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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-03-18, Collections de BAnQ.

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L K DEVOIR, LE MERCREDI IK M A R S 2 O O «I mmtm 24 HEURES EN MARS e P° uv o\* mots ! ARCHIVES LE DEVOIR Le monde de ceux et celles qui pensent est bien vivant «Ce dont on ne peut parler, il faut le taire», a écrit Ludwig Wittgenstein dans son Tractatus logico-philosophicus.Et ce qui a été énoncé en 1921 vaut encore aujourd’hui, indépendamment de ce qu’on peut entendre dans nos «boudoirs» modernes que sont les radios et les télés quotidiennes.NORMAND THÉRIAULT De nos jours, il semble ne plus y avoir de place pour la pensée, quand les slogans à la mode proclament que la consommation règne, que la rentabilité est le critère premier pour établir la pertinence de toute action et que finalement c’est l’immédiat qui prime, les temps n’étant point favorables à la réflexion, si primaire soit-elle.Alors, on ouvre la radio pour se divertir, on lit les gazettes pour se laisser éblouir par les vedettes du moment et les livres deviennent des objets de curiosité dont quelques aficionados se délectent Ce que le monde devient il faudrait laisser un tel sujet à ceux qui ont du temps à perdre, car il importerait plus de savoir si les listes d’attente raccourcissent ou si le prix de l’essence est à la hausse ou à la baisse.Rappelons-nous le discours enthousiaste d’un Nicolas Sar- kozy triomphant: «On en a fini avec Mai 68.» Et jusqu’à hier encore le capitalisme, lui aussi alors triomphant, faisait les choux gras de ces vestiges de l’autre pensée, celle qu’une bureaucratie communiste avait mise à mal.Et le monde se trouve ainsi unifié par une pensée unique, qui suppose nulle réflexion, nulle interrogation sur le fait que les humains vivent ou sur le sens de leurs ac-tions.La question «Que ferons-nous ce soir?» est ainsi devenue une interrogation plus prioritaire qu’une autre où on se demanderait encore «D’où viens-je?Qui suis-je?Où vais-je?».La chapelle et l’agora Hier, ils étaient les prometteurs d’une petite chapelle, qui est d’une nature toute différente de celles qui pullulent dans les Bible Belt, là où on transfère dans l’au-delà les problèmes de l’ici-bas.Quand, en 2005, ces enthousiastes lancèrent I^a nuit de la philosophie, un marathon de 24 heures où le nombre d’idées marqueraient la distance à parcourir, ils étaient des farfelus sur une planète où les vérités simples traînaient.Le Bien et le Mal étaient nettement identifiés: leurs soldats répandaient la mort, par souci d’éradiquer la croyance de l’autre au nom de ses valeurs à soi.Et ce nouvel «axe» avait plus d’un partisan: un Harper allait d’ailleurs profiter de la mise en place d’un système aux valeurs simples et un Charest croyait toujours qu’il fallait en finir avec tout ce socialisme de bon aloi qui avait «entaché» le Québec.Mais, eux, simples étudiants en philosophie, étaient d’un autre credo et l’agora n’y était point, dans leur esprit, conçue comme un lieu de consensus mais comme une place d’échanges: dans les espaces d’une université, les locaux de l’UQAM au centre-ville de Montréal, une multiplicité de places où un thème, un concept permettait de lancer la réflexion.Cette année-là, la première, ils accueillirent 1000 autres de leur espèce.Deux ans plus tard, en 2007, il y avait foule: 6000 personnes firent d’un jour et d’une nuit un lieu de parole.Et 2009?Les Simon Tremblay-Pépin, Sindy Brodeur, Frédéric Legris et Marianne di Croce, avec d’autres, rêvent: ils annoncent un nombre à cinq chiffres pour établir la participation à un événement qui nécessite que les portes des pavillons uqa-miens soient toujours ouvertes, que l’auditorium de la Bibliothèque nationale puisse contenir la foule et que la Cinémathèque ait des fauteuils en nombre suffisant pour asseoir chacun et chacune qui veulent comprendre que la philosophie est une discipline aux facettes multiples, fa' rendez-vous de 2009, ces 21 et 22 mars de la prochaine fin de semaine, est voulu comme un double jour de fête.Bruit et paroles Dans nos sociétés actuelles, souvent le nombre établira l’importance d'une chose.Dans un monde axé sur «le pain et les jeux», la consommation de toute nature est la justification de plus d’une mesure: il n'est donc pas question de laisser des gens discourir sur ondes quand on obtient plus de succès à laisser des rengaines revenir à répétition et envahir les lieux privés, formant ce bruit de fond qui élimine tout ce qui se produit à l’extérieur et qui pourrait faire remettre en question l’état des choses.Et les tenants de l’immuable se font ainsi prophètes de la non-pensée et ignorent que, indépendamment des idées reçues, le monde de ceux et celles qui pensent est bien vivant: «Dans le domaine de ta philosophie, rapporte Daniel fagault, chef de service de la section histoire, sciences humaines et sociales à BANQ, le Québec a de nombreux chouchous, comme Georges Leroux, Charles Taylor, Laurent-Michel Vacher, Marc Angenot, Normand Baillargeon, Pierre Bertrand, Daniel Weinstock et Jean-MarcPiotte.» Et pour ces gens qui collectionnent les livres, il est une statistique qui plaît: en deux seules années, 2006 et 2007, ce sont 1518 ouvrages que les éditeurs ont imprimé sous couvert de philosophie.Comme quoi, au Québec, il y a plus que des «gens pour parler pour ne rien dire».Et on ne les ferait pas taire, ce à quoi La nuit de la philosophie contribue.Le Devoir LE DEVOIR TyiTïli jjUDï LA NUIT 2009 «Vulgariser la philosophie, mais sans faire de la philo pop» Page 2 MICHEL FREITAG «On sera obligé d’en finir avec le capitalisme» Page 3 SCÈNE ET CINÉMA La philosophie prend le large artistique Page 2 UNIVERSITÉ LAVAL «D y a un regain de la philo aujourd’hui» Page3 BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES Thomas d’Aquin a emménagé rue Holt Paged DE LYON À MONTRÉAL L’université populaire veut démocratiser l’éducation Page 5 LE DEVOIR.LE MERCREDI I H M A R S 2 O O 9 C 2 PHILOSOPHIE Nuit de la philosophie 2009 À vos marques ! Prêts ! Pensez ! « Vulgariser la philosophie, mais sans faire de la philo pop » Il s’agirait du plus grand événement philosophique de la planète, aux dires de ses organisateurs, et il se tient à Montréal.Durant 24 heures, près de 200 activités libres et gratuites sont offertes.Vous connaissez?C’est La nuit de la philosophie, qui revient pour une quatrième édition, du 21 au 22 mars à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).MARI E-ÈVE MAHEU PHILIPPE MARCHAND La Nuit de la philo 2007.Cafés philosophiques, conférences, projections de films, jeux interactifs, expositions, spectacles, lectures publiques, tables de discussion : les choix ne manqueront pas encore cette année.Initiés et néophytes peuvent y trouver leur compte.T^ii ^ à mm' ¦ ¦¦¦ Ly idée de ce marathon intel-i lectuel qu’est La nuit de la philosophie est née au sein d’un groupe d’étudiants en philosophie, auxquels se sont associés quelques amis.«On trouvait que la philosophie n’avait pas la place qu’elle méritait dans la société et qu’il y avait peu d’occasions de philosopher à l’extérieur du cadre institutionnel», raconte Sindy Brodeur, qui a participé à la mise sur pied de l’événement et qui s’occupe toujours de son organisation, avec huit autres personnes.«Le but est de rendre accessible la réflexion philosophique au plus grand nombre et de la présenter sous un jour intéressant», poursuit Simon Trem-blay-Pepin, aussi membre de l’équipe organisatrice.Il cite en exemple un atelier intitulé «Chuck Norris et Steven Seagal contre la philosophie», où les deux vedettes américaines permettent de cogiter sur le libéralisme et l’omnipotence.