Le devoir, 14 mars 2009, Cahier A
Michael Sabia hérite du casse-tête de la Caisse Ses priorités : la réévaluation de la gestion du risque et la révision de la stratégie de placement FRANÇOIS DESJARDINS La Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a semé l’émoi avec une perte de 40 milliards en 2008, a de nouveau secoué les milieux financiers hier et rompu avec l’habitude de se donner des pa- trons spécialisés en haute finance en offrant sa présidence à l’ancien chef de BCE, Michael Sabia.Arrêté à peine une semaine après l’embauche d’un président du conseil, le choix de M.Sabia arrive à un moment crucial pour la Caisse, dans la mesure où celled se relève de la plus grosse perte de son histoire, fait l’objet de très lourdes critiques et doit regagner la confiance de ses déposants et du public.D entre en poste immédiatement, en remplacement de Fernand Perreault, qui assurait l’intérim.Ontarien d’origine installé à Montréal depuis les années 1990, M.Sabia, qui ne faisait pas l’una- nimité pour sa gestion de BCE, prend les commandes du plus gros investisseur institutionnel au pays.Il était en concurrence avec une autre personne, mais le nouveau président du conseil, VOIR PAGE A 12: CAISSE Monique Jérôme-Forget: les autres répondront ¦ Pas d’accord, dit le PQ.Révoltant, dit QS.Sinon le PCAA, quoi d’autre?La chronique de Michel David ¦ L’analyse de Gérard Bérubé ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux > Pages A3, B 1, C 2, C 3 et C 4 ?w w w .I e d e v o i r.c o ni ?EVOIR I 14 ET I) I M A N C H E I 5 M A R S 2 0 O 9 1 2,44$ + T A x E s = 2,75$ À vos Marx.Prêts ?Critiquez ! Crise mondiale, capitalistes financiers ultra-véreux, paupérisation généralisée : a conjoncture favorise le regain des études d’inspiration marxiste STEPHANE BAILLARGEON Un spectre hante le monde: celui du marxisme.Un fantôme renouvelé, revu, corrigé, amélioré, mais toujours aussi formidablement puissant pour critiquer le monde tel qu’il va.Les signes s’accumulent, petits et grands, majeurs ou insignifiants, notamment du côté de l’édition.Le Capital de Karl Marx vient de paraître en manga de poche au prix d’une tasse de café chez l’éditeur nippon East Press, spécialisé dans l’adaptation en bédé des grands classiques littéraires.Le dossier central du tout dernier numéro de Philosophie Magazine demande: «Comment peut-on être anti-capitaliste?».En français, Actuel Marx constitue à lui seul une galaxie du renouveau des études.C’est à la VOIR PAGE A 12: MARX Autres textes en pages A 6 et A 7 .Tl RE Ondes de sons et d’images au FIFA ¦ Cahier E INDEX Actualités.A3 Annonces.B 10 Avis publics.B 9 Bourse.B 2 Carrières.B 5 Décès.B 10 Économie.B 1 Éditorial.C 5 Idées.C 6 Monde.A10 Mots croisés.I) 5 Météo.B 11 Perspectives.C 1 Rencontres.D 4 Sports.B 11 Sudoku.B 11 Agents de la SQ pris en « flagrant délit » « Qu’est-ce qu’un policier fait avec une roche dans les mains et un foulard sur le visage si ce n’est pas de la provocation?» BRIAN MYLES Des document internes de la Sûreté du Québec (SQ) obtenus en vertu de la Loi d’accès à l’information lèvent le voile sur l’étendue de l’opération de surveillance des manifestants lors du Sommet de Montebello, en 2007: 26 agents civils étaient sur place, jour et nuit, dans le cadre de cette opération baptisée «Flagrant délit».Ces renseignements ont été obtenus par Francis Dupuis-Déri, un professeur en science politique à TUQAM dont l’un des objets de recherche est la répression des mouvements sociaux par les forces policières.M.Dupuis-Déri a été surpris par l’ampleur de l’opération menée lors du Sommet de Montebello, les 20 et 21 août 2007.VOIR PAGE A 12: SQ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Trente-cinq policiers ont participé à l’opération «Flagrant délit» en août 2007 à Montebello.U’W- Sr-V SM.fill t Correction de votre vision par le laser L'équipe de la Clinique d'Ophtalmologie IRIS vous invite à un brunch d'information sur la chirurgie au laser, le dimanche 22 mars dès lOhOO, à l'Hôtel Mortagne de Boucherville.Réservez votre place à la Clinique d'Ophtalmologie IRIS en composant le 1.866.MES.YEUX ou à iris.ca.IRIS CLINIQUE D'OPHTALMOLOGIE MrrmlD QlV*»*'' Chlrurgi»» foitei par un ophtalmologute à l'une de nos Clinique» d’Ophtalmologie IRIS de lavol, OC ou de longley, CB ^ 4 v f v / PUBLI-REPORTAGE PREMIER VOLET D'UNE SÉRIE DE QUATRE ARTICLES SUR LA DURABILITÉ : COMMUNAUTÉS • TECHNOLOGIES • POPULATIONS • ENTREPRISES Communautés durables Face à la multitude de changements sociaux et économiques qui altèrent les rapports entre les individus et les collectivités, des experts s’interrogent sur la durabilité et scrutent les moyens de maintenir la viabilité à long terme du voisinage urbain et rural dans le monde.Selon les Nations Unies, plus de la moitié de la population mondiale habite aujourd’hui dans des zones urbaines : c’est une première dans les annales de l’histoire humaine.« Il devient donc impératif de créer de nouveaux moyens pour que les gens entretiennent des rapports entre eux - des moyens qui tiendraient compte de la taille, de la complexité et de la diversité croissantes des villes dans lesquelles la plupart d’entre nous vivent », affirme M.David Graham, vice-recteur exécutif aux affaires académiques de l’Université Concordia à Montréal.« Des travaux en cours à Concordia contribuent à faire des percées sur le fonctionnement et l’interaction des communautés de toutes sortes et de toutes tailles, de façon novatrice et durable.Le principe de durabilité sert souvent à décrire des pratiques “vertes” ou écologiques.Or cette notion englobe bien plus que cela : il s’agit de créer des processus pouvant se préserver sans répercussions néfastes sur l’avenir », poursuit M.Graham.Ce principe vaut pour presque tous les domaines, de l’économie à l’environnement.Concordia s’y applique - d’abord par ses travaux sur les communautés durables, qui sont la clé de voûte de tout mode de vie durable.Prenons la question universelle de la croissance urbaine.« Quand les villes grandissent, il devient de plus en plus difficile d’y vivre parce que la cohésion sociale s’affaiblit et la diversité s’accroît, entraînant une augmentation potentielle des rapports d’opposition.La durabilité sert à estomper cette incidence », explique M.Graham.À cet égard, le programme L’Université autrement : Dans les cafés est un apport précieux à Concordia.Cette initiative novatrice, qui consiste en des débats publics dirigés, tenus dans des cafés et ailleurs à Montréal, vise à favoriser le dialogue et la cohésion sociale grâce à des discussions fécondes sur des questions litigieuses.« Nous avons organisé une cinquantaine de débats, chaque année, depuis 2003.L’avantage de ces discussions animées réside dans le fait que des personnes d’horizons divers peuvent faire un bout de chemin ensemble », fait remarquer M.Lance Evoy, directeur de l’Institut de développement communautaire, chapeauté par l’École de formation continue.Les participants, confrontés à différents points de vue, arrivent ainsi à mieux saisir les enjeux et à explorer collectivement diverses solutions.« Des gens me disent n’avoir jamais assisté à une rencontre avec un groupe aussi varié.J’ai pu || «g La durabilité des villes est mise à rude épreuve à cause de leur population de plus en plus dense et diversifiée.Le projet L’Université autrement : Dans les cafés de l’Université Concordia, ici sur la photo, aide à traiter de cette question, il favorise le dialogue franc et la communication libre grâce à des conversations publiques dirigées, organisées partout à Montréal.Ce programme n’est qu’un exemple des travaux de l’Université Concordia visant à faire avancer les connaissances et l’éducation en matière de durabilité des communautés rurales et urbaines, photo : fournie observer des “étincelles” lors de discussions sur des sujets brûlants, par exemple, comment valoriser et non craindre la diversité.Et c’est précisément là le rôle qu’ils attendent d’une université.Si l’on veut parler de communautés durables, il nous faut éliminer les cloisonnements », ajoute M.Evoy.Certes, la promotion de communautés durables entend favoriser la bienveillance entre différentes collectivités dans les villes.Elle sous-tend la nécessité d’encourager le bien-être économique interdépendant de toutes les communautés - grandes, petites, rurales et urbaines.Des petites communautés sont trop souvent menacées par l’épuisement des ressources.Au Canada, on constate l’incidence du déclin de la pêche à la morue dans la région de l’Atlantique, ainsi que les difficultés du secteur forestier dans les étendues rurales du Québec et de la Colombie-Britannique.Dans les pays en développement, les régions rurales périclitent du fait de la migration des populations vers les centres urbains, en quête d’emplois et de meilleurs débouchés.Selon le professeur Bill Reimer, directeur du projet Nouvelle économie rurale, la durabilité présente un défi, car d’une part les villes puisent matières premières, aliments et denrées naturelles dans la campagne environnante et d’autre part, les régions rurales vivent des marchés qu’ouvrent les villes.Le défi consiste à concrétiser la durabilité.Pour aider à régler cette question, le projet Nouvelle économie rurale, projet de recherche pancanadien pluriannuel établi à Concordia et mobilisant plus d’une douzaine d’universités, vise à trouver des moyens d’accroître la viabilité et la durabilité des communautés rurales, qu’elles soient submergées de nouveaux arrivants ou abandonnées par des industries.M.Reimer explique que le projet étudie 32 petites communautés de partout au pays, en vue de les aider à mieux apprivoiser le changement.« Soulignons que ces travaux donnent lieu à des recherches sur les questions rurales et que ces renseignements sont mis à la disposition de la population rurale.Il importe de militer pour les habitants des communautés rurales, explique M.Reimer.Il ne s’agit pas de leur dire quoi faire, mais de travailler de concert avec eux afin qu’ils puissent avancer ».La démarche prend racine.Selon le professeur Reimer, l’initiative a attiré l’attention, du Japon à l’Amérique du Sud.L’École de gestion John-Molson de Concordia apporte son concours à la durabilité communautaire, notamment avec l’ajout d’un élément de sensibilisation communautaire à son programme de MBA.Ainsi, les étudiants au MBA travailleront davantage avec des entreprises au pays et à l’étranger pour améliorer les perspectives économiques et le bien-être des collectivités.Mme Janis Riven, chargée d’enseignement à l’École de gestion John-Molson, rapporte que dans les pays en développement, par exemple, des entrepreneurs audacieux, mais sans formation, ont souvent besoin d’un petit coup de pouce pour réaliser leurs buts.« Jls s’aventurent dans des projets prometteurs qui échouent - et ils ne savent pas pourquoi », raconte-t-elle.Les étudiants au MBA de Concordia dispensent le savoir-faire pour aider les entrepreneurs locaux à se remettre sur pied.En général, il s’agit simplement de détails dans les processus d’affaires, comme la création d’un système comptable ou d’un site Web qui leur permettent de lancer efficacement une campagne de marketing ou de financement.« Ces changements, ajoute M™ Riven, accordent aux entreprises - et aux communautés qu’elles appuient - une meilleure chance de survivre.» Pour Mme Louise Dandurand, vice-rectrice à la recherche et aux études supérieures de Concordia, la durabilité exige de repenser nos rapports aux autres et nos façons de faire tant dans la sphère individuelle que dans la sphère publique.« Les étudiants et enseignants de Concordia sont à l’affût des nouveautés et travaillent de concert pour réaliser de nouvelles initiatives en matière de durabilité.Cette capacité de collaborer illustre en quelque sorte ce que nous entendons par durabilité », de préciser M"16 Dandurand.¦ Forte de près de 40 000 étudiants, Concordia figure parmi les plus grandes universités canadiennes.Née en 1974 de la fusion du Collège Loyola et de l’Université Sir-George-Williams, Concordia s’est taillé une place enviable dans plusieurs domaines allant du génie aux beaux-arts, en passant par les sciences, les lettres et la gestion.Aujourd’hui, l’Université Concordia s’appuie sur cette supériorité pour promouvoir la recherche et l’enseignement dans le domaine complexe des pratiques de développement durable sur le plan social, économique et environnemental.Ni ¦ **MÊÊÊM IMWIWiliaSBMItiiiimiMI ÉTUDE DE CAS : UN EXEMPLE CONCRET.Un traiteur avant-gardiste dessert la communauté Exemple parfait de pratiques concrètes de développement durable à Montréal, Santropol Roulant est la plus grande entreprise indépendante de service de repas à domicile ou « popote roulante » du Québec.Il sert 90 repas par jour à des gens âgés et des personnes en perte d’autonomie fonctionnelle.Cet organisme s’en acquitte de manière novatrice et aussi bénéfique pour l’environnement que pour la communauté.