 bureaux de vote.Quelque 4,4 millions de personnes, dont 400 000 Croates vivant à l’étranger, étaient appelées aux urnes.-AFP LE DEVOIR, LE LUNDI 17 JANVIER 2 0 0 5 A 8 ACTUALITES SYNDICAT GÉNOCIDES SUITE DE LA PAGE 1 La décision du SEMB de ne proposer à ses membres qu’un seul choix d’affiliation à une grande centrale a fait éclater hier les dissensions latentes au sein d’un syndicat aux nerfs fatigués par les piquets de grève.La réunion, qui s’est étirée pendant plus de sept heures, aura été l’occasion pour les mécontents d’exprimer bruyamment leur désaccord quant aux agissements de l’exécutif syndical.A son arrivée sur la tribune principale de la salle de conférence réservée par le syndicat à Laval, Martin Charron a été accueilli par des huées nourries émanant d’une partie des quelque 2500 grévistes présents, tandis que d’autres l’applaudissaient discrètement.Dans la salle, quelques-uns portaient des chandails ou l'inscription «Boss, tu ris de nous autres» avait été changée en «Martin, tu ris de nous autres».Le ton était donné, la grogne allait publiquement fissurer la solidarité syndicale affichée depuis le début du conflit, en novembre.Tout au long de l’assemblée, les partisans des deux camps se sont affrontés au micro.Plusieurs ont réclamé que le vote se fasse entre deqx propositions, et non sur celle unique de la CSN.A la sortie, plusieurs dénonçaient un droit de parole restreint, sinon inexistant, pour les partisans du vote multiple.Un porte-parole du SCFP Marc Ranger, parlait de «jour sombre» pour le mouvement syndical.Aucune modification à l’ordre du jour n’a été adoptée et le vote s’est tenu vers 22h sur la proposition d’adhésion déposée par la CSN à l’exécutif syndical le 12 janvier.Dans cette offre, la CSN — qui promettait un premier chèque dès aujourd’hui aux grévistes en cas d’ad- hésion — parie d’une «convergence des valeurs» qui appelle à une «pleine affdiation» du SEMB à la structure de la CSN.Cette nouvelle affiliation durera au minimum la durée de la prochaine convention collective en cours de négociation.Elle engage le SEMB à se conformer aux pratiques de la CSN, et établi à 1,3 % la part des cotisations syndicales qui sera reversée à la centrale (sur une cotisation de 2,8 %).Les employés n’auront pas droit au Fonds de défense professionnelle de la centrale, mais la CSN s’engage à ce que les grévistes aient accès à un emprunt de quatre minions de dollars de la Caisse d’économie solidaire Desjardins.La centrale entend aussi mener une campagne de solidarité pour inciter ses syndicats à consentir des prêts sans intérêt au SEMB.On procédera également à une révision en profondeur de la politique de versement des prestations de rêve, afin de ne pas excéder un montant de 300 000 par semaine.La grille de paiements des prestations indique que les grévistes recevront entre 30 $ et 150 $ par semaine (au lieu d’un maximum de 200 $ actuellement), selon le nombre d’heures que travaillent habituellement ces gens à la SAQ, en tenant compte d’un engagement syndical hebdomadaire de trois à 15 heures de piquetage.Fait important à noter, la CSN impose toutefois un délai de carence (période sans paiement) de deux semaines.Les responsables du SCFP présents étaient très déçus, sinon carrément furieux, de la tournure des événements.Alexandre Boulerice, un des porte-parole, mentionnait ainsi que la proposition du SCFP était supérieure à celle de la CSN.On promettait selon lui un prêt égal de quatre millions, mais des cotisations moins coûteuses, et surtout des prestations de grève d’un maximum de 200 $ sans délai de carence.Chaude bataille Dans les corridors attenants à la salle de réunion, les discussions ont été parfois très vives entre les militants des deux camps, qui s’accusaient mutuellement d’avoir investi l'assemblée pour faire du maraudage.Le sort des 3800 membres du syndicat indépendant importe visiblement beaucoup les deux centrales, à l’approche de négociations générales du secteur public avec le gouvernement du Québec.Des autobus avaient notamment été nolisés par le SCFP pour transporter les grévistes de Québec, région où il recevait de bons appuis.Selon une membre de l'exécutif syndical, les grévistes en colère contre la proposition unique de fa CSN ont toutefois, en cours d’assemblée, compris que «leur exécutif avait choisi la meilleure proposition entre les différentes opportunités, une proposition qui permet d'avoir de meilleurs outils dans le combat et qui ne nous fera pas perdre notre automrmie syndicale pour autant».Mais nombreux étaient ceux qui restaient frustrés des événements.«Cest dans la façon que ça se déroule que ça choque, exprime Claire, une permanente de la région de Montréal.Je n ’en veux pas à Martin Charron de proposer qu’on joigne une grande centrale, ça fiait des années qu’on en rêve.Mais on voulait pouvoir décider, avoir un choix, sentir qu ’on est consultés.» Du côté de la SAQ, la porte-parole Linda Bouchard disait hier que la situation actuelle est du «jamais vu dans l’histoire de la SAQ.Il faudra voir ce qui se passe pour décider de la marche à suivre.On se rencontre ce matin pour étudier les differents scénarios».Le Devoir Avec la collaboration de François Desjardins SUITE DE LA PAGE 1 Parce qu’il estime que l’activité économique et les besoins énergétiques sont les principaux responsables de l’augmentation de la production de pétrole et d’énergie, le nouveau plan fédéral enlèverait 29 mégatonnes aux 73 MT qu’on assignait jusqu’ici à ce secteur industriel.Une partie importante de cette augmentation provient de l’intensification de l’extraction de sables bitumineux dans l’Ouest canadien, dont une grande partie au profit des États-Unis.Le Canada s’est engagé à réduire d'ici à 2010-12 ses émissions à 6 % sous le niveau historique établi en 1990.D dépasse présentement de 20 % le niveau de 1990, ce qui fait craindre à plusieurs que le retard à mettre en marche un plan de réduction appuyé par des lois et règlements ne condamne le pays à rater les objectifs de Kyoto.Par ailleurs, le gouvernement fédéral songerait à réduire de façon substantielle les objectifs du système d’achat et d’échanges de crédits de GES, qu’il s’apprête à mettre sur pied afin de permettre aux entreprises plus performantes de vendre sur un marché libre les crédits que leur rapporterait le dépassement de leurs objectifs de réduction.Ainsi, au lieu d’imposer aux entreprises des réductions de 55 mégatonnes par l’entremise de cet éventuel marché de crédits, Ottawa se contenterait d’exiger une réduction de 37 mégatonnes.Enfin, par différents