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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-01-22, Collections de BAnQ.

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k' ciillurdk' Cahier 1 LE DEVOIR L’étalement urbain, c’est les autres ! Le vieillissement de la population bouleversera le phénomène Étalement urbain: le débat est relancé à Montréal, avec l’annonce du projet de parachèvement de l’autoroute 25 et la construction d’un pont sur la rivière des Prairies.Mais le phénomène, qui n’est pas facile à cerner, est ferit de tendances contradictoires: s’il montre certains signes d’es-soirfflement, d’autres indicateurs suggèrent une accélération de cette propension à fuir la ville pour la banlieue.Mais quelle banlieue, la première, la seconde?Au fond, le vieillissement de la population se chargera-t-il d’enrayer cette hémorragie vers la banlieue?Dossier.ANTOINE ROBITAILLE étalement urbain, c’est une légende urbaine!», s’est exclamé le maire de Blainville Pierre Gingras, jeudi, en entrevue au Devoir.«Voyons, la région de Montréal est une des agglomérations les plus denses en Amérique!», a soutenu ce maire de la municipalité-jjtoile de 40 000 habitants, championne de la croissance de la couronne nord, où «on a ouvert à peu près une école à chaque année depuis dix ans».Sur la densité montréalaise, M.Gingras citait les mêmes chiffres que nous présentait la veille le maire de Laval, Gilles Vaillancourt: «Selon une étude, sur 27 villes nord-américaines, il n’y a que New York qui est plus dense que nous.Moi je trouve qu’on est pas pires!» Un fonctionnaire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) confirme cette donnée tout en rétorquant par une métaphore: «Ce n’est pas parce qu’on est une région où il y a moins de cancéreux qu'il ne faut pas combattre le cancer.Bon, mon propos est un peu excessif, car l’étalement, ce n’est pas un cancer.» Non, l’idée était claire, M.le fonctionnaire: ce n’est pas parce que c’est le «désastre» ailleurs qu’il faut empirer les choses ici! Et c’est pourquoi tous les documents officiels ou presque, que ce soit le Cadre d’aménagement du gouvernement du Québec, le Plan d’urbanisme de Montréal ou le Schéma d’aménagement de la CMM, en préparation, cherchent à contrer le phénomène.Mais quel étalement?Cette notion est plus difficile VOIR PAGE A 4: ÉTALEMENT «Il est difficile de prévoir quels comportements adopteront les futurs vieux» JACQUES GRENIER LE DEVOIR 30 000 autos supplémentaires s’ajoutent sur nos routes chaque année., ' it’tf Corus met la main sur CMC La station perd sa salle de nouvelles et se spécialisera dans le sport et la santé PAUL CAUCHON entreprise canadienne-anglaise Corus a mis la ’ main hier sur le réseau Radlomédia, ce qui soulève l’inquiétude et la tristesse chez les journalistes, qui voient ainsi disparaître la salle de nouvelles autonome de CKAC à Montréal.Dans une décision très attendue, le CRTC a autorisé un échange de stations d’une valeur totale de 11 millions $ entre1 les deux entreprises Astral et Corus.Selon les termes de la transaction, Astral met la main sur cinq stations FM qui appartenaient à Corus, et Corus prend possession des sept stations AM du réseau Radiomédia, dont CKAC, ainsi que de CFOM-FM à Lévis.I>a station CKAC, vieille de 80 ans, deviendra donc une station spécialisée dans le sport et la santé, selon les plans de Corus.«Pour nous, c’est une fermeture à peine voilée», déclare le président du Syndicat des employés de CKAC, Jules Bordeleau.«R y aura maintenant une seule source d'inft>rmation « Le niveau de concentration des médias est devenu inacceptable, et le CRTC le cautionne!» VOIR PAGE A 10: CKAC L’éditorial de Josée Boileau, à lire en page B 4 Le Risk de la culture Tandis que la Coalition pour la diversité culturelle multiplie ses alliances internationales, les Américains, au nom du libre-échange, tentent de vider de toute substance le projet de convention en négociation à l’UNESCO.STÉPHANE BAILLARGEON Une sorte de jeu Risk de la culture est accroché sur un mur de la petite permanence du Secrétariat international des coalitions sim la diversité culturelle, rue Laurier, à Montréal Une carte du monde avec une vingtaine de punaises colorées, les rouges signalant les pays conquis à la cause, les bleus, ceux sur le point de fonder leur propre coalition nationale.Le rouge domine avec cinq épingles en Europe (France, Espagne, Allemagne.) et autant en Afrique (Sénégal, Togo.).Le bleu signale de belles proies potentielles en Amérique du Sud, surtout au Brésil.L’Asie reste à découvert avec une maigre prise, en Corée.