Le devoir, 18 mars 2009, Cahier A
s SANTE Couillard avait un contrat du privé avant de démissionner Page A 2 RUSSIE> Le président Dmitri Medvedev annonce un «réarmement à grande échelle» à partir de 2011 > Page A 7 ?w w w .1 e d e v o i r.c o m ?LE DHVOIR V o L .C N ° 5 8 ?I.E M E R C R E D I 18 M A H S 2 O O !) Caisse de dépôt Alban D’Amours ignorait l’ampleur des placements en PCAA La nomination de Michael Sabia doit être revue, dit le PQ FRANÇOIS DESJARDINS La tempête souffle et ne montre aucun signe de relâche.La Caisse de dépôt et placement a de nouveau retenu l’attention hier à Québec, où l’opposition péquiste et le gouvernement libéral se sont affrontés au sujet du processus de nomination de Michael Sabia avec, en toile de fond, des allégations d’ingérence et de «commande politique».Pendant ce temps, d’anciens membres du conseil d’administration commencent à s’ouvrir aux questions de la presse.Lors d’un entretien au Devoir, Alban D’Amours, exprésident du comité de gestion des risques au conseil d’administration, a affirmé qu’il ignorait l'ampleur des placements de la Caisse dans le papier commercial.Prié de dire s’il était «normal» que le comité de gestion des risques ne soit pas au courant du fait que la Caisse détient 13 milliards en PCAA, M.D’Amours, qui a dirigé le Mouvement Desjardins de 2000 à 2008, a répondu: «Eh bien, j’avoue, dans ce domaine-là, où est la normalité maintenant?Après coup, je dirais non.» Rappelant le contexte de l’époque, M.D’Amours a cependant ajouté que le papier commercial était VOIR PAGE A 10: CAISSE ¦ Claude Béland se demande si Desjardins doit siéger au conseil de la Caisse de dépôt, page B 1 I .1 O $ + T A X K s = 1.2 5 $ Michael Sabia JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice, a accordé une entrevue au Devoir hier.CLIMAT Le Canada mise sur l’approche d’Obama pour rétablir sa crédibilité ¦ À lire en page A 2 1 N D K X Actualités A 2 Éditorial A 8 >î Idées A9 B 4 A 6 ¦m i.hBScm Avis publics.B 6 Carrières B 4 Kl SSES5555SS5SE: Monde Culture B 9 Mots croisés B 6 Décès B 7 Sudoku B 6 Économie B 1 Télévision B 8 N .'à PIERRE ANDRIEU AGENCE FRANCE-PRESSE Le Québec arrive au 9' rang des provinces canadiennes quant au taux de diplomation au secondaire, le Canada se plaçant au 16 rang des pays industrialisés.Décrochage: rennemi à abattre Le rapport Ménard propose un chantier national pour faire passer le taux de diplomation au secondaire de 69 à 80 % d’ici 2020 CLAIRANDRÉE CAUCHY Haro sur le décrochage scolaire! Véritable problème social dont les causes et les conséquences débordent les murs de l’école, le décrochage doit être pris à bras le corps par l’ensemble de la société.Voilà le mot d’ordre lancé hier par un groupe dirigé par le banquier Jacques L Ménard, accompagné de philanthropes, de représentants d’organismes communautaires qui interviennent auprès des jeunes, de groupes qui mobilisent déjà des acteurs régionaux et de hauts fonctionnaires de différents ministères.C’est à un véritable «Chantier national» sur le décrochage scolaire que convie le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires du Québec.L’objectif est ambitieux: faire passer le taux de diplomation avant 20 ans de 69 % à 80 % d’ici 2020.Les ressources à déployer sont aussi importantes: entre 137 et 237 millions par année.«Le soutien aux jeunes, c’est l’affaire de toute une communauté.Il serait grave pour l'avenir de remettre l’entière responsabilité du décrochage à l’école au ministère de l’Éducation.Nous avons un problème collectif et c’est ensemble que nous arriverons à le régler», a lancé le président de BMO groupe financier, Jacques L.Ménard, qui a piloté le groupe d’action avec l’universitaire et fondateur du Centre régional de prévention et d’abandon scolaire du Saguenav-Lac-Saint-Jean (CREPAS), Michel Perron.La marche est haute: le taux de diplomation à 20 ans stagne autour de 70 % depuis deux décennies.Mais le défi a été relevé ailleurs, souligne le Groupe d’action, qui a travaillé avec la firme internationale McKinsey pour recenser les expériences dont le Québec pourrait s’inspirer.VOIR PAGE A 10: DÉCROCHAGE Regard sur le journalisme en ' Le film Derrière la Toile) de Jacques Godbout et Florian Sauvageau, se penche sur des bouleversements qui se produisent sous nos yeux Trente ans après avoir pris la mesure de l’impact de la télévision dans nos vies, Jacques Godbout et Florian Sauvageau tentent de comprendre les nouvelles transformations du journalisme.PAUL CAUCHON Il y a 30 ans, Jacques Godbout et Florian Sauvageau avaient réalisé un film, Derrière l’image, produit par l’ONF, qui analysait les changements dans le monde du journalisme.L’œuvre montrait particulièrement l’omniprésence de la télévision.On pouvait y voir Paul-André Comeau, de Radio-Canada, jonglant avec la distance et les fuseaux horaires pour envoyer à Montréal, par aviop, la cassette d’un reportage tourné en Europe.A l’ère de la diffusion instantanée sur Internet, de telles images semblent aujourd’hui presque aussi anciennes que les films muets en noir et blanc! Hier soir, le tandem Godbput-Sauvageau présentait en avant-première à l’Ecole des médias de l’UQAM un nouveau film, Derrière la Toile, produit par Pixcom.VOIR PAGE A 10: JOURNALISME W JACQUES NADEAU 1,K DEVOIR Tout en se qualifiant eux-mêmes de «dinosaures», l’écrivain-cinéaste Jacques Godbout et le journaliste-professeur Florian Sauvageau ont voulu prendre la mesure des transformations du monde journalistique dans leur film Derrière la Toile, présenté hier à l’UQAM.CHARE" CHRISTIANE CI U Rencontre avec Fanny Mallette, Marc Messier, Normand Daneau et w II Patrice Sauvé pour la sortie du film Grande Ourse.Rôal.: Bruno Gugliélminetti Radio-Canada ca/christiane #95,1 PREMIERE CHAÎNE t «i à ^ L E I) E V (UR.L E MERCREDI 18 MAR S 2 (I 0 9 ACTUALITES Entretien avec Jim Prentice, ministre de l’Environnement GES : le" Canada mise sur l’approche Obama pour rétablir sa crédibilité Pour le Canada, l’atteinte des objectifs de Kyoto n’est plus à l’ordre du jour.Ottawa vise plutôt d’étaler ses efforts éventuels de réduction sur la période 2012-2020 en s’intégrant dans une «politique continentale» avec les Etats-Unis.LOUIS-GILLES F R A N C Œ U R La non atteinte des objectifs de Kyoto ainsi que les conséquences financières d’un éventuel rattrapage constituent pour le gouvernement fédéral «une question importante, mais c’est une question [qui se pose] dans le contexte des négociations du nouveau protocole» qui sera négocié à Copenhague en décembre prochain.C’est ce qu’a affirmé hier au Devoir le ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice, dévoilant ainsi une partie de la stratégie du gouvernement Harper en matière de changements climatiques.Le Devoir demandait au ministre comment le Canada allait assumer les exigences légales de Kyoto, ce qui pourrait lui coûter des milliards en achats de crédits d’émissions pour atteindre son objectif de réduction.«Notre priorité, c’est le nouveau protocole international, et nous avons comme politique de participer» aux négociations en vue pré- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jim Prentice cise le ministre, qui était de passage dans la métropole où il a participé à l’ouverture du Salon Americana au Palais des Congrès.Hier après-midi, il annonçait aussi une subvention de 10 millions pour la restauration du parc fédéral du canal de Lachine.Le Canada, insiste Jim Prentice, entend être une «nation constructive» à Copenhague.Mais d’ici là, un important travail doit être fait à trois niveaux.Sur le plan domestique, dit-il, le Canada doit préciser ses objectifs et ses moyens de mise en œuvre.D doit aussi s’impliquer dans une politique «continentale» de gestion des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui devra, elle aussi, s’insérer dans une «politique internationale», en gestation pour l’instant Même si le Canada boude l’effort international convenu à Kyoto et que les conservateurs ont mis la hache dans le maigre plan des libéraux sans le remplacer par un plan de rattrapage musclé, le ministre Prentice soutient que le Canada demeure «crédible» dans cette négociation en raison de spn alliance, stratégique avec les Etats-Unis, qui se sont clairement engagés à plafonner leurs émissions et faire un retour dans une stratégie internationale.Le ministre Prentice relève le fait que le Canada s’est donné des objectifs pour l’instant plus ambitieux que ceux des Etats-Unis.Le Canada cible une réduction de 3 % de ses émissions pour 2020 par rapport ,au niveau de 1990 alors que les Etats-Unis ciblent 1990 sans plus.Le ministre de l’Environnement note aussi que l’administration Obama a retenu dans tous ces énoncés budgétaires l’année 2005 comme année de référence, et non plus 1990 comme dans Kyoto.Le Canada a retenu pour sa part l’année 2006.Enfin, il estime que le Canada est nettement en avance dans le dossier, car il a abondamment consulté ses milieux industriels et les provinces alors que les Etats-Unis en sont à définir leurs objectifs et à amorcer leurs consultations.Jim Prentice n’est pas impressionné par ceux qui accusent Ottawa d’avoir dépensé, per capita, six fois moins que les Etats-Unis dans les énergies renouvelables, consacrant plutôt la moitié des 2 milliards alloués à l’environnement pour subventionner les pétrolières dans la mise au point des techniques de séquestration du carbone.Le Canada, répond-il, produit 73% de son électricité avec des énergies sans émissions, alors que p’est à peu près l’inverse aux Etats-Unis.Ce «contexte» impose donc aux Etats-Unis d’investir davantage dans les filières vertes comme l’énergie solaire et l’éolienne.Quant au Canada, il se donne comme objectif pour 2020 de pouvoir produire 90 % de son électricité avec des «sources sans émissions de carbone», principalement grâce aux forces hydrauliques et au nucléaire, ce qui en ferait «le producteur de l’électricité la plus propre de la planète».Le Devoir Les fromages importés hors-normes doivent disparaître Les bonnes intentions annoncées du ministre Laurent Lessard ne s’accompagnent toutefois pas de moyens FABIEN DEGLISE Québec n’en démord pas.L’inspection des fromages importés vendus sur son territoire relève uniquement du gouvernement fédéral.Toutefois, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) ne fera «aucun compromis» et «sortira» des commerces les aliments importés non conformes.Mais il n’a pas l’intention toutefois de mettre en place des programmes d'inspection particu-Eers qui permettraient de déceler les cas problématiques.C’est du moins ce qu’a indiqué hier le ministre Laurent Lessard au cours d’une conférence téléphonique visant «à mettre les pendules à l’heure» après la découverte sur le marché québécois de fromages d’importation hors-normes.Huit produits ont été analysés à la demande de Radio-Canada pendant les dernières semaines.Cinq ne rentraient pas dans le cadre bactériologique canadien.M.Lessard a qualifié «d’inac- if) (D 3 E Vous voulez vous impliquer?N’attendez plus! Que ce soit à titre de candidat indépendant ou pour former un parti politique, demandez une autorisation dès maintenant.L’autorisation vous permettra de recueillir des contributions et d’effectuer des dépenses électorales.Votre parti politique est déjà autorisé mais son nom ne s’applique plus à la réalité d’aujourd’hui?Changez-le sans tarder car il vous sera interdit de le faire en période électorale.Consultez-nous pour tout savoir sur l'autorisation des entités politiques dans les municipalités de 5 000 habitants et plus.Nous sommes à votre service! 009 www.electionsquebec.qc.ca 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) info@electionsquebec.qc.ca MS Les personnes sourdes ou malentendantes [ffiljl peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.?G % LE DIRECTEUR GÉNf-RAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Parce qu’un vote, ça compte ceptable» la présence sur les tablettes de produits «qui ne respectent pas les normes».Il dit d’ailleurs avoir «questionné» l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) «sur la fréquence, la méthodologie et les résultats» de ses analyses des produits laitiers importés.