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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2005-02-01, Collections de BAnQ.

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COMMANDITES SANTÉ Couillard tente de réduire la fracture entre le CHUM et l’UdeM Page A 3 w w w voir o m ?Le juge Gomery dira ce matin s’il compte rester en poste Page A 3 LE DEVOIR Congés parentaux: c’est l’impasse Québec rompt les négociations avec Ottawa ¦ Fossé de 275 millions TOMMY CHOUINARD Québec — Les négociations entre Ottawa et Québec sur les congés parentaux ont été rompues hier, à vingt-quatre heures de l’échéance fixée pour conclure une entente finale.Québec s’est retiré de la table des négociations, jugeant l’offie fédérale insuffisante.Un fossé de 275 millions de dollars sépare les deux parties.«Les négociations avec le gouvernement fédéral se retrouvent dans une certaine impasse», a lancé le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, en conférence de presse, hier.Et si cette impasse perdure, le régime québécois d’assurance parentale ne pourra voir le jour le 1" janvier 2006 comme le gouvernement Charest le prévoyait Le différend concerne la première année de la mise en oeuvre du régime québécois.Si Ottawa est prêt à accorder 750 millions de dollars pour les années subséquentes, il n’offre que 475 millions pour la première année, c’est-à-dire 275 millions de moins.Ottawa plaide que, au cours de cette année de transi- tion, il devra continuer à verser des prestations aux parents québécois qui auront pris leur congé sous le régime fédéral, donc avant le 1" janvier 2006.Toute cette opération coûtera au bas mot 375 millions de dollars, selon le gouvernement fédéral.VOIR PAGE A 8: CONGÉS NAYEF HASHLAMOUN REUTERS Les Palestiniens d’Hébron, en Cisjordanie, se sont rués sur les journaux au lendemain des élections législatives de dimanche en Irak.,, -, ** «T w.>«•*.„ VT 4 U.i*' «r'VVCr N V AM f * y , * *vN-cV*i » Jr-VV , v-v séÆt Un réel apaisement du terrorisme?CLAUDE LÉVESQUE \ A première vue, le déroulement des élections législatives de dimanche en Irak tend à montrer que les insurgés ont fait plus de bruit que de mal.Le problème c’est qu’ils font énormément de bruit.Le taux de participation a, de toute évidence, été important, bien que le flou n’ait pas encore été dissi-pé à ce sujet Le premier ministre intérimaire lyad Allaoui a sa- lué «une victoire sur le terrorisme», tandis que le président américain George W.Bush a parlé de «succès retentissant».Les groupes fondamentalistes qui avaient promis de transformer les élections en bain de sang n’ont à l’évidence pas tenu parole, bien qu’ils semblent avoir réussi à frapper quelques bureaux de scrutin.On aura une meilleure idée de l’ampleur du «succès» lorsque des chiffres plus détaillés seront connus, ce qui devrait prendre plusieurs jours.Déjà, il faut noter que la commission électorale irakienne a revu à la baisse hier le chiffre de 72 % de participation annoncé avant la fermeture des bureaux dimanche, et qui avait été repris dans de nombreux bulletins de nouvelles télévisées aux heures de grande écoute.Il est évident que, si les Irakiens ont voté en grand nombre dans les régions à majorité chiite et kurde, le taux de participation s’avérera faible dans le centre du pays à majorité arabo-chiite.VOIR PAGE A 8: TERRORISME Le casse-tête sunnite se pose aux Irakiens La communauté internationale lance un appel à Vunité du pays Bagdad — Vingt-quatre heures après la tenue réussie en Irak d’élections que tous prévoyaient sanglantes, sinon carrément impossibles à tenir, la communauté internationale a pressé hier les autorités de Bagdad à travailler à l’unité du pays pour faire en sorte que la minorité sunnite trouve sa place dans le processus politique en cours.C’est notamment ce message que le président américain George Bush a lancé hier au gouvernement provisoire irakien.Les Européens ont également demandé aux autorités d’inclure toutes les composantes du pays dans la préparation de la Constitution.Au lendemain du vote historique de dimanche, M.Bush a multiplié les coups de fil.11 s’est entretenu avec son principal allié sur le dossier irakien, le premier ministre britannique Tony Blair, ainsi qu’avec deux des plus farouches détracteurs de l’intervention américano-britannique en Irak, le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schroder.Le