Étrangement, la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, responsable du secrétariat international, a oublié de colorer le Canada en rouge.«La carte a été installée en quelques 1 minutes alors qu’on s’apprêtait à recevoir le premier ministre Paul Martin, explique en rigolant Robert Ftilon, vice-président exécutif de la coalition.On a fait le ménage et on a placé la carte bien en vue pour mettre en évidence nos succès.» i.rtsie resie a u %» VOIR PAGE A 10: CULTURE INDEX O Actualités.A2 Annonces.C 6 Avis publics.C 5 Bourse.C 2 Carrières.C 8 Décès.C 9 Économie.C 1 Éditorial .B 4 Idées.B5 Monde.A 8 Mots croisés.C 5 Météo.C7 Perspectives.B 1 Rencontres.D 4 Science.B 6 Sports.C 10 La France a trop de lois Les élus s’inquiètent de la surenchère législative CHRISTIAN RIOUX Paris — Chaque année, c’est le même scénario.Pendant que les Nord-Américains s'adonnent aux joies des soldes d’après-Noël, les Français restent tranquillement à la maison.Pendant deux semaines, les magasins sont vides.Pas la moindre affiche en vitrine.Jusqu’à ce que la loi le permette enfin, quelque part dans la deuxième semaine de janvier.Eh oui, la France a une loi qui dit exactement quel jour et à quelle heure et pendant combien de temps les millions de commerçants ont le droit de brader leur marchandise.Mais, comme l’exercice est pratiquement impossible à contrôler, une autre loi fixe aussi les règles de vente et de publicité de ce qu’il est convenu d'appeler les «pré-soldes».Ne dites pas à un Parisien que les commerçants de la rue Sainte-Catherine font des soldes quand bon leur semble, ils sont convaincus que tous les pays du monde réglementent strictement cette activité commerciale.Il faut dire aussi que la France a également des lois qui définissent la façon de calculer la superficie d’un appartement, interdisent l’expression de certaines opinions, empêchent les jeunes de flâner dans les halls d’entrée et déterminent le nombre de tirets à insérer entre le nom du père et de la mère dans les noms composés.On ne s’étonnera donc pas que, périodiquement, les législateurs s’inquiètent du monceau de papiers qui s’accumulent sur *1 leur bureau.C’est ainsi que le président du Sénat, Jean-Louis Debré, dénonçait cette semaine «l’inflation législative» qui s’est emparée de l’assemblée française.Pierre Mazeaud, président du Conseil constitutionnel, vient aussi de sermonner les minishes en les priant de ne pas multiplier les lois et de lutter contre celles qui sont trop bavardes.Jamais la boulimie de lois n’a été aussi grande.Depuis 1958, le volume des lois votées a quadruplé.Cette inflation touche surtout la dernière décennie, où ce volume a augmenté de 50 %.En 1964, le recueil des lois votées faisait 380 pages.En 1978, il atteignait 560 pages.En 1989, il en avait 1020 et, dix ans plus tard, 1300.En 2005, il compte 1600 pages et plus de 7500 textes législatifs ainsi que plusieurs milliers de textes réglementaires.En septepibre 2000, le ministre de l’Éducation, Claude Allègre, avait fait adopter une loi pour permettre aux élèves de faire de simples travaux de recherche (ici appelés «travaux personnels encadrés»).Cette année, son successeur en fera une autre pour les éliminer.Ce qui n’empêchera évidemment pas les professeurs et les écoles qui le désirent d’adopter cette forme de travail.Au début de son mandat, le gouvernement de Lionel Jospin avait fait voter la semaine de travail de 35 heures.Depuis deux ans, son successeur multiplie les mesures législatives afin de grignoter la loi des socialistes.VOIR PAGE A 10: LOIS Depuis 1958, le volume des lois votées a quadruplé.En 2005, il compte 1600 pages et plus de 7500 textes législatifs.b-y, JEAN AYISSI AGENCE FRANCE-PRESSE La France a entre autres une loi qui dit exactement quel jour, à quelle heure et pendant combien de temps les millions de commerçants ont le droit