«Il s’agit parfois de faire un petit détour dans la culture populaire pour que les gens embarquent dans une réflexion philosophique profonde!» Depuis, l’événement prend de l'ampleur d’année en année.D’un millier de participants lors de la première mouture en 2005, leur nombre est passé à 6000 en 2007.Après avoir fait relâche l’année dernière, les organisateurs s’attendent cette fois à accueillir jusqu’à 10 000 personnes.«Ça prend des proportions auxquelles on ne s’attendait pas!», lance Simon Tremblay-Pepin.«La première année, on avait peur que personne ne vienne, se rappelle Frédéric Legris, un des instigateurs du projet et ancien étudiant en philosophie.On a été surpris de notre succès!» Menu varié Cafés philosophiques, conférences, projections de films, jeux interactifs, expositions, spectacles, lectures publiques, tables de discussion: les choix ne manquent pas.Initiés et néophytes peuvent y trouver leur compte.«Dans la première heure, il y a 15 activités qui se passent en même temps.Ça peut être déchirant!», dit Frédéric Legris.Il suggère aux gens d’oser.Pourquoi ne pas aller voir une conférence plus pointue comme «L’idée de la croisade d’hier à aujourd’hui», pour ensuite participer à un atelier sur la télé-réalité, «American Next Top Model et ses suites», continuer avec une prestation de hip-hop et une discussion sur son rôle dans les grandes villes, puis finir avec une improvisation philosophique au piano.«Tout le monde peut proposer des activités, explique Frédéric Legris.Tant qu’il y a une réflexion critique derrière le tout et que c’est réalisable, on les accepte.» Au fil des ans, de plus en plus de gens de l’extérieur du réseau académique ont répondu à l’appel.Pour les organisateurs, c’est une manière de démontrer que la philo peut se marier avec n’importe quelle discipline et être utile pour réfléchir sur des enjeux actuels, comme les gangs de rue, les récents événements à Gaza, la télé-réalité, la crise écologique ou même la révolution du Web 2.0.«L’idée, c’est de vulgariser pour rendre la philosophie accessible, mais sans faire de la philo pop», précise Frédéric Legris.«On veut montrer un autre vi- sage de la philosophie, ancré dans la réalité, et lui enlever l’étiquette de pelletage de nuages», ajoute Sindy Brodeur, qui est pour sa part diplômée en sexologie de l’UQAM.La nuit de la philosophie attire aussi des conférenciers de renom, tels que Shannon Bell, professeure au département des sciences politiques de l’université York, Miguel Be-nasayag, philosophe et psychanalyste français, et Michel Freitag, sociologue québécois.Les trois donneront une grande conférence, «Globalisation et crises: résistances, contre-pouvoirs, sociétés», qui sera présentée à l’auditorium de la Grande Bibliothèque, le 21 mars à 15h.Rigoler en réfléchissant Ce n’est pas parce qu’on philosophe qu’on ne peut pas s’amuser, rappellent les organisateurs.Le groupe d’humoristes engagés Les Zapartistes présentera d’ailleurs un spectacle inédit intitulé Le Zapartisme est un humanisme, mais en plus drôle, le samedi soir.D s’agit de la seule activité payante de La nuit de la philosophie et les billets se vendent 12 $.La programmation de cette année fait aussi une plus grande place aux activités artistiques.Pour la première fois, l’équipe de La nuit de la philosophie propose notamment une joute d’improvisation philosophique avec les pros de la LNI, une activité qu’elle voulait déployer depuis longtemps.Parmi les activités les plus populaires qui reviennent au programme, on retrouve le traditionnel jeu philosophique, où s’affronteront des équipes d’étudiants des cégeps et des universités du Québec.Finalement, pour les plus courageux qui passeront une nuit blanche à se remuer les méninges, les organisateurs leur ont concocté «Les p’tits bonhommes du dimanche matin», une sélection de dessins animés à saveur philosophique.L’événement fait une plus grande place à la relève pour cette quatrième édition.Au programme, deux animations pour les jeunes de 6 à 12 ans, en plus de trois ateliers dans lesquels les adultes pourront apprendre à philosopher avec leurs enfants.Aussi, on nous propose un théâtre de marionnettes à doigts mettant en scène de grands penseurs de l’histoire comme Platon, Freud et Descartes dans des situations loufoques.C’est d’ailleurs Frédéric Legris, enseignant au cégep, qui a monté ce projet avec ses étudiants.«Souvent, on a le préjugé de dire que les gens n’aiment pas la philosophie.Mais ce n’est pas l’expérience que j’en ai dans ma salle de classe et surtout pas à La nuit de la philosophie», conclut-il.Pour plus de détails, visitez www.nuitdelaphilo.com.Collaboratrice du Devoir Scène et cinéma La philosophie prend le large artistique Zapartistes et cinéastes s’invitent L’humour et le cinéma seront de la partie lors de La nuit de la philosophie.En effet, les organisateurs de l’événement ont invité Les Zapartistes à y donner un spectacle inédit et ont aussi programmé un volet cinématographique qui dépasse le strict cadre de la philosophie traditionnelle.JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR François Vanasse, lors d’un récent spectacle des Zapartistes PIERRE VALLÉE Le Zapartisme est un humanisme, mais en plus drôle: voilà le titre du spectacle que présenteront Les Zapartistes.«Au départ, lorsque les organisateurs nous ont approchés, on s’est demandé pourquoi, explique François Patenaude, l’un des trois membres du groupe, avec François Parenteau et Christian Vanasse.Mais il y avait parmi les organisateurs de fervents zapartistes, et on s’est dit: “Pourquoi pas?”, d’autant plus que cela représentait un défi.Notre matière première, ce sont les actualités.Mais, dans le cadre de La nuit de la philo, notre matière se devait d’être plus intemporelle.» Les Zapartistes ont alors décidé de remonter dans le temps en puisant dans des numéros et des textes qu’ils avaient écrits par le passé.«On a relu des textes qu’on avait écrits, il y a cinq ou six ans, dont certains qu’on avait presque oubliés.On a choisi parmi ces textes ceux qui correspondaient le mieux au cadre de La nuit de la philosophie.Il a ensuite fallu donner une cohérence à tout cela, faire des liens entre les numéros et, pour certains textes, écrire une mise en contexte.» Morceaux choisis Ce spectacle inédit des Zapartistes sera donc construit en grande partie de ces morceaux choisis, mais le groupe a tout de même accouché de deux nouveaux numéros écrits spécialement pour l’événement.«Dans le premier numéro, nous reprenons la galerie de personnages publics que nous personnifions.Notre démarche demeure la même et nous agissons comme un décodeur de bull-shit en faisant dire aux politiciens ce qu’ils pensent mais ne disent pas.Dans ce numéro, nous nous servirons des formules u tilisées par ces politiciens en leur donnant une tournure philosophique et humoristique.Par exemple, on pourrait faire dire à Amir Kha-dir, qui adore la formule “pour et contre”, qu’il est pour un système de santé gratuit et public et contre la maladie.» Et le second numéro original?«C’est une surprise.Ce sera aussi sans doute le numéro qu’on fera lors du rappel, si rappel il y a.» Le Zapartisme est un humanisme, mais en plus drôle aura lieu le samedi 21 mars à 20 heures, à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’UQAM.Le spectacle dure 90 minutes, plus un entracte.La première partie, d’une durée d’environ 30 minutes, est assurée par l’auteur-compositeur et chanteur Jean-François Lessard.Volet cinématographique Le volet cinématographique de La nuit de la philosophie se déroulera à la Cinémathèque québécoise.En tout, quatre films seront projetés, soit deux le vendredi 20 mars et deux le samedi 21 mars.L’entrée est libre le samedi.