président américain verra ces trois dirigeants lors du voyage en Europe qu'il doit effectuer dans trois semaines, et il recherche leur soutien au processus démocratique en gestation en Irak.Selon la Maison-Blanche, tous ces interlocuteurs sont d’accord avec Bush sur le fait que «l’élection constitue une victoire pour le peuple irakien, et que la démocratie, dans la région, a fait un grand pas en avant».Bush a également appelé le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, lui aussi critique à l’endroit de la politique américaine en Irak.Annan a assuré à Bush que les Nations unies aideraient les Irakiens à rédiger leur nouvelle Constitution.VOIR PAGE A 8: CASSE-TÊTE OTTAWA Ralph Goodale au cœur d’une rentrée délicate MANON CORNELLIER Ottawa — Le dossier des mariages gais alimente les passions à Ottawa, mais c’est la préparation du prochain budget fédéral qui, en fait, tient le gouvernement minoritaire de Paul Martin sur la sellette.Comme sa survie en dépend, le ministre des Finances, Ralph Goodale, est forcé de se livrer à un exercice d’équitibriste.La reprise hier des travaux parlementaires et la présence dans la capitale fédérale des ministres provinciaux des Finances ont mis en évidence la tâche délicate qui attend le ministre Goodale.D doit trouver le moyen de répondre aux doléances des partis d’opposition et aux attentes des provinces sans renier les promesses électorales de son propre parti.Tout un défi, étant donné l’absence de consensus et le risque de voir la résolution d’un problème en alimenter un autre.Les ministres provinciaux des Finances en ont offert un bon exemple hier avant leur rencontre avec M.Goodale, dont le budget est attendu le 22 février ou le 8 mars prochain.Es prônent tous des mesures VOIR PAGE A 8: GOODALE INDEX Ralph Goodale Annonces_____B 6 Idées.A 7 Avis publics.B 4 Météo.B 4 Bourse.B 2 Monde.B 5 Culture.B 8 Mots croisés.B 4 Décès.B 5 Politique.A 3 Économie.B 1 Sports.B 6 Éditorial .A 6 Télévision.B 7 I BRENDAN M'DERMID REUTERS Michael Jackson était escorté de gardes du corps et de son avocat, Thomas Mesereau (à droite), hier, lors de son arrivée au palais de justice de Santa Maria, en Californie.La sélection du jury a commencé au procès du chanteur accusé d’agression sexuelle à l’encontre d’un mineur.Que le spectacle commence «Tout ceci est irrationnel», lance un caméraman de France 2 venu couvrir le premier jour du procès de Michael Jackson ANTOINE CHAR Santa Maria — D est venu, E a vu et a bel et bien vaincu les 900 journalistes se bousculant pour une question, une image, un son quelconque.Michael Jackson a répondu par des signes de victoire, a lancé de pâles sourires à ses admirateurs avant de repartir en fin de journée vers Neverland, son ranch bien aimé.Ce n'était pas César qui s’est présenté hier matin au palais de justice de Santa Maria, petite ville californienne ceinturée de vertes montagnes, c’était Dieu.Du moins si l’on croit les fidèles de la popstar, convaincus que «Jacko» est tout sauf un pédopltile.Le chanteur de Thriller, l’album le plus vendu de l’histoire de la musique, est sous le poup de dix chefs d’inculpation pour agression sexueDe à l’encontre d’un mineur âgé de 12 ans à l’époque des faits.Agé aujourd’hui de 15 ans, il viendra témoigner avec son frère avant la fin du procès qui devrait durer six bons mois.Michael Jackson, qui a encore clamé son innocence sur son site Internet dimanche, est en liberté après avoir versé une caution de trois millions.Il fera tous les jours la navette entre Neverland, nommé ainsi en hommage à son idole Peter Pan, et Santa Maria, viUe de 85 000 habitants à 60 % latino et socialement conservatrice.Une trentaine de kilomètres séparent son ranch à Los Olivos, hameau de 1000 âmes, et Santa Maria dont les habitants gagnent en moyenne 18 000 doUars annueUement, grâce surtout aux nombreuses vignes, aux fraises et aux produits maraîchers.Tout de blanc vêtue, la vedette est arrivée à 9h2 (avec une demi-heure de retard) dans un véhicule utilitaire GMC noir aux vitres opaques.Un hélicoptère de la police bourdonnait à quelques centaines de mètres au-dessus de son parapluie noir.Un millier de fans absolus étaient présents.VOIR PAGE A 8: JACKSON PROCHE-ORIENT Une bavure israélienne met la trêve à l’épreuve ¦ À lire en page B 5 1» ¦i LE DEVOIR, LE MARDI 1 FEVRIER 2005 A 8 i t ?LES