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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-03-21, Collections de BAnQ.

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oc LU inHire latino-américain LA VIOLENCE DANS L’IMAGINAIRE LATINO-AMÉRICAIN Sous ta direction d'André Corten et Anne-Élizabeth Côté C’est à partir du parler ordinaire, des romans, des discours politiques, des récits d’actions collectives que la vingtaine d’auteurs de ce livre cernent la violence dans l'imaginaire latino-américain.30$ 422 paye* 39$ 288payes m jf j LA TRANSMISSION DES PME Perspectives et enjeux Louise Cadieux et François Brouard Collection Entrepreneurial et PME Sans prétention, les auteurs aimeraient, avec ce livre, aider les propriétaires dirigeants actuels et futurs à envisager plus sereinement la continuité de leur entreprise, qu'elle soit de très petite, de petite ou de moyenne taille.Ils désirent encourager chez les nouveaux entrepreneurs la reprise d'entreprise comme avenue possible et prometteuse.22$ 174 payes cfméiaùtm&lc J- -t-.-.» U « PVCl opperTl in 7 terrltarint LA LOGIQUE SOCIALE DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL Frank Moutaert et Jacques Nussbaumer Collection Géographie contemporaine Les auteurs de cet ouvrage mettent en lumière, de façon simplifiée et synthétisée, le concept d'innovation sociale en l'utilisant comme principe fondateur de l'action stratégique du développement territorial et des politiques publiques.47$ 494 payes .'««fiùéssJîL .Culuirfis sck fitt}enr/*s INTERSECTIONS Cultures, sexualités et genres Sous la direction de Shari Brotman et Joseph J.Lévy Collection Santé et société Cet ouvrage collectif, réalisé par des chercheurs de l’équipe pancanadienne Sexualités, Vulnérabilités et Résilience, présente un tour d’horizon qui aide à mieux.comprendre la complexité des intersections touchant les identités sexuelles et les dimensions culturelles.lorticulûtion oral-écrit «classa 27$ 240payes L’ARTICULATION ORAL-ÉCRIT EN CLASSE Une diversité de pratiques Sous ta direction de Lizanne Lafontaine, Réal Bergeron et Ginette Plessis-Bélair Collection Éducation - Intervention Présentation aux enseignants des pratiques concrètes et diversifiées faisant état de l’articulation oral-écrit : ateliers de communications: lexicalisation des mots de vocabulaire par les orthographes rapprochées; conduites langagières pour expliciter une démarche de résolution écrite en mathématiques; interventions en lecture à haute voix, etc.www.puq.ca LE DEVOIR, LES S A M E I) I 21 E T I) I M A \ C H E 2 2 M A H S 2 0 0 9 V :s LITTERATURE Magie de l’écriture À Danielle Laurin Un nouveau Jacques Poulin, enfin.Vous savez que les phrases seront simples, qu’il n’y aura pas d’enflure.Que les mots diront bien plus que ce qu’ils disent.Vous savez que ce sera tendre, avec des blues de l’âme, et des sourires en coin.Rien que d’y penser, vous entendez déjà en sourdine la petite musique de l’auteur, reconnaissable entre toutes.Vous brûlez d’envie de foncer tête baissée, mais vous retardez le moment de commencer.Vous appréhendez l’instant où tout sera fini.Et puis vous vous demandez bien comment, cette fois, le romancier va parvenir à vous surprendre.Qu’est-ce qu’il va encore inventer?La dernière fois, dans La Traduction est une histoire d’amour, il y avait cette rencontre entre le vieux Jack et une belle fille rousse, Marine, une Irlandaise.On ne se savait pas trop si la fille était amoureuse de l’écrivain ou de son écriture ou des deux, mais enfin, elle avait entrepris de traduire ses livres.Puis un autre personnage entrait dans l’histoire: une ado po-quée, appelée Limoilou, que l’écrivain et la traductrice prenaient sous leur aile.Bon, allez.Vous ouvrez L’Anglais n’est pas une langue magique.Vous lisez les premières phrases: «Prenez moi, par exemple.Vous ne me connaissez pas du tout.Je descends à pied la rue Saint-Jean, vous êtes assis à la terrasse du Hobbit et vous ne me voyez même pas.Je suis le petit frère de Jack.» Francis, c’est son prénom.Sa profession: lecteur sur demande.Il recrute ses clients par le biais des journaux la plupart du temps.Les gens l’appellent, et il accourt avec le livre de leur choix ou un ouvrage qui l’inspire, lui.Lecteur sur demande, donc: «C’est une appellation que j’aime bien, parce que les initiales font LSD: pour moi, la lecture est une drogue.» Et voilà, vous y êtes: l’amour des livres, des mots, encore et toujours.Une foule de livres vont vous passer sous les yeux.Mais d’abord, vous allez vous retrouver dans une ambiance étrange.Dans un imbroglio mystérieux, qui flirte avec l’intrigue policière.Une des clientes de Francis a disparu.Jusqu’à la fin, vous allez vous demander ce qui s’est passé.Surtout, vous constaterez assez tôt que Francis vit dans l’ombre de Jack.Comme Henri Richard par rapport à Maurice Richard.«Henri Richard était un petit frère comme moi.Quand il avait commencé sa carrière avec les Canadiens de Montréal, l’équipe était domi- Jtinjm- Poulin I .'