de brader leurs marchandises. LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 JANVIER 2005 A 2 -LES ACTUALITES- La comédie a assez duré Les comédiens songent à la grève pour obtenir d’être payés lors des répétitions STÉPHANE BAILLARGEON Les comédiens menacent de déclencher une grève l’automne prochain dans les plus importants théâtres du Québec.Selon les informations obtenues par Le Devoir, cette mesure radicale est envisagée pour obtenir le paiement des heures de répétition par les grandes salles où les cachets sont comptabilisés sur la base des représentations.Des dizaines de comédiens, membres de l’Union des artistes (UDA), vont se prononcer sur la proposition de débrayage demain après-midi lors d’assemblées générales organisées conjointement à Montréal et Québec.LUDA et Théâtres associés inc.(TAI) tentent de négocier une nouvelle entente collective depuis plus d’un an, mais le dossier traîne, de l’aveu des deux parties.TAI regroupe une douzaine de producteurs de théâtre francophone comme la Compagnie Jean-Duceppe, le Théâtre du Nouveau Monde, l’Espace Go, le Théâtre du Rideau Vert, la Place des Arts et le Trident LUDA un syndicat professionnel, représente des milliers d’ar- tistes-interprètes.Une loi provinciale oblige les artistes et les producteurs à signer des ententes.Environ 150 comédiens réunis l’an dernier ont accordé un mandat de négocier le paiement des heures de répétition par les théâtres.LUDA a décidé de s’attaquer d’abord aux grandes salles.La mesure pourrait ensuite se négocier avec les plus petits producteurs, eux aussi regroupés en associations.•Les décisions d’une réunion sectorielle deviennent décisionnelles, a expliqué Anne-Marie Desroches, porte-parole de l’UDA Les mesures stratégiques votées [demain] seront mises en application.C’est donc une réunion très importante.Légalement, les comédiens ont le droit de grève, et çe pourrait être un moyen ultime.» Selon des informations obtenues tuer, le comité de négociation va demander aux assemblées de voter un mandat de grève.Le texte de la convocation des membres, dont Le Devoir a obtenu copie, explique que ces réunions vont permettre de •faire part de l’état des négociations et de passer à l’action pour arriver à conclure une nouvelle entente collective le plus rapidement possible avec TAI, une association de théâtres “sub- ventionnés", est-il besoin de le rappeler*.Les comédiens Valérie Blais, Markita Boies, Vincent Champoux et Martine Tremblay signent le document Les interprètes doivent songer dès maintenant à leur prochaine saison.Les directeurs de théâtre ont décidé de leur programmation et définissent leur distribution.Des contrats pour 200S06 se signent déjà, d’où l’urgence de définir une stratégie syndicale.Pour l’instant les cachets versés par les compagnies membres de TAI, les plus généreuses du Québec, oscillent de 150 à 500 $ par représentation, selon le rôle et la notoriété du comédien Les pièces tiennent généralement l’affiche entre 20 et 30 soirs.Au total en moyenne, un rôle dans les plus grosses productions du Québec rapporte donc environ 5000 ou 6000 $.Ces sommes comprennent les semaines de répétition.Au Théâtre d’Aujourdhui, un comédien doit normalement prévoir environ 150 heures de travail préalables, réparties sur huit semaines.•Par contre, nous ne demandons pas l’exclusivité dans nos contrats, a commenté le directeur général Jacques Vézina, membre du comité de direction de TAI.Les comé- diens canadiens-anglais ne répètent que pendant trois à quatre semaines et doivent se mettre à l'entière disponibilité d’un théâtre.La formule québécoise, plus souple, permet aux comédiens de remplir d’autres contrats, souvent plus payants, à la télévision, au ciné ma ou dans les écoles deformation, par exemple.* Cela étant, M.Vézina s’est dit tout à fait ouvert à négocier de nouvelles conditions de travail et de paiement, mais à l’intérieur des enveloppes disponibles.Il a toutefois affirmé l’impossibilité, compte tenu des revenus actuels des théâtres, de payer les répétitions et de maintenir à leur niveau les cachets pour les représentations.*11 y a méprise dans ce dossier, a-t-il dit Les répétitions sont payées, mais indirectement.[.J O» pourrait cependant diviser l’enveloppe globale.