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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-01-27, Collections de BAnQ.

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JEAN DION MICHEL DAVID Remaniement: Un casse-tête en 3D Page A 3 ?w w w .1 e d e y o i r.i* o ni ?Super Bowl XXXIX: Gelé raide Page B 6 LE DEVOIR I $ Jour noir pour les GI’s Pertes records depuis mars 2003: 36 morts en 24 heures A quatre jours d’élections auxquelles George W.Bush a encouragé les Irakiens à participer, les forces américaines ont enregistré la mort de 36 de leurs soldats hier dans le pays, leurs plus lourdes pertes en une journée depuis l’invasion de mars 2003.Des insurgés ont également tué au moins 25 Irakiens dans la journée au cours d’une série d’attaques et d’attentats à la bombe.De plus, les autorités américaines ont fait savoir hier que cinq Américains sont retenus en otages par des insurgés en Irak, certains depuis plusieurs mois.«Ily ena trois dont nous savons qu’ils sont retenus en otages et il y en a une poignée d’autres dont nous sommes sans nouvelles, parmi lesquels certains sont probablement des otages», a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Richard Boucher.Selon un responsable du département d’Etat ayant requis l'anonymat car les chiffres qu’il avance ne sont pas officiels, deux de ces Américains dont les autorités n’ont aucune nouvelle ont «probablement» été enlevés.Certains de ces otages américains ont été enlevés avant novembre, a-t-il ajouté.Lors d’une conférence de presse à Washington, le président Bush a exhorté les électeurs à défier les rebelles en allant voter dimanche à l’occasion des premières législatives libres organisées en Irak, «f appelle tout le peuple à voter.J’appelle le peuple à défier ces terroristes.Ils n’ont aucune vision claire d’un meilleur avenir.Ils ont peur d’une société libre», a dit le chef de la Maison-Blanche.«Je perçois un grand moment dans l’histoire de l’Irak.» Cet appel survient alors que 13 centres de vote et quatre bureaux de partis politiques ont été attaqués depuis mardi soir à Bagdad et au nord de la capitale.Hier, deux centres de vote installés dans des écoles de Mahmoudiyah, à 40 kilomètres au sud de Bagdad, ont été dynamités par des hommes armés qui ont évacué les gardiens des établissements avant de ?*1 Bush exhorte les Irakiens à aller voter VOIR PAGE A 8: IRAK TOBY MELVILLE REUTERS Son visage entièrement masqué, un soldat britannique était aux aguets hier près d’un poste de contrôle dans la province de Basra.A l’approche des élections de dimanche, pour lesquelles des mesures de sécurité exceptionnelles seront déployées, les violences ne diminuent pas en Irak.Ainsi, 36 militaires américains sont morts au coins de la journée d’hier, les pertes les plus lourdes depuis mars 2003.Une filiale de Power intéressée parle CHUM KATHLEEN LÉVESQUE Une filiale de Power Corporation, les Conseillers immobiliers GWL, pourrait envisager de soumissionner à un projet de partenarial public-privé pour la construction du CHUM et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).GWL est le bras immobilier de la compagnie d’assurance vie Great-West, qui appartient à Power Corporation.Or le fondateur de l’empire Power, Paul Desmarais, est l’un des plus ardents promoteurs de la cour de triage d’Outremont comme site d’implantation du futur CHUM.le vice-président de la gestion des actifs de GWL, Paul Jussaume, a affirmé hier au Devoir que son entreprise s'intéresse aux grands projets de partenariat public-privé (PPP ou P3) pour lesquels le gouvernement de Jean Charest a ouvert la porte.«On ne dit pas non à un tel projet.Iss investissements de P3 sont une voie intéressante et, à titre de conseillers financiers, on agit pour nos clients.(.] Mais c’est du cas par cas.On évalue chaque projet au mérite.Eiilya une certaine envergure de projets qui nous intéresse», a affirmé M.Jussaume.L’intérêt de GWL pour le secteur hospitalier n’est VOIR PAGE A 8: CHUM GWL a déjà soumissionné pour un hôpital dans l’Ouest ¦ Autres informations en page A 4 Abitibi-Consolidated pourra continuer à exploiter son barrage Le gouvernement Charest a choisi de ne pas appliquer la loi 8 ROBERT DUTRISAC Québec — Même si elle a fermé définitivement hier son usine de Port-Alfred au Saguenay, la pa-peuère Abitibi-Consolidated ne perdra pas le privilège d’exploiter à ses propres fins un barrage hydroélectrique sur la rivière Shipshaw.A la suite d’une entente conclue avec la compagnie, le gouvernement Charest a choisi de ne pas appliquer la disposition de la loi 8, adoptée en 1999, qui lui permet de résilier le bail de 10 ans, à échéance en 2012, portant sur l’exploitation du barrage Jim-Gray.D’une capacité de 70 MW, ce barrage alimente les usines d’Alma et de Kénogami de la pa-petière.Cette disposition de la loi prévoit que le gouvernement peut résilier le bail sans formalité ni indemnité advenant la fermeture d’une des trois usines qu’Abitibi-Consoli-dated exploite au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Au cabinet du premier ministre Jean Charest, on explique que la résiliation du bail mettrait en péril les activités des deux usines qui ne sont pas visées par la fermeture ainsi que les 1044 emplois qui y sont associés.Cefte disposition est donc inapplicable, a-t-on convenu.A la place, le gouvernement Charest a négocié La résiliation du bail mettrait en péril les activités de deux usines VOIR PAGE A 8: BARRAGE ¦ Autres informations en page B 1 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 6 INDEX -Q Annonces.Avis publics .Culture.Décès.Économie.