«tiglais IM -Û jlfl* une iatigiu' inugii|ue m ife Æ née depuis longtemps par son frère Maurice.» Pauvre Henri, comment aurait-il pu parvenir à égaler son frère, compatit Francis: «Sans le vouloir, Maurice était devenu l’idole des Canadiens français, le sauveur de la nation, celui qui pouvait nous venger de la défaite des plaines d’Abraham.» Se venger de la dé-faite des plaines d’Abraham: c’est ce que Jack essaie de faire à sa façon.En écrivant un roman sur la place du français en Amérique.Un roman qui a pour titre L’Anglais n’est pas une langue magique.Pour nourrir son propos Jack fait des recherches, sur l’histoire des plaines d’Abraham, notamment.Et son frère lui vient en aide.«La bataille, qui n’avait duré qu’une demi-heure, s’était déroulée à quelques mètres derrière moi.Le marquis de Montcalm avait été tué, le Canada était devenu un pays britannique et depuis lors, nous avions tous la mort dans l’âme: c’étaient les mots de mon frère.» Parmi les livres auxquels s’abreuve l’écrivain: Far West, des explorateurs Lewis et Clark, «qui avaient atteint le Pacifique à une époque où l’on connaissait très mal les vastes espaces de l’Ouest américain.» Vous vous demandez peut-être où Jacques Poulin vous conduit?Attendez, ce n’est pas tout.Vous allez croiser la belle rousse de La Traduction est une histoire d’amour.Et la petite Limoilou, à qui Francis fera la lecture.De Far West, justement.Les recoupements sont nombreux.Tout s’emboîte, finalement.Mais avec finesse, doigté.Dans une espèce de flottement apparent.De telle sorte que vous vous demanderez si ce livre que vous tenez entre les mains n’est pas celui sur lequel travaille le vieux Jack en réalité.Quand il l’aura terminé, lui qui écrit «à petites gouttes», il sera insatisfait, évidemment.«Chaque fois que je relis mon texte, j’ai l’impression de n’avoir écrit que des choses insignifiantes», confiera-t-il à son frère.Puis il en commencera un autre.Et ça recommencera: sa vie sera engloutie par son roman, il n’en dormira plus.jusqu’à ce que son projet ambitieux se réduise à presque rien au bout du compte.Et ainsi de suite.Merveilleuse mise en aby-me.Où vous serez tenté de prendre au pied de la lettre les considérations de Jack sur l’écriture, lui pour qui devenir un écrivain médiatique est «la pire des déchéances».Ça vous rappellera peut-être les déclarations d’un certain Jacques Pouhn, lorsqu’il a reçu le prestigieux prix Gilles-Cor-beil pour l’ensemble de son œuvre l’automne dernier: «Les livres doivent occuper l’avant-scène, et l’écrivain doit rester derrière.Et dans mon cas, le plu,s loin possible derrière.» Etrange, quand même.Parce que quand vous refermez L’Anglais n’est pas une langue magique, vous avez cette impression d’être en parfaite communion avec l’auteur.Et vous attendez déjà son prochain roman.Le Devoir L’ANGLAIS N’EST PAS UNE LANGUE MAGIQUE Jacques Poulin Leméac /Actes Sud Montréal, 2009,160 pages.(sortie en librairie le 25 mars) LITTERATURE QUEBECOISE Jacques Poulin, le roman et l’art du rapaillage CHRISTIAN DESMEULES Québec — Son dernier roman est coiffé d’un titre qui prend des allures de boutade ou de déclaration politique.L’anglais n’est pas une langue magique, le 12’ titre de Jacques Poulin, est une histoire de résistance et d’affinités.L’écrivain né à Saint-Gédéon-de-Beauce en 1937, auteur d’œuvres phares comme Volkswagen Blues et Les Grandes Marées, reçoit dans ses quartiers d’hiver, au dernier étage de la tour du quartier Saint-Jean-Baptiste, qu’il habite à Québec.Au bout d’un court labyrinthe de couloirs, un petit vestibule séparé du séjour par un rideau de billes multicolores, une cuisine laboratoire, une grande baie vitrée orientée plein nord.Dans une autre pièce, un écritoire posé sur une planche à repasser vient rappeler les maux de dos chroniques de l’écrivain et la ferveur tranquille qu’il voue à Hemingway.Un épais silence, troublé seulement par le tic tac d’une horloge murale, enveloppe les lieux.Etendu dans une chaise longue de camping, l’homme à la barbe blanche, qui ressemble à un vieux hippie, est calme comme un hibou.Mais comme tous les grands timides, Jacques Poulin semble aussi livrer un combat permanent contre le silence et î’à-quoi-bon.Les mots, chez lui, qu’ils soient écrits ou qu’ils soient parlés, donnent l’impression d’emprunter une trajectoire sinueuse et insoupçonnable.Le temps, on le perçoit assez tôt, semble ici s’écouler selon d’autres lois.Constance et discrétion Manière de suite à La traduction est une histoire d’amour, paru il y a deux ans, son dernier roman ne risque pas de dérouter ses lecteurs les plus fidèles.«Une lectrice m’a écrit un jour une lettre, raconte-t-il, pour savoir ce qui arrivait à Limoilou, la jeune fille qui fait une tentative de suicide dans le roman.Je ne voulais pas vraiment écrire une suite, j’ai donc mis un narrateur différent, pour introduire un ton nou- 0 m — ¦t f J k Jacques Poulin veau, et j’ai aussi inventé un petit frère à Jack.J’ai répondu à la demande de cette personne-là, mais en essayant de bâtir autour.» Jacques Poulin y met en scène un autre métier lié à l’écriture et à la lecture.Alors que ses protagonistes ont tour à tour été écrivain, traducteur, bibliothécaire ambulant ou écrivain public, le petit frère de Jack Waterman, lui, est lecteur sur demande.C’est la véritable origine de ce nouveau roman, racontera-t-il.Les livres aident-ils à vivre?