ACTUALITES ?GOODALE SUITE DE LA PAGE 1 favorables à la croissance économique et une correction du déséquilibre fiscal.Ds ont des questions sur la péréquation, le financement des services de garde, le partage de la taxe sur l’essence avec les villes et la stabilité du financement fédéral pour les programmes à frais partagés, mais ils ne sont pas unanimes sur les solutions.La majorité des provinces veulent, sans dire combien, plus de fonds pour l’éducation post-secondaire et les infrastructures alors que Québec ne favorise pas des solutions à la pièce et à court terme mais une révision en profondeur des transferts fédéraux pour en arriver à une solution permanente, prévisible et respectueuse des compétences provinciales.«Toute la question du déséquilibre fiscal ne passe pas simplement par un chèque comme solution.Ça passe par des méthodes et des principes que nous devrions mettre sur pied ensemble afin d'assurer que, dans les prochaines années, quand il y aura des argents [sic] à distribuer, on puisse les connaître et connaître les mécanismes à l'avance», a déclaré le ministre québécois Yves Séguin à l’issue d’une réunion avec ses homologues provinciaux.Par ailleurs, plusieurs provinces ne sont pas très heureuses de l’accord intervenu vendredi soir dernier entre Ottawa, la Nouvelle-Ecosse etTerre-Neuveet-Labrador.Le fédéral accepte de ne pas tenir compte des revenus pétroliers des deux provinces lorsqu’il évalue leurs paiements de péréquation.L’entente d’une durée de huit ans sera renouvelable, mais Ottawa accepte de verser immédiatement deu* milliards à Terre-Neuve et 830 millions à la Nouvelle-Ecosse, soit les deux tiers des sommes auxquelles elles seraient en droit de s’attendre.L’entente enlève une épine au pied de Paul Martin à Terre-Neuve, mais indispose la Saskatchewan qui aurait voulu que ses revenus pétroliers soient traités de la même manière au cours des huit dernières années, ce qui aurait représenté un gain de trois milliards.Elle veut donc réparation.L’Ontario et le Québec exigent pour leur part qu’Ottawa traite toutes les provinces également «Le Québec a subi une baisse importante [de péréquation] en 2002 et 2003, problème qui n’est pas encore résolu», a indiqué M.Séguin avant de qualifier de «très généreux» l’accord conclu avec les deux provinces atlantiques.«Je ne comprends pas qu'il [le fédéral] ne l'ait pas été [généreux] sur la péréquation avec le Québec.» Il calcule qu’une entente basée sur les mêmes paramètres accorderait au Québec l’équivalent de 15 à 17 milliards.Les provinces estiment qu’Ottawa a la marge de manœuvre nécessaire pour être plus généreux.Les engagements pris par M.Goodale pour la santé, la péréquation et les deux provinces atlantiques dépassent déjà, pour cette année, le surplus de 5,9 milliards qu’il avait annoncé en novembre dernier.Les provinces sont donc persuadées qu’il en a davantage en poche, surtout que la dernière revue financière du ministère fédéral des Finances parlait d'un surplus de 10,7 milliards après les huit premiers mois de l’année en cours.Les provinces estiment que les surplus dépasseront ce montant, M.Séguin parlant de 14 à 15 milliards au total L’opposition partage cet avis, ce qui a coloré ses commentaires lors des consultations que le ministre Goodale a eues avec elle.Il rencontrait hier matin le porte-parole bloquiste Yvan Loubier, comme il l’avait fait récemment avec la porte-parole néo-démocrate Judy Wasylycia-Leis.M.Goodale a reconnu hier soir que la position minoritaire du gouvernement rendait sa tâche «délicate».«Cest que tous les partis d’opposition ne sont pas sur la même longueur d’onde.Les conservateurs sont évidemment très en faveur d’une réduction du fardeau fiscal, alors que le Bloc et particulièrement le NPD sont contre.Mon défi, quand je prends tout cela en considération, est de trouver un juste équilibre qui permette de répondre d’abord et avant tout aux attentes, non pas des politiciens, mais des Canadiens.» Mais il ne pourra ignorer ses adversaires s’il veut leur vote.Le NPD fait de l’environnement une priorité, alors que le Bloc exige un début de réponse au déséquilibre fiscal et une amorce de vraie réforme de l’assurance-emploi.«Nous n’accepterons pas que la question de l’assurance-emploi soit ignorée.