Le devoir, 28 février 2009, Cahier A
IRAK Les soldats américains auront quitté le pays à la fin de 2011 Page A 8 —?www .ledevoir.com ?LE DEVOIR V o L.C N " 4 3 ?LES SA M EDI 28 F É V H 1 E R E T D I M A N C H E I K" M A R S 2 O O O 2 , 4 4 $ + T A x K s = 2 .7 5 $ Quel remède pour la Caisse de dépôt?Après une perte de 40 milliards, des correctifs doivent être apportés m mm ¦A eétfy- Wz-mm :0 im'M0 JÊÊ^^Ê/ÊÊÊBS •-• Le bras de fer continue au siyet de la Caisse ANTOINE ROBITA1LLE Lévis — La crise politique provoquée par les résultats catastrophiques de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) s’est aggravée hier après la mise sous surveillance jeudi, par Standard and Poor’s, de la cote de l’institution.Le gouvernement et l’opposition du Parti québécois se sont mutuellement accusés d’avoir contribué à faire allumer ce feu rouge.Ils n’ont VOIR PAGE A 10: CRISE INDEX O O Actualités.A3 Annonces.B 8 Avis publics.B 7 Bourse.B 2 Carrières.B 6 Décès.B 8 Économie.B 1 Éditorial .C 4 K Idées.C 5 Monde.A 8 Mots croisés.D 5 Météo.B 7 Perspectives.C 1 Histoire.C 6 Sports.B 9 Sudoku.B 8 1 Partager le poids du futur Il ne faut pas mentir aux enfants sur l’état du monde actuel, sans pour autant leur faire porter la charge de le sauver Montre-t-on à des enfants les images désolées des exploitations de gaz bitumineux albertaines, rappelant le Mordor du Seigneur des anneaux?Entre angoisse et conscience, entre cynisme et engagement, la ligne est parfois ténue.«Comment parler d’avenir aux jeunes», voilà le thème d’un colloque qui réunit à Montréal depuis jeudi quelque 200 enseignants et intervenants scolaires de partout au Québec.C LAI RAN D R É E CAUCHY Que dire à un bout de chou demandant s’il est vrai qu’il n’y aura plus de neige en hiver lorsqu’il sera vieux?Tout simplement la vérité: «On ne le sait pas, mais c’est une possibilité», répond le spécialiste en pédagogie de l’environnement Richard Kool, de l’université Royal Roads de Victoria.Aussitôt le scénario inquiétant entrevu, l’enfant ne doit cependant pas être laissé seul avec l’angoisse.«Il ne faut pas mentir aux enfants, mais plutôt retourner la question pour demander ce qu’on peut faire.La pire chose est de laisser les jeunes avec le désespoir, impuissants.I^eur dire de ne pas s’en faire n’est pas une réponse plus satisfaisante», explique le pédagogue qui prononçait hier une conférence dan§ le cadre d’un colloque organisé par les Etablissements verts Brundtland, la Centrale des syndicats du Québec et la Fondation Monique Fitz-Back.«On ne peut transmettre aux enfants la panique, la peur, le cynisme, le désespoir, VOIR PAGE A 10: AVENIR \ * * DARKEN STAPLES REUTERS «Ce n’est pas à la jeunesse de changer le inonde, nous avons tous cette obligation.Mais ils doivent se sentir obligés de faire partie du changement.» * JEAN-FRANÇOIS LEBLANC LH DEVOIR L’acteur québécois Marc-André Grondin a été récompensé pour son rôle dans le film Le Premier Jour du reste de la ta vie.MEILLEUR ESPOIR MASCULIN Marc-André Grondin décroche un César ROLANDO GOMES Marc-André Grondin n’en est qu’à ses prémices sur la scène cinématographique française, mais déjà, il semble être destiné à une grande carrière chez nos cousins.Celui qui croyait qu’il fallait être nominé plus d’une fois avant de gagner a été couronné meilleur espoir masculin à l’occasion de la 34‘ Cérémonie des César, hier, à Paris, pour son rôle dans la comédie dramatique Le Premier Jour du reste de ta vie, réalisée par le Français Rémi Bezançon.«Je trouve cela incroyable, a déclaré l’acteur québécois au cours d’un entretien téléphonique VOIR PAGE A 10: CÉSAR À lire aussi en page B 9 ¦ Les gagnants des Césars ,jf, J» * * ¦ ^ .,v v ; r - r - WMm-it- » ¦!* 5«f mWm Les petits bonheurs de la retraite ça commence aujourd’hui.Le REER du Fonds de solidarité FTQ vous procure 30 % plus d’économies d’impôt qu'un REER conventionnel.C’est 30% plus d’argent qui vous revient maintenant.A vous d’en profiter ! Région de Montréal Siège social 8717, rue Berri ÊU ., i Crémazie Montreal Brossard BgnWW Rez-de-chaussée 4805, bout.Lapinière Laval Bureau 1 2100, boul.Le Corbusier Nos heures d’ouverture sont du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 1B h.Exceptionnellement ouverts le samedi 28 février.de 9 h à 17 h.514 383-FOIUDS (3663) 1 800 567-FOI\ID8 www.fondsftq.com La valeur de I action fluctue.Pour des renseignements détaillée aur les actions du Fonds, consultez le prospectus disponible è nos bureaux et sur notre site internet.£ TaA fonds de soiidarité FTQ * * « « ¦K UZ V t c mz ' I> Ë DEVOIR, L K S SAMEDI 28 FÉVRIER Ë T I) I M A .V CHE I f “ M A R S 2 O O I) ACTUALITES UNITED ST: FES OF.ME R ICA , , ARCHIVES REUTERS L’avion présidentiel américain s’est posé à Ottawa sans incident, mais la veille, l’armée de l’air canadienne avait pris en chasse un bombardier russe au-dessus de l’Arctique.La veille de la visite d’Obama à Ottawa Deux F-18 canadiens chassent un bombardier russe au-dessus de l’Arctique Le gouvernement se préoccupe de l’intensification des tentatives d’incursion dans l’espace aérien canadien La veille de la visite de Barack Obama à Ottawa, les avions F-18 canadiens ont dû intercepter un bombardier russe qui se rapprochait de l’espace aérien canadien en Arctique.C’était la 20' incursion russe du genre depuis le milieu de l’année 2007.FANNIE OLIVIER Ottawa — Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a confirmé hier qu’un bombardier russe s’était approché de l’espace aérien canadien en Arctique, tout juste 24 heufes avant l'arrivée jdu président américain Barack Obama à Ottawa.L’avion a été repéré par le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), puis escorté dans l’espace aérien international.En conférence de presse, le ministre a confié ne pas savoir s’il s’agissait d’une simple coïncidence, mais il a indiqué que ces tentatives d’incursions de la Russie étaient de plus en plus fréquentes.Le porte-parole des forces aériennes russes, le lieutenant colonel Vladimir Drik, a rétorqué que le vol avait été planifié à l’avance dans le cadre d’une patrouille de routine.Il a également affirmé, selon l’agence de presse russe Ria Novosti, que l’équipage avait agi conformément aux ententes internationales et qu’il n’avait pas violé l’espace aérien canadien.Le ministre de la Défense russe a quant à lui réagi par voie de communiqué, affirmant que «les déclarations par le ministre canadien de la Défense au CHRIS WATT1E REUTERS Après une réunion avec le général Gene Renuart, commandant de la défense aérospatiale nord-américaine (NORAD), et en compagnie du général Walt Natynczyk, le ministre de la Defense, Peter MacKay, a indiqué hier qu’un bombardier russe a été intercepté près de l’espace aérien canadien en Arctique, le 19 février, une situation qui «préoccupe» le premier ministre Stephen Harper.sujet de nos vols et de nos appareils sont absolument incompréhensibles.Cela ressemble à une mauvaise plaisanterie.» Une partie importante de la sécurité canadienne était concentrée dans la capitale fédérale ces jours-là en vue de la qui ont décollé de Cold Lake, en Alberta, lorsqu’il a été confirmé par NORAD qu’un Tupolev Tu-95, surnommé «bear», se dirigeait vers le Canada.Des signaux ont été lancés par les pilotes pour demander à cet avion de l’ère soviétique de rebrousser «Ce gouvernement a réagi chaque fois contre ces activités et nous allons continuer de le faire» - Stephen Harper visite du nouveau président américain, alors la Russie aurait pu conclure qu’il aurait été facile de pénétrer l’espace aérien du Canada, a supposé le ministre McKay.