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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-03-19, Collections de BAnQ.

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NOUVEL ESSAI DU PARTI CONSERVATEUR AU QUÉBEC Page A 3 ?w w w .led e v o i r.c o ni ?LE DEVOIR V (il.C N ° 5 !) ?I.R .1 R I1 I) I I 9 M A R S 1 (I O 9 Carbonneau «Un joueur doit jouer, peu importe qui est derrière le banc.Je ne m’attendais pas à recevoir des marques d’affection.» JEAN 'MON Il savait qu’il ne serait pas le premier ni le dernier, mais au dixième jour de son renvoi du poste d’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Guy Carbonneau ne s’explique toujours pas les motifs qui ont amené son patron Bob Gainey à lui montrer la porte.Pourquoi?, «c’est une question que je continue de me poser.Je ne peux pas dire autre chose.Je pensais vraiment qu’on avait le d’une heure au Centre Bell.«Il potentiel pour se sortir» de la sé- faut toujours traverser une tem-rie d’insuccès que connaissait pête pour savoir le genre d’équi- «Je pensais vraiment qu’on avait 'J< CIU on a' ~ L’ex-pilote s’est dit persuadé que le Canadien «s’en allait dans la bonne direction» lorsque le alors son équipe, a déclaré hier couperet est tombé, et que le Carbonneau lors d’une confé- club avait les ressources néces-rence de presse qui a duré près saires pour causer des sur- le potentiel pour se sortir» de la série d’insuccès que connaissait l’équipe.« 11 faut toujours traverser une tempête pour savoir le genre d’équipe qu’on a.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR prises dans les prochaines séries éliminatoires pour l’obtention de la coupe Stanley.Une longue série de matchs à domicile s’annonçait.Leurs blessures guéries, de bons joueurs comme Alex Tanguay et Guillaume Latendresse s’apprêtaient à revenir au jeu.En tout cas, la surprise a été totale.Invité à la quantifier sur une échelle de 1 à 10, le principal VOIR PAGE A 10: CARBONNEAU Alex Kovalev aurait aimé que Carbonneau réponde à ses questions, à lire en page B 6 1 , 1 O $ + T A X E S = 1.25$ Vers un déficit de trois à quatre milliards Charest écarte la possibilité d’un plan de relance musclé ROBERT DUTRISAC Québec — L’économie du Québec se détériore tellement rapidement que le budget que présente aujourd’hui la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, risque de sous-estimer l’ampleur de la récession.Déjà, Monique Jérôme-Forget doit annoncer un déficit avoisinant les trois milliards en 2009-10 et une saignée semblable l’année suivante, prédisent les économistes bancaires.Mais le déficit pourrait finalement dépasser les quatre milliards pour chacune de ces années.La ministre des Finances doit présenter un budget qui annonce une contraction de l’économie du Québec de 1 % en 2009 alors que plusieurs économistes bancaires viennent tout juste de revoir leurs prévisions à la baisse.C’est ainsi que la Banque Scotia prévoit maintenant que l’économie québécoise reculera de 2,5 % en 2009, tandis que la Banque Toronto-Dominion et le Mouvement Desjardins entrevoient une baisse de 2,3 %.Il y a quelques semaines, ils partageaient la même prévision que le ministère des Finances, soit une décroissance d’environ 1 %.Avec les nouvelles prévisions de Desjardins, le déficit atteindra les quatre milliards, estime son économiste en chef, François Dupuis.Il va sans dire que la «sacoche» de Mme Jérôme-Forget, qui contenait 2,3 milliards pour pallier le manque à gagner de l’année en cours et de l’an prochain, sera totalement vidée ou presque dès cette année.Les déficits des deux prochaines années viendront gonfler directement la dette du Québec.Selon les plus récentes évaluations, la dette nette du Québec devrait augmenter de 11 milliards du 31 mars 2008 au 31 mars 2010, pour atteindre 134 milliards.Si les prévisions relativement optimistes de la ministre des Finances ne s’avèrent pas, c’est plus de deux milliards qui s’ajouteront à ce montant.Soulignons que l'économiste en chef de la Banque Nationale, Stéphane Marion, partage la même prévision que la ministre, soit une contraction de 1 %, et que l’économiste principal de la Banque Royale, Robert Hogue, prédit un recul de 0,5 % seulement en 2009.Le déficit de trois ou quatre milliards de l’an prochain ne tient pas compte des nouvelles mesures de relance que le gouvernement Charest pourrait annoncer.VOIR PAGE A 10: DÉFICIT REUTERS Monique Jérôme-Forget REUTERS SIDA Les déclarations du pape suscitent un tollé ¦ À lire en page B 7 I N I) K X Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Décès.B 5 Météo.B (i Mots croisés.B (i Sudoku.B K Télévision.B 9 Des images pour les sans-voix Hollman Morris exerce l’un des métiers les plus dangereux de Colombie: le journalisme.Depuis 15 ans, il sillonne le pays pour dénoncer les abus dont sont victimes les populations les plus vulnérables.Présenté dans le cadre du Festival de films sur les droits de la personne, Témoin indésirable est un documentaire sur le parcours de ce combattant, caméra au poing.LI S A - M A R 1 E G E R V A1S Le 3 février 2009, le Colombien Hollman Morris est devenu, bien malgré lui, un «faux» .journaliste.Ainsi en avait décidé le président de la Colombie, Alvaro Uribe, en déclarant qu’il était «important de faire la distinction entre les amis des terroristes qui agissent comme des journalistes et ceux qui sont de vrais journalistes».Peu de temps après, le ministre de la Défense avait renchéri en accusant ce journaliste indépendant d’entretenir des liens avec les Forces armées révolutionnaires (FARC).Un «crime» cher payé par les temps qui courent.La faute de Hollman Morris?S’être retrouvé dans le sud du département de Caqueta, le 1er février dernier, à l’endroit même où les FARC ont libéré trois policiers et un soldat qu’ils détenaient depuis 2007.Certains avaient du mal à croire que sa présence à cette libération d’otages était le fruit du hasard.Le journaliste à la télévision colombienne continue pourtant de clamer haut et fort que c’était une coïncidence, alléguant qu’il VOIR PAGE A 10: IMAGES Le journaliste colombien Hollman Morris I Changer le monde, un film à la fois, à lire en page B 10 * H Desjardins Leroux refuserait un siège au conseil de la Caisse La présidente du Mouvement Desjardins romprait avec la tradition FRANÇOIS DESJARDINS Si le gouvernement du Québec offrait à Monique Leroux de siéger au conseil d’administration de la Caisse de dépôt et placement, qui est en reconstruction, la présidente du Mouvement Desjardins serait embêtée car elle se donne entièrement à son nouveau travail, a dit hier un porte-parole de la coopérative , dont les propos Monique Leroux laissent croire qu’elle refuserait.Depuis 1978, tous les présidents du Mouvement Desjardins, soit Alfred Rouleau, Ray- mond Blais, Claude Béland et Alban D’Amours, ont été invités au conseil par Québec.M.D’Amours a quitté son poste la semaine dernière après que la ministre des Finances l’eut avisé que son mandat, qui était échu, ne serait pas renouvelé.Le conseil de la Caisse compte présentement 12 membres, mais, selon sa loi constitutive, ce nombre peut grimper jusqu a 15.Rien n'oblige le gouvernement à réserver reuters un siège du conseil à une personne du MouwnxYrt Desjardins «Mme Leroux serait flattée de VOIR PAGE A 10: CAISSE La chronique de Gérard Bérubé, à lire en page B 1 9 4 v » # PUBLI-REPORTAGE TROISIÈME VOLET D'UNE SÉRIE DE QUATRE ARTICLES SUR LA DURABILITÉ : COMMUNAUTÉS • TECHNOLOGIES • POPULATIONS • ENTREPRISES Les populations durables Avec l’accroissement inéluctable de la population, les experts préoccupés de développement durable se penchent sur de nouveaux modes de vie basés sur des structures sociales repensées et sur un plus grand respect de l’environnement M ¦, « Les initiatives de théâtre impliquant des partenariats université-communautés comme Rights Here! (photo ci-dessus) proposent une façon unique de favoriser le dialogue et la bonne entente entre ceux qui vivent dans un même quartier, mais qui interagissent rarement par ailleurs.Selon le professeur de l’Université Concordia Edward Little, les populations démographiquement viables, tout comme le théâtre communautaire, nécessitent préalablement l’établissement d’un consensus et la résolution des conflits, photo : fournie « En 2050, dans 40 ans à peine, la population mondiale devrait atteindre les 10 milliards d’habitants, constate avec stupeur David Graham, vice-recteur exécutif aux affaires académiques de l’Université Concordia, à Montréal.C’est cinq fois plus d’habitants que lorsque je suis né.» Nous serons donc très nombreux à nous partager les ressources limitées de la planète.Mais comment le faire en respectant le principe du développement durable?Voilà un important défi qui interpelle les penseurs, les gouvernements et les ONG du monde entier.La durabilité va bien au-delà du respect de l’environnement.Elle comprend aussi la recherche de moyens pour réduire la consommation et la destruction des ressources et pour atténuer les dommages que l’activité humaine a causés à notre planète.Selon Louise Dandurand, vice-rectrice à la recherche et aux études supérieures de l’Université Concordia, la durabilité réside dans la quête de nouvelles connaissances, de nouvelles façons de faire et de nouvelles façons de vivre.Pour veiller à la pérennité des ressources, nous devons nous appuyer sur nos traditions et sur les leçons tirées du passé, tout en restant pleinement conscients des répercussions mondiales de nos actions.« Il s’agit non seulement de sauver la planète, mais aussi de repenser nos rapports aux autres et nos façons de faire dans les sphères individuelle et publique.Par exemple, une société stable et unie peut mieux surmonter les changements qu’une société instable.Cependant, lorsque l’épuisement des ressources détruit l’économie locale, l’effet sur la cohésion sociale est désastreux », déclare Mrae Dandurand.Chacun dans leur domaine respectif, les experts réfléchissent à de nouveaux moyens d’assurer la viabilité économique, tout en minimisant les impacts négatifs sur l’environnement et sur la cohésion sociale des communautés.« Dans l’économie actuelle, l’information est ce qu’il y a de plus précieux, enchaîne Reza Soleymani, professeur de génie électrique et informatique à l’Université Concordia, spécialisé dans les télécommunications satellites et sans fil.Si la technologie permet de transmettre de grands volumes de données de manière rapide, fiable et peu coûteuse, il devient possible d’améliorer la viabilité des petites communautés, en limitant l’exode vers les grands centres, en réduisant les déplacements vers la ville, voire en mm/ÊM ¦¦¦¦¦¦¦¦ ¦ ÉTUDE DE CAS : UN EXEMPLE CONCRET permettant à ceux qui le désirent de travailler à la maison.De plus, dans le contexte de la mondialisation, il serait possible d’envisager des transferts de connaissances plus soutenus et efficaces vers des pays en développement grâce aux techniques avancées de la télécommunication par satellite.Aux yeux d’Edward Little, directeur du Département de théâtre de l’Université Concordia, il n’est pas si aisé d’assurer la stabilité et la cohésion des structures sociales.Selon lui, les citadins et les internautes ont tendance à communiquer plus facilement avec des interlocuteurs ayant des intérêts communs, peu importe où ils habitent, qu’avec leurs propres voisins.Cet affaiblissement des rapports de proximité pourrait miner le tissu social.Pour M.Little, le théâtre communautaire est une activité qui permet de préserver ou de rétablir les liens avec les voisins, puis d’aborder les sujets difficiles : « Le théâtre traditionnel a toujours exploré l’universel.Le théâtre communautaire est généralement stimulé par des préoccupations locales - comme l’aménagement du terrain, les sans-abri, la discrimination systématique et l’intimidation ».Le théâtre communautaire est utilisé pour aider les communautés à atténuer les pressions liées aux changements démographiques.Par exemple, le projet Rights Here! Theatre and Law for Human Rights, lancé en 2007, avait pour objet d’amener les jeunes de cultures différentes à sensibiliser la communauté montréalaise aux droits de la personne.Ce partenariat intersectoriel a rassemblé des membres de l’Organisation des jeunes ¦ ¦ ¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦¦ de Parc-Extension, du Département de théâtre de l’Université Concordia, du Théâtre Teesri Duniya et du Barreau du Québec.Tout comme les communautés viables, le succès des productions de théâtre communautaire repose sur la capacité des personnes à résoudre leurs conflits et à trouver des solutions pour mieux travailler ensemble.Toujours selon le Pr Little, un des défis du théâtre communautaire consiste à faire participer les gens.Il faut sérieusement rechercher le consensus et résoudre les conflits pour que la participation perdure.Pour sa paçt, le Pr Raymond Paquin, qui enseigne les stratégies de commerce durable à l’École de gestion John-Molson, affirme que les dirigeants dotés d’une vision peuvent aider les communautés à demeurer viables.Adopter des pratiques écologiques permet non seulement de réduire le gaspillage, mais aussi de trouver de nouvelles occasions d’affaires, il cite en exemple une usine de frites, en Angleterre, qui produisait annuellement 5 000 tonnes de fécule de pomme de terre, comme produit dérivé.Lorsqu’elle a découvert quelle pouvait vendre cette fécule à des entreprises de forage pétrolier qui l’utilisaient pour fabriquer un élément de leurs tiges de forage, elle a converti les déchets de son site d’enfouissement en une nouvelle source de revenus.Selon M.Paquin, ce sont les consommateurs et une réglementation environnementale renforcée qui contribuent au changement de la culture d’entreprise.Aussi conseille-t-il aux entreprises de profiter du ralentissement économique pour innover, car seules celles qui sont axées sur la durabilité - et leurs clientèles - en ressortiront gagnantes.Quelles sont les autres principales caractéristiques des communautés viables?La santé et le bien-être, affirme Jennifer McGrath, chercheuse en santé infantile au Département de psychologie de l’Université Concordia.Les maladies chroniques et les problèmes de santé sont souvent causés par nos habitudes de vie.