«Je suis toujours étonné de l’importance que certaines personnes attachent aux livres», commentera-t-il seulement De plus en plus, il l’avoue, Jacques Poulin puise le sujet de ses nouveaux livres dans la matière existante de ses propres romans.Un art du rapaillage L’anglais n’est pas une langue magique a ainsi bénéficié du travail «de lecteurs d’une patience sans limites», reconnaît-il.H a ainsi notamment reçu l’aide d’un professeur d’université qui lui a permis de faire des liens pertinents avec ses autres œuvres, d’éviter autant que possible de se répéter.«J’ai eu l’impression que ça m’évitait parfois de dériver, comme on est parfois emporté lorsqu’on écrit.C’est quelqu’un qui connaissait bien mes livres, alo rs que moi j’oublie parfois même le nom de mes personnages.C’était comme un garde-fou», dira-t-il.Sans jeu de mots?«Non, non, avec jeu de mots!», in- Nouveautés _a Peuplade i Le paradoxe de l'écrivain: Entretien avec Hervé Bouchard de Stéphane Inkel ISBN 978-2-923530-09-3 Cookie : jeune femme moderne nouvellement célibataire, déterminée à ne plus se laisser endormir par une relation amoureuse dictée par la routine et les habitudes.Rapidement plongée dans une réalité insoupçonnée, Cookie découvre les jeunes hommes de sa génération, tente de trouver un sens aux relations et critique franchement tout ce manège, dans la valse des amants.Dans un style généreux et volubile, Sophie Bouchard dépeint ici ce malaise contemporain dans lequel les relations amoureuses sont teintées de non-engagement et de consommation rapide.mentale de Chantal Neveu ISBN 978-2-923530-1Ô-9 Cookie, Sophie Bouchard Roman, isbn 978 ?923630 oa e Distribution: Diffusion Dimedia LOUISE BILODEAU siste-t-il en riant de bon cœur.Le grand frère, Jack Waterman — l'écrivain réfugié dans sa bulle, qui travaille à un roman dont le thème est celui de la place du français en Amérique —, la sœur aimée, le souvenir d’un oncle conducteur de bibliobus: c’est toute une courtepointe familiale que semble ainsi nouer ce roman, qui entretient tout plein de correspondances avec l’œuvre antérieure de Poulin — les partisans de l’anglais comme langue magique ou les animateurs d’une «talk radio» de la Vieille Capitale parleraient plutôt de «patchwork».«C’est fait avec plein d’affaires, dira Jacques Poulin en parlant de ses livres, des souvenirs et des choses inventées, d’autres dont on a entendu parler, des choses vues ou lues.Des choses d’origines diverses et très peu de ce que certaines personnes prêtent à un écrivain, c’est-à-dire l’imagination.Moi, je n’ai pas le sentiment d’avoir cette qualité.C’est pour ça que je pense à mes livres comme.Comme une sorte de rapaillage.» Un livre en chasse un autre Le sujet de la présence française en Amérique, il l’avait déjà effleuré en écrivant Volkswagen Blues, roman paru en 1984.«J’avais alors pris conscience que, sur la piste de l’Oregon, il y avait des traces de plein d’explorateurs français.Et tout le temps de l'écriture de ce roman, j’ai lu le très, très beau livre de monsieur Vaugeois, qui s’appelle America, et qui pour moi est la merveille des merveilles.» «Que le Québec, que la présence française ait été aussi vaste à une certaine époque et qu'elle ait été refoulée jusqu’à être ce que nous sommes maintenant, autant géographiquement que moralement, ça ne me paraît pas être une très grande réussite.J’ai comme une sorte de nostalgie de ce que ç’aurait pu être», avoue-t-il.Le sujet, visiblement, le travaille, et Jacques Poulin reconnaît qu’il n’en a pas fini avec lui.Et comme chez plusieurs de ses collègues écrivains, lorsqu’un nouveau livre est écrit, révisé, publié, il se voit très vite chassé par le prochain.Celui qui reste encore à faire.Sans trop en dévoiler de ses projets, il faudrait peut-être s’attendre, à propos d’anciens personnages, au retour de la Grande Sauterelle, cette jeune mécanicienne métisse, née d’une mère montagnaise et d’un père québécois francophone, qui accompagnait Jack Waterman entre Gaspé et San Francisco dans Volkswagen Blues.Mais d’ici là, comme il le fait dire à Waterman dans son nouveau roman, «les mots arrivent à petites gouttes».Il rit, puis il ajoute: «Et parfois ils n’arrivent pas du tout.» Collaborateur du Devoir DJEMILA BENHABIB Un témoignage solidement documenté sur les fous d’Allah, auquel l’auteure donne de touchants accents personnels.¦"** .ùÿ.