Éditorial- B 5 B 4 B 8 B5 B1 A6 Idées________A 7 Météo.B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 JlMf" Auschwitz enfin rendu à ses morts **91 < Soixante ans plus tard, la place centrale des Juifs parmi les victimes d’Auschwitz est enfin reconnue 4* 105 514 524-3561 1212, rue Panet, Montréal (Québec) H2L 2Y?Inscnvez-vous à l'avance et mentionnez cette publicité du Devoir pour obtenir un rabais de S $ sur le coût d’entrée.#> f HOLEX Yacht-Master Acier et or jaune 18 carats F Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866 3876 LE DEVOIR, LE JEUDI 27 JANVIER 2 0 0 5 A 4 • L E S A C T U A LI ï É S • Lutte au sida Un hôpital sur deux sites Lancement d’un plan pour contrer la discrimination LOLISE-MAUDE RIOUX SOUCY Devant la lenteur des gouvernements fédéral et provinciaux à se doter d’une politique musclée capable d’assurer le respect des droits des personnes vivant avec le VIH, le Réseau juridique canadien VIH-sida a décidé de prendre le taureau par les cornes.Hier, il lançait officiellement son volumineux «Plan pour le Canada afin de réduire le stigmate et la discrimination liés au VIH-sida», dans l’espoir que le premier ministre Paul Martin fasse sien le fruit de son labeur.Pour les organismes engagés dans la lutte au sida, ce plan est loin d’être un luxe, car si la discrimination apparaît aujourd’hui moins présente, c’est qu’elle est autrement plus insidieuse.«De moins en moins d’employeurs sont prêts à exclure directement un sidéen d’un poste, mais ils sont de plus en plus nombreux à avoir recours à des pratiques illégales pour les en exclure», a dénoncé le président du conseil d’administration du Comité des personnes atteintes du VIH du Québec (CPA-VIH), David Williams.Certains le font même sans détour, comme le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ou le diocèse de Montréal, qui refusent la candidature des séropositifs.Ces deux organismes font d’ailleurs l'objet d’une plainte auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) à la demande du réseau juridique.«En juin 2004, nous avons demandé à la Commission d'enquêter sur les normes médicales d'embauche du SPVM et les critères de recrutement de l’École nationale de police du Québec, nous attendons toujours», a dénoncé hier M.Williams.Questionnaire A la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-sida), il n’est pas rare également qu'on demande à la Commission des droits qu’elle enquête sur certains cas de discrimination plus insidieux, a précisé son président, Ken Monteith.Au nombre des actes illégaux recensés: soumettre un questionnaire sur l’état de santé d’un candidat à l’embauche ou exiger qu'il se soumette à un examen médical avant même de lui offrir un poste.Autre gros dossier, les hausses catastrophiques de primes d’assurance ou la terminaison pure et simple du contrat par les compagnies lorsqu’un individu consomme plus que les autres.«À 15 000 $ par année, une personne vivant avec le VIH devient vite un fardeau», a convenu M.Williams.Résultat les primes augmentent de façon marquée, quand les compagnies n’invitent pas le groupe à subtilement se séparer de celui qui est à l’origine de cette flambée.Deux manœuvres illégales, évidemment Hier, Ken Monteith a invité les Canadiens à dénoncer ces injustices.«Les citoyens ont le devoir de ne pas laisser passer les cas de discrimination et de stigmatisation et de s’y objecter à haute voix.Le poids des démarches d’inclusion ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des exclus.» Consultation Voilà pourquoi le Réseau juridique canadien VIH-sida a entrepris une large démarche de consultation dans tout le pays pour mettre des mots sur la discrimination et la stigmatisation dont souffrent encore les personnes vivant avec le VIH.Son rapport de 160 pages bien tassées insiste sur 18 points centraux, dont l’accroissement de la participation des personnes touchées aux décisions qui les concernent, une modification des attitudes publiques, l’assurance que les services essentiels sont comblés et la sensibilisation aux droits et aux mécanismes de redressement en cas de violation.«Les gouvernements se sont déjà engagés sur quelques-uns des aspects, mais il y a un sérieux problème de suivi et d’efficacité, a dit la directrice générale du Réseau juridique canadien VIH-sida, Joanne Csete.Pourtant, les gouvernements ont une obligation légale d’assurer le respect des droits des personnes vivant avec le VIH-sida et vulnérables au VIH.» Epidémie mondiale, la question du sida a aussi rebondi à Davos hier.Le président français, Jacques Chirac, a proposé de créer, «à titre expérimental», une taxe internationale sur les transactions financières internationales ou sur les billets d’avion pour financer la lutte contre le sida.Il faut, a averti le président français, «mobiliser au moins 10 milliards de dollars par an» pour enrayer la progression du sida, car la communauté internationale est «en train d’échouer face à cette terrible pandémie».Pour les pays riches, c’est sur le plan de la lutte à la discrimination que la cause pourra avancer.