« Notre plus grand défi consiste donc à changer ces comportements », nous prévient-elle.Il est facile pour la plupart d’entre nous d’énumérer ce qu’il faut faire pour améliorer notre santé.Le plus difficile est de changer nos habitudes de vie - par exemple, arrêter de fumer, faire plus d’exercice ou adopter de meilleures habitudes alimentaires.Or, les initiatives individuelles ne suffisent pas.Selon elle, la médecine préventive exige la participation non seulement des individus, mais aussi celle de leur famille, de leur communauté et de leurs gouvernements.Pour prévenir les maladies, il faut agir à plusieurs niveaux, notamment en matière de politique publique.La préoccupation de la viabilité des populations n’est pas l’apanage de l’Amérique du Nord : c’est une inquiétude mondiale qui concerne à la fois les pays développés et les pays en voie de développement.D’après David Graham, les citoyens des pays développés ont intérêt à encourager le développement économique partout dans le monde.Mais la tâche n’est pas si facile parce que la répartition inégale des ressources essentielles risque de mener à des conflits, autre élément affectant la viabilité des communautés.Lorsque l’économie, l’environnement et les communautés sont durables, la population Test aussi.Ce qui importe, c’est que la durabilité démographique soit la conséquence naturelle des autres durabilités », de conclure M.Graham.¦ Forte de près de 40 000 étudiants, Concordia figure parmi les plus grandes universités canadiennes.Née en 1974 de la fusion du Collège Loyola et de Wniversité Sir-George-Williams, Concordia s’est taillé une place enviable dans plusieurs domaines allant du génie aux beaux-arts, en passant par les sciences, les lettres et la gestion.Aujourd’hui, l’Université Concordia s’appuie sur ses créneaux d’excellence pour promouvoir la recherche et l’enseignement dans le domaine complexe des pratiques de développement durable sur le plan social, économique et environnemental.de durabilité à tirer Des leçons Comme les habitants d’Inuvik et des Territoires du Nord-Ouest peuvent en témoigner, la richesse provenant des ressources naturelles canadiennes est tantôt une bénédiction, tantôt une malédiction.Il y a de moins en moins de populations qui subissent autant les répercussions de Temballement-effondrement propres à l’économie des ressources et d’autres défis complexes altérant la durabilité de la vie rurale canadienne.« Les communautés du Nord étaient probablement'plus durables avant, lorsqu’elles dépendaient moins de leurs voisins du Sud », déclare Peter Clarkson, haut fonctionnaire de Beaufort Delta et de Sahtu, dans les Territoires du Nord-Ouest.Heureusement, les dirigeants communautaires comme M.Clarkson sont déterminés à rendre les communautés du Nord canadien plus durables, quelle que soit la conjoncture.Afin de contribuer à cet effort et d’en tirer des enseignements, la Fondation canadienne pour la revitalisation rurale (FCRR) et le Réseau national de la recherche sur les questions rurales (RNRQR), tous deux reliés à l’Université Concordia, ont tenu leur conférence annuelle rassemblant environ 200 experts à Inuvik en juin 2008.« Les chercheurs et décideurs venus du Sud ont eu l’occasion de visiter les communautés éloignées.En explorant ces régions, ils peuvent parfois mieux comprendre les enjeux de leur propre communauté », a déclaré M.Reimer, directeur de recherche à la FCRR et professeur à l’Université Concordia.M.Clarkson cite en exemple le règlement des revendications territoriales avec les peuples autochtones, qui a contribué à rendre ces popula- tions plus durables « en les responsabilisant face à leur avenir et à leur destin ».« Si les gens ne se sentent pas responsables d’eux-mêmes et des ressources qui les entourent, ils ne comprendront jamais en quoi consiste la durabilité », précise-t-il.L’importance du capital sociétal et de l’infrastructure sociale lui paraît également évidente.« Tisser des relations sociales est aussi important que de construire l’infrastructure physique, surtout dans les économies d’emballement et d’effondrement.Si les gens vivent heureux dans une communauté et qu’ils s’y engagent, ils chercheront à la développer en période de boum économique.Inversement, pendant les périodes de récession, lorsque tout le monde se serre la ceinture, ces personnes trouveront des moyens de faire survivre leurs communautés.Il en est de même pour les Les autochtones d’Inuvik ont profité du dernier boum pour construire leur capital sociétal, par exemple en transformant un aréna en jardin communautaire.Non seulement cet investissement génère-t-il des produits, mais en plus, il donne un sentiment de fierté à la communauté, photo : fournie grandes collectivités, les villes et même le pays.Les habitants d’inuvik sont sur la bonne voie », conclut-il.¦ U N I V fc 0 *¦ I T ^Concord ia U N i V » R S t ! Toute entreprise socialement responsable voit plus loin que son bénéfice net.À Concordia, étudiants et professeurs contribuent au développement durable.Conception sociale et environnementale de la comptabilité, utilisation des sols et changement climatique, formation de dirigeants soucieux de justice sociale.Concordia.Pour voir grand.www.concordia.ca L E I) E V 0 I R .E E .1 E II 1) I I !t M A R S 2 0 0 !t Mensonge Michel David On a beau avoir constaté depuis longtemps que le sens de l’éthique n’est pas la qualité principale du premier ministre Jean Charest, sa tolérance devant les conflits d’intérêts ne cesse d’étonner.11 avait fait une remarquable démonstration de l’élasticité de ses principes en décembre dernier, quand il avait réintégré dans le cabinet son ancien ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, qui avait contrevenu à ses directives en se recyclant dans l’Industrie minière quelques semaines après avoir été battu dans sa circonscription d’Abitibi-Est en mars 2007, alors qu’il aurait dû s’imposer un purgatoire de deux ans.M.Charest avait justifié cette troublante nomination en disant que ses directives pouvaient comporter certaines «zones grises».Pis encore, il avait confié à M.Corbeil la responsabilité des Affaires autochtones et de la région du Grand Nord, où il crève les yeux que les intérêts des Premières Nations et ceux des compagnies minières risquent d’entrer fréquemment en collision.Maintenant qu’on connaît les circonstances dans lesquelles Philippe Couillard a quitté la politique pour se joindre au plus gros fonds privé d’investissement en santé au Canada, on comprend mieux pourquoi le premier ministre avait trouvé la faute de M.Corbeil aussi bénigne.Il est vrai que, dans le rapport du commissaire au lobbyisme, André C.Côté, rendu public mardi, on ne porte aucun jugement sur le comportement de M.Couillard lui-même, qui n’était pas l’objet de son enquête.Peu importe, les faits parlent d’eux-mêmes.?Dès janvier 2008, soit six mois avant sa démission, survenue le 25 juin, l’ancien ministre était ouvertement à la recherche d’un emploi, au point de retenir les services d’un chasseur de têtes.Le 17 mars, il a eu une première rencontre avec la direction de Persistence Capital Partners (PCP), affilié au Groupe Santé Medisys.M.Couillard a lui-même déclaré aux enquêteurs du commissaire au lobbyisme qu’un mois plus tard, à l’occasion d’un souper dans un restaurant de Québec, ils avaient constaté «une communauté de vues sur les services de santé privés et publics».Le 17 mai, ils ont convenu d’un «protocole d’entente concrétisant l’accord des parties».Un mois plus tard, le conseil des ministres, où siégeait toujours M.Couillard, approuvait un règlement qui élargissait de façon significative le champ d’intervention ouvert aux cliniques privées.Dans un avis adressé au secrétaire général du Conseil exécutif daté du 20 juin, le secrétaire adjoint a l'éthique et à la législation, Louis Sormany, écrivait qu’il était important de savoir «si, au cours de la dernière année, M.Couillard a eu des rapports officiels, directs et importants avec Medysis».Il ajoutait: «À cet égard, M.Roger Paquet, le sous-ministre de la Santé et des Services sociaux, m’a informé que M.Couillard lui aurait affirmé ne pas avoir eu de tels rapports.» Pourtant, s’ils ont pu aboutir à un constat de «communauté de vues» et à un «protocole d’entente», il ne semble pas exagéré de les qualifier fi «officiels, directs et importants».?Quand il a soutenu que sa collaboration avec PCP a été «concrétisée» seulement après son départ du cabinet, l’ancien ministre jouait honteuse ment sur les mots, comme il l’a fait tout au long de son séjour à la Santé et comme le leader du gouvernement, Jacques Dupuis, l’a fait encore hie,r à l’Assemblée nationale.À moins de prendre les gens pour des imbéciles, comment M.Couillard pouvait-il décemment affirmer, le jour de sa démission, qu’il ignorait encore ce que l’avenir lui réservait sur le plan professionnel et qu’il était toujours en réflexion?Quand il a confirmé officiellement avoir trouvé un emploi, en août 2008, le PQ a aussitôt réclamé une enquête.«Lorsqu’il a permis l’introduction d’assurances privées en santé, lorsqu’il a balisé l’ouverture de cinquante chirurgies au privé, est-ce qu’il se préparait une piste d’atterrissage pour la suite des choses?», avait demandé le porte-parole péquiste, Bernard Drainville.On sait maintenant à quoi s’en tenir.Qui peut croire que M.Charest n’était pas au courant de ces tractations?On peut comprendre qu’il n’était pas mécontent de voir partir ce rival potentiel, qui l’avait roulé dans la farine lors du débat sur l’emplacement du CHUM, mais cela ne justifie pas cet aveuglement volontaire.Le premier ministre a le devoir de préserver l’intégrité de la gestion de l’État.Il est inadmissible qu’un ministre en exercice profite de sa fonction pour négocier les conditions de son retour à la société civile.Depuis la dernière campagne électorale, peu importe le sujet traité, le gouvernement prend continuellement des distances inquiétantes par rapport à la vérité, qu’il s’agisse du déficit, de la péréquation, de la Caisse de dépôt ou de l’entente secrète avec Rio Tinto.A l’Assemblée nationale, où la liste des expressions proscrites s’allonge de façon ridicule, il est interdit de prononcer le mot «mensonge».Heureusement, il est encore permis de l’écrire dans un journal.mdavid@ledevoir.com ' c .fl ¦¦ l ?¦ C -"-"—S A *) POLITIQUE à /a cu/ùj/m / Nouvel essai conservateur au Québec Stephen Harper divise la province en 12 sections régionales et augmente le nombre d’organisateurs pour tenter de relancer le parti ¦ premier ministre, Stephen Harper ARCHÏVKS REUTERS Dans l’espoir de calmer la grogne de ses militants québécois depuis les dernières élections et de relancer sa formation sur des bases plus solides, Stephen Harper, chef du Parti conservateur, vient d’approuver un plan de restructuration de son équipe au Québec.Selon les informations obtenues par Le Devoir, la nouvelle structure, particulière au Québec, comprendra 12 conseils régionaux, le nombre d’organisateurs sur le terrain doublera et une nouvelle stratégie de financement sera mise en place.ALEC CASTONGUAY Ottawa — Certains militants auraient voulu voir renaître une aile québécoise du Parti conservateur dotée de pouvoirs élargis, mais la nouvelle stratégie de Stephen Harper et de ses représentants au Québec — le ministre Christian Paradis et la directrice des opérations Claude Durand — vise plutôt une approche régionale décentralisée pour concurrencer le Bloc québécois, très actif sur le terrain, a appris Le Devoir.Ansi, le Parti conservateur entend regrouper les associations de comté dans une douzaine de conseils régionaux, une structure qui n’existe pas à l’heure actuelle.Par exemple, les circonscriptions du Saguenay seront réunies sous un même chapeau, alors qu’un autre conseil regroupera la région de Québec.Et ainsi de suite pour les Cantons-de-l’Est, la Rive-Sud de Montréal, l’Outaouais.Il reste encore quelques décisions à prendre en ce qui concerne file de Montréal, a-t-on appris.Celle-ci pourrait être divisée en deux, notamment en raison de la langue et de la densité de population.Selon le ministre Christian Paradis, qui est le lieutenant de Stephen Harper au Québec, l’objectif est de faire travailler les régions en «synergie» pour éviter un certain «isolement» qui nuisait souvent au parti.«Les autres provinces ont des partis conservateurs provinciaux, ce qui aide.Mais pas au Québec.Il fallait donc trouver une manière de mobiliser nos militants à l’année et pas seulement lors des élections.Il fallait aussi trouver un moyen de rester plus en contact avec ce qui touche les régions, question d'avoir une bonne lecture du terrain et de développer des idées qui collent à la réalité», a affirmé Christian JACQUES NADEAU [,E DEVOIR Le bras droit du chef conservateur au Québec, Christian Paradis Paradis lors d’une entrevue avec Le Devoir hier.Les conseils régionaux permettront aux associations de comtés de partager des ressources, des idées, des bénévoles, et d’organiser des événements de plus grande envergure, notamment en ce qui concerne le financement.«Ils seront nos antennes sur le terrain», explique Christian Paradis.Avoir une structure qui met à contribution la base du parti et permet d’acheminer facilement les idées vers le haut de la pyramide décisionnelle était une demande des militants, selon M.Paradis.Une source conservatrice donne l'exemple des Cantons-de-l’Est, où le Bloc québécois a fait un bon travail pour mobiliser la région derrière le projet de construction d’un train entre Sherbrooke et Montréal.Ce projet passe par plusieurs circonscriptions, de sorte que la coordination entre les intervenants est importante.Le Parti conservateur, avec ses associations qui travaillent «en silo», n’a jamais été en mesure de prendre position dans la région et de créer une mobilisation en faveur du projet.A l’inverse, lors de la dernière élection, le Bloc a récolté les fruits de son travail en recevant l’appui de plusieurs gros noms de la région.Ajout de ressources Pour encadrer les conseils régionaux, le Parti conservateur augmentera sa force sur le terrain.Actuellement, à peine quatre employés permanents du parti sont à l’œuvre au Québec.Ce chiffre devrait au minimum doubler dans les prochaines semaines.