«Je ne vais pas accuser les Russes d’avoir fait cela délibérément durant la visite présidentielle, a assuré le ministre MacKay, mais c’était me grosse coïncidence.» Le bombardier russe a été intercepté par deux avions F-18 chemin.Le bombardier a finalement obtempéré.En conférence de presse à Saskatoon, hier, le premier ministre Stephen Harper a affirmé que l’incident était pour lui une source de préoccupation.«Nous avons vu une augmentation des activités des Russes dans l’Arctique et dans notre espace de souveraineté.Évidemment, c’est une préoccupation majeure.Ce gouvernement a réagi chaque fois contre ces activités et nous allons continuer de le faire», a-t-il assuré.La Russie, comme d’autres pays nordiques, a l’œil sur l’Arctique, une région géographiquement stratégique et dont les fonds sous-marins regorgent d’hydrocarbures.Selon M.MacKay, cette opération de l’armée russe visait à démontrer la capacité militaire de cette ex-grande puissance, mais surtout à tenter de prouver sa souveraineté sur la région.Il a soutenu que le Canada devait occuper au maximum le Grand Nord pour affirmer à l’ensemble de la planète que cet espace lui revenait.A ses côtés, le commandant du NORAD, Gene Renuart, a ajouté qu’il était important que le Canada et les Etats-Unis maintiennent une position de défense solide et intégrée à l’égard de l’Arctique.généraux, au Colorado.Desmond James estime qu’au moins une vingtaine d’événements similaires se seraient produits depuis le milieu de l’année 2007.Pour les partis d’opposition, ce qui est particulier dans cette affaire est plutôt que le ministre ait tenu une conférence de presse à ce sujet.«Ce n’est pas inhabituel que ces choses arrivent.Ce qui est un peu inhabituel, c’est de se faire dire qu’elles ont eu lieu», a avancé le libéral Bob Rae, à la sortie de la période de questions.Pour le politologue de l’Université de l'Alberta, Greg Anderson, le ministre MacKay s’est lancé dans cé'qu’il qualifie d’opé-.ration de relations publiques parce que la souveraineté du pays dans le Grand Nord prend de plus en plus d’ampleur avec la fonte des glaciers.«Pour une audience nationale, ici au pays, il veut s’assurer que les gens sachent que le Canada peut riposter aux incursions dans son espace aérien», a-t-il noté.«D’autre part, il voulait peut-être démontrer aux États-Unis que les capacités de défense canadiennes sont assez robustes pour faire face à ce genre de choses», a ajouté le professeur.M.Anderson croit néanmoins que peu de progrès ont été faits concrètement sur le terrain pour assurer la souveraineté canadienne en Arctique au cours des dernières années.La Presse canadienne EN BREF Timbre EVRA: règlement à l’amiable?La compagnie pharmaceutique Janssen Ortho a réagi aux recours collectifs déposés au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique relativement au timbre contraceptif EVRA, entraînant le désistement du recours en Ontario.L’avocat de la plaignante de Québec Anne-Marie Chaput, M' Claude Demeules, a révélé hier par voie de communiqué que Janssen Ortho, «sans aveux de culpabilité, a convenu de régler certaines demandes sur une base individuelle».Mme Chaput a inscrit un recours collectif de 10 millions de dollars en août 2006 contre la compagnie pharmaceutique Johnson et Johnson, sa filiale Ortho-MCNeil et Janssen-Or-tho.Mme Chaput, qui a souffert d’une thrombophlébite à 28 ans alors qu’elle utilisait le timbre, estime que le produit a été fabriqué, distribué et vendu alors qu’il comportait des risques pour la santé.Une étude préliminaire du fabricant a révélé en 2006 que les femmes utilisant le timbre contraceptif pourraient courir deux fois plus de risques de développer des caillots sanguins non mortels que celles prenant la pilule, mais les médecins continuent d’en recommander l’utilisation chez les femmes qui ne sont pas à risque.- Le Devoir Après les gangs, le trafic de drogue Le gouvernement conservateur a réintroduit hier son projet de loi prévoyant des peines d’emprisonnement minimales pour certaines infractions liées au commerce des stupéfiants.Il s’agit de la deuxième mouture d’un projet mort au feuilleton l’automne dernier.Les modifications au Code criminel prévoient notamment une peine maximale de 14 ans (au lieu de sept ans) pour production de marijuana; une peine minimale d’un an pour trafic de marijuana en association avec un gang, avec des gestes de violence ou utilisation d’une arme; une peine d’au moins deux ans pour trafic auprès des jeunes ou dans des lieux fréquentés par des jeunes; des sanctions plus sévères pour le trafic de GHB.Le projet du ministre de Injustice, Rob Nicholson, permet également à un tribunal de traitement de la toxicomanie de suspendre ou d’alléger la peine si un délinquant complète avec succès un traitement contre la dépendance.- Le Devoir Pas inhabituel Ce genre d’exercice est cependant loin d’être isolé, si l’on en croit le porte-parole du NORAD, joint dans ses quartiers I , ^ 4îD Ir François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Membra O.P.Q.et R C PO.S.S Psychologue clini Adultes • Couples 25 ans d’expérience si4*86l*0630 Vieux-Montréal Restauration ¦ de tableaux H o n s i c u R DEPUIS 1953 t restaurons, tout,., sau/fes cœurs Anses/ 4652, bout Décarie, Montréal 514-484-8332 www.themrfixit.com Estimation à domicile disponible Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec Des nouvelles de toutes les régions du Québec sur le portail de la FTQ www.ftq.qc.c MHIIUI»nni:ill>l mtpnuimr A 4 L K DEVOIR, L K S S A M E I) I 28 F É V H I E R E T I) I M A N C II E I ” M A R S 2 (I 0 !) A 5 OU S'EN VA LA CAISSE?.ü i Wïmmmm ¦ M Ï-X- .• 1 : ; m$ë: ¦¦¦ wip m Le mauvais rendement de la Caisse de dépôt ramène à l’ordre du jour des critiques incisives sur son organisation.Trop grosse, la Caisse?Sans contrepoids, ni concurrence ?ROBERT DIJTRISAC Quarante milliards, c’est beaucoup d’argent pour sept millions de pauvres», a lancé cette semaine Léon Courvil-le, qui n’en est pas à ses premiers propos cinglants.Mais pour cet ancien dirigeant de la Banque Nationale maintenant à la retraite, les déboires de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) sont une illustration de plus de la nécessité de scinder l’institution devenue trop grosse avec le temps, a-t-il expliqué au Devoir.Quarante milliards pour le Québec, c’est l’équivalent de 1,63 billion de dollars pour les Etats-Unis, une somme supérieure à la valeur du plan de relance de Barack Obama, calcule Léon Courville.C’est pire qu’Enron, compare-t-il.