«Nous avons toujours présenté des films lors de Im nuit de la philosophie, explique Jean-François Landry, l’un des organisateurs de l’événement.Mais, en 2007, on a voulu faire plus et regrouper ces films pour en faire un volet cinématographique plus substantiel.Cette année, nous poursuivons dans la même veine.» Mais cette année, par contre, un changement a eu lieu dans le type de programmation.«Les années passées, on présentait des films qui portaient sur des philosophes et leurs idées philosophiques.Cette année, on a voulu sortir de ce cadre en présentant des films qui témoignent de la diversité de la philosophie et de sa présence dans d’autres disciplines.On a cherché à sortir du cadre traditionnel.» Films retenus Le premier film présenté est The Pervert’s Guide to Cinema, de Sophie Fiennes.Dans ce documentaire européen de 150 minutes, le philosophe et psychanalyste Slavoj Zizec aborde des thèmes comme la sexualité, la mort et le fantasme en se servant d’extraits de films classiques.Le second film est Chomsky & compagnie, de Daniel Mermet et Olivier Azam.Ce documentaire français cherche à brosser un portrait de ce linguiste et activiste amé-ricain, Le troisième film est Turbulences, de Carole Poli- quin.Ce documentaire québécois critique le primat de l’économie sur le social et le politique et dénonce l’importance démesurée des marchés financiers.La réalisatrice sera présente à la projection.Le dernier film est Le plaisir d’exister, d’Olivier Brunet.Ce documentaire français porte sur le philosophe Michel Onfray et sa participation à la mise sur pied de l’Université populaire de Caen.Une discussion sur le mouvement des universités populaires suivra la projection.Le choix des films s’est fait de façon collégiale et en collaboration avec la Cinémathèque québécoise.«Chaque film présenté a été vu par au moins un membre du groupe.» De plus, les films retenus ne l’ont pas été uniquement en raison de leurs qualités intrinsèques, mais aussi parce que le sujet abordé par chacun d’eux correspond à une thématique qui sera débattue lors de certaines autres activités de La nuit de la philosophie.«Par exemple, le film Le Plaisir d’exister porte sur l’université populaire, et c’est un sujet qui intéresse beaucoup les organisateurs de La nuit de la philosophie.Nous aurons un atelier auquel participera Françoise Pressât, de l’Université populaire de Lyon, et nous aurons aussi un groupe réunissant des représentants des universités populaires de Lyon, de Lille, de Boston et de Montréal.Nous avons donc choisi des films dont les sujets s’inscrivent directement dans notre programmation d’ateliers et d’autres forums de discussion et qui viennent à leur manière compléter cette dernière.» Collaborateur du Devoir DIMANCHE PHILO (Hors sérk*) Dans le cadre de la Semaine québécoise des adultes en formation et du 10* anniversaire de La Compagnie des philosophes Conférence-atelier grand public En temps de crise, trois voies de sagesse : philosophie, spiritualité et écologie Conférenciers : Jacques J.Perron, Ph.D, - sagesse de la philosophie Sylvain Pinard, Ph.D, - sagesse de l’hindouisme Yvon R.Théroux, MA - sagesse du christianisme Dimanche 29 mars 2009,9 h 30 à 13 h Maison Gisèle-Auprix-St-Germain (Vieux-Longueuil) Conférences - Ateliers - Échanges - Goûter - Documents d’accompagnement Activité gratuite - Entrée libre - Nombre limité de places : sur réservation seulement 450 670-8775, philosophes@mac.com httBJ/www.îd.escMliisQB.IifiS.arg * LE I) E V 0 I K .L E MERCREDI 18 M A R S 2 (I 0 9 PHILOSOPHIE Mondialisation et crises Sorties de crise « On sera obligé d’en finir avec le capitalisme » Shannon Bell, professeure au département des sciences politiques de l’université York, Miguel Benasayag, philosophe, psychanalyste, militant, et Michel Freitag, professeur émérite au département de sociologie de l’UQAM, auteur de L’Impasse de la globalisation, décrivent notre monde tel qu’il est devenu.AS S IA KETTANI T e capitalisme n’est pas et "L^ne sera pas là de toute éternité», a écrit Karl Marx il y a plus de 150 ans.La crise actuelle a-t-elle sonné le glas du système dans lequel nous vivons?Selon Shannon Bell et Michel Freitag, la crise n’est pas qu’un problème passager: elle révèle la faillite du système capitaliste et de la mondialisation dans son ensemble, un système fondamentalement insoutenable pour les sociétés, les collectivités et les personnes, qui nous conduit, selon Michel Freitag, à «une catastrophe sur les plans écologique, économique et social».Si l’économie s’effondre aujourd’hui à cause de la crise financière, ce système est manifestement insoutenable depuis longtemps.Pour Michel Freitag, la dérive spéculative et la mondialisation n’ont fait qu’entraîner «l’augmentation de l’injustice, de la pauvreté, des disparités Nord-Sud et de l’affrontement des intérêts, plutôt que la recherche de la justice et de l’équilibre.Il y a deux siècles, il était déjà évident que ça ne pouvait pas durer.On pouvait le prévoir, et maintenant c’est fini.» Aujourd’hui, l’échec de la mondialisation, c’est aussi le développement spectaculaire des mouvements de protestation à l’échelle internationale auxquels Michel Freitag et Shannon Bell ont été sensibles, des manifestations contre l’AMI (Accord multilatéral sur l’investissement) au dernier forum social de Be-lém.En mêlant discours politique et projet artistique, Shannon Bell offre un témoignage visuel de la faillite de la mondialisation dans des films réalisés autour de ces mouvements de protestation.Car c’est pour elle une évidence qui n’a besoin d’aucune autre preuve: «Cette crise est considérée comme une crise si on se place du point de vue du libéralisme.Pour un anarchiste ou un socialiste, c’est différent, c’est la désintégration du capitalisme.» Condamnation Miguel Benasayag partage cette condamnation de la mondialisation comme norme politique et économique.De l’avis de ce philosophe, ancien corn- y ! , i SOURCE UQAM Michel Freitag, professeur émérite au département de sociologie de l’UQAM battant de la guérilla guévaris-te en Argentine, «la mondialisation est une fausse façon de penser le monde.Les gens deviennent impuissants et aveugles devant leur environnement.Toute leur vie, que ce soit au niveau social ou familial, devient inexplicable.Ils reçoivent des informations abstraites sur le monde.Ces informations, loin d’être des outils qui permettent de bouger, plongent les citoyens dans l’impuissance, leur donnent le sentiment qu’ils sont trop petits pour agir.» Et, d’après Michel Freitag, ce que la mondialisation a anéanti, c’est précisément le pouvoir de prendre en charge sa vie.Il condamne par exemple le fait que le marché d’exportation est souvent la seule destination des produits et que «l’Afrique produit du café pour le marché mondial au lieu de produire sa propre nourriture».Il s’agit donc d’un monde à repenser.Mais comment?D’après Michel Freitag, il faut se pencher sur l’histoire du capitalisme pour constater que ce n’est pas le seul système possible.Historiquement, dès l’Antiquité, la première façon d’aborder l’économie a été centrée sur l’être humain: l’économie devait servir à améliorer la vie de tous, c’était la gestion pratique et matérielle de la vie commune, tant au niveau de la maison que de la cité ou de la collectivité.À cette économie à échelle humaine s’opposait une autre économie centrée sur le profit, «l’art défaire de l’argent», par essence néfaste à la collectivité puisque profitable aux intérêts de quelques individus et non du bien commun.Et, malgré la condamnation répétée à travers les siècles de cette économie du profit, c’est cette conception qui prévaut aujourd’hui/au détriment de tout respect pour l’humanité, pour les sociétés et pour la terre: «Cette logique conduit à une augmentation exponentielle du profit, de la production, de la consommation, des innovations technologiques.C’est un cycle de dégradation qui s’engendre lui-même.Or la planète ne peut plus le supporter, elle est finie.Aujourd'hui, on ne peut pas produire et consommer plus.On ne peut qu’essayer de partager plus et de consommer moins», souligne Michel Freitag.Il est temps d’abandonner cette suprématie de l’économie comme «art du profit»-.