« Notre mission est de combler le fossé entre les générations, avec cuillers et fourchettes comme outils », explique Jane Rabinowicz, directrice de l’entreprise.Santropol Roulant a été fondé en 1995 par deux jeunes serveurs du Café Santropol, un restaurant à caractère social de la rue Saint-Urbain, près des endroits fréquentés jadis par l’écrivain Mordecai Richler.Au départ, il s’agissait de donner à des jeunes l’occasion d’acquérir une expérience enrichissante tout en répondant aux besoins des personnes âgées du quartier.L’interaction intergénérationnelle devait aussi aider à atténuer les préjugés et à créer des liens qui cimenteraient davantage la collectivité locale.Des bénévoles livrent la plupart des repas, à bicyclette ou à pied.L’entreprise a connu un franc succès et a pris de l’essor; mais Mme Rabinowicz raconte qu’à raison de plus de cent repas à livrer, le projet perdait de son aspect intime et le service en pâtissait.Alors, au lieu de livrer « Notre mission est de combler le fossé entre les générations, avec cuillers et fourchettes comme outils.» plus de repas, les dirigeants se sont appliqués à réduire leur impact environnemental et à multiplier les démarches de l’organisme dans le cadre de sa mission, soit de servir des repas pour nourrir la conscience communautaire.« Tous les étés, des bénévoles cultivent une tonne de fruits et légumes sur des terrasses en ville; ces aliments entrent dans la composition des repas et les déchets passent par un lombricomposteur qui produit un fertilisant.» Dans un atelier de cycliste, des bénévoles s’occupent de l’entretien des vélos de livraison et enseignent à des membres de la communauté comment les réparer.Depuis le début, Santropol Roulant a pu compter sur l’Université Concordia qui fournit toutes sortes de ressources.L’Université a ainsi aidé à trouver du personnel, à former les bénévoles et à recruter les membres d’un club étudiant pour livrer les repas.« Santropol Roulant, affirme Mmc Rabinowicz, est un bon exemple de développement communautaire que Concordia cherche à promouvoir.» ¦ UNIVERSITÉ ^Concordia UNIVERSITY îTTTt « «i Il faut réfléchir aux répercussions des nouvelles technologies sur notre monde.À l’Université Concordia, nous y avons réfléchi et nous voyons grand : nous créons des technologies durables applicables à des centaines de domaines, qu'il s’agisse de micro-nano systèmes, de vêtements interactifs ou de produits biochimiques et de biocarburants.1 K •; - — - t-3 Concordia.Pour voir grand.www.concordia.ca * ^ * «V > I I) E YT 0 I R L E S S A M E I) I Fl E T I) I M A N C Fe 15 M A R F 2 0 0 9 L E A POLITIQI 91,3 fm J II fuaœe à /a cu/tiwe / Caisse de dépôt : les autres répondront Monique Jérôme-Forget estime que l’impact des résultats de la Caisse sur les citoyens sera minime l f/i Comparution houleuse de Monique Jérôme-Forget devant la Commission des finances publiques, hier.Assaillie de questions, la «dame de fer» a qualifié les demandes d’excuses d’«enfantillages» et a refusé de répondre à plusieurs questions, notamment au sujet des avertissements de la Banque du Canada qui, dès 2005, avait sonné l’alerte au sujet des papiers commerciaux.La ministre s’est par ailleurs fait rassurante: les effets des pertes historiques de 40 milliards de la Caisse de dépôt sur les cotisations seront «très minimes».Monique Jérôme-Forget a témoigné hier apporter toutes les réponses espérées.devant la commission CLEMENT ALLARD LE DEVOIR parlementaire sans toutefois C’est « un manque de leadership grave, [.] comme si ça ne l’intéressait pas» - François Legault François Legault CLEMENT ALLARD LE DEVOIR ANTOINE ROBITAILLE Québec — La Banque du Canada avait sonné l’alerte à propos des problèmes de «liquidité» des papiers commerciaux en 2005, soit deux ans avant que n’éclate la crise qui allait entre autres causer des pertes sans précédent à la Caisse de dépôt et placement.Mais ces avertissements sont restés lettre morte au ministère des Finances du Québec.Questionnée à ce sujet hier devant la Commission des finances publiques, la ministre Monique Jérôme-Forget a soutenu que ce n’était pas à son ministère de réagir: «Im question, vous devez la poser à M.Rousseau.Avait-il reçu les avertissements justement [.] de la Banque du Canada?» La semaine dernière à Ottawa, un représentant de la Banque du Canada, Pierre Duguay, a rappelé qu’en 2005, cette institution avait «lancé des avertissements dans [une] revue du système financier».Extrêmement prudente hier, Mme Jérôme-Forget a à de multiples reprises esquivé les questions.D’entrée de jeu, elle avait averti les députés que ce serait là son attitude: «Je ne peux pas répondre aux questions fondamentales [.].Ça, je vais le dire plusieurs fois aujourd’hui: attendez d’entendre un tel, attendez d’entendre M.Perreault, attendez d’entendre M.Rousseau, attendez d’entendre le président du conseil.» Mme Jérôme-Forget avait refusé pendant plusieurs jours de témoigner devant la Commission des finances publiques avant de faire volte-face en pleine Assemblée nationale, jeudi.Tenant une Bible, elle lança qu’elle n’avait aucun problème à prêter serment.Un geste solennel qu’elle n’a toutefois pas répété avant de comparaître devant la Commission, hier.La ministre a défendu une politique de non-ingérence totale du gouvernement du Québec dans les affaires de la Caisse et a accusé à de multiples reprises le PQ de vouloir faire le contraire.Au sortir de la Commission, le critique François Legault a vu dans l’attitude de la ministre, à qui il reproche de ne pas s’être suffisamment informée des problèmes de la Caisse, un «manque de leadership grave».C’est «comme si ça ne l’intéressait pas», a-t-il déploré.«Il y a une énorme différence entre s’informer en tant que fiduciaire et s’immiscer dans la Caisse de dépôt elle-même», a lancé à la ministre le député péquiste Jean-Martin Aussant, critique en matière d’institutions financières.Exaspéré par le fait que Mme Jérôme-Forget, au sujet du Fonds d’amortissement des régimes de retraite (FARR), a dû demander l’aide de son sous-ministre pour répondre, il a lancé sèchement: «Je comprends aussi que la ministre des Finances a étudié en psychologie; chacun son domaine, semble-t-il, parce qu’elle nous réfère toujours à quelqu’un d’autre.» Par la suite, il a corrigé la ministre, laquelle a été obligée de s’incliner: «Vous mentionniez M.Landry qui parlait de produits PC AA en 1997.Ils n’existaient pas en 1997.Ce sont des produits, ces PCAA-là, qui sont arrivés dans les années 2000.Il parlait sans doute de TACH, de titres adossés à des créances hypothécaires.» La ministre s’est montrée irritée lorsque le critique adé-quiste en matière de finances, François Bonnardel, lui a suggéré de faire des excuses aux Québécois.Le député faisait valoir qu’en 2007, au moment de la campagne électorale, Jean Charest s’était attribué les bons rendements de la Caisse.«Si votre gouvernement est responsable des bons rendements, il est donc aussi responsable des mauvais [.]», a-t-il dit, demandant à la ministre si elle ne devait pas des excuses aux Québécois.Après avoir dénoncé cette nouvelle obsession de la contrition chez les élus, Mme Jérôme-Fçrget a lancé: «Etant une femme, vous savez, si ça peut vous faire plaisir, tout le monde, de dire qu’on s’excuse, on va s’excuser.Mais c’est complètement aberrant.» Perdant patience, elle a enchaîné: «On est en train de discuter d’une institution qui gère des sommes très importantes.On n’est pas ici dans des enfantillages.» Au reste, la ministre croit que les pertes de la Caisse auront un impact «très minime» sur les citoyens du Québec qui cotisent à différents fonds, telle la Régie des rentes.«L’impact va se faire sentir, bien sûr, à moins que les résultats de la Caisse augmentent beaucoup l’an prochain.Ce qui est probable.» Selon elle, ce qui est important, «c’est de voir l’impact sur une longue période.Tout régime de cotisation de retraite, vous ne regardez jamais le court terme», a-t-elle dit Le Devoir «Je ne peux pas répondre aux questions fondamentales» - Monique Jérôme-Forget Réactions à la nomination de Michael Sabia à la tète de la Caisse de dépôt et placement Du désenchantement jusqu’à la révolte ANTOINE ROBITAILLE Québec — Les trois partis d’opposition ont remis en question, hier, la nomination de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).Pauline Marois a dit ne pas «partager» la décision du gouvernement Charest.Compte tenu de «l’état de crise» à la CDPQ, elle aurait préféré «une personne qui fasse davantage l’unanimité et surtout qui possède le profil et les expériences nécessaires pour relever les défis auxquels est confrontée l'institution».Toutefois, le PQ a fait savoir par communiqué qu’il souhaite s’entretenir avec le nouveau p.-d.g.«au cours des prochaines semaines» afin de mieux comprendre ce que celui-ci «souhaite faire» et «comment il le fera» pour résorber la crise à la CDPQ.L’ADQ a fait savoir pour sa part qu’il était «évident» que le gouvernement s’était ingéré depuis le début dans cette nomination.La réaction la plus virulente est venue de Québec solidaire (QS), qui a vertement dénoncé la nomination de M.Sabia.Dans un communiqué, la formation de gauche s’est demandé si le Québec «avait vraiment besoin d’un autre financier, issu de l’économie casino et de la culture affairiste du libre marché, à la tête du bas de laine des Québécoises et des Québécois».QS fait remarquer que le précédent p.-d.g., Henri-Paul Rousseau, issu du même milieu, a «conduit la Caisse à jouer et à perdre des milliards de dollars de l’épargne collective» québécoise.Plus tôt dans la journée, le député de QS, Amir Khadir, avait réclamé que M.Rousseau rembourse la prime de départ qu’il a reçue.Pour sa co-porte-parole Françoise David, la nomination de Michael Sabia à la Caisse signifie que M.Charest n’a «rien appris de cette crise».QS aurait plutôt nommé un «gestionnaire de la haute fonction publique qui aurait démontré par le passé un grand sens des responsabilités sociales et d’attachement au Québec», tel l’ancien président du Mouvement Desjardins, Claude Béland.Ce dernier, lors des dernières élections, avait appuyé publiquement QS.Mme David a ajouté que le bilan de M.Sabia à la tète de BCE a été «désastreux».«De son passage comme p.-d.g., seul son portefeuille personnel semble s’être bien tiré.» La nomination de M.Sabia est «d’autant plus révoltante» qu’il a touché «quelques dizaines de millions de dollars en quittant l’entreprise qu’il a mal conduite».«N’y a-t-il vraiment aucune gêne à la tête du gouvernement du Québec pour accepter une telle nomination?», a pesté Amir Khadir.Selon lui, les gouvernements ont pris la «mauvaise habitude» de confier la direction des grandes décisions économiques à des banquiers et à des financiers.«Il est temps de mettre fin à ce culte des affairistes dont M.Sabia, issu de Bay Street, est l’un des plus tristes exemples», a soutenu M.Khadir dans le communiqué de QS.Plus tôt hier, M.Khadir a réclamé une commission d’enquête publique au sujet de la Caisse de dépôt.Celle-ci ne se bornerait pas à «identifier un ou une responsable des 40 milliards de pertes de la Caisse», mais ferait «le procès d’une culture financière».Le Devoir Un choix qui suscite beaucoup de scepticisme ALEXANDRE SHIELDS Les réactions étaient généralement mitigées hier à la suite de la nomination de Michael Sabia à titre de président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec.On se dit à la fois sceptique quant à sa capacité de faire face à la musique et étonné par la rapidité de la désignation de ce dernier comme dirigeant du «bas de laine» des Québécois.L’ancien premier ministre Bernard Landry a été le premier à décrier ce choix.«C’est plus qu ’une erreur, c’est une faute qui s’approche de la provocation», a-t-il lancé quelques minutes à peine après l’annonce.«Cet homme-là, en dépit de ses mérites économiques, était le dernier profil à choisir pour diriger cette institution.Je pense que le gouvernement commet une sorte de provocation, et même dans les rangs des libéraux québécois, ça ne devrait pas être bien accueilli», a ajouté celui qui a déjà été ministre des Finances du Québec.M.Landry a pris soin de souligner que sa critique n’avait «rien à voir avec le lieu où est né M.Sabia», qui est originaire de l’Ontario.«C’est son parcours, sa culture socioéconomique et sa culture nationale, qui est Canadian.R nous l’a d’ailleurs prouvé encore dernièrement.R riait l’artisan du transfert à Toronto de BCE, qui est un des fleurons de l’appareil décisionnel économique de Montréal, avec toutes les conséquences que cela aurait pu avoir.» Selon lui, il aurait plutôt fallu choisir «quelqu’un qui aurait passé sa vie dans la culture socioéconomique québécoise, qui épouse le modèle québécois» pour diriger «la plus grande institution financière du Québec, avec toute la symbolique qu’elle représente».« Offensant », dit Yves Michaud Le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires, Yves Michaud, a quant à lui insisté sur le caractère «cavalier» et «offensant» de cette nomination «à la limite de la légalité».