artifices comptables, Ottawa reconnaittait aux industriels quelque 18 mégatonnes qui ne proviendraient pas de réductions concrètes dans leurs installations, mais d’autres initiatives, dont certaines qu’il finance.C’est ainsi, par exemple, qu’il pourrait convertir en «équivalents de crédits» des LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 El Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel re L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal 1 (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir .com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans fiais) Lt Devoir peut à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury, 9 étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel, Saint-Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans I* Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — ' Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.KYOTO sommes que ces grandes entreprises vont dépenser en recherche et développement, même si ces techniques ne suscitent que des gains potentiels ou théoriques et que rien n’assure quiconque qu’elles auront un jour un effet réel sur le bilan national.Des pressions Ces changements au Plan national de lutte aux changements climatiques de 2002 ont été élaborés par Environnement Canada et Ressources naturelles Canada.Us constituent le résultat des pressions effectuées par les grandes sources industrielles de gaz à effet de serre auprès du gouvernement Martin.Ces industriels n'ont pas jeté l’éponge après la ratification de Kyoto et, malgré les risques de dérapage, ils ont été entendus.Mais d’autres secteurs industriels, comme le secteur manufacturier, pourraient bien vouloir s’en tenir à des réductions proportionnelles à leur contribution au lieu d'assmner une partie des réductions qui devraient revenir aux grands émetteurs.Québec avait protesté contre le plan fédéral de 2002 parce qu’il imposait à l’économie québécoise et à son secteur manufacturier un fardeau disproportionné avec la contribution de la province à l’effort de réduction canadien.Selon d’autres sources d’information, les deux ministères responsables du dossier des changements climatiques songeraient à reporter sur la flotte automobile canadienne l’essentiel du fardeau qui devrait normalement incomber aux grands émetteurs industriels.Ottawa pourrait ainsi s’inspirer des normes californiennes pour intensifier de ce côté les réductions de GES.Le parc roulant canadien fournit présentement le tiers de toutes les émissions d’origine humaine au Canada et il est effectivement peu ciblé par le plan fédéral de réduction des GES.Une délégation ministérielle est présentement en Californie pour étudier ces scénarios.La Californie a adopté il y a deux ans une réglementation qui visait à réduire la copsommation d’essence du parc automobile de cet État.Elle exigeait notamment que les constructeurs automobiles augmentent l’efficacité énergétique des moteurs et que, sur un horizon d’une dizaine d’années les ventes annuelles de voitures atteignent un pourcentage précis de voitures moins gourmandes, hybrides et même à émissions zéro dès 2011-12.Cette réglementation a été contestée par les constructeurs qui ont eu gain de cause en avril.Par négociation, le California Air Ressource Board (CARB) a conclu en septembre un accord avec GM et Chrysler qui pennettra de réduire de 30 % la consommation des véhicules d’ici à 2016, d’augmenter le nombre de voitures dotées de plus petits moteurs et de transmissions plus efficaces sur le plan énergétique, ce qui devrait hausser de 1050 $ le prix moyen des voitures.Pour Steven Guilbeault, l’atteinte même des objectifs du protocole de Kyoto risque donc d’être compromise.D’abord, précise-t-il, parce qu’Ottawa peut susciter une désaffection envers le plan national s’il accentue l’iniquité entre les différents acteurs économiques.Et deuxièmement, dit-il, même si on adopte l’équivalent de la stratégie, les gains qu’on va en retirer vont se faire attendre longtemps, car la proportion des véhicules plus efficaces va augmenter lento ment dans l’ensemble du parc automobile canadien et parce que les réductions ne respecteront pas les échéances du protocole de Kyoto.Le Devoir MANDAT SUITE DE LA PAGE 1 d’établir une démocratie, l’inattendu arrive parfois, mal ou bien», a-t-il dit M.Bush a assuré qu’il savait se montrer «réaliste sur la rapidité avec laquelle une société qui a été dominée par un tyran peut devenir une démocratie».«Je suis donc plus patient que certains», a-t-il déclaré en se basant sur la propre histoire américaine pour expliquer qu’il fallait du temps pour bâtir une démocratie.«Notre objectif est un Irak libre et démocratique», a-t-il répété en précisant, que le nouvel Irak ne devait pas être à l’image des États-Unis, mais «à son image, dans le respect de ses coutumes».Réagissant à des rapports de différents services de renseignement qui indiquent que l’Irak pourrait devenir un terrain fertile pour le terrorisme, il a répondu qu'il s’agissait de «conjectures» avant d’ajouter aussitôt «Cela peut arriver, je suis d’accord».«Si nous ne sommes pas vigilants et fermes, il y aura des parties du monde qui deviendront des poches pour les terroristes, où ils pourront trouver refuge et s’entraîner.Et nous avons le devoir d’empêcher cela», a-t-il dit Alors que quelque 150 000 soldats américains sont déployés sur le terrain, il a dit ne pas avoir l’intention de demander au Congrès plus de soldats pour l’Irak.Interrogé à deux reprises sur un éventuel retrait des troupes américaines, il n’a pas donné de date, mais a répondu que ce serait «aussi rapidement que possible».Interrogé sur les raisons pour lesquelles les États-Unis n’ont pas encore capturé le chef d'al-Qaïda, Oussama ben Laden, le président américain a répondu: «Parce qu’il se cache».Mais, a-t-il ajouté, «je ne peux imaginer que quiconque dans le monde qui soit notre allié n’ait pas la volonté de faire le nécessaire pour essayer de le trouver».«Heureux de la chasse», le président s’est dit «content que [Ben Laden] soit isolé».