«Tout échec à remplir cette obligation contribuera à exacerber l’impact de l’épidémie au Canada», a conclut Mme Csete.Le De voir Avec l'Agence France-Presse Après plus de 30 ans CLUB 402 ferme ses portes fin janvier.Costumes Importes d'Italie Vestons Importes d'Italie 299$ Chemises QQ99 PÏQ99 (î 100% coton du vàdü V Cerruti 1881 — Zegna — Luigu Botto LIQUIDATION TOTALE FlfPALE De tous nos.vêtements IMPORTES D’ITALIE t118, rue Sainte-Catherine Ouest 2* étage.Montréal • (514) 861-3636 Heures d’ouverture : Lun.auven.lOh à 18h Sam.lOhà I6h Tous les soirs après !8ti sur rendez-vous seulement C$ulo 402-hommc Appelez pour être sûr : Une «erreur monumentale», soutiennent les cadres du CHUM LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Une «erreur monumentale», voilà comment les cadres du Centre hospitalier de l’Université de Montréal qualifient la proposition d’un hôpital sur deux sites telle qu’évaluée par les deux experts mandatés par Québec.Du même souffle, les 186 cadres exhortent le premier ministre Charest à renoncer au fractionnement du CHUM, une option qui «reviendrait à reléguer le patient au dernier plan».La position des gestionnaires du CHUM est claire.Aucune adresse ne sera adéquate si elle ne permet pas la réalisation immédiate du projet d’hôpital universitaire.Dans une lettre que nous publions ce matin dans nos pages, les cadres rappellent que seul un «CHU adulte complet comportant un minimum de 700 lits sur un site unique, opérationnel en 2010 et comprenant toutes les spécialités, les plateaux techniques, les installations ambulatoires ainsi que les infrastructures d’enseignement et de recherche», est acceptable.Véritable cri du cœur, la lettre des cadres est aussi une prise de position dans un débat qui leur glisse entre les doigts.«Jusqu ’à maintenant, les cadres avaient laissé le travail aux autorités en charge, mais on se rend compte que beaucoup de personnes émettent leur opinion alors que ce CHUM-là, c’est nous qui allons l’habiter», a commenté hier la directrice des soins infirmiers, Esther Leclerc.Déplacements de patients La perspective d’un CHUM bicéphale y est battue en brèche.«Après 25 ans de présence au CHUM, je peux vous dire que la gestion sur deux sites va rendre inacceptable — quoi que j'hésite à dire inacceptable parce que cela présume qu’on ne l’accepte pas — notre pratique», a poursuivi Mme Leclerc.Selon ces cadres, un fractionnement des services forcerait les déplacements de patients d’un site à un autre, en plus de compliquer la gestion des listes de garde et de multiplier le nombre d’équipements et les coûts de fonctionnement Sans compter que cela engagerait une flambée des coûts.«La répartition des activités sur deux sites signifierait des coûts d’entretien et d’énergie plus élevés d’environ 30 % et entraînerait un dédoublement de services ainsi qu’une perte d’efficacité qui se traduirait aussi par des coûfs supplémentaires», écrivent-ils.A l’heure actuelle, le triplement d’équipements, de fournitures et de services associé à la configuration du CHUM entraîne des coûts de fonctionnement supplémentaires de quelque 30 à 46 millions annuellement Un atout, mais.Quant au projet d’une technopole de la santé et du savoir, les signataires jugent que cet atout «majeur» ne peut justifier la réduction du nombre de lits et la répartition sur deux sites.Par ailleurs, le Comité des sciences de la vie du Montréal métropolitain (le CSVMM) a soumis un mémoire au comité Couture-St-Pierre dans lequel il conclut que, parmi les propositions présentement à l’étude, «seul le site de la gare de triage d’Outremont créera la synergie nécessaire à l’essor d’un pâle de développement économique en sciences de la vie», a-t-il fait savoir par voie de communiqué.Le comité estime en outre que le CHUM doit constituer un point d’ancrage pour le développement d’une technopole des sciences de la vie dans le Montréal métropolitain.Cet appel en faveur d'Outre-mont a aussi été repris par des médecins de l’Hôtel-Dieu, Redouane Bouffi, Jean-Louis Chias-son, Jean Ethier, Jean-Pierre Guay, André Lacroix.Dans une lettre envoyée aux médias, le quintette juge que les propositions de construire le CHUM sans les facultés des sciences de la santé sur les sites des hôpitaux Saint-Luc ou Hôtel-Dieu ne sont que «des vestiges de guerres de clochers désuètes et ne permettront pas de créer ce complexe hospitalo-universitaire de la santé de l'Université de Montréal».Qualifiant le projet du site Acadie-Beaumont A’«opportunité formidable», ceux-ci invitent le gouvernement, à l’instar de plus de 420 médecins et chercheurs du CHUM, à appuyer le projet de l’Université de Montréal à Outremont.Le Devoir Contre le mariage gai JACQUES NADEAU LE DEVOIR DES GROUPES catholiques ont lancé hier le comité SOS Mariage pour donner la voix aux Canadiens qui, comme eux, s’opposent au mariage entre conjoints de même sexe, qu’ils estiment très nombreux.Par l’envoi de cartes postales réclamant que le mariage soit réservé exclusivement à l’union d’un homme et d’une femme, ils veulent inciter les députés et ministres fédéraux à voter contre le projet de loi qui sera déposé d’ici peu au Parlement et qui élargirait le mariage aux conjoints de même sexe, si adopté.Leur principal porte-parole est M' Émile Colas (notre photo), président d’honneur de l'Association des juristes catholiques du Québec et vice-président de l’Association des juristes catholiques de l’Amérique du Nord.E N Dumont critique le ministre Chagnon Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, va devoir ratisser plus large que la construction d’un centre de détention s’il veut véritablement stopper les dérapages du système correctionnel et des libérations conditionnelles qui mettent en péril la sécurité de la population québécoise.C’est l’avertissement lancé par le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont hier, lors d’une conférence de presse.«Le ministre Chagnon essaie d’éteindre le feu en disant qu’il va construire une prison.Mais il ne réglera pas tous les problèmes avec ça», a averti M.Dumont «H n’y a pas de gens pour évaluer les détenus de sorte qu’ils continuent de sortir rapidement sans avoir été évalués», a-t-il ajouté.