«Je n’ai jamais vu ça qu’un conseil d’administration amputé de la moitié de ses membres fasse une recommandation au gouvernement qui, lui, passe un décret sans avoir nommé tous les nouveaux membres du conseil d’administration», a-t-il insisté.Il a du même coup réitéré sa suggestion selon laquelle le choix du dirigeant de la Caisse devrait se faire aux deux tiers des députés de l’Assemblée nationale.M.Michaud ne souhaite cependant pas juger M.Sabia avant de voir ce qu’il fera à la tête de l’institution.Ancien président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec de 1980 à 1990, Jean Campeau s’est pour sa part dit «sceptique» quant à la nomination de M.Sabia «Pour être dirigeant de la Caisse, il faut avoir la passion du Québec, il faut avoir une attitude missionnaire dans le développement régional, et je me demande si M.Sabia a ça en lui», a-t-il dit au journal Les Affaires.La performance de M.Sabia lorsqu’il était à la tête de BCE, de 2002 à 2008, amène en outre M.Campeau à douter de ses qualités de gestionnaire.«On rapporte qu’il est incapable de prendre des décisions, qu’il blâme les autres pour ses échecs, est-ce que c’est vrai?Je ne le sais pas, mais j’espère que non.» De son côté, l’investisseurs Stephen Jarislowsky a surtout tenu à rappeler l’ampleur de la tâche qui attend Michael Sabia, et ce, malgré sa grande expérience en tant que gestionnaire.«S’il veut être cuit, je crois que c’est un bon choix», a-t-il laissé tomber à un quotidien montréalais.L’analyste Michel Nadeau, qui a déjà été le numéro deux de la Caisse, a rappelé que M.Sabia n’a peut-être pas toutes les cordes à son arc pour diriger l’institution.«R a trois grandes carences.Il ne s’y connaît pas en placements, sa performance dans la gestion n’a pas été très bonne et sa connaissance du mandat [de contribution à l’essor économique du Québec] est très, très faible.» Selon lui, «le gouvernement voulait arrêter l’offensive péquiste» sur la gestion de la Caisse en procédant à cette nomination dès maintenant Le Devoir François Gendron avocat LL.L, M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Restauration de crystal 1 h Spécialisé dans le taillage de crystal traditionnel HONIIIUB • N | s T ¦ N (J l \ fMot restaurons fort/.sau/Ves cœurs />rises.' 4652, boul.Décarie, Montréal 514-484-8332 www.themrfixit.com DEPUIS I 9 S 3 II c Ci L K I) K V 0 I R .LES SA M EDI 14 ET DIMANCHE I 5 M A R S 2 0 0 !l A 4 ACTUALITÉS Rencontre avec ses partisans Harper prend les libéraux et Obama pour cibles JENNIFER DITCHBURN Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper tenait cette semaine deux discours distincts pour vendre son plan économique: lors d’une première allocution dynamique, il s’est employé à rassurer la population canadienne de plus en plus nerveuse, mais devant un public conservateur sceptique, il a plutôt critiqué les libéraux, Barack Obama et Wall Street.Le premier dis- "l cours que les Canadiens ont pu voir à la télévision ou lire dans les journaux était particulièrement optimiste.Stephen Harper af- Stephen firmait que l’écono- Harper mie reprendrait rapidement et avec vigueur grâce à des mesures ciblées prévues dans le budget.Le second s’est déroulé jeudi soir derrière des portes closes, devant un groupe de conservateurs importants invités par le Centre Manning pour le renforcement de la démocratie, un groupe de réflexion présidé par l’ex-chef du Parti réformiste du Canada, Preston Manning.Le bureau du premier ministre n’avait pas signalé la tenue de cette rencontre et a refusé de la commenter.Selon un compte rendu de la deuxième rencontre obtenu par La Presse canadienne, Stephen Harper s’en serait pris aux libéraux, affirmant que la situation économique aurait été encore plus dramatique s’ils avaient été portés au pouvoir.«Imaginez la position que le Canada aurait adoptée lorsque le Hezbollah et le Hamas ont attaqué Israël.Imaginez le nombre de libéraux qui seraient déjà en poste au Sénat, dans les cours et dans de nombreuses autres institutions et agences fédérales — ou, devrais-je dire, combien de plus», a affirmé, moqueur, Stephen Haiper.«Imaginez les coûts engendrés si on avait été de l’avant avec les accords de Kyoto et de Kelowna sans avoir de plan préalable pour accomplir quelque chose dans le domaine de l’environnement et des affaires autochtones.Imaginez les impacts d’une taxe sur le carbone au milieu d’une récession globale», a-t-il ajouté.Il a critiqué à deux reprises les hausses de taxes que le président Barack Obama a décrétées pour les fourchettes d’imposition plus élevées.Il s’en est également prjs à la culture dépensière des Etats-Unis et à l’insouciance de Wall Street Autrefois qualifié de liberta-rien, Stephen Harper en a surpris plusieurs en dénonçant l’attitude des partisans de ce courant idéologique qui, selon lui, refusent d’être tenus responsables de leurs actions.Le premier ministre a aussi défendu ses politiques, affirmant qu’il devait faire des compromis afin de faire face à la réalité économique.Plusieurs conservateurs dénoncent son glissement vers le centre de l’échiquier politique.La Presse canadienne EN BREF Fin des recherches Saint-Jean, T.-N.-et-L.— Les équipes de recherche et sauvetage ont abandonné en début de soirée hier les recherches en vue de retrouver les 16 personnes disparues en mer, jeudi, après que leur hélicoptère se soit abîmé au large de Terre-Neuve.Un seul survivant a été repêché des eaux glacées de l’Atlantique.Une personne décédée a également été repêchée.En tout, 18 personnes prenaient place à bord de l’appareil, soit deux membres d’équipage, 14 travailleurs du champ pétrolifère Sea Rose et deux autres de celui d’Hibernia.Quatre navires, dont deux de la Garde côtière, deux appareils Hercules C-130 et trois hélicoptères Cormorant ont poursuivi leurs recherches hier sur une superficie de 1200 miles nautiques carrés, jusqu’au coucher du soleil.- hi Presse canadienne Mettre la téléphonie sans fil au pas À la veille de la Journée internationale des consommateurs — c’est ce dimanche que ça se passe —, l’Union des consommateurs a demandé une fois de plus hier au gouvernement Cha-rest de modifier sa Loi sur la protection du consommateur (LPC) afin de rendre les adeptes du cellulaire moins vulnérables aux abus des compagnies de téléphonie sans fil.Pour le groupe consumériste, les Bell, Rogers et Telus de ce monde s’illustrent en effet depuis trop d’années pour les clauses abusives de leurs contrats, mais aussi pour les frais cachés et les pénalités excessives qu’elles imposent à leur clientèle.Et pour l’Union, une réforme de la loi provinciale s’impose afin de mettre ces géants de la téléphonie au pas.-Le Devoir David Fortin aurait été vu à Sorel-Tracy David Fortin, cet adolescent de 14 ans d’Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, porté disparu depuis plus d’un mois, aurait été aperçu jeudi soir à Sorel-Tracy, en Mon-térégie, ce qui a relancé les recherches dans ce secteur.Selon la Sûreté du Québec, le jeune homme a emprunté jeudi soir le traversier qui effectue la liaison entre Berthiervile et Sorel-Tracy.Les parents du jeune homme l’auraient reconnu sur la bande vidéo du traversier, alors qu’il dû barquait à Sorel-Tracy.- La Presse canadienne La prison à vie Saskatoon — Reconnu coupable des meurtres de deux agents de la GRC et de tentative de meurtre sur un autre en Saskatchewan, un homme de 44 ans a été condamné hier à la prison à vie.Curt Dagenais ne sera pas admissible à la libération conditionnelle avant 25 ans.Dagenais a été reconnu coupable des meurtres au premier degré des agents Marc Bourdages et Robin Cameron, jeudi.Il a également été reconnu coupable de tentative de meurtre sur l’agente Michelle Knopp.-Im Presse canadienne Quebec abolit les primes d’été Le programme avait été instauré en réponse à la pénurie d’infirmières SANTE Même s’il l’a fait pendant six ans, le gouvernement ne reconduira pas les primes incitatives qui étaient accordées l’été à certains employés des établissements de santé qui acceptaient d’effectuer des quarts de travail supplémentaires pour pallier la pénurie dans le milieu.Des coupures qui font mal au personnel clinique, qui craint que cela n’ouvre encore plus grand la porte au privé.LI S A- MARI E GERVAIS Fini les primes d’été pour le personnel en soins infirmiers.Non récurrents, ces suppléments aux chèques de paie des employés qui acceptaient une surcharge de travail les soirs et les fins de semaine ne seront pas reconduits cet été.Pouvant aller jusqu’à une centaine de dollars, ces primes incitatives, qui avaient été instaurées en 2003, signifiaient beaucoup pour les infirmières, y compris les auxiliaires, inhalothérapeutes et préposés aux bénéficiaires qui la recevaient «Oui, c'était un incitatif financier, mais on sentait qu’il y avait une volonté d’appuyer notre bon travail», a soutenu Claire Montour, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers Mauricie/Cœur-du-Québec, affilié à la CSQ.«Sans prime, les infirmières ne seront pas intéressées à travailler des quarts de travail supplémentaires, c’est sûr!», a-t-elle ajouté.Cette annonce fait d’autant plus mal que les principaux intéressés, représentés par la Centrale syndicale du Québec (CSQ), l’ont appris de façon un peu brutale par un employeur qui avait reçu une lettre l’enjoignant d’en aviser les syndicats «afin d’éviter toute mésentente».«Le ministère avait décidé unilatéralement d’implanter ces mesures-là et il y met fin sans nous donner de raison.C’est aberrant», a déclaré Monique Bélanger, présidente de la Fédération de la santé du Québec, affiliée à la CSQ.«Le réseau va éclater.Que vont alors faire les employeurs?Ils vont se tourner vers les agences privées, ce qui risque de coûter très cher.» Des mesures temporaires Au cabinet du ministre de la Santé, on insiste sur le fait que ces mesures étaient temporaires.Lors d’une table de concertation à laquelle avaient été convoqués plusieurs interve- ARCHIVES REUTERS nants du milieu en juin 2008, il aurait été clairement signifié que ces primes ne seraient pas reconduites en 2009.«La prime était une réponse ponctuelle à un problème en attendant une solution plu?structurante», a souligné Marie-Eve Bédard, attachée de presse du ministre Yves Bolduc.En remplacement de ces incitatifs qui coûtaient environ 11 millions par année au gouvernement, le ministère dit avoir investi 81 millions pour mettre de l’avant, avec l’accord de la Fédération interprofessionnelle du Québec et des syndicats concernés, des «solutions plus durables».Implantés dans divers établissements de santé, ces projets-pilotes visent à réduire le nombre d’heures supplémentaires et le recours à la main-d’œuvre indépendante.Michèle Boisclair, première vice-présidente à la Fédération interprofessionnelle de la santé, en fait une tout autre lecture.Elle déplore que son organisation n’ait pas été consultée pour bâtir la liste des endroits où il fallait implanter ces initiatives.«Certains projets ont été démarrés dans des endroits où il n’y avait pas de problème de temps supplémentaire ou de main-d’œuvre indépendante», a-t-elle constaté.«Et que fait-on du personnel des établissements où il n’y a pas de projets-pilotes?» Des 23 projets annoncés, certains sont toujours en démarrage.C’est le cas notamment à Saint-Jérôme et à Chicoutimi.«Ensuite, il faut 18 mois avant d’avoir les résultats.Ça ne réglera pas le problème de cet été», a-t-elle dit avant d’ajouter: «Si le gouvernement a une carte cachée, elle a intérêt à être bonne.Parce qu’on n’est pas assis à une table de poker, mais plutôt sur le terrain, avec nos patients.Et on ne veut pas mourir au travail», avertit-elle.Le Devoir Un couple à qui Ton a imposé un bébé lourdement handicapé réclame 3,5 millions LIA LÉVESQUE L’ avocat spécialisé dans les ' causes médicales Jean-Pierre Ménard réclame la somme de 3 475 000 $ de deux hôpitaux au nom d’un couple qui se retrouve avec une enfant lourdement handicapée à la maison, après qu’il eut pourtant demandé qu’on arrête de lui prodiguer certains soins.Le bébé a manqué d’oxygène durant 37 minutes à la naissance, en novembre 2007.Il s’est donc retrouvé avec de lourds handicaps et une paralysie cérébrale.Les médecins avaient dit que l’enfant serait sourde, aveugle, qu’elle n’aurait aucune conscience, ne marcherait pas et serait daps un état neuro-végétatif.A un certain moment, le personnel médical a même parlé au couple de morgue, de prêtre et (Je services funèbres.A la suggestion des médecins traitants, le couple avait dé- cidé de retirer le respirateur artificiel de leur fille, puis de cesser de l’alimenter, en s’assurant toutefois qu’on lui donne de la morphine pour qu’elle ne souffre pas.L’enfant devait mourir naturellement.Toutefois, le comité d’éthique clinique de l’hôpital s’est réuni et a renversé la décision des parents.Selon le couple, qui a rencontré la presse hier pour présenter sa poursuite, la décision du comité d’éthique s’est prise sans le consulter.Il a été informé de la décision après coup.Marie-Eve Laurendeau et Stéphane Mantha soutiennent aussi que cette décision du comité leur a été présentée comme finale, sans qu'on leur dise qu’ils n’étaient pas obligés de la suivre.Le comité leur aurait dit qu’ils pouvaient cependant poursuivre devant les tribunaux pour faire remodifier la décision.Après quatre mois d’hospitalisation, l’enfant s’est retrouvée chez ses parents, qui doivent en prendre un soin constant.La mère a dû quitter son emploi d’enseignante pour s’occuper à plein temps de sa fille, qui a environ 15 rendez-vous médicaux par mois et est nourrie par une machine directement dans l’estomac.L’enfant doit aussi être «succionnée» une dizaine de fois par jour, dans la bouche, les narines et l’estomac, parce que ses sécrétions s’accumulent Elle ne peut se tenir d’elle-même, ni ramper, ni téter.Son développement à long terme reste incertain.La poursuite de 3 475 000 $ vise le Centre hospitalier de La-Salle où a eu lieu l’accouchement difficile, l’un de ses médecins et l’Hôpital de Montréal pour enfants, où le bébé avait été transféré.Me Ménard affirme qu’il veut aussi faire clarifier la loi, afin d’encadrer le rôle de ces comités d’éthique.