«C’est une erreur de quatre siècles et aujourd’hui, avec la «Aujourd’hui, on ne peut pas produire et consommer plus.On ne peut qu’essayer de partager plus et de consommer moins.» mêà SOURCE UNIVERSITÉ YORK Shannon Bell, professeure au département des sciences politiques de l’université York crise, on assiste à la fin de cette erreur morale de quatre siècles.On sera obligé d’en finir avec le capitalisme.» « Le seul avenir, c’est le socialisme » Selon Michel Freitag, il faut profiter des crises pour faire avancer les choses: «À l’occasion des crises, on se rend compte que ça ne peut pas durer.Je ne sais pas si Obama va réussir, mais au moins il a le courage de dire que ça ne va plus.» Et, d’après lui, la réponse est claire: «Le seul avenir, c’est le socialisme.» Ce qu’il faut, c’est «s’occuper socialement des questions communes et inventer des systèmes politiques pour régler les questions là où elles se posent: il y a des questions qui doivent se régler à un niveau local, familial ou national».En effet, la question qui sous-tend toute cette réflexion concerne la nature même de la société: «Qu’est ce que la société?N’y a-t-il pas que des gens?» Et alors, pourquoi ne pas concevoir l'économie et la politique en plaçant l’être humain au centre de la réflexion?«Aujourd’hui, on ne dispose d’aucun mécanisme pour attribuer l’argent des activités pour de vrais besoins qu’on juge fondamentaux, tels que la santé ou l’éducation.» Une des erreurs de nos sociétés est d’avoir soumis l’éducation ou encore les priorités de la recherche pharmaceutique à une logique commerciale: «Avec une recherche ciblée sur les maladies de riches, on arrive à prolonger de trois ans la vie de riches Occidentaux, alors qu’on meurt à 30 ans ailleurs.» Sans parler des médicaments dont on dispose mais qui ne sont réservés qu’à ceux qui peuvent les acheter.Et, pour contribuer à repenser le monde, Michel Freitag propose en «intellectuel» de renouveler l’éducation pour renouer avec une autre vision de l’économie, une économie pratique qui aide les gens à vivre et pas seulement à consommer et produire: «Il faut former des gens capables de vivre bien dans le monde qui vient, et non des gens qui vont contribuer à le détruire.» Collaboratrice du Devoir GLOBALISATION ET CRISES: RÉSISTANCES, CONTRE-POUVOIRS, SOCIÉTÉS Samedi 21 mars, de 15h à 16h30, à l’UQAM De la philosophie à distance « Il y a un regain de la philo • m • Laval se réjouit du succès d’un certificat Dans l’offre pratiquement infinie de la formation à distance qui est disponible dans le réseau scolaire québécois, il ne manquait plus (ou presque) qu’un certificat en philosophie.C’est maintenant chose faite.Où?À l’université Laval.THIERRY HARO II N Depuis la session d’automne 2007, la faculté de philosophie de l’université Laval offre à distance un certificat en philosophie.«Au Québec, nous ne sommes pas les premiers à offrir des cours à distance en philo, mais nous sommes les premiers à offrir un programme complet, donc un certificat à distance», note le doyen de la faculté, Luc Langlois.Plus encore, cette initiative, qui fonctionne à plein régime, est un succès sur toute la ligne, souligne-t-il.«Oui.Ce programme est un beau succès.D’ailleurs, ce qui est intéressant, c’est qu’il répond à différents besoins, c’est-à-dire qu’il y a des étudiants qui s’inscrivent au certificat dans le but de poursuivre tout le cheminement scolaire, alors que d’autres s’inscrivent à un cours au choix pour compléter un programme.» Le programme Sur le strict plan statistique, M.Langlois souligne que, si on inclut la session d’été 2009, ce certificat, qui mobilise une dizaine de professeurs, aura enregistré quelque 800 inscriptions.A ce jour, on compte une cinquantaine d’étudiants ayant suivi le certificat dans son entièreté.Les étudiants qui s’y sont inscrits proviennent tant des régions éloignées, explique M.Langlois, que de la région de Montréal, entre autres.Reste que les examens se font en classe.«En fait, c’est pour s’assurer qu’on a bel et bien affaire à l’étudiant qui s’est inscrit.» A l’exception des examens, l’étudiant travaille à partir de présentations audiovisuelles accessibles par Internet et d’autres outils en ligne.«Tout est fait par support électronique.Il y a un élément visuel dans la plupart des cours; il y a des conférences filmées.En fait, c’est souvent un cours filmé du professeur qui fait une présentation Power Point.L’étudiant doit faire des exercices d’apprentissage, c’est-à-dire qu’on lui pose des questions.Il doit bien sûr y répondre, et il y a un feedback qui lui est donné par le tuteur qui est à l’autre bout.Le tuteur répond d’ailleurs, au courant de la semaine, à tous les étudiants.Il y a aussi un forum mis à la disposition des étudiants pour qu’ils puissent échanger entre eux à partir d’une question qui a été lancée par le professeur ou le tuteur.» D’Héraclite à Descartes Luc Langlois précise que ce certificat est encadré par deux axes principaux.«Nous voulons, d’une part, offrir à l’étudiant une formation historique solide.D’autre part, on mise sur une approche plus thématique qui s’ouvre aux grands courants d’idées en éthique et en philosophie politique.Vous savez, il y a un regain de la philo aujourd’hui, on le constate non seulement ici, mais aussi à travers le monde, notamment en Angleterre.» Parmi les cours offerts dans le cadre du certificat à distance en philosophie, il y a Introduction à l’éthique, Descartes et le rationalisme, Principes de logique, Platon et, bien sûr, les présocratiques, moins connus mais combien essentiels (Py-thagore, Parménide, Héraclite, etc.).D'autres cours sont en préparation.Par exemple, le cours portant sur la philosophie de l’éducation devrait être disponible dès l’été prochain, fait remarquer M.Langlois.«Il y a le cours Théorie et éthique contemporaine qui est aussi en préparation et qui sera un peu la suite d’introduction à l’éthique.Je prépare aussi pour Tan prochain un cours à distance sur Kant; en SOURCE UNIVERSITÉ LAVAI.Luc Langlois, doyen de la faculté de philosophie de l’université Laval fait, ce sera sur la philo morale de Kant.Et on espère ajouter dans quelques années un cours sur Aristote; mais il n ’y a pas de projet concret pour l’instant», ajoute M.Langlois, dont la faculté qu’il dirige, fondée en 1935, compte une vingtaine de professeurs qui enseignent à quelque 375 étudiants.Toujours pertinent Est-il encore pertinent d’enseigner la philosophie?«Non seulement la philosophie est-elle pertinente, mais elle Test plus que jamais! Écoutez, à peu près toutes les questions du débat démocratique et toutes les questions qui concernent notre rapport aux technologies passent par une réflexion philosophique.On peut prendre en exemple tout le débat qui touche l’euthanasie ou encore les manipulations génétiques; ce ne sont pas des débats qu’on peut confier aux spécialistes scientifiques, si on veut.Ce sont des enjeux de citoyenneté.» Et Luc Langlois d’insister toutefois sur le fait que la philosophie, cette plus ancienne discipline du savoir avec les mathématiques, «n’est pas une recette qui a des réponses à tout, surtout pas.Et il n’y a pas de réponses définitives en philosophie.» Collaborateur du Devoir «On ne peut apprendre la philosophie, on ne peut qu'apprendre à philosopher.» Emmanuel Kant (1724-1804) 5“ Sun À' ., i iinwt.É'É.rr.r.'.'* .