«J’ai le feu vert pour augmenter les ressources de manière importante», explique Christian Paradis, qui a fait approuver son plan par Stephen Harper au début du mois de mars.L’argent sera également au rendez-vous, dit-on.Selon le ministre, qui a fait une tournée complète du Québec avant d’accoucher de son plan de restructuration, il est «ridicule» de prétendre que le Parti conservateur a largué la province.«Le moral des troupes est bon», dit-il.Hier, La Presse faisait état d’une grogne des militants québécois, qui reprochent au PC de n’avoir rien fait de bien concret et de bien concluant dans la province pour renverser la vapeur depuis les dernières élections.«Ce n’est absolument pas représentatif de la réalité», réplique Christian Paradis.Si le mécontentement était en effet très fort au lendemain du dernier scrutin, l’arrivée de Claude Durand, qui porte le titre de directrice des opérations au Québec, et la nouvelle structure qui sera mise en place sous peu ont «changé l’ambiance», soutient le ministre Paradis.«Nos changements sont très bien reçus», dit-il.Financement Les nouveaux sénateurs Léo Housakos (Montréal) et Michel Rivard (Québec) seront quant à eux actifs en ce qui a trait aux collectes de fonds, avec deux grands pôles de financement dans les deux grandes villes de la province.Les deux hommes ont un bon réseau de contacts et de l’expérience dans le domaine.Léo Housakos était notamment responsable du financement auprès des communautés ethniques de Montréal pour le maire Gérald Tremblay.Léo Housakos et Michel Rivard, en partenariat avec Claude Durand, seront responsables de former les associations de comté afin d’améliorer l’efficacité des collectes de fonds.«Il faut un financement plus efficace au Québec», dit une source.Pour donner un coup de main, plusieurs ministres, du Québec mais aussi des autres provinces, viendront faire leur tour durant ces activités.Une grande activité de financement aura d’ailleurs lieu à Montréal le 20 mai prochain, alors qu’on attend entre 500 et 800 personnes.Plusieurs ministres du gouvernement Harper seront sur place.Le Devoir Ottawa rétablit l’aide aux OBNL en développement économique Québec—Après avoir suscité une levée de boucliers l’année dernière, le gouvernement fédéral a fait volte-face, hier, en rétablissant le financement aux organismes québécois de développement économique.Le ministre responsable de l’agence Développement économique Canada (DEC) pour le Québec, Denis Lebel, est ainsi revenu sur une décision annoncée par son prédécesseur, Jean-Pierre Blackburn, qui avait dégénéré en affrontement, le premier ministre Jean Charest sautant lui-même dans la mêlée.M.Lebel a malgré tout défendu la démarche amorcée par le gouvernement fédéral en novembre 2007, affirmant que cela avait permis de «faire le ménage» et de mieux déterminer quels organismes à but non lucratif (OBNL) doivent bénéficier des subsides d’Ottawa.«Le ménage a été très important, a-t-il dit lors d’une conférence de presse.Ce qui m’amène aujourd’hui à être capable de prendre la décision, c’est le travail de mon prédécesseur.» M.Lebel a affirmé qu'Ottawa avait décidé de changer d’orientation quant aux OBNL à cause du ralentissement économique.«E y a des éléments nouveaux qui nous sont apportés par le plan d’action économique [fédéral], qui amène à DEC un budget supplémentaire de 200 millions de dollars approximativement pour les deux prochaines années», a-t-il dit.Après avoir croisé le fer avec M.Blackburn l’an dernier, le ministre québécois du Développement économique, Raymond Bachand, s’est montré satisfait, hier, de la décision d'Ottawa.«On a parlé à plusieurs organismes dont le financement va être rétabli, a-t-il dit lors d’un point de presse.Ils vont devoir soumettre une demande, mais fondamentalement, [le programme] est remis en place.» La Presse canadienne François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 ROLEX POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D’EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS.Gàmbard Vente et service technique 6 3 0 - A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 'X’ C L ti I) E V 0 I R .I.E JEUDI I !» M A R S 2 0 0 !) A 4 J Fritzl plaide coupable Autriche — Revirement majeur au troisième jour du procès de Josef Fritzl.Cet Autrichien de 73 ans, accusé d’avoir séquestré sa fille pendant 24 ans et d’être le père de ses sept enfants nés de viols à répétition, a plaidé coupable hier à tous les chefs d’inculpation, y compris celui d’homici-deN qui pèsent contre lui.A l’ouverture du procès lundi, l’homme avait plaidé coupable d’inceste, de séquestration, et partiellement de coercition et de viol.Mais pas d’esclavage ni d’homicide par négligence — inculpation liée au décès en 1996 d’un des sept enfants, peu après sa naissance.Hier, Fritzl a expliqué au tribunal qu’il avait changé d’avis et décidé de reconnaître sa culpabilité dans la mort d’un des enfants.«Je plaide coupable de tous les chefs d’inculpation», a-t-il dit, faisant allusion à ce qu’il a décrit comme un «comportement malade».Associated Press HELMUT FOHRINGER AFP Josef Fritzl risque la réclusion à perpétuité à l’issue du procès dont le verdict sera prononcé aujourd’hui.EN BREF Faire participer les jeunes L’organisme Sport et Loisir de l’île de Montréal a dévoilé hier les résultats d’une étude intitulée «Recherche sur les besoins et la pratique des jeunes de 16 à 35 ans de l’île de Montréal en matière de loisir, sport et activité physique».Les auteurs concluent qu’il faut accroître les investissements dans les sports et loisirs qui leurs sont destinés, mais aussi que leur participation accrue dans le développe ment de l’offre d’activités est nécessaire afin que celle-ci leur ressemble davantage.Enfin, les horaires devraient être révisés pour tenir compte davantage de leur réalité.L’organisme a du même coup annoncé le lancement d’un programme doté d’une enveloppe de 69 000 $ qui vise à financer différents projets allant dans le sens des recommandations de l’étude.On admet toutefois que le montant n’est pas suffisant Cependant le but visé est de mener à bien différentes initiatives, ce qui permettra ensuite d’aller chercher un financement plus important afin de les pérenniser.—Le Devoir L’itinéraiice sur les rails Les membres de la Commission des affaires sociales ont décidé hier de reprendre les travaux de la Commission parlementaire sur le phénomène de l’itinérance au Québec, abandonnés à l’automne dernier en raison du déclenchement des élections provinciales.«Le travail que nous reprendrons au cours des prochaines semaines est fondamental, car il servira à alimenter la réflexion sur l’intervention gou- vernementale en itinérance», a déclaré par voie de communiqué son président, le libéral Geoffrey Kelley.La Commission accueillera donc au cours des prochaines semaines les cinq organismes qui n’avaient pas été entendus à l’automne dans le but de rédiger un rapport final.Aucune date n’a toutefois été précisée.- Le Devoir Protéger les délateurs La Cour d’appel a réaffirmé hier la nécessité de protéger les témoins repentis (délateurs) contre de potentielles représailles.L’affaire concerne Alfredo Minisini, qui a finalement reconnu récemment sa culpabilité à des accusations de trafic de cocaïne, et son beau-frère et complice, Sylvain Ga-rand, devenu délateur.Les avocats de Minisini avaient obtenu en première instance du juge Marc David la divulgation de tous les renseignements sur les mesures de protection accordées à Garand.Fait à souligner, le juge David a rendu cet automne une décision similaire lors du procès pour meurtre de Paul Fontaine, si bien que la Couronne a renoncé à faire entendre un témoin, le délateur Serge Boutin, pour que le procès puisse se poursuivre.Avec l’affaire Minisini, la Cour d’appel met fin à ces expéditions de pêche de la Défense.Selon le tribunal, la Couronne est justifiée de ne pas divulguer les renseignements sur les mesures de protection afin de préserver la sécurité et la vie des collaborateurs de la justice.Chaque cause doit cependant être évaluée indépendamment, par le juge du procès.- Le Devoir LA VIE EST ENCORE PLUS BELLE AVEC NOUS Parce qu'on vous offre le premier mois gratuit.INTERNET 0$ \J /LE PREMIER MOIS* Modem câble en location gratuite avec tous les forfaits Installation gratuite Contrôle parental gratuit sur demande Seule Vidéotron vous offre le service Internet le plus rapide et le plus fiable+.videotron.com 514 281-1711 i 88-videotron N N LE POUVOIR INFINI DU CABLE > VIDEOTRON Une compagnie de Québécor Media t Selon un sondage Léger Marketing, décembre et le tarif de 41,95$ par mois (pour les clients i seront facturés pour I utilisation excédentaire d laxes en sus.Certaines conditions s'appliquent, K ta c* T m 470558 L E DEVOIR.L E .1 E U D 1 I !) M A R S 2 O O !l .\ 5 ACTUALITES Une étude confirme que les professeurs sont moins payés qu’ailleurs UQAM : Québec délègue son spécialiste des cas difficiles Plusieurs centaines de professeurs, appuyés par des étudiants et d’autres salariés, ont formé hier une chaîne humaine autour du campus en signe de solidarité.En parallèle, des pourparlers ont cours non seulement avec la direction, mais aussi avec un négociateur du gouvernement, à la lumière d’une étude comparative qui donne raison aux professeurs de l’Université du Québec à Montréal, qui se plaignent d’être sous-payés.CLAI RAN ORÉE CAUCHY Au moment même où une étude externe donne raison sur presque toute la ligne au Syndicat des professeurs de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ), le gouvernement a dépêché un négociateur du Conseil du trésor pour faciliter un règlement L’étude comparative menée par la firme-conseil Aon conclut que les professeurs de l’UQAM sont nettement moins bien payés que leurs collègues des autres universités, et ce, même lorsqu’on tient compte de la charge de travail et des autres conditions de travail.«La rémunération des professeurs de l’UQAM est d’au moins 10 % inférieure à ce qui se pratique dans les universités du Québec.Nous dirions aussi que la charge de travail n’y paraît pas moindre», a conclu la firme-conseil, mandatée par la direction de l’université pour comparer les conditions de travail, comme l’exigeait la ministre de l’Education.L’écart est toutefois d’environ 5 % lorsqu’on considère uniquement les établissements du réseau de l’Université du Québec.L’étude note cependant que la convention collective des profes- JACQUES NADEAU LE DEVOIE Des étudiants ont appuyé hier les professeurs en grève de l’UQAM.Il faut dire que le congé forcé s’est étendu hier à tous les étudiants, puisque la direction a suspendu l’ensemble de ses cours, y compris ceux donnés par des chargés de cours.seurs de l’UQAM est plus précise quant aux primes, aux dégrèvements et aux congés, ce qui laisse une «discrétion moins grande» à la direction.Le négociateur du Conseil du trésor, Gilles Char-land, a été affecté au dossier au cours des derniers jours pour faciliter les discussions.Cet «accompagnateur», habitué des négociations difficiles, a proposé de reporter le règlement définitif du conflit en créant un «comité sur la tâche professorale» dont le mandat s’échelonnerait sur une période d’un an.«On n’a pas pris cela au sérieux.On ne va pas repasser un an à s’interroger sur la tâche du professeur, comme si les choses n’étaient pas encore parfaitement claires», a commenté hier la présidente du SPUQ, Michèle Nevert.Le syndicat aurait souhaité au préalable qu’on effectue immédiatement une portion du «rattrapage salarial» sur les salaires en vigueur dans les autres universités et qu’on procède à l’embauche d’un certain nombre de nouveaux professeurs.«Je pense que le dialogue n'est pas rompu avec le gouvernement du Québec.On verra ce qu’ils ont à proposer et on évaluera cela à sa propre valeur», a pour sa part indiqué Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, qui a rencontré Michelle Courchesne, ministre de l’Éducation, vendredi soir dernier pour discuter du conflit.«Il y a eu des pourparlers depuis la fin de semaine entre le gouvernement, l’UQAM, la CSN et le SPUQ.[.] Les échanges se poursuivent», note Daniel Hébert, directeur des communications de l’université.Au cabinet de la ministre Courchesne, on n’a pas voulu commenter la nature des échanges ou le contenu du rapport Aon.On précise toutefois que la participation directe d’un négociateur du Conseil du trésor découle de l’entente sur le financement conclue entre la ministre et l’UQAM en décembre.Intensification du conflit La grève s’intensifiait par ailleurs hier, les lignes de piquetage des professeurs devenant plus étanches, laissant moins facilement passer les étudiants venus assister à des cours dispensés par des chargés de cours.La direction de l’UQAM a décidé de suspendre jusqu’à hier soir tous les cours «afin d’assurer la sécurité des personnes et d’éviter les confrontations».ÜUQAM devrait annoncer ce matin si les cours (du moins ceux donnés par des chargés de cours) reprendront aujourd’hui.Après cinq journées de grève perlée et une grève d’une semaine complète, les quelque 950 professeurs feront le point demain en assemblée générale.«La mobilisation est très forte.Avec la sortie du rapport Aon, on voit mal comment elle peut s’étioler», assure Michelle Nevert, présidente du SPUQ.Le Devoir EN BREF Le juge Dutil est mort L’ex-juge Jean-Luc Dutil, qui a notamment présidé la Commission d’enquête sur le crime organisé (la CECO), est décédé hier matin, à l’âge de 77 ans, à la suite d’une maladie foudroyante.Né le 12 septembre 1931 à Saint-Georges, en Beau-ce, M.Dutil est entré au Barreau du Québec en 1954 et est devenu juge à la Cour des sessions de la paix en 1974.Le juge en chef de la Cour du Québec, Guy Gagnon, a parlé du juge Dutil comme d’un homme déterminé, qui n’avait pas froid aux yeux, rappelant qu’il avait d’ailleurs présidé la CECO en 1975.Alors qu’il remportait le Prix national pour le droit Ramon-John-Hna-tyshyn en 2001, remis par l’Association du Barreau canadien, on avait écrit au sujet du juge Dutil qu’il sétait efforcé d’améliorer le système juridique.Il avait notamment joué un rôle de pionnier afin que les communautés autochtones et nordiques puissent bénéficier d'une justice viable et accessible.