% § D 5 E#kl L A 8 EfN H A B I B \ MA VIE Â CONTRE-CORAN ?tfrwrfcmtae témoigne surlef isiiiftiishvs J vlb éditeur Une compagnie de Québécor Media SALONsT JWR F de loütaouais U1 V I LJLj T P fLOl TT 0^20-29 •wvtw.slo.oc.ca I DE LIVRE! AU PALAIS DES CONGRÈS DE GATINEAU présidence d honneur: association des auteurs et auteures de l oütaouais ÏSEi W II SODEC Gatineau Québec SS Canada 9Kr CoomN ., 19 $ « Un fascinant parcours raconte avec talent et sincérité par un homme au charisme toujours palpable, » Sophie Ginoux, La Godasse 30' Salon du livre de l’Outaouais Marc Bressant est invité d’honneur Il a été diplomate en même temps qu’il était écrivain, mais sous deux noms différents.Aujourd’hui, il signe toujours ses livres du nom de Marc Bressant, alors que dans la vie, il s’appelle Patrick Imhaus.CAROLINE MONTPETIT TA ans notre ministère, en principe, quand on publiait quelque chose sous son nom, il fallait le faire relire par le directeur du personnel.Alors, tout le monde a pris l’habitude de signer avec un pseudonyme, même si tout était trans- % parent», dit, joint à Paris, Patrick Imhaus, invité d’honneur du Salon du livre de l’Outaouais, qui s’ouvrira à Gatineau le 26 mars prochain.Cette remarque donne d’ailleurs le ton de son dernier livre, intitulé La Dernière Conférence, publié aux Éditions de Fallois, qui lui a valu le Grand Prix 2008 du Roman de l’Académie française.La Dernière Conférence, c’est un roman relatant une conférence imaginaire de l’ONU durant la chute du mur de Berlin, en 1989.S’y mêlent intrigues personnelles et diplomatiques, et une bonne dose de dérision envers la diplomatie en général.«J’avais envie de raconter ce qui se passait», dit l’auteur qui s’intéressait aussi de près à cette époque de «basculement du monde», au cours de laquelle, contre toute attente, le bloc de l’Est s’est effondré.En fait, le livre s’ouvre sur la certitude que le conflit de la guerre froide est installé pour la nuit des temps, certitude partagée par l’ensemble des participants à cette conférence de l’ONU, qui se M1 dwWfeiS déroule à Londres, près de Downing Streel.Puis, tout d’un coup survient l’impensable, de la pé-restroika de Gorbatchev à la destruction du mur de Berlin qui avait séparé l’Europe en deux depuis plusieurs décennies.Auparavant, «les frontières de ces deux camps étaient protégées par des dizaines de milliers de têtes nucléaires», rappelle-t-il, pour souligner l’ampleur de l’événement.Près de deux décennies plus tard, l’ancien diplomate constate cependant que l’ère nouvelle qui s’est imposée depuis cette date n’est pas du tout le paradis annoncé par certains.«Ce que j’ai essayé de montrer dam ce livre, c’est qu’on sort à peine d’une tragédie que déjà se profilent d’autres problèmes», dit-il.Parmi la liste des problèmes qui ont succédé à la fin de la guerre entre l’Est et l’Ouest, il cite l’émergence des nationalismes et des intégrismes, et la crise économique qui sévit présentement partout dans le monde.«Est-ce que c’est mieux?» on ne le sait pas.Mais le diplomate affirme pourtant qu’«OM ne peut pas regretter ce monde bipolaire» qui a divisé la planète durant tant d’années.Le Devoir Le Salon du livre de l’Outaouais, du 26 au 29 mars 2009 www.slo.qc.ca/ ARCHAMBAULT 31 Une compagnie de Québécor Media PALMARÈS LIVRES Résultats des ventes: du 10 au 16 mars 2009 ROMAN OUVRAGE GENERAL CHRONIQUES D’UNE MÈRE INDIGNE T.2 Caroline Allard (Septentrion) LE SHACK W.Paul Young (Le Jour) LE USEUR Bernhard Schllnk (Gallimard) DMILLÊHIUM T.1, T.2 et T.3 Stieg Larsson (Actes Sud) CHÈRE LAURETTE T.3: LE RETOUR Michel David (Hurtubise) LES PILIERS DE U TERRE Ken Follet! (Livre De Poche) LE CERVEAU DE KENMEDY Henning Mankell (Seuil) HKPQ Michèle Plomer (Marchand de feuilles) SCARPETTA Patricia Cornwell (Flammarion Québec) UN PAYS À L’AUBE Dennis Lehane (Rivages) JEUNESSE FASCINATION T.2 : TENTATION Stephenie Meyer (Hachette Jeunesse) LE GUIDE OFFICIEL DU FILM TWILIGHT Mark Cotta Vaz (Hachette jeunesse) VISIONS T.1 : NE MEURS PAS UBEUULE Linda Joy Singleton (ADA) LES CHRONIQUES OU JEUNE HOUDINI T.1 Denis Ramsay (Réunis) LE PETIT SPIROU T.14 Tome / Janry (Dupuis) L’APPRENTI ÉPOUVANTEUR T.5.Joseph Delaney (Bayard-Jeunesse) | TÉA STILTON T.5 : LE VAISSEAU.a Stilton (Albin Michel) LE ROYAUME DE LA FANTAISIE Geronimo Stilton (Albin Michel) LE TALISMAN DE NERGAL T.4 Hervé Gagnon (Hurtubise HMH) CATHY’S BOOK S.Stewart / J.Weisman (Bayard-Jeunesse) TELLE MÈRE, QUELUFIUE! S.Thibault / M, Larouche-Thibault (de l’Homme) RENÉ ANGÉLIL : LE MAÎTRE OU JEU Georges-Hébert Germain (Libre Expression) LA BIBLE DES ANGES Joane Flansberry (Dauphin Blanc) ¦fl MAUDITE FOLLE 1 Varda Étienne (Intouchables) L’ENVERS DE MA VIE M.-C.Toupln/M.Gorvais (Un Monde Différent LE LANGAGE UNIVERSEL DU CORPS Philippe Turchet (de l’Homme) LA SANTÉ PAR LE PLAISIR OE BIEN.Richard Béliveau / Denis Gingras (Trécarré) N’ARRÊTEZ JAMAIS DE DANSER Gordon Livingston (Marabout) HI LES RÊVES OE MON PÈRE Barack Obama (Points) LES PST-TRUCS: POUR LES ENFANTS.Suzanne Vallières (de l’Homme) ANGLOPHONE ECUPSE Stephenie Meyer (Little Brown & Co) TWILIGHT: THE COMPLETE.Mark Cotta Vaz (Little Brown & Co) HUNTiO : A HOUSE OF NIGHT NOVEL P.C.Cast : Kristin Cast (St.Martin’s Press) VI THE AUDACITY OF HOPE : THOUGHTS Barack Obama (Vintage) DREAMS FROM MY FATHER : A STORY.Barack Obama (Three Rivers) HOLD TIGHT Harlan Cohen (Signet) DEVIL BONES Kathy Relchs (Pocket) THE ROAD Cormac McCarthy (Vintage) PI THE HOST Stephanie Meyer (Little Brown & Co) PILLARS OF THE EARTH Ken Foiled (Signet) Jouez la carte de la culture! 