«•W—' •, *« [‘VT- - ] Le Cégep André-Laurendeau éveille les esprits lors de la Nuit de la philosophie.Cégep André-Laurendeau claurendeau.qc.ca 1111.rue Lapierre.Montréal, arr LaSalle (Québec) H8N 1)4 (514) J64-JH0 Angrignon 9^3605 024337 C 4 LE I) E V 0 1 K .LE MERCREDI 18 MARS 2 0 0 9 PHILOSOPHIE livres et archives Thomas d’Aquin a emménagé me Holt La Bibliothèque nationale dévoile ses trésors Livres datant du XV' siècle, alors que l'imprimerie était au berceau, éditions originales de grands classiques de philosophie: de véritables trésors se cachent dans les rayons de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).Si les Québécois peuvent consulter de tels ouvrages, c’est grâce au riche héritage légué par les sulpiciens.MARTINE LETARTE T orsqu’ils sont venus s’éta-^ JL/WiV au Québec, les sulpiciens ont apporté des livres de France, des incunables, qui sont en fait des livres imprimés entre 1450 et 1500.Ils gardaient leur collection dans leur bibliothèque, située au départ à la place d’Armes», explique Jean-René Lassonde, bibliothécaire à BAnQ.Ensuite, les sulpiciens ont déménagé leur bibliothèque dans l’édifice de la rue Saint-Denis, au cœur du Quartier latin.«La bibliothèque de Saint-Sulpice est devenue la bibliothèque universitaire de reffierche ouverte au grand public.Et, bien qu’elle appartînt à des religieux, la collection était très variée.En fait, elle ne comprenait à l’époque que 7 % de livres religieux», indique M.Lassonde.Les sulpiciens s’intéressaient particulièrement aux ouvrages de sciences sociales et humaines, mais tout de même, ils avaient plusieurs livres de philosophie.«En fait, les livres de philosophie comptaient pour 5,63 % de la collection des sulpiciens.On y retrouvait évidemment les livres de tous les grands auteurs grecs et latins, comme Socrate, Platon et Aristote.Nous avons d’ailleurs une édition d’un livre d’Aristote qui remonte à 1539.Nous avons aussi un livre de saint Thomas d’Aquin, un auteur très important qui est en quelque sorte la continuité d’Aristote, qui date de 1480.C’est probablement l’édition la plus ancienne que nous avons à BAnQ», affirme M.Lassonde.Les sulpiciens ont ensuite continué à garnir leur collection en se procurant les ouvrages importants de l’époque.«Ainsi, BAnQ possède de grands ouvrages de philosophes européens comme Montaigne, Malebranche, Descartes, Voltaire et Rousseau, dans des éditions du XVP, XVII' et XVIII' siècle», explique le bibliothécaire, qui a travaillé à la bibliothèque Saint-Sulpice ?m IL i»§gi| Salle de consultation des archives de BAnQ à l’édifice de la rue Holt if 4 SOURCE BANQ Les livres très anciens sont conservés à l’édifice de BAnQ situé rue Holt.jusqu’à ce que son contenu fût transféré en partie à la Grande Bibliothèque.Toutefois, il faut préciser que tous peuvent maintenant consulter les livres très anciens à l’édifice de BAnQ situé rue Holt.«C’est à cet endroit que l’on conserve tous les documents qui datent d’avant 1800», précise M.Lassonde.Déroger à l’index Jusqu’à la crise économique des années 30, les sulpiciens ont continué à garnir leurs rayons de livres très variés, et m^me de livres interdits par l’Eglise catholique.«Les sulpiciens avaient obtenu l'accord du pape Benoît XV pour déroger à l’index en raison de leur vocation de bibliothèque universitaire.Ils avaient plaidé que, s’ils ne pouvaient acquérir les livres interdits, ils ne pourraient plus jouer leur rôle, puisque bien des recherches, dans le domaine de la littérature notamment, ne pourraient plus se faire», affirme le bibliothécaire.La collection québécoise En raison de la crise économique des années 30, les sulpiciens ont dû fermer leur bibliothèque, qui a par la suite été rachetée par le gouvernement du Québec et rouverte en 1945.Toutefois, suivant la montée du nationalisme, le gouvernement provincial en a fait la Bibliothèque nationale du Québec, en 1967.«Le gouvernement a aussi instauré le dépôt légal, en 1968, qui obligeait chaque éditeur ou auteur à déposer deux exemplaires de tout livre publié au Québec ou de tout ouvrage relatif au Québec publié à l’extérieur.BAnQ s’occupait donc d’acquérir et de conserver ces documents», explique Jean-René Lassonde.BAnQ a donc cessé, graduellement, de se procurer les ouvrages qui n’étaient pas relatifs au Québec, laissant ce rôle aux bibliothèques universitaires ou publiques, et ce, jusqu’à la fusion des établissements, en 2004.«Avec l’ouverture de la Grande Bibliothèque, en 2005, nous en avons profité pour analyser notre collection de philosophie, la rehausser en allant chercher des titres manquants des grands auteurs et en augmentant le nombre d’exemplaires disponibles», affirme Daniel Legault, chef de service de la section histoire, sciences humaines et sociales à BAnQ.Si la collection de philosophie contient les œuvres de tous les grands auteurs du monde, elle est néanmoins particulièrement riche en ouvrages québécois, notamment en raison du dépôt légal.«Dans le domaine de la philosophie, le Québec a de nombreux chouchous, comme Georges Leroux, Charles Taylor, Laurent-Michel Vacher, Marc An-genot, Normand Baillargeon, Pierre Bertrand, Daniel Weinstock et Jean-Marc Piotte.La collection québécoise de philosophie prend une place importante à BAnQ et nous la développons continuellement», indique M.Legault.THIERRY MARCOUX / BANQ Un intérêt durable Aux yeux de Daniel Legault, l’intérêt des gens pour la philosophie ne se dément pas au fil des ans.«Les gens sont curieux et se posent beaucoup de questions sur le bonheur, la mort, l’athéisme, la justice et les valeurs.Encore aujourd’hui, les gens consultent les grands classiques et veulent en apprendre davantage sur la philosophie antique, politique, éthique, orientale, amérindienne, etc.» De plus, les nouvelles œuvres dans le domaine de la philosophie sont encore très nombreuses à arriver sur les rayons.D’après les statistiques de l'édition québécoise, parmi les 9787 livres publiés au Québec en 2006, 736 traitaient de philosophie.En 2007, le pourcentage était encore plus élevé: 782 ouvrages de philosophie sur un total de 8375 livres publiés.«La philosophie n’est pas le domaine le plus fort — qui est, en fait, la littérature — mais il est tout de même important et il se maintient», remarque Jean-René Lassonde.Collaboratrice du Devoir Gestion et économie « Derrière les chiffres se cachent des idées » Une journée donnée pour établir une philosophie de la gestion Des questions à débattre, elles ne manqueront pas pour les étudiants de l’Ecole des sciences de la gestion de l’UQAM, dans le cadre de la journée «Philosophie de gestion» qu’ils organisent ce samedi 21 mars.Quand le monde économique fréquente la pensée.CLAUDE LAFLEUR Devrait-on repenser les fondements de notre système économique?La gestion des entreprises peut-elle incorporer des valeurs éthiques comme le respect de l’environnement?Que cachent les données économiques qu’on nous sert?La prise de décisions se fait-elle vraiment rationnellement?Ou encore: de-vrait-on profiter de la crise actuelle pour repenser les bases mêmes du capitalisme?Tour à tour, donc, ce 21 mars, des professeurs et étudiants de gestion viendront tantôt critiquer le domaine économique, tantôt proposer des réflexions visant à améliorer la gestion des entreprises.C’est la première fois que l’Association des étudiants au doctorat en administration organise un tel débat public.«Nous avons voulu élargir nos échanges à l'occasion de la Nuit de la philosophie, indique Guillaume Blum, T un des organisateurs de l’événement.Etant donné que la Nuit de la philosophie est une très belle idée, nous avons voulu participer à cette agora publique.» «Ce que nous essayons de faire, c’est de réunir ceux et celles qui se posent des questions sur ce qu’est la gestion et sur ses éléments de base, pour-suit-il.Nous présenterons donc différentes perspectives, parfois critiques, parfois en accord avec la gestion, mais qui, dans tous les cas, mènent à une CI C réflexion sur le monde du travail et sur les façons de s’organiser.» Critique du capitalisme C’est ainsi que la première des quatre thématiques de la journée se veut rien de moins qu’une «Critique du système capitaliste».Deux éminents professeurs, reconnus pour leur sens critique, lanceront les débats.Omar Aktouf, professeur aux HEC Montréal, se demandera pourquoi, dans le système capitaliste actuel, les employés manquent tant de motivation et d’intérêt pour leur travail.