-La Presse canadienne Décès du juge Gaston Labrèche {je juge a la retraite Gaston Labrèche, de la Cour du Québec, est décédé, et deux autres Canadiens ont été blessés, mardi, dans un accident d’autobus survenu en Argentine.Le ministère des Affaires étrangères indique que l’accident est survenu près de la ville de Resisten-cia, au nord de l’Argentine.Le ministère n’a pas identifié la victime, mais le juge en chef de la Cour du Québec, Guy Gagnon, a révélé son identité.- La Presse canadienne Retour en cellule Toronto — Un homme soupçonné d’être un terroriste étranger retourne en prison parce que sa famille n’arrive plus à supporter les rigoureuses conditions qui lui ont été imposées il y a deux ans pour sa remise en liberté.La femme de Mohammad Mahjoub et son beau-fils ont affirmé hier en Cour fédérale qu’ils ne parviennent plus à vivre avec ces conditions de libération, qui exigent une étroite surveillance et équivalent en pratique à une détention à domicile.En conséquence, ont-ils dit, ils ne sont plus prêts à agir en tant que superviseurs et garants.Mahjoub est l’un des cinq étrangers musulmans que le gouvernement fédéral souhaite déporter parce qu’il les considère comme des menaces à la sécurité nationale.Selon la femme de Mahjoub, ses conditions de libération ont un impact négatif sur ses jeunes enfants.- La Presse canadienne VOUS GAGNEZ À ETRE CONNU NOUS LE SAVONS.Nous VOUS connaissons! yé QJ H3 O) U Notre mission est claire : mettre en valeur, faire connaître et promouvoir aussi bien l’économie de Laval que les entreprises qui la font.Dans le cadre du Défi Croissance, nous déployons de nombreux outils de communication au service des entreprises de Laval, notamment : • Un site Internet interactif où les entreprises de Laval peuvent consulter de l'information pertinente et utile sur tous les services de LAVAL TECHNOPOLE et sur la réalité économique lavalloise (listes d'entreprises, espaces industriels disponibles, espaces de bureaux disponibles, profil économique, grands indicateurs économiques).L’action économique lavalloise est en ligne en temps réel sur notre site.• Nous publions quatre bulletins économiques par année.Ces bulletins mettent en valeur nos entreprises, les petites comme les grandes.• Nous donnons de la visibilité à nos entreprises en relayant les nouvelles économiques qui les concernent aux médias.Vous êtes une entreprise de Laval?N'hésitez pas à communiquer avec le service marketing et communication de LAVAL TECHNOPOLE.Nous pouvons contribuer à votre succès.Puis, consultez nos outils, ils sont conçus pour vous informer et vous aider.Vous n'êtes pas encore une entreprise de Laval?Commencez votre découverte en visitant notre site Internet, puis dites-vous que vous seriez une vedette économique à Laval.Nous nous en assurerons.Communiquez avec moi au 450 978-5961.Sylvie Gauthier Directrice LAVAL TECHNOPOLE DES EXPERTS AU SERVICE DES ENTREPRISES DE LAVAL DEFI II CROISSANCE Pour aller plus loin.plus vite W p o I m c CüP* LE DE V OIK, L E JEUDI 19 MARS 2 O O 9 A (i ACTUALITES «D n’y a pas d’affaire Couillard», dit Dupuis Le gouvernement Charest « défend l’indéfendable », selon le Parti québécois Le Parti québécois a voulu savoir hier du premier ministre Jean Charest pourquoi il avait toléré que Philippe Couillard, alors ministre de la Santé, négocie son passage chez Persistance Capital Partners alors qu’il faisait adopter une loi au sujet des cliniques d’imagerie médicale, un secteur dans lequel oeuvre l’entreprise qui allait devenir son employeur.C’est toutefois le leader parlementaire qui a répondu, affirmant n’y voir aucun conflit d’intérêts.ANTOINE ROBITAILLE LISA-MARIE GERVAIS Québec — Pour le gouvernement Charest, «il n’y a pas d'affaire Couillard».L’opposition péquiste, au contraire, voit un «conflit d’intérêts flagrant» dans le cas de l’ancien ministre libéral qui a signé avec Persistance Capital Partners, en mai 2008 alors qu’il était toujours en poste, un protocole d’entente pour son embauche dans cette entreprise.C’est la péquiste Agnès Maltais qui a lancé ces accusations en chambre, hier, à la période de questions.Constatant que le gouvernement était solidaire de l’ancien ministre, elle a déclaré: «Allez-vous continuer à défendre l’indéfendable?Ça entache non seulement la crédibilité du premier ministre, mais aussi celle de tout le gouvernement.» La veille, le commissaire au lob-byisme, André Côté, avait déposé un rapport dans lequel il concluait que les nouveaux employeurs de Philippe Couillard n’avaient pas enfreint la (loi sur le lobbyisme) en discutant avec le ministre du système de santé; et même en signant un protocole d’entente fixant les conditions de cette embauche.Si les règles du lobbyisme n’ont pas été violées, celle de l’éthique l’ont été, soutient le Parti québécois.Le Québec ne possède pas de commissaire à l’éthique, mais un jurisconsulte qui n’a pas de pouvoir d’enquête et répond à des demandes d’élus.Le premier ministre adresse toutefois aux membres du conseil exécutif une directive concernant les conflits d’intérêts, qu’il peut modifier à sa gui- JACQURS NADKAU LE DEVOIR Philippe Couillard se.Le PQ prétend que M.Couillard a violé celle adoptée le 9 septembre 2003 par Jean Charest: «Les membres du conseil exécutif doivent mettre fin, dans les plus brefs délais après leur nomination et pour toute la durée de leur mandat, aux activités de nature professionnelle, commerciale ou d’affaires qui pourraient constituer une source de conflit d’intérêts ou les empêcher de consacrer tout leur temps à leurs fondions.» Agnès Maltais a demandé pourquoi le premier ministre avait «toléré la situation» où M.Couillard était à la fois signataire d’un protocole chez PCP et ministre de la Santé.Elle a souligné qu’après avoir signé son protocole d’entente avec l’entreprise PCP M.Couillard a «présenté, débattu et voté le projet de loi n° 95 qui concernait les cliniques d’ima- gerie médicale».Or, le groupe PCP Medisys possède 19 cliniques d’imagerie médicale dont deux au Québec, a fait remarquer la député.«Est-ce que ça veut dire que c’est bar ouvert et que tout est permis, quand on est ministre libéral, maintenant?», s’est-elle indignée.C’est le leader parlementaire Jacques Dupuis et non le premier ministre Charest qui a répondu à la question.Il a défendu la position légaliste selon laquelle aucun «contrat formel» n’a été signé par M.Couillard avant qu’il quitte ses fonctions.Car c’est après le 25 juin, date de départ à laquelle M.Couillard a rendu son portefeuille de la Santé, que le contrat a été signé, ce qu’a confirmé hier le bureau du commissaire au lobbyisme.Il a soutenu que Mme Maltais abusait de l’immunité parlementaire et qu’elle n’oserait jamais répéter ces accusations à l’extérieure de la Chambre puisqu’elle s’exposerait à des procédures judiciaires.Il a rappelé que Mme Maltais avait déjà été «poursuivie en diffamation».Les syndicats Qualifiant à’«incestueuse» la relation de M.Couillard avec cette firme privée, les grandes centrales syndicales ont interpellé le premier ministre et l’actuel ministre de la Santé, Yves Bolduc, pour qu’ils annulent le règlement de la loi 33 et recommencent sur de toutes nouvelles bases pour dissiper toute ambiguïté quant à sa volonté de privatisation.Entre le mois de janvier, où M.Couillard engage des démarches pour passer au privé, et le moment de sa démission en juin, l’ancien ministre «poursuit l’élaboration du règlement de la loi 33 sur les cliniques médicales spécialisées», se sont indignés la CSN et la FTQ.Par ailleurs, des enseignants de l’Université McGill estiment qu’il y a apparence de conflit d’intérêts dans la nomination de M.Couillard à un poste spécial dans les facultés de droit et de médecine.Dans une lettre écrite il y a deux mois dans The McGill Reporter, ils se sont inquiétés du fait que M.Couillard allait participer à l’enseignement et à la recherche sur les politiques du Québec en santé alors qu’il est employé par une firme privée.En désaccord avec ces allégations, la rectrice Heather Munroe-Blum n’a pas cru bon de rectifier le tir.Avec la collaboration de Robert Dutrisac Le Devoir DES LE 15 MAI, IL SERA OBLIGATOIRE DE SIGNER VOS BILLETS DE LOTERIE POUR RÉCLAMER UN LOT.A compter du 15 mai, vous devrez signer votre billet de loterie pour qu'un détaillant puisse le valider.Il est important de signer visiblement votre nom dès l’achat.Lorsque vous le signez, vous protégez à la fois votre billet et votre lot si vous avez un billet gagnant.Signez-le, il est à vous.08-18-26 28-33 01-05-0 PARTICIPANT 3301 EXTR SIGNEZ vSIGNy SIGNEZ VOTRE BILLET Pour plus d’information, visitez lotoquebec.corn LOTO QUÉBEC L’ophtalmologie restera au CHUM Les spécialistes veulent d’autres salles d’opération STÉPHANE BAILLARGEON La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) veut des «garanties formelles» pour que l’intégration des services d’ophtalmologie au futur méga-hôpital universitaire ne gruge pas les espaces déjà planifiés.Du même coup, la Fédération demande au gouvernement de court-circuiter le processus de consultation publique pour activer la mise en chantier du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).«Le programme fonctionnel et technique [PFT] du futur CHUM de 772 lits et 39 salles d’opération a été conçu sans l’ophtalmologie», a dit le D Gaétan Barrette, président de la FMSQ, en conférence de presse hier midi, à Montréal.La Fédération représente plus de 8000 membres de 35 disciplines, dont l’ophtalmologie.«Nous voulons un engagement clair concernant le volume de ressources physiques nécessaires pour intégrer [ce service] en sus du PFT actuel.Le ministre nous a dit qu’il allait le faire et nous voulons une prise de position publique.» Privatisation annulée Québec a mis fin à une entente négociée avec le Groupe santé Sedna, une entreprise privée, pour confier au CHUM les soins en ophtalmologie.Un projet semblable de clinique privée est tombé dans les Laurentides.Selon la compréhension du D Barette, la récente marche arrière met fin à toute création future de centres médicaux spécialisés associés (CMS-A) dans tous les secteurs de la santé, partout au Québec.Québec nie cette lecture.«Il est toujours possible de présenter un projet de CMS-A», dit Marie-Eve Bédard, porte-parole du ministère de la Santé.Toutefois, il y a toujours deux critères qui vont prévaloir: l’accessibilité aux soins et l’égalité des coûts par rapport au réseau public.» Justement, le D1 Barette prétend que les cliniques d’ophtalmologues proposées à Québec auraient été rentables pour l’Etat.Mme Bédard a répété ensuite au Devoir que la récente décision ministérielle d’intégrer au CHUM la clinique d’ophtalmologie découle d’une étude indépendante «ayant établi que les coûts seraient bien supérieurs à ceux dispensés par le public».De même, elle refuse d’engager le ministère quant aux espaces réservés ou non aux soins ophtalmologiques.«C’est au CHUM d’indiquer quels espaces seront réservés aux différentes fonctions, dit-elle.Mais les ophtalmologistes auront l’espace nécessaire.» Un décret?La demande concernant la fin des consultations publiques découle du fait que la Ville de Montréal devra effectuer une seconde ronde de consultations publiques en raison des nombreux changements survenus dans le projet depuis l’adoption du règlement de zonage, en mai 2008.«Le processus de nomination du p.-d.g.de la Caisse de dépôt a été “by-pas-sé", parce qu’il y avait urgence, dit le docteur-président.]e ne vois pas pourquoi les circonstances ne seraient pas les mêmes pour le CHUM.» Cette fois, la porte-parole du ministère renvoie la balle à la Ville et rappelle que seule une partie du projet sera à nouveau examinée.«Le décret gouvernemental est possible, mais ce n’est pas envisagé pour l’instant, dit Mme Bédard.Disons que la porte n ’est pas complètement fermée.» Le Devoir I.E I) E V 0 I H .1 E 11 I) I M A H S ACTUALITES 2 0 0 !* A 7 ' * e- JACQUKS NADKAU l.K DEVOIR Corriger le passé en évitant les erreurs L’Office de consultation publique fait de nombreuses recommandations afin de bonifier le projet sur le site de Radio-Canada La démolition du «Faubourg à m’iasse», dans les années 1960, a laissé une trace indélébile dans l’esprit de ceux qui ont perdu leur quartier, leur logement.Radio-Canada espère réparer les pots cassés, chose louable, reconnaît l’Office de consultation publique.Mais le projet a encore besoin d’être peaufiné.JEANNE CORRIVEAU Le projet de développement immobilier sur le site de la maison de Radio-Canada pourrait permettre de réparer les erreurs du passé qui ont conduit à la démolition du «Faubourg à m’iasse» dans les années 1960.Mais il comporte de nombreuses lacunes urbanistiques qui devront être corrigées, indique l’Office de consultation publique de Montréal dans son rapport rendu public hier.Recréer un quartier résidentiel dans ce secteur défiguré ne pourra que dynamiser le quartier, reconnaît l’Office qui salue la prédominance résidentielle envisagée sur le site.Le retissage de la trame urbaine avec le prolongement des rues Beaudry, Alexandre-de-Sève et Viger, malgré leur configuration inusitée, permettra également de rétablir des liens perdus avec le quartier adjacent, souligne-t-on.Lors des consultations publiques tenues en novembre et décembre derniers, de nombreux participants avaient dénoncé la hauteur projetée des bâtiments longeant le boulevard René-Lévesque.L’Office partage cet avis et estime que le projet tel que présenté ne permettra pas une réelle ouverture sur le quartier adjacent.Les recommandations de l’Office sont donc nombreuses.Il suggère que la topographie des rues et des places publiques soit étudiée de façon plus approfondie en fonction de la perception visuelle des lieux, des conditions climatiques et des coûts.La hauteur de 11 étages prévue pour les bâtiments le long du boulevard René-Lévesque est susceptible de créer cet effet de «muraille» tant décrié lors des consultations, convient l’Office, qui recommande d’en revoir l’implantation afin de favoriser une meilleure continuité avec le quartier adjacent.Les commissaires proposent également de revoir à la hausse le nombre de logements so- ciaux en raison des caractéristiques socioéconomiques du quartier.L’aménagement des places publiques et l’animation culturelle qui y est prévue devraient permettre de commémorer l’histoire du «Faubourg à m’iasse», souhaite-t-on.Selon l’Office, la Ville de Montréal devra accélérer l’élaboration d’un plan d’ensemble pour les grands projets du secteur, tels que la gare-hôtel Viger et le futur CHUM, et réaliser dans les meilleurs délais l’étude sur le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie.L’Office propose aussi à la Ville d’envisager le prolongement de la future ligne de tramway jusqu’à la rue De Lorimier et de réclamer du promoteur une contribution pour le segment additionnel.Lorsque joint par Le Devoir hier, le directeur des communications à la division immobilière de Radio-Canada, Ronald Prud’homme, n’avait pas encore pris connaissance du rapport.Les 20 recommandations seront étudiées avec attention, a-t-il dit.Radio-Canada souhaite que son plan de développement soit entériné par la Ville au cours des prochains mois avant de lancer des appels de propositions pour trouver des promoteurs.Le Devoir lk ARCHIVKS DK I.A VIU K DK MONTKKAI L’Office de consultation publique souhaite que des places publiques commémorent l’histoire du « Faubourg à m’iasse » Entente hors cour d’un million de dollars L’Institut Pinel veut tourner la page sur un triste épisode Le Port de Montréal ne précise pas les motifs du renvoi de son p.