«Ici, on est en présence d’un comité d’éthique qui s’est carrément substitué à la Cour supérieure, qui a renversé la décision des parents, alors qu’il n’avait pas le pouvoir de le faire, qui n’a pas informé les parents de leurs droits, qui ne les a pas informés qu’ils avaient totalement le droit d'ignorer l’avis du comité d’éthique», a dit l’avocat.«Le comité d’éthique s’est réuni sans consulter les médecins qui avaient pris les décisions initiales d’interruption de traitement, sans même consulter les parents, alors que le règlement de l’hôpital prévoit spécifiquement que les parents doivent participer à la décision.On les a écartés ici.Pour nous, c’est carrément de l’usurpation de pouvoir, de l’abus de pouvoir, qui a eu des conséquences considérables», a conclu M’ Ménard.L’enfant a aujourd’hui 16 mois.La Presse canadienne RECHERCHE Des étudiants protestent contre les bourses amputées CLAIRANDRÉE CAUCHY > attribution des fonds des or-.-j ganismes subventionnaires c e recherche continue de faire ( es vagues.Plus de 2000 personnes ont signé depuis deux semaines une pétition dénonçant la décision du Conseil de recherche en sciences naturelles et génie (CRSNG) de restreindre de deux à un an la durée des bourses aux étudiants à la maîtrise.Auparavant, les bourses de quelque 17 000 $ décernées aux étudiants méritants à la maîtrise l’étaient pour une période de deux ans.Dans la foulée du dernier budget, le CRSNG a décidé de restreindre de deux à un an cette période.On estime qu’environ 400 bour-sieps seront touchés.Etudiant au doctorat en écologie à l’Université de Colombie-Britannique et ex-boursier à la maîtrise, Jean-Sébastien Moore s’insurge contre une telle décision.«Cela va forcer les étudiants à la maîtrise à devenir assistants d’enseignement plus rapidement ou à faire davantage de correction.Cela prend beaucoup de temps et on peut alors moins se consacrer à la recherche.En plus d’allonger la durée de la maîtrise, cela va affecter la qualité du travail», déplore M.Moore.Il a transmis mercredi une pé tition de plus de 2000 noms, amassés en seulement deux se- maines, au gouvernement conservateur ainsi qu’aux représentants des partis d'opposition.La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) dénonce aussi la décision du CRSNG, y voyant une autre «décision à courte vue, éminemment idéologique», du gouvernement fédéral à l’égard de la recherche.«On fait des économies de bouts de chandelle dans les principaux leviers de soutien à la recherche au Canada», critique le président de la FEUQ, David Paradis.Il faut dire que les trois conseils subventionnaires ont dû absorber des compressions de 148 millions sur trois ans dans leur budget de base.Pour le CRSNG, la compression équi- vaut à plus de 5 % du budget La réduction des bourses de maîtrise en sciences naturelles et en génie s’inscrit dans la foulée d’autres mesures budgétaires qui ont suscité la controverse.Ainsi, le gouvernement fédéral a octroyé en janvier 17,5 millions additionnels au Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, mais en exigeant que cette somme soit réservée pour des bourses liées au domaine des affaires.Plusieurs voue se sont élevées dans le domaine de la recherche, dont celle de la Conférence des recteurs et principaux d’universités du Québec, pour dénoncer cette restriction.Le Devoir Membre O.PQ.et R.C.P.O.S.S Psychologue clinici Adultes • Couples 25 ans d’expérience JP 5.4*861*0630 Vieux-Montréal Connais-toi toi-même.Temple d'Apollon il Delphes MONIQUE PARENT — psychanalyste — Outremont 514 750-2961 Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocat Vieux-Montréal 514.861.0469 LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 MARS 2 0 0 9 ACTUALITES Appel à une manifestation pacifique Le défilé annuel contre la brutalité policière vire généralement à la casse Les organisateurs de la manifestation annuelle contre la brutalité policière, qui doit se tenir demain, ont affirmé qu’ils ne seront pas responsables du déroulement de l’événement.Un porte-parole du Collectif opposé à la brutalité policière, Hugo LeBreton, a répété que son regroupement n’encourageait ni la casse ni la violence.La manifestation, généralement tenue à la mi-mars, est devenue de plus en plus violente au fil des années.L’an dernier, plus de 40 manifestants avaient été arrêtés.«Nous comprenons que les gens qui participent à cet événement expriment leur colère parce qu’ils n'ont pas d’autre moyen de se faire entendre lorsqu’ils sont victimes de répression policière», a lancé M.Le Breton.Il a ajouté que le port des pantalons de camouflage par les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne faisait qu’exacerber la colère de la population, déjà en désaccord avec les propos tenus par le président du Syndicat des policiers, qui avait comparé la police à une organisation paramilitaire.Le maire de la Ville de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé hier qu’il était important de respecter le droit de manifester des citoyens.Selon lui, les services de police pourront main- tenir un climat de paix lors de l’événement.«J’espère que cette manifestation sera pacifique, comme c’est généralement le cas à Montréal», a affirmé le maire.Un adjoint du directeur de la police de Montréal a averti, jeudi, que les renseignements obtenus par les autorités alimentaient les craintes d’actes violents de la part d’un groupe qui serait bien mieux organisé que les années précédentes.Sylvain Brouillette a fait valoir que le clavardage dans Internet laissait croire qu’au moins 800 personnes étaient attendues à la manifestation et que le groupe avait identifié des policiers par leur nom.Des organisateurs de la marche ont écrit que le climat était déjà tendu en raison de l’intervention policière qui a entraîné la mort du jeune Fredy Villanueva en août dernier à Montréal-Nord.Une enquête publique sur l’incident s’amorce le 25 mai.Les protestataires s’insurgent également contre la tentative de la Ville de rendre illégal le port de masques lors de manifestations de même que les insultes faites à l’endroit des policiers.L’adjoint au directeur de la police a fait valoir que cette manifestation annuelle était celle où les policiers sont le plus ciblés.La Presse canadienne EN BREF PLC et PC nez à nez Ottawa—Les libéraux et les conservateurs sont nez à nez dans les intentions de vote des Canadiens, indique un récent sondage.L’appui à la formation de Stephen Harper aurait toutefois chuté dans certaines parties du pays et chez les femmes, en particulier.Le sondage La Presse canadienne/Harris-Decima indique que les libéraux récolteraient 33 % des intentions de vote, contre 32 % pour les conservateurs.Le Nouveau Parti démocratique (NPD) se retrouve à 14 %, les verts à 10 et le Bloc québécois (BQ) à 9 %.Au Québec, les conservateurs ont perdu la moitié de leurs appuis.Le BQ domine toujours à 39 % des intentions de vote, alors que les libéraux ont effectué une remontée à 32 %.Les conservateurs ont glissé à 13 %, le NPD à 9 % et les verts, à 6 %.Jeff Walker, vice-président d’Harris-Decima, a ajouté que les coupes de Stephen Harper en culture et l’utilisation du terme «séparatistes» pour désigner les bloquistes durant la crise menant à la proposition d’une coalition entre les partis d’opposition étaient en cause dans la chute des appuis aux conservateurs au Québec.Le sondage suggère également que les conservateurs tirent de l’arrière par cinq points sur les libéraux chez les femmes en général, et de 12 points chez les femmes habitant en milieu urbain.Selon M.Walker, les femmes retournent auprès des libéraux après avoir donné leur appui à Stephen Harper lors des élections d’octobre dernier.- La Presse canadienne Francine Senécal réclame un million La conseillère municipale poursuit le Cégep du Vieux-Montréal qui l’avait embauchée puis congédiée avant même qu’elle n’entre en fonction Francine Senécal croyait retourner vers ses premières amours, le milieu de l’éducation, quand elle a accepté le poste de directrice générale du Cégep du Vieux-Montréal.C’était avant que le vent se mette à souffler sur la Société d’habitation et de développement de Montréal, que dirigeait son mari.Aujourd’hui, Mme Senécal poursuit le cégep qui l’a embauchée mais jamais employée.KATHLEEN LEVESQUE LJ ancienne vice-présidente du ' comité exécutif de Montréal, Francine Senécal, vient d’intenter une poursuite de plus d’un million de dollars contre le Cégep du Vieux-Montréal pour rupture de contrat et atteinte à sa réputation.Dans la tourmenté qui a secoué la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) dirigée par son conjoint, Martial Fillion, jusqu’à l’automne dernier, Mme Senécal a vu son contrat de directrice générale du Cégep du Vieux-Montréal lui glisser des mains.S’estimant injustement éclaboussée par l’enquête sur la SHDM qui a entraîné le congédiement de son conjoint, Mme Senécal cherche à obtenir réparation.Dans la requête déposée en Cour supérieure, Mme Senécal dénonce le comportement du Cégep du Vieux-Montréal, qui a résilié «son engagement sans motif valable et de façon publique».Dix jours après avoir embauché Mme Senécal, le cégep a mis sur pied un comité pour revoir sa décision en regard des allégations de favoritisme qui pesaient alors sur la SHDM.En janvier, l’établissement concluait que Mme Senécal n’a pas su rétablir le lien de confiance avec la communauté du collège.Francine Senécal continue aujourd’hui à soutenir qu’elle n’a jamais été en situation de conflit d’intérêts.Comme vice-présidente du comité exécutif, elle épaulait le président d’alors, Frank Zampi-no, de qui relevait la SHDM.Au cœur de la controverse, on retrouve de nombreuses irrégularités dans le projet immobilier Contrecœur qui ont été confirmées dans un rapport d’experts.Deux semaines avant que la situation ne soit étalée dans les médias, Mme Senécal avait démissionné de ses fonctions pour Francine Senécal retourner dans le milieu de l’éducation.Ainsi, Mme Senécal estime avoir perdu 13 000 $ en salaire à titre de vice-présidente et 125 000 $ représentant une année de salaire pour son poste de directrice générale du cégep Lionel-Groulx, duquel elle était en congé avant de se lancer en politique.Mais surtout, Francine Senécal réclame la somme de 140 000 $ par année, et ce, pour les cinq ans prévus au contrat avec le Cégep du Vieux-Montréal.Il s’agit d’un montant de 700 000 $.S’ajoute une somme de 250 000 $ à titre de dommages à la réputation, pour une somme globale de 1088 000$.JACQUES GRENIER I Le cégep aurait tenté de convaincre Mme Senécal de démissionner d’elle-même.«Si elle démissionnait, elle venait en fait reconnaître qu’elle avait commis un tort, qui aurait entaché toute sa carrière, alors que ce n’était aucunement le cas, et si elle, refusait, elle serait obligée de faire face à un adversaire qui utiliserait des fonds publics pour la combattre», explique-t-on dans la requête.Francine Senécal est toujours conseillère municipale.Quant au dossier de la SHDM, le vérificateur général de Montréal doit remettre son rapport sur la question au plus tard le 27 avril.Le Devoir Ilot Voyageur: d’entente verbale à contrat, il y a un pas.KATHLEEN LÉVESQUE £ a ne devait être qu’une formalité, mais cela se transforme en poursuite judiciaire.Incapable d’obtenir la signature du propriétaire de l’îlot Voyageur, Busac, et de son partenaire d’affaires, l’Université du Québec à Montréal (UQAM), pour concrétiser une entente verbale intervenue le 5 mars dernier, la Station centrale d’autobus de Montréal fait appel aux tribunaux.Comme l’a appris Le Devoir, la Station centrale d’autobus de Montréal déposera lundi une requête afin de forcer l’application de l’entente entre les parties.Cette entente devait permettre à l’entreprise qui gère le terminus d’autocars d’utiliser la nouvelle gare du chantier abandonné de l’îlot Voyageur.Il s’agissait notamment de pouvoir stationner les autocars dans la gare et d’occuper des locaux pour les services de messagerie et ceux des- tinés au repos des chauffeurs.Or, si la Station centrale d’autobus a signé le document qui avait nécessité quelques semaines de négociations, ses vis-à-vis sont demeurés cois.Devant ce silence, la Station centrale d’autobus reprend la voie judiciaire.En décembre dernier, l’entre- prise avait déposé une requête pour que cesse une situation temporaire qui dure depuis trois ans, estimant que l’UQAM et Busac s’entêtent dans «un litige sans issue prévisible à court, moyen ou long terme».L’îlot Voyageur est au cœur des déboires financiers de l’UQAM.Le promoteur immobilier Busac demeure propriétaire du quadrilatère qui comprend le terminus d’autocars alors que le gouvernement du Québec tente de défaire les liens contractuels avec l’UQAM.Le Devoir DEJEUNER-CAUSERIE Quel avenir pour la Francophonie après le Sommet de Québec ?Abdou Diouf Secrétaire général de la Francophonie Le Xilême Sommet de la Francophonie, qui a eu lieu à Québec en octobre 2008, a adopté une Déclaration et des Résolutions à partir des quatre enjeux : la langue française: la paix, la gouvernance démocratique et l’État de droit; la gouvernance et la solidarité économique; l’environnement, le développement durable et les changements climatiques.C’est dans ce contexte que le Secrétaire général de la Francophonie viendra présenter sa vision des priorités et des mandats que lui ont confiés les chefs d’État et de gouvernement.Il évoquera notamment les moyens qu’il entend déployer pour y donner suite.LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Hôtel Hilton Bonaventure Salon Westmount-Outremont 900, rue de la Gauchetière Ouest Montréal (Québec) Mercredi 25 mars 2009 Inscription : www.corim.qc.ca de 12 h à 14 h Information : (514) 340-9622 Avec l’appui de : ?)) SNCLAVALIN Les Offices jeunesse internationaux du Québec OFQJ • OQAJ • OQWBJ Riolinto Alcan ^ crc sogema 2 qu* ""u* y CROYONS ! 