«Somme toute, il désarticulera le capitalisme, résume M.Blum, en analysant pourquoi on pense comme on le fait.» Pour sa part, Gaétan Breton, de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, analysera la véritable signification de certains indicateurs économiques (tel que le PIB).«Ce qu’on ne nous dit pas, explique Guillaume Blum, c’est que derrière les chiffres se cachent des idées.des idées qui ne sont pas toujours visibles, comme nous le montrera le professeur Breton.» Cette première thématique sera suivie d’une deuxième, «Éthique, stratégie, responsabilité sociale», qui en prend presque le contre-pied.«Si les présentateurs de la première et de la deuxième thématiques parlaient ensemble, ils ne seraient pas forcément d’accord!, dit en riant l’organisateur.Autant les premiers sont critiques et prennent les choses à bras-le-corps, autant les seconds cherchent plutôt à modifier de l’intérieur le système afin d’améliorer les pratiques de gestion.» • • C CKBMC C’est la première fois que l’Association des étudiants au doctorat C’est ainsi que Fabien Durif, professeur à l’Université de Sherbrooke, traitera de l’insertion possible de l’éthique dans les pratiques d’une entreprise.«Est-ce que, par exemple, une entreprise peut prendre en compte le développement durable et la responsabilité sociale?», demande M.Blum.Pour sa part, Chantal Hervieux, étudiante au doctorat, traitera du commerce équitable: mo-difie-t-il véritablement les fondements de la gestion ou est-ce simplement une offre de plus parmi tous les produits qu’on retrouve sur nos tablettes?On ne gère pas de façon rationnelle en administration organise un tel débat public En troisième lieu, la journée «Philosophie de la gestion» abordera la thématique «Place à donner à la culture en management».Autrement dit, n’y a-t-il qu’une façon de gérer efficacement une entreprise, qu’on soit en Amérique du Nord, en Éurope ou en Afrique?«J’aurais tendance à dire que la gestion doit s’adapter au contexte, qu’elle doit reposer sur l’être humain», avance Guillaume Blum, qui présentera cet exposé en compagnie du professeur Mehran Ebrahimi.Pour sa part, Doina Muresanu, candidate au doctorat, traitera de la présence de différentes cultures au sein d’une même entreprise, «Par exemple, dans une entreprise québécoise où il y a des travailleurs d’origines française, chinoise, marocaine.comment gère-t-on lorsqu ’on fait face à une multiplication des cultures?On pourrait presque dire qu ’il s’agit là de la version "entreprise” du fameux débat sur les accommodements raisonnables!», lance-t-elle en riant.Enfin, la quatrième thématique, «Questionnements philosophiques autour du gestionnaire», propose en premier lieu une réflexion de Renée Bédard, professeure invitée aux HEC Montréal, sur l’essence de la direction.«Mme Bédard étudie ce qui se passe dans la tête des dirigeants, indique M.Blum.Elle observe que ceux-ci gèrent leur entreprise à partir de fondements d’abord liés à leur éducation, à leur enfance, etc.» Le dernier intervenant de la journée, Hadrien Condamines, candidat à la maîtrise, livrera peut-être l’un des exposés les plus étonnants.11 montrera en fait que la façon selon laquelle nous parvenons à prendre une décision n'est pas aussi rationnelle qu’on le pense généralement.On a tous tendance à croire que, avant de prendre une décision, on commence par recueillir l’information pertinente, puis qu’on l’analyse afin de comprendre ce qui se passe, et enfin qu’on arrête une décision.En réalité, on ferait souvent plutôt l’inverse, selon ce qu’observe le jeune chercheur.C’est-à-dire que, dès le départ, on aurait une bonne idée de la décision à laquelle on désire arriver et qu’on traiterait l’information (plus ou moins inconsciemment) pour parvenir à confirmer cette décision.Le tout se termine par un cocktail qui permettra de débattre informellement des idées qui auront été émises tout au long de cette journée de «Philosophie de gestion».Collaborateur du Devoir ¦ Voir le programme du colloque à: http://www.aephda.uqam.ca/nouveau/philoges-tion/Dossier_Presentation.pdf Ci CI CMN MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE LE I) E V II I R I.E M E R (' R E I) I 18 MARS 2 0 0 9 PHILOSOPHIE De Lyon à Montréal L’université populaire démocratise l’éducation « On veut défendre une éducation accessible à tous, anti-autoritaire, anti-hiérarchique » Au début des années 2000, confrontée à l’étanchéité des cloisons du système d’éducation français, Françoise Bressat s’est aventurée dans la création de l’Université populaire de Lyon.Quelques années plus tard, à des milliers de kilomètres, l’Université populaire de Montréal (UPAM) a vu le jour pendant qu’une grève étudiante battait son plein.En marge des systèmes d’éducation traditionnels, on étudie dans ces établissements non pas pour obtenir un diplôme, mais bien pour y vivre la culture comme un auxiliaire de la construction de soi.EMILIE CORRIVEAU Davantage en Europe, mais aussi par toute la planète, on les compte aujourd’hui par centaines, ces lieux d’enseignement dits populaires où on propose des cours de toutes sortes, aussi variés que ceux qu’on retrouve dans les universités régulières.La majorité de ces universités populaires partagent bon nombre de principes découlant du projet du philosophe français Michel On-fray, qui tiennent à la fois de l’université traditionnelle et du café philosophique.Elles ont en commun la volonté de démocratiser la culture en diffusant gratuitement un savoir à destination du plus grand nombre.«Ce qu’on veut défendre, c’est une éducation accessible à tous, anti-autoritaire, anti-hiérarchique.On souhaite que le savoir soit mis de l’avant, plutôt que la valeur économique qu’on pourrait lui attribuer», souligne Marianne Di Croce, conférencière et membre du comité permanent de l’UPAM.Une tradition européenne Apparue en France à la fin du XIXe siècle, l’université populaire naquit dans un contexte politique fragile, alors que la Troisième République avait été instaurée depuis peu et que l’affaire Dreyfus venait d’éclater.En 1896, Georges Deherme a fondé la première université populaire française et a lancé un mouvement consacrant la rencontre des intellectuels et des militants ouvriers, basé sur l’héritage du théoricien danois Nikolai Frederik Severin Grundtvig, qui eut une influence considérable sur les conceptions pédagogiques appliquées au Danemark.Cette université populaire proposait surtout à la classe ouvrière des cours gratuits donnés par des professeurs, des écrivains, des philosophes, etc.Le phénomène s’étendit aux grandes villes et, bientôt, la France compta plusieurs universités populaires.Le contexte politique et les guerres du XX' siècle ont affaibli le mouvement, qui a fini par reprendre de la vigueur vers les années 1950.Celui-ci s’est transformé au fil des décennies, s’est présenté sous différents visages, pour prendre sa forme moderne au début des années 2000, lorsque Michel Onfray a créé l’Université populaire de Caen.La gratuité Bien que leurs contextes de création et leurs modes de fonctionnement soient différents, les universités populaires contemporaines dispensent toutes leur enseignement de façon gratuite, s’appuyant sur le principe que le savoir n’est pas un objet réservé à l’élite et doit être partagé.Concrètement, cela signifie beaucoup de bénévolat et de financement divers.