'CQdeau ''«OlAMauin* «ww x i 5152 L K DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 M A R S 2 O O 9 LIVRES LITTERATURE FRANÇAISE Qui êtes-vous ?Réponse d’Emmanuel Carrère GUY LAI N E MASSOUTRE Ecrire un livre, c’est parfois un métier.Chez Emmanuel Carrère, c’est un savoir-faire éprouvé par la production de beaux objets de langage.Peu savent comme lui donner l’impression d’être une de vos connaissances de longue date et de vous inviter à partager une soirée intime.Oui, Carrère écrit bien ses reportages factuels et ses documentaires.La preuve, D’autres vies que la mienne résume justement le ton; le sujet est placé, en même temps que celui qui tient le cadre et parfois se place aussi dedans.Cette fois-ci, il est simple témoin.Avec son outil spéculaire, il y raconte ce qu’on lui confie, observé un peu de biais.Quel est le prqpos de ce dernier ouvrage?Etienne Rigal, un juge, en est l’âme.Autour de Juliette, qui est morte, une amitié se noue entre, le juge, le mari et l’écrivain.Étienne et Patrice vont d’abord se confier au troisième homme, puis le convier à faire siens les détails du sujet: la lutte contre le cancer.Us se retrouvent au cœur d’un scénario dramatique qui colle à la vie.Le talent de Carrère nous fait accepter d’entrer dans la dynamique d’une famille, d’apprendre sur le métier d’un juge qui s’occupe des recouvrements de dettes, de vivre son combat contre l’injustice sociale, alors qu’il est touché par un autre fléau, la maladie.Par la force de l’écriture, on accepte de tout savoir d’une vie.Tout est vrai dans ce livre, qui ouvre sur le tsunami de Noël 2004 Après soi, les autres Tout est vrai dans ce livre, qui ouvre sur le tsunami de Noël 2004, déferlant devant son hôtel, le laissant indemne.La mort sous la vague au Sri Lanka, la belle-sœur cancéreuse, les fillettes orphelines, la mort répand un désarroi auquel répond l’enquête et les mots de Carrère qui font un livre.Bref, tout ce que vous voulez savoir, il lui donne une forme: votre curiosité indicible, vos questions impensables, il y répond.Il a longtemps joué au fou, crié au loup, livré ses angoisses, avoué sa jalousie et ses déprimes.On les devine, tapies au fond, mais cette fois refoulées par une belle assurance, dans la confidence du bonheur et de la réussite, sans vanité, alors qu’il donne toute la place à la noblesse de ses interlocuteurs.Carrère porte sa caméra vidéo, légère, dans des mots retenus avec sang-froid.On se souviendra de Retour à Kotelnitch, en 2004, comme d’un exercice sans concession sur soi.Avec Un roman russe, en 2007, il avait exploré une forme d’autobiographie sur les origines russes de sa famille.L’Adversaire, ou la double vie de Jean-Claude Romand, en 2000, s’appuyait sur un fait divers macabre, à la première personne.En remontant vers soi, depuis La Moustache en 1986, il a trouvé le chemin qui va vers autrui.Analyse de la psyché Comment soutient-il l’intérêt?Excellent technicien, grand lecteur de romans, russes entre autres, et de polars, il sait plonger dans le mal, la douleur et la peur, puis y saisir la paradoxale volonté de vivre malgré les obstacles.Ce qu’il en retire est naturel, émouvant et plein de sa présence, qu’un lecteur peu informé peut suivre avec aisance.D’autres vies que la mienne ne joue ni sur l’innocence ni sur la perversion qu’on relève dans ses livres antérieurs.Accédant désormais à un «je» conquis, il s’abandonne à l’action qui agit de l’extérieur sur sa plume.Il a trouvé dans la psychanalyse une libération de ses propres entraves, un tao de la vie.L’équilibre respire dans ces témoignages construits comme des fictions: le matériel humain prend forme.Tel Un roman russe, D’autres vies que la mienne confronte des récits hétérogènes, des pans associés presque par hasard.Mais ce collage prend, par magie, devenant resserré peu à peu avec intelligence.Ni le réel ni le temps ne se dispersent.Carrère y instille sa conscience sociale, sa compassion et son intuition pour résister à tout ce qui pénètre, venues d’autres vies que la sienne, dans chaque psyché.Collaboratrice du Devoir D’AUTRES VIES QUE U MIENNE Emmanuel Carrère PO.L Paris, 2009,310 pages PEDRO RUIZ LE DEVOIR Emmanuel Carrère PHILOSOPHIE La vie au-dessus de tout MICHEL LAP I ERRE Le philosophe québécois Pierre Bertrand aime se référer à Spinoza, et surtout à Nietzsche.Pourtant, il écrit: «La réponse “parce que” que fait l’enfant au “pourquoi?” de l’adulte est celle d’un sage qui, comme tout sage, s’ignore.» Dire «parce que», sans plus.Peut-on, en misant là-dessus, fonder une philosophie de l’énigme?C’est la gageure que Bertrand soutient en faisant appel à une intelligence primitive, semblable à celle de l’animal.Son essai Le Défi de vivre se veut un plaidoyer pour le corps, le silence, l’instinct, l’intuition, la méditation.On y trouve un jugement qui peut paraître péremptoire: «L’animal est naturellement authentique, mais l’homme est faux dès lors qu’il pense.» En tentant de nuancer les choses, Bertrand élabore une réflexion déconcertante, mais pleine de sérénité.Dans une optique nietzschéenne, l’homme s’y définit comme un «nouvel animal» dont la présence physique, la vitalité, le dédain de la parole lui permettent d’apprivoiser le vide au lieu de l’oublier par le divertissement.Pour Bertrand, «le rapport au vide» compte plus que l’expérience religieuse et tout le reste.Le philosophe québécois voit dans la méditation sur le néant une source de vie qui incite l’être humain à se détacher de la fausseté de l’univers médiatique.