«Je serai encore plus heureux quand il sera traduit en justice et je pense qu’il le sera», a affirmé M.Bush.Violences en Irak Pendant ce temps, les violences ne faiblissent pas en Irak.Dix Irakiens ont été tués hier dans différentes attaques, a-t-on appris auprès de l’armée américaine et de sources policières irakiennes.Le fils d’un représentant de l’ayatollah Ali Sistani, la figure emblématique des chiites irakiens, dans fa province de WassiL au sud-est de Bagdad, a été assassiné hier soir, a déclaré la police.Cinq insurgés ont été tués par les troupes américaines dans la ville de MossouL au nord de Bagdad, a déclaré un haut responsable militaire américain.En outre, des insurgés ont tué un enfant et blessé un autre alors qu’ils ouvraient le feu sur une autre patrouille dans la ville, a ajouté le lieutenant- colonel Kurilla du 1" bataillon du 24' régiment basé à MossouL Par ailleurs, un officier de police a été tué par des hommes armés au centre de la ville de Ramadi, à 100 km à l’ouest de Bagdad, selon des sources policières etljospitalières.A Bagdad, des inconnus ont tué un responsable du Comité de débaassification, organisme chargé d’écarter de l’administration de hauts responsables du parti Baas, au pouvoir sous le régime de Saddam Hussein.Une source au ministère de l’Intérieur a aussi fait état de l’assassinat, dans 1a capitale, d’un responsable des chemins de fer.Enfin, un commandant de la police irakienne, Omar Ibrahim Jihad, a été abattu par des hommes armés qui ont pris 1a faite, a ajouté la source du ministère sans donner davantage de précisions.Par ailleurs, à Bagdad s’est produit un attentat auquel a réchappé un membre du Cpnseil national irakien (parlement intérimaire), Salama al-Khafaji.Les circonstances précises de l’attentat n’ont pas été révélées dans l’immédiat.Mme Khafaji, parlementaire chiite, avait déjà échappé en mai 2004 à une attaque contre son convoi à Bagdad, qui avait coûté la vie à son fils et à l’un de ses gardes du corps.Toujours à Bagdad, des centaines de partisans du chef chiite radical Moqtada Sadr ont manifesté devant le ministère du Pétrole contre la pénurie d’essence et les coupures répétées du courant électrique.Un responsable du mouvement cheikh Malek al-Kï-nani, a annoncé que les manifestants venus surtout des provinces chiites du sud comptaient poursuivre leur sit-in devant le ministère pendant trois jours, «pour montrer le mécontentement du peuple irakien».Dans une démonstration de force avant le scrutin du 30 janvier auquel le chef radical ne participe pas, des milliers de ses partisans avaient déjà organisé samedi des protestations similaires dans plusieurs villes d’Irak.Des insurgés ont tiré hier soir plusieurs obus de mortier sur des bureaux de vote à Bassora, la grande ville chiite du sud de l’Irak, a-t-on appris de source policière.Cinq obus de mortier se sont abattus sur deux bureaux de vote, faisant des dégâts matériels mais pas de victimes, les bâtiments étant vides au moment de l’attaque, a indiqué le lieutenant Ammar Hassan, de la police de la ville.Toujours en vue des élections, un comité multiethnique a été chargé de superviser les élections dans la région de Kirkouk.«Ce comité est formé de quatre personnes représentant chacune l’une des principales entités vivant à Kirkouk: un Kurde, un Arabe, un Turcoman et un chrétien», a déclaré Abdel Hussein al-Hindaoui, chef de la Commission électorale irakienne, lors d’une visite dans la ville.SUITE DE LA PAGE 1 dérapages, que fa conscience humaine s’emploie aujourd’hui encore à nier.L’encyclopédie, publiée uniquement en iuvglais, est présentée comme le premier ouvrage de référence exhaustif, après Y Encyclopedia of Genocide parue en 1999, couvrant l’histoire internationale des crimes contre l’humanité — pas seulement les génocides et l'holocauste — et met à contribution des experts en histoire, en droit international, en littérature, en psychologie.Des Indiens Pequots exterminés au Connecticut par les Puritains aux Hereros massacrés par les Allemands en Afrique de l’Ouest, «le génocide n 'est pas qu’un produit de la modernité, du capitalisme, de l'industrialisation», affirme M.Chalk, un exemplaire de l'encyclopédie fraîchement sorti des presses trônant sur son bureau.Pas fâché, ce M.Chalk, d'autant que l’exemplaire que lui avait envoyé l’éditeur s’était égaré dans les dédales de la firme de messagerie LIPS.Réflexe négationniste L’ouvrage explore notamment le réflexe négationniste lié au caractère inconcevable et extrême du crime.Ce négationnisme est celui des coupables, comme on le constate depuis des années devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).«Le déni des auteurs, affirme-t-il, constitue le stade final d’un génocide.» Mais il est aussi celui de beaucoup de spécialistes, dit M.Chalk, offusqués à l’idée d’étudier dans une perspective géno-cidaire certains grands événements de l’histoire — les Croisades, par exemple.11 n’y a pourtant pas d’autres façons, dit-il, de qualifier les exactions commises par les Assyriens, considérés comme les premiers génocidaires dans l’histoire de l’humanité, quelque 700 ans avant J-C.Ni de décrire celles de Gengis Khan et des Mongols, au XIIL siècle.Conduits par le «mépris du sédentaire» à l’époque de la révolution agricole et de l’apparition des villes, les Assyriens, «qui se sont vantés plusieurs fois d’avoir commis des génocides», volaient les récoltes et exterminaient les communautés qui leur résistaient.Deux mille ans plus tard, Gengis Khan serait «un génie à ce jeu» qui consiste à semer la terreur en massacrant les hommes des villages qu’il prenait et en tuant ou asservissant les fenunes et les enfants.«Avant les mitraillettes et les ordinateurs, Gengis Khan maîtrisait tout à fait l’art du génocide.» Autre cas: le Tibet.Si les soldats chinois y sont allés, explique M.Chalk, ce fut au début du XVIII' siècle parce que le dalaï-lama de l’époque les avait invités à y venir pour le débarrasser d’un envahisseur mongol, la tribu des Zunghars.Ces derniers furent déportés par les Chinois au nord du Tibet et massacrés après avoir tenté de se rebeller.«Le génocide n’est pas qu’un produit de la modernité, du capitalisme, de l’industrialisation » Formes de déviance EfatsrUnien d’origine, installé au Canada depuis le inilieu des années 1960, M.Chalk est une sommité internationale en la matière.Le groupe des cinq responsables de publication dont il faisait partie — et dont était également membre un ancien professeur de rUQAM, William Schabas, aujourd’hui du Centre des droits humains de l’Université nationale d’Irlande — planchait sur le projet d'encyclopédie depuis deux ans et demi.Mais M.Chalk s’intéresse en fait à fa question depuis la fin des années 1970 alors que, prenant un café avec un collègue sociologue de Concordia, Kurt Jo-nassohn, les deux hommes s’avisent qu’ils «donnent un cours sur toutes les formes de déviance qui existent sous le soleil, excepté la plus létale».U‘ premier cours est donné en 1980 et fait toujours, 25 ans plus tard, partie du cursus: «U premier jour, je préviens mes étudiants de la difficulté du cours et de la gravité déprimante du sujet», dit-ü.Concordia est aujourd’hui la seule université sur la planète à donner un cours en deux sessions sur l’histoire et la sociologie du génocide.Les compétences des deux hommes, dont les familles ont vécu les horreurs du nazisme, débouchent en 1990 sur la publication, aux éditions Yale, de History and Sociology of Genocide, devenu une référence.Deux ans plus fard, il prend un congé sabbatique et visite la Californie, le Cambodge, la Tasmanie, l’Australie.Ce que son épouse a baptisé par raillerie son Genocide World Tour.Comment garder le sourire devant un sujet pareil?