À ses yeux, la Caisse souffre d’une «gouvernance déficiente» qui confère à son président et chef de la direction «un pouvoir disproportionné qui fut source de désastres et d’excès disproportionnés», aujourd’hui comme hier.«A la Caisse, il n’y a jamais de succession.Il faut toujours chercher quelqu’un de l’extérieur et la personne est érigée comme me espèce de dieu tout-puissant.Tout est centré autour de sa personne.Ce n’est pas correct.Une équipe de gestion, ce n’est pas une ou deux personnes», fait-il remarquer.Le conseil d’administration de la Caisse «manque d’indépendance» et son mandat est «imprécis et ambigu», croit Léon Courville.La Caisse, dont il dénonce l’opacité, est laissée sans contrepoids, sans concurrence.«C’est trop gros pour notre société», juge-t-il.Le fondateur de la firme de gestion de portefeuilles Jaris-lowsky Fraser est du même avis.«La Caisse est trop grande pour le Québec et le Canada», estime Stephen Jarislowsky.Il cite l’exemple de l’Ontario où plusieurs caisses font le travail que la CDPQ s’est réservée à elle seule.Trois entités En 2007, la Caisse gérait un avoir net de 155 milliards de dollars qui a reculé à 120 milliards en raison de sa sous-performance de 2008.Elle compte 25 déposants, dont, parmi les plus importants, la Régie des rentes du Québec, les régimes de retraite des employés de l’État, la Commission de la santé et de la sécurité au travail et la Société d’assurance automobile du Québec.En Ontario, les déposants ont créé des caisses distinctes.Ainsi, la caisse de retraite des enseignants de l’Ontario, Teachers, gère des fonds totalisant 108 milliards et la caisse mmÊamm I ; -c-y i ïnmuwr ütii mm \ i %t§f PM ¦r;'; i «À la Caisse, il n’y a jamais de succession.Il faut toujours chercher quelqu’un de l’extérieur et la personne est érigée comme une espèce de dieu tout-puissant » de retraite des employés municipaux.OMERS, chapeaute 52 milliards.La plus grosse caisse de retraite en Amérique du Nord, CalPERS, qqi dessert les employés de l’Etat de la Californie, gère des avoirs d’une valeur de 183 milliards $US.Léon Courville propose de scinder la CDPQ en trois entités d’une taille moyenne de 50 milliards de dollars.A sa création en 1965, il était sans doute nécessaire de n’avoir qu’une seule caisse mais ce n’est plus le cas, soutient-il.«Il n’y a pas d’économie d’échelle dans la gestion de portefeuilles.» Claude Béland, cet ancien président du Mouvement Desjardins maintenant à la tête du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (ME-DAC), a siégé 13 ans au conseil d’administra- tion de la CDPQ.Bien qu’il soit en désaccord avec l’idée de scinder la Caisse, il fait les mêmes constats que Léon Courville sur sa «Henri-Paul En Ontario, les déposants ont créé des caisses distinctes gouvernance.Rousseau menait un one man show», rappelle-t-il.Le conseil d’administration de la Caisse n'a jamais été guère plus qu’un comité consultatif.«C’est encore plus vrai aujourd’hui», en a déduit M.Béland en entendant l’actuel président du c.a., Pierre Brunet, dire, lors du dévoilement des résultats de la Caisse cette semaine, que son conseil se contentait d’établir les grandes orientations de l’institution et que la direction le consultait parfois pour les gros placements.M.Béland est même d’avis que la responsabilité d’édicter les grandes orientations de la Caisse relève plutôt du chef de la direction et du gouvernement.L’avantage de la masse Interrogé cette semaine par Le Devoir, Jacques Parizeau, l’un des concepteurs de la Caisse en 1965, rejette cette idée de scinder le bas de laine des Québécois.L’ancien premier ministre dit «regretter infiniment» que la Caisse n’ait pas conservé la propriété d’Alcan au Québec.Rio Tinto a fait l’acquisition d’Alcan pour la somme de 38 milliards $US en 2007.La Caisse devrait aussi se préparer à assurer le contrôle québécois de certains de nos fleurons devenus des proies possibles en raison de la baisse des cours boursiers.C’est le cas, par exemple, de SNC-Lava-lin, relève-t-il.«Il y a un très grand avantage à disposer d’une grande masse d’argent qui peut servir quand on en a besoin pour l'intérêt national», fait valoir Jacques Parizeau.On ne peut manquer de penser tout de suite au plan O — cette réserve de plusieurs milliards — concocté en prévision du référendum.Le Devoir À la recherche d’un patron .économiste, financier, concret, sensible, communicateur et plus encore ! La Caisse de dépôt et placement a besoin d’un président.Un recrutement qui s’annonce difficile, et un défi énorme.Balade dans les coulisses de la rumeur.FRANÇOIS DESJARDINS SOURCE NEWSCOM C% est devenu une sorte de sport local, un passe-temps: qui sera le prochain président de la Caisse de dépôt?Ou présidente?Si les noms qui reviennent sont souvent les mêmes qu’après le départ d’Henri-Paul Rousseau, à l’été 2008, la crise que traverse la Caisse fait en sorte que le profil du candidat idéal pourrait avoir changé, disent des observateurs.Compte tenu du contexte économique et boursier, il faudra quelqu’un d’extrêmement solide.Pour paraphraser l’un d’eux, ce n’est pas dans une tempête qu’on apprend à faire de la voile.Certains noms qui ont circulé l’été dernier continuent de faire les rondes.Comme Jean Houde, sous-ministre au ministère des Finances, qui a aussi été président d’investissement-Québec et vice-président de la Banque Nationale.Comme Jacques Daoust, président actuel d’investissement-Québec.Comme Christiane Bergevin, le cerveau des montages financiers chez SNC-Lavalin.Comme l’ex-mi-nistre péquiste Daniel Paillé, aujourd’hui professeur à HEC Montréal et qui a déjà été vice-président de la Caisse, dont l’association au PQ est toutefois perçue comme un handicap.Depuis peu, toutefois, il y a de nouveaux noms.On mentionne Yvon Charest, président de l’Industrielle-Alliance depuis 2000, dont l’étoile brille fort ces jours-ci après avoir été nommé la personnalité de l’année 2008 par un jury du magazine Finance et Investissement.Il ne faut pas se cacher, toutefois, que M.Charest subirait une sérieuse baisse de salaire.Un autre nom qui circule est celui de Pierre Shedleur, président de la Société générale de financement.M.Shedleur est réputé pour avoir mis de l’ordre dans les finances de la CSST.On pense aussi à Michel Tremblay, vice-président des placements à l’industrielle Alliance, qui a perdu la présidence de la Banque Nationale aux mains de « Face au cirque médiatique, certains candidats pourraient se retirer de la course par crainte de se faire taper dessus chaque fois qu’ils font une erreur.» Louis Vachon en 2007.C’est le conseil d’administration qui prend la décision, mais celle-ci dpit être avalisée par Québec.A peu près toutes les personnes consultées croient que le recrutement pourrait être très difficile et que le défi qui attend le prochain président est énorme.