«C’est, souligne-t-il, dans la méditation que nous abandonnons nos prétentions et nos préjugés et que nous nous sentons très proches des animaux.» Bémols On regrette qu’un homme si sensible à la création artistique demeure parfois incapable de trouver les saillies qui pourraient insuffler à son discours la vie tant célébrée.Par des exemples convaincants et des images judicieuses, Bertrand aurait dû éclaircir au moins deux de ses affirmations: «La vie est une force plus grande que nous» et «Cette force se ressent d’abord par l’affect de joie».Son style n’a guère le frémissement du romantisme germanique, courant littéraire dont Nietzsche était l’héritier.Le penseur allemand signalait dans Le Gai Savoir (1882 et 1887) que la montée de l’incroyance en Europe, la fameuse «mort de Dieu», annoncée déjà par le romancier Jean-Paul dans Siebenkas (1796-97), avait pour conséquence un «bonheur» semblable à une «aurore», étrangement au-dessus de l’humanité.Nietzsche ne craignait pas de mettre sur les lèvres du fou qui ne trouve plus Dieu l’explication de cette absence: «C’est nous, nous tous, qui sommes ses assassins!» Il précisait que «l’ancien Dieu est mort», comme si l’événement cachait la naissance d’un dieu nouveau, étranger aux conventions.En soutenant, à la suite de Nietzsche, que la vie est supérieure à l’être humain, Bertrand ne semble pas s’apercevoir que cela renouvelle les interrogations séculaires sur l’existence ou la non-existence d’un absolu immatériel.Ce réexamen tacite du problème reste l’une des richesses de son livre, et n’est nullement la moindre.Collaborateur du Devoir LE DEFI DE VIVRE Pierre Bertrand liber Montréal, 2009,232 pages TEMOIGNAGE L’Afrique du journaliste Michel Arsenault Après avoir sillonné l’Afrique pendant 25 ans, le journaliste québécois Michel Arseneault admet que ce continent est encore un mystère pour lui.Un sentiment d’incompréhension qui se reflète d'ailleurs dans le titre de son tout dernier recueil de textes et de chroniques, Perdu en Afrique, publié chez Stanké.EISA -MARIE GERVAIS T * avais toujours l’impression que je ne comprenais pas ce qui se passait, qu’il y avait des choses qui m’échappaient.Et quand tu es journaliste face au mystère, il y a juste une façon de le lever: c’est de poser des questions», explique le correspondant aguerri et auteur de la biographie du Dr Lucille Teasdale.Bien qu’il ait eu le coup de foudre pour l’Amérique latine, où il a étudié, c’est au cœur de l’Afrique qu’il a plongé.Ancien journaliste pour Radio-Canada et collaborateur pour plusieurs quotidiens dont Le Devoir et le Globe and Mail, Michel Arseneault est débarqué à Paris en 1992.C’est de là qu’il rayonne depuis toutes ces années sur le continent noir.Reportages, récits, petits textes, entrevues.après un quart de siècle à écrire sur ce NOUVELLE EDITION « La guerre de la Conquête demeure le meilleur ouvrage sur cette période troublée de notre histoire.» Jacques Lacoursiere, auteur de la préface GUY FRÊCAU1.T LA GUERRE nE U CONQUÊTE gu, fregault 1754-1760 T " La guerre de la Conquête 1754-1760 520 pages • 29,95$ Fl D ES éditions Liber Philosophie • Sciences humaines • Littérature Éthique publique, vol.10, n° 2 Les enjeux éthiques du vieillissement sous la direction de Florence Piron et Cécile Hanon thique ili » PUDJ I rem mieinatlona e d'tthiqu* tocittiU «t nivetnementaie Les enjeux éthiques du vieillissement dix an iW:T:»riT*T: Desjardins 0l N|VtKMi| [J|.SHERBROOKE continent «où le bien et le mal marchent main dans la main», Michel Arseneault s’est accordé le privilège de faire «l'inventaire» de ses écrits pour mieux raconter.«C’est un exercice étonnant.Ij:s textes ont vieilli, mais moi aussi.Ça me permet au final de rééquilibrer un peu les choses», croit-il.L’écriture de ce livre, composé de courts récits sur les différents pays d’Afrique qu’il a visités, a été l’occasion pour lui d’actualiser certaines informations, de travailler le style, d’ajouter des références au Québec, mais également de les colorer de ses impressions personnelles.«J’étais de la vieille école où on n’écrivait pas au “Je”.L’émotion que je ressens à la vue d’un enfant qui crève de faim est sincère.C’est un élément d’information, ça fait partie de la réalité.Et même si je ne comprends que le cinquième de la réalité, j’essaie de rendre compte de ce cinquième-là du mieux que je peux», note le journaliste qui écrit pour L’actualité et qui travaille pour RFI, en France.N’empêche, il s’est inquiété, comme bien d’autres, de donner une image trop négative de l’Afrique.