«L’ACIA nous a dit que ses règles étaient respectées», a-t-il souligné.Pas question donc pour lui d’accentuer les contrôles sur ce type d’aliment chez les détaillants — Le Devoir révélait hier que le MAPAQ ne le faisait plus de manière systématique — : «la responsabilité de la conformité, c’est le fédéral, a-t-il dit On doit juste travailler ensemble pour s’assurer que c’est respecté».Alors que les producteurs de fromages fins dénoncent depuis quelques mois le harcèlement des inspecteurs du MAPAQ tout comme des règles d’inspections différentes pour leurs produits et ceux provenant de l’étranger, M.lœssard s’est défendu de vouloir éradiquer les fromages au lait cru du paysage agro-alimentaire du Québec.«Nous avons changé la réglemen tation pour favoriser le développement de ces produits, a-t-il indiqué.Le lait cru, c’est notre meilleur passeport pour percer de nouveaux marchés.» Selon lui, la présence accrue des inspecteurs dans les fromageries artisanales doit plutôt être vue comme «un programme d’accompagnement pour les amener à se structurer davantage, plutôt qu’m programme d’inspection standard.En alimentation, le premier facteur de réussite, c’est la confiance des consommateurs.Et pour obtenir cette confiance, il faut faire de la prévention et implanter des programmes de qualité dans les entreprises».Tout en reconnaissant «qu’on a encore beaucoup de travail à faire dans les usines en matière de qualité et de salubrité», le ministre estime aussi qu’il y a «des choses à améliorer» pour que l’aide offerte par le gouvernement pour soutenir la qualité des fromages ne soit plus perçue comme une attaque.«C’est difficile», dit-il puisque les producteurs-transformateurs ont de grosses journées de travail.«Quand arrive le soir, ils sont fatigués» et les «conflits de personnalités» avec des inspecteurs qui parlent de nouvelles méthodes de travail peuvent alors plus facilement intervenir, croit le ministre.Le Devoir Bush accueilli par des manifestants à Calgary Calgary — Entre 200 et 300 personnes ont manifesté, hier, devant l’édifice de Calgary où l’ex-président américain George W.Bush a prononcé un discours à l’invitation de la Chambre de commerce locale.Plus de 60 policiers ont maintenu à l’écart les manifestants, qui ont protesté pacifiquement.Selon les organisateurs de la manifestation, quatre personnes auraient été arrêtées, dont une qui aurait essayé de s’introduire dans le Centre des congrès.Certains manifestants souhaitaient l’arrestation de l’ancien président pour crimes de guerre, à cause d’actes de torture présumés commis dans des prisons américaines en Irak et à Guantanamo Bay.C’est l’une des premières apparitions publiques de l’ex-pré-sident américain depuis qu’il a quitté la Maison-Blanche en janvier.Plus de 1500 personnes ont assisté à son discours.L’ex-président américain a laissé entendre qu’il avait certains regrets, sans toutefois préciser lesquels.La Presse canadienne •* 4 mmmmmmmmmri r ;v: \ r i LE DEVOIR, LE MERCREDI 18 MAR S 2 O O il A 3 POLITIQUE 91,3 fn, fi/m a//ûi'Ve//e / PEDRO RUIZ LE DEVOIR Philippe Couillard, photographié quelques semaines après avoir troqué son titre de ministre de la Santé pour celui de conseiller stratégique chez Persistence Capital Partners.L’opposition crie au conflit d’intérêts Ministre, il cherchait un emploi Contrairement à ce qu’il prétendait, Philippe Couillard avait un contrat en poche avec PCP six semaines avant de démissionner Pendant les six derniers mois où il était ministre, Philippe Couillard s’est cherché un emploi dans le secteur privé.Il a réussi à s’entendre avec un grand groupe privé en santé six semaines avant de démissionner.Le Parti québécois dénonce cette situation de «conflit d’intérêts» tandis que le jurisconsulte de l’Assemblée nationale plaide pour la création d'un poste de commissaire à l’éthique pour encadrer les élus.Le gouvernement Charest défend l’ancien ministre.Au secours de la transparence Manon ' CORNELLIER Samedi dernier, le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, célébrait le premier anniversaire de sa nomination.Une célébration passée sous un ciel morose et une montagne de doutes.Son arrivée, pourtant, s’annonçait prometteuse.Dès son premier rapport, il a affiché son indépendance.En pleine campagne électorale, il révélait que la facture de la guerre en Afghanistan pourrait atteindre 18,1 milliards.Puis, environ deux semaines avant la présentation de l’énoncé économique jovialiste du ministre des Finances, Jim Flaherty, il démontrait qu’Ottawa afficherait un déficit en 2009-10, contrairement à ce qu’affirmait le premier ministre Stephen Harper en campagne électorale.Cet hiver, avant le dépôt du budget, il annonçait que le déficit serait plus important que prévu et qu’il serait suivi par un autre en 2010-11.La semaine dernière, 24 heures après que M.Harper eut déclaré que le Canada émergerait le premier et plus fort de la récession, M.Page envoyait une note disant que la situation du Canada, statistiques sur le revenu intérieur brut à l’appui, n’était pas meilleure que celle de ses partenaires commerciaux.Chaque fois, le travail de M.Page a permis de percer le brouillard partisan et donné aux députés des outils pour décortiquer les déclarations et documents du gouvernement II leur a aussi fourni, volontairement ou non, des munitions pour attaquer les conservateurs, mais c’était à prévoir.L’idée de ce poste a mûri dans les rangs de l’opposition a l’époque où les conservateurs en faisaient partie.Comme les bloquistes et les néodémocrates, ils exigeaient la création d’un serviçe similaire au Congressional Budget Office, aux Etats-Unis, qui fournirait des analyses indépendantes de la situation économique et de l’état des finances publiques.Les trois partis en avaient assez des prévisions budgétaires inexactes et des surprises de fin d’année.Les conservateurs y tenaient Ils en ont fait la promesse en 2005 et, une fois élus en janvier 2006, ont tenu parole, ce qui est tout à leur honneur.Ils n’avaient peut-être pas prévu l’impact de leur rejeton.Depuis son entrée en fonction, M.Page a fait des vagues par son simple exposé minutieux des faits.Un travail colossal, réalisé avec une minuscule équipe, des ressources limitées et malgré la résistance de plusieurs ministères qui reiùsent de lui fournir les données nécessaires à sa tâche.C’est que, depuis qu’ils sont aux commandes, les conservateurs ne trouvent plus autant d’attrait à la transparence.Ils préfèrent contrôler le message.Ceci explique peut-être cela.Le bureau de M.Page est confronté à un gel, pour ainsi dire, de son budget, au moment même où le gouvernement demande au Parlement d’approuver un fonds de trois milliards de dollars destinés à financer rapidement ses mesures de relance économique et à «augmenter d'autres crédits» (dont on ignore tout).?Le bureau du directeur parlementaire du budget cherche encore sa vitesse de croisière.Malgré un modeste budget de 1,8 million, il a réussi à faire fonctionner la machine et à établir sa crédibilité.Il espérait bien, comme on le lui avait laissé entendre, obtenir un budget de 2,8 millions en 2009-10.Il a appris, en décembre, que la bibliothèque du Parlement, dont il relève en vertu de la Loi sur la responsabilité, envisageait d’augmenter son budget de seulement 10 000 $.Le patron de la bibliothèque, William Young, a expliqué jeudi devant un comité mixte de la Chambre et du Sénat que tous ses services avaient écopé.11 faut savoir cependant que MM.Young et Page sont à couteaux tirés depuis des mois car ils ne s’entendent pas sur le degré d’indépendance dont doit jouir le directeur.C’est au point où, en janvier, Kevin Page a écrit aux chefs de parti, aux députés et aux sénateurs pour s’en plaindre.Une solution serait, comme le voulait l'opposition au départ, de faire du directeur un vrai fonctionnaire du Parlement, indépendant de la bibliothèque.Le gouvernement serait alors obligé de justifier le budget insuffisant qui lui est réservé.Actuellement, même si c’est lui qui a demandé à tout le monde de se serrer la ceinture, il peut s’en laver les mains car ce n’est pas lui, mais un comité parlementaire, qui décide du budget de la bibliothèque.Tous ces tiraillements minent l’efficacité du directeur.On ne peut imaginer pire moment, alors que la crise économique pousse les conservateurs dans un déluge de dépenses difficiles à suivre.Et ce n’est pas un site Internet, à forte saveur promotionnelle, qui peut remplacer le travail d’analyse de M.Page.La confiance à l’égard du ministère des Finances est à son plus bas depuis l’énoncé économique.Celle à l’égard des conservateurs n’est pas beaucoup mieux, eux qui n’ont vu la lumière qu’après avoir provoqué une des pires crises parlementaires de mémoire récente.Ce ne sont pas davantage les partis d'opposition, avec leurs ressources limitées et leurs propres intérêts partisans, qui peuvent jeter le meilleur éclairage sur la situation.Les sommes en jeu sont ridicules par rapport à celles que le gouvernement veut dépenser à toute vapeur dans les prochains mois.La crise sert de prétexte à beaucoup de choses, mais elle ne peut justifier de menotter le directeur du budget.Au contraire, on n'a jamais eu autant besoin de lui et il serait temps que les partis se démènent pour éviter qu’une réelle avancée ne se transforme en recul.mcomellier@kdevoir.com ROBERT D DT R 1 SAC Québec — De mars à mai 2008, alors qu’il était toujours ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard a négocié son embauche par son nouvel employeur du secteur privé, Persistence Capital Partners (PCP) LP, du Groupe Santé Médisys.Le 17 mai, le ministre a signé un protocole d’entente sur ses conditions de travail avant d’annoncer sa démission, le 25 juin 2008.C’est ce qu’a établi le commissaire au lobbyis-me du Québec, André C.Côté, dans son rapport d’enquête pour déterminer si les dirigeants de PCP, Sheldon et Stuart M.Elman, avaient poursuivi des activités de lobbyisme, sans être inscrits au registre comme le veut la loi, dans les communications qu’ils ont eues en 2008 avec le ministre Couillard.M.Côté conclut que «rien dans la preuve recueillie ne permet de croire que MM.Sheldon et Stuart M.Elman aient contrevenu à la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme».M.Côté a précisé que son mandat ne permettait pas de juger des agissements du ministre, mais seulement des présumés lobbyistes.Jamais les Elman n’ont tenté d’influencer M.Couillard même s’ils ont rencontré le ministre à trois reprises alors que celui-ci préparait les projets de règlement concernant les «centres médicaux spécialisés» et le projet de loi 95.Le dernier projet de règlement, qui diminuait le coût du permis pour ces cliniques, a été adopté par le conseil des ministres quelques Le jurisconsulte de l’Assemblée nationale, Claude Bisson, a pour mandat de fournir à tout député qui en fait la demande un avis écrit et motivé sur toute situation éventuelle de conflit d'intérêts.Mais Philippe Couillard n’a pas fait ap- KATHLEEN LÉVESQUE Avec les changements apportés au projet du CHUM, une nouvelle consultation publique devra être tenue à Montréal.Mais au gouverne-ment, on assure que cela ne retardera pas davantage le projet.Comme le rapportait hier La Presse, les modifications au règlement de zonage obligent la Ville de Montréal à analyser de nouveau le projet lors d’audiences publiques.Bien avant d’en arriver à cette étape, les changements que souhaite apporter le gouvernement au projet (démolition de l’actuel hôpital Saint-Luc, augmentation de la superficie, de la hauteur et du volume des édifices formant le CHUM, et augmentation du nombre de places de stationnement) doivent d’abord être soumis à l’arrondissement Ville-Marie.heures avant la démission de M.Couillard, le 25 juin.Les éléments de la Loi de 2006, découlant du jugement Chaouli, «qui fondent l’exercice du pouvoir réglementaire en cause ici, pouvaient créer une occasion d’affaires intéressante pour les cliniques privées», constate M.Côté.Mais les Elman n’en n’ont pas parlé avec Couillard, selon leurs témoignages et celui de M.Couillard, auxquels le commissaire prête totalement foi.En revanche, on apprend que le ministre Couillard s’est cherché activement un emploi six mois avant son départ.Durant la période des Fêtes de la fin de 2007, Philippe Couillard prenait la décision de quitter la vie politique, révèle-t-il au commissaire.En janvier 2008, le ministre faisait appel au chasseur de têtes Egon Zehnder International — le même d’ailleurs qui a servi à la nomination de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Le 17 mars, Egon Zehnder organisait une rencontre entre M.Couillard et les Elman, principaux dirigeants de PCP, «le premier fonds d’investissement privé en santé au Canada», note le commissaire, et du Groupe Medisys, un des plus importants fournisseurs privés de services de santé au Canada, qui exploite un réseau de 19 cliniques d’imageries médicales au Québec et en Ontario.Medisys fournit ses services à des compagpies d’assurances, mais aussi à des sociétés d’Etat telles la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) et la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST).Fin mars début avril, c’est M.Couillard qui relan- pel à ses services et le jurisconsulte n’avait aucune autorité sur lui.Aussi, les élus envisagent de créer un poste de commissaire à l’éthique, qui aurait un pouvoir d’enquête, comme il en existe un à Ottawa.