«Il faut des gens, dans ta vie, qui te rendent heureux.» Hypocrisie Des génocides ont été commis dans l’histoire pour éliminer une menace potentielle, pour créer la terreur dans fa construction d’un empire, ou par pure cupidité.Mais le motif le plus effrayant est idéologique.Le génocide des Juifs jjar les nazis, dont le modus operan-di peut être retracé dans celui des Hereros en 1904 et des Arméniens en 1915, en constitue l’exemple le plus emblématique, mais non exclusif.«Alors que les nazis planifiaient l’invasion delà Pologne en 1939 et l’assassinat d’intellectuels, de professeurs et de religieux, Hilter aurait répondu à des généraux s’inquiétant pour la réputation de l’Allemagne dans le monde: "Souvenez-vous de Gengis Khan et des Arméniens, personne n’en parle plus maintenant.”La négligence internationale, le déni, l’absence de mémoire, dit M.Chalk, ont encouragé Hitler à penser qu’il pourrait s’en sauver et que le monde s’en rappellerait comme des grands rois.» Et maintenant, le Darfour, alors que fa communauté internationale, pendant qu’on discute avec M.Chalk, continue de tergiverser sur la définition des exactions commises par les milices arabes appuyées par l’armée soudanaise contre des dizaines de milliers de Noirs musulmans.«Laquestion, au Darfour, n’est pas de savoir s’il s’agit ou non d’un génocide, explique-t-il.Le vrai problème, c’est que, dans nos relations internationales, on estime n’avoir aucun intérêt à intervenir pour sauver les vies de victimes potentielles de crimes contre l’humanité.Voilà où nous en sommes à l’heure actuelle.Nous avons écrit d’excellents rapports, mais des rapports hypocrites puisqu’ils ne sont accompagnés ni de la volonté politique ni des capacités militaires.» Il est vrai que le monde a peut-être aujourd’hui une plus grande conscience humanitaire, «mais nous ne sommes pas plus civilisés et humanitaires si nous n’agissons pas».Agence France-Presse Le Devoir LE DEVOIR, LE LUNDI 17 JANVIER 2 0 0 5 B 4 LES SPORTS Eagles 27, Vikings 14 Philadelphie accède à sa finale d’association Patriots 20, Colts 3 Les Patriots neutralisent les Colts BRIAN SNYDER REUTERS Le quart arrière des Patriots, Tom Brady, réalise une passe lors du second quart du match contre les Colts.Philadelphie — Personne n’était rouillé, même si la plupart des partants avaient peu joué depuis un mois.L’attaque n’a jamais été à court de gros jeux, même privée de la présence du receveur Terrell Owens, blessé.Grâce à la meilleure performance de Freddie Mitchell, les Eagles de Philadelphie se sont qualifiés pour une quatrième année de suite en vue de la finale de l’Association nationale de la N FL cette fois, en disposant par 27-14 des Vikings du Minnesota.Donovan McNabb (21-en-33,286 verges) et les Eagles (14-3) ont tiré parti des bourdes des Vikings (9-9) qui ont démontré comment ils ont perdu sept de leurs 10 derniers matchs du calendrier régulier.La puissante attaque des Vikings n’a pu résister à la pression de la défensive des Eagles menée tambour battant par l’ailier défensif Jevon Kearse et le secondeur Jeremiah Trotter, deux joueurs qui n’étaient pas avec la formation de Philadelphie l’an dernier.«La défensive a fait un travail remarquable», a dit l’entraîneur des Eagles, Andy Reid.Les Kagles ont limité Randy Moss à trois attrapés pour 51 verges et ils ont renversé Daunte Culpepper trois fois derrière sa ligne d’engagement.«Ça n’a aucune importance, la qualité de tes receveurs si tu n’as pas le temps de lancer le ballon», a dit Kearse.Les Eagles, qui se sont inclinés trois années de suite en finale d’association, accueilleront les Falcons d’Atlanta dimanche prochain.La pression sera lourde sur les joueurs des Eagles cette semaine, eux qui tentent de qualifier leur club en vue du Super Bowl pour une première fois en 24 ans.Les Vikings n’étaient certes pas le test idéal pour les Eagles, mais Michael Vick et les Falcons devraient représenter un adversaire nettement plus coriace.Si les Eagles ont vu Mitchell inscrire deux touchés, ils ont bénéficié des nombreuses gaffes des Vikings.La plus grave étant celle où un joueur de ligne à l'attaque est demeuré sur le terrain à la place de Moss lors d’une feinte de botté de précision, privant le quart substitut Gus Frerotte de receveur.•C’est ça le football, a dit Culpepper.Tu dois jouer sans commettre d’erreur à ce niveau.» Sur le jeu controversé, le centre substitut Cory Withrow était sur le terrain sans savoir qu'une feinte se préparait Les entraîneurs et les coéquipiers de Moss ont dû lui hurler de quitter le terrain afin d’éviter une pénalité pour avoir trop de joueurs sur la surface.«Je n'ai pas entendu l’appel du jeu», a dit Withrow.Frerotte a saisi le ballon, s’est relevé et il a regardé sur la gauche, où Moss aurait dû se trouver.11 n’a eu d’autre choix que de lancer le ballon dans la zone des buts et les Eagles ont repris le ballon.«On voudrait tellement reprendre ce jeu, a dit Frerotte.Ils [les Eagles] ne l’avaient probablement pas vu venir.Si on avait obtenu le touché, la marque aurait été de 21-14 et nous aurions repris le momentum.» Moss a refusé de commenter après le match.Mitchell a complété le match avec cinq attrapés pour 65 verges, tous cruciaux.Il a en plus été chanceux lors de son deuxième touché, quand il a mis la main sur le ballon perdu par LJ.Smith dans la zone des buts.Mitchell, avec deux, et Brian Westbrook, à la suite d’un catch de sept verges, ont inscrit les trois marques des Eagles.David Akers, avec des bottés de précision de 21 et 23 verges, a complété la marque des vainqueurs.Foxboro — Quarante-neuf passes de touché?Et puis après?Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont rappelé à tout le monde pourquoi ils sont les champions en titre du Super Bowl, hier, neutralisant Peyton Manning et les Colts d’Indiana-polis, chemin faisant vers un gain décisif de 20 à 3.Les Patriots (15-2) seront donc à Pittsburgh dimanche prochain, afin de disputer la finale de l’Association américaine face aux Steelers.L’unité défensive de la formation de la Nouvelle-Angleterre n’a pas permis une seule passe de touché au quart des Colts (13-5) qui avait établi un record de la NFL avec 49 réussites au cours de la saison.En fait, les Patriots n’ont cédé qu’un botté de précision de 23 verges à Mike Vandeijagt en toute fin de première demie.«C'est le meilleur plan de match que j’ai vu depuis que je suis ici», a dit le demi de sûreté des Patriots, Rodney Harrison.Sur un terrain glacé et sous une fine neige persistante, Manning et ses formidables receveurs n’ont jamais pu répéter leurs exploits du calendrier régulier.Manning présente maintenant une fiche en carrière de 0-7 à Foxboro, où il vient de perdre un deuxième match éliminatoire de suite.Les Colts s’étaient inclinés 24-14 en finale de l’AFC en janvier 2004 face aux Patriots.«Je n’ai aucune réponse, a dit le demi des Colts, Edgerrin James, limité à 39 verges de gains.Je ne comprends pas ce qui s’est produit sur le terrain.J’ai juste tenté de faire de mon mieux.» Tedy Bruschi, avec deux échappés récupérés, Willie McGi-nest et les schémas défensifs de l’entraîneur Bill Belichick ont souvent embouteillé Manning.«Je crois que notre défensive a prouvé son point, a dit le quart des Patriots, Tom Brady.Accorder seulement trois points à l’une des meilleures offensives de l’histoire du football, c’est incroyable.» Brady (18-en-27,144 verges) a lancé une passe de touché de cinq verges à David Givens et il a inscrit un majeur à la suite d’une course d’une verge.11 a porté sa fiche en séries à 7-0.Adam Vma-tieri a complété la marque des vainqueurs avec des bottés de précision de 24 et 31 verges.Le froid Le froid n’a pas servi la cause des Colts qui sont habitués à jouer dans un stade couvert, mais il tombait à point pour la stratégie des Patriots: des jeux au sol, de courtes passes et un contrôle du ballon.Le demi à l’attaque Corey Dillon s’est assuré que Manning (27-en42, 238 verges) ne soit pas trop souvent sur le terrain.Dillon a amassé 144 verges de gains au sol alors que les Patriots, collectivement, ont franchi la barre des 200 verges.«On voulait imposer notre jeu terrestre et garder Peyton [Manning) sur la touche», a déclaré Dillon, qui disputait un premier match éliminatoire en huit ans.«Ça démontre ce que Corey est capable de faire, a dit Brady.Le match qui s’en vient à Pittsburgh sera notre plus dur de la saison.» Les Patriots ont écoulé le temps au cadran à prolusion.La poussée qui a mené au premier placement de Vinatieri a franchi 78 verges, a nécessité 16 jeux et a pris neuf minutes et sept secondes.Celle pré- cédant le touché de Givens a bouffé 8 min 16 s de temps à l’horloge au troisième quart alors que le touché de Brady a couronné une poussée de 94 verges.«Nous avons fait face, à une meilleure équipe aujourd’hui, a dit l’entraîneur des Colts, Tony Dungy.C’est leur grande force.Ès trouvent toujours une façon de gagner.Pourtant, nous étions confiants avec une marque de 6-3 à la demie.Mais ils ont fait preuve de plus de robustesse que nous.Corey Dillon a fait la différence.En deuxième demie, ils nous ont complètement dominés.» La saison des Colts s’est donc terminée où elle s’était amorcée.Les Colts avaient en effet perdu leur premier match du calendrier régulier à Foxboro, 27 à 24, quand Vandeijagt a raté un botté de précision de 48 verges.Presse canadienne FOOTBALL ,NFL-SÉRIES ELIMINATOIRES Demi-finales d’association Samedi 15 janvier Pittsburgh 20 N.Y.Jets 17 (P) Atlanta 47 St.Louis 17 Hier Minnesota 14, Philadelphie 27 Indianapolis 3, Nouvelle-Angleterre 20 Finales d’association Dimanche 23 janvier Match de l'Association nationale, 15h00 Match de l'Association américaine é Pittsburgh, 18h30 Super Bowl Dimanche 6 lévrier A Jacksonville, Floride Vainqueur de la finale d'Association américaine c.Vainqueur de la finale d'Association nationale, 18h30 Pro Bowl Dimanche 13 février A Honolulu Association américaine c.Association nationale.19h30 EN BREF Boivin et Ricker sur le podium Whistler, B.C.— François Boivin, qui doit sa présence en finale à la blessure d’un coéquipier, a enlevé la médaille d'argent, hier, dans l’épreuve de cross aux championnats du monde de surf des neiges.Boivin, de Jonquière, a remplacé in extremis Drew Neilsen de Vancouver, qui s’est blessé au genou en compétition la semaine dernière en Oregon.L’Américain Seth Westcott a remporté la médaille d’or et son coéquipier Jayson Hale a terminé troisième.Plus tôt, l’Américaine Lindsey Jacobellif s’était imposée dans l’épreuve féminine de cross tandis que Maelle Ricker de Whistler méritait la médaille de bronze.La Française Karine Ruby s’est classée deuxième.La Montréalaise Dominique Maltais a dû se contenter du quatrième rang.- PC Des problèmes pour Villeneuve Valence, Espagne — La première journée d’essais de Villeneuve à bord de la Sauber 2005 sur le circuit de Valence a été écourtée par un problème mécanique.Le champion du monde 1997 n’a pu effectuer que 23 tours du circuit espagnol, dont le meilleur en une minute 14,239 secondes.Les deux jours précédents, son coéquipier Felipe Massa avait pourtant étrenné la nouvelle C24 sans connaître d’ennuis.Habitué à ces contretemps pendant son séjour de cinq ans chez BAR, Villeneuve s’est fait philosophe.«H faut toujours s'attendre à rencontrer des problèmes le premier jour, a-t-il affirmé.St Felipe Masse a connu deux bonnes journées, ce ne fut pas mon cas aujourd’hui.En ce qui concerne la voiture elle-même, je peux dire que je me sens à l’aise à son bord.» - PC Associated Press TIM SHAFFER REUTERS Freddie Mitchell, à gauche, célèbre avec son coéquipier Brian Westbrook après un toucher.Téléphone: 985-3322 I V O T) V T | T P (J \ 1U 1\T A VT /I Tl O Courriel: Télécopieur: 985-3340 L JJ O I LJ 1 1 1 Ij L> il li 1Y \/ 1Y v1 IJ U petitesannonces@ledevoir.com MOIS CROISÉS 1 2 34 5678 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 - Qui se rapporte à l'autorité de docteur.- Tout de.directement.2 - Refus de l’alimenta- tion (Psychol.).-Véhicule.3 - Demi-dieu.- Viscè- re.4 - Décores.- Grâce 5 - Usine pour la trans- formation des grains.- Démonstratif.6 - Europium.- Oiseau coureur - Sachem.7- Levant.- Confondra 8 - Huile volatile extrai- te de la fleur d'oranger.- Substantif.9 - Policier â moto.- Marque l'égalité 10 - Garder.- Engrais.11-Disposent de - Caesium.- Richesse.- Considéré 12 - Quantité de bois -Mendier.VERTICALEMENT 1 - Du Dahomey - Ver- so.2 - Chèrement.3 - Qui a des saillies en forme de corne.