«Mais je me suis dit que je ne faisais pas les relations publiques de l’Union africaine.Mon travail est de rester le plus près possible de la réalité que j’ai connue, celle d’une Afrique en guerre», rappelle-t-il.C’est ainsi qu’il donne ia parole à ceux qui ne l’ont pas, dans une prose imagée qui nous transporte dans les tréfonds de l’Afrique, loin des grands discours officiels des dirigeants.«J’accorde une attention particulière aux enfants.C’est à travers ce qu’ils font, ce qu’ils pensent, ce qu’ils vivent qu’on peut comprendre la vraie vie.Personne ne va m’enlever ça de la tête», insiste-t-il.L’intérêt pour ce continent fascinant qu’est l’Afrique ne semble pas vouloir faiblir.«Ça reste un continent qui m’intrigue terriblement, plutôt qu’un continent que j’aime.Mais c’est déjà bien d’être intrigué, non?» Le Devoir PERDU EN AFRIQUE Michel Arseneault Stanké Montréal, 2009,282 pages Jfivieri librairie »bistr Olivieri Au coeur de la littérature Jeudi 26 mars à 19h00 CRILCQ Conseil des Arts du Canada Sodée Entrée libre 5219 Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges RSVP : 514 739-3639 Bistro : 514 739-3303 Prix littéraire des collégiens 2009 Rencontre avec 4 finalistes Le Prix littéraire des collégiens est décerné par un jury d’étudiants provenant des différents collèges et cégeps du Québec.Doté d’une bourse de 5000 $, le prix récompense une œuvre de fiction québécoise parue au Québec.Johanne Alice Côté Mégot, mégot, petite mitaine (Tryptique) Catherine Mavrikakis Le ciel de Bay City (Héliotrope) Francine Noël J’ai i'angoisse légère (Leméac) Monique Proulx Champagne (Boréal) Animateur Stanley Péan L K I) E V 0 1 R , L E S S A M EDI 21 ET I) I M A N C II E 2 2 M A R S 2 0 0 >1 LIVRES HISTOIRE La science et la politique du mal Situation de l’altermondialisme ESSAIS QUÉBÉCOIS Tout le nazisme, et celui des scientifiques en particulier STEPHANE BAILLARGEON Le très vilain docteur Ari-bert Heim serait mort des suites d’un cancer, au Caire, en Egypte, en 1992, selon des informations révélées par le New York Times il y a quelques jours.Le criminel de guerre nazi le plus recherché, devenu musulman, se faisait appeler Tarek Farid Hussein.Il avait 78 ans.Pendant la guerre, le docteur SS fut en poste dans trois camps, dont le méphistophélique Mauthausen, dans son Autriche natale.Il y était surnommé «docteur mort» par les détenus, notamment parce qu’il injectait des produits toxiques directement dans le cœur de ses victimes.Des hommes de science de ce genre, cruels et amoraux, le IIP Reich en comptait des dizaines de milliers, tous compromis à divers degrés avec le régime assassin.Quand les nazis prirent et confisquèrent le pouvoir, l'Allemagne dominait le monde scientifique et technologique depuis des décennies.Sa puissance industrielle et militaire reposait sur la recherche et le développement, menés par des savants magnifiquement formés dans des universités considérées comme les meilleures du monde avec celles de la Grande-Bretagne.L’Allemagne dominait les autres nations pour le nombre de lauréats de prix Nobel.Seulement, ce monde, comme l’ensemble de la société allemande, a basculé très rapidement dans le noir chaudron de l’idéologie et de la pratique nazies.La science allemande instrumentalisée et aryanisée a chuté aux enfers en entraînant avec elle ses tâcherons comme certains de ses plus illustres représentants.C’est cette compromission monstrueuse que décrit avec verve l’historien et journaliste John Cornwell dans Les Savants d’Hitler.Son analyse soupèse le problème sous tous les angles, aussi bien en présentant la culture scientifique du Führer et les élucubrations mystico-pétées du chef des SS Heinrich Himmler qu’en suivant à la trace la destinée des savants allemands pendant et après la guerre ou l’application des politiques racistes (notamment antisémites) dans les laboratoires, les facultés ou les centres de recherche.Toutes les disciplines majeures sont passées en revue.Les terrifiantes exactions des médecins hantent encore le monde.En fait, note Cornwell, cette catégorie professionnelle dépassait toutes les autres pour sa ferveur nazie.Près de 45 % des membres de la Chambre des médecins du John Cornwell Miatoire d’un pacte avec le diable Reich étaient aussi inscrits au NSDAP, le parti hitlérien.Les juristes suivaient avec un nazi déclaré sur quatre (25 %).Le renvoi des médecins juifs, formant 16 % du corps médical allemand, commença dans certaines associations dès le mois de mars 1933, soit quelques semaines après la prise du pouvoir.En 12 ans, les docteurs vont aussi bien participer à l’élimination des handicapés et des malades mentaux que mener d’effroyables «expériences» avec les détenus des camps.Plus de 350 médecins servirent dans l’archipel concentrationnaire, soit un docteur allemand sur 300.Physiciens et ingénieurs Les physiciens et les ingénieurs plongèrent aussi dans la fange.S’ils réussirent à produire les premiers avions à réaction et les premières fusées (dont les terribles V2), le secret de la bombe atomique fonctionnelle leur échappa.Le Prix Nobel Werner Heisenberg a fini par symboliser ce pacte avec le diable.