Ça nous prend des pas dans cette direction», a répété le chef bloquiste Gilles Duceppe.Le gouvernement a aussi consacré les journées de travaux parlementaires d’hier et d’aujourd’hui à un débat exploratoire prébudgétaire, une initiative inhabituelle qui a fait sourciller l’opposition.Elle y a vu une preuve de la minceur du programme du gouvernement En fait, mis à part la présentation ce matin du projet de loi sur le mariage entre conjoints de même sexe, le budget demeure la seule pièce de résistance au menu parlementaire pour les semaines à venir.C’est aussi la seule initiative qui, pour l’instant, peut faire l’objet d’un vote de confiance, le gouvernement ayant déjà décidé que le projet de loi sur les mariages gais ferait l’objet d'un vote libre.Le Devoir Rectificatifs Contrairement à ce que laissait entendre l’article Les dessous du bonhomme carnaval paru samedi dernier dans l’Agenda, en page trois, le bonhomme Carnaval n’est pas personnifié par un employé des communications de l'organisation du nom de Sylvain, mais bien par un autre substitut qui est syndiqué.Cette personne a remplacé les cinq «personnificateurs» de la mascotte qui ont démissionné en décembre dernier en raison d’un conflit de travail.?Une erreur technique a rendu incohérent le deuxième paragraphe de l’article de Tommy Chouinard sur les patrons et la conciliation travailfamffle, publié en première page, hier.Un bout de phrase complètement étranger au texte s’est retrouvé au milieu du paragraphe en question, qui aurait dû se lire comme suit Le lendemain, en route vers le bureau, Jean Gourdon se demande si son idée soudaine n’est pas une de ces «fdies qui nous passent par la tête durant la nuit».«Je me suis dit non, üya matière à exploiter ça», raeonte-t-il aujourd'hui.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O’ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du hindi au samedi par t* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury, 9 étagé*.Montréal.(Québec).H3A 3M9.H est imprime par Imprimerie Québécor WorW.St-Jean, 800.boulevard Industriel, Saint-Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division de Corporation Sun Media., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication -> Enregistrement n* 0858.DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.CASSE-TÊTE SUITE DE LA PAGE I Mais cette étape soulève de nombreuses préoccupations, dont la principale concerne la participation des sunnites au processus de rédaction.Les sunnites ont en effet voté en moins grand nombre que les chiites aux élections.Huit millions d’irakiens ont voté dans un climat de violences pour élire une Assemblée nationale transitoire lors des premières élections multipartites depuis plus de 50 ans.Cette Assemblée doit rédiger, d’ici au 15 août, la Constitution permanente, et un référendum pour l’approuver doit être organisé avant le 15 octobre.Sous le régime de Saddam Hussein, la minorité sunnite détenait le pouvoir en Irak.Mais la communauté chiite, majoritaire, devrait logiquement dominer la friture assemblée nationale irakienne.Geoige W.Bush s’est entretenu de ce sujet hier matin au téléphone avec le premier ministre lyad ADaoui et avec le président Ghazi aLYaouar.«Le président et les deux dirigeants sont tombés d’accord pour dire qu’il pillait garantir que le processus politique englobe tous les Irakiens, qu’ils aient voté ou non», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan.McClellan a ajouté que les dirigeants irakiens avaient exprimé leur volonté de tendre la main «à tous les Irakiens dans le cadre de leurs efforts visant à garantir que le processus politique n’exclue personne».lyad Allaoui a quant à lui affirmé hier que les élections étaient une victoire sur la guérilla et a appelé à l’unité nationale.«Les terroristes ont été vaincus dimanche.Les terroristes savent qu’ils ne peuvent pas gagner», a dit M.Allaoui à la presse.Il a aussitôt lancé un appel à l’unité nationale.«Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une nouvelle phase.Tous les Irakiens, qu’ils aient voté ou pas, doivent travailler ensemble pour bâtir l’avenir de la nation.» L’Union européenne a rappelé hier que «le processus constitutionnel doit se dérouler de façon à ce que toutes les sensibilités qui existent en Irak participent à l’élaboration de la Constitution, selon le haut représentant de l’UE pour la politique extérieure, Javier Solana.Cela constituerait la meilleure garantie que la stabilité soit réalisée en respectant l’intégrité territoriale» du pays.D faut maintenant un gouvernement à Bagdad qui «prenne la responsabilité de représenter toutes les communautés.C’est important», a renchéri la commissaire européenne pour les Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner.«Le processus démocratique qui est en route et qui débute correctement [.] ne réussira vraiment et durablement que si toutes les forces présentes en Irak s’approprient la démocratie et s'approprient les institutions», a répété le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier.Scrutin contesté Mais le scrutin n’a visiblement pas refroidi les ardeurs des insurgés.Hier, l’organisation al-Qaïda en Irak, dirigée par l’activiste sunnite jordanien Abou Moussab Zarqaoui, a qualifié hier de «feu américain» le scrutin de la veille et s'est engagée à poursuivre sa «guerre sainte» dans le pays.«Au sein de l’organisation al-Qaïda pour la guerre sainte en Irak, nous continuerons la djihad [guerre sainte]/msçm a ce que la bannière de l’idam flotte au-dessus de l’Irak», déclare le groupe dans un communiqué diffusé sur un site Internet TERRORISME SUITE DE LA PAGE 1 Dans plusieurs villes de cette région, les dépêches faisaient état de bureaux de vote désertés ou tout simplement fermés.Le politologue Sami Aoun de l’Université de Sherbrooke voit dans les élections de dimanche le résultat de «l’enthousiasme débordant des chiites et des Kurdes et les effets du traumatisme politique de la minorité arabosunnite qui a perdu le pouvoir».Les deux premiers groupes, estime ce spécialiste, ont voulu corriger la «structure fondamentale de l’entité irakienne» fondée en 1921, qui les a toujours marginalisés.Le désintérêt au moins relatif de l’électorat arabosunnite s’explique à la fois par les menaces proférées contre lui par trois groupes fondamentalistes — l’organisation d’Abou Moussab al-Zarqaoui (al-Qaïda en Mésopotamie), Ansar al-Sunna et l’Armée islamique en Irak, et par les appels au boycottage lancés par d’influents leaders de leur communauté, estiment de nombreux observateurs.Un article de une du New York Times avance quelques explications à la «forte» participation.Au renforcement du contingent américain s’ajouterait le succès d’opérations militaires récentes, qui auraient permis d’arrêter ou de tuer entre 30 et 50 % des insurgés présumés et de saisir de nombreuses armes.L’interdiction de circuler ou de stationner sur la voie publique aurait d’autre part déjoué les plans des adeptes de l’attentat à la voiture piégée.Dans les bureaux de vote, on aurait eu la bonne idée de demander aux électrices de fouiller leurs consœurs.Enfin, les militaires américains et leurs confrères irakiens auraient monté des patrouilles bè où il qualifie la démocratie de «non islamique».La légitimité des élections a aussi été contestée hier par l’influent Comité des oulémas musulmans irakiens, formé de religieux sunnites.«Le taux de participation n’est pas aussi élevé que cela est prétendu et l’image donnée par les journalistes n’est pas réelle puisque les représentants de la presse n’ont eu accès qu’à cinq bureaux de vote, a déclaré un porte-parole du comité, cheikh Omar Ragheb.Nous aurions accepté les résultats des élections, qu’elles soient remportées par les chiites, les Kurdes ou les sunnites, si elles s’étaient déroulées dans un pays qui n’est pas sous occupation.» Crash Une enquête était par ailleurs en cours hier pour déterminer les raisons pour lesquelles un Hercules C-130 de la Royal Air force (RAF) s’est écrasé la veille près de Bagdad, tuant dix militaires britanniques, alors que deux groupes islamistes affirment l’avoir abattu.Neuf membres de la RAF et un soldat ont trouvé la mort dans la destruction de cet avion.Il s’agit de la plus grosse perte en vies humaines pour le Royaume-Uni depuis le début de la guerre en Irak il y a bientôt deux ans, a déploré le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw.Hier, la chaîne satellitaire al-Jazira a diffusé une vidéo montrant, selon elle, la destruction du Hercules, filmée par un groupe islamiste, le second à revendiquer cette action.Le groupe Ansar aHslam avait déjà revendiqué la destruction du Hercules, dans un communiqué non authentifié.Mais le quotidien londonien Sun indique avoir eu des informations selon lesquelles l’avion, qui partait de Bagdad pour se rendre dans la