- PC La Cité de la santé limite son urgence Confrontée à un volume d’activités anormalement élevé, lui-même aggravé par un manque de personnel infirmier, la Cité de la santé de Laval a demandé hier à la population d'éviter son urgence, et cela jusqu'à ce soir, 18h.Hier après-midi, 63 patients attendaient sim des civières de l’urgence, qui ne compte officiellement que 39 lits.L’unité de débordement de l'hôpital, qui permet à la direction d’éviter de placer BREF ses patients dans le corridor, était tout aussi engorgée, avec 49 patients dans un espace prévu pour 40.Cette affluence n’est pas le fait d’une seule pathologie.«C’est multipathologique, a expliqué le responsable des communications, Joël Clément Nous avons beaucoup de troubles respiratoires, des MPOC, des problèmes cardiaques, mais aussi des chutes, du diabète.C'est très diversifié.On remarque toutefois que les cas sont plus complexes à gérer.» La direction invite les gens des environs à utiliser les services disponibles, dont Info-Santé, et de consulter l’un des quatre CLSC ou l’une des cliniques privées de la région de Laval.- Le Devoir Congés parentaux: les négociations se poursuivent Quand l’accord fédérafprovincial sur les congés parentaux sera signé, en principe la semaine prochaine, il restera à Québec à régler la délicate question du financement du régime.L’entente de principe a été signée en mai et les fonctionnaires au dossier ont subi de la pression, hier, en vue de respeçter l’échéance du 1" février pour signer l’accord final.A quelques jours de l'échéance, les négociations se poursuivent donc entre fonctionnaires et n’ont toujours pas atteint le palier politique.Cette entente permettra à Québec de mettre sur pied, à compter du 1" janvier 2006, son propre régime de congés parentaux, qui coûtera un milliard de dollars par année-HT Station spatiale L’assemblage sera complété d’ici 2010 LIA LÉVESQUE Les partenaires de la Station spatiale internationale comptent bien terminer l’assemblage de la station d’ici 2010 et exploiter ensuite son potentiel pendant au moins cinq années.Les partenaires, qui sont les qgences spatiales respectives des Etats-Unis, de l’Europe, du Japon, de la Russie et du Canada, se sont rencontrés à Montréal, hier, pour peaufiner leur collaboration à ce vaste programme international.Ils ont ensuite rencontré la presse pour faire le point sur l’évolution des discussions, exprimant leur satisfaction devant les progrès accomplis.«Le résultat essentiel, c’est qu’on a maintenant une configuration finale sur laquelle tout le monde est d’accord, une séquence d’assemblage, c’est-à-dire la succession des vols sur laquelle tout le monde est d’accord, donc c’est une étape importante», a résumé le directeur général de l’Agence spatiale européenne, Jean-Jacques Dordain.L’espérance de vie de la Station spatiale internationale, lorsque l’assemblage en sera terminé, n’est pas arrêtée précisément «Elle sera là.Si en 2015 on se rend compte qu’on a encore besoin de l’utüiser, il sera très facile de prolonger sa durée de vie», dibit savoir M.Dordain.Les pays partenaires semblent intéressés par une utilisation plus soutenue de la Station spatiale internationale et des possibilités de faire passer à un nombre plus élevé que trois la composition de l’équipage.Des scientifiques souhaitent des équipes de six, afin de maximiser le potentiel de recherche, a précisé M.Dordain.Les véhicules de soutien chargés du transport vers la Station spatiale internationale seront four-nis par l’ensemble des partenaires, a-t-on fait savoir.M.Dordain avoue que la tragédie de la navette Columbia a secoué tout le monde, pas seulement la NASA Cela a surtout eu pour effet de modifier le calendrier d’assemblage car, pour ce qui est des capacités prévues à l’origine, tout est là, a-t-il affirmé.Presse canadienne JOLICOEUR Bureau de Recherche & ASSOCIÉS Marketing Sociale Retkemhe n*cnile appliquer StMtfgUt et plftttifHTthon blafkftiftÿ de services REER Obligations boursières Rendement selon l'Indice Quèbec-30“ *.Capital garanti.BONI DE 5 ans 10 ans 1 du capital investi, applicable sur les nouveaux fonds REER.www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements M * Pour connaître les entreposes composant ^ *1 KJ ES l'Indice Ouébec-atT1, visitez le wwwlgSO-lql50.org v^U6D6C KJ K9 La référence en recherche sociale au Québec I (5‘ 1 Recherche quantitative et qualitative / UNS Evaluation de programmes Recherche socio-économique et développement régional Expertise statistique Evaluation de services à la clientèle I’m fi Is socio-culturels / Statmédia [contacta nou«\ g www.etudesondage.com (514) 284-3106 ou 1-800-636-3106 ^ns £«*• t*MNl i» MRfeft LE DEVOIR.LE JEUDI 27 JANVIER 2 0 0 5 Proche-Orient Reprise du dialogue politique palestino-israélien au sommet SUHAIB SA1.KM REUTERS Des Palestiniens se reposent devant leur maison familiale détruite au camp de réfugiés Khan Younis dans le sud de Gaza.j - X" : mm Deux pas en avant un pas en arrière.La reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens progresse de manière hésitante mais régulière.Après la nette accalmie obtenue par le président palestinien Mahmoud Abbas auprès des groupes armés, c’était hier au tour d’Israël d’annoncer une mesure de confiance: l’armée israélienne ne mènera plus de «liquidations ciblées» visant des activistes palestiniens «dans les secteurs où les policiers palestiniens assurent le calme et la sécurité», a affirmé un haut responsable israélien.Et le ciel s’est encore un peu éclairci hier au Proche-Orient avec la première reprise des contacts politiques à haut niveau entre Israël et l’Autorité palestinienne depuis juin 2003.Israël a en outre indiqué sa disposition à céder le contrôle de cinq villes de Cisjordanie à la sécurité palestinienne dans les dix prochains jours.Mais l’Etat juif entend pour le moment cantonner les discussions aux seules questions de sécurité.A la suite d’un feu vert donné la veille par Ariel