• Selon le ministère de la Culture et des Communications, près de 45 % des artistes ont un revenu annuel inférieur à 20 000 $ alors que seulement 2,4 % gagnent plus de 50 000 $ par an.Le revenu annuel moyen d’un contribuable comédien est de 37 874 $.Le Devoir \ 4 4 w 4 (i ii ?» b ACADÉMIE MICHÈLE-PROVOST inc.?Collège privé mixte - fondé en 1957 agréé aux fins de subventions (MEQ) Primaire & Secondaire f son2egymn f y s„n Progrcn, J rUi to montai au Primait au Secofl* PORTES OUVERTES TOUS LES JEUDIS ENTRE WHET 12H Téléphonez au (514) 934-0596 1517 av.des Pins - Ouest - Montréal (Québec) H3G 1B3 (métro Sherbrooke et autobus 144 ou métro Guy et autobus 165/535) www.academiemicheleprovost.qc.ca EN B Charest n’exclut pas un remaniement Saguenay — Le premier ministre Jean Charest ne ferme plus la porte à un remaniement ministériel.Interrogé hier sur cette possibilité, il a indiqué que, pour l’instant, il n’avait pas pris de décision.Il a ajouté que, dans la vie d’un gouvernement, il y avait parfois des remaniements, spécifiant que le prochain jeu de chaises musicales au sein de son cabinet •dépendra des circonstances».*11 n’y a certainement pas de décision de prise.Dans la vie d’un gouvernement, il y en a des remaniements», a dit Jean Charest lors d’un point de presse à Saguenay.Pourtant, à la fin de la session parlementaire, en décembre dernier, Jean Charest s’était énergiquement porté à la défense de son équipe ministérielle, écartent tout remaniement.Il disait alors que son équipe «fonctionne bien», qu'elle avait atteint son «erre d’aller» et qu’elle était bien dans sa peau.Le gouvernement Charest est plongé au centre d’une controverse depuis une semaine, à la suite de sa décision de financer à 100 % les écoles privées juives.Même s’il a ensuite fait marche arrière, cette décision impopulaire et les critiques qu’elle a engendrées semblent avoir créé un malaise au sein du gouvernement- PC R E F Les fermiers ontariens sont en colère London Ontario — Malgré un froid mordant plus de 600 agriculteurs à bord d’environ 200 véhicules dont une centaine de tracteurs de ferme ont ralenti la circulation sur l’autoroute 401 sur plus de 20 Ion dans le sud-ouest de l’Ontario, hier.Les fermiers voulaient ainsi faire valoir leurs doléances quant à la façon dont le gouvernement du libéral les traite.Dalton McGuinty a •déclaré la guerre» aux producteurs de tabac et en accule d’autres à la faillite avec ses nouvelles législations, a affirmé un des organisateurs de l’événement Randy Hillier, du groupe Rural Revolution Protest «La liste des injustices que M.McGuinty sort de son sac est plus longue que ce convoi», a-t-il lancé alors que le mercure oscillait autour de moins 23 degrés Celsius, hier matin.Le convoi est parti de London vers l’est pour se rendre jusqu’à Ingersoü.L’autoroute a été bloquée brièvement lorsque les véhicules ont changé de direction pour retourner à London.Les manifestants ont dénoncé l’insuffisance de l’aide gouvernementale qui leur est offerte, en disant que leurs frustrations sont nombreuses, allant de la faiblesse record des prix du grain et des oléagineux à la nouvelle loi pour la protection de la «ceinture verte».- PC SOLDE D’HIVER Tous les meubles à prix réduits Du 22 janvier au 5 février 100 Laurier Ouest, Montréal Qc H2T 2N7 (514) 273-7088 - www.artselect.ca Fermé les dimanches et lundis IMPORTATEUR DE MEUBLES DE FRANCE NOUVEAU LOFT 70 UNITES LOFT OU 2 ET 3 CHAMBRES.À proximité du marché Jean-Talon et du métro de Castelnau.Aux portes de la petite Italie DEJA 70% DE VENDU ! FONDATION DIVA.POUR LE MIEUX-ÊTRE DES FEMMES «LES HUILES D’OLIVE ET LEUR HISTOIRE» une présentation du chef PHILIPPE M0LLÉ suivie d'une dégustation Le lundi 24 janvier 2005 à 181)30 nemvr k tourisme et D’HÔTELLERIE OU QUÉBEC 401, RUE D| RtfiAUD (ANGLE ST-DENIS) Entrée: 15$ (argent comptant ou chèque) Prix de présence Michael! Cantero 514-739-7367 La Fondation Dtw.dont l'objectif est de contribuer au mleux-Hre des femmes par la recherche, l’éducation, les initiatives communautaires et la défense de leurs intérêts, est un organisme cana-^ sans but lucratif (#86873-6091) L’AGENDA L’horÉetélé, kgiuïle le vos soirée MA fai LE DEVOIR Asaei LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE JANVIER 2 0 0 5 A «5 ) OUTIOIIE (99cip,) Des élections sur le mariage gai ?Paul Martin dit qu’il n’hésitera pas à défendre la Charte des droits devant l’électorat E N BREF MANON CORNELLIER Ottawa — Bien que ce ne soit pas dans ses plans, le premier ministre Paul Martin serait quand même prêt à nécessaire, à déclencher des élections pour détendre la Charte des droits et libertés dans le dossier des inariages gais.D n’a toutefois pas attendu cela pour attaquer son principal adversaire sur ce terrain, le chef conservateur Stephen Harper.