Étant donné le contexte, la crise boursière et les pertes de 39 milliards, la liste est peut-être plus courte que l’an dernier, dit-on.Un rassembleur Quel genre de candidat faut-il?«Ça prend des compétences en économie et en affaires, mais pas forcément en finance, dit l’ancien premier ministre Bernard Landry.Im financiarisation de l’économie nous a fait courir des risques très considérables.» M.Landry imagine quelqu’un de sensible aux aspects plus concrets de l’économie, et quelqu’un de «profondément attaché au Québec, et à son développement économique et social».Aux yeux de Jacques Ménard, qui dirige la Banque de Montréal au Québec, la personne devra posséder des connaissances financières et en gestion de risque, mais devra aussi CEST LE TEMPS OÙ JAMAIS DE COMPOSER VOTRE TRIO\ DE RABAIS ADDITIONNEL PAR MOIS PENDANT UN AN UNE ÉCONOMIE DE 120$ ; : JIP PROFITEZ ÉGALEMENT D’UN ACCÈS EXCLUSIF À L'AVENTURE STAR ACADÉMIE FORFAIT TRIO /mois* INSTALLATION GRATUITE PAS DE FRAIS CACHÉS ILLICO TÉLÉ NUMÉRIQUE Syntonisez le 900 pour accéder à des contenus exclusifs et sur demande.Au 900, c'est quand vous le voulez.INTERNET Accédez en exclusivité aux 40 caméras Web de l'Académie et à des vidéos inédites grâce aux accès haute vitesse.TÉLÉPHONIE Interurbains gratuits et illimités entre abonnés résidentiels de la téléphonie par câble de Vidéotron'’ Simplifiez-vous la vie! • Un seul numéro pour nous joindre • Une seule visite de notre technicien • Une seule facture mensuelle AJOUTEZ LE SANS-FIL À VOTRE TRIO é videotron.com/staracademie 5i428Ti7ii i 88-videotron M i connaître les politiques publiques et être douée pour la communication.«Ça va prendre des qualités de rassembleur», dit-il.Soit dit en passant, M.Ménard, dont le nom circulait l’an dernier, est heureux là où il est.Phi effet, le candidat — surtout s’il est recruté à l’externe — devra forger une relation de confiance avec le conseil d’administration — dont plus de la moitié des membres seront nouveaux —, avec le personnel de la Caisse, avec les 25 déposants de la Caisse et avec le public.Le recrutement en pleine période de crise ne sera pas facile, pense Claude Lamoureux, qui a dirigé Teachers, le régime de retraite des enseignants de l’Ontario.«Face au cirque médiatique, certains candidats pourraient se retirer de la course par crainte de se faire taper dessus chaque fois qu’ils font une erreur.» Seriez-vous intéressé?«Je suis à la retraite.Je suis assez occupé!» Le Devoir >| VIDEOTRON ie de Québécor Media Une comp ANJOU Galeries d'Anjou BROSSARD Mail Champlain Quartier DIX30 GATINEAU Galeries de Hull GRANBY Les Galeries de Granby LASALLE Carrefour Angrignon LAVAL Carrefour Laval L0NGUEUIL Place Longueuil MONTRÉAL Centre Eaton Centre Rockland Complexe Desjardins Place Versailles POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire REPENTIGNY Galeries Rive-Nord R0SEMÈRE Place Rosemère SHERBROOKE Carrefour de l'Estrie SAINT BRUNO Promenades St-Bruno SAINT-LAURENT Place Vertu MMaJl LE POUVOIR INFINI DU CÂBLE mm VIDÉOTRON Une compagnie de Québécor Media o télé numérique, Internet par cSblt- la téléphonie par câble rmpte, le.clrent doit conserver son abonnement au moins â îrTÏÏÜ ,ppSrS1artn,1 è E?dem.°l Bv- « " Endemol.est une marque déposée appartenant â Endemol International 0.V.Ces marques sont utilisées sous licence par Productions J IStar Académie IV) Inc., Star Académie 2009 Inc, et par Vidéotron Itée.Le logo.Productions J.est une marque de commerce de Productions I inc.Tout usage et toute reproduction de ces marques sont strictement interdits sans l'autorisation écrite et préalable dBayanMrait "> VIOtOTBOH BELŒIL 250, bouI.Sir-Wilfnd Laurier BLAINVILLE 803A, boul.Curé-Labelle BOUCHERVILLE 455, boul.dt Mortagne BROSSARD 8200, boui.Taschereau CHAMBLY 1201.boul.de Périgny chAteauguay 180, boul.d’Anjou GATINEAU 210, chemin d’Aylmer 355, boul, Greber GREENFIELD PARK 3698, boul.Taschereau HULL 28, boul.du Mont-Bleu J0LIETTE 10, rue Papineau LACHE NAIE 277, montée des Pionniers LA PLAINE 5333, boul.Laurier LASALLE 7579, boul Newman l'AWIMPTION 840, boul.de L’Ange-Gardien Nord LAVAL 965, boul.d'Auteuil 523, boul.Curé-Labelle 150, boul.des Laurentides 2151, boul.des laurentides LAVALTRIE 275, rue Saint Antoine Nord LE GARDEUR 515, boul.Lacombe LONGUEUIL 2930, chemin Chambly MASC0UCHE 1070, montée Masson MONTRÉAL 2552, rue Beaubien Est 6425.rue Beaubien Est 1747, rue Fleury Est 5632, boul Henri-Bourassa Est 9770, me Lajeunesse 3101, me Masson 8256, boul Maurice Duplessis 1330, av.Mont-Royal Est 5253, av.du Parc 4260, me Sainte-Catherine Est 305, rue Sherbrooke Ouest 6112, me Shertxooke Ouest 2635, av.Van Horne POINTE-AUX-TREMBLES 12886, rue Sherbrooke Est REPENTIGNY 100, boul.Brien ROSEMÈRE 199.boul.Labelle SAINT-CONSTANT un 132 SAINT-EUSTACHE 354, boul, Arthur Sauvé SAINT-HUBERT 5245, boul.Cousineau SAINT JEAN SUR-RICHELIEU 400.boul.du Séminaire Nord 239, boul.Saint Luc SAINT-JÉROME ‘181, boul.des Laurentides 1950, boul.Curé-Labelle SAINT-LÉONARD 4245, rue Jean-Talon Est SAINT-LIN-IAURENTIPES 531, nie Saint-Louis SAINTE-JULIE 2033, me Principale SHERBROOKE 1010, boul King Est 66, boul.Jacques (artier Nord TERREBONNE 882, boul des Seigneurs TROIS RIVIÈRES 824, boul.Thibeat! VARENNES 2020, boul.René Gaultier VAUDREUIl-DORION 585, av Saint-Charles VERDUN 5000, ru»' Wellington VICTORIAVILLE 379, boul.Bols Francs Sud cm c MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE A 6 l K ^ K v ** I H , L E S SAME I) I 28 FÉVRIER ET DIMANCHE î 1 M A R S 2 0 0 9 EN BREF L’OMH s’entend avec ses locataires d’Alfredo-Gagliardi Les locataires de la Résidence Alfredo-Gagliardi ont finalement trouvé un terrain d’entente avec l’Office municipal d’habitation de Montréal afin d'atténuer les hausses de loyers prévues en 2009.Le DmwV révélait récemment que l’Office devait augmenter les loyers de façon importante pour tenter d’éponger une partie du déficit occasionné par des coûts imprévus de construction.Or cette résidence, située rue Jean-Talon, abrite essentiellement des personnes âgées à faibles revenus.L’entente intervenue prévoit que la hausse des loyers cette année sera de 2,3 %, plutôt que 2,9 %.En outre, les personnes âgées de 70 ans et plus verront leur crédit d’impôt pour maintien à domicile augmenter d’environ 30 $ par mois pour les personnes seules et d’environ 50 $ par mois pour les couples.Cependant, 17 des 95 locataires sont âgés de moins de 70 ans et ne sont pas admissibles à cette mesure pour compenser le coût élevé des loyers à la résidence.Les locataires souhaitent maintenant que l’Office ne leur impose pas de hausse aussi importante l’an prochain.— Le Devoir Un vent à renverser les poids lourds Les vents forts atteignant 80 km/heure ont renversé trois véhicules lourds vers midi, hier, sur l’autoroute 20, à la hauteur de Belœil, en Montéré-gie.En direction est, ce sont ( jeux semi-remorques qui ont littéralement été soufflées par de fortes rafales.En direction ouest, c’est un véhicule récréatif qui s’est renversé.Dans tous les cas, il n’y a pas eu de blessés.Le ministère des Transports a dû fermer l’autoroute 20 dans les deux directions pendant quatre heures.Les camions accidentés ont été redressés dès que les vents l’ont permis.