Sharon, le dialogue au niveau politique a en effet été renoué à Jérusalem avec une rencontre entre Saëb Erekat, ministre palestinien chargé des négociations, et Dov Weisglas, principal conseiller diplomatique du premier ministre israélien.Les deux parties se reverront la semaine prochaine pour préparer l’ordre du jour d’un sommet entre le premier ministre israélien et Mahmoud Abbas, élu au début du mois à la présidence de l’Autorité palestinienne, en remplacement de Yasser Arafat, maintenu en quarantaine ces dernières années par Sharon.Ce sera la première rencontre entre Abbas et Sharon depuis le sommet de Charm el-Cheikh, qui les avait réunis en juin 2003 autour du président George W.Bush, du roi Abdallah de Jordanie et du chef de l’État égyptien Hosni Moubarak en vue de lancer la Feuille de route internationale pour la paix.Abbas était alors premier ministre d’Arafat L’aide de Sharon Dans l’entourage de Sharon, on dit que celui-ci, encouragé par l’accalmie obtenue par Abbas des groupes radicaux armés, cherchera à l’aider sur la voie de la reprise en main de la sécurité à Gaza afin de pouvoir mettre en oeuvre de façon coordonnée son projet de retrait total de Gaza à partir de l'été prochain.Mais tout comme Ariel Sharon a expliqué ne pas se sentir lié par une trêve qui est «une affaire interne aux Palestiniens», le Hamas et le Jihad islamique ont affirmé qu’ils jugeraient Israël sur ses actes et non sur ses déclarations.Premier accroc: un activiste du Hamas et deux des Brigades des martyrs d’al-Aqsa ont été tués par une unité spéciale de soldats israéliens déguisés en Palestiniens, hier à Qalqiliya, dans le nord de la Cisjordanie.Les Brigades des martyrs d’al-Aqsa, proches du Fatah de Mahmoud Abbas, ont immédiatement réagi en donnant 24 heures à Israël pour stopper ses opérations militaires, faute de quoi elles rompront toute discussion sur une trêve.Un autre incident a failli relancer hier matin la spirale de la violence: l’armée israélienne a en effet tué une Palestinienne de trois ans dans le centre de la bande de Gaza.Dialogue politique Le processus en cours a beau être «l'occasion la plus prometteuse pour avancer vers la paix au Proche-Orient» depuis plusieurs années, selon les mots de l'envoyé spécial américain William Burns, arrivé hier à Jérusalem, il reste très fragile et peut déraper à tout moment.Mahmoud Abbas s’en est inquiété hier à Ramallah: «Les Israéliens doivent assumer leurs responsabilités et arrêter toutes leurs opérations car ils menacent nos efforts en continuant leurs opérations contre notre terre et notre peuple.» L’entourage d’Abbas confirme que les questions de sécurité seront à l’ordre du jour — de son point de vue, il s’agit d’abord d’obtenir la fin des incursions, raids et assassinats ciblés de Tsahal — mais il précise que le président palestinien voudra aussi évoquer les mesures à prendre pour relancer la Feuille de route, à commencer par sa clause prévoyant la libération des milliers de Palestiniens détenus en Israël.«Ces nouveaux contacts diplomatiques ne seront pas sérieux tant que nous ne commencerons pas à discuter des solutions permanentes à apporter au conflit», a déclaré le premier ministre palestinien Ahmed Koreï, évoquant la répugnance actuelle d’Israël à négocier autre chose que son retrait de Gaza dans de bonnes conditions.Agence France-Presse, Reuters et Libération Londres assouplit sa législation antiterroriste OLIVIER LUCAZEAU Londres — Londres a annoncé hier un profond assouplissement de sa législation antiterroriste visant les étrangers, préfigurant la disparition de ce que Amnesty International avait qualifié de «Guantànamo britannique».En intervenant devant la Chambre des communes, le ministre de l’Intérieur, Charles Clarke, a été clair il ne sera plus possible aux autorités britanniques de détenir de façon illimitée sans jugement ni inculpation les ressortissants étrangers suspectés de terrorisme.Mais les 12 étrangers encore détenus à la prison de haute sécurité londonienne de Belmar-sh, à Woodhill, ou à Whitemoor (Cambridgeshire, est), pour certains depuis près de trois ans, ne sont pas encore sortis de leurs cellules.Pas question de les libérer tant que la nouvelle législation ne sera pas adoptée par le Parlement, a insisté le secrétaire au Home Office.Ce qui pourrait prendre des mois.Pas question non plus de les laisser libres de leurs mouvements une fois sortis, a assuré le ministre, selon qui «ils posent toujours une menace à la sécurité nationale».Dans le cadre de control orders plus ou moins stricts, ces 12 hommes pourront ainsi être pla- cés sous arrêt domiciliaire, contraints de porter un bracelet électronique ou être soumis à un couvre-feu.De même, l’ensemble de leurs communications, y compris par Internet, pourront être surveillées.Clore la polémique En annonçant cette réforme, Charles Clarke veut en fait éteindre une polémique qui faisait rage depuis des mois autour de la politique de son prédécesseur, David Blunkett Accusé d’avoir institué de facto un «Guantanamo bis» en Grande-Bretagne, M.Blunkett, qui a démissionné en décembre, avait même réussi à provoquer les law lords, la plus haute institution judiciaire britannique.Le 16 décembre, à la majorité de huit contre un, les magistrats de la Chambre des lords avaient accusé la législation antiterroriste britannique de violer la Convention européenne des droits de l’homme.