45 ln«Mut da l’énorg» at da l’anvlronnamant da la Francophonie i>na«Nit*nuN V M iNTe«N«TION»l,l ot “ • ta francophonie Qmsitp DttHffflflCOPMOIIK Lb Orouw A! fui ITXPfXtëNCl DC L'IW* WIJ DENtiï: IX; tA FRANCOTOOME œsAMRwues LK Construire une mondialisation sociale en humanisant le commerce?Dans la tourmente actuelle, cette question requiert des réponses concrètes et universelles.Le colloque Humaniser le commerce 2 propose 3 tables rondes virtuelles du 14 mars au 3 avril 2009 suivies d’une conférence internationale les 27 et 28 avril 2009.Participez à 3 tables rondes virtuelles Trois grandes questions seront abordées dans ces tables rondes virtuelles qui alimenteront ensuite la conférence internationale : ^ Une clause sociale à l’OMC est-elle souhaitable?Comment réconcilier la mondialisation des échanges et le développement social ?^ Peut-on assurer la cohérence des politiques économiques et sociales au niveau international?ficI utfî Information : www.ggt.uqam.ca ORGANISATEURS Infttitut d’étude* Intemattonnle* de Montrénl UQÀM Gouvernance Globale du Travail PARTENAIRES CEIM Canada ’THMMNMM CSB' 86 LE I) E V 0 I H .L E S S A M EDI 1 1 ET PI MA N C II E I 5 M A H S 2 0 U il A A 7 MARX.NOTRE CONTEMPORAIN Un grand chantier éditorial français reprend la traduction et la publication des œuvres complètes de Karl Marx et de Friedrich Engels W$m m&W’ DESIGN TIFKET HAUSSE TENDANCIELIE DU TAUX ÉDITIDN STEPHANE BAILLARGEON Avez-vous lu tout Marx et Engels?Certainement pas, en français du moins, puisqu’il n’existe toujours pas de traduction intégrale de leurs œuvres.On répète: même si le système politico-idéologique mis en place en leur nom a déjà dominé la moitié de la planète et marqué au fer rouge le XX siècle, environ le tiers de l’œuvre de Karl Marx (1818-1883) et de Friedrich Engels (1820-1895) demeure inédite en Avec ce parcours, elle dit être arrivée «tout naturellement» à la GEME.À terme, d’ici 20 ou 30 ans, qui sait, la collection des œuvres complètes comptera des dizaines de volumes, avec un bon tiers de textes inédits jusqu’ici, des lettres mais aussi des chapitres complets de livres et des textes circonstanciels.Retraduire au besoin La Grande Édition Marx-Engels s’appuie sur la Marx-Engels Gesamtausgabe (MEGA), le chantier en langue allemande, mobilisant des chercheurs sur trois continents depuis le début des années 1990, ce qui en fait le plus important «Nous concevons d’abord une version électronique et dans un second temps, une édition papier» français, bien plus si on considère leurs himalayennes notes de lecture.«C’est une situation paradoxale, qui constitue une singularité de la France, commente la philosophe française Isabelle Garo, jointe à Paris.Le travail de traduction est achevé ou assez complet dans plusieurs autres langues, en anglais, en italien et en espagnol, par exemple.Marx a commencé à être traduit en français de son vivant, mais le climat politico-théorique de la France a introduit des blocages.» Le renouveau se concrétise maintenant autour de la Grande Édition Marx-Engels (GEME), un chantier éditorial pharaonique codirigé par Mme Garo et une douzaine de savants franco-français.Après des études en philosophie à la Sorbonne et une thèse sur le concept de représentation chez Marx (1996), Mme Garo enseigne aujourd’hui dans un lycée parisien.du genre dans le monde.La taille de cette nouvelle édition complète a été réduite de 164 à 114 volumes, dont plus de 50 ont paru.Le dernier volume de l’infrastructure en langue originale devrait paraître autour de 2025.La MEGA allemande appuie la GEME française avec le Centre national du livre, la Fondation Gabriel-Péri, l’Université de Dijon çt celle de Paris 1.La Dispute/ Éditions sociales organise le tout La maison autonome hérite du fonds des anciennes Éditions sociales/Messidor (rattachées au PCF, le Parti communiste français), qu’il s'agit de dépoussiérer et de bonifier.«Nous repartons de ce fonds hétérogène, avec certaines traductions de très bonne tenue et d’autres plus datées et discutables, explique Mme Garo.Notre idée n’est pas de tout recommencer mais de réviser ou de reprendre les traductions en les harmonisant, quand c’est opportun, et de retraduire quand il le faut.» 1res truchements contemporains suivent la mutation des ITALIE FRANCE VENISE - ROME - FLORENCE - NICE - PARIS PAYSAGES ALPINS SUISSE - ITALIE - AUTRICHE - ALLEMAGNE VACANCES ransat 18 repas /17 inclusions AIR TRANSAT 24 repas / 31 inclusions AIR TRANSAT 3 087$* Prix Rég.3 847$ Départ 14 mai - 14 jours 3 239$* Prix rég.4 099$ Départ 16 juillet - 16 jours RESERVEZ VOS VACANCES AVANT LE 30 AVRIL 2009 OIUF.NKZ UN K IUÎMISK DK EN DOLLARS CM-QVÉtmC* COUREZ LA CHANCE OE GAGNER UNE CROISIÈRE SUR Ui DANUBE” LE MEILLEUR DE L’ITALIE FLORENCE - ROME - NAPLES - VENISE 25 repas / 20 inclusions 3 240$* AIR TRANSA T Prix rég.4100$ Départ 16 avril - 16 jours FRANCE - SUISSE FRANCE-SUISSE-ITALIE 18 repas/25 inclusions AIR TRANSAT ITALIE 3 080$* Prix rég.3 840$ Départ 5 mai - 14 jours DOLCE VITA ITALIE-SICILE 25 repas / 24 inclusions AIR TILWSAT 3 479$* Prix rég.4 249$ Départ 11 juin - 16 jours Recevez 100 $ de réduction (par couple) è l'achat d’excursions optionnelles! Partez confiant.Revenez heureux.concepts dans l’œuvre, mais aussi dans les adaptations successives, en bannissant toute idée de progrès linéaire.Mme Garo donne l’exemple classique de Aufhebung, emprunté à la dialectique hégélienne.«Ce terme s'avère particulièrement intéressant parce qu’il conserve sa polysémie dans toute l’œuvre, explique la spécialiste.De temps en temps, selon les cas, il veut dire “dépassement”; de temps en temps il signifie “abolition”.On ne peut le rendre de la même manière tout le temps et il faut éviter les néologismes.Nous allons d’ailleurs justifier longuement nos choix dans les notes, qui se retrouveront dans l’édition électronique uniquement.» Virtuellement Marx C’est l’autre grande nouveauté du chantier.A terme, la GEME comptera environ 90 millions de signes, dont une large part détournée vers le virtuel: les écrits de Marx et d’Engels auront droit au bon vieux papier; l’appareil critique sera en partie dématérialisé.«En fait, de manière plus ambitieuse, nous concevons d’abord une version électronique et dans un second temps une éditipn papier», corrige l’éditrice.A partir de 2010, un site (en partie payant) diffusera l’ensçmble du fonds des anciennes Éditions sociales, puis, au fur et à mesure, les nouvelles traductions également disponibles en livres expurgés des notes trop lourdes mais dotés d’appareils critiques entièrement /l'y&itcMW'k ligp; * ilÜSli DE RABAIS lllllll1 INSTALLATION GRATUITE 130IS ouP.V.C Stores sur mesure • horizontaux * verticaux Opaque ou solaire • Toiles à rouleau • Stores romains • Panneaux coulissants • Persiennes • Sohji Fabriqué au Québec Service à Domicile Gratuit Région de Québec rénovés.L’index électronique bilingue (allemand/français) facilitera la recherche dans l’ensemble de l’œuvre électronique.Le premier volume tout frais publié, la Critique du programme de Gotha de Marx (1875), se vend cinq petits euros, soit huit huards.«C’est un symbole important pour nous, explique Mme Garo.D’abord, il n’était plus disponible en librairie.Ensuite, ce texte aborde des questions toujours essentielles: le travail, l’Etat, le droit, le passage au communisme.Il s’agit d’un texte d’intervention politique que nous situons dans son contexte, celui de l’unification du mouvement ouvrier allemand.» Les autres suivront en poche, en grand format, voire uniquement en version électronique, en fonction de leur popularité potentielle.Il y aura bientôt des articles de Marx sur l’Inde et d’autres du jeune Engels des années 1838-1844.Marxiste ou marxien?La GEME publiera aussi les inédits les plus intéressants.Par exemple le chapitre 6 du Capital, sur le travail productif et le travail improductif, absent de l’édition du Livre I et disparu des rayonnages français depuis les années 1970.Elle proposera éventuellement tout Le Capital en tant qu’œuvre spécifique, de- puis les premiers brouillons de 1857-1858 (les fameux Grundris-se, les fondements), jusqu’aux dernières rédaction du Livre III.Et avec tout ça, quelle école marxiste ou marxienne représentera cette grande édition?«Aucune», répond fermement la philosophe.La GEME se veut neutre et apolitique.Il ne s’agit pas plus d’une entreprise idéologiquement chargée que la MEGA.«Nous allons bannir des notes les commentaires appréciatifs ou dépréciatifs, conclut Isabelle Garo.Ce sera ensuite au lecteur de développer ses propres partis pris de lecture.C’est un travail scientifique qui prend appui sur la conjoncture: nous sommes sortis des querelles de chapelles et il y a un regain d’intérêt pour la pensée de Marx et d’Engels.Notre équipe éditoriale compte des chercheurs d’obédiences politiques très diverses, voire sans allégeance.Il reste que lire Marx aujourd’hui, ce n’est pas innocent.Il peut y avoir beaucoup de lectures possibles et beaucoup d’enjeux.» Bien noté.Une dernière question alors.Peut-on amasser du capital en vendant Das Kapi-tal et le reste?«Ce n’est pas notre souci, dit Mme Garo, de la GEME.Mais il y a un regain d’intérêt très net pour les textes et nous trouverons nos lecteurs.» Le Devoir « lire Marx aujourd’hui, ce n’est pas innocent.Il peut y avoir beaucoup de lectures possibles et beaucoup d’enjeux.» Que reste-t-il de la pensée marxiste au Québec ?Le marxisme à la québécoise a-t-il jamais existé?En fait, oui, et sa contribution la plus originale se concentre autour de l’analyse de la question nationale sur fond de lutte des classes.Cette perspective a occupé (et à vrai dire obsédé) des dizaines de chercheurs francophones du Québec des années 1960 au milieu des années 1980.Etrangement, plusieurs stars de la scène médiatico-politique actuelle viennent de cette vieille école du dogmatisme totalitaire Ce chantier critique avait ses départements de sociologie (à l’Université de Montréal puis à l’Université du Québec à Montréal), ses revues {Parti pris puis Socialisme et Les Cahiers du socialisme) et ses stars, dont Marcel Rioux, Gilles Bourque, Anne Légaré, Jean-Marc Piotte ou Michel Van Schendel.On croise même dans ces publications le nom de Roch Denis, devenu ensuite recteur et quasi-fossoyeur de l’UQAM avec ses mégaprojets immobiliers qui ont engouffré beaucoup de capital.Que reste-t-il de tout cela?Franchement, du point de vue théorique, presque rien, sinon quelques feuilles éparses d’un automne des idées teintées de rouge et de bleu.La pensée critique, lointaine héritière du marxisme, est passée à autre chose depuis, ici comme ailleurs.«Le divorce est consommé, dit le doctorant de TUniversité Laval François L’Italien.Ce marxisme à la québécoise était lié à la conjoncture de la Révolution tranquille.Chez Parti pris par exemple, l’influence de la pensée des marxistes de la déco- lonisation à la Franz Fanon semble nette.Ce discours croisait logique de classe et logique coloniale.C’est ça qui va “pogner” au Québec.Dans l’œuvre de Marcel Rioux, par exemple, libérer le Québec, c’est se libérer du capitalisme.» La recette sera appliquée à l’analyse de différents problèmes, avec chaque fois la même perspective: les libérations avan- cent en cordée, celle des femmes et celle du capitalisme par exemple.La Centrale des enseignants du Québec a produit des documents trempés de cette eau, datés comme les ponchos: L’école au service de/ la classe dominante (1972) et École et lutte de classe au Québec (1974).Les groupuscules politico-militants marxistes-léninistes, maoïstes ou trotskistes, sous-peuplés d’illuminés fanatiques, ont accouché d’une doxa dérisoire et affligeante, ânonnant les œuvres complètes de Staline ou de Henver Hoxha.George Orwell l’avait caricaturée dans La Ferme des animaux: «Fqur legs good; two legs bad.» Étrangement, plusieurs stars de la scène médiatico-politique actuelle viennent de cette vieille école du dogmatisme totalitaire.Deux partis indépendantistes sont maintenant dirigés par d’anciens «m-1», Québec solidaire (Françoise David) et le Bloc québécois (Gilles Ducep-pe).Plusieurs commentateurs professionnels sont également issus (il y a très, très longtemps) de cette frange théorique manichéenne, dont le chroniqueur de La Presse Alain Dubuc.S.B.tes isms Htosmm AU PLAN pHiDimi LENSEE HD:" .