-d.g.La direction du Port de Montréal n’a pas élucidé hier les raisons du congédiement de son président-directeur général.Démis de ses fonctions par le conseil d’administration, Patrice Pelletier n’aura régné qu’un an et demi sur les destinées de l’Administration portuaire de Montréal (APM).Les membres du conseil d’administration du port sont demeurés discrets hier au sujet des motifs qui les ont amenés à mettre un terme au contrat de M.Pelletier, préférant référer les appels à la direction des communications de l’APM.Patrice Pelletier avait été nommé à la tête d’APM en septembre 2007, succédant ainsi à Dominic Taddeo qui avait occupé la présidence de l’agence fédérale pendant 24 ans.Sa nomination aurait été précédée de nombreuses pressions politiques, tant du bureau du premier ministre Stephen Harper que du cabinet du maire Gérald Tremblay, qui soutenaient la candidature de Robert Abdallah, ex-directeur de la Ville de Montréal.Malgré tout, c’est M.Pelletier qui avait été choisi par le conseil d’administration.Précisons que ce conseil compte sept membres, dont trois sont désignés par les gouvernements fédéral, provincial et municipal.Divergences de vues En soirée mardi, l’APM a fait savoir par voie de communiqué que la raison du «départ» de M.Pelletier «était liée à des perspectives différentes de celles du conseil quant à la mise en œuvre de la vision de l’entreprise».Un comité de sélection a également été mis sur pied afin de trouver un successeur à Patrice Pelletier et l’intérim a été confié à Sylvie Vachon, vice-présidente, administration et ressources humaines.En septembre dernier, Patrice Pelletier avait dévoilé un vaste plan d’action qui devait faire tripler la capacité du port d’ici 2020.Le projet prévoyait la réfection et l’expapsion des terminaux existants d’ici 2011 à 2013.A plus long terme, on projetait la construction de nouveaux terminaux dans l’est de Montréal et à Contrecœur, en fylon-térégie.A l’heure actuelle, plus de 26 tonnes de marchandises transitent chaque année au port de Montréal.Avant d’assumer la direction d’APM, M.Pelletier occupait la présidence de la société L-3 Communications SPAR Aerospace.Il avait débuté sa carrière comme ingénieur de projets pour Environnement Canada.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Patrice Pelletier aura dirigé le Port de Montréal durant moins de deux ans.LI SA- MARIE G E R V AI S Alors que le règlement hors cour concernant le recours collectif contre l’Institut Pinel pour des mauvais traitements infligés à des patients était approuvé hier, les dirigeants de l’hôpital psychiatrique se disent prêts à tourner la page.Selon le directeur Jocelyn Aubut, des changements majeurs de pratiques ont été effectués.La prise systématique de photos ou d’empreintes a été abolie.D’autres pratiques comme les fouilles à nu et l’usage illégal de menottes sont menées au cas par cas.«Mais ce sera fait dans les règle de l’art», assure le D' Aubut Des contrôles internes et externes sont régulièrement menés par des organismes comme Agrément Canada et le ministère.Dernier point à régler d’ici 18 mois: l’Institut Pinel devra se conformer à l’exigence concernant le verrouillage des portes durant les siestes.De cette transaction d’un million, près de la moitié ira aux demandeurs et aux avocats tandis que le reste, soit un montant de 455 000 $, sera distribué entre les personnes visées par le recours qui en auront fait la réclamation, sous forme d’indemnité allant jusqu’à 4000 $.Ainsi, une personne qui, entre janvier 1999 et décembre 2002, aurait été forcée de donner ses empreintes peut réclamer 100 $.Pour une fouille à nu sans prescription médicale et sans que les circonstances ne la justifient, un patient peut exiger 200 $.Pour M‘ Marc Plamondon, l’avocat représentant le groupe de patients, l’entente intervenue est l’aboutissement d’un long processus de six années de procédures qui repositionne Pinel non pas comme un hôpital-prison, mais comme un centre hospitalier avec une vocation particulière.L’Institut Pinel n’a pas toujours eu bonne réputation, reconnaît le Dr Aubut.«Si on a erré de bonne foi en regardant les choses a posteriori, on va assumer ce qui s’est passé.» Le procureur général du Québec, également poursuivi dans ce recours collectif, a refusé de se joindre à cette entente hors cour et les procédures se poursuivent contre le ministère de la Sécurité publique pour la mise en cellule des patients dans les palais de justice de Montréal et de Laval.Le procès aura lieu en mai prochain.Le Devoir Pour les passionnés de cinéma Du lundi au samedi à 21 h à TFO n TFO SpÉfïi TFO est offert au Québec par Vidéotron (illico), Bell Télé, Look Communications et la plupart des câblodistributeurs.Contactez votre fournisseur pour obtenir TFO.iMà mm-4 Rendez-vous avec Lambert Wilson et Juliette Binoche Le 19 mai tfo.org/cinema L’Institut d’étude du développement international de l’Université McGill (IEDI) présente sa conférence inaugurale : La pratique du développement à la croisée des chemins : perspectives et défis actuels 23 et 24 mars 2009 Hôtel Omni Mont-Royal, 1050, rue Sherbrooke Ouest, Salon Saison Lundi, le 23 mars, 17h-19h Allocution principale : « Bows Without Arrows: The Institutional Deficits of Development Policy.Reflections on the Indian Experience », par le professeur Pratap Bhanu Mehta, Conseil des gouverneurs du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et president du Centre for Policy Research de New Delhi.Un cocktail et une réception suivront.Mardi, 24 mars, 9h-17h30 Journée d’activités incluant une série d’ateliers avec des praticiens du développement international provenant d’horizons divers, une allocution principale par David Morley de l’organisation Aide à l’enfance Canada et un discours de clôture « Renewing Canada 's Commitment to Development » du Très Honorable Joe Clark.Un buffet midi est inclus.Pour plus d’information sur le programme, consultez le site : www.mcgill.ca/cdas/cvcnts/conferences/ Ouvert au public.Prière de vous inscrire à l’adresse suivante : adm.cdasfw mcgill.ca Veuillez noter que la conférence se déroulera en anglais.ISID INSTITUTE FOR THE STUDY OF INTERNATIONAL DEVELOPMENT INSTITUT 0 ÉTUDE DU DÉVELOPPEMENT INfIRNATIQNAl V.McGill £3 Public Forum Policy drs politiques ftmim pnM itj»w5 L E DEVOIR, LE JEUDI 1 9 MARS 2 0 0 9 A 8 EDITORIAL DECROCHAGE SCOLAIRE L’État décroché Doit-on s’alarmer ou, au contraire, s’en régaler?Un — éniè-me — rapport sur le décrochage au Québec propose un plan d’action qui, celui-là, n’émane pas des officines gouvernementales, mais bien de la société civile.Il faut le dire: cette initiative consacre l’échec de l’État.U Marie-Andrée Chouinard n autre rapport Ménard vient secouer le gouvernement Charest L’actuel président de BMO Groupe Financier, L Jacques Ménard, a jeté cette fois son dévolu sur l’abandon scolaire, qui touche encore le tiers des jeunes Québécois.Son rapport sur le financement du système de santé, commandé en 2004 par Québec, s’empoussière aujourd’hui sur les tablettes.Espérons que cet autre-là ne restera pas lettre morte.Le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec, présidé par M.Ménard, n’avance pas la recette miracle que certains attendent peut-être pour effacer le décrochage du portrait scolaire.Les auteurs ont effectué un honnête tour de la question, soit; mais leur plan de match suggère des solutions déjà tentées (mobilisation régionale, efforts en petite enfance, concentration sur les milieux défavorisés, etc.) autour d’un constat maintes fois martelé.Non, l’originalité de ce rapport ne tient pas dans les propositions qu’il avance.Son caractère inédit relève plutôt entièrement de sa signature: née de l’inquiétude de citoyens las des éternels discours sur l’échec scolaire et des programmes creux lancés avec grand fracas politique, cette initiative a ceci de rafraîchissant qu’elle constitue une alerte venue du grand public.Hé ho! Pendant qu’on se perd en atermoiements, quelle catastrophe nationale sommes-nous en train de fricoter?Surpris qu’un banquier souhaite faire de l’école une affaire de premier ordre, certains craindront une manœuvre du privé pour noyauter les classes.Nous y voyons plutôt une critique cuisante à l’endroit de l’Etat qui peine à améliorer de désolantes statistiques et brosse un avenir bien sombre à la jeunesse québécoise.D y eut pourtant (apparence) d’efforts: la page 18 du rapport étale sous forme de graphique coloré la quarantaine de programmes, services, initiatives, organismes voués, directement ou non, à combattre le décrochage.Alouette! La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a précisé mardi que 841 millions sont investis chaque année pour contrer cette calamité, en sus des 2,4 milliards aux élèves en difficulté.Elle brandissait peut-être ces chiffres telle une cuirasse servant de défense; mais puisque, malgré cette somme, rien ne change, n’y a-t-il pas plutôt là une énormité embarrassante?A quoi bon tous ces dollars?Ên 2002, une importante stratégie de lutte au décrochage.Agir autrement, avait été mise en branle par Québec, bardée de plusieurs millions.Misant sur un encadrement personnalisé, elle avait soulevé un furieux enthousiasme! Sept ans plus tard, et malgré les 40 millions consentis chaque année à ce programme, on ne sait rien de ses effets.Qu’on nous permette de soupçonner l’échec retentissant derrière le silence ministériel.Généralement, les bonnes nouvelles motivent la fanfare politique.En cas de revers, l’appareil se fige.Le rapport Ménard a donc tout à fait raison de militer non seulement pour des cibles, mais aussi pour des outils de mesure destinés à évaluer Ja réussite de quelque plan d’action.En cette matière, le ministère de l’Éducation a par le passé lamentablement échoué, force est de l’admettre.Propulsée sans cette protection, la réforme de l’éducation souffre d’avancer sans repères.Agir autrement n’a jamais non plus reçu le bilan jadis promis, mais on continue de l’alimenter financièrement, comme s’il était la panacée.L'initiative Ménard a beau être «citoyenne», elle ne passera jamais à l’histoire si un gouvernement, appuyé par la collectivité, n’en fait pas un objectif prioritaire, montrant que l’éducation est un objet à valoriser sans honte.Le premier ministre Jean Charest doit sous peu dévoiler une stratégie jeunesse, dont il a la responsabilité.Ce pourrait être l’occasion de faire la preuve que son gouvernement n’a pas l’intention de décrocher.ASSEMBLEE NATIONALE DU QUEBEC Vite, un commissaire à l’éthique ! hilippe Couillard est certainement l’un des ministres les Dplus brillants que le Québec ait eus.Si on a cru le gouvernement Charest lorsqu’il promettait de réduire les listes d’attente en chirurgie et les débordements des urgences, c’est grâce au bon docteur Couillard.Il était le prototype du politicien dont la compétence et la sincérité ne pouvaient être remises en cause.Pour la sincérité, on repassera.En démissionnant le 25 juin 2008, le ministre nous disait qu’il ne savait trop ce qui l’attendait, mais, le succès appelant le succès, il joignait quelques semaines plus tard Persistence Capital Partners, une firme d’investissements possédant de nombreuses cliniques privées.Or, de nous apprendre cette semaine le commissaire au lobbyisme, cela ne s’est pas passé ainsi.Philippe Couillard négocia tout au long du printemps 2008 avec son nouvel employeur, avec ^ qui il signa le 17 mai une entente de principe.Que Philippe Couillard ait caché l’existence de I || ces négociations en dit beaucoup sur l’importance qu’il accorde à la transparence.On comprend pourquoi.Pendant toute cette période, il était en situation de conflit d’intérêts car, pendant que l’individu négociait son passage au secteur privé de la santé, le ministre de la Santé préparait des règlements visant notamment à élargir la liste des Bernard traitements médicaux spécialisés pouvant être dis- DescôteauX pensés dans des cliniques privées.Il ne voulait pas que cette information vienne ternir sa réputation, ce qui arrivera malgré tout.Ia‘ commissaire au lobbyisme s’est penché sur cette affaire pour s'assurer que les nouveaux associés du ministre ont respecté la Loi sur la transparence et l’éthique cm matière de lobbyisme lorsqu’ils discutaient de son avenir.Le commissaire ne pouvait toutefois se prononcer sur le conflit d’intérêts dans lequel se trouvait par ailleurs le ministre, car cela relève de l’autorité seule du premier ministre, qui préfère se taire chaque fois que l’un de ses ministres se retrouve au cœur d’une telle situation.Ce silence du premier ministre est regrettable, car il nous laisse croire qu’il n’accorde guère d’importance à l’éthique.On explique que, dans le cas présent, les règles concernant les ministres qui se préparent à quitter la politique sont imprécises.Justement, cela déviait démontrer le besoin de telles règles et l’urgence de créer à l’Assemblée nationale un poste de commissaire à l’éthique, comme cela existe à Ottawa.Cela déchargerait le premier ministre du rôle odieux de devoir juger ses collègues et instituerait un mécanisme de contrôle auquel tous seraient soumis, le premier ministre y compris.On y tra vaille, dit-on.la réalité, c’est qu’on n’y travaille pas vite.