ville de Balad, volait à une altitude de 4500 mètres quand il a explosé, soit trop haut pour être atteint par un missile.Les enquêteurs militaires travaillent plutôt sur l’hypothèse qu’une bombe aurait été placée à l’intérieur de l’avion lui-même, bombe qui aurait explosé près de Bagdad, selon le journal qui cite dans son édition d’aujourd’hui une source du ministère britannique de la Défense.L’avion, un gros porteur très robuste, s’est écrasé par temps clair à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Bagdad.Le Devoir D’après l’Agence France-Presse, Reuters et Associated Press Neuf milliards égarés Ly ancienne Autorité provisoire de la coalition (CPA) f en Irak, dirigée par l’Américain Paul Bremer, aurait perdu la trace de 8,8 milliards $US qui étaient destinés à la reconstruction du pays, selon un rapport officiel.Ce dernier est dévoilé dans le numéro actuel du magazine Time, qui affirme que la CPAa laissé de «larges parts des 8,8 milliards du Trésor irakien à la merci des fraudes, des pots-devin et des détournements de fonds».Le rapport reproche à l'administration de M.Bremer des négligences dans la comptabilité et des manquements ai matière de transparence.Paul Bremer—à qui le président américain George W.Bush a remis en décembre la Médaille présidentielle de la liberté — a écrit une «vive réponse de huit pages» pour réagir aux conclusions du rapport de M.Bowen, dénonçant des erreurs et des inexactitudes.don à proximité de faux bureaux de scrutin afin de lancer les terroristes sur de fausses pistes.Dans son éditorial, le Times soulignait hier que le vote de la veille était «remarquablement réussi».Comme la plupart des autres journaux, son éditorial salue le «courage» des Irakiens, tout en soulignant les défis posés par l’apparente marginalisation des sunnites arabes.Le journal estime que ces derniers ont tout de même voté en plus grand nombre que prévu.Au regard du fort taux de participation, au moins dans certains secteurs, les élections irakiennes ont été perçues comme un succès par la plupart des journaux américains.Le Baltimore Sun s’est peut-être montré le plus critique en écrivant, dans un éditorial intitulé «L’espoir et le piège», que «les déclarations du président Bush estimant que les élections étaient un succès sont au moins prématurées».Les élections de dimanche ont été globalement «conformes aux normes internationales», selon une mission d’experts étrangers chargée de surveiller ces élections à partir d’Amman, en Jordanie, et dirigée par le président detections Canada, Jean-Herre Kingsley.Dans une entrevue récente, l’historien Samir Saul, de l’Université de Montréal, s’interrogeait cependant sur la valeur d’élections tenues dans le cadre d’une occupation militaire.«Cette opération va discréditer l’idée de démocratie dans la région, disait-il.On utilise la démocratie de façon irresponsable.» Le scepticisme est présent dans plusieurs journaux européens ainsi que dans ceux du monde arabe.Bien que la plupart d’entre eux saluent te courage de ceux qui ont voté, certains d’entre eux s’inquiè-tent, entre autres choses, de la montée du communautarisme en Irak.Le Devoir, avec l’Agence France-Presse, Reuters et The New York Times CONGÉS SUITE DE LA PAGE 1 Or Québec estime que les 275 millions de dollars manquants sont nécessaires pour constituer un fonds suffisant afin d’assurer la pérennité du régime québécois et garantir, au cours de cette année de transition, 1e versement de prestations aux parents qui prendront un congé parental à compter du 1" janvier 2006.Claude Béchard rappelle que te gouvernement fédéral avait proposé, en 1997, de verser pour la première année de mise en œuvre du régime québécois (1998 dans ce cas) l’équivalent de ce qu’il allait verser au cours des années subséquentes, tout en versant tes prestations des parents commencées en 1997.«Je ne vois pas pourquoi un principe qui s’appliquait dans le passé ne s’applique plus en 2005», a lancé Claude Béchard.11 est cependant à noter qu’en 1997 la facture totale du gouvernement fédéral s’élevait à 361 millions de dollars.