•> 1 SOURCE PRODUCTIONS VIRAGE INC.Image tirée du film II était une fois Québec rouge de Marcel Simard VALEUR DE8 500$ Voyez les détails sur caaquebec.com/Reve 1 888 672-7839 www.caaquebec.com (w) Voyages Conditions I-1-«rts de Montréal.l.es prix sont par personne en occup^ion double etinclLB : Le billet d’avloa le transport en autocar, les nuitées d’hôtels, les petits-déjeuners, la plupart des soupers, les services d’un guide accompagnateur, les visites prévues dans l’itinéraire, les pourboires aux hôtels et la manutention ri’unc valise.Toutes [tromotions calculées incluant la prime de fidélité Les prix sont valides du 2009 et selon les conditions rie la brochure Circuits I ratalgar Europe 2009, Certaines conditions s appliquent ’ Offre réservée aux membres CAA-Québec, certaines conditions s'appliquent.“ Le concours se déroule du 11 février au 30 avril 2009.Le grand prix d’une valeur totale de 8 500 $ consiste en une croisière de 7 nuits, du 4 au 11 octobre 2010 à bord du MS Amocdb en cabine F nour 7 n-rsnnnes ent à une question d’habileté mathématique, Pour tous les détails et les reniements du concours veuillez rnnsuiter le www.raAnueher.rnm Ain m .irh.it rmi ¦!« Tie .Uimt H*, m normie A., r» «Uw 14 au 20 mars 2009 et selon les conditions rie la brochure Circuits I ratalgar turupc 2UU9.Certaines conditions s’appliquent ’ Offre réservée aux membres CAA-Québec, certaines conditions s'appliquent.** Le concours se déroule du Hévrier au 30 avril Afin de recevoir son prix le gagnant devra répondre correctement è une question d'Iiabileté mathématique.Pour tous les détails et les règlements du concours veuillez consulter le www.caaquebec.com Aucun achat requis.Titulaires d'un permis du Québec.Prix excluant le 3,50 $/1 000 $ de services touristiques achetés représentant la contribution des clients au Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages.Rêgio 4T8 654-8677 Région deTrois-Rivii 819 696-8677 Région de Montréal 514 231-8677 DÉCOR CLAUDE BOUCHARD 2362, Beaubien E.Montréal RIDEAU • COUVRE-LIT • TRINGLE TAPIS • CARPETTE • PRÉLART THIERRY MUGLER REPORTER KALIORÉA TOMBOEINI CANÏAREELISARfORIA FABIOINGETIRAMI GAEEOTTI BANDOLERA VERTIGO YUKA mm m Centre de Commerce Mondial 413, St-Jac(}ues O 514-844-9125 Centre de Commerce Mondial 383,St-Jacques O.514-281-7999 5107, av.du Parc 277, av.Laurier O 514-270-6154 (angle Laurier) 514-277-7558 I 646^ LE DEVOIR.LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 MARS 2 0 01* A 8 ACTUALITES « Mi ¦ mÿÊm IPliÉsjjjgjgg ïkpM: RAFAEL MARCHANTE REUTERS mm?Sauvetage de la Le Danemark s’inspire de la La conférence de Copenhague sur les changements climatiques, en décembre prochain, a techniquement démarré dans les officines diplomatiques.Un aperçu des enjeux par un écologiste d’ici qui y participe intensément.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le Danemark accueillera en décembre prochain la conférence sur les changements climatiques où doivent se renégocier les objectifs de réduction du protocole de Kyoto pour la période 2012-2020.Les pourparlers ont démarré et les stratèges nationaux sont déjà au travail en raison des enjeux sans précédent pour la planète et les économies nationales.Le Danemark, qui présidera la conférence, applique ce que certains appellent désormais le «modèle Dion», qui avait assuré le succès de la conférence de Montréal en 2005.Cela a particulièrement frappé l’écologiste Steven Guil-beault, porte-parole du groupe Equiterre, qui revient d’une rencontre organisée au Danemark pqr sa ministre du Climat et de l’Énergie, Connie Hede-gaard, qui présidera la conférence de décembre.Steven Guilbeault avait été en 2005 le porte-parole des ONG environnementales de la planète devant la conférence internationale.Invité certes à titre personnel comme tous les autres LA VIE EST ENCORE PLUS BELLE AVEC NOUS.Parce qu'on vous en offre toujours plus.Ü-l! 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Al/.L__ _- Xil J— __|_a a .a ._an __i ' I.T.I r .,11 .la* .téléphonie sans fil Pour que le crédit avantage forfait de 10 J/mols pendant 12 mois soit appliqué au compte, le client doit conserver son abonnement â au moins 3 produits parmi Illico télé numérique, Internet par câble, la téléphonie par câble ou la téléphonie sans fil de Vidéotron pendant toute cette période.Temps d'utilisation Internet illimité.Des frais additionnels seront facturés pour l'utilisation excédentaire déjà bande passante en fonfllon de l'accès choisi, les autres offres promotionnelles en courene sont pas applicables à l'exception del'offre de 50 S de rabais sur les œrmjnaux Illico pour les nouveaux clients de Vidéotron qui répondent également aux critères d'admission de cette offre.D'autres combinaisons de seront facturés pour l utllisation excédentaire de la bande passante en fonction de I accès cnoisi, les autres uttres promotionnelles en cours ne sont pas applicables a I exception de I offre de 50 i de rabais sur les terminaux illico pour les nouveaux clients de Vidéotron qui répondent également aux critères d admission de cette offre.D'autres combinaisons de services sont également offertes, location du modem multifonction Incluse.Terminal numérique en sus, l'engagement n'est pas transférable.Des pénalités s'appliquent en cas de bris d'engagement.Disponible lâ où la technologie le permet.l'Installation des prises supplémentaires est en sus L’offre, les services et les conditions sont modifiables sans préavis.Taxes en sus.Certaines conditions s'appliquent C ’ w ' * c c LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 A ET DI M A X C II E 15 MARS 2 O O I A 9 ACTUALITES planète, phase « méthode Dion » pour préparer la conférence sur les changements climatiques écologistes présents à cette rencontre du 26 février, il y donnait aussi le son de cloche du Réseau Action climat international, dont il assume la présidence.Cette rencontre fait partie de la série de consultations que mène depuis des mois la ministre Hedegaard avec les différents pays et groupes d’intérêt qui vont s’affronter en décembre afin de cerner dès maintenant leurs priorités, leurs stratégies, les pistes de rapprochement et les écueils de cette négociation qui est véritablement amorcée.C’est ainsi qu’avait procédé l’ancien ministre fédéral de l’Environnement, Stéphane Dion, pour faire adopter la réglementation du protocole de Kyoto, ce qu’on a appelé la réglementation de Marrakech.Le gouvernement danois, explique Steven Guilbeault, a mis les bouchées doubles en nommant trois ambassadeurs aux dossiers — pour représenter les Affaires étrangères, l’Environnement et le bureau du premier ministre danois — qui participent au ballet diplomatique peu apparent mais intense.Copenhague multiplie les rencontres avec les pays et les différents groupes d’intérêt afin de cerner les priorités, les écueils et les pistes de rapprochement D’énormes enjeux Que retient l’écologiste bien connu de cette rencontre?D’abord que deux grandes visions du dossier s’affrontent.Pour les uns, c’est à Copenhague que doit se conclure la négociation principale sur le prolonge- ment du protocole de Kyoto jusqu’en 2020.Pour d’autres, qui craignent un échec total ou partiel, Copenhague, c’est peut-être un an ou deux un peu trop tôt.Çeux-là invoquent le fait que les Etats-Unis sont peu préparés à négocier aussi en profondeur.Pour leur part, les grands groupes écolo- gistes internationaux préconisent une «entente-cadre comme celle qui a donné naissance au protocole de Kyoto», explique Steven Guilbeault.Une telle entente devrait préciser, à son avis, la part du fardeau de réduction des gaz à effet de serre de chaque pays, quitte à remettre à plus tard les discussions techniques sur les modes de calculs, la réglementation, etc.PARTENARIAT Gazprom laisserait tomber Rabaska LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le producteur de gaz russe Gazprom n’est plus intéressé par une participation directe dans le projet Rabaska, selon le magazine énergétique RusEnergy du 25 février.Mais du côté du projet Rabaska, son porte-parole, Simon Poitras, répond que cette décision, si elle est véridique, ne compromet pas l’objectif premier du consortium québécois qui est d’obtenir un contrat d’approvisionnement à long terme, soit de 25 ou 30 ans.Une fois cette question réglée — et les pourparlers se poursuivent là-dessus, dit-il —, on verra quelle position adoptera le géant russe en ce qui a trait à une participation directe dans le projet québécois.Selon l’analyste Dimitri Aleksandrov du magazine RusEnergy, Gazprom a décidé de s’en te- nir à ses priorités de développement dans un contexte de crise où le crédit se fait rare.Selon l’analyste russe, Gazprom «a commencé à partiellement ralentir ses projets à l’extérieur des frontières».«Par exemple, poursuit-il, il a refusé de participer au terminal SPG Rabaska au Canada» même si c’est en partie à cet endroit que doit aboutir une partie du gaz du futur port méthanier de Chokman.Pour le porte-parole de Rabaska, «si Gazprom signe une entente d’approvisionnement à long terme, le projet ira de l’avant ici, que Gazprom décide de détenir une participation ou non».11 a été impossible de savoir si Rabaska avait été informé par Gazprom de sa décision de s’en tenir à un rôle de fournisseur.Pour les citoyens du collectif Stop aux méthaniers, cette annonce-surprise s’ajoute à l’incertitude qui gagne le projet.Selon Jacques Levasseur, porte-parole du collectif, Rabaska aurait été «obligé» d’acheter, malgré l’incertitude actuelle, trois terrains de la région de Lévis au triple du prix courant pour ne pas compromettre son projet.Les propriétaires, dit-il, ne voulaient plus prolonger les promesses de vente agréées dans le passé.Cela augure mal, à son avis, pour la prochaine assemblée des actionnaires du consortium, qui aurait dépensé jusqu’ici des millions dans un projet de plus en plus incertain, notamment en raison des prix du gaz naturel.Ces derniers ont plongé au Canada au point de se situer environ à la moitié des prix payés en Europe.Mais, selon Rabaska, les prix actuels sont liés à la conjoncture économique et ils vont remonter lors d’une éventuelle reprise.Le Devoir Mont-Orford : le PQ reviendra à la charge LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le Parti québécois va présenter une nouvelle fois à l’Assemblée nationale son projet de loi destiné à réintégrer dans le Parc national du Mont-Orford les 459 ha expropriés par Québec en 2006.C’est ce qu’ont annoncé hier deux députés du PQ, Etienne-André Villeneuve, député de Berthier et porte-parole en matière de tourisme, faune et parcs, ainsi, que son collègue de Johnson, Etienne-Alexis Boucher.Les deux députés étaient accompagnés de représentants de la coalition SOS Or ford, qui réclament eux aussi de Québec la réintégration des terrains expropriés dans le parc national.Le déclenchement de l’élection provinciale du 8 décembre a fait mourir au feuilleton le projet de loi modifiant la Loi permettant d’assurer l’agrandissement du Parc national du Mont-Orford, que le PQ avait déposé à l’automne.Selon le député Villeneuve, «nous déposerons à nouveau le projet de loi 491 à l’Assemblée nationale du Québec.Nous tendons une fois de plus la main au gouvernement Charest ajin qu’il fasse preuve de collaboration et vienne clore une fois pour toutes ce dossier qui, depuis juin 2006, a permis la vente d’une partie du Parc national du Mont-Orford par une loi adoptée sous le bâillon par le gouvernement Charest».Selon le député, le premier ministre a certes fait son mea-culpa durant la campagne électorale en qualifiant son comportement «d’entêté».Mais cela ne change rien au statut toujours aussi incertain des terrains, une «erreur historique» que le Parti libéral doit corriger.Quant au député de Johnson, il reproche à la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs de «se cacher derrière le rapport Nico-let» qui n’a pas réclamé la réintégration des terrains malgré le vœu des maires de la région.Le Devoir o-K# Chef de file des probiotiques v» ^ Apportez ms sacs^ pour vos achatsL MANGER santé et vivre vert 13-14-15 MARS 12® édition Palais des congrès - Montréal MONTRÉAL : Vendredi de 11 h à 20 h, samedi de 10 h à 18 h » 17 h v* 28 -29 MARS »* édition Centre des congrès - Québec QUÉBEC: www.expomangersante.com jamedidelOhà IShetdimanchedelOhà 17h ffl-s «Comme on l’a fait à Kyoto en 1997», dit-U.Dans une aussi importante négociation, où chacun veut observer les ouvertures des autres avant d’ouvrir son propre jeu, la clef maîtresse, dit-il, sera inévitablement dans les mains des pays de l’Annexe 