«Pour le moment, c’est une initiative bénévole qui repose à la fois sur le travail du comité de l’UPAM et des gens qui offrent les cours, mais nous réfléchissons beaucoup aux voies de rechange possibles», explique Marianne Di,Croce.A Lyon, la gratuité est aussi assurée par la participation bénévole du corps enseignant et des administrateurs, mais l’Université populaire reçoit en plus de la Ville de Lyon une subvention qui couvre la location des saUes de cours et quelques frais usuels, notamment pour le transport et les photocopies.Une éducation populaire L’une des caractéristiques principales des universités populaires est qu’elles s’adressent toutes à un vaste public, sans barrière aucune d’âge, de titre scolaire ou de classe sociale.Elles n’émettent d’ailleurs aucun diplôme.Dites populaires, ces universités touchent en général des publics diversifiés, mais différents selon le contexte.A l’UPAM, par exemple, en raison des conditions de création de l’université intimement liées à la grève étudiante, la majorité des groupes assistant aux activités sont composés d’étudiants, auxquels se joignent des individus issus de toute provenance, mais en moins grand nombre.«Lorsqu’on parle de la notion de “populaire”, on fait toujours face à un débat: notre université est-elle réellement populaire?Si on entend par populaire “classe ouvrière”, ce qui est en fait souvent caché derrière le mot, on peut dire que nous sommes à la recherche d’un public qui soit le plus large possible.Toutefois, nous n’avons pas la prétention de dire que nous intéressons tout le monde.Mais, selon moi, notre université est populaire parce qu’elle touche des gens très différents, comme la classe moyenne, des employés, des gens en re- Au début des années 2000, Michel Onfray crée l’Université populaire de Caen.cherche de formation, des gens au chômage, pas seulement des intellectuels ou des enseignants! La moyenne d’âge est de 40 ans, mais la clientèle va de 20 à 70», commente Françoise Bressat, présidente de l’Université populaire de Lyon.Les échanges A la croisée de la rigueur de l’université traditionnelle et de l’ouverture des cafés philosophiques, l’enseignement dispensé dans les universités populaires laisse une grande place au débat, dans le but de stimuler la réflexion.«La tradition universitaire française est plutôt basée sur les cours magistraux et n’offre en général pas beaucoup de possibilités de débat.Depuis cinq ans, j’observe nos cours et je pense que, sur le plan des débats, il y a un réel progrès.N’étant pas habitués à ce type d’échanges, les premiers auditeurs intervenaient très peu, mais maintenant le débat prend beaucoup plus corps.Les auditeurs osent contester, apporter leurs propres expériences, etc.», souligne Mme Bressat Le cycle Comme dans les universités traditionnelles, les cours dispensés dans les universités populaires le sont en cycles.Cela permet de suivre une progression dans l’enseignement et d’apporter un matériau de discussion d’un cours à l’autre.Montréal fait exception à la règle, car la création de son uni- versité populaire dans le contexte spécifique d’une grève étudiante n’a pas permis d’instaurer un cycle de cours réguliers.Pour l’instant, ceux-ci sont plutôt offerts selon le principe du forum ouvert et de façon épisodique.Le comité permanent réfléchit actuellement au fonctionnement de l’université et aux changements qui pourraient permettre à l’UPAM de s’inscrire dans une perspective de longévité.La nuit de la philosophie Dans le cadre de La nuit de la philosophie, du 21 au 22 mars, des représentants de quatre universités populaires, dont l’UPAM et celle de Lyon, seront réunis pour une table ronde à Montréal.Chaque in- MYCHELE DANIAU AFP tervenant expliquera le contexte dans lequel est menée son université populaire et le tout sera suivi d’une discussion avec le public.Collaboratrice du Devoir ¦ Pour plus d’information sur cette activité: http://www.nuitde-laphilo.com/.PLATON dans votre salon! Un certificat en philosophie entièrement à distance Éthique Philosophie grecque Philosophie moderne Philosophie politique Logique Etc._______________________ Informez-vous maintenant! 418 656-2131, poste 4733 1877 785-2825, poste 4733 fp@fp.ulaval.ca www.fp.ulaval.ca Fortin Fusaro Gagnon Gingras Laprise Mishara Morisset Otis Roy Saint-Charles Sauvé Tremblay 'i A , '.;it «s si • •: ,fi(! 0.Ml.i.id'A.A a Les travaux de recherche et de création des professeurs de l'UQAM ont une influence tangible dans toutes les sphères de la société, au Québec et dans le monde entier.UNIVERSITÉ LAVAL Fncullé de phllosonhlfl • • Z C : z \ ; K'**»»" «ÉfalSte AGORA J-1045 J-10S0 J-2020 J-2810 BOISERIES SALON G R-MT10 R-M120 R-M130 R-M140 R-M150 R-Ml 60 R-M180 R-R140 R-R150 R-R160 Horaire de La nuit de la philosophie - dès 10 h le 21 mars 2009 n h Quiz collégial i2h ijh 14b ish ¦ i6h 17b i8h igh 20b 21 h 22b 23b Laboratoire de métaphysique expérimentale S.CLOUTIER, M.JACQUES Activité de sino-sceptiasme Actualités et philosophie latino-américaines-Enregistrement de Nuestra America U.BELANGER Panel : le marxisme politique et la théorie sociale des idées politiques ANIMATION PAS F.-G.DUFOUR L’enseignement parfait chez Mou Zongsan A.BOISCLAIR America’s Next Top Model et ses suites M.liCER-ST-JEAN Dépnir les compétences rf un philosophe CTRÉPANJElt Eidéede croisade d'hier à aujourd'hui B.MARTEL Qu'est-ce qu'avoir un corps?f S HARDV Extrait de la pièce te projet Loramie U.IAMOUREUX Introduction au taôisme C- DE MESTKAL LeGorgiasde Platon, quel usage faire de la parole?F.BOLLARD Les Philosoftlles L-C BERCERON Facettes de la sagesse chinoise : Mo Zi A.GHIGU0NE ¦ Une introduttion au besoin de philosopher a.bellemare Philosophie économique Critique radicale de la vie quotidienne Orgie a.-m.provost derrière un institut de (de Theodor Adomo à Julien Coupât) gauche p.hurteau.I J.-L.CÉCYRE P.-A.HARVEY L’être humain et la crise écologique : le point de vue des philosophes j.paquin École de Francfort et citique sociale É.p.-rousseau, F lévesque-nicol Bouddhisme et science : philosophie comparée N, CARUANO Les visages du capitaliste : exils et émergences P.DUCHARME Lautogestion, c'est pour quand É.BRETON Chassés-croisés sur Nietzsche et Dostoïevski I.OELANCIE, F LEVASSEUR Claude Gauvreau : écrivain de l'anarchie m.-a.cyk Lucien Herr : philosophie de l'intellectuel D.CLOS-SASSEVl LLE Foucault et la gouvernementalité A.CLOUTIER La légende du serpent qui a.mangé le monde ¦C.ST-PIERRE U pensée traditionnelle mohawk devant la science s-lkmekt Dystopies, la vie après la fin du monde N.KENNEDY L'univers a-t-il toujours existé ?F, OION Débat : U démocratie, le meilleur des systèmes ?F.CÔTÉ-BOUDREAU Justice sociale et homosexualité La place de l'art dans la science j.-p.lord L’oeuvre de René Girard - l'anthropologie nouvelle g.boulet GRIPAL-U militance théorique A.CORTEN.M.-C.DORAN Vidéo Pop d'un processus philosophique v.srojAuovic Vivre le moment présent, mythe ou réalité ?M MARTEL Art et politique: danger public ?F.ST-CYR Dresser une hiérarchie de valeurs c.tréranier i Pourquoi suis-je anticapitaliste, surtout en temps de crise?M.PETIT Du catéchisme au formalisme ou les tensions de l'éthicien p.solignac Précanté et citoyenneté chez les jeunes K.BRUNET.E.DEMERS La crise économique : dérive d'un système instable P.LANGLOIS Reste : voix, ratures, deuils l.ouellet-tremblaÿ, r.lapierre, j.lamy, H.RUIZ, R.GAGNON, J.-S.HUOT Orwell, anarchiste tory I E.MARTIN Chuck Norris et Steven Seagal contre la philosophie B- SCHEPPER-VAUQUETTE, R.CREVIER Les Amazones : luttes et actions directes féministes M.FORTIN, E, SIROIS, A.MARTEL J.