«Si on veut régler ces questions Le comité consultatif d’urbanisme doit se pencher sur le dossier avant que ce dernier ne chemine jusqu’au conseil d’arrondissement, puis au conseil municipal.Pour cette étape, il faut compter au moins un mois.Ce n’est qu’après ce processus que l’Office de consultation publique de Montréal sera mandaté pour tenir des consultations publiques, qui pourraient nécessiter plusieurs mois.Le ministre du Développement économique et responsable de la région de Montréal, Raymond Bachand, a dit hier être persuadé qu'il n’y aurait pas de retards supplémentaires dans la réalisation du CHUM.Selon lui, le processus de consultations n’empêche pas de lancer en parallèle l’appel de propositions, qui a été retardé maintes fois.Outre ces retards, les modifications entraîneraient des coûts supplémentaires.La facture s’établit pour l'instant à 1,7 milliard de dollars, ce Sheldon Elman pour continuer les discussions.Le 16 avril, le ministre rencontre les Elman dans un salon privé du restaurant L’Initiale à Québec et ils lui proposent un poste de conseiller stratégique.«Après le souper, on a constaté qu’on avait une communauté de vues sur les services de santé privés et publics», a confié M.Couillard aux enquêteurs.Le 4 mai, Sheldon Elman, accompagné par Stuart, recevait M.Couillard à son domicile pour un dîner d’affaires et lui remettait une proposition d’entente.Le 17 mai, M.Couillard se rendait au bureau de Stuart Elman à Montréal pour «la signature d’un protocole, d’entente concrétisant l’accord des parties»', un contrat formel fut signé par la suite.Au moment de sa démission le 25 juin, Philippe Couillard laissait entendre qu’il ne savait pas trop ce qui l'attendait sur le plan professionnel, affirmant qu’il poursuivait une réflexion sur sa carrière.«Je vais beaucoup aller à la pêche cet été», avait-il lancé.Peu de temps après avoir annoncé qu’il se joignait à PCP à la fin août, M.Couillard, furieux du fait que le Parti québécois alléguait qu’il était dans une situation de conflit d’intérêts, affirmait à la Presse canadienne que toutes les négociations relatives à son embauche avaient eu lieu après sa démission.M.Couillard n’a pas rappelé Le Devoir hier.Cette situation de ministre quémandeur d’un emploi, André Côté s’est refusé à la commenter sinon pour souligner que «c’est certainement une situation qui a soulevé des questionnements, qui a soulevé des émotions.Je pense que peut-être ce serait intéressant qu’on ait un débat sur ces questions-là».A l’Assemblée nationale, la députée de Taschereau, Agnès Maltais, accusait Philippe Couillard de s’être placé dans «un conflit d’intérêts direct et flagrant».Le leader parlementaire du gouvernement, Jacques Dupuis, a défendu Pliilippe Couillard.Le Devoir à l’éthique éthiques, il faut créer ce poste.On va y venir.Mais le consensus ne semble pas être atteint», constate Claude Bisson.mais pourrait gonfler encore.Cela dépendra des propositions que feront les deux consortiums soumissionnaires.La construction du CHUM doit être réalisée selon la formule de partenariat public-privé (PPP).Dans la foulée de la crise financière mondiale, il semble que les conditions de financement des entreprises privées désireuses de mettre la main sur ce contrat de PPP soient plus difficile.Du coup, plusieurs critiques des PPP, dont des médecins, se font entendre depuis quelques semaines.U3 conseil d’administration du CHUM a donné son aval au lancement de l’appel de propositions en PPP la semaine dernière.Le Devoir Avec La Presse canadienne Le Québec n’a pas de véritable commissaire Le Devoir CHUM : aucun nouveau délai à prévoir, dit Bachand LE DEVOIR, LE MERCREDI IR M A R S ‘l O O 8 A 4 L’echangeur Turcot doit rester un ouvrage en hauteur, selon des experts i 1CTUALITES Québec devrait réserver des places aux médecins étrangers, suggère un conseiller du ministre Bolduc PEDRO RUIZ LE DEVOIR Québec doit mettre au panier son projet de réaménagement de l’échangeur Turcot.Le concept horripile des experts en urbanisme qui reprochent au ministère des Transports de l’avoir élaboré selon les normes des années 60.LI SA- MA RI E GERVAIS Des postes réservés aux médecins étrangers et un examen clinique plutôt qu’une entrevue de dix minutes pour tester leur compétence, voilà quelques pistes de solutions proposées par le Dr Vincent Echavé, chirurgien maintes fois primé de TUniversité de Sherbrooke et président d’un groupe de travail mandaté par le ministre de la Santé pour favoriser l’intégration des médecins diplômés à l’étranger.Même si son rapport qe sera pas prêt avant l’été, le Dr Echavé réagissait au ras-le-bol exprimé hier par la Coalition des associations de médecins diplômés à l’étranger, qui dénonce l’inaction du gouvernement dans le dossier.Le porte-parole de la Coalition, Comlan Amouzou, s’était indigné qu’en pleine de pénurie de médecins un si grand nombre de postes de résidents ont été laissés vacants dans les facultés de médecine du Québec au terme du premier tour du processus de jumelage 2009 et a exigé une commission parlementaire sur le sujet Lui-même médecin, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a suggéré qu'une partie de la centaine de millions octroyée au Québec pour l’intégration des immigrants par les transferts fédéraux pourrait être donnée aux facultés et servir à l’embauche de personnel qui formerait les étudiants étrangers.«C’est une question de nécessité et de justice.Ce sont des citoyens comme tout le monde», a dit M.Khadir.Vers un examen clinique?Se disant sensible au sort des médecjns diplômés hors Canada çt Etats-Unis (DHCEU), le Dr Echavé a reconnu qu’il est aujourd’hui beaucoup plus difficile qu’avant pour un médecin venu d’ailleurs d’exercer sa pro- fession dans les hôpitaux québécois.«Avant, on faisait un internat rotatoire dans chacun des départements pendant un an avant d’appliquer à la résidence.Mais ça a été aboli, et le rétablir nécessiterait trop de ressources», a-t-il soutenu.Le Dr Echavé a également pointé du doigt la difficulté pour un chef de service d’évaluer la compétence technique d’un médecin venu d’ailleurs au cours d’une entrevue de sélection qui ne dure parfois même pas 15 minutes.«On pense faire un examen qui permettra à l’évaluateur de bien mesurer la compétence clinique d’un candidat qui n’a pas fait sa formation ici», a-t-il indiqué.Réorientation Après cet examen, certains de ces candidats DHCEU pourront alors postuler au Service canadien de jumelage des résidents (CARMS), tandis que ceux qui n’auront pas été retenus pourront faire un stage de mise à niveau.«Les plus faibles devront être encadrés par Emploi Québec pour être réorientés professionnellement afin d’exercer un emploi dans une spécialité connexe à la médecine, comme en pharmacie,, par exemple», a expliqué le Dr Echavé.Toutefois, le chirurgien n’hésite pas à dire que certains médecins DHCEU qui ne pratiquent pas depuis plusieurs années n’intégreront jamais le système.«La médecine et les technologies se développent si rapidement, il faut être honnête, certains ne rattraperont jamais le temps perdu.» En outre, il a suggéré que des places soient réservées aux médecins DHCEU pour ne pas qu’ils soient en concurrence avec la cohorte des étudiants qui auront fait leurs cursus au Québec.Le Devoir JEANNE CORRIVEAU Ly idée d’aménager Téchan-r geur Turcot sur des talus au niveau du sol constitue la pire solution imaginable.Ce jugement lapidaire émane d’un groupe d’urbanistes, d’architectes et d’écologistes qui ont fait parvenir lundi une lettre au maire, Gérald Tremblay, et à plusieurs ministres du gouvernement de Jean Charest, leur ordonnant de revoir le projet de fond en comble.ALEXANDRE SHIELDS Maisy Odjick, 16 ans, vivait avec sa famille sur la réserve de Kitigan Zibi, près de Mani-waki, lorsqu'elle a disparu sans laisser de traces et sans rien amener avec elle, en septembre dernier.Depuis ce temps, sa mère est convaincue que les autorités ne font rien pour retrouver sa fille.«Je suis certaine que les droits de Maisy ont été violés, parce que rien n’a été fait pour elle.La police n’a pas mené de véritable enquête», soutient la mère de l’adolescente, Laurie Odjick.Et son cas est loin d’être unique, explique la présidente de La reconstruction de l’échangeur Turcot est bien davantage qu’un simple chantier d’infrastructure routière.Son ampleur et ses impacts sur le tissu urbain en font un projet d’urbanisme qui devrait être pris en charge par la Ville de Montréal, croit l’urbaniste Jean Décarie, l’un des signataires de la lettre adressée au maire Tremblay et aux ministres Julie Boulet (Transports), Nathalie Normandeau (Affaires municipales) et Line Beauchamp (Environnement).l’Association des femmes autochtones du Canada, Beverly Jacobs.En fait, pas moins 510 filles et femmes amérindiennes ont disparu ou ont été assassinées depuis 1980 au pays.Dans près de 75 % des cas, le dossier est demeuré non résolu.Ce pourcentage très élevé est dû à X «indifférence» du public et des autorités au sort de ces femmes, selon Mme Jacobs.Un désintérêt alimenté selon elle par le racisme et les stéréotypes.«On ne dit pas qu’me jeune femme enceinte ou une jeune mère a disparu.Les stéréotypes associent le plus souvent les cas à des problèmes de prostitution ou de toxicomanie.» «Le ministère des Transports joue dans ce dossier comme un plombier.Il passe ses tuyaux à travers la ville comme si celle-ci n’existait pas», déplore M.Décarie.Les membres de la Table de travail Turcot reprochent au ministère des Transports du Québec (MTQ) de vouloir augmenter la capacité routière de l’échangeur sans tenir compte du plan de transport de la Ville.Ils dénoncent également l’abaissement des structures sur des talus qui occuperont trois plus d’espace au sol et enclaveront les secteurs environnants en plus d’augmenter les nuisances liées au bruit et à la pollution pour la population du quartier.«Faire des talus en milieu urbain, c’est une catastrophe et une horreur», tranche M.Décarie.Plutôt que de ramener l’échangeur près du sol, le groupe suggère de renforcer les structures actuelles avec des arches métalliques.«On pourrait créer des œuvres d’art comme on l’a fait pour le viaduc Millau, en France.Quand on investit un milliard et demi de dollars, on essaie de faire ça beau.Montréal se veut une ville de design après tout», ajoute M.Décarie.L’écologiste Daniel Breton C’est le genre de discrimination qui aurait joué contre Terrie Ann Martin, assassinée il y a sept ans à Calgary et dont le meurtre n’a jamais été résolu.«Elle a été traitée comme un sac d’ordures, juge sa mère, Sue Martin.Elle n’était pas un sac d’ordures.Elle était une mère, une sœur, une tante, une amie.» Ce manque de volonté de la part des autorités est d’autant plus incompréhensible, selon Mme Jacobs, que les femmes autochtones vivant au pays ont cinq fois plus de chances de mourir d’une mort violente que les autres canadiennes.Elle se dit donc convaincue que des efforts s’étonne que le MTQ n’ait prévu aucun investissement dans le transport collectif.