1, soit les 37 pays occidentaux qui se sont engagés à Kyoto, en 1997, à réduire leurs émissions avant les 147 autres signataires.Les écologistes sont en général d’avis que les pays émergents, comme la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud, ne vont pas s’engager dans des réductions sans que les Occidentaux, les responsables historiques du problème climatique, assument un fardeau proportionnel à leurs responsabilités.Par contre, dit-il, on assiste à une évolution parmi les grands groupes qui avaient tendance par le passé à faire peu pression sur les pays émergents.Certains continuent de penser que tout l’effort doit reposer sur l’Occident Mais l’urgence d’agir — le grand patron Pachauri du GIEC situe autour de 2015 le seuil de l’irréversibilité du réchauffement — impose «un effort collectif mais pas forcément égal», précise le militant écologiste.Le pire qui pourrait arriver, dit-il, ce serait de voir se multiplier les volte-face comme celle du Canada, qui invoque des «circonstances nationales» particulières pour tenter de faire moins d’ici 2020 qu’il s’était engagé à faire d’ici 2012 à Kyoto.Steven Guilbçault estime par ailleurs que les Etats-Unis «n’ont certainement pas dit leur dernier mot» en adoptant comme objectif de revenir en 2020 qu niveau d’émissions de 1990.A Kyoto, ils ;v-.Steven Guilbeault s’étaient engagés plus à fond, soit à réduire leurs émissions à 7 % sous le niveau de 1990 pour.2012.A son avis, le niveau de stabilisation pourrait être atteint aux Etats-Unis par une réduction des émissions intérieures, à laquelle pourraient s’ajouter des réductions par l’entremise de multiples formes d’aide ou de participation aux programmes internationaux de réduction de GES.On a une idée de l’intensité de l’énorme processus en cours quand on songe qu’en plus des rencontres sectorielles avec les groupes d’intérêt et les ambassadeurs des pays par la présidence de la prochaine conférence, Copenhague accueillait cette semaine des centaines de scientifiques pour faire le point, un an après le rapport du GIEC, que les parties au protocole vont se rencontrer à titre préliminaire à Bonn dans quelques semaines et qu’il y aura vraisemblablement une assemblée générale spéciale de l’ONU au début de septembre pour préparer le sprint final de Copenhague.Le Devoir SOURCE: CANAL U Les écologistes souhaitent une entente-cadre comme celle qui a donné naissance au protocole de Kyoto L’EUROPE, CEST LE TEMPS OU 3 AM Al S! 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dans un contexte de tension entre Khartoum et les ONG.ANDREW HEAVENS Khartoum — Quatre employés de Médecins Sans frontières, dont l’informière canadienne Laure Archer, enlevés dans la région soudanaise du Darfour, ont été relâchés, a annoncé hier MSF Italie.Les autres otages sont un médecin italien, un lo-gisticien français et un ressortissant soudanais.«Les ravisseurs nous ont appelés, a déclaré à Reuters Kostas Moschochoritis, dirigeant de MSF Italie.Les otages ont été relâchés il y a une heure.» Une porte-parole de MSF au Canada avait indiqué jeudi que les otages avaient pu communiquer par téléphone la veille avec des responsables terrain de l’organisation.Le ministère italien des Affaires étrangères a confirmé les libérations.Moschochoritis a assuré qu’aucune rançon n’avait été versée.«Je peux absolument garantir qu’aucune rançon n’a été payée», a-t-il dit, ajoutant que les quatre humanitaires étaient en route pour El Fâcher.La tension est montée au Soudan après la décision, le 4 mars, de la Cour pénale internationale de lancer un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar Hassan al Bachir.Le Soudan a réagi en interdisant à 16 ONG de continuer de travailler dans le pays en les accusant d’avoir aidé la CPI, ce que ces ONG ont démenti.Deux branches de MSF ont été priées de partir, mais pas MSF Belgique, à laquelle appartiennent les humanitaires enlevés.Les trois humanitaires occidentaux ont été enlevés mercredi avec deux collègues soudanais à Sa-raf Omra, au nord du Darfour.MSF Belgique avait annoncé précédemment que les deux Soudanais EN BREF Téhéran juge les sanctions «infantiles» Téhéran — Le président iranien Mahmoud Ahma-dinejad a qualifié hier -î A ^ * J i JEAN-PIERRE PERRIN Certains avocats pakistanais n’hésitent pas à comparer l’interdiction par le gouvernement des réunions de plus de quatre personnes sur la voie publique et de la «longue marche» de l’opposition sur la capitale à l’imposition, en novembre 2007, de l’état d’urgence par Pervez Moucharraf, alors président et chef des forces armées.La comparaison est un peu outrancière, mais elle témoigne bien d’une situation qui se tend chaque jour davantage dans un Pakistan déjà confronté à une situation économique catastrophique, au terrorisme le plus aveugle et à une progression des talibans dans les zones tribales.Derrière l’actuel conflit se profile aussi le duel de deux titans, qui se sont toujours haïs: le président Asif Ali Zarda-ri, le veuf de Benazir Bhutto, et l’ancien premier ministre Nawaz Sharif, à la tête de l’opposition.Ni les centaines d’arrestations de ces derniers jours dans les rangs de l’opposition — encore 200 personnes hier lors d’un défilé dans la province de la Frontière du Nord-Ouest — ni l’interdiction de tout rassemblement étendue à la plus grande partie du pays ne semblent dissuader cependant les manifestants, qui entendent toujours rallier lundi Islamabad.Derrière cette contestation, qui plonge le pays dans sa plus grande crise depuis la chute du régi- me militaire, se trouve toujours la question des juges destitués en 2007 par le régime militaire de Pervez Moucharraf, dont l’ancien président de la Cour suprême Mohammad Iftikhar Chaudhry.Ceux-ci sont devenus le symbole du retour de la démocratie après la longue parenthèse Moucharraf.Aussi, la société civile et l’opposition politique exigent-elles leur retour en fonction, ce que rechigne à faire Zardari.Dans les faits, Nawaz Sharif, quand il était chef de gouvernement, n’a jamais brillé par son respect des droits de l’homme.S’il s’est engagé aujourd’hui avec son parti, la Ligue musulmane-N, au profit des avocats dans un dangereux affrontement avec le gouvernement, c’est aussi parce qu’il est furieux qu’un verdict de la Cour suprême l’ait exclu le 25 février de la vie publique.Une décision politique largement interprétée comme venant de son ennemi Zardari.D’où ses appels au soulèvement populaire qui lui ont valu d’être menacé de poursuites pour «sédition».Nawaz Sharif a pourtant semblé entrouvrir la porte au dialogue hier, se disant «prêt à coopérer» avec Zardari s’il «tient sa promesse de réinstaller les juges et de rétablir une justice indépendante».Les événements du Pakistan ont soulevé l’inquiétude de ses alliés occidentaux, qui redoutent de plus en plus une explosion de violence à l’heure où ils comptent sur Islamabad pour les aider à vaincre l’insurrection islamiste en Afghanistan.Hier, deux tirs de missiles américains ont tué 24 personnes dans un camp d’entraînement des talibans dans la zone tribale de Kurram.Libération TRANSAT A.T.Client depuis 1988 .'¦§£' • Jê^/'Mak-c || EUSWHE BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER A A 12 !¦ H l> E V (MR.LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 MARS 2 0 0 9 CTUALITES CAISSE SUITE DE LA PAGE 1 Robert Tessier, n’a pas rencontré l’autre tellement il estimait que M.Sabia, figure centrale du monde des aflaires canadien, était l’homme de la situation.Président de la société mère de Bell Canada (BCE) de 2002 à 2008, où il a recentré la compagnie sur sa mission première en vendant des activités non essentielles et en licenciant des milliers d'employés, M.Sabia a quitté BCE après que la vente de la compagnie au régime ontarien Teachers eut avorté.Il a aussi été directeur financier du Canadien National de 1995 à 1999, aux côtés de Paul Tellier, a travaillé au ministère fédéral des Finances, au sein duquel il a oeuvré au lancement de la taxe sur les produits et services (TPS), et a occupé des fonctions au bureau du Conseil privé.H est diplômé de l’Université de Toronto et de Yale.Lors d’une longue conférence de presse hier — une heure et quart —, M.Sabia a dit que ses priorités «à court terme» seraient la réévaluation de la gestion du risque, la révision «en profondeur» de la stratégie de placement de la Caisse et la poursuite d’un travail «main dans la main» avec les 25 déposants de l’établissement «Oui, les pertes ont été importantes.Par conséquent, nous avons du travail à faire.Mais nous le ferons en bâtissant sur l’expertise et les connaissances de la Caisse», a dit M.Sabia.Il a dit qu’il fallait trouver de «meilleures façons de communiquer avec le grand public».M.Sabia a aussi indiqué qu’il voulait examiner «comment la Caisse pourrait bénéficier du dynamisme des moyennes entreprises du Québec tout en améliorant nos rendements», une référence au rôle que certains voudraient voir la Caisse jouer dans l’économie québécoise.Il a dit que la Caisse aurait l’occasion d’investir dans des entreprises, mais n’a pas offert de détails.Charest applaudit Le premier ministre Jean Charest a dit que M.Sabia est «très connu dans les milieux d’affaires» et qu’il a un «parcours remarquable».Par ailleurs, le chef de cabinet de M.Charest, Daniel Gagnier, est une connaissance de longue date de M.Sabia.Ils se sont connus au Conseil privé, à Ottawa.De son côté, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a dit être «confiante que, sous la direction de M.Sabia, la Caisse saura traverser cette période difficile et figurer de nouveau parmi les meilleurs gestionnaires».En coulisse, toutefois, un certain mécontentement s’est fait sentir.«U n’y a jamais eu de proces- sus d’embauche.Le premier ministre a poussé une candidature et une seule uniquement dès le départ.Tout ce qu’a fait Egon Zehnder [la firme de chasseurs de têtes], c’est un simulacre», pestait hier une des personnes sérieusement pressenties pour le poste.Ce personnage de la haute finance internationale, qui a posé formellement sa candidature après y avoir été invité par plusieurs, notamment des proches des libéraux, confie n’avoir eu «aucune réponse» de la part d’Egon Zehnder.«H y a une dimension politique à ce poste et peut-être que ça l’affranchit des règles normales de procédure», a dit cette source.Peut-être qu’au fond, on a choisi la «bonne personne», a-t-elle nuancé.Candidat réel M.Tessier, qui est entré en poste la semaine dernière comme président du conseil, a dit qu’avant d’accepter son propre poste, il a vu la courte liste des candidats colligée par Egon Zehnder.«Il restait Michael Sabia et un autre.Quand j’ai vu son nom, j’ai demandé à le rencontrer pour voir s’il était réel.C’est un candidat surprenant, avec une carrière formidable au CN et chez BCE.» La nomination de M.Sabia a été entérinée hier matin par le conseil de la Caisse et par le conseil des ministres.Les mandats de plusieurs membres du conseil ne seront pas renouvelés, et M.Tessier n’a pas fini de trouver des personnes pour combler ces sièges., Le conseil compte normalement 14 membres.A la réunion d’hier, seules huit personnes étaient présentes: M.Tessier, Christiane Bergevin, Claudette Carbonneau, Michel Lavigne, Ouma Sanani-kone, Steven Cummings, Louise Charette et Jean-Pierre Ouellet.Yvan Allaire, qui était au conseil depuis 2005 et présidait auparavant le comité de sélection, ne semble plus être du nombre.M.Sabia a dit qu’il recevrait le même salaire que son prédécesseur, et qu’il n’avait pas cherché à négocier.Le salaire de base d’Henri-Paul Rousseau, alors qu’il était président, était de 490 000 $, plus les primes.En qualité de président par intérim, Fernand Perreault gagnait 430 000 $.M.Sabia a dit que, l’an dernier, lorsque le conseil de la Caisse a cherché un successeur à M.Rousseau, il s’est retrouvé sur la liste des candidats mais qu’à l’époque, il n’était pas intéressé.En raison de la mauvaise performance en 2008, l’actif net des déposants de la Caisse est passé de 155 milliards à 120 milliards.Le Devoir Avec la collaboration d'Antoine Robitaille “lÜS*! : t Michael Sabia JACQUES NADEAU UE DEVOIR MARX SUITE DE LA PAGE 1 fois le nom d’une revue (publiée aux PUF), une collection, un lieu de colloques et de rencontres, une équipe de recherches, un site ouvert à des discussions permanentes, une publication en ligne et un réseau de liens internationaux.L’éditeur québécois Lux prépare une traduction du maître ouvrage de la Canadienne Ellen Meiksins Wood Les Origines du capitalisme.Nota Bene lancera bientôt un Marx philosophe.«R y a un regain des études sur Marx en ce moment», juge la Française Isabelle Garo, codirectrice de la Grande Edition Marx-Engels (GEME), un vaste chantier des œuvres complètes en français qui vient de faire paraître son premier volume.Une preuve de plus de la renaissance.