-Longue distance parcourue à pied.4 - Arbuste utilisé pour former des haies.-Retranché.5 - Similitude.6 - Nombre romain.- Dieu solaire.-Membrane de l'oeil.7 - Métal gris.- Doc- teur.8 - Ventilée.• Pendant.- Autrement dit.9 - Gallium.- Action de mettre tin à.10- Rêve.11 - Fabricant de gants - Plaque de neige.12 - Bordure - Person- ne qui provoque des troubles Solution d'hier t, 1 • N • D • E ‘X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 *199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 ’ 699 VÉHICULES loi PROPRIÉTÉS il YENDm AHUNTSIC Duplex.3 cèc.2 sdb.bws tr.s.-sol fini, garage, grande cour.Près métro.289 000$.514-331-0671 St-8runo Cottage 2003, ensoleille 3+1 ch., garage piscine, 320 000$.Pas d'agents.450441-9746 135 TERRAINS ILE VERTE 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toute la différence.IHOXM-TSS?, AVIS DE DECES Thibeault-Trudel, Laurette 1921-2005 À Montréal, le 14 janvier 2005, à l'âge de 83 ans, est décédée Laurette Thibeault-Trudel.Originaire de Grand-Mère, elle était l'épouse de feu Marcel Trudel et mère de cinq enfants : feu Hélène.Guy, Claude, Pierre (Caroline Montpetit) et Claire (Charles Denis).Elle laisse aussi dans le deuil sa soeur Gaby Thibeault-Lamofhe (feu Raymond Lamothe), mère de Jean et de Raymonde: sa belle-sœur Irène Rousseau-Thibeault (feu Maurice Thibeault), mère de Louise; six petits-enfants : Véronique, Mélanie, Julien, François, Geneviève, Thomas; deux arrière-petits-enfants : Alexandra et Bruno; ainsi que sa belle-famille, ses neveux, nièces et amis.Elle sera exposée au Salon : Alfred D»Il«ire MEM0RIA 1111, ave Laurier 0„ Outremont www.memoria.ca 514 277.7778 le lundi 17 janvier de 14 à 21 heures et le mardi 18 janvier à compter de 10h30.Une cérémonie aura lieu à l'église St-Viateur le mardi 18 janvier à 13 heures.La famille tient à remercier le personnel du pavillon Alfred-Desrochers de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal pour les soins dévoués apportés à Laurette.Plutôt que des fleurs, des dons à cet institut seraient appréciés.Pour publication section décès TJ >t ^ ' némoriel 0 2190^^ e* Montréal, Qc H2H1K3 i (514) 525-1149 Téfe: (514) 525-1999 is le nui tk llh i 19i30 www tomemnnel c f B 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 17 JANVIER 2 0 0 5 1924-2005 Victoria, la voix des anges La soprano catalane Victoria de los Angeles, s’est éteinte samedi dans une clinique de sa ville natale de Barcelone, où elle avait été hospitalisée le 31 décembre dernier pour une bronchite.Victoria de los Angeles avait 81 ans.CHRISTOPHE HUSS A sie, vieux pays merveilleux ''l\des contes de nourrice, où dort la fantaisie comme une impératrice, en sa forêt toute emplie de mystère.» Ces premiers mots de Shéhérazade de Ravel ouvrent l'anthologie de quatre disques The fabulous Victoria de los Angeles, publiée en 1993 par EMI.Une ouverture symbolique, tant elle résume à la fois l’attachement de la chanteuse pour le répertoire français, les compositeurs de la premiere moitié du XXe siècle et son art de cantatrice si concernée par le verbe, là où tant d’autres ne s’intéressent qu’au son.Son art, en fait, de conteuse, qui savait si bien toucher l’auditeur.Ce n’est pas pour rien que Time de ses incarnations les plus légendaires au disque reste Mimi dans La Bohème sous la direction de Thomas Beecham (EMI).Car Victoria de Los Angeles a marqué pour toujours et en profondeur l’histoire de la musique classique enregistrée: Les Nuits d’été de Berlioz avec Charles Munch; Shéhérazade de Ravel avec Georges Prêtre; le Poème de l’amour et de la mer de Chausson et les Otants d’Auvergne de Canteloube avec Jean Pierre Jacquillat; Bachianas Brasileiras k° 5 de Villa-Lobos sous la direction du compositeur, L’Amour sorcier de Manuel de Falla avec Carlo Maria Giulini.Parmi les opéras, on ne peut guère contourner La Vie brève du même De Falla, La Bohème de Puccini avec Beecham; Paillasse de Leoncavallo avec Jussi Bjbrling et Renato Cellini, Werther et Manon de Massenet (le premier avec Georges Prêtre, le second avec Pierre Monteux) et, sous la direction d’André Cluytens, Faust de Gounod, Les Contes d’Hoff- mann d’Offenbach et Pelléas et Mélisande de Debussy.Beaucoup chérissent sa Butterfly, quelques-uns sa Carmen.C’est à cet exercice que l’on reconnaît les artistes les plus éminents: quant à la question: •Quels disques retiendrez-vous de.?», la longueur et la variété des réponses rendent le choix impossible.Victoria de los Angeles, qui avait débuté sa carrière en 1944 à Barcelone, n’a pas tardé à gagner le cœur des mélomanes lors de débuts triomphants à l’Opéra de Paris (1949), à la Scala de Milan (1950), au Covent Garden de Elle a Londres (1951) et au Met de New York marqué pour (1952).Elle a été ainsi adoptée par les mélo-toujours manes de nombreux pays.L’Espagne, bien et en sûr, puisqu’elle a défen- j j du non seulement de Protondeur Falla mais aussi Grana.l’histnirp rip dos' EsPlâ- Montsalvat- i Histoire oe gej MompoUj Toldrâ et la musique Rodrigo.La France, qui était au cœur de son ré-classique pertoire, l’Angleterre dont elle avait gagné le enregistrée cœur en se produisant à Covent Garden sous la direction de l’enfant chéri de la nation, Thomas Beecham, et qui lui offrit un contrat d’epregistrement en or, ainsi que les Etats-Unis.Elle fut aussi l’Elisabeth dans la fameuse production de Wieland Wagner du Tannhauser à Bayreuth en 1961, celle qui lança Grace Bumbry en Venus.Victoria de los Angeles chanta également Eisa dans Lohengrin à Covent Garden.Elle avait arrêté progressivement sa carrière à partir de la fin des années 60.On garde de Victoria de los Angeles le souvenir d’une voix d’une absolue justesse et assurance, d’une chanteuse curieuse et ouverte d’esprit, d’une très grande distinction, sachant faire la parfaite mesure entre la musique et le verbe.THÉÂTRE f V fl ypÆf -i AGENCE FRANCE-PRESSE Victoria de los Angeles, en 1976.EN BREF Elvis numéro un Londres — Elvis Presley a terminé à la première place du classement des ventes de «simples» en Grande-Bretagne hier, devenant ainsi le 1000e numéro un d’un hit-parade lancé en 1952.Le «King», déjà numéro un la semaine dernière avec une réédition de Jailhouse rock, sorti en 1958, a terminé 20 fois en tête de ce classement, devançant les 17 couronnes des Beatles.Réédité par SonyBMG, One night a terminé numéro un avec à peine plus de 20 000 disques vendus, les singles ayant considérablement perdu de leur pouvoir d’attraction avec la possibilité désormais de télécharger ses morceaux préférés directement sur son ordinateur depuis Internet Queen, c’est te seul groupe à avoir été numéro un quatre années différentes, en 1975,1976, 1991 et 1992, avec te même singfe, Bohemian Rhapsody.