«Pour nous, c’est inacceptable, dit-il.Je considère que la vision qui nous est présentée est celle des années 60, complètement dépassée.» Le groupe soutient qu’une vaste réflexion axée sur l’aménage ment urbain et sur le réseau de transport de la région métropolitaine s’impose.Pourquoi ne pas en profiter pour remplacer l’autoroute 720 par un boulevard urbain, demande-t-on?En novembre dernier, la Ville avait signifié au MTQ son insatisfaction profonde à l’égard du concept proposé et le maire Tremblay avait réclamé ime révision complète du projet.Les membres de la Table de travail Turcot appuient cette position.Ils croient même que la Ville devrait devenir le maître d’œuvre de ce projet pourtant financé par Québec et créer une table de concertation avec des citoyens et des représentants de divers horizons.Le projet du futur échangeur Turcot sera examiné par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement à compter du 24 mars prochain.Le Devoir majeurs d’éducation doivent être faits, mais aussi en matière d’accès à la justice.«Les autorités canadiennes ignorent depuis trop longtemps la menace qui pèse sur les femmes autochtones dans les villes du Canada.Beaucoup sont portées disparues, certaines ont été assassinées, et les autorités canadiennes ne prennent pas de mesures suffisantes pour mettre fin à cette violence», dénonçait d’ailleurs Amnesty International, dès 2004.Dans son rapport 2008, l’organisation rappelle que rien n’a encore été fait pour améliorer la situation.Le Devoir Les autochtones demandent que la police s’occupe aussi de leurs disparues Une coalition réclame l’abandon des mesures de contrôle dans les institutions L1SA-MARIE GERVAIS Plus de 250 organismes souhaitent l’abandon systématique du recours aux mesures de contrôle comme l’isolement forcé, la contention et l’utilisation de substances chimiques.Forts d’une pétition de plus de 1000 signatures, ces organismes comptent présenter ces appuis au ministre de la Santé, Yves Bolduc, pour lui enjoindre de développer prioritairement de nouvelles stratégies.«On ne demande pas au mi- nistre de faire arrêter toute mesure de contrôle demain matin.Ça peut être progressif, mais on veut qu'il démontre la volonté d’aller vers l’élimination», a indiqué Doris Proven-cher, directrice générale de l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec.Elle souligne le danger de telles mesures de contrôle.«Une personne atteinte d’une maladie mentale qui voit quatre personnes se ruer sur elle pour la calmer peut se débattre.Elle est sujet- te aux fractures», a-t-elle fait remarquer en soulignant que le danger vise également le personnel des établissements.Selon Mme Provencher, le bureau du coroner répertorie environ trois décès par année liés à ces mesures de contention.Elle cite, entre autres, le cas de Justin Scott St-Aubin, qui est décédé en novembre 2007 d’une arythmie cardiaque à la suite de manœuvres de contention à l’établissement de détention de Ri-vière-des-Prairies.Des mesures «exceptionnelles» Datant de 1998, la Loi sur les services de santé et les services sociaux stipule qu’une mesure de contention peut être utilisée «pour empêcher une personne de s’infliger ou d’infliger à autrui des lésions», mais de façon «minimale et exceptionnelle».En 2002, le gouvernement s’était doté d’orientations et d’un plan d’action afin de mieux encadrer le recours à ces mesures de contrôle.Au cabinet du ministre, on affirme qu’il serait très difficile d’envisager d’éradiquer complètement ces mesures.«Le ministre est d’accord pour que les mesures de contrôle soient utilisées le moins possible, toutefois une élimination apparaît difficile car il y a une nature imprévisible dans l’évolution clinique d’un cas», a dit Marie-Eve Bédard, l’attachée de presse du ministre Bolduc.Doris Provencher estime néanmoins qu’il y a moyen de développer des mesures alternatives.Le Centre gériatrique Maimonides de Montréal a de moins en moins recours aux mesures de contention.«On y a baissé les lits au maximum et on a mis des matelas mousse par terre pour minimiser les risques de blessures en cas de chute», a noté Mme Provencher.En plus de souhaiter l’organisation d’un colloque sur le sujet, la coalition d’organismes demande que dans chaque établissement il y ait une personne responsable des mesures de contrôle.Le Devoir Avec La Presse canadienne là m y y » A a » Régence inc.1410 rue Stanley Bureau 409 514.284.3366 NÉZET-SÉGUIN AU PAYS-BAS Du 24 nuii au I,rjuin 2009 Amsterdam - Bruges - Maastricht Orchestres - Quatuors - Opéra Accompagné par GUY MARCHAND * QUELQUES PLACES ENCORE * PHILADELPHIE AU PRINTEMPS Du 7au II mai2009 Olana - Musée Philadelphie - Bames Accompagné par Christiane Gosselin rcscrvatins(',>voyagcrcgencc,a)m Des calendriers sexistes pour vendre de la bière FABIEN DEGL1SE La campagne de promotion voulait attirer les jeunes mâles vers des caisses de bière.Or, en orchestrant la publication du calendrier des plus belles filles de l’est du Québec, avec sa chronologie de mannequins légèrement vêtues, la brasserie Molson s’est surtout attiré les foudres du Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques.En 2008, cet outil publicitaire controversé a alimenté en effet pas moins de 70 % des plaintes reçues par l’organisme d’autoréglementation, qui a dévoilé hier le bilan de sa deuxième année d’existence.Le Conseil déplore toutefois que, tout en donnant du travail à son département des plaintes, les grands brasseurs du Québec n’ont toujours pas adhéré au code d'éthique en matière de pratique commerciale que le reste de l’industrie s’est pourtant donné.Or, à elles seules, les brasse- ries Molson-Coors et Labatt-Bud-weiser ont induit 169 plaintes sur les 211 reçues Tan dernier par le Conseil.Les plaintes du public sont en croissance de 30 % par rapport à Tannée précédente, a souligné l'organisme au cours d'une conférence de presse tenue à Montréal.L’exploitation du corps féminin jxiur faire mousser la vente de bière est généralement au cœur des reproches.Outre le calendrier, principalement diffusé dans la région de Ri-mouski, les publicités de l'Association des Pros du Party, du Manoir Coors light et des Hôtesses de Tair-Super Bowl ont également été pointées du doigt par le Conseil pour «sexisme, mépris envers les femmes et exploitation de la sexualité».L’organisme a également rappelé à Tordre des propriétaires de bars ainsi que des détaillants en alimentation pour des promotions qui auraient incité à la surconsommation d’alcool, une pratique «contraire aux valeurs et à l’orientation du code d’éthique», a souligné Claude Bé-land, qui préside le Conseil.Tout en reconnaissant dans son rapport que le milieu de l’alcool «a indiscutablement ré- duit Je sexisme dans ses communications et ses promotions», les gardiens du code, auquel l’Association des distillateurs du Québec, la Société des alcools du Québec, le Conseil des négociants en vin du Québec ou encore l’Association des restaurateurs du Québec ont souscrit, estiment qu’ils restent encore «beaucoup de chemin à parcourir» afin de mettre un peu plus de morale et d’éthique dans les pubs de bière.Une mission délicate à une époque «où la perte, de repères moraux et sociaux rend moins précises les normes sociales», a reconnu M.Béland.Par ailleurs, l’organisme a souligné qu’il a été interpellé à quelques reprises par des consommateurs inquiets devant «la place qu’occupe l’alcool dans les médias» et particulièrement à la télévision, «dans des émissions d'affaires publiques du dimanche soir et dans des émissions de cuisine», a précisé Marie-Andrée Bertrand, membre du Conseil, tout en ajoutant que la réflexion sur ce sujet devrait se poursuivre dans les prochaines années.Le Devoir François Gendron avocat LL.L, M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR, LE MER (' R E D I 18 M A R S 2 O O «I A 5 ACTUALITES Accident d’autocar au Mexique IMs Canadiens parmi les victimes AFGHANISTAN Le Canada n’aura pas d’émissaire spécial Le gouvernement consacrera 20 millions pour prévenir la corruption des policiers afghans accident d’autocar survenu lundi au ’ Mexique, au cours duquel trois Canadiens sont morts et quatre autres ont été blessés, s’est produit après que le conducteur du camion se fut endormi au volant, en état d’ébriété, a indiqué hier la police.Au moins 11 personnes ont été tuées dans cet accident, dont sept Américains, ainsi que le conducteur de l’autocar, un Mexicain.Un homme de Québec, Robert Lacas, âgé de 56 ans, figure parmi les victimes canadiennes.Carolyn Ko-waleski, âgée de 68 ans, de Caledonia en Ontario, et Marilyn Jackson, 67 ans, de Vancouver, ont également perdu la vie.La conjointe de M.Lacas, Line Carrier, âgée de 55 ans, fait partie des quatre Canadiens blessés.Jointe à hôpital où elle est traitée, à Saltillo, dans l’Etat de Coahuila, Mme Carrier a refusé de parler de l’accident, mais a indiqué que plusieurs infirmières s’occupaient d’elle.«En tout cas, je n’ai aucun de souvenir de ce qui s’est passé», a-t-elle lancé.Christian Poulin, son fils, a pour sa part indiqué qu’aucun membre du personnel hospitaher ne parlait le français ou l’anglais.Il a ajouté que des proches de la famille tentaient de trouver un traducteur pour aider sa mère.Avant son décès, Robert Lacas vivait son rêve, celui de prendre congé durant six mois de son travail.«Ils formaient un couple qui s’aimait et ils se regardaient encore avec les yeux qui pétillent», a dit M.Poulin, joint par jtéléphone mardi.Selon la police de l’État de Coahuila, l’autocar transportait 26 personnes, des retraités pour la plupart, lorsque l’accident s’est produit sur une route du nord du Mexique, à quelque 50 kilomètres de Saltillo.Le véhicule était en route vers la ville de Zacatecas.La Presse canadienne Le Canada n’imitera pas ses principaux alliés en Afghanistan, qui ont récemment nommé des émissaires spéciaux dans la région pour coordonner une nouvelle stratégie dans ce conflit.Par ailleurs, Ottawa a annoncé hier qu’il augmentait ses fonds pour payer le salaire des policiers afghans, question de tenter de faire diminuer la corruption.ARCHIVES REUTERS ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le gouvernement canadien y a réfléchi, mais n’ira finalement pas de l’avant avec la nomination d’un envoyé spécial en Afghanistan.Cette position va à contre-courant de la tendance actuelle, alors que les principaux alliés du Canada dans ce pays en guerre ont nommé un émissaire aux pouvoirs spéciaux pendant les dernières semaines.Les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France et l’Italie ont nommé un émissaire spécial pour l’Afghanistan.Ces personnes se rapportent directement à leur président ou premier ministre.Le refus canadien d’emboîter le pas aux autres pays étonne, alors qu’une conférence spéciale sur l’Afghanistan, prévue le 31 mars aux Pays-Bas, vise à améliorer la stratégie de la coalition dans ce pays en guerre.Mais le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a soutenu hier qu’un envoyé spécial aux pouvoirs élargis n’était pas nécessaire.«On a assez de gens prêts à répondre à la demande.Plusieurs pays n’ont pas d’envoyé spécial.On a tous les outils nécessaires», a soutenu M.Cannon au cours d’une conférence téléphonique depuis Kandahar, où il est en visite.Le sous-ministre dédié à la mission canadienne en Afghanistan, David Mulroney, l’ambassadeur canadien à Kaboul, Ron Hoffman, et le ministre Stockwell Day, responsable de l’Afghanistan au cabinet, demeurent les figures de proue du Canada pour l’Afghanistan.Payer les policiers afghans Par ailleurs, le ministre Lawrence Cannon a profité de son passage à Kandahar pour annoncer hier que le gouvernement canadien contribuera, pendant les deux prochaines années, à la rémunération des policiers et des agents correctionnels afghans.Une somme de 20 millions de dollars sera dépensée dans l’espoir de faire diminuer la corruption qui ronge la police en Afghanistan.Le montant sera confié à l’ONU, qui administre une fiducie qui aide à payer les salaires des policiers afghans.Les Nations unies n’ont aucune obligation de dépenser l’argent canadien spécifiquement dans la province de Kandahar.Le ministre Cannon a toutefois soutenu que les 20 millions de dollars représentent l’équivalent de la rémunération de 3000 policiers et agents de prison à Kandahar pendant deux ans.Si l’ONU veut concentrer l’argent dans la province de Kandahar, elle pourra donc combler tous les besoins, a soutenu le ministre.