«Ce n’est pas mon intention de déclencher des élections.On est là pour gouverner, je veux continuer, on veut gouverner.Mais si la question que vous me posez est [de savoir] si je suis prêt à déclencher des élections pour appuyer la Charte des droits contre ceux qui veulent l’attaquer, la réponse est absolument oui», a-t-il déclaré depuis Pékin hier.M.Martin a fait ces commentaires après avoir dénoncé le chef conservateur Stephen Harper qui, la veille, avait dit craindre qu’une fois le mariage gai reconnu, «le prochain point du programme libéral soit la polygamie».Le premier ministre a qualifié le tout A'«absolument ridicule».«La polygamie est contraire à la loi et le sera toujours», a-t-il insisté.Le premier ministre avait prévu attaquer le chef conservateur, puisqu’il est arrivé au point de presse avec une déclaration écrite.Il en était autrement de sa réponse à un journaliste qui voulait savoir s’il était prêt à déclencher des élections sur les mariages gais.Sa réplique a été aussitôt comprise corn me une possible menace d’élections précipitées advenant la défaite du projet de loi sur le mariage entre conjoints de même sexe.C’est du moins ainsi que les partis d’opposition l’ont interprété.Le chef conservateur Stephen Harper a vite dit par voie de communiqué, qu’il était prêt à faire face à Paul Martin, peu importe le moment.«Je croyais que M.Martin souhaitait légiférer, mais il veut déclencher des élections.D’accord.J’ai l’assurance que notre position sur cette question bénéficie du soutien d’une majorité de Canadiens.» Pour Stephen Harper, il ne faisait pas de doute à qui M.Martin s’adressait: les députés libéraux.«La déclaration de M.Martin est difficile à comprendre.Alors qu’il mUmMt su luth EsffilHiuiuiUnHiui'.U’ 1 m il JIM YOUNG REUTERS Paul Martin, dans la cour de la Cité interdite, à Pékin, s’est présenté devant les journalistes hier avec une déclaration écrite afin de répliquer au chef conservateur qui, la veille, disait craindre que le gouvernement Martin n’ouvre la porte à la polygamie.promettait que ses députés d’arriè-re-ban pourraient voter librement sur la question, il semble maintenant les menacer avec des élections s’ils votent contre son projet de loi.» Le leader pariementaire bloquiste Michel Gauthier a lui aussi déduit que M.Martin voulait envoyer un message à ses troupes, toujours divisées sur le projet de loi au point d’en rendre l’adoption incertaine.«Ce sont des propos ambigus, mais si on le prend au premier degré, ça veut dire que M.Martin serait prêt à déclencher des élections a le projet de loi était défait.[.] On ne peut pas permettre aux gens de voter selon leur conscience et, en même temps, leur dire que si leur conscience ne les guide pas dans le même sens que la nôtre, on déclenchera des élections générales.» Le directeur associé des communications du premier ministre, Marc Roy, a rejeté ces scénarios.Le projet de loi ne fera pas l’objet d’un vote de confiance mais bien d’un vote libre, a-t-il répété.Tout ce que le premier ministre a voulu dire, a-t-il insisté, c’est que le Parti libéral et son gouvernement «croient à la Charte et [ils sont] prêts à la défendre à tout prix», des explications que les quelques députés libéraux rejoints par Le Devoir reprenaient volontiers à leur compte.Le chef néo-démocrate Jack Layton, lui, a invité M.Martin «à faire preuve de leadership plutôt que de brandir une menace d’élections».Il a noté, en entrevue, que si le premier ministre croyait autant aux droits fondamentaux, il ferait du droit à l’égalité des homosexuels une question de principe et exigerait du même coup de ses députés qu'ils appuient le projet de loi sur le mariage entre conjoints de même sexe.Le reste des déclarations de M.Martin ne visait que M.Harper et ce, sans ménagement Ce dernier accrochage rappelle ceux qui ont marqué les dernières semaines de la campagne électorale du printemps dernier.M, Martin s’était présenté comme le champion de la Charte, alors qu'il dépeignait le chef conservateur comme une menace à cette dernière.Paul Martin lui-même a fait ré- férence hier à la dernière campagne, soulignant que M.Harper l’avait accusé d'appuyer la pornographie infantile, une affirmation pour laquelle il avait refusé de s’excuser.