- La Presse canadienne Marie-Ève Dean évite la prison Malgré les quelque 10 000 appels inutiles qu’elle a logés au 911, Marie-Eve Dean évite la prison.Le juge Serge Boisvert, de la Cour du Québec, a condamné la femme de 23 ans à une peine de sept mois à purger dans la collectivité, hier matin, au Palais de justice de Montréal.Celle-ci avait reconnu, en octobre dernier, sa culpabilité à une accusation de méfait public.-La Presse canadienne ACTUALITES Il faut combattre « les barbares » talibans, dit le maire Labeaume MARTIN OUELLET Valcartier — Les soldats canadiens déployés en Afghanistan mènent un noble combat contre «les barbares», a soutenu hier le maire de Québec, Régis Labeaume.M.Labeaume a livré un puissant plaidoyer en faveur de l’intervention militaire du Canada en Afghanistan à l’occasion de la cérémonie marquant le départ prochain de quelque 2000 soldats stationnés principalement à la garnison de Valcartier, près de la capitale.Au cours d’une allocution à la garnison, le maire Labeaume a exhorté les soldats et leurs familles à ignorer le discours des pacifistes et des opposants à la mission canadienne.«N’écoutez pas ces bavards qui, emmitouflés dans leur sécurité québécoise, dans leur salon, ergotent sur l’antimilitarisme [et] sur ce que devrait être, selon eux, la politique canadienne et le devoir des militaires.Sachez que vous êtes nos braves», a lancé, d’un ton grave et solennel, le premier citoyen de la ville de Québec.Au-delà de leur mandat officiel d’assistance à la sécurité — sous l’égide de l’OTAN —, les soldats canadiens déployés en Afghanistan sont engagés dans une croisade contre la barbarie, a fait valoir M.Labeaume.«Vous allez combattre des barbares, des barbares qui ferment les écoles, des barbares qui détruisent des livres, des barbares qui détruisent le patrimoine, des barbares qui avilissent les femmes», a-t-il dit Loin de retenir ses ardeurs, le bouillant politicien municipal en a remis sur le compte des insurgés talibans un peu plus tard en point de presse.«En Afghanistan, selon les talibans, les femmes PEDRO RUIZ LE DEVOIR sont moins importantes que les chèvres [.] Selon mes convictions personnelles, c’est de la barbarie.Ce que vont faire les gars et les filles de Valcartier, c’est combattre la barbarie dans un pays où les jeunes n’ont plus le droit de rêver», a-t-il soulevé.Le nouveau contingent de soldats de Valcartier sera déployé dans la province de Kandahar au cours du printemps.Les départs s’échelonneront de la mi-mars jusqu’au début du mois de mai.Pour certains, il s’agira d’une première expérience en sol afghan alors que, pour d’autres, ce sera un retour en terrain connu.D’après les officiers d’affaires publiques des Forces canadiennes, 70 soldats en seront à leur troisième mission dans cette région du monde en proie à une insurrection armée, aux tensions tribales et à la rapine.La Presse canadienne POUR FAIRE DES PLACEMENTS, VOUS ÊTES AU BON ENDROIT.LE NOM LE DIT.ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC.Découvrez nos produits d’épargne et de 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propositions pour la réalisation du futur CHUM».La décision du conseil d’administration est préalable à celle du conseil des ministres, qui devrait survenir dans les jours suivants, permettant ainsi de lancer le processus de soumission menant au choix d’un partenaire.Les deux consortiums qui se sont qualifiés en novembre 2007 seront maintenant invités à déposer chacun un projet qui sera jugé sur les plans technique et financier.Avant qu’il y ait sélection d’un soumissionnaire selon la formule du partenariat public-privé (PPP), il s’écoulera quelque 44 semaines, avec à la clé, la signature d’une entente s’étendant sur 35 ans.^ Le pendant anglophone du CHUM, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), a déjà franchi cette étape; l’appel de propositions a été lancé le 15 octobre dernier.Le CHUM, la direction exécutive et l’Agence des PPP en sont aux derniers détails pour fignoler le dossier.Les modifications au projet du CHUM annoncées quelques jours avant le déclenchement des élections de l’automne sont à l’origine de ce retard.A la suite de pressions de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le gouvernement a notamment décidé d’augmenter le nombre de lits (772 plutôt que 700) et le nombre de salles d’opération (de 30 à 39).En outre, Québec a opté pour une démolition complète de l’actuel hôpital Saint-Luc pour faire place à un établissement complètement neuf.Ces changements entraîneront toutefois une hausse des coûts du projet d’environ 200 millions.La facture s’établit de façon préliminaire à 1,7 milliard, mais ne sera finale qu’une fois connue la proposition du partenaire choisi.Aussi, la crise financière mondiale pourrait avoir un impact sur cet aspect du projet qui sera réalisé en PPP.Récemment, Québec a pris la décision d’assumer une partie du risque financier que devait prendre le partenaire privé dans le projet PPP de la salle de concert de l’Orchestre symphonique de Montréal.Les conditions difficiles de financement de projets menés par le secteur privé expliquent ce virage.Le Devoir EN BREF Poursuite contre Bombardier Buffalo, N.Y.— La famille d’un des passagers qui a péri lors de l’écrasement d’un avion à proximité de Buffalo poursuit Bombardier Aéronautique, Continental Airlines ainsi que ses exploitants aériens, parce quelle estime que l’appareil n’avait pas l’équipement requis pour le dégivrage et que le personnel à bord était mal entraîné.La poursuite déposée jeudi à la Cour fédérale de Buffalo semble être la première liée à l’accident survenu le 12 février.Un avion de la Continental Airlines s’était écrasé sur une maison de Clarence, près de Buffalo, dans l’Etat de New York, tuant une personne dans la maison ainsi que les 49 passagers à bord de l’appareil, dont un Canadien.- La Presse canadienne 1 MJM ¦cm: I' K '> K V IM H .LES S A M E l> I 2 S F É V K I E H E T I) I M A N (' Il E I A 1 M A H S 2 (I 0 il ACTUALITES Gouvernance des universités enseignants craignent la mainmise d’éléments extérieurs CLAIRAN DREE CAUCHY Les universités doivent-elles être gouvernées principalement par des membres provenant de l’externe ou par des acteurs de la communauté universitaire?Voilà une des questions au centre du débat sur la gouvernance universitaire qui se tenait hier midi à l’Université du Québec à Montréal devant plus de 200 professeurs en journée de grève.La réflexion s’inscrit dans la lignée du débat sur les projets de loi sur la gouvernance des cégeps et des universités, morts au feuilleton l’automne dernier en raison des élections mais qui devraient être déposés de nouveau au cours des prochaines semaines.Privatisation en douce Le projet gouvernemental a été décrié par le professeur Gilles Gagné, de l’Université Laval, et la chargée de cours Marie Blais, de l’UQAM, comme une privatisation en douce des universités.