«La véritable menace à la vie de cette nation vient non pas du terrorisme mais de lois de ce type», avait même asséné l’un de ces magistrats.Désormais, la Grande-Bretagne ne peut plus être perçue comme «un havre de paix pour les terroristes», s’est félicité Charles Clarke.Agence France-Presse Les 12 étrangers encore détenus ne sont pas encore sortis de leurs cellules Démission du numéro trois du Pentagone Washington — Douglas Feith, sous-secrétaire américain à la Défense chargé des affaires politiques et considéré comme l’un des faucons de l’administration Bush, a décidé de démissionner, ont annoncé des responsables du Pentagone hier.M.Feith était le numéro trois du Pentagone depuis quatre ans.Il avait fait part de son intention de démissionner au secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, au cours de l’été dernier, a indiqué le porte-parole du Pentagone, Lawrence DiRita.Il a précisé que cette démission s’expliquait pour des raisons familiales.«Nous sommes tous désolés de le voir partir», a dit M.DiRita Considéré comme l'un des faucons de l'administration Bush, M.Feith était un des partisans de la guerre préventive.Agence France-Presse Vive réaction aux assertions d’Israël sur la capacité nucléaire iranienne Téhéran nie tout Ly Iran a réfaté hier les accusations israéliennes vou-' lant qu’il en soit presque arrivé à un point de non-retour dans sa capacité à produire des armes nucléaires.«Notre analyse est que, d’ici la fin de l’année, les Iraniens auront franchi le point de non-retour, du point de vue technologique, dans l’acquisition de capacités d’enrichissement de l’uranium», a déclaré lundi le chef du Mossad, Meïr Gadan.Selon le chef des services secrets israéliens, l'Iran, en négociant avec l’Union européenne, cherche à poursuivre ses activités d'enrichissement, même sous surveillance, car, une fois acquise la technologie, «la voie est libre».Le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, a souligné de son côté mardi à Paris que l’action européenne n’avait abouti qu’à la suspension de ce programme et que la diplomatie devait quitte à saisir le Conseil de sécurité de l’ONU, conduire à son arrêt total «pour que l’arme nucléaire ne parvienne pas dans les mains du régime extrémiste iranien».L’Iran, qui nie tout droit d’existence à Israël, martèle que son programme nucléaire n’a d’autres objectifs que civils et assure que l’Etat juif est le seul à posséder l’arme nucléaire au Moyen-Orient ce que celui-ci se refuse à confirmer ou infirmer.Détourner l’attention Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, «les accusations dénuées de fondement des responsables israéliens visent à détourner l’attention du monde des activités de terreur organisées d’Israël et de ses efforts pour renforcer encore sa puissance nucléaire».Hamid Reza Assefi, porte-parole du ministère, a rappelé que l'Iran, contrairement à Israël, avait signé le traité de non-prolifération (TNT) et accepté de placer ses centrales nucléaires sous surveillance de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), le «gendarme» de l’ONU en la matière.Les États-Unis et Israël, ouvertement persuadés que l’Iran veut se doter de l’arme atomique, veulent saisir le Conseil de sécurité alors que les Européens cherchent à épargner à Téhéran des sanctions internationales en négociant un arrêt de son programme d’enrichissement en échange d’avantage commerciaux.Le président George Bush a déclaré ce mois-ci n’exclure aucune option vis-à-vis de l’Iran, présenté par son nouveau secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, comme la «tyrannie» la plus dangereuse du monde.Le vice-président Dick Cheney a évoqué l'hypothèse q u Israël frappe préventivement les capacités nucléaires iraniennes.Cependant de source autorisée israélienne, on souligne que les propos de Cheney ne visent qu’à raffermir la position de l’UE en agitant le spectre d’un «caphamaüm diplomatique» qui suivrait une telle intervention.L’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, qui négocient avec Téhéran au nom de l’UE, semblent précisément avoir durci le ton.Dans un document confidentiel résumant ses dernières tractations ce mois-ci à Genève avec l’Iran, la «troika» juge «inacceptable» la prétention de Téhéran à conserver un droit souverain à enrichir de l’uranium.Reuters L’Iran assure que l’État juif est le seul à posséder l’arme nucléaire au Moyen-Orient La Géorgie propose rautonomie élargie à l’Ossétie du Sud Le président géorgien Mickail Saakachvili a présenté hier à Strasbourg un plan pour une «autonomie élargie» de la région séparatiste d’Ossétie du Sud et réaffirmé, un an après son investiture, sa volonté de faire avancer son pays sur la voie de la démocratie et d’une réunification.S’adressant «à tous les peuples de Géorgie», M.Saakachvili a lancé un appel depuis l’hémicycle du Conseil de lEurope pour «reconstruire» le pays et «réintégrer toutes les sociétés» qui le composent fidèle aux ambitions qull avait affichées avant son accession au pouvoir.Il a ainsi proposé une initiative de paix avec un plan pour une autonomie élargie pour l’Ossétie du Sud.Ce plan prévoit «une garantie constitutionnelle de cette autonomie, un statut qui inclut le droit à un gouvernement local librement et directement élu, y compris un exécutif et un Parlement», a-t-il indiqué devant les parlementaires du Conseil de l’Europe réunis en session.Cette autonomie «sera plus large que l'autonomie dont jouit l’Ossétie du Nord en Russie», a-t-il poursuivi, précisant que le peuple d’Ossétie devra également avoir une voix dans les structures nationales.Le président géorgien, figure de proue de la «révolution de la rose» qui l’avait conduit au pouvoir, s’ex- primait à Strasbourg presque un an jour pour jour après son investiture, le 25 janvier 2004.Parallèlement, hier matin, les leaders des républiques séparatistes d’Ossétie du Sud, Edouard Kokoï-ty, et d'Abkhazie, Serguéï Bagapch, étaient à Moscou pour des rencontres avec des responsables russes.De Moscou, Kokoïty a rejeté la proposition de M.Saakachvili.