«Nous ne devrions pas être surpris qu’il dise maintenant que la polygamie est à notre menu», a dit M.Martin.Ix1 ton des échanges semblent continuer la reprise îles hostilités avec, en toile de fond, les préoccupations électorales des différents partis.Soucieux de ne pas perdre de terrain auprès des minorités, M.Martin mise à nouveau sur la polarisation qui lui a permis de sauver sa peau le 28 juin dernier.Comme il l’avait fait alors, il a tout fait Itier pour se distinguer de son adversaire, affirmant que M.Harper ne soutenait pas les droits des minorités ni la Charte.«Son gouvernement retirerait des droits aux individus, des droits aux minorités.Ce n'est pas mon Canada.Ça ne le sera jamais.Contrairement à M.Harper, je vais défendre la Charte canadienne des droits», a-t-il dit.Les conservateurs, eux, ont entrepris une campagne contre les mariages gais qui vise ouvertement des clientèles qui les ont boudés lors des dernières élections.Le parti ne s’en cache pas d’ailleurs.Faible en milieu urbain, il concentre sa publicité dans les médias de quartier et dans ceux destinés aux communautés culturelles traditionnellement favorables aux libéraux mais considérées plus conservatrices sur le plan moral.Le ministre fédéral de la Justice, Irwin Coller, doit présenter le projet de loi sur les mariages gais au début de février et il espère qu’il sera adopté avant l’été.M.Coller se dit confiant d’avoir les appuis nécessaires mais, de tous les caucus, celui des libéraux est le plus divisé.La presque totalité des bloquistes et des néo-démocrates sont en faveur de ce projet alors que la presque totalité des conservateurs s’y opposent.Le Devoir Visite opportune Pékin — Ije conservateur Jason Kenney, qui fait partie des députés accompagnant le premier ministre l'an! Martin en Chine, lui a vok' la vedette Itier en se rendant à la résidence de feu Zliao Ziyang, l’ex-pre-mier ministre chinois réformiste limogé pour avoir sympathisé avec les étudiants de la place Tiananmen en 1989.M.Zliao est décédé lundi à l’âge de 85 ;uis après avoir été assigné à domicile pendant 15 ans.Li nouvelle de sa mort a été généralement ignorée par les nié dias officiels chinois cette semaine.Le député albertain a affirmé que le premier ministre Paul Mar tin aurait dû lui aussi visiter la résidence de M.Zliao pour montrer clairement sa position face aux violations des droits de la personne en Chine.«Evidemment, le premier ministre doit user de diplomatie», a dit M.Kenney devant la maison de l’ancien dirigeant chinois.«Mais je pense qu'il pourrait relever ces questions de façon plus énergique.» Le premier ministre Martin a réagi en qualifiant la visite de M.Kenney de coup publicitaire, «un genre d'évenernent médiatique».- PC ASSEMBLÉE PUBLIQUE SUR LES PROJETS D'HOPITAUX UNIVERSITAIRES À MONTRÉAL (CHUM et CUSM) dimanche le 23 janvier 2004, à 13h45, à l'auditorium de l'Hôpital Sainte-Justine 3175 Chemin de la Côte Sainte-Catherine Prendront la parole : Claude Béland, Dr Michel Bergeron, Jean-Pierre Bonhomme, Marc Brière, Nicole Anne Cloutier, Pierre de Bellefeuille, Marie Deros, Dr Yvon Gauthier, Me Guy Gilbert, Dr Jules Hardy, Dr Amir Khadir, Robert Laplante, Dr Denis Lazure, Luc Ouimet, Louise Paquet, Bruno Richard, Dimitri Roussopoulos, Dr Claude Roy, Dr Paul Saba, Dr Jean Vezina et plusieurs autres VENEZ EN GRAND NOMBRE À CETTE IMPORTANTE ASSEMBLÉE CITOYENNE.Vous pouvez aussi manifester votre appui au Comité des citoyens pour l’établissement du CHUM au site Hôtel-Dieu -Plateau Mont-Royal, C.P.255, suce.NDG, Montréal, H4A 3P6, 514-48B-6846, Merci! 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