«C’est très net dans le contexte de la crise d’aujourd’hui, mais c’était déjà visible auparavant avec la libération des pesanteurs du passé.» Comment pourrait-il en être autrement?Pas même besoin d’être néomarxiste pour savoir que le capitalisme va mal.Avec cette crise mondiale qui consomme les caisses de retraite comme les maisons familiales.Avec ces gestionnaires ultra-véreux engraissés par des primes mirobolantes pour de très, très mauvais services rendus.Avec cette immonde marchandisation du monde qui transforme tout en pertes et profits, y compris la culture, l’amour et les enfants.Un système-monde A tout coup, Karl Marx (mort en 1885) et sa descendance la plus noble proposent des clés, éclairent des pistes, débouchent sur des conclusions heuristiquement surpuissantes.«Pour comprendre Marx aujourd'hui, il est fondamental de se détacher des charges idéologiques qui pèsent sur son œuvre, dit François L’Italien, doctorant en sociologie de l’Université Laval.Pour le comprendre, il faut aussi se dire que, pour lui, le capitalisme n’est pas seulement un système économique abstrait: c’est une façon d’organiser, de rationaliser et de valoriser les rapports sociaux.» François L’Italien, 33 ans, termine une thèse sur les transformations de la grande entreprise à l’ère du capitalisme financier.Est-ce une thèse marxiste?Non, répond-il franchement Non, si on entend par là l’idéologie des partis communistes et des sociétés du «socialisme réel».11 préfère parler de «sociologie dialectique» et de «théorie critique», selon d’autres bonnes vieilles appellations contrôlées.Seulement, pour lui, une intuition fondamentale de Marx demeure valable.Cette idée fait du capitalisme un système d’organisation de la société basé sur «une séparation des individus et du monde de telle manière qu’il puisse s’insérer dans cette relation».Le capitalisme, au fin fond, c’est un lien social de substitution.Des exemples?Heu.Noël et son orgie de cadeaux, ça vous dit quelque chose?Ou la Saint-Valentin, ses fleurs et ses chocolats.Ou les anniversaires des enfants devenus d’autres occasions consuméristes.C’est bien simple, tous les rapports sociaux passent au cash, note M.L’Italien, qui allonge et enrichit la liste des exemples, du capital humain des entreprises au capital santé des individus.Il parle même de Ricardo (le cuistot télégénique, pas l’économiste libéral.), qui enseigne à faire des confitures pour La Presse Télé et dans son magazine en lieu et place des mères d’autrefois.«Le capitalisme transforme tous les rapports sociaux, y compris ceux où il n’y a pas d’argent à faire, dit le sociologue.C’est une matrice socioculturelle dont parle Marx dans Le Capital.En lisant entre les lignes, en faisant mûrir le tout, on arrive à comprendre l’atome, la structure élémentaire d’un système qui vient insérer des rapports capitalistes entre les individus et le monde.» Rage contre la machine Voilà donc pourquoi Marx est encore pertinent, plus que jamais pourrait-on dire.Seulement, pour le comprendre et pour régénérer sa pensée, il ne faut pas les fétichiser et il faut prendre la mesure des mutations fondamentales du capitalisme depuis 150 ans.«Marx propose une critique des concepts de l’économie politique: le travail, l’argent ou la marchandise», explique Maxime Ouellet, jeune docteur (31 ans) en économie politique internationale à l’Université d’Ottawa.Il propose une «critique de l’économie politique», selon le sous-titre du Capital, son maître ouvrage.«Les capitalistes et les économistes libéraux nous disent que ces catégories ont toujours existé et sont naturelles.Ils nous disent que la réalité économique a toujours été ainsi.Marx, au contraire, propose une critique historique et radicale de la modernité capitaliste.» M.Ouellet explique que ce mode d’organisation sociale, reposant sur l’échange de marchandises et l’argent, devenu hégémonique au XLK' siècle, a connu ensuite trois grandes phases d’évolution.In première, liée à la révolution industrielle, a été décortiquée par Marx lui-même, avec son bourgeois entrepreneur et ses prolétaires salariés.La deuxième repose sur le gigantisme: la Big Corporation, les grands syndicats, le fordisme et l’État-providence.Cette phase dinosaurienne a tenu des années 1930 aux années 1980.Depuis, le capitalisme du troisième type devient réticulaire, mondial, sous-traitant, et surtout financier et dématérialisé.C’est celui-là qui vient de s’effondrer.«Les déréglementations, des taux d’intérêt aux taux de change, ont ensuite permis la constitution d’un nouvel espace capitaliste supranational, échappant au contrôle des banques centrales et aux politiques budgétaires et fiscales des États, résume Maxime Ouellet Ce système financier est responsable de la crise actuelle.» Ce système-monde s’avère roué à l’extrême.Après avoir stimulé la consommation par la hausse du niveau de vie au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, le système mise sur le crédit alors que les salaires de la grande majorité stagnent depuis plus de deux décennies.Pendant ce temps, les très riches accumulent encore et toujours plus.«Je crois qu’une lutte des classes réapparaît, dit François L’Italien.Mais cette lutte n’opposera pas les salariés aux capitalistes comme l’envisageait Marx.Cette lutte oppose plutôt des gens à mobilité limitée, les salariés comme les capitalistes industriels, à une overclass caractérisée par une dimension culturelle et un trait économique.» Pour ces nouveaux maîtres du monde, tout actif doit pouvoir être instantanément vendu et liquidé.Aux Etats-Unis, l’épicentre du système mondialisé, trois millions de nababs d’en haut possèdent plus que les 100 millions d’Américains d’en bas.Du point de vue culturel, ces aristocrates en jet voient la planète comme un très grand terrain de jeu.«L’overclass fait du shopping à Miami, du trekking au Costa Rica, de la méditation en Inde et elle se repose dans son condo à Dubaï», explique le sociologue.C’est elle aussi qui a dépensé plus d’un demi-milliard de dollars aux enchères de la collection d’œuvres d’art Berger-Saint Laurent, récemment, à Paris.Cela dit, la critique (renouvelée) du capitalisme ne débouche pas nécessairement sur les (vieux) rêves de grands soirs.Il ne faut pas confondre la démocratie libérale («le moins pire des régimes», disait justement Churchill) et le capitalisme prédateur.D’ailleurs, il s’agit moins de se demander comment on peut être anticapitaliste aujourd’hui que comment on peut encore oser défendre ce que ce système est devenu: une sorte de socialisme pour les riches, et tintin pour les damnés de l’abondance.«On a entendu le président de la France dire qu’il voulait refonder le capitalisme», note alors Maxime Ouellet, en stage post-doctoral à l’UQAM où il travaille précisément sur les représentations sociales de la crise économique et en particulier sur le discours de légitimation du capitalisme actuel.«Sur quelle base ce système peut-il muter?Dans quelle mesure ce système peut-il être moral?Qu'est-ce même que le capitalisme et quelles forces travaillent à une sortie du capitalisme?R y a d’ailleurs beaucoup de penseurs non marxistes qui le souhaitent.Parce que cette crise n’est pas seulement économique: c’est une crise sociale, politique, écologique, une crise de société, finalement.» Le Devoir Une version plus longue de ce texte est disponible en ligne pour nos abonnés, dans le site www.ledevoir.com «Il y a des situations où les policiers vont tirer avantage à ce qu’une manifestation dégénère» SUITE DE LA PAGE 1 L’organigramme de «Flagrant délit» comprend une équipe de jour, pour encadrer les manifestations, et une équipe de nuit, pour surveiller les militants qui avaient érigé des campements de fortune sur le site du Sommet.Il comprend les noms de 35 policiers de la SQ imbriqués dans la hiérarchie: deux responsables, deux chefs de groupe, cinq chefs de section et 26 agents, parmi lesquels figurent au moins trois agents qualifiés de «provocateurs», et qui avaient été démasqués lors des manifestations en marge du Sommet.En effet, la SQ avait été plongée dans l’embarras et forcée de reconnaître l’utilisation d’agents d’infiltration au lendemain des manifestations.Des militants avaient pris en grippe trois hommes assez costauds, vêtus de noir et le visage recouvert d’un foulard.L’un d’entre eux portait un t-shirt d’appui à la station CHOI-FM, un accoutrement plutôt rare dans les milieux d’extrême gauche.Un autre tenait une pierre dans ses mains.«Les déguisements n’étaient pas super “tight”, ils étaient vaguement habillés en noir», dit Francis Dupuis-Déri.Une vidéo diffusée sur YouTube (et vue plus de 437 000 fois) illustre à merveille cette situation rocambolesque.Pris à partie par des jeunes vêtus de noir et masqués également, les trois agents d’infiltration semblent déroutés.«Policiers! Policiers!», crient les jeunes militants.Un des agents d’infiltration, excédé, pousse même le président du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ), Dave Coles, qui essaie de lui arracher son foulard.Coles demande à plusieurs reprises à l’agent de «lâcher sa roche» en angolais, mais il se fait envoyer paître en termes typiquement québécois.Invectivés de toutes parts, les trois agents finissent par se ranger derrière l’escouade anti-émeute, qui «procède» à leur arrestation.«On va les voir se faire tabasser! Vive la police!», crie un manifestant.Dans les jours suivant l’incident, la SQ avait fait savoir que les agents en civil avaient le mandat «de repérer et d'identifier les manifestants non pacifiques pour ainsi éviter les débordements».La SQ niait par le fait même que les trois policiers aient pu faire des gestes de provocation ou commettre des actes criminels.Aucune sanction disciplinaire n’a été prise contre eux.«Mais qu’est-ce qu’un policier fait avec une roche dans les mains et un foulard sur le visage, si ce n’est pas de la provocation?, s’interroge Francis Dupuis-Déri.Rya quelque chose là-dedans qui me met mal à l’aise.Quand tu te promènes avec un caillou dans la main, c’est sûr que t’as la possibilité d’encourager d’autres à le faire.» Le chercheur et militant pacifiste mesure trop bien l’utilité des agents provocateurs dans les manifestations.«Il y a des situations où les policiers vont tirer avantage à ce qu’une manifestation dégénère.Ça peut détourner l’attention des arguments critiques du mouvement de contestation, puisqu’on va juste parler des gestes de turbulence dans les médias.Ça peut également faciliter les arrestations, et c’est certain que tant que la manifestation n'a pas dégénéré, les policiers ne peuvent pas faire ces arrestations», explique Francis Dupuis-Déri.La SQ a tiré des leçons de l’incident, selon les documents internes obtenus par M.Dupuis-Déri.Un compte rendu de réunion suggère de «modifier le profil des personnes sélectionnées afin qu’elles puissent fonctionner de façon efficiente».Il y est question de la «grosseur» des agents et de l’absence de femmes dans les équipes d’infiltration.«Une bonification de la formation et des renseignements concernant les us et coutumes des manifestants serait appropriée.[H est] plus ardu de se Jbndre dans la foule avec peu de connaissances», ajoute le document Le Sommet du partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) s’est soldé par quatre arrestations, cinq blessés mineurs parmi les policiers et des dizaines de blessés mineurs parmi les manifestants incommodés par les balles de plastique et les gaz lacrymogènes.Environ 1200 personnes étaient descendues dans les rues du petit village de Montebello (996 habitants) pour protester contre le voile de secret entourant la rencontre entre les trois dirigeants nord-américains, le président mexicain Felipe Calderôn, le président américain George W.Bush et le premier ministre canadien Stephen Harper.Les partis d’opposition à Ottawa, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et des groupes de militants avaient exigé une enquête publique sur l’utilisation d’agents d’infiltration.Le ministre provincial de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, et son homologue fédéral à l’époque, Stockwell Day, sont demeurés sourds à ces doléances.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 U) Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction ©ledevoir.coni 514-985-3399 514-985-3390 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnement.s@ledevoir.com Extérieur de Monü'éal (sans frais) 1-800-4637559 L’agenda culturel Au téléphone 514-98.5-3346 Par télécopieur 514-985-3390 U Devoir peut* à l'occasion, mettre la lisle d'adresses de scs abonnés à la disposition an samedi par le Devoir Inc dont le siege social es! situé nu 20S0, rue De Itleury, 'r l’Imprimerie du Journal de Québet.ISO avenue Béi hard, Québm qui est la propriété] (Tot ganisations reconnues dont la « aune, les produits ou les services peuvent intéresser scs lecteurs, si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle, h’ Devoir esi publié dû lundi otage.Montréal, (Québec), IHA 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel Inc.12 800 rue Brault.SI Janvier de Mirabel.Québec, division de Québécor Média, (>I2 rue Saint-Jacques, Montréal, qui a retenu pour la région do Québec les services de de i orporation Sun Média, 6121 ue Saint [m ques, Montréal, — Enregistrement iruHDH, Dépôt légal: Bibliothèque oi An hiv» nationales du Québe» MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE
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