- AFP Zone de liberté Nathalie Mallette, dans le rôle de la savetière.LA SAVETIÈRE PRODIGIEUSE De Federico Garcia Lorca Mise en scène: Martine Beaulne.Au Théâtre du Nouveau Monde jusqu'au 5 février.HERVÉ GUAY Liberté n’est pas qu’une marque de yogourt Plusieurs ont farouchement combattu au nom de cet idéal.Au nombre de ceux-ci, figure le poète espagnol, Federico Garcia lorca D était aussi auteur dramatique, et 1e combat en faveur de la liberté constitue d’ailleurs le fil conducteur de la plupart de ses pièces, des plus légères aux plus sombres.Ses drames sont au reste plus souvent joués — peut-être en raison de la fin tragique de l’écrivain, fusillé par la garde franquiste en août 1936.Par conséquent, on s’étonnera à juste titre de voir La Savetière prodigieuse, mise à l’affiche du TNM, de préférence à des œuvres plus connues.Dans ce but, la metteure en scène, Martine Beaulne, a tenu son bout et a su attendre son heure.Résultat: elle fait à présent découvrir au public une farce apparemment naïve.Celle-ci est toutefois solidement ancrée, à l’instar des premiers écrits de Lorca, dans la culture populaire andalouse.Au début, exception faite du prologue, l’accent mis sur la couleur locale alourdit un peu l’envol de ce conte pour adultes.Mais la patience du spectateur sera récompensée à mesure que la poésie y gagnera du terrain.La chose survient dès que les marionnettes se mettent de la partie, le monde du rêve prenant le pas sur 1e plancher des vaches.Autrement, cette Savetière prodigieuse est une variation sur te thème usé de la mégère apprivoisée et des époux mal assortis.La belle, étant pauvre, a cru bien faire en jetant son dévolu sur un mari riche mais âgé.Elle déchante cependant et se laisse courtiser SOURCE THÉÂl'KE DU NOUVEAU MONDE par des soupirants plus jeunes quand elle s’aperçoit que le vieillard en plus d’être affreusement conventionnel craint le scandale comme la peste.La pression des voisins, de part et d’autre, achèvera de les séparer puis de tes réconcilier, non sans quelques péripéties entre temps.On trouvera donc difficilement farce plus traditionnelle que celle de Garcia Lorca.Mais justement, il y a un «mais»: elle est constellée d’une poésie gracile.Celle-ci repose sur une langue relevée et est distillée par des incursions d’enfance, d’émotions contenues et de rêves éveillés.Moments que Beaulne sait mettre en valeur et auxquels elle donne du prix tout en offrant au spectateur un divertissement truffé de flamenco et de mélodies andalouses chantées directement en castillan.Nathalie Mallette peut ainsi charmer de sa jolie voix un public qu’elle traite autrement avec peu d’aménité.C’est le rôle de la savetière qui le veut.Celle-ci ne cesse, en effet, de se plaindre de tout, sauf aux très rares moments où elle se laisse attendrir.Le contraste fonctionne à merveille.Mari bonasse, Jacques Godin devient, quant à lui, plus rigolo quand il endosse tes atours du montreur de marionnettes.Amusant, te qualificatif convient également aux galants de la jerme femme.En Alcade, Gary Boudreault m’a paru surpasser d’un brin tes autres.Encore que la pièce nécessite avant tout un bon jeu d’ensemble.Sur ce point, je dois dire qu’à la première la danse n’afteignait pas encore toute la fluidité voulue.A ce détail près, La Savetière prodigieuse constitue un divertissement d’une facture agréable.Ainsi, Claude Goyette a conçu, pour l’occasion, des lustres-sculptures spectaculaires.Belle contribution aussi de la part du Théâtre de l’Œil par ses marionnettes.Tous ces éléments cohabitent dans une certaine liberté, conformément au message du spectacle, c'est-à-dire que la liberté commence vraiment quand on accepte l’autre tel qu’il est Golden Globes : les gagnants Beverly Hills — Jamie Foxx pour sa personnification de Ray Charles dans Ray, Leonard DiCaprio pour son premier rôle dans L Aviateur sur la vie de Howard Hughes, Hilary Swank, de Million Dollar Baby, et Annette Bening, la vedette de Being Julia, ont remporté des Golden Globes hier soir qui pourraient améliorer leurs chances respectives en vue des Oscars te mois prochain.L'Aviateur a par ailleurs été choisi la meilleure production dramatique tandis que cet honneur dans les comédies était décerné à Sideways.Clint Eastwood, qui a déjà remporté un Oscar à titre de réalisateur (llnfiirgiven), a lui aussi amélioré ses chances en vue de cette soirée lorsqu’il a été choisi le meilleur réalisateur avec Million Dollar Baby.Clive Owen et Natalie Portman avaient en début de soirée remporté les Golden Globes des meilleurs acteur et actrice de soutien, pour leur rôle dans le drame Intime (Closer).Clive Owen et Natalie Portman avaient en début de soirée remporté les Golden Globes des meilleurs acteur et actrice de soutien, pour leur rôle dans le drame Intime (Closer).Si le cinéma français était bien placé pour le trophée du meilleur film en langue étrangère, avec deux candidats, Les Choristes et Un Long Dimanche de fiançailles, c’est plutôt un film espagnol, Im Mer intérieure, qui a remporté la palme.Le gala des Golden Globes constitue le prélude 1e plus prestigieux à la saison des prix de Hollywood, qui annonce la cérémonie des Oscars, prévue cette année pour le 27 février.Les Golden Globes sont décernés aux artistes et artisans du cinéma et de la télévision par l’association de la presse artistique étrangère de Hollywood, qui compte environ 90 personnes.Associated Press THÉÂTRE Ma vie, mon drame SK PERSONNAGES EN QUÊTE D’AUTEUR De Luigi Pirandello.Mise en scène: Marie Gignac.Au Théâtre du Trident jusqu’au 5 février.ISABELLE PORTER En intégrant Le Vrai Monde de Michel Tremblay à Six personnages en quête d’auteur, Marie Gignac donne à l'œuvre phare de Luigi Pirandello de l’air, du rythme et une nouvelle vraisemblance.Elle a eu la bonne idée de faire appel à cette même qualité qui fait toute la force de l’œuvre originale: l’audace.L’illusion est parfaite.Çomme si le public n’était pas là.A peine le temps de ranger la tuque dans la manche du manteau et d’éteindre te téléphone portable qu’on s’active sur scène.Pierre Potvin — dans son propre rôle — joue du piano en attendant les autres comédiens pour une répétition du Vrai monde de Michel Tremblay.L’assistante à la mise en scène entre en coup de vent côté jardin.