«On demande aux membres des conseils d'administration de décider eux-mêmes de leur rémunération et de définir eux-mêmes le profil des administrateurs externes qu’ils vont ensuite co-opter.C’est le bar ouvert aux copains», a lancé Marie Blais.Le projet de loi prévoit que les deux tiers des administrateurs devront être indépendants.Forte d’une expérience de huit ans au conseil d’administration de l’UQAM (dans les années 1990), Mme Blais fait observer que les membres externes sont «souvent absents ou encore se présentent sans même avoir ouvert leur enveloppe de documents».Mise au point Systématiquement interpellés tant par les débatteurs que par les intervenants de la salle, les experts en gouvernance Jean-Marie Toulouse et Yvan Allaire, de l'Institut sur la gouvernance des organisations publiques et privées, qui ont produit un rapport dont s’çst inspirée la ministre de l’Education, ont souligné qu’ils ne recommandaient aucunement un encadrement législatif, s’en remettant plutôt à l’examen interne que pourrait faire chacune des universités.De la même façon, M.Allaire a rappelé que le groupe de travail sur la gouvernance des universités n’avait pas recommandé la rémunération des administrateurs et préconisait un seuil de 60 % d’administrateurs externes, et non des deux tiers.Ces derniers ne devraient pas provenir systématiquement du milieu des affaires, comme le craignent les professeurs, mais ne pas dépendre financièrement des décisions prises par le conseil d’administration, précisent MM.Toulouse et Allaire.Le Devoir L’Ontario mise sur les énergies renouvelables La province de Dalton McGuinty espère ainsi stimuler un segment de son économie Au moment où le Québec s’apprête à déposer un budget, dont on se demande s’il sera vert, l’Ontario aligne sa stratégie énergétique sur le modèle d’économie verte du président Obama.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Ontario a déposé cette se-i maine un projet de loi qui le place en avant d’à peu près tout le monde en Amérique du Nord en matière d’énergies renouvelables, ce qui pourrait inciter des entreprises d’ici à aller profiter sur place de l’immense marché que cette stratégie va créer.Le projet de Toi, qui adopte le modèle allemand de financement des énergies vertes renouvelables, fait obligation aux distributeurs d’électricité d’acheter toute l’énergie verte — à des prix tarifés par le gouvernement — que les individus, municipalités et bandes autochtones vont leur proposer.Les prix seront garantis par règlement et ils devraient refléter les coûts plus élevés de certaines filières afin d’inciter les gens à s’équiper pour produire en tout ou en partie leur propre électricité, une énorme économie à long terme pour l’Ontario.Au Québec En comparaison, au Québec, les municipalités, MRC et bandes autochtones se voient offrir un programme plafonné à 500 MW, dont les gagnants seront choisis par appel d’offres afin de leur offrir le moins possible.Quant aux individus, ils peuvent désormais fournir de l’électricité au réseau d’Hydro-Québec, mais l’intérêt de la formule est limité par le fait que la société d’Etat ne débourse jamais un sou et se contente de soustraire les kilowatts produits par ses clients de ceux qu’ils consomment.Comme les tarifs se situent entre 4,6 et 6,1 cents du kWh, très peu de gens arrivent à rentabiliser une installation à ce prix.Selon Louis-Olivier Batty d’Hydro-Québec, seulement neuf personnes se sont effectivement branchées pour fournir des kWh, dont sept produisent avec des panneaux photovoltaïques et deux avec des éoliennes.Douze autres demandes sont en examen, dont cinq dossiers éoliens et cinq dossiers photovoltaïques et deux dossiers avec des filières combinées.Mais en Ontario, il n’y aura pas de limite aux propositions des individus et des corps publics en plus de leur fournir des prix garantis pour leur électricité.C’est exactement ce que réclament à cor et à cri les municipalités, coops et MRC du Québec qui se revendiquent de ce modèle qui domine le marché européen de la production individuelle.Un chantier éclaté La province voisine entend d’ailleurs faciliter l’expansion du marché des énergies «renouvelables vertes», soit l’éolien, le so- laire et le géothermique, en créant un guichet unique pour faciliter la conception, le financement conjoint avec l’Etat et l’évaluation environnementale des projets.Quant à l’aide offerte aux particuliers, on entend mettre de l’avant des prêts sans intérêt et pour les économies d’énergie, un financement dont les remboursements seront effectués à même les économies réalisées grâce aux mesures d’isolation ou de fenestration.L’Ontario espère ainsi obtenir non seulement des milliers de mégawatts additionnels, mais aussi créer un gigantesque chantier de restauration énergétique qui stimulera l’économie de toutes ses régions et offrira un marché énorme aux producteurs et aux distributeurs d’équipements.On espère attirer dans cette province fabricants et distributeurs qui y consolideront leurs activités.Cette province dépense annuellement sept milliards pour électrifier ses résidences.C’est une réduction de 10 % de cette facture, expliquait le ministre Smitherman, soit 700 M$, que cible l’Ontario, qui profitera par ailleurs des bénéfices économiques de l’opération.La nouvelle loi imposera une révision tous les cinq ans du niveau d’efficacité énergétique des bâtiments importants.Comme on le fait aux Etats-Unis, le gouvernement ontarien exigera une vérification du niveau d’efficacité énergétique au moment de la vente des maisons et des édifices, ce qui obligera les acheteurs à faire face en toute lucidité aux coûts possibles de leur facture d’énergie et de leurs futures obligations de modernisation.La future loi ontarienne im- ARCHIVES REUTERS posera la norme LEED argent à tout nouvel édifice public.La norme Energy Star sera par ailleurs exigée pour les équipements installés dans les résidences, y compris pour ceux liés à l’utilisation de l’eau.Les distributeurs locaux d’énergie se verront imposer des objectifs de conservation de l’énergie.Et les personnes à faibles revenus pourront obtenir une aide gouvernementale pour se conformer aux exigences réglementaires si elles leur imposent un fardeau financier trop lourd.L’Ontario espère créer 50 000 emplois avec ce chantier provincial d’ici trois ans, ce qu'il estime économiquement et socialement plus rentable que d’investir dans des mégaprojets, comme on le fait encore au Québec.Le Devoir Le Québec poursuivi pour avoir interdit un pesticide LOUIS-GILLES FRANCŒUR Une société des Etats-Unis, Dow AgroSciences, a entrepris une poursuite en vertu de l’ALENA pour obtenir deux millions en compensation sous prétexte que le Code