«La Police nationale afghane joue un rôle crucial pour maintenir l’ordre en Afghanistan et le Canada s’est engagé à aider les Afghans à assumer de plus en plus leur propre sécurité», a soutenu le ministre Lawrence Cannon, arrivé dimanche soir à Kandahar dans le plus grand secret pour assurer sa sécurité.La majeure partie du montant — 19 des 20 millions — ira à la rémunération de la police afghane, alors que le reste sera consacré aux agents correctionnels.En décembre dernier, il y avait 914 policiers actifs dans les districts les plus populeux de Kandahar, soit ceux sous contrôle canadien (Zhari, Panjawi, Arghandab et la ville de Kandahar) et 86 agents correctionnels.La communauté internationale met de plus en plus l’accent sur la formation de la police afghane, réputée beaucoup plus corrompue et sous-équipée que l’Année nationale afghane.La population locale ne fait pas confiance à la police, qui a tendance à soutirer de l’argent aux citoyens.Selon Jocelyn Coulon, directeur du Réseau francophone sur les opérations de paix de l’Université de Montréal, financer les salaires des policiers afghans est une bonne décision du Canada.«Ça fait des années que la communauté internationale demande ça.Le but est de s’assurer que les policiers sont convenablement payés pour tenter de faire diminuer la corruption.C’est un problème pour tous les pays pauvres, pas seulement ceux en guerre», dit-il.Le Devoir 350 millions pour améliorer la gestion de l’eau à Montréal JEANNE CORRIVEAU La Ville de Montréal investira 350,7 millions de dollars dans son programme de gestion de l’eau cette année, soit 140 millions de plus qu’en 2008.Outre la réfection du réseau d’aqueducs et d’égouts, la Ville amorcera l’installation de compteurs d’eau dans les commerces et les industries et poursuivra la modernisation de son réseau afin de mieux traquer les fuites.Dressant le bilan de l’année 2008, au cours de laquelle la Ville a dépensé 210 millions, le responsable des infrastructures au comité exécutif, Sammy Forcillo, a donné hier un avant-goût de la saison des travaux qui s’amorce.Des 350 millions qui seront investis en 2009, un montant de 181 millions sera destiné à la production de l’eau potable, dont la mise aux normes des usines de filtration.Une somme de 34,2 millions sera consacrée à l’épuration des eaux usées et 127,5 millions seront dépensés pour la gestion des réseaux, notamment la réfection des infrastructures souterraines, rudement mises à l’épreuve au cours de l’hiver.Rappelons que le mois de janvier s’était soldé par 135 bris de conduites d’eau alors qu'à la même période l’an dernier, la Ville en avait dénombré 102.Même s’il est encore difficile de mesurer les progrès avec précision, l’état du réseau souterrain s’est amélioré grâce aux investissements massifs des dernières années, soutient le directeur de la gestion de l’eau à la Ville, Réjean Lévesque.Au cours de 2009, certains travaux seront entrepris et ils devraient, à plus long terme, permettre à la Ville de déceler rapidement les fuites dans son réseau.Ainsi, Montréal entreprendra l’installation des compteurs d’eau dans les industries, les commerces et les institutions (ICD- D’ici la fin de l’année, 7000 d’entre eux devraient entrer en fonction.La Ville commencera également la mise en place de régulateurs de pression de l’eau sur son territoire.Ces dispositifs, contrôlés à distance, permettront aux autorités de mesurer avec précision la consommation d’eau de chacun des 75 secteurs de la ville.Mais surtout, ils permettront de détecter rapidement toute fuite dans le réseau d’aqueducs.Au dire de Réjean Lévesque, il s’agira d’une véritable «révolution».Ce projet d’envergure s’échelonnera sur plusieurs années et les premiers régulateurs de pression seront installés dans Pierrefonds et Saint-Laurent.Le Devoir Excommunication Deux autres évêques condamnent leur confrère brésilien LI S A - M A RI E GERVAIS Un manque flagrant de compassion.Voilà comment le cardinal Jean-Claude Turcotte et l’évêque de Trois-Rivières et président de l'Assemblée des évêques du Québec, Martin Veillette, interprètent la décision de l’un de leur confrère brésilien d’excommunier les médecins et la mère d’une fillette de 9 ans qui s’est faite avorter après avoir été violée par son beau-père.A l’instar de plusieurs hauts prélats du Vatican et membres du clergé de partout dans le monde, les deux hommes ont fait savoir à leur tour qu’ils jugeaient inadmissible la décision prise par l’archevêque José Cardoso Sobrinho.«C’est triste.Je comprends mal qu'un évêque puisse manquer de compassion à ce point», a dit M1-" Turcotte.Faisant allusion à l’appui qu’a obtenu cette excommunication par le préfet de la Congrégation pour les évêques à Rome, le cardinal a rappelé que le Vatican n’était pas infaillible et qu’il pouvait commettre des erreurs.«Mais je vous avoue être un peu surpris par les bévues comme celles du Brésil.Je suis surpris que des erreurs comme celles-là puissent avoir lieu», a-t-il déclaré.Dans une missive publiée sur le site Internet de l’Assemblée des évêques, Ms' Veillette a qualifié le cas de «tragédie sans nom».«Nous portons ce drame comme une autre manifestation du mystère du mal en ce monde et nous supplions le Seigneur de toute compassion, dans la prière, pour que cette enfant puisse être entourée de tout l’amour et de tous les soins possibles», a-t-il écri.M8" Veillette a toutefois tenu à rappeler que l’avortement «est aussi une tragédie et, sur le plan moral, c’est une faute très grave».Des propos qui ont trouvé écho chez l’archevêque de Montréal, dont la position pro-vie est bien connue.L’automne dernier, le cardinal Turcotte avait, dans un geste d'éclat, renoncé à sa propre distinction d’officier de l’Ordre du Canada pour protester contre la nomination de Henri Morgentaler, grand défenseur de l’avorte-ment, au sein du même ordre.«Je suis contre l’avortement direct», a-t-il insisté.«Je ne suis pas médecin, mais je crois qu’il y a un danger pour la santé d’une petite fille de 9 am qui attend deux enfants.J’ai beaucoup de sympathie pour les médecins et les parents de cette enfantîà», a conclu le cardinal.Le Devoir Ce printemps, prenez votre envol avec nos tarifs exceptionnels.HALIFAX WINNIPEG ST.JOHN'S (T.-N.-L.) CALGARY VANCOUVER 99$ 125$ 149$ 159$ 174$ FORT LAUDERDALE PHILADELPHIE SAN FRANCISCO MIAMI LOS ANGELES 139$ 168$ 194$ 207$ 235$ Aucun supplément de frais de carburant pour les vols , Enregistrement gratuit au Canada et entre le Canada et les États-Unis c*e ^eux bagages Voilà un aperçu de nos tarifs exceptionnels pour les destinations canadiennes et américaines.Nous offrons également de bas tarifs pour voyager jusqu’au 31 octobre 2009.De plus, inscrivez-vous maintenant et obtenez jusqu’à 15000 milles-bonis AéroplanMD lorsque vous voyagez au Canada et entre le Canada et les États-Unis, incluant Hawaii, entre le 14 février et le 3 mai 2009.Choisissez librement en ligne ou en appelant votre agent de voyages.Vous pouvez également nous appeler au 1 888 247-2262.L’offre prend fin le 19 mars 2009.¦ I icouver 2< çggp \Nfi SUPPORTEUR OFFICIEL OFFICIAI.WPPORUR STAR ALLIANCE ^ aircanada.com La liberté de voyager à votre façon Un billet acheté auprès du bureau des réservations d'Air Canada coûtera 25$ additionnels par personne, jusqu'à un maximum de 100$ par réservation (non remboursables, taxes en sus).Service aux personnes malentendantes (ATS): 1 800 361-8071.Réservation d'hôtel location de voiture et autres services à destination offerts par des chefs de file de l'industrie du voyage, par l'intermédiaire de WWTMS Les billets doivent être achetés au plus tard le 19 mars 2009.Les assurances, les redevances de navigation de NAV CANADA, les taxes et les autres frais et suppléments ne sont pas inclus.Les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité Des restrictions quant aux pun et aux heures peuvent s'appliquer Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour À moins d’avis contraire les vols peuvent être assurés par des appareils d’AIr Canada, d'Air Canada JazzMl, de United Airlines, membre du réseau Star Alliance”', ou des transporteurs aériens United Express (SkyWcst Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America.Trans States Airlines, Cojet Airlines ou Mesa Airlines) Destinations canadienne* : les tarifs sont basés sur un aller simple.Les voyages doivent prendre fin au plus tard le 24 juin 2009 L'achat cinq Jours à l’avance est requis Destinations américaines: les tarifs sont basés sur un aller simple Les voyages doivent prendre fin au plus tard le 24 juin 2009.L’achat à l'avance peut être requis.Promotion milles-boni» Aéropfan vous devez être membre du programme Aéroplan et vous inscrire pour être admissible à cette promotion, les milles-bonis Aéroplan sont attribués pour les voyages aux tarifs Tango, Tango Plus, Latitude et classe Affaires et pour tous les segments de vols admissibles au Canada et enlre le Canada et les États-Unis, incluant Hawaii, entre le 14 février et le 3 mai 2009, à bord des vols exploités par Air Canada ou Air Canada jazz et des vols à code multiple d’Air Canada exploités par Air Creebec, Air Georgian Limited (faisant affaire sous le nom d'Air Alliance), Central Mountain Air et Exploits Valley Air Services ltd.les milles-bonis Aéroplan ne sont pas des milles-privilèges Air Canada et ne permettent pas l'accès h un statut supérieur Air Canada.Certaines conditions s’appliquent.Pour obtenir la liste des vols et des tarifs admissibles, pour vous inscrire et pour tous les autres détails, visitez airtanada com ^ Air Canada Jazz est une marque de commerce d’Air Canada M Aéroplan est une marque déposée d'Aéroplan Canada Inc L E DEVOIR, L E M E R, C R E D I 18 M A R S 200 9 LE MONDf Benoît XVI entame un voyage en Afrique Sida: le pape conteste l’efficacité du préservatif Dans l’avion qui le menait à Yaoundé, le pape a réitéré l’opposition du Vatican à toute forme de contraception autre que l’abstinence et à l’usage du préservatif, même pour des motifs prophylactiques comme la prévention du sida, qui fait des ravages en Afrique.Yaoundé — Le pape Benoît XVI, qui a entamé hier au Cameroun son premier voyage en Afrique, a abordé d’emblée le sida, fléau qui frappe durement ce continent, en campant sur la position de l’Eglise catholique contre l’usage du préservatif.Arrivé peu avant 16 h à Yaoundé, première étape d’un voyage d’une semaine qui le mènera aussi en Angola, le pape, accueilli par le président camerounais Paul Biya, a prononcé un bref discours soulignant les maux dont souffre l’Afrique, «la violence, la pauvreté, la faim, la corruption, l’abus de pouvoir» et espérant apporter de «l’espoir».Le président Biya a salué «l’intérêt» de Benoît XVI pour «ceux qui souffrent de la guerre, de la misère, de la maladie ou de l’oppression».«Votre seule présence est porteuse d’espoir et de confiance en l’avenir», a-t-il ajouté.Dans l’avion qui le menait dans la capitale camerounaise depuis Rome, le pape a estimé que l’on ne pouvait «pas régler le problème du sida», pandémie dévastatrice en Afrique, «avec la distribution de préservatifs».«Au contraire [leur] utilisation aggrave le problème», a-t-il affirmé.Le Vatican est opposé à toute forme de contraception autre que l’abstinence et réprouve l’usage du préservatif, même pour des motifs prophylactiques (prévention de maladies).Benoît XVI, qui laisse derrière lui un profond malaise au Vatican à la suite de l’énorme polé- Benoît XVI va en Afrique à la rencontre d’une / Eglise très dynamique mique suscitée par sa décision de lever l’excommunication d’un évêque négationniste, a également assuré qu’il ne se sentait «pas seul», mais «entouré d’amis».A Yaoundé, il a évoqué «les conflits régionaux» qui dévastent l’Afrique, «le trafic des êtres humains [.] nouvelle forme d’esclavage» ainsi que «la pénurie de produits alimentaires», «la crise financière» ou «les désordres du changement climatique» qui affectent le continent «de façon disproportionnée».Benqît XVI, qui va à la rencontre en Afrique d’une Eglise particulièrement dynamique, a dit en avoir «une opinion positive», soulignant qu’elle était «proche de ceux qui souffrent et ont besoin d’aide».Selon les statistiques officielles de l’Église catholique, le nombre de fidèles en Afrique a encore progressé de 3 % en 2007 alors qu’il est resté stable sur l’ensemble de la planète.Près de la moitié des baptêmes d’adultes dans le monde ont lieu en Afrique, selon le quotidien italien II Carrière della Sera.Admettant néanmoins que le «péché existe aussi dans l’Église», Benoît XVI a affirmé qu’il appellerait ses responsables à un «examen de conscience».L’Église africaine doit également affronter de nombreux problèmes, dont les relations parfois conflictuelles avec l’islam, comme au Soudan et au Nigeria, et le pentecôtisme, qui séduit les populations pauvres par ses promesses de guérison et de prospérité.