•As-tu passé des belles fêtes?».Et l’autre de demander qu'on lui raconte les potins du dernier party de Noël Enfin, pour conférer davantage de réalisme à ce qui se déroule sur scène, te metteur en scène n’est nul autre que te directeur artistique du théâtre où l’on se trouve.Ah oui, ce dernier a signé en 2002 une mise en scène, remarquée du Vrai monde.Pour de vrai.Pièce point d’interrogation, Six personnages en quête d'auteur ùé-construit le théâtre dans sa forme pour mieux çn remettre en question 1e fond.A la foi jeu et illusion, l’art de la représentation peut-il rendre justice aux personnages et aux drames qu’il s’approprie?Pour poser ces questions, Pirandello a imaginé une confrontation surréaliste entre des personnages et une troupe de théâtre.Dans la version originale, les comédiens répétaient une œuvre de Pirandello lorsque six Personnages abandonnés par leur auteur (te Père, la Mère, la Belle-fille, te Fils, te Garçon, la Fillette) se présentaient pour réclamer d’être -joués».Or, on ne répétait pas en Italie dans les années 1920 comme à Québec presque un siècle phis tard.Là intervient la formidable adaptation concoctée par Marie Gignac, Roland Lepage, Gill Champagne et 1e reste de la troupe.L’emploi du Vrai Monde de Michel Tremblay est une idée de génie ne serait-ce que parce qu’elle traite du même problème qui ébranle les Personnages, soit un épisode à caractère sexuel impliquant te père et la fille.Dans les deux cas, la mère veut oublier et le fils se révolte.En plus, dans Le Vrai Monde, te fils Claude, a écrit une pièce de théâtre pour exorciser le drame familial ce qui enrichit Six personnages en quête d’auteur d’une nouvelle mise en abyme.Ajoutez à cela te fait que les scandales sexuels impliquant des jeunes filles ont fait la pluie et le beau temps des actualités locales et vous avez de quoi écrire une thèse sur la catharsis à laquelle cette production ouvre la porte.L’expérience étourdit, essouffle, déclenche les rires et séduit On savoure littéralement la répétition du début jusqu’à l’arrivée des personnages.Ce qui ne facilite pas leur entrée en scène par ailleurs.Sérieux, figé, balancé en franco-français, leur drame souffre encore de certaines longueurs et d’un flot de discours qui — quoique nécessaire aux fins de la démonstration — a quelque chose d’abrutissant En somme, on finit presque par s’ennuyer de la pièce de Tremblay et de nos comédiens en tenue de ville.D’où cette folle question: tant qu’à nous rapprocher des comédiens qui répètent aurait-il été possible de faire la même chose avec les Personnages?Aurait-on pu en faire les protagonistes d’une œuvre québécoise qu’un Michel Tremblay aurait abandonnée quelque part dans son ordinateur?Certes, en poussant l’audace encore plus loin, on risquait aussi de nous distraire de certains des enjeux de la pièce, tels les mensonges dans la vie et l’apparence de visité qui se dégage parfois de la fiction.En créant une zone floue entre ce qui est vécu et ce qui est raconté, ce lirandello revisité joue déjà habilement avec les nœuds de notre époque.Bien avant Ijift Story et Occupation double, des individus ont voulu se faire voir et donner à leur modeste existence des airs de grandes fictions pour finalement prendre conscience que te mensonge était partout et que la lumière ne nous rendait pas toujours justice.CONCERTS CLASSIQUES Artifices et spontanéité LES DIMANCHES EN MUSIQUE A Prévost Ouverture (1975).L van Beethoven: Concerto pour piano et orchestre n' 2.1.Stravinski: L’Oiseau de feu (ballet intégral).Mari Kodama (piano).Orchestre symphonique de Montréal, direction: Jacques Lacombe.Place des Arts, le 16 janvier 2005.CHRISTOPHE HUSS La directrice générale de l’OSM, Madeleine Careau, le président du conseil d’administration, Lucien Bouchard, et André Bourbeau, président du conseil d’administration dHydro-Québec, commanditaire principal i de l’orchestre, réunis aux premières loges pour assister au concert d’une pianiste japonaise jouant 1e 2e Concerto de Beethoven un dimanche à 14h30.Du jamais vu sans doute! Sauf que la pianiste en question.Mari Kodama, n’est autre que l'épouse de Kent Nagano, directeur musical désigné de l'OSM.La première question posée par son apparition est d'ordre vestimentaire: 1e choix d’une splendide robe rouge et noire, chromatiquement si bien assortie à la tenue de protestation des musiciens, véhicu-le-t-elle un message?On ne peut que féliciter les dignitaires d’être restés pour la seconde partie du concert, rejoints d’ailleurs par Mme Nagano.Ils ont pu entendre une très remar- j quable interprétation de l’intégrale de YOiseau de feu de Stravinski par Jacques Lacombe.Avec un admirable sens de la fluidité et des couleurs (c/.les très fines nuances aux cordes), Jacques Lacombe dirige un vrai ballet et non un faux concerto pour orchestre.Il met en lumière tout ce que Stravinski doit à Rimski-Korsakov, surtout dans les épisodes oniriques (un Carillon magique), et, dans un mouvement allant, fait circuler la musique entre les pupitres tout en réussissant des transitions millimétrées, comme celle de la harpe avant le lento final de la Danse des princesses.Trois petits regrets: 1e manque d’ambitus dynamique dans les crescendos des cordes de (’Apparition des treize princesses, des nuances qui pourraient être encore plus écrasantes dans (’Arrivée de Kastcheï l’immortel et les dérapages des trompettes et trombones à la fin de la Danse infernale.Mais l’ensemble est de très haute tenue, la partition admirablement conceptualisée et maîtrisée.Ce qui magnifie 1e Stravinski de Lacombe, comme (’Ouverture de Prévost, c’est cette implacable logique et simplicité du flux, cette apparente spontanéité.Voilà exactement ce qui manquait hier à Mari Kodama.Dès son entrée, elle casse 1e mouvement créé par te chef dans son introduction.Elle tente d’interpréter chaque recoin de ce premier essai orchestral de Beethoven, qui n’en demande pas tant Ce faisant elle le surjoue et brise son élan.On passera sur quelques notes accrochées; le problème n’est pas là, mais plutôt dans la trituration de cette œuvre par des artifices et la quête constante d’une profondeur qui ne s’y trouve pas.Plus d’une fois, on pense au sort ainsi fait à chaque note par Alfred Brendel pour s’apercevoir, après coup, que Mari Kodama a étudié avec lui.Il faudrait que la pianiste s'affranchisse de cette influence, cultive davantage de finesse dans te toucher, retrouve un caractère plus ludique et un naturel esquissés dans le 3e mouvement C’est exactement ce qu’on entend dans son enregistrement du Concerto pour piano de Loewe dirigé son mari et qu’on est au regret de ne pas avoir trouvé hier.
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