québécois des pesticides viole son droit de vendre du 2,4-D dans la province.Cette entreprise estime en effet que le code québécois viole les clauses du chapitre 11 de l’ALENA et qu’il constitue une entrave inacceptable au libre commerce, les priorités sociales, environnementales et de santé publique ayant été subordonnées dans ce traité aux impératifs du commerce.Ui société étasunienne demande donc au Québec de soustraire son pesticide aux exigences de son code si la province ne veut pas devoir lui payer une compensation pour perte de profits.Le Québec est la seule province dotée d’un Code des pesticides et qui, de surcroît, interdit l’usage domestique du 2,4-D dans les parterres ou les jardins des résidences ainsi que dans les parterres des écoles et édifices publics.Mais l’Ontario songe à l’imiter, une stratégie que Dow AgroSciences veut manifestement neutraliser par anticipation.Le projet ontarien cible environ 80 molécules dites «actives» de pesticides, dont le 2,4-0.L’attaque de la firme étasunienne mobilise présentement plusieurs groupes écologistes importants comme Equiterre et la Fondation David Suzuki.Ces groupes ont lancé une pétition dans Internet afin d’inciter le gouvernement fédéral à défendre le Québec avec la dernière énergie, ce dont doutent certains.En vertu de l’ALENA c’est le gouvernement signataire du traité qui doit prendre fait et cause pour une province visée par une poursuite.Le Devoir ÎHIERRY MUGLER KALI OREA FABIO liRIRAMI GALLOÏÏI Centre de Commerce Mondial 413, St-Jacques O.514-844-9125 Centre de Commerce Mondial 383, St-Jacques O.514-281-7999 5l07,av.du Parc (angle Laurier) 514-277-7558 ,av.Laurier O.514-270-6154 Louisiane, Texas, Tennessee 4 ET 11 MAI, 21* ET 28 SEPTEMBRE (17 JOURS, 33 REPAS) *Départ autocar grand luxe supplément 170$ Si réservé avec dépôt avant le 20 mars pour mai et avant Le 30 juin pour septembre (5/7 Groupe voyages Québec Détenteur des Permis du Québec SUR LA TRACE DES ICEBERGS, TERRE-NEUVE LABRADOR ET BLANC-SABLON Sjuin (12 jours, 34 repas) OUEST CANADIEN, LA GRANDE TRAVERSÉE 2,19 juillet, 1er et 18 août (17 jours, 34 repas) COMBINÉ CROISIÈRE ET AUTOCAR AUX llES-DE-LA-MADELEINE 12 juin et 17 juillet (7 jours, 18 repas) ESCAPADE A BOSTON 11 avril, 5 septembre, 10 octobre (3 jours, 2 repas) LES CANADIENS A NEW YORK 2 avril (2 jours) EE£2 beib EEH2 EEEB FTIiTH PRAGUE, VIENNE, BUDAPEST, BRATISLAVA 24 mai (12 jours, 20 repas) vols Air Transat PARIS AUBAINE 24 mai (9 jours, 14 repas) vols Air Transat ROME AUBAINE 7 mai (9 jours, 9 repas) vols Air Transat GRÈCE & SES ILES 30 avril, (16 jours, 30 repas) vols Air Transat CROISIÈRE ALASKA 9 sept (7 nuits, tous les repas) vols Air Canada EEEB EE5B osa PANORAMA ANGLAIS 12 au 27 septembre 2009 vols Air Canada PAYSAGES ALPINS 10 au 25 septembre 2009 vols Air Transat FUGUE EUROPÉENNE 9 au 24 septembre 2009 vols Air Transat LE NOUVEL EXPLORATEUR 10 au 27 septembre 2009 volsAirKLM LA SCANDINAVIE 5 au 20 septembre 2009 vols Air France www.gvq.ca • 1 800 463-1598 • infos@gvq.qc.ca H «c ¦ c • £ Mit uooehc !C LE DEVOIR.LES SAMEDI 28 FÉVRIER ET DIMANCHE I 111 MARS 2 0 0 9 LE MOND Tous les soldats américains auront quitté l’Irak fin 2011, confirme Obama Lancée en mars 2003 par George W.Bush, la guerre américaine en Irak tire à sa fin.La mission de combat s’achèvera dès août 2010 et, seize mois plus tard, les derniers soldats auront quitté le pays.PHILIPPE GRANGEREAU «T?suis venu vous dire comment la guerre en J Irak va finir», a annoncé hier le président Barack Obama dans un discours prononcé devant plusieurs centaines de marines et leurs familles à Camp Lejeune, une base militaire de Caroline du Nord.Après avoir rendu hommage à leur «sacrifice», le président américain a indiqué que les deux tiers des troupes d’occupation américaines, actuellement 142 000 hommes, auront quitté l’Irak dans un an et demi.D a déclaré son «intention» de «retirer toutes les troupes américaines d’Irak fin 2011, dans le cadre de l’Accord sur le statut des forces» (SOFA) ratifié en novembre dernier.Ce calendrier, négocié par George W.Bush, stipule un retrait total des forces américaines d’Irak pour le 31 décembre 2011.«Notre mission de combat s’achèvera le 31 août 2010», a-t-il déclaré après avoir expliqué qu’il allongeait à «18 mois» le calendrier qu’il avait fixé pendant sa campagne électorale.Il s’était alors engagé à retirer toutes les «troupes de combat» en 16 mois, tout en laissant sur place une force résiduelle chargée d’une triple mission: entraîner l’armée irakienne, effectuer des opérations «antiterroristes» contre al-Qaïda en Irak et protéger le personnel américain civil et diplomatique.Cette «force de transition», destinée à rester sur place après août 2010, a-t-il précisé hier, se situera «initialement entre 35 OOO et 50 000 hommes».H a aussi prévenu que son plan de retrait serait sujet à des «ajustements tactiques» car «l’Irak n’est pas encore sûr et il y aura encore des jours difficiles».L’importance de ce «contingent de transition» a surpris beaucoup de démocrates, qui s’attendaient à un retrait plus rapide.«Je ne vois pas comment on peut encore justifier la présence de 50 000 soldats», s’est étonnée la leader démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, pour qui «un tiers, peut-être 20 000 ou 15 OOO hommes», serait suffisant «Cinquante mille hommes, c’est un chiffre Le commandant en chef a rendu visite aux marines hier.JIM YOUNG REUTERS qui est un peu plus élevé que ce que j’avais anticipé», s’est aussi étonné Harry Reid, le leader démocrate du Sénat Un plan «raisonnable» Cette décision, qu’Obama dit avoir «prise après avoir consulté le secrétaire à la Défense, Robert Gates, et les militaires sur le terrain», a été beaucoup mieux accueillie par le camp républicain.L’ancien candidat John McCain, qui avait qualifié A’ «irresponsable» le plan de retrait d’Irak en 16 mois d’Obama durant la campagne présidentielle, a applaudi ce compromis.Il a trouvé le plan de retrait «bien pensé», «raisonnable» et «bien préparé».«Je suis prudemment optimiste quant à son succès.» D’autres responsables républicains ont salué la volonté d’Obama de se laisser une marge de manœuvre importante.«U nous a assurés qu’il modifierait encore son plan [de retrait] si la situation sur le terrain se détériore et si la violence s’accroît», a approuvé John McHugh, le leader républicain du Comité des affaires militaires de la Chambre des représentants.Annonçant une «nouvelle stratégie» pour stabiliser l’Irak et la région, Obama a déclaré son intention de lancer une offensive diplomatique qui engloberait l’Iran et la Syrie.Pour l’Irak, l’objectif n’est plus d’établir un régime démocratique, comme le souhaitait Bush.«Le but» désormais, a dit Obama, est «un Irak souverain, stable, autosuffisant», un gouvernement «juste, représentatif, qui rend des comptes» et «qui ne procure ni soutien ni sanctuaire aux terroristes».Pour le président, la solution en Irak «est politique et non militaire».