«Nous souhaiterions que Moscou ait un rôle positif» pour un règlement dans les régions séparatistes.«Les choses seraient plus faciles», a indiqué M.Saakachvili en parlant de ces deux zones comme de «deux trous noirs, sources de trafics et de criminalité».Le président géorgien n’a cependant pas évoqué la situation de l’Abkhazie, estimant que d’en parler ne servirait à rien.«Ils ont quitté les négociations, nous n'avons plus d’interlocuteur pour des négociations», a-t-il dit qualifiant cette situation d’inacceptable.L’Ossétie du Sud.comme l’Abkhazie, a proclamé son indépendance au lendemain de la chute de l’Union soviétique et l’a défendue lors d’un conflit armé avec les forces géorgiennes.Dans les faits, le territoire est devenu un protectorat russe.Agence France-Presse a r> EN BREF Bush va plaider pour la liberté en Chine et en Russie Washington — Le président américain George W.Bush a promis hier de «rappeler constamment» aux dirigeants chinois de faire des progrès en matière de droits de l’homme et au président russe Vladimir Poutine de procéder à des réformes démocratiques.«L>rs de mes futures rencontres avec les dirigeants chinois, je leur rappellerai constamment les avantages qu'il y a à avoir une société qui respecte les gens, les droits de l’homme et la dignité humaine», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.Si' référant au président Poutine, M.Bush a affirmé: «Je lui rappellerai que s’il a l'intention de regarder vers l’Ouest, nous, à l’Ouest, nous croyons dans les valeurs occidentales.» M.Bush a réaffirmé sa volonté de promouvoir la liberté et la démocratie dans le monde, comme il l’a fait d;ms son discours d’investiture la semaine dernière, tout en affirmant qu’il prendrait en compte les aspects pratiques des relations bilatérales avec ces deux grandes puissances.- AFP Optimisme pour l’Afghanistan Kaboul — Le général français Jean-louis l’y, commandant pendant six mois de la Force internationale d’assistance pour la sécurité en Afghanistan (ISAF), a dressé hier le bilan de son action, annonçant son extension à l’ouest en 2005 et se déclarant optimiste sur la sécurité.le 13 février, le général Py sera relevé par le général tua- Ethem Erdagi à la tête de l’ISAE Sans doute pendant ce mandat, l’ISAF s’étendra à l’ouest du pays alors que ses quelque 8000 soldats sont pour l’instant seulement présents à Kaboul et dans neuf provinces du nord sur 34 au total.- ALT Danemark: à droite, toute ! Copenhague — L’opposition so-ciale-démocrate au Danemark pourrait réaliser l’un de ses plus mauvais scores aux élections législatives du 8 février prochain, si on en croit un sondage paru hier.Selon la maison Gallup, le parti libéral du premier ministre Anders Fogh Rasmussen est crédité de 33,4 % des intentions de vote, contre 25,2 % pour les sociaux-démocrates, soit près de quatre points de moins que leur score du précédent scrutin législatif, remporté par Rasmussen en 2001 avec 31,2 % des suffrages.- Reuters La pègre roumaine est menacée Bucarest — Le patron des services secrets roumains (SRI) a ré vélé hier que la pègre envisageait de recruter des hommes de main étrangers pour assassiner le nouveau président Traian Basescu en raison de sa politique de lutte contre la corruption.«Nous disposons d’informations émanant de certains membres de la pègre selon lesquelles la mafia locale mêlée à la corruption envisagerait de recruter des étrangers, pour s'attaquer [au chef de l’État]», a déclaré Radu Timofte sur la chaîne de télévision privée Realitatea TV.Les services roumains ne disposent pour le moment d’aucune menace précise d’attentat imminent a-t-il précisé.- Reuters On meurt beaucoup en Russie Moscou — Un faible taux de natalité associé à l’alcoolisme, au tabagisme et aux morts violentes ont aggravé l’an dernier la crise démographique que traverse la Russie depuis une décennie, laissant planer de grandes inquiétudes pour la croissance économique du pays.Selon les chiffres de la Commission nationale des statistiques publiés hier, le taux de mortalité est à présent supé rieure de 50 % à celui de la natalité.La population russe a diminué de 0,5 % eh 2004 et le plus grand pays du monde compte aujourd’hui 143,5 millions d’habitants.Selon des projections officielles, la population de la Russie pourrait chuter à 100 millions d’habitants d’ici 2050.- Reuters LE DEVOIR, LE JEUDI 27 JANVIER 2005 A « D I T 0 R I A L Fermeture sauvage La fermeture définitive de l’usine de papier journal de Port-Alfred, propriété de la multinationale Abitibi-Consolidated, s’explique peut-être en termes comptables, mais elle constitue la répétition inacceptable du scénario pratiqué par la compagnie ailleurs au Québec, notamment en Gaspésie.C’est au gouvernement qu’il appartient de civiliser ces dirigeants sans aucune morale.) ort-Alfred est une vieille usine qui utilise un processus de transformation du bois désuet coûteux et polluant pour produire du papier journal dont la demande est à la baisse sur le marché nord-américain.Le prix du papier étant établi en dollars américains, la rentabilité de l’entreprise a fortement chuté au cours des dernières années, à l’instar des autres producteurs de papier au pays.Voilà posé froidement le contexte économique difficile dans lequel s’inscrit cette décision d’Abiti-bèConsolidated de fermer ses usines les moins rentables, dont ceDe de Port-Alfred, où les 630 travailleurs sont déjà en chômage depuis la fermeture temporaire de décembre 2003.L’histoire n’est pas nouvelle, au contraire: elle a fâcheusement tendance à se répéter depuis la fusion des deux géants Abitibi Paper et Consolidated-Bathurst il y a près d’une décennie.L’usine