-L Marion : penser Dieu comme distance R-ELHOussEiNi Galilée ou l'amour de Dieu LES HUMANISTES OU QUÉBEC I Apologie d'Anadiel d.claveau Une société écologique possible L.POIRIER Le mensonge ordinaire A.RICHARD Un concept sans mot M.-E.BLAIS Mon Oncle d’Amérique (long métrage d'Alain Resnais, 1980) b.dubug L'instinct de jeu chez Schiller L CHARLES Les p'tits bonhommes du dimanche matin ÉQUIPE DE IA NUIT DE IA PHILOSOPHIE L'Union Libre et le plus long Cadavre Exquis au monde LE JOURNAL UNION LIBRE L'homme est-il devenu facultatif ?l.marion Philosophie de la gastronomie o.garant, S.YERGEAU Réflexion sur la pensée politique de Protagoras F.LEGRIS Monte Gronde : vie et œuvre de Francisco Vorela b.ou BUC Non-violence, chemin de l'espoir.Chaire UNESCO de philosophie de l'UQAM Improvisations philosophiques Et la danse ?s.urouche Improvisations philosophiques Des idées et des chansons Slamosophie Altermondialisme et Républik: De la littérature au féminin : de l'art Huit cent mille: blague de au piano g.lapierre au piano g.lapierre LACROIX-BERNARD SLAMEURS DE le hip-hop va-t-il sauver le monde ?d'aimer à l'érotisme a.des bébé mort rgaudet ! MONTRÉAL G.HÉBERT TAIS Mémoire collective et représentations A.-M.DAVID Temps et liberté c.bouton Face aux gangs Violences sociales La militarisation Démystifier de rue.tracer une et guerres : les de la jeunesse: «l'éloge de la voie de l’espoir faux espoirs les luttes étudian- violence» N BEAUDET M.HÉBERT tCS A.VIDAL S.KATCHELEWA l'historien et Fmteflectuel D.CL0S-SASSEV1LLE, A.LYONNAIS Lecture de textes de philosophes anglophones L SAMSON ou enjeu ?r.rashi Café philo de la Napac lsamson franc-maçonnerie G.M.CAZZANIGA Lartéfactualisation de la vie sympathiques M SAINTE-MARIE critique sociale p.corcuff Saint-Henri : quartier ouvrier?g.lemire, A.BILODEAU-MARQUIS, L LANDRY Repenser les classes et l’exploitation M.BLAIS, I.COURCY Journée Philosophies de gestion Libérez-moi pas, j'rrien charge ! Discours sur le genre dans les fanzines C ST-ARNAUD-BABIN, E.BRETON Au-delà d'un prcféminisme de façade M.DUFRESNE Le féminisme qu'ossa donne ?F.DAVID Gotiques du système capitaliste G.BRETON, 0.AJCTOUF Quatre universités populaires se racontent m.benasayag, O.ST-VINCENT, F.BRESSAT, E.SIROIS HusseriSIM : une simulation informatique pour comprendre Husserl L CHARTRAND Universités québécoises : le privé contre-attaque P.HURTEAU, E MARTIN Éthique, stratégie, responsabilité sociale F.DURIF, C.HERVIEUX Panel sur l’école des compétences A.DEL REY, P ST-CERMAIN, R.COMEAU Culture participative Quelle place donner à la culture en management ?D.MURESANU, M.EBRAHIMI La transition vers la décroissance s.MONCEAU Questionnements Synthèse, conclusion philosophiques autour du et cocktail gestionnaire R.BÉDARD, H CONDAMINES Israël peut-il être sioniste et démocratique ?D.KOSSEIM, R ANTONIUS Zones d'autonomies au Québec k.théorët Noir Canada, le making of D.ABADIE, A.DENEAULT, W.5ACHER Culture participative et TIC P.RIENDEAU Ethnographie numérique P.RIENDEAU Alphabétisation numérique P RIENDEAU Zotero : un exemple de Révo du web 2.0 F-O.D.-LABERGE L'humanisme -Une perspective histonque M.VIRARD.M.PION Les libres-penseurs du Québec m .virard Un nouveau champ d'étude : le mouvement étudiant A.LEDUC, B.LACOURSIÈRE Enjeux altermondialistes à partir de Keny Arcana p.corcuff Guerre et philosophie R.CHUNG, M.MORAIS, M.PROVENCHER, F.DUPUIS-DÉRI, M.LEBLANC L'échelle de Wittgenstein J.SAULE R Said, la bande de Gaza Socrate neurobiologiste ?et la responsabilité des Données récentes sur le intellectuels c.nadeau cerveau b.dubuc Proudhon : du réformisme à Conversion l'utopie p.hurteau philosophique J.NAUD Manifeste pour une philosophie-voyou o.st-vincent Les femmes de la Bruckman C.VALIN, I.ISITAN Dune : le sociologue messianique ?r.crevier Fanatisme technologique et sérénité philosophique S.BLOUIN, A.COMEAU Sécurité collective versus droits individuels J.-F.filiatrault, D.LABRECQUE Débat des chefs de la République d'Ukamia r.crevier Être nietzschéen : l'éthique nietzschéenne et le gouvernement de soi m.Giroux La logique du remords m.laroche Parapsychologie : de quoi parle-t-on ?i grenier Legende LES ZAPARTISTES LE ZAPARTISME EST UN HUMANISME.MAIS EN PLUS DRÔLE - Morceaux choisis 20 h.Salle Marie-Gérin-Lajoie 12 $ - Billets en vente à la billetterie de l'Ecole supérieure de théâtre Pavillon Judith-Jasmin, J-M400 LNI TOURNOI D'IMPRO-PHILO COLLÉGIAL - UNIVERSITAIRE - LNI minuit, Studio-théâtre Alfred Laliberté Jeux et activités ludiques ACTIVITÉS SPÉCIALES Petit théâtre de marionnettes F.LEGRIS, F.BOUCHARD-SYLVAIN.C.LAFORCE, F.ROSE De la Grèce à la Chine r.jullien 5 h, J-2625 (salle de visioconférence) (180 minutes) Manon de Pauw.Intrigues 12 h a 22 h, Galerie de l'UQAM L'art contemporain regardé par diverses disciplines A.-L.PARÉ, M.UHL, L.MOUSSAKOVA, A.VAN DER KLEY, A.PAQUET 17 h, J-R120 (Galerie de l'UQAM) (120 minutes) Café détente et discussion libre 18 h 30, Salon G (jusqu'au lendemain, 3 h) Lancement de la revue Médiane ig h, Coop UQAM (120 minutes) Aire de repos Ancienne cafétéria, deuxième étage (pavillon j) a partir de 17 h Projections, performances et lertures I Ateliers et cafes philo EXPOSITIONS PERMANENTES (10 H À10 H) Mots croises philosophiques r.latraverse Agora (les réponses seront dévoilées dimanche à 9 h 30) Les illusions : monde réel, monde perçu G.CHICOISNE, L.ALI AHMED.D.-L.CRÉPEAU Passage devant le transept (pavillon J) Animation à midi, 15 h 30,18 h 30 Shooting Theory s.bell Aire ouverte, premier étage (pavillon J) Nuit du jeu de rôle ludique et formatif F.FLORIAN, S, DANIAU, BI0 ASSOCIATION D.ZÉRO Les murs invisibles hors de soi.Réflexion féministe sur les conditions politiques et sociales de l'incorporation des normes, m.baillargeon, m.-e.bianchard, m.claveau Transept (pavillon J), jusqu'à 17 h discussion au R-Msioàyh Ligue Nationale (l'Argumentation i.-f.belzile Ligue Nationale d'Argumenta- tlon J.-F.BELZILE 10 h n h Le curé Meslier : théoricien de l’athéisme r.-o.mayer 12 h 13 b L'Être collectif au cœur de l'absurde m.matteau-bourgeois Peut-on faire une histoire des émotions ?p.NAGY Économie stationnaire : capitalisme ou socialisme ?0.8ELLEFLEUR L'unique de Stimer s.simard Éloge du conflit et biopou- Heidegger, L'utopie de Charles Founer Suicide et lecteur de Hegel M A.COSSETTE-TRUDEL politique 0.HUOT-BEAUUEU L.OLIVIER Pour la description detaillee des activités www.nuitdelaphilo.com en collaboration avec ÜÏÏÏOÏÏTÔWn.nFF Le calendrier alternatif de Montréal 24 La nuit de la Ihilosophie l^ylQUÉBÉCOISEj PROJECTIONS À LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE 335, boul.De Maisonneuve Est Turbulences (52 minutes) c.rouquin 16 h, salle Fernand-Seguin Le Plaisir d'exister (52 minutes) f.bressat 19 h, salle Fernand-Seguin Bibliothèque et Archives nationales /—¦v > | Ea ES Québec ra es ACTIVITÉS  LA GRANDE BIBLIOTHÈQUE 475, boul.De Maisonneuve Est Globalisation et crises : résistances, contre-pouvoirs, sociétés s.bell, m.benasayag, m.freitag 15 h, Auditorium (90 minutes)' Philosopher avec les enfants L'animation de communautés de recherche philosophique m.sasseville 13 h 30, salle M.450 (60 minutes) Des outils pour philosopher m.nous, p.grenier 15 h, salle M.450 (60 minutes) Pourquoi la philosophie pour prévenir la violence chez les enfants ?c.audrain, i.boulad-ayoub, S.ROBERT, m.SASSEVILLE 16 h 30, salle M.450 (60 minutes) Activités pour enfants2 Philo dell'arte (Atelier de créativité) pôle philo 10 h 30,9 à 12 ans (90 minutes) 13 h 30,6 à 9 ans (120 minutes) La philo full cool (Théâtre Inimagimô) la traversée 13 h 30,9 à 12 ans (90 minutes) 1 La conférence sera retransmise en direct suri www.nuitdelaphilo.com.2 Réservation au comptoir de service de l'Espace Jeunes, niveau M.Places limitées.UQÀM Toutes les autres activités auront lieu à l'UQAM 405, rue Ste-Catherine Est
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