Ée pape a annoncé que son voyage serait l’occasion d’aborder des thèmes comme la «lutte contre la corruption» et «l’ouverture aux autres religions», estimant que les relations entre catholiques et musulmans étaient «bonnes».Benoît XVI, qui a placé l’année 2009 sous le signe du continent africain, rencontrera demain les représentants des épiscopats de 52 pays pour préparer un synode sur l’Afrique prévu en octobre au Vatican.Il quittera le Cameroun vendredi pour l’Angola.Agence France-Presse Des changements pour faire de votre lecture une expérience plus agréable.maintenant plus de COULEURS »’ O I VT »-: t H K 1 tj !' K U rntique (tu Mm de Denis Villeneuve par Odile Tremblay Des commandites aux plaines d’Abraham U* profrt de célébration de ITÂP a germé il y a une dinuiM- EDITORIAL LES MILLIONS EN PRIME La grossièreté Après avoir bénéficié d’une aide publique s’élevant à 170 milliards, voilà qu’on apprend que la compagnie d’assurances A.I.G vient d’accorder des millions en primes à des cadres et des employés.Tout naturellement, cette nouvelle a aiguisé la colère ressentie par les Américains et par le premier d’entre eux: Barack Obama.A vant de formuler la moindre explication sur le sujet, si tant est qu’on y parvienne, on se doit d’observer un devoir de prévention envers l’ami lecteur tant cette histoire est aberrante, pour rester poli.Tenez-vous bien: les individus qui ont perçu 165 millions ces jours-ci et 55 millions en décembre sont ceux-là mêmes qui travaillaient pour, ou qui dirigeaient, façon de parler évidemment, la division de produits financiers ayant plombé les livres d’A.I.G.Pour reprendre le constat d’un sénateur, ces gens-là jouissent désormais d'une prime à l’incompétence.Comment en est-on arrivé là?Comment se fait-il qu’on ait tordu le cou de la logique, qu’on ait sombré dans un océan d’irrationalité, qu’on ait rayé d’un trait de plume l’éthique de responsabilité au profit de la seule éthique de conviction?Comment est-il possible que les droits effectivement contenus dans le lien contractuel unissant ces employés à A.I.G aient préséance sur le bien public puisque sans le public ils pointeraient au chômage depuis septembre dernier?Cette histoire bafouant tout effort d’entendement, on ne sait quoi répondre, si ce n’est que le Æk ^ Mby ayant milité pour le décloisonnement tous azimuts de la finance et de la rémunération sans cesse croissante et sans cesse prononcée peut se ¦MHI targuer d’avoir réussi sur toute la ligne, au risque de nous exposer à la pire dépression depuis celle des années 30.Parlons-en de la rémunération.Selon une étude réalisée par deux économistes américains pour le National Bureau of Economie Research, les années 20 et la dernière décennie présentent un point commun sidérant: le salaire des p.-d.g.des établissements financiers était, hier comme aujourd’hui, de 30 à 50 % supérieur à celui des p.-d.g.des compagnies industrielles, des sociétés de services, etc.D’après Thomas Philippon, l’un des auteurs de l’étude, lorsqu’il y a équilibre entre l’économie dite réelle et le monde bancaire, de telles distorsions sont inexistantes.Cela étant dit, on ne sera pas étonné que 83 % des Américains souhaitent que la Maison-Blanche et le Congrès balisent les politiques de rémunération.Ce souhait se confondant en fait avec l’exigence, on craint sérieusement un retour du populisme propre à compliquer la tâche d’Obama.En effet, pour ce dernier, le défi qui se dessine est le suivant comment faire avaler à une forte majorité de citoyens très remontée contre tout ce qui ressemble à Wall Street la nécessité de prêter des milliards sans passer pour un avocat de Wall Street?En attendant le sauvetage de telle ou telle autre banque par l’État, il faut espérer que l’offensive légale amorcée par le procureur de l’État de New York atteigne son but.Ce dernier estime qu’A,I.G.ayant été sous-capitalisée lorsque ces primes ont été décidées, les gens qui s’en sont mis plein les poches doivent rembourser.Rembourser et déguerpir au plus vite.SALVADOR Serge Truffaut Un sol fuyant ictoire extraordinaire que celle, dimanche dernier, de Mauricio Funes à la présidentielle salvadorienne, au vu de l’indécrottable culture anticommuniste de la clique politique qui tient le pouvoir au Salvador depuis des décennies.Ên remportant l’élection, la gauche chasse pour la première fois de la présidence la droite et l’extrême droite qu’incarne le parti Arena, parrain politique des pires exactions commises pendant la guerre civile par l’armée et les escadrons de la mort.Aussi, M.Funes a-t-il visé parfaitement juste dans son discours de victoire en évoquant la mémoire de l’archevêque Oscar Romero, assassiné en pleine messe à San Salvador en mars 1980 par les paramilitaires.Comme le sol s’annonce fuyant sous les pieds du président élu: conjoncture économique extrêmement difficile, corruption, circulation épidémique d’armes légères, violence des gangs font de ce pays l’un des plus criminalisés au monde.Âgé de 49 ans, M.Funes est une ex-vedette du journalisme.Mais il est sans expérience militante et politique.Or, aussi symbolique soit-elle, sa victoire a été remportée sur le fil avec 51,3 % des suffrages au terme d’une campagne pendant laquelle son rival Rodrigo Avila, ancien chef de la Police nationale, n’aura eu de cesse de l’accuser de vouloir faire du Salvador un satellite du Venezuela de Hugo Châvez — dont la vieille garde du FMLN est proche.Il a presque convaincu.Reste, d’autre part, que M.Funes devra composer avec une Assemblée législative où c’est toujours la droite, formée de l’Arena et de deux partis tiers, qui tient la majorité.L’ex-guérilla du FMLN, intégrée au processus |« * T politique depuis 1992, a vu en lui le candidat tombé du ciel qui lui donnerait enfin la présidence.De quel ciment sera fait ce mariage de raison?M.Éunes, qui n’a pris sa carte d’adhésion au Front Farabundo Marti que quelques mois avant le scrutin, dit ouvertement appartenir à une (;tiy gauche qui s’apparente bien davantage à celle du Taillefer Brésilien Lula qu’à celle de Châvez.Au demeurant, la petite économie salvadorienne est dollari-sée, intimement liée à l'américaine: les quelque 3 milliards $US que les 2,5 millions d’expatriés aux Etats-Unis renvoient annuellement à leur famille comptent pour 20 % du PIB salvadorien.En revanche, le FMLN est toujours contrôlé par sa faction communiste, à commencer par Salvador Sanchez Ceren, leader historique du mouvement et colistier de M.Funes à la vice-présidence.Comment la modération affichée par le président élu s’accommodera-t-elle des tenants de cette gauche radicale?la popularité de Barack ( )bama étant ce quelle est, M.Funes ne courait aucun risque politique à promettre de resserrer les liens avec les États-Unis.Le progrès social au Salvador ne passe pourtant pas exclusivement par là: que M.Funes parvienne à freiner l'évasion fiscale à laquelle se livrent sans scrupules les gens d’affaires, qu’il arrive à réduire la corruption policière et la violence des gangs, qu’il trouve du travail aux jeunes dont le taux de chômage est supérieur à 60 %.Bref, qu’il rende justice à Mgr Romero, dont il promet de s’inspirer, et le Salvador fera des petits pas de géant.gtaillefer(fl ledevoir.com FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND un Dt BanQuE, a rcug:*.;;** UN WPotT RuuR A .m JtToN* , n Pi&CNtf , ÇfîîoNuS non 'A lAPtffoflMANC?.£T DE ¦PCPART INVfftÇfW UN ETOu'KT'Cf « b Mi f+ttf bmftL Un côté de la barricade justifie l’autre Le titre du Devoir de ce matin, on aurait pu l’écrire samedi matin.H ne manquait que le nombre d’arrestations parce qu’année après année, les évènements se répètent Un côté de la «barricade» justifiant l’autre.et c’est le cirque.Dommage, la cause est pourtant juste.La police de Montréal, comme bien des polices du monde, a sérieusement besoin d’être mise sous la loupe, observée, questionnée.«Les policiers impliqués dans les événements de Montréal-Nord ont fait leur travail», disait le président de la Fraternité des policiers, Yves Francoeur.Je ne suis pas d’accord.Un jeune homme est mort sans raison parce qu’un policier qui panique n’est pas à sa place.Je ne dis pas que tous les policiers sont incompétents, mais qu’ils doivent tous être responsables de leurs gestes.Et demander eux-mêmes qu’on revoie les méthodes si elles sont inadéquates.Les policiers de l’affaire Villanueva n’ont pas encore eu à répondre convenablement de leur incompétence.Que ce soit la panique ou l’usage imbécile du Taser, il y a des choses qu’on ne doit pas accepter.On a poussé l’audace jusqu’à demander qu’on leur laisse le droit à l’anonymat pendant les procédures.Venant d’un «service» si prompt à ficher les «suspects», ça laisse perplexe.D’ailleurs, les policiers opérant sur le terrain dimanche avaient justement choisi «l’anonymat» en cachant leurs numéros matricules, un procédé ancien, mais toujours aussi honteux.Les affiches qualifiant d’assassins les policiers responsables de la mort de Freddy Villanueva ne sont aussi que provocation.Un côté de la «barricade» justifiant l’autre.Si des évènements entourant la manifestation contre la brutalité policière se répètent encore et encore, il faudra pourtant bien trouver moyen de changer de méthodes.Le LETTRES sujet est trop important pour être laissé aux seules teintes du noir et du blanc qui n’expliquent pas grand-chose, mais qui servent si bien l’immobilisme.Il faut faire preuve d’imagination, penser autrement, cesser de se cogner sur le mur, de plus en plus épais.Si les organisateurs pensaient à un service d’ordre béton pour éviter les provocateurs?Et même ceux qui sont de la police, ça s’est déjà vu.H doit bien y avoir dans une centrale syndicale ou des mouvements populaires des personnes qui savent encore constituer un service d’ordre?Je nous souhaite à tous que l’on trouve d’autres avenues comme un certain Gandhi, jadis.Jacques Levesque Le 16 mars 2009 Deux poids, deux mesures Je n’arrive pas à le croire! Alors que mon fromager local peine à se remettre de la guerre du MAPAQ contre la listériose, voilà que l’on apprend que le gouvernement du Québec a abandonné ses inspections sur le fromage venu de l’étranger.Pourquoi le gouvernement du Québec exerce-t-il une quasi-forme de répression quant vient le temps de surveiller les fromagers québécois tandis qu’il laisse passer des tonnes de fromages de l’étranger qui vont automatiquement contaminer les fromages québécois dans les comptoirs?Croyez-vous que les bactéries demandent l’autorisation pour se promener d’un fromage à l’autre en contamination croisée?Comment le ministre Laurent Lessard pourra-t-il être pris au sérieux à l’avenir lorsqu’il s’évertuera encore une fois à défendre l’initiative matraque de son ministère?La découverte d’un double standard quant à la gestion des fromages pourrait inquiéter drôlement le consommateur.Est-ce à dire que la négligence du MAPAQ aurait pu en- traîner des risques pour la santé?J’ose imaginer la tête de mon fromager qui a subi une véritable saignée de la part des inspecteurs du MAPAQ, qui n’ont pas lésiné lorsqu’ils ont décidé de mettre à la poubelle des tonnes de fromages fait par des artisans d’ici.Facile d'imaginer la colère des fromagers d’ici qui se battent encore aujourd’hui pour leur survie à la suite du saccage du MAPAQ de septembre 2008 lorsqu’ils apprendront la nouvelle de cette double norme de la part du ministère.Le gouvernement se retrouvera-t-il avec des poursuites sur les bras pour pratiques abusives?Jean-Guy Gagné Rimouski, le 17 mars 2009 Salut Bashung ! Quand j’ai appris le décès du chanteur Alain Bashung, je me suis tout de suite dit qu’il sera difficile d’envisager l’avenir sans nouvel album de ce grand de la chanson.Bien sûr, nous sommes tous mortels.Bashung autant que nous tous.La Faucheuse aurait pu remettre ce rendez-vous avec Bashung .en 2043! Mais