«Les Etats-Unis, a-t-il ajouté à l’intention des Irakiens, ne convoitent ni votre territoire ni vos ressources.Nous respectons votre souveraineté [.] nous souhaitons un transfert complet des affaires de sécurité sous responsabilité irakienne.» Le président américain Barack Obama a par ailleurs annoncé hier avoir choisi le diplomate Christopher Hill, ancien négociateur pour la Corée du Nord, comme nouvel ambassadeur à Bagdad.Libération Avec l’Agence France-Presse Colonies en Cisjordanie Israël a caché des données sur la propriété des terres Édifiant document mis au jour par Haaretz sur la colonisation illégale en Cisjordanie.Le quotidien israélien a récemment mis la main sur une banque de données gouvernementale dont le contenu entre en nette contradiction avec la position officiellement défendue par l’État hébreu au sujet des colonies juives de peuplement.GUY TAILLEFER « TD our la première fois, écrit le journaliste Uri 1 Blau, des informations que l’Etat cachait depuis des années sont révélées.» Dans environ 75 % des colonies, fait ressortir Haaretz, des infrastructures ont été construites sans les permis appropriés ou en violation de ceux qui avaient été délivrés.la banque de données indique en outre que, dans plus de 30 colonies, des travaux de construction de grande envergure (des routes, des écoles, des synagogues, des bureaux municipaux et parfois même des postes de police) ont été réalisés «sur des terres privées appartenant à des résidants palestiniens de la Cisjordanie».Pour Dror Etkes, de l’organisation de paix israé- lienne Yesh Din, «le refus du gouvernement de rendre ces documents publics pour des raisons de sécurité est un autre exemple de la façon dont l’État exploite son autorité» pour empêcher la population de s’informer de manière éclairée.D’ailleurs, le reportage interroge des résidants qui sont surpris d’apprendre que la colonie qu’ils habitent empiète sur des terres palestiniennes.Quelque 290 000 Juifs habitent dans 120 colonies et des douzaines A’«avant-postes» établis dans les territoires occupés depuis la guerre des Six Jours de juin 1967.Leur population a crû de 95 000 personnes depuis 2001, malgré les promesses faites par Israël d’en cesser l’expansion.Cette colonisation touche au cœur de l’inextricable conflit israélo-palestinien.Elle est un obstacle central aux efforts de pane et à la création un jour d’un État palestinien qui soit suffisamment unifié sur le plan territorial pour former véritablement un pays.La position officielle de l’État consiste à dire qu’il «ne réquisitionne pas de terres privées pour établir des colonies».Le contenu de la banque de données et l’analyse qu’en fait Haaretz sont bien différents.«Des quartiers entiers construits sans permis ou sur des terres privées font partie de manière inséparable des colonies», relève le quotidien.Un cas parmi bien d’autres est celui du quartier de Ramat Zvi, situé dans la colonie d’Ofra, au sujet duquel il est indiqué dans ladite banque: «B y a environ 200 structures permanentes.[.] Elles empiètent toutes sur des terres privées.» L’étendue des irrégularités relevées dans le document gouvernemental atteste en outre du (fonctionnement inadéquat» de l’administration civile, de la bureaucratie responsable de l’émission des permis et de la supervision de la construction dans les territoires.En l’absence de supervision, les conseils régionaux des colonies ont, dans les faits, occupé le territoire comme bon leur semblait Ceci expliquant cela, «l’establishment a préféré ne pas savoir exactement ce qui se passait en cette matière», souligne Haaretz.D se trouve pourtant que plusieurs des informations contenues dans la banque de données que le gouvernement aurait voulu garder secrètes sont déjà très bien documentées par des organisations israéliennes comme La pane maintenant Le ministère de la Défense a décidé, en 2005, de faire un état des lieux exhaustif dans le but, justement de se prémunir contre des poursuites intentées par des résidants palestiniens ou des organisations de droits humains.Le Devoir Avril Benoît, de MSF République démocratique du Congo MSF s’inquiète des atrocités commises par les fanatiques de la LRA LI SA- MARI E GERVAIS Devant la montée des violences perpétrées par l’Armée de libération du seigneur (LRA) dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC), Médecins sans frontières sonne à nouveau l’alarme.Il y a quelques semaines, dans le district du Haut-Uélé, l’organisation humanitaire s’était déjà inquiétée d’une série de massacres qui avait fait 900 morts à Noël.Depuis le début du mois de février jusqu’à ce jour, 17 massacres ont eu lieu dans cette région, soit environ un tous les deux jours.«Ni les gouvernements impliqués ni la MONUC [Mission de pane des Nations unies au Congo] ne semblent avoir prévu qu'il y ait des représailles envers la population civile.Or, une opération militaire conjointe a été menée récemment et on devait s’attendre à ce qu’il y ait des représailles», soutient Avril Benoît, directrice des communications pour MSF-Canada.Mme Benoît rentre tout juste d’un séjour de trois semaines dans cette région du nord du Congo-Kinshasa.«[La LRA] est incroyablement cruelle.On enlève des enfants de 12 ans.Les petites filles deviennent les femmes des commandants et sont violées toute la nuit.C’est difficile aussi pour les garçons qui reçoivent un entraînement militaire, forcés de travailler sans manger ni dormir suffisamment», relate-t-elle.Née il y a plus de 20 ans en Ouganda à l’initiative du chef rebelle Joseph Kony, la LRA est connue pour ses atrocités sur les civils et son régime basé sur les duc commandements de la Bible.Fortement réprimé, ce groupe de rebelles — classé organisation terroriste par les Etats-Unis — a dû fuir outre les frontières de l’Ouganda et sévit maintenant au sud du Soudan et au nord du Congo.L’ONU interpellée MSF déplore que l’ONU n’ait pas déployé plus d’effectifs que les 300 militaires déjà en poste dans la région, dont une grande partie sont des ingénieurs.«Les attaques ont commencé en septembre à Haut-Uélé et dès lors, malgré la crise qui se profilait, ils n’ont pas changé leur approche, ni augmenté le nombre d’effectifs», dénonce Mme Benoît.Pourtant, le 22 décembre dernier, le Conseil de sécurité a élargi le mandat de la MONUC — la plus importante mission de paix avec 17 000 soldats déployés — en la chargeant de s’attaquer en priorité à la protection des civils, rappelle-t-elle.L’ONU a depuis annoncé l’envoi de quelque 1300 soldats égyptiens en RDC.Se sentant abandonnés par les forces armées de la RDC, des groupes de fermiers se sont fabriqués des armes et ont constitué leurs propres groupes d’autodéfense.«Les gens nous répètent constamment qu’ils manquent de sécurité.Nous, on veut relayer leur message.C’est clair que ça ne peut pas continuer comme ça», a conclu Mme Benoît.Le Devoir Chef de file des probiotiques nrW^: €XP
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