«La balle est dans le camp des politiciens du gouvernement fédéral.Quand il [le gouvernement fédéral] nous parle, il nous dit qu'il veut régler, que c’est important.Mais quand on retourne aux tables de négociation, ce n’est pas le cas», a déploré Claude Béchard.Le gouvernement Charest souhaite que la ministre fédérale des Ressources humaines et responsable du dossier, Lucienne RobiHard, mette sur la table, dans tes plus brefs délais, tes 275 millions de dollars.A défaut de quoi te régime québécois d'assurance parental ne pourra voir te jour comme prévu le 1" janvier 2006.«Nous, on ne peut pas aller en bas de ces demandes-là.On ne peut le faire seul», a souligné Claude Béchard.Son gouvernement gratte en effet les fonds de tiroirs par les temps qui courent, puisqu’il se trouve dans une impasse financière d’au moins un milliard de dollars pour l’année 200506.Et comme si cette impasse dans les négociations ne suffisait pas, te régime québécois de congés parentaux, phis généreux que te régime fédéral actuel, coûterait un milliard de dollars.Comme la contribution fédérale annuelle serait de 750 millions de dollars, Québec devra trouver de 200 à 250 millions de dollars supplémentaires afin de financer son régime, ce qui pourrait se traduire par une hausse des cotisations à la Régie des rentes.Échéance non respectée Ottawa et Québec avaient promis d’en finir avec te dossier litigieux des congés parentaux au plus tard aujourd’hui, 1" février 2005.L’entente de principe conclue en mai 2004 — à l’aube du déclenchement de la campagne électorale fédérale — prévoyait en effet que tes deux gouvernements signent un accord avant cette date.La conclusion d’un accord sur les congés parentaux est une promesse électorale du premier ministre fédéral Paul Martin, a rappelé Claude Béchard hier avec beaucoup d’insistance.Au cours des dernières semaines, à Ottawa comme à Québec, tes sources proches du dossier affirmaient que tes négociations allaient bon train et qu’un accord serait conclu à temps.Les négociations ont toutefois achoppé sur la première année du régime québécois.Les années subséquentes ne posent aucun problème, a noté le ministre, puisque 1e gouvernement fédéral entend donner une contribution de 750 millions de dollars.La méthode de calcul utilisée est celle que Québec a toujours préconisée, puisqu’elle tient compte de données démographiques canadiennes, et non québécoises.Cette formule prévoit en gros le transfert de la part des cotisations des Québécois dévolue aux congés parentaux.Dans le passé, Ottawa défendait plutôt une formule qui consiste pour le gouvernement fédéral à payer en fonction des prestations de maternité versées au Québec.Comme le taux de natalité au Québec est plus faible qu’ailleurs au Canada, la première option, celle retenue lors des négociations, est plus avantageuse pour 1e gouvernement Charest Le gouvernement fédéral ne verserait pas directement une contribution financière à Québec si un accord final était conclu.En réalité, Ottawa diminuerait tes cotisations à la caisse d’assurance emploi pour tes employés et les employeurs alors que Québec rehausserait tes cotisations exigées par la Régie des rentes.Le gouvernement Charest créerait un nouveau type de cotisations, baptisé assurance parentale.Le régime québécois permettrait à tous tes travailleurs de bénéficier d’un congé de 40 semaines avec 75 % du salaire ou d’un congé de 50 semaines avec 70 % du salaire pour tes 25 premières semaines et 55 % du salaire pour tes 25 suivantes.Les pères disposeraient d’un congé de paternité non transférable de trois semaines à 75 % du salaire ou de cinq semaines à 70 %.Le régime québécois serait plus généreux que te régime fédéral.A l’heure actuelle, Ottawa accorde un congé de 50 semaines à 55 % du revenu sur un salaire maximal de 39 400 $.Le plafond salarial admissible du régime québécois s’élèverait à 53 500 $.Le revenu minimum assurable passerait quant à lui de 4380 $ à 2000 $.Les travailleurs autonomes seraient admissibles au programme québécois alors qu’ils ne bénéficient pas du régime actuel.Et contrairement au régime fédéral te programme québécois n'aurait pas de délai de carence de deux semaines avant que tes parents ne puissent toucher leurs prestations.JACKSON SUITE DE LA PAGE 1 Chantal, 26 ans, et Salomé, 19 ans, l’attendaient depuis deux heures.Les deux blondes sont venues de Suisse pour «défendre» leur idole.Elles ont loué une petite voiture aussi rouge que leurs ongles, sur laquelle elles ont collé de grosses lettres noires: «Innocent»! «B l’est à 100 %», précise pour sa part Shirley.Elle vient de démissionner de la garderie où elle travaillait depuis treize ans pour pouvoir accueillir Michael Joseph Jackson, 46 ans, à l'entrée du tribunal avec une pancarte au message sans équivoque: «Tu es Dieu!» «Cest ça l'Amérique», lancent Pascal Golomçr, 1e correspondant de France 2 aux Etats-Unis, et son caméraman Tristan Le Bras.Venus de New York couvrir le premier jour du procès, ils avouent avoir honte de faire partie du cirque médiatique.Le serpent qui se mord la queue «Quand on commence à filmer des caméramans qui filment d’autres caméramans, ce n’est plus du journalisme.C’est mauvais signe.C'est le serpent qui se mord la queue», explique Golomer.