non, elle a décidé de cogner à sa porte deux semaines après son dernier tour de piste dans le cadre de la cérémonie des Victoires.On sentait sa fragilité, sa vulnérabilité.Bashung faisait partie des géants de la chanson française.Peu de chanteurs sont parvenus à m’émouvoir autant, tant par la qualité de leurs textes que par la beauté de la musique qui les accompagne.Léo Ferré y est également parvenu.Bashung était inclassable.Il a touché à tous les genres musicaux au cours de sa longue carrière.Je me réjouis à penser qu’il me reste encore des choses à découvrir à propos de l'œuvre de Bashung.Parce que faire le tour d’un géant, ça prend toute une vie! Pascal Alain Carleton-sur-Mer, le 16 mars 2009 LIBRE OPINION Chasse au phoque: FIFAW répond à Nature Québec OLIVIER BONNET Directeur du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) Le texte de Nature Québec publié dans la page Idées du Devoir du 12 mars dernier, intitulé «Le phoque du Groenland n’est pas menacé», perpétue les mythes au sujet de la chasse aux phoques.Il ne rend pas service aux lecteurs qui devraient être informés des faits vérifiables pour comprendre pourquoi le plus grand abattage de mammifères marins au monde, la chasse aux phoques commerciale canadienne, est tant décrié à la fois à l’étranger et ici au Canada.Nature Québec, qui fait par ailleurs un excellent travail en matière de programmes écologiques au Québec, prend position pour la toute première fois de son existence sur ce dossier.Un peu trop hâtivement, au vu de certaines affirmations qui ressemblent davantage aux arguments fallacieux du Conseil canadien de la fourrure ou de Pêches et Océans Canada, qui finance cet organisme.Le mythe qui rend le phoque du Groenland responsable de tous les maux des pêcheries en général, et du non-rétablissement des stocks de morue en particulier, a la vie dure dans les provinces atlantiques.C’est un bouc émissaire très pratique, mais dépourvu de fondement scientifique.Parmi les nombreuses études portant sur la prédation de la morue ou d’autres espèces par le phoque du Groenland, aucune n’a pu démontrer un quelconque impact sur les stocks de poissons — un fait reconnu depuis un certain temps déjà par les biologistes qui travaillent à Pêches et Océans Canada.Le prétendu «équilibre écologique» qui justifierait l’abattage de centaines de milliers de bébés phoques est un autre mythe qui a été rejeté par les écologistes dans les années 1930.Il y a par contre une abondante littérature scientifique témoignant du fait que les écosystèmes dans le golfe du Saint-Laurent, comme ailleurs dans cette région maritime convoitée depuis des siècles, ont été vidés par la surpêche et profondément transformés par la surexploitation et l’activité humaine.Une étude récente montre même que la pêche industrielle, pratiquée depuis des décennies, a modifié l’évolution de la morue de façon pennanente.En matière d’abattage sans cruauté, Nature Québec omet de dire que le Fonds mondial pour la nature (WWF) n’a pas d'expertise dans ce domaine — Nature Québec non plus — et réfère ces questions aux organisations spécialisées en bien-être animal, comme le Éonds international pour la protection des animaux (IFAW).Son nom est néanmoins régulièrement exploité à des fins de justification de la chasse aux phoques, ce que cet organisme n’apprécie guère.Il faut également souligner que le rapport en question (2005) fait état de 11 recommandations qui devraient être appliquées afin que la chasse soit pratiquée sans cruauté — ce qui n’est pas le cas en 2009, une nuance plutôt importante! Dans son texte, Nature Québec précise que les chasseurs de phoques sont également des pêcheurs.En fait, ce sont pour la plupart des pêcheurs, qui chassent le phoque entre deux jours à deux semaines par an, pour un revenu d’appoint, et non l’inverse! Le mythe de la dépendance économique a été sérieusement ébranlé depuis que les coûts associés au maintien de la chasse en 2007 et en 2008 (brise-glaces de la Garde-côtiere, surveillance de Pêches et Océans, nombreux voyages de délégations en Europe, effondrement du prix des peaux de phoque, inventaires invendus depuis 2007) indiquent que la chasse aux phoques coûte peut-être davantage aux contribuables canadiens qu’elle n’en rapporte aux pêcheurs — sans parler de l’impact économique de divers embargos déjà en cours.Il est grand temps que le gouvernement fédéral et les députés qui représentent ces communautés prennent leurs responsabilités et investissent dans des emplois ayant un avenir plus prometteur.Nous sommes au XXI' siècle! Pour une première prise de position sur ce dossier chaud, Nature Québec devra repasser.c ne c 9366 L E E V 0 1 R .LE MERCREDI 18 M R S 0 I) !) A 1) IDEES Google et les bibliothèques La revanche de la cigale sur la fourmi GUYLAINE BEAUDRY Présidente de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Directrice du Centre d'édition numérique de l'Université de Montréal et du consortium Érudit i llll r’î H144 es son arrivée en 1998, Google s'est imposé de façon massive par sa facilité d'utilisation et la relative pertinence des résultats de recherche ol> tenus.Depuis quelques années, une partie de la stratégie d'affaires de cette entreprise porte sur les fichiers de contenu.L'empressement et les ressources considérables consacrées à constituer des fonds confirment que l'enjeu des prochaines années est de posséder des fichiers de contenu de qualité par, notamment, la numérisation des patrimoines éditoriaux, tant culturels que scientifiques.Au début de son programme Recherche de livres, Google n'avait pas un seul livre à mettre en ligne.D'où proviennent les livres que Google numérise, indexe et diffuse par sa plateforme?Principalement de deux sources: les grandes bibliothèques publiques et universitaires, ainsi que les éditeurs.Plusieurs bibliothèques participent au projet Google, notamment celles des universités de Stanford, du Michigan et d’Oxford, ainsi que la New York Public Library, la Bayerische Staatsbi-bliothek et la Bibliothèque municipale de Lyon.En 2005, l'Association of American Publishers et l’Authors Guild ont déposé des requêtes contre Google sous le motif que ce dernier, en numérisant entièrement les livres pour les indexer en texte intégral, viole le droit de l'auteur et de l'éditeur en le faisant sans leur permission.Le 28 octobre 2008, une entente hors com est intervenue entre les parties.Commercialisation Alors que la poursuite contre Google portait sur le concept de «fair use» dans le monde numérique, l'entente ne répond pas à cette question et établit plutôt les conditions de commercialisation du fonds constitué par Google.Les représentants des auteurs et des éditeurs ont obtenu de Google le paiement d'une somme de 45 millions $US à distribuer entre les détenteurs de droits pour tous les livres numérisés le 5 janvier 2009 ou avant La distribution de cette somme, ainsi que 63 % des revenus à venir, sera assurée par le Book Rights Registry, une agence de paiement de redevances qui sera créée grâce à une contribution de Google de 34,5 millions $US.Voilà pour les auteurs et les éditeurs.Google reçoit néanmoins une part importante du gâteau puisque cette entente marque le début de l'exploitation du fonds qu'il a constitué.Eh oui! L'accès aux livres numérisés sera maintenant tarifé.Du coup, Google Recherche de livres devient Google Library Project.Les particuliers pourront payer pour avoir accès à un ou à des livres du fonds.Les bibliothèques achèteront des abonnements institutionnels pour donner accès à leurs usagers.ttfcr •: “'TïS t U rZL< rfiTèV àS '“e îifc-v vc -K mmz gfSii il La New York Public Library fait partie d’un groupe de bibliothèques, publiques et universitaires, ayant une entente avec Google.MIKE SEGAR REUTERS H y a bien quelques largesses envers les bibliothèques, tout de même! D'abord, des «terminaux» dans les bibliothèques universitaires et publiques américaines donneront accès au fonds Google library — comme si ce mode de diffusion correspondait aux besoins des bibliothèques et de leurs usagers.Aussi, les bibliothèques qui collaborent avec Google recevront les fichiers des livres numérisés pour lesquels une série de contraintes plutôt lourdes sont imposées, dont la restriction de la diffusion au réseau institutionnel, sans indexation possible par d'autres outils de recherche.Résumons: 1- Les bibliothèques prêtent gracieusement à Google leurs collections pour qu'elles soient numérisées, selon une entente non exclusive.2- Les fichiers appartiennent à Google, mais peuvent être utilisés de façon plutôt contraignante par les bibliothèques.3- Google vend l'accès à ces collections aux particuliers et aux bibliothèques.4- Google, les auteurs et les éditeurs se partagent les recettes des ventes.Les bibliothèques signataires permettent à Google de constituer un fonds mondial multilingue qui lui donne une position sans précédent dans l'histoire du livre et de l'édition.Ces collections sont développées par des bibliothécaires depuis des générations et, dans plusieurs cas, grâce à des investissements publics.Les bibliothèques sont les institutions que les sociétés ont créées pour mettre en commun des documents et ainsi assurer leur libre accès.Même si elles ne disposent pas de res- sources financières à la mesure de Google, les bibliothèques bénéficient d'un capital symbolique considérable, notamment en raison de la richesse de leurs collections.En donnant leurs collections à numériser, c'est comme si les bibliothèques avaient converti leur capital symbolique en capital financier.Seulement, c'est un empire fondé il y a dix ans qui le récupère en constituant son fonds de commerce, sans que nous puissions avoir quelque assurance sur l'accessibilité à ce bien collectif dans 50,100 ou 200 ans.De plus, les collections des bibliothèques seront pour la première fois vendues.Les bibliothécaires ont un engagement moral à ne pas faire n'importe quoi avec les collections constituées depuis des générations.Ne nous méprenons pas.Il s'agit bien de la privatisation d'un bien public.Et si le rôle des bibliothécaires du début du XXI' siècle était plutôt celui-ci: porter vers le numérique les documents des cultures du manuscrit et de l'imprimé, et les rendre disponibles selon les principes d'accès légués par la génération précédente?Un aspect moral En procédant ainsi, les bibliothèques signataires peuvent donner l'impression qu'elles agissent à courte vue et en fonction des communautés qu'elles ont à desservir directement Puisque les fichiers peuvent éventuellement être mis à disposition de leurs clients ou usagers, leurs missions sont sauves.Or, il faut prendre en compte que les collections numérisées sont constituées de livres provenant de tous pays.Il y a là un aspect à tout le moins moral à considérer.Un livre représente da- vantage que sa matérialité puisqu'il s'inscrit dans le patrimoine et la production éditoriale d'une société.Mais plus encore, si on reconnaît que le numérique permet le plus grand accès à la connaissance, en permettant à Google de constituer ce fonds et de le diffuser, ce sont les fonctions de diffusion et de préservation des collections qui échappent aux bibliothèques.C’est pourtant là leur raison d'être depuis Alexandrie.Finalement, cette responsabilité cédée aux outils de recherche par quelques bibliothèques peut avoir des effets pernicieux.En effet, certains Etats pourraient ne pas se sentir concernés par la responsabilité des institutions documentaires à numériser pour le bien commun puisqu'une entreprise américaine s'en charge.Il y a heureusement plusieurs initiatives (Europeana, Open Content Alliance, etc.) qui, sans disposer de la renommée et des capitaux de Google, lui font contrepoids en assumant les responsabilités des bibliothèques de l'ère numérique.Les trésors documentaires des collections des bibliothèques constituent une véritable caverne d'Ali Baba dont seul Google peut présentement déclamer le sésame pour en exploiter le capital économique.Il faut bien reconnaître la puissance d'un géant de seulement quelques années qui constitue une collection de livres à dimension ti-tanesque sans payer un sou pour obtenir son fonds de commerce.C'est comme si la fourmi venait de se faire ravir ses réserves par la cigale.Devant telle situation, on peut avoir envie de