ü: DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE lO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN T1FFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND LETTRES Un petit parti provincial L’ADQ est dévoyée.Oui oui, dévoyée.Ça veut dire sortie de sa voie, comme un train qui déraille.La presse québécoise y va d’articles à n’en plus finir pour expliquer la récente déconfiture de l’ADQ.L’explication en est pourtant simple comme bonjour.Et courte comme une notice nécrologique.La voici: au départ, l’ADQ incarnait une troisième voie constitutionnelle.Une ADQ restée fidèle au rapport Allaire aurait combattu bec et ongles pour rapatrier jusqu’à 22 pouvoirs d’Ottawa.Après tout, c’est pour ça que Dumont avait démissionné avec fracas d’un PLQ qui défend à la vie à la mort le statu quo constitutionnel.Une ADQ musclée réclamant avec conviction ces pouvoirs rallierait sans aucun doute 75 % des souverainistes.Quelle force nous aurions alors eue! Mais l’ADQ a violemment percuté le mur de la réalité quand elle s’est rendu compte que jamais Ottawa ne laissera partir au profit du Québec ne serait-ce que l’ombre d’un pouvoir.Elle a donc peu à peu évolué vers ce quelle est devenue: un petit parti provincial dévoyé, sans envergure parce que autocastré, se repliant sur un conservatisme complètement dépassé.C’est d’une tristesse infinie.Quelle perte pour les forces vives du Québec.Jean-François Vallée Québec, le 17 mars 2009 Les rois et le bas de laine Pendant qu’aux États-Unis la statue de l’économie se déboulonnait et qu’au Québec les médias rapportaient l’écho d’une crise appréhendée, nous, bons Québécois, sommes restés calmes et sereins.Jusqu’à ce que la situation nous rattrape et qu’on apprenne que le bas de laine de la CDP est passablement effiloché et qu’on s’interroge sur la conduite des «grosses pointures» qui le portent.En toute sérénité, on constate que l’histoire nous rattrape.Il fut un temps où les rois laissaient aux gens de la cour le soin de se négo- L cier des titres de noblesse et des rentes viagères payées à même les impôts du peuple.Il fut un temps ou d’autres rois détournaient des fonds destinés à des fins humanitaires vers des comptes secrets de banques suisses.Il est maintenant un temps où des rois d’entreprises inscrites en Bourse s’allouent à même les épargnes des actionnaires des options d’actions et des primes en prenant la «prime au rendement» comme alibi à la rétention.Il fut un temps où, pour ces motifs, on coupait la tête des rois et on exilait des empereurs.Mais il est maintenant un temps où l’on reste calme et serein, comme ce couple de petits prêteurs qui écoute sans broncher les sévères conditions d’octroi d’un petit prêt et que j’ai vu se faire sermonner par le gérant d’une grande banque sur les règles à suivre pour bien gérer le petit prêt.Décidément, l’histoire nous a rattrapés quand s’élève d’outre-tombe cette réflexion de Chateaubriand: «La rapidité des fortunes, la vulgarité des mœurs, la promptitude de l’élévation et de l’abaissement des personnages modernes, ôtera, je le crains, à notre temps, une partie de la noblesse de l’histoire.» Robert Spickler Le 16 mars 2009 Encore les religions.La religion est à la spiritualité ce que la musique militaire est à la musique.Elle sert seulement à faire marcher le peuple au pas.Quand des cardinaux trois étoiles prennent la parole pour parler de leur infinie miséricorde, sachez que vous venez tout juste de perdre encore un peu plus de votre liberté de conscience.L’auteure André Richard, qui vient de rééditer son livre «Au-delà de la religion», exprime très bien ce point de vue.Comme ancienne religieuse, elle sait de quoi elle parle.Malheureusement, aujourd’hui, la spiritualité sans religion semble impossible à vivre car les êtres humains ont perdu l’habitude de vivre sans ce corset IBRE OPINIO de la religion.Nous devrons très certainement redécouvrir les vraies racines de notre spiritualité.Une bonne façon d’y arriver serait d’abord de préserver notre espace laïque.Jean-Paul Michon Saint-Augustin-de-Desmaures, le 17 mars 2009 Un message clair On ne peut pas dire que les pays riches soient les plus grandes victimes de la crise économique.Cependant, tout comme le chante le slameur français Abd Al Malik: «On pleure plus sur soi que sur les autres, c’est comme ça.Mais la fin des autres, c’est le début de son propre trépas.» Alors il serait sage de tendre la main aux plus pauvres et de consacrer 0,7 % de tout plan de relance dans un fonds de vulnérabilité, soit 7000 $ pour chaque million investi dans la reprise, pour aider les pays en voie de développement.La paix est essentielle à un développement durable.Malheureusement, le Canada ne semble pas comprendre le message.Ginette Beauséjour Le 17 mars 2009 Hommage au père Lindsay Quelque 20 ans avant la création du Festival de Lanaudière, le père Lindsay innovait déjà dans le domaine de la musique.Vers 1956, en effet, ce grand mélomane invitait les adolescents que nous étions à monter, pendant la période d’étude du mercredi, dans une classe du troisième étage du séminaire de Joliette où, pendant deux heures, il nous initiait à la musique contemporaine.C’était les Soirées Bartok.Il est heureux que ses dons exceptionnels d’éducateur musical, dont pouvaient bénéficier les privilégiés du collège classique de l’époque, le père Lindsay les ait mis à la disposition du plus grand nombre en donnant naissance à un événement culturel majeur et accessible à l’ensemble de la population lanaudoise et québécoise.Grand merci, père Lindsay! Normand Breault Le 18 mars 2009 N Quand les lobbies ne sont plus nécessaires.DOMINIQUE VE RR EAU LT Présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (AFLS) et porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (S1SP) Le commissaire au lobbyisme a rendu public mardi matin son rapport d’enquête sur les communications intervenues en 2008 entre les représentants de Persistence Capital Partners LP (PCP) ainsi que du groupe Santé Medisys inc.et l’ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard.Dans son rapport, le commissaire André C.Côté écarte, faute de preuve, les accusations d’activités de lobbyisme illégales portées contre Sheldon et Stuart M.Elman, fondateurs de PCP.Cette conclusion ne lève toutefois pas tous nos soupçons quant à l’existence d’une connivence entre les parties.On se souvient que juste avant de quitter la vie politique l’été dernier pour se joindre à Persistence Capital Partners, une firme spécialisée dans les investissements en santé, Philippe Couillard avait fait adopter des dispositions réglementaires relatives à la loi 33, qui visaient notamment à permettre qu’une cinquantaine de chirurgies, outre celles de la cataracte, de la hanche et du genou, puissent être réalisées dans des centres médicaux spécialisés privés.Ce règlement, dont l’application a été reportée par le successeur de Philippe Couillard de janvier à septembre 2009, équivaut à lever les obstacles au développement économique d’une industrie de la santé et d’un marché lucratif pour l’assurance privée.On comprend que les entreprises visées par l’enquête du commissaire au lobbyisme n’aient pas cherché à influencer le ministre en poste.L’intention de Philippe Couillard de favoriser la participation du secteur privé dans le système de santé était si bien connue qu’il aurait été superflu pour les entreprises privées désireuses de s’y implanter de tenter de faire pression sur lui.Elles savaient déjà qu’elles pouvaient compter sur cet allié.D’ailleurs, le ministre de la Santé et des Services sociaux de l’époque ne se distinguait pas du gouvernement libéral dans son ensemble.Rappelons simplement, à titre d’exemple, ce lumineux passage du discours de Jean Charest lors de l’ouverture de la session parlementaire en mai 2007: «Mon nouveau gouvernement intensifiera ses efforts pour soigner les Québécois plus ra- ' pidement.[.] Nous allons ouvrir plus grande la porte à une participation du privé dans notre système public de soins de santé.L’Etat achètera des services au secteur privé, comme le permet maintenant la loi 33 adoptée en décembre dernier.» Quand en plus, durant la même période, les fondateurs de PCP ont su par une firme de chasseurs de têtes que Philippe Couillard cherchait un poste dans le privé, ils savaient d’emblée que c’était leur homme.Il militait déjà pour l’expansion de leurs affaires avant même d’y être associé par contrat! E I) E V 0 I R E I! !> 1 it M A R S 2 I) It it A » IDEES listériose et fromage Un acharnement injustifié D" CAROL VACHON Consultant en nutrition, Québec, auteur du livre Pour l’amour du bon lait (2002) et initiateur de la Coalition fromage au lait cru en 1996.près 20 décès, on a traité Maple Leaf avec les honneurs de la guerre, pendant que le MAPAQ (ministère de l’Agriculture du Québec) s’appliquait à fermer nos fromageries au lait cru à partir de préjugés.Des inspecteurs les ont même menacées si elles ne pasteurisaient pas.Pourtant, au colloque de la Fédération internationale de laiteries (FIL) des 11 et 12 mars dernier, à Ottawa, auquel j’ai assisté, les données contredisaient là aussi le MAPAQ.Guy Auclair, MAPAQ, 11 septembre: «Nous avons la certitude que les opérations que nous avons menées nous ont permis de prévenir d’autres maladies et même de sauver des vies.» Rien de plus douteux, elle se serait tarie bien avant.Le 9 octobre, j’ai obtenu du ministère de la Santé la répartition par semaine des cas de listériose confirmés.Il s’agissait de deux cas en juin et juillet, puis ceux des sept semaines débutant par celle du 21 au 27 juillet: 4, 4, 2, 6, 7, 5 et 1 (ce dernier cas étant dans la semaine du 1 au 7 septembre).Maximale en semaine du 18 au 24 août, avec sept cas, l’éclosion décrût rapidement.Une listériose se manifeste entre trois et 30 jours (jusqu’à 70).En choisissant un délai médian de 10 à 15 jours pour l’apparition des symptômes, la source de listériose se serait tarie en début d’août, bien avant les saisies du 6 septembre par le MAPAQ.Bien plus, plusieurs de ces fromages auraient été contaminés par la listé-ria, selon lui.Or, consommés en quantités les jours précédents, ils n’auraient occasionné aucun cas de listériose.Bizarre! Le MAPAQ a accusé les Fromagiers de la Table ronde, de Sainte-Sophie-des-Laurentides, qui écoulaient leur production surtout dans les Laurentides, une des régions les moins touchées avec trois cas de listériose.Comment ont-ils réussi à contaminer tout le Québec en épargnant leur région?Us ont dû pasteuriser pour survivre au MAPAQ.A s’acharner contre le lait cru, le MAPAQ aggrave la dangerosité des éclosions bactériennes en laissant courir les vrais coupables.Pris de court, il a menti à la population, cautionné en cela par le mi- n frlçckw P & sm *=3*2?'%' Un étal de fromage au lait cru dans un marché de Lyon, en France nistre Laurent Lessard.Le MAPAQ se donne le droit de vie ou de mort et sans donner de preuves.D’autres données contredisent le MAPAQ Les fromages au lait cru et artisanaux ne sont pas le «risque maximum tolérable», mais bien un risque minimal.L’homme, qui consomme du lait cru depuis 10 000 ans, n’aurait découvert sa dangerosité que depuis 100 ans?Ridicule! Nos ancêtres éliminaient rapidement tout aliment inadéquat.Quafre cent millions d’Européens ont accès au lait cru, aucune inquiétude.Il est légal dans la plupart des pays du monde, le Canada ayant l’honneur douteux d’être seul pays du G8 à l’interdire complètement.Selon la Fédération internationale de laiteries (FIL), dans un rapport publié en 1996, quantités d’aliments circulant sur nos tables, comme les Fréquence de contamination à listéria monocytogènes ALIMENT FRÉQUENCE(%) Lait cru 0-7 Fromage à pâte molle 2-3 Crème glacée 4 Viande hachée Jusqu’à 80 Saucisson de Bologne Jusqu’à 60 Poulet Jusqu’à 85 Produits de la mer Jusqu’à 26 Légumes Jusqu’à 17 l'5v G.Hahn, Bacteriological Quality of Raw Milk, Féd.internationale de laiteries, 1996, p.76.viandes et les charcuteries, sont nettement plus contaminés par listéria que le lait cru.Vous avez probablement dégusté listéria aujourd’hui.Elle se retrouve partout, même dans le ciboire du curé.Au colloque de la FIL, à Ottawa, les Européens proposent de tolérer jusqu’à 100 listérias par gramme pour le roquefort.Deux autres fromages au lait cru, le cantal et le comté, sont en voie d’être acceptés.On est join du MAPAQ resté campé à «zéro listéria».