Gaspésia, à Chandler, fut la première victime de cet «effort de rationalisation» commandé par le conseil d’administration, en 1999.Dans les deux cas, la compagnie a invoqué des raisons de surcapacité de production et de vétusté des installations.Mais n’est-ce pas elle, la compagnie, qui a négligé de moderniser ses usines à travers le temps?N’a-t-elle donc de responsabilité qu’en-vers ses actionnaires anonymes et aucune à l’endroit de ses ouvriers et des habitants de la région dont elle a tant exploité les ressources?Le Canada est l’un des pays du monde où les Jean-Robert entreprises rencontrent le moins d’obstacles lors-Sansfaçon qu’elles envisagent de fermer leurs portes.Ailleurs, on leur demande de justifier une telle décision et, si les motifs invoqués se limitent à une question de rationalisation destinée à améliorer la rentabilité, on leur interdit de procéder ou on les pénalise financièrement À Port-Alfred, les travailleurs demandent à l’entreprise qui les congédie de vendre l’usine condamnée à un nouveau propriétaire, quel qu’il soit Mais comme à Chandler en 1999, les dirigeants de la Consol refusent ou exigent que les repreneurs ne produisent aucun des papiers que la compagnie fabrique déjà.L’objectif est évidemment de créer une certaine rareté des produits pour faire augmenter le prix du papier, mais voilà bien le type d’arguments contraires aux lois de la concurrence qu’il faut dénoncer avec fermeté.Si des investisseurs privés sont prête à injecter l’argent nécessaire pour le rachat et la modernisation de l’usine malgré les conditions difficiles du marché, Québec devrait intervenir, par loi d’exception si nécessaire, pour interdire le démantèlement des installations de Port-Alfred et forcer la Consol à négocier de bonne foi.Pour le moment, les ministres du gouvernement Charest ont annoncé qu’ils retireraient les importante droite de coupe que détient la compagnie dans la région et augmenteraient les droits payés par la Consol pour produire sa propre électricité.C’est nettement insuffisant compte tenu du comportement odieux des dirigeants de la Consol.Une intervention beaucoup plus musclée s’impose pour civiliser ces mécréante dont la fortune repose sur cent ans d’exploitation de nos ressources.j- rsansfacon(a>ledevoir.ca Le grand jeu 1 n’y a rien d’étonnant à ce que les avocats de Jean Chrétien aient sorti le grand jeu en demandant la récusation du juge John Gomery dans l’enquête sur le scandale des commandites.La base même du métier exige de savoir profiter de toutes les subtilités de la loi, de toutes les failles de la jurisprudence, de toutes les occasions offertes pour sauver la peau de son client L'exigence est encore plus grande quand ledit client a été un politicien coriace, relents de son passé de «meilleur batailleur des rues de Shawinigan», comme il l’a confié à son biographe.Même à la retraite, de tels réflexes ne se perdent pas.De fait, on raconte que Jean Chrétien ne décolère pas depuis les débuts de la commission Gomery, mise sur pied non pas par un adversaire — ce qui serait un moindre mal — mais par un ennemi politique, Paul Martin.Or que fait cette commission?Elle n’entend rien à rien du grand dessein de M.Chrétien: la sauvegarde de l’unité canadienne! Plutôt, elle s’attarde à des détails, picosse des témoins, ose même l’ironie.Et l’opinion publique qui a fait de M.Gomery un héros! Vraiment, rien ne va plus.Mais les avocats de M.Chrétien avaient beau être à l’affût il n’y avait pas moyen de prendre la commission en défaut Jusqu’à ce que le juge Gomery ait la malencontreuse idée de faire une petite tournée médiatique en décembre.Certes, les juges ont intérêt à se rapprocher des gens, et les propos de M.Gomery n’ont pas dépassé ce qui saute aux yeux du moins averti des observateurs: quelle catastrophe que cette gestion du programme des commandites! Mais quand on a conscience, comme lui, d’être au cœur d’une enquête politique, on s’arrange pour ne donner de munitions à personne.Or parler candidement aux médias était une arme à double tranchant.Même un avocat débutant Josée Boileau aurait vu se dessiner là une requête à tenter.Il n’y a pas pour autant matière à récusation: une commission d’enquête, qui ne peut qu'émettre des recommandations, n’est quand même pas un procès où se prononcent des condamnations.Un juge a alors les coudées plus franches.De plus, même si la démarche des avocats mène à d’infinies procédures en Cour fédérale, M.Chrétien maintiendra sa comparution devant la commission.Les électeurs n’y perdront donc pas au change.Néanmoins, la salve des avocats de M.Chrétien distrait du fond des travaux et permet d’alimenter un détestable réflexe qui a cours ces jours-ci à Ottawa: puisque c’est comme ça, déclenchons des élections! En effet, à entendre le chef conservateur, le sort de M.Gomery et celui du gouvernement sont intrinsèquement liés.Si M.Martin ne protège pas le juge, l’opposition nous entraînera en campagne électorale.Comme si la question juridique actuellement soulevée était du ressort d’un premier ministre! Stephen Harper, qui a déjà du mal à comprendre la clause dérogatoire — comme viennent de le lui souligner 134 professeurs de droit dans l’affaire des mariages gais —, devrait décidément réviser ses livres de droit.La requête de M.Chrétien doit être ramenée à de justes proportions: une tentative légale et légitime de se défendre.Juridiquement, cela n'a rien d’inusité.Politiquement c’était hautement prévisible.Vraiment les jours de la commission Gomery ne sont pas encore comptés.jboileaiéaledevoir.ca LE DEVOIR FONDE PAR HENR] BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE /• U; «=* * /
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