voir se rallier les bibliothécaires et de lancer: «Bibliothèques du monde entier, unissez-vous!» L’UQAM en grève Les professeurs demandent un rattrapage salarial et 300 nouveaux postes MARTIN PETITCLERC, JEAN-FRANÇOIS HAMEL, LUC BONENFANT, LAURENCE-LÉA FONTAINE, EVE PAQUETTE Professeurs à l’UQAM e 10 mars dernier, les professeurs de l'UQAM ont décidé de prolonger le mandat de grève donné à leur syndicat et de cesser toutes leurs activités d'enseignement et de recherche pendant une semaine entière.Pourquoi?Pour sauver ce qui reste d'une université profondément ébranlée et défendre la mission qui est la sienne.Car les enjeux de cette grève dépassent la seule question des salaires et des conditions de travail des professeurs.Il en va, croyons-nous, de l'avenir d'une institution qui, depuis sa fondation, a contribué à renforcer le visage francophone de Montréal et à démocratiser l'accès à l'éducation supérieure pour l'ensemble de la population québécoise.Ce conflit de travail ne se comprend qu'à la lumière de la crise immobilière que l'UQAM a traversée et dont les causes sont bien connues.La direction de l'université a en effet été peu scrupuleuse dans la mise en place de projets immobiliers qui devaient répondre au manque d'espace dont souffrait l'établissement.Dans un rapport déposé en juin 2008, le vérificateur général du Québec écrit que «le recteur a montré peu d'intérêt quant à l’impact des projets immobiliers sur la situation financière toujours précaire de l'université» et qu'il a pris «des décisions importantes sans demander l'approbation» du conseil d'administration ou en transmettant à ce dernier des informations incomplètes ou inexactes.Suivant des directives gouvernementales, la direction s'est ainsi engagée dans un partenariat public-privé qui s'est rapidement avéré désastreux.Après le départ précipité des responsables de ce fiasco immobilier, la nouvelle administration de l'UQAM n'a eu d'autre choix que d'interrompre la construction de cet éléphant blanc qu'est devenu l'Ilot voyageur.Payer les pots cassés Selon un scénario maintenant familier, c'est la communauté universitaire qui a payé les pots cassés tandis que les responsables quittaient le navire avec fie généreuses primes de départ.Le ministère de l'Education, niant d'abord ses responsabilités, décidait de faire pression sur l'UQAM, en retenant des subventions qui lui étaient dues, pour qu'elle adopte un plan de redressement.Concrètement, cela s'est traduit par une hausse des frais et une réduction des services pour les étudiants, la mise à pied de nombreux employés de soutien, le gel de l’embauche de professeurs, l’augmentation du nombre d'étudiants par classe, etc.Les effets de ce plan ont été ressentis avec d'autant plus de force que l'UQAM est l'une des institutions les plus fragiles d'un réseau universitaire québécois par ailleurs sous-financé.Pendant ce temps, la direction de l'UQAM dépensait des millions pour des firmes d'experts-comptables qui devaient lui permettre de retrouver l'équilibre budgétaire.L'automne dernier, le gouvernement, aussi blâmé par le rapport du vérificateur général, décidait enfin de soulager l'université d'une part des lourdes charges entraînées par ce désastre immobilier.Terminée, la crise?Non, loin de là.Devant les professeurs qui veulent discuter de la relance de l'UQAM, quelle est l'attitude Nos demandes visent d'abord à défendre la qualité de l'enseignement dispensé à l'UQAM de Claude Corbo et de son équipe?Ils refusent, au nom d'un redressement comptable à courte vue, d'aborder les questions essentielles qui concernent l'avenir de l'université.La direction utilise en effet le prétexte de la crise immobilière pour refuser de négocier de bonne foi la convention collective des professeurs, échue depuis le 1er juin 2007, mettant ainsi en péril la vitalité et le développement de l'UQAM au cours des prochaines années.Pourtant, les demandes du Syndicat des professeurs sont pourtant parfaitement raisonnables.Les professeurs exigent un rattrapage salarial parce qu'ils sont les moins bien payés de tout le réseau universitaire québécois et qu'ils souhaitent que leur établissement demeure compétitif sur le marché de l'emploi en offrant aux meilleurs candidats des conditions équivalentes à celles que l'on trouve ailleurs.Mais la demande principale du syndicat concerne l'embauche de 300 nouveaux professeurs de manière à atteindre une parité relative avec les autres universités en ce qui concerne le ratio professeur/étudiants.Ici encore l'UQAM est depuis de nombreuses années en queue de peloton, chaque professeur devant assurer la formation et l'encadrement d'un plus grand nombre d'étudiants que ceux des autres institutions québécoises.Les demandes des professeurs visent d'abord à défendre la qualité de l'enseignement dispensé à l'UQAM.Refuser ces demandes, comme le fait la direction actuelle, c'est condamner l'UQAM à devenir, à plus ou moins brève échéance, une université de seconde zone, que ne fréquenteront que les étudiants qui attendent d'être admis dans une université mieux dotée par le gouvernement et, de ce fait, mieux cotée sur le «marché» de la diplomation.Une université à défendre Depuis la fin de la crise immobilière, les administrateurs incompétents ont été indemnisés, les sociétés immobilières dédommagées, les firmes comptables grassement rémunérées, mais on tient encore et toujours la communauté uqa-mienne responsable des problèmes de l'université.La direction semble en effet décidée à faire payer les professeurs en laissant se détériorer leurs conditions de travail.Du coup, ce sont aussi les conditions d'apprentissage de près de 40 000 étudiants qui se dégraderont, sans doute de manière irréversible.La menace qui plane sur l'UQAM est réelle.Si sa mission consiste depuis 40 ans à offrir une éducation supérieure de qualité à une population qui autrement en serait privée, rien n'indique que cette université libre et populaire sera encore demain en mesure de remplir ses engagements.Cette grève, les professeurs ne la font pas le cœur léger, mais bien parce qu'ils considèrent que la direction refuse de discuter sérieusement avec eux, qu'elle s'est presque coupée de la communauté universitaire qu'elle doit pourtant représenter et qu'elle ne semble plus avoir à cœur de défendre les valeurs qui ont fait jusqu'ici le succès de l'UQAM.Après avoir accepté d'importantes concessions dans le contexte de la crise immobilière, après avoir porté à bout de bras un établissement qui souffre depuis des années du sous-financement gouvernemental, nous en sommes venus à la conclusion, difficile il est vrai, qu'il ne nous était plus possible de laisser sombrer l'université que nous aimons sans montrer l'ampleur de notre colère.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information généniU' o* métropolitaine : Ctérald Dallairr (adjoint an directeur de Vinjnrmation), Marie-Andréo Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane Baillait-on (général).Clairandrée Cauchy (éducation), Saunne Caniveau (affaires municipales), l'abien I Valise (consommation), Jean Dion (sports).D>uis-< tilles l'nincoiu (environnement).l’iiulim* (iravel (sciences).Hiian Myles (justice et faits de société).Dmise-Mmidu Kioux Soticy (santé).Alexandre Shields (général), I’hilipi*- Papineau (pupitre) .infnrmntinn ixditiqm Michel David (chroniqueur) Hélène Ruzzetti el Alee Castonguay (correspondants parlementaires ü Ottawa), Antoine Kobitnille et Robert Dutrlsae (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque (reporter) , information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Serge Truffant i lue (reporte .'remblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), François Desjardins (reporter).Flic Desrosiers (reporter).Claude Turcotte (reporter), Dominique Reny (pupitre) : information internationale : Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information) (éditorialiste), Claude (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) : Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : Michel Gnrneau (caricaturiste) ; lombe et Ktienne Plamondon-Fmond (commis à la rédaction).Boily Deniers.Jean-François Bossé.Manon Bollard, Marlène t (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), • ROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Bilyakova (responsable des services comptables).Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Monger (responsable du site Internet), l-.milie Folie Boivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction).Jean-Jacques Coul DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).PUBLICITE Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bosselle, Jean de Billy, Jennifer 1 Côté.Richard Douangmala.Amélie Maltais, Claire Paquet.Klyssn Porlier, Chantal Rainville.Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goule Michel Bernatchez.Danielle Cantnra, Richard Des Cormiers, Donald Filion.Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web).Hansel Matthews (technicien informatique) PROMU Caroline Simard (responsable service â la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Hondo Brisobois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bily Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Difleur, Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross.dm \ 10 LE DEVOIR.LE MERCREDI IR MARS 2 0 0 9 ACTUALITES JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Le banquier Jacques L.Ménard a présenté hier à Montréal le rappport du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires du Québec.' «S?¦ 'mm; CAISSE SUITE DE LA PAGE 1 «cotéAAA» par l’agence de notation DBRS, ce qui en faisait, du moins en théorie, un investissement moins risqué que si la Caisse avait acheté des obligations du gouvernement du Québec.Les propos de M.D’Amours surviennent une semaine après ceux de Claude Garcia, un autre ancien membre du conseil qui, pour sa part, présidait le comité de vérification.Le papier commercial (PCAA) que détenait la Caisse était adossé à des actifs et émis par des entités non bancaires, fl générait des rendements légèrement supérieurs aux bons du Trésor, et ce, grâce à des dettes de cartes de crédit, à des voitures de location et à des hypothèques, fl contenait aussi des composantes financières plus complexes, comme des «credit default swaps».Le marché canadien du PCAA non bancaire, environ 35 milliards au total, a cessé de fonctionner en août 2007 lorsqu’une crise de confiance a fait en sorte que le bassin d’acheteurs s’est évaporé.Du jour au lendemain, les détenteurs étaient incapables de reprendre leurs billes.Il a été transformé en obligations à long terme.Solution de rechange aux bons du Trésor Pour justifier ses 13 milliards en PCAA, soit le tiers du marché, la Caisse et son ex-président, Henri-Paul Rousseau, ont affirmé qu’en raison du remboursement de la dette à Ottawa, il y avait de moins en moins de titres gouvernementaux sur le marché et que la Caisse devait chercher ailleurs.Elle gérait environ 30 milliards en liquidités.D’autant plus qu’il n’y avait aucune limite à la quantité d’instruments financiers que la Caisse pouvait acheter sur le marché monétaire.Au sujet de cette absence de plafond, y a-t-il déjà quelqu’un qui s’est posé des questions au comité de gestion des risques?«Avant août 2007, non», a dit M.D’Amours.Après cela, «on s’est engagés dans une revue des pratiques», a-t-il ajouté.Y a-t-il eu un man-quement?«Je ne peux pas dire qu’il y a eu m manque-ment, mais il y a eu un regret par la suite.» Depuis, un plafond a été mis en place, et une firme externe a procédé à l’examen des pratiques.Même s’il y avait eu un plafond à l’époque, selon M.D’Amours, «la Caisse aurait quand même acheté du PCAA».Il estime qu’il s’est dit «beaucoup de choses» au sujet du PCAA, du genre «on vous l’avait dit», et Il est imprimé par Imprimerie Mirabel lue., \2 HOO rue Brault.Si Janvier de Mirabel, Québec, division de Québécor Média, (il2 rue Saint-Jacques, Montreal, qui a retenu pour la region de Québec les services de l’imprimerie du Journal de Québec, 450 avenue Béchard.Quebec qui est la propriété de Conn irai ion Sun Média, BU! i ne Saint Jacques.Montréal.Enregistrement n 08.58.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007
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