«Tout ceci est irrationnel.Je préférerais démissionner que couvrir tout le procès.Ou encore retourner à Pékin où j'ai connu Raymond Saint-Pierre», explique Le Bras.Du haut de ses deux mètres, il a facilement pu filmer l’arrivée de Michael Jackson et de son escorte.Pour ne rien manquer, CNN et NBC ont installé leurs caméramans sur deux plateformes de sept mètres de haut «Bienvenue à Santa Maria où vient de commencer le procès le plus médiatique du siècle!», a annoncé à ses téléspectateurs français Didier ADouch, journaliste à Canal Phis.Non loin de hn, Luca Cela-da, correspondant de la RAI (télévision italienne) sourit «Nous sommes tous des acteurs dans cette comédie de l’excès » Présidé par Rodney Melville, 63 ans, le procès le plus médiatisé depuis celui d’O.J.Simpson, il y a dix ans, a reçu hier une centaine de jurés potentiels.Quelque 4000 personnes ont été convoquées.Sept cent cinquante seront passées au peigne fin cette semaine.Les heureux élus recevront moins de dix dollars par jour.«Le monde nous observe.Il observe la justice aux Etats-Unis.Je m’attends à ce que vous montriez au monde quel beau système nous avons.», a dit sérieusement 1e juge Melville aux avocats des deux parties.Thomas Mesereau, un ancien boxeur de 53 ans, défend Michael Jackson.Carrure athlétique, abondante chevelure Le Devoir blanche, port altier, son arrivée au tribunal, quinze minutes avant son célèbre client, marquait te début du spectacle.Quintin Cushner, 26 ans, n’a pu s’approcher de lui, même s’il fait partie des rares journalistes à être admis au tribunal.Le jeune reporter du Santa Maria Times (20 000 exemplaires) espère pouvoir poser une question ou deux à Michael Jackson, dans tes prochaines semaines.Depuis que r«affaire Jackson» a éclaté en 2003, Cushner écrit presque tous les jours sur celui qui fut son idole.Steve Corbett, 1e chroniqueur du Times, était lui aussi aux portes du tribunal.En décembre, peu avant Noël Jackson l’a invité à Neveriand, qui abrite un zoo et un parc d’attractions.Deux cents gamins accompagnés de leurs parents, y ont passé la journée «Ils ont £é accueillis par Jackson.H fallait les voir s’amuser Ils ont sans doute passé la plus belle journée de leur vie.» «Si Jackson est reconnu coupable, il risque une vingtaine d’années de prison, et son Neveriand pourrait recevoir la visite des bulldozers.Son ranch sera alors vu comme étant une horrible cathédrale de la terreur», croit 1e chroniqueur de 53 ans.Et s’il sort du procès blanc comme neige?«On le considérera comme un saint!» Non, un Dieu, concluent Chantal Salomé et Shirtey.Collaboration spéciale EN BREF Ernie Eves quitte la vie politique Toronto — L’ex-premier ministre de l’Ontario Ernie Eves a démissionné hier soir pour permettre à son successeur John Tory de se faire élire lors d’une élection complémentaire.M.Eves en a fait l’annonce dans sa circonscription d’Orangeville, mettant ainsi un terme à sa carrière politique, qui avait débuté en 1981.John Tory, qui a été élu chef du Parti conservateur en septembre, a confirmé qu’il tentera de se faire désigner candidat du parti dans la circonscris tion représentée par M.Eves, au nord-ouest de Toronto.Les observateurs politiques s’attendaient à ce que M.Eves, qui est âgé de 58 ans, démissionne de son siège de Duffe-rin-Peel-Wèllington-Grey avant le congé des Fêtes.Il présentera finalement sa lettre de démission au président de Queen’s Park aujourd’hui.L’assemblée législative de l'Ontario reprendra ses travaux le 15 février.M.Eves et ses troupes ont subi une défaite cuisante lors des élections du 2 octobre 2003.Selon des sources internes, 1e parti s’est même retrouvé avec une dette de 10 millions après 1e scrutin.- PC Agence France-Presse
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