Également, on accepterait 100 fois plus de staphylocoques dorés que le MAPAQ qui s’en sert pour fermer nos fromageries.Or, ces dernières bactéries, peu dangereuses (vous en avez sur les mains), s’attaquent à listéria.Le zèle de propreté du MAPAQ favorise la listéria.L’émission La Semaine verte de Radio-Canada du 15 mars 2009 a démontré que cinq fromages européens sur les huit testés au hasard auraient dû être bloqués par le MAPAQ.Le fera-t-il?Il a le choix entre déclencher une guérilla commerciale ou établir des normes intelligentes.Dangereux, le lait cru ?Pour ceux craignant le lait cru, il existe un fait: presque tous les producteurs laitiers le consomment, confirmé publiquement au congrès régional de l’UPA, le 13 octobre 1999.Dangereux, un aliment consommé impunément par 100 % d’une population, les producteurs?Récemment ont paru plusieurs études montrant que le lait cru renforce et équilibre le système immunitaire chez l’enfant, à l’instar du lait maternel qui renforce le nourrisson, d’abord parce qu’il est cru.Même si ces études sont toutes publiées dans des revues scientifiques, on se garde bien d’en parler dans notre contexte de psychose.SOURCE FREDERIC DE LA MURE / M.A.E.Le Conseil de recherches médicales du Canada n’a-t-il pas versé des sommes importantes pour démontrer, grâce aux travaux du Dr Gustavo Bounous, retraité de McGill, que le lait cru stimule notre système immunitaire contre cancer, troubles digestifs, inflammatoires, etc.?Mais le MAPAQ invente de fausses accusations contre le lait cru, preuves à l’appui (voir mon livre).Loin d’être une menace de contamination, les produits au lait cru devraient protéger.La pasteurisation du lait remise en question En avril 2008, témoins en cour contre le gouvernement de Californie, deux éminents spécialistes expliquent que le lait pasteurisé est plus dangereux que le lait cru.Il s’agit du Dr Theodore F.Beals, médecin anatomiste et pathologiste depuis 1967, 31 ans à l’Administration des vétérans des États-Unis, dont six comme directeur national à Washington.Deuxième témoin, le Dr Ronald R.Hull, microbiologiste depuis 1971, 20 ans à l’Agence de recherche industrielle fédérale d’Adelaïde, Australie, dont 15 ans à titre de directeur de la section microbiologique de la division laitière, puis dans son entreprise de consultants.C’est dans un aliment mort et aseptisé que listéria prolifère: une compote se gâte rapidement, alors qu’une pomme crue se conservera des mois.Selon les études scientifiques, la pasteurisation détruit la protection du lait contre les mauvaises bactéries.Pasteurisés, les produits laitiers se contaminent plus facilement: en Europe, la presque totalité des intoxications à listéria par le fromage le sont par le fromage pasteurisé contaminé post-pasteurisation.L’éducation, une priorité nationale CHRISTIAN LAMONTAGNE L’auteur a fondé le site PasseportSanté.net après avoir été éditeur du magazine Guide Ressources.Il écrit ici à titre personnel.la fin de l’année 2008, on a entendu de multiples appels pour faire de l’éducation une priorité nationale.C’est que nous semblons loin du compte.La liste des critiques envers le système d’éducation québécois donne le torticolis: sous-financement, taux de décrochage scolaire de 50 % dans certains milieux, faiblesse de l’éducation des adultes, dévalorisation des enseignants, désaffectation du système public, problèmes de discipline, réforme pédagogique, faiblesse de l’accès à l’éducation supérieure, etc.Ajoutons à cette liste que quantité d’élèves et de professeurs ont une faible maîtrise du français, qu’on baisse les seuils de réussite, que les conventions collectives empêchent des réformes simples, qu’on confie les classes les plus rétives à de jeunes professeurs, etc.Il y a tellement de problèmes que le meilleur choix semble être de faire comme si de rien n’était et de laisser l’évolution naturelle dicter l’évolution du système.Regarder la forêt Il y a quelques semaines, les réactions à l’outil «pédagogique» des Canadiens de Montréal nous ont fourni un exemple de plus du manque de perspective générale de la plupart des critiques.Penser stimuler le désir de s’éduquer en choisissant des modèles qui gagnent leur vie par leurs habiletés physiques?A ce compte-là, pourquoi ne pas apprendre à compter en allant au casino?Quand valorise-t-on le savoir pour la liberté qu’il permet?Quel intellectuel a le prestige d’un joueur de hockey?Comment peut-on favoriser la qualité de la langue quand des communicateurs, des publicistes et des artistes sont peu sensibles à l’impact de la manière dont ils s’expriment?Quelle place occupent la pensée et la culture dans l’imaginaire collectif?J’applaudis à l’idée de faire de l’éducation une priorité nationale, mais il faudrait d’abord trouver nos points de repère.Une importance stratégique L’éducation a pour nous une importance stratégique.Certaines nations jouissent de l’avantage du nombre et de leur poids économique.Les petites nations n’ont pas cet avantage.Plusieurs nous donnent l’exemple: en premier lieu, peut-être, Israël, mais aussi Finlande et Corée du Sud.Ce n’est pas un hasard si ces deux derniers pays, qui n’ont pas la tradition intellectuelle du judaïsme comme fond de scène, se tirent plutôt bien d’affaire: on considère qu’ils ont les meilleurs systèmes d’éducation au monde.Pour nous, Québécois et Acadiens, l’éducation a une dimension de plus.Dans notre contexte géopolitique, la culture représente le seul attrac-teur suffisamment puissant pour nous donner le souffle nécessaire pour nous épanouir dans notre langue.L’option alternative est une perpétuelle attitude défensive.En résumé, il s’agit de faire de l’éducation le fondement de l’imaginaire collectif et de la culture, la clé de voûte de cet édifice.D’abord, c’est l’imaginaire qui décide de ce qui est important.Penser rendre une chose importante en lui consacrant de l’argent ne fait qu’entretenir l’illusion que l’argent explique tout C’est faux.Revaloriser la profession d’enseignant Si on veut faire de l’éducation une priorité nationale, il faut prendre des mesures déterminantes.La première est sans doute de revaloriser la profession d’enseignant en y attirant les meilleurs et en récompensant l’excellence.Un bon enseignant amène le niveau de sa classe au-delà de la moyenne, un piètre enseignant le fait baisser en deçà.Actuellement, la profession d’enseignant n’est souvent qu’un deuxième ou un troisième choix de carrière.Le syndicalisme ne doit pas freiner cette revalorisation de l’excellence, mais s’assurer que tous puissent l’atteindre et que ceux qui ne sont pas à leur place trouvent ailleurs celle qui leur convient.L’équilibre de l’accessibilité et du désir Il faut aussi trouver l’équilibre entre l’accessibilité et le désir.La valeur que l’on accorde à une chose est liée au désir que l’on a pour elle.Si elle est inaccessible, le désir ne peut pas naître.Si tout le monde y a accès, elle perd de sa valeur.La valeur d’un bien tient à sa relative rareté, à son utilité et à son coût moral ou monétaire.Le fait que l’éducation soit gratuite et universelle lui enlève une part de sa «désirabilité».Comme il serait contre-productif d’augmenter sa valeur par des exigences financières, il faut lui redonner son attrait en la rendant conditionnelle à certains seuils de connaissance.Et ces connaissances doivent être objets de désir dans toutes les couches de la société.Pourquoi valorise-t-on la souffrance, les efforts et le sacrifice quand il s’agit de former des joueurs de hockey alors qu’on diminue les exigences au point d’enlever toute signification à l’atteinte d’un niveau scolaire?Parce qu’être joueur de hockey est prestigieux alors que s’instruire n’a aucun attrait pour une bonne partie des jeunes?Ces ados ne se sont pas mis ça dans la tête eux-mêmes.Penser exige la maîtrise de la langue La maîtrise de la langue doit faire partie du «prix» de l’éducation parce que cette maîtrise est liée à la capacité de penser et de communiquer.Cet apprentissage sous-tend quasiment tous les autres.A-t-on mesuré chez les étudiants l’impact de la qualité très variable de l’expression écrite que l’on rencontre chez des enseignants à tous les niveaux?Lorsque la «priorité nationale» sera claire, les mesures de soutien aux élèves ayant des difficultés d’apprentissage apparaîtront comme une évidence: on ne doit laisser personne derrière.Doit-on couper les vivres au secteur privé comme certains le réclament depuis toujours?Je ne sais pas.Une certaine concurrence est nécessaire, mais il n’y a pas une seule façon de l’entretenir.Ce que je sais, c’est que toutes les écoles secondaires, et particulièrement celles des quartiers défavorisés, devraient être perçues comme les endroits les plus beaux et les plus intéressants dans ces quartiers.Quand la réalité fera naître spontanément cette perception, alors l’éducation sera vraiment devenue une priorité nationale et on ne parlera plus du décrochage scolaire comme d’un problème social.L’ÉQUIPE DU DEVOIR iiu hy (ftlucatioM>,)vi\\u\r Corrivcau (affaires municipales), (pupitre) , information imfitiqnr Michel David (chroniqueur), ulturelie Michel Hélait (théâtre et cahier Culture), cahiers spéciaux et culturels du week-end).Julie Carpentier (pupitre) ; information internationale : (itiy Taillefer (adjoint au directeur de normation).REDACI ION Information générale et métropolitaine : (térald Dallaire (adjoint au directeur dr I information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane HaillarReon (général) Clairandrée Cat Fabien Devise (consommation), )c,m 1 )ion (sports).l/>uis-(ailes 1''rancœur (environnement), Pauline Gravel (sciences).Brian Myles (justice etjxiits de société).Duiise-Maude Rioux Soucy (santé).Alexandre Shields (général) Hulini* Papineau (pu Hélène Buzzetti et Alec CastonRuay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque (reporter) information ci (iiiillnume Boiir«ault-Cote (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Ooyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma) Paul Bennett (pupitre information économique : Gérard Bérube (adjoint au directeur de l'information), Franvois Desjardins (reporter).Fric Desrosiors (reporter).Claude Turcotte (reporter).Dominique Keny (pupitre) inform* Sji-ko Tniftou) Claude '/w-sqi.e l^wiull (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Dian» l’nVm.rt (n^msaUf des K>gn thtmatiqum) ; Jumuc* «renier rt Jacquen Nadrau ( Mirfirf nAl'àiut’NT'ATiAÉ j''nS p ''"'''•Y-''' ¦ I*''"'"' My1 (’T,Sl’,0afabrfU 'l'rvf0: ,':lllillV l'OllejkMvin cl Vincent Ciunlly (commis Internet) ; Amélie (inudi'cnu (secretaire à la redaction).lcHii-.laa|ilcs Cmilombc et Ktiennc l’Inmiimlon Knnmil (commis à la redaction) JlSP^,,ENTATION É*1 TS (Mo»1*»»' “«“T1' Bi’érr PUBUCITÉ Julie chrétien (directrice adjointe!.AmMh- Hesseilc, Jean .le Billy.Jennifer Hoily.llcmers.Jean-Kranç-na Bossé.Manon Boilaul Marlène 'j'T1"1 Uovi.inijm.ila.Ainelie Maltais Uan cl at|nel.klyssa I ni lier.Chatital kaitivillt- Isaltelle Sancllez Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie I apm te.Marline Hérubé (srerptairr).PROIHICTION Christian (mulet (dircetrur de production).Olivici Adda (directeur adioint) Michel Bcrnatclnv.Danielle (anima.Kichaid Des (miniers.Donald !• dion, Yannick Morin.Nathalie Zeimntis.INFORMATIQUE Yaiiick Marlel (administrateur Web).Hansel Matthews (technicien infiirmatiaue) PROMOTION, DISTRIBUTION FT TIKAUK Caroline Simard (responsable service ü la clientele Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie l'ilion, Marled one I loudc-Briscbois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur).(Mena Bilyakova (responsable des services eomùlabirsl Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline l'iiroy, Ghislaine Ivafleur, Claudine Chevrier.Monique Protcau, Danielle Ross.• mr wrr \ A 10 LE DEVOIR.LE JEUDI 19 MARS 2 0 0 9 ACTUALITES DÉFICIT SUITE DE LA PAGE 1 Mais hier, à l’Assemblée nationale, le premier ministre Jean Charest a rejeté l’idée de faire davantage que les investissements accrus dans les infrastructures, promis lors de la campagne électorale, que les deux milliards de dollars accordés à Investissement Québec et à la Société générale de financement pour soutenir les entreprises et que le programme de rénovation domiciliaire.«On a annoncé deux milliards de dollars pour venir en aide aux entreprises.Allez comparer ça aux 15 milliards qu’annonçait le président Obama hier [mardi] pour l’ensemble de la population américaine, 300 millions d’habitants», a lancé Jean Charest.Le gouvernement américain vient de dévoiler un plan pour faciliter le crédit aux petites et moyennes entreprises.«S’il y a une chose qui nous tient à cœur, nous, c’est de tout mettre en œuvre pour faire de l’emploi la première priorité [sfr]; c’est ce que nous faisons.D’ailleurs, notre plan est solide, a fait valoir le premier ministre.On a posé plus de gestes que n’importe qui.» Soulignant la perte de 60 000 emplois à temps plein en un an et de 30 000 emplois pour le seul mois de février, la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, exigeait hier du gouvernement «un plan économique d’envergure pour relancer l’économie québécoise».Chez Desjardins, on croit que le gouvernement serait bien avisé d’investir 1,5 milliard dans un plan de relance en 2009, ce qui permettrait au Québec de s’approcher des recommandations du Fonds monétaire international.Le FMI propose d’investir au moins 2 % du produit intérieur brut (PIB) pour ramener l’économie sur les rails, ce qui représente six milliards à l’échelle du Québec.Le gouvernement fédéral a déjà engagé 4,5 milliards au Québec (soit 25 % de 18 milliards), i aïeule Desjardins.Ce plan de relance de 1,5 milliard devrait prendre la forme de bons ou de timbres de consommation devant être dépensés dans des commerces du Québec.François Dupuis préfère parler d’une «allocation de dépense pour stimulation économique», pour ne pas rappeler la Grande Dépression des années 30.L’important, c’est que cette somme soit réellement dépensée et non pas épargnée, et que cette dépense soit faite rapidement, a signalé l’économiste en chef de Desjardins.La distribution de cartes à puce, qui devraient être utilisées à l’intérieur d’une période restreinte, pourrait faire l’affaire, comme cela s’ept fait en Chine, a indiqué M.Dupuis.A la Banque Nationale, on ne croit pas à l’utilité d’un tel plan de relance au Québec.Pour l’économiste en chef, Stéphane Marion, les difficultés qu’a éprouvées l’économie, surtout au quatrième trimestre de 2008, s’expliquent par une absence de crédit totale et subite partout dans le monde.Les interventions sans précédent des banques centrales, notamment la Fed américaine, devraient produire leurs effets dès la deuxième partie de l’année, croit l’économiste.«S’attaquer à la crise du crédit, c’est le plan le plus important», juge Stéphane Marion.Il semble qu’au gouvernement on ait adopté ce point de vue.Pure coïncidence sans doute, le sous-ministre des Finances, Jean Houde, est un ancien haut dirigeant de la Banque Nationale.Le Devoir CARB0NNEAU SUITE DE LA PAGE 1 intéressé a répondu «12».Carbonneau a raconté qu’à la descente de l’avion ramenant le Canadien de Dallas dans l’après-midi du lundi 9 mars dernier, il est passé chercher ses chiens chez le vétérinaire, puis a reçu un appel téléphonique de Gainey.Ce dernier voulait le rencontrer au domicile de l’entraîneur-chef à peine dix minutes plus tard.Carbonneau a songé qu’il devait se passer quelque chose de grave, mais jamais, jamais, a-t-il assuré, la perspective d’être congédié ne lui a même effleuré l’esprit «Je ne m'y attendais pas du tout», a-t-il affirmé.La conversation face à face n’a pas dû être riche en détails quant aux motivations de Gainey, puisqu’elle n’a duré qu’une dizaine de minutes.La semaine dernière, le directeur général avait pointé le manque de constance du Canadien, l’incapacité de Carbonneau à obtenir un rendement régulier de ses hommes match après match, période après période.Cela étant, si on avait clairement affaire hier à un homme qui se sent trahi mais tient absolument à garder la tête haute, celui qui est toujours sous contrat avec le grand club pour les deux prochaines années et est donc tenu à une certaine réserve dans ses propos concernant l’organisation a déclaré: «Je respecte la décision de Bob, et il est temps de tourner la page.» «Je suis et demeurerai toujours un maniaque de hockey et un fan du Canadien, J’aimais vraiment ce que je faisais.Je n’aurais jamais voulu commencer ma carrière d’entraîneur ailleurs qu’à Montréal.J’ai l’intention de revenir au Centre Bell et de demeurer dans la communauté», a-t-il ajouté, précisant qu’il était fier de son bilan, notamment les 104 points récoltés en saison régulière l’an dernier, et qu’il ne formulerait aucun autre conunen-taire d’ici la fin de la saison.Tantôt ému, tantôt légèrement frondeur, dans l’ensemble sobre, Guy Carbonneau s’est aussi présenté en homme persuadé de la justesse de sa cause lorsqu’il a déclaré que si c’était à refaire, il n’agirait pas différemment.Certes, le proverbial problème de «communication» avec ses joueurs a été évoqué, et il a CAISSE SUITE DE LA PAGE 1 siéger au conseil de la Caisse, mais elle s’est déjà retirée de plusieurs autres conseils afin de se consacrer pleinement aux dossiers du Mouvement Desjardins, qui sont assez nombreux et accaparants, a dit le porte-parole, André Chapleau.Alors, dans ce contexte-là, il serait difficile pour elle de jouer un rôle au conseil de la Caisse.» Prié de dire clairement si elle refuserait un siège, M.Chapleau a répondu: «Je crois qu’elle préférerait se concentrer sur le Mouvement Desjardins.» M.Béland, qui a été président du Mouvement Desjardins de 1987 à 2000, a indiqué lors d’un entretien cette semaine qu’il s’est déjà senti mal a l’aise au conseil de la Caisse de dépôt en raison de l’apparence de conflit d'intérêts qui peut en découler.«C’est certain qu’on voit des dossiers qui pourraient nous intéresser, a-t-il dit en début de semaine.A un certain moment, j’étais embêté par l’apparence de conflit d’intérêts», a dit M.Béland, qui s’est exprimé en son «nom personnel».Par cela, il faisait référence au fait que le conseil de la Caisse doit parfois discuter d'investissements potentiels qui pourraient aussi, en théorie du moins, intéresser le Mouvement Desjardins.M.Béland a aussi fait état de l’horaire chargé de la personne qui préside le Mouvement Desjardins, et ajouté que cela pouvait parfois poser problème lorsque vient le temps de se consacrer aux tâches exigées par le conseil de la Caisse.Le porte-parole du Mouvement Desjardins a assuré que, si Mme Leroux refusait un siège, ce ne serait pas pour éviter un présumé conflit d'intérêts.«C’est vraiment une question de bien répartir sa charge de travail et de mettre les énergies là où elles doivent être mises, c’est-à-dire pour le bien du Mouvement Desjardins et sa gestion globale», a-t-il affirmé.La CSN au conseil Par ailleurs, la CSN comprend mal ce qui pousse M.Béland à remettre en question la présence des présidents de la CSN et de la FTQ au conseil de la Caisse.M.Béland y voit un risque de conflit «Un jour, la vérité sortira», a dit hier Guy Carbonneau.¦ convenu qu’il n’était pas le plus loquace des individus — «j’ai certainement des lacunes» —, raison d’ailleurs pour laquelle il s’était adjoint les services de Kirk Muller, mais c\u «une communication, ça se fait à deux».«Aucun entraîneur ne fait l’unanimité», a-t-il poursuivi, évoquant à plusieurs reprises le célèbre adage des trois tiers: dans une équipe de hockey, un tiers des joueurs aiment le coach, un tiers le détestent, et l’entraîneur doit se débrouiller pour avoir le troisième tiers, formé de joueurs qui sont encore indécis, de son côté.Et s’il refuse de faire «le procès des joueurs sur la place publique», Carbonneau n’a pas nié qu’il puisse y avoir — le mot n’est cependant pas de lui mais d'un journaliste — des «pommes pourries» au sein du Canadien.«Ce sera à Bob et à l’organisation de les trouver.Il y aura 11 joueurs autonomes sans compensation à la fin de la saison.Ce ai '• JACQUES NADEAU LE DEVOIR Claudette Carbonneau d’intérêts en raison du fait que le président de la FTQ est aussi président du conseil du Fonds de solidarité de la FTQ et que la présidente de la CSN dirige le conseil de Fondaction.«Au fond, ce que ça attaque, c’est la légitimité d’une organisation comme la CSN de siéger au conseil de la Caisse», a dit la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, en marge d’une manifestation des professeurs en grève à l’UQAM.«M.Béland voudrait que ce soit les déposants qui siègent au conseil.Puis-je vous dire que le plus gros représentant des déposants, c’est la CSN?C’est vrai pour le Fonds de la construction, pour le secteur public, pour les ambulanciers, les garderies, etc.» De plus, a-t-elle affirmé, le conseil d’adminis- T ean Charest refuse de reprendre le processus J qui a mené à la nomination de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt, comme le réclame l’opposition.Affirmant que «les règles de bonne gouvernance n’ont pas été respectées» dans cette embauche, la chef de l’opposition, Pauline Marois, a soutenu qu’il fallait reprendre ce processus, quitte à ce qu’au bout du compte la nomination de M.Sabia soit confirmée.Des personnalités du monde économique, dont l’ancien prési- sera le temps de s’en débarrasser.» Au sujet de son ancien capitaine Saku Koivu, qui a lui aussi blâmé Tentraîneur-chef pour son manque de communication, il a répondu: «Je ne suis pas ici pour déblatérer sur les joueurs.Un joueur doit jouer, peu importe qui est derrière le banc.Je ne m’attendais pas à recevoir des marques d’affection.» Plus loin, il devait ajouter, de manière sibylline: «Un jour, la vérité sortira.» Quant à ses projets d’avenir, Guy Carbonneau partira d’abord en vacances.Plus tard, il n’écarte pas un retour derrière le banc d’une équipe de la Ligue nationale de hockey.«J’aimerais retourner dam la LNH comme entraîneur, mais il faudra que la situation soit bonne pour moi.» En tout cas, en commençant par Montréal, il se sera blindé contre les projecteurs les plus nombreux et les plus chauds.tration de la Caisse a des règles d’éthique qui font en sorte qu’un membre doit se retirer de la salle si les discussions portent sur un dossier dans lequel il a un intérêt.Sans compter que Fondaction et la Caisse ne visent pas les mêmes investissements, a-t-elle ajouté.Invoquant son devoir de réserve, Mme Carbonneau n’a voulu répondre à aucune question concernant sa présence à la réunion lors de laquelle la candidature de M.Sabia a été approuvée.Il a été impossible d’obtenir les commentaires de Michel Arseneault, l’actuel président de la FTQ.Trois anciens présidents de la FTQ, Henri Massé, Clément Godbout et Louis Laberge, ont déjà siégé au conseil.De plus, il a été impossible de parler à l’attachée de presse de la ministre des Finances.Le conseil d’administration de la Caisse de dépôt est présentement composé de Robert Tessier (nouveau président du conseil), Michael Sabia, (nouveau président de la Caisse), Christiane Bergevin (présidente de SNC-Lavalin Capital), Mme Carbonneau, Louise Charette, Steven M.Cummings (président de Placements Maxwell Cummings & fils), Jocelyne Dagenais (p.-d.g.de la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances), Michel Livigne, Jean-Pierre Ouellet (qui a travaillé comme vice-président du CN à l’époque de M.Sabia), Réal Raymond (ancien président de la Banque Nationale), Ouma Sananikone et André Trudeau (p.-d.g.de la Régie des rentes du Québec).Le Devoir dent du Mouvement Desjardins, Claude Béland, et le patron de BMO, Jacques Ménard, «ont émis des réserves sur la façon dont le gouvernement a procédé pour la nomination», a-t-elle souligné.M.Charest s’est moqué de cette proposition et a rappelé que Mme Marois réclamait il y a quelques jours que le gouvernement nomme un p.-d.g.le plus vite possible.Le Devoir IMAGES SUITE DE LA PAGE 1 s’y trouvait pour réaliser une entrevue avec un guérillero dans le cadre de son travail.Depuis, ce journaliste, détenteur de nombreux prix prestigieux dont le Human Rights Watch Defender Award, a reçu une cinquantaine de menaces de mort.Mais également des centaines de lettres et de courriels d’appui.Un groupe de soutien a été créé dans Facebook et plusieurs organisations internationales ont pris sa défense publiquement «Uribe n’avait pas prévu que ses déclarations qui ont généré de la violence allaient aussi permettre cette grande chaîne de solidarité», a-t-il noté.Cela n’empêche pas Hollman Morris de continuer à produire et réaliser depuis cinq ans déjà une émission de télévision qui offre une tribune à tous ces sans-voix que sont les peuples indigènes, les Afroriescendants et les paysans.Contestée par les autorités, Contraria a été suspendue puis déplacée dans un créneau horaire nocturne.Qu’à cela ne tienne.Le journaliste continue son travail de mémoire.Car les images de violations des droits humains qu’il diffuse constituent un lot d’archives vidéo parmi les plus importantes sur l’histoire récente du pays.En Colombie, le journaliste exerce l’un des plus dangereux métiers.Viols, tortures, assassinats, les professionnels de l’information ne sont pas à l’abri de ces atrocités.Au cours des dix dernières années, 50 journalistes colombiens ont été assassinés dans l’exercice de leurs fonctions, rapporte la Fondation pour la liberté de presse (FLIP).Lan dernier, 94 ont reçu des menaces et 58 ont subi un traitement inhumain ou dégradant Depuis plusieurs années, Hollman Morris vit au quotidien avec ces difficultés.En 2000, il a dû s’exiler avec sa femme et ses deux enfants parce qu’on craignait pour sa vie et celle de sa famille.Il ne peut désormais plus sortir sans gardes du corps.Malgré tout, il n’hésite pas à dénoncer le contrôle oppressant de l’Etat «Au pays, il y a 6000 personnes qui sont sous la protection d’un service personnel de sécurité parce qu’elles ont reçu un trop grand nombre de menaces.Pourquoi?Parce qu’elles pensent différemment?C’est absurde», s’indigne-t-il.Hollman Morris n’a jamais caché ses critiques à l’egard du gouvernement C’est justement ce qu’on lui reproche.D’avoir passé 15 ans de sa vie à couvrir la guerre civile colombienne aux quatre coins du pays en portant une attention particulière aux droits de l’homme.Mais surtout d’avoir démontré que les exactions du conflit armé n’étaient pas seulement le fait des guérillas et de leurs protagonistes, mais également celui de l’armée et des paramilitaires.Né en 1968 presque en même temps que la guer-! re, Hollman Morris se dit de la génération «dont on a tué les rêves».Sans doute est-ce pour répondre à ses questions sur cette période difficile qu’il embrassera plus tard une carrière de journaliste.«Je voulais comprendre pourquoi tous ces massacres», explique-t-il.On est à la fin des années 1980, début 1990.Le mouvement de guérilla M-19 avait accepté de déposer les armes pour continuer la lutte par la voie de la politique.L’heure était au changement.Mais les assassinats coup sur coup de plusieurs dirigeants de la gauche, candidats aux présidentielles, dont Luis Carlos Galân, Carlos Pizarro et Bernardo Jaramillo, ont miné l’espoir.Jeune universitaire, Hollman Morris est alors très actif.Il écrit, s’engage dans des mouvements politiques, fait de la radio à l’université Javeriana de Bogota.Mais c’est finalement la télévision qui est devenue son média de prédilection.«La télé, c’est la ministre de l'Education», lance-t-il en louant le potentiel formateur de l’écran cathodique.Mais braquer une caméra en zone de conflit comporte des risques.Pour l'intervieweur et pour l’interviewé.«Pendant toutes ces années de guerre, les journalistes ont tout essayé pour ne pas montrer les victimes.On a caché leurs vi-\ sages, nwsqué leurs voix.On ne montrait pas d’images des massacres pour ne pas choquer.Mais ce comportement des journalistes a fait en sorte que le monde entier a cru qu’il n’y avait pas de guerre en Colombie.Moi, je veux montrer les victimes.Elles souffrent, elles pleurent et elles ont un visage», insiste-t-il.Hollman Morris ne nie pas la grande amélioration qui s’est produite dans son pays en matière de sécurité.La Colombie est une démocratie après tout.«Mais il faut en voir la qualité.Peut-on vraiment louer les valeurs démocratiques d’un pays où il y a quatre millions de personnes déplacées, 2000 syndicalistes assassinés et on ne sait trop combien de disparus?», demande-t-il.«H m’apparaît dangereux que le président Uribe continue de stigmatiser les leaders sociaux et d'accuser les journalistes d’avoir des liens avec les guérillas.Ce n’est pas la façon de faire.Il ne fait que semer la violence», croit-il.Le Devoir Le Devoir Charest refuse de refaire le processus LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H'iA 3M9 US Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514-985-3346 514-985-3390 Devoir peut, à [’occasion, mettre la liste d’adresses de ses abonnés à la disposition d’organisations reconnues dont ia cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2(!r>0.rue De Uleiiry, î> étage.Montréal, (Quebec), IHA iJMD.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel Inc.IL’ WM) rue Brault.St Janvier de Mirabel, Québec, division de Québécor Média, B12 rue Saint-Jacques, Montréal, qui a retenu pour la régio iprtmerie du fournil d< Québi < | >0 [\.nui Bé< hard, Québec qui est la propriété de Corporation Sun Média, 612 r ue Saint Jacques, Montréal l in egmireiiicni ir osfis.Dépôt légal: Biblioihèqnr et Archives naiionales [lu Québec, 2007_____________________________________________________ U au l’imprimerii DrtHiir est publié du lundi m de Québec les services de 4
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