«Il soutient les buts de guerre d’Hitler, résume Cornwell.Si l’on peut invoquer une petite circonstance atténuante avec le fait qu’il ne défendit que la guerre avec la Russie, par opposition à la guerre de l’ouest, il ne s’interrogea point sur l’illégalité et la brutalité de toute la guerre.» Le pays perdit le quart de sa communauté de physiciens d’avant 1933, dont Einstein, Franck, Gustav Hertz, Schrodinger, Hess et Debye, tous couronnés du prix Nobel.La saignée fut aussi importante en mathématiques, en chimie et dans toutes les disciplines à vrai dire.Ce transfert de cerveaux favorisa les Alliés, qui réussirent à mettre au point la bombe atomique lâchée sur deux villes japonaises et le premier ordinateur utilisé pour percer le code secret des communications de l’armée allemande.Les derniers chapitres s’emploient à démontrer que les sociétés démocratiques ne se pré- !"lT ' La'A6 Les livres qui ne circulent pas meurent L'ÉCHANGE 707 El 713 MONf-ROyâL ESI ©MONî-RO/ÂL, 514-523-6389 servent pas de manière absolue de la corruption et de l’instrumentalisation de la science, ce présumé univers de la parfaite liberté.La course aux armes de destruction massive et totale pendant la guerre froide le montre bien assez, une course d’ailleurs menée avec une partie des savants allemands déna-zifiés.«Les hommes de science ne sauraient feindre d’ignorer sous quels auspices ils travaillent et reçoivent des fonds, ni relâcher leur vigilance morale et politique, même s’ils croient qu’une démocratie est le meilleur de tous les mondes possibles pour la conduite de la science», conclut John Cornwell.Un portrait du pire En tout cas, jusqu’à preuve du contraire, comme le disait sir Winston, la démocratie demeure le moins pire des régimes politiques.L’encyclopédie de Mathilde Aycard et Pierre Vallaud propose un portrait du pire dans son ensemble, une «approche globale du HT Reich», comme le dit la présentation.Tout y passe, la genèse de cette catastrophe, son histoire et sa fin.Le livre-monument comprend quatre parties: une histoire analytique du régime, un dictionnaire sur les événements et les principaux protagonistes de ce temps, un atlas et une chronologie.Le travail a nécessité dix bonnes années et bénéficie des dernières recherches sur la matière sombre, par exemple les archives déterrées après la chute du bloc communiste.Près de 260 illustrations et une quinzaine de cartes complètent le portrait de groupe avec Hitler.Par contre, il n’est jamais fait mention du docteur Aribert Heim, boucher de Mauthausen, une des trop nombreuses bêtes immondes de ce monde englouti.Le Devoir LES SAVANTS D’HITLER Histoire d’un pacte AVEC LE DIABLE John Cornwell Albin Michel Paris, 2009,503 pages ALLEMAGNE IIP REICH Histoire/encyclopédie Mathilde Aycard et Pierre Vallaud Perrin Paris, 2009,543 pages Louis Cornellier epuis dix ans, l’altermondialisme s’est imposé dans le paysage politique interna,tional comme une nébuleuse contestataire.À Québec, en 2001, à l’occasion du Sommet des Amériques, des activistes qui s’en réclamaient ont réussi un solide coup médiatique en renversant une section du «mur de la honte», cette clôjure destinée à assurer la sécurité des chefs d’Etat réunis dans la capitale.Souvent tapageurs, les militants altermondia-listes ont donc profité de la tenue d’événements à caractère international un peu partout sur la planète pour clamer leur refus du désordre mondial actuel et leur conviction qu’*w/ autre monde est possible».Mais sait-on bien, pour autant, qui ils sont vraiment et quel est, au juste, leur programme?Dans un solide opuscule analytique simplement intitulé L’Altermondialisme, le politologue Francis Dupuis-Déri, figure connue de ce mouvement au Québec, répond avec clarté à ces questions.Il brosse un tableau très instructif de ce «mouvement des mouvements» qui «représente une profonde lame de fond qui déferle pour contrer l’idéologie néolibérale et les politiques menées depuis des années par des élites économiques et politiques et jugées éminemment injustes et néfastes pour une grande partie de la population».Les acteurs de ce mouvement — féministes, syndicalistes, paysans, écologistes, anarchistes, antimilitaristes, organisations non gouvernementales, groupes religieux et partis de gauche et d’extrême gauche — souhaitent «proposer d’autres valeurs économiques et politiques, et d’autres façons d’organiser la vie commune, qui seraient fondées sur les principes de liberté, d'égalité, de pluralisme et de solidarité».Plusieurs hypothèses, résume Dupuis-Déri, ont été avancées pour expliquer l’émergence de ce mouvement transnational et multiforme, voire discordant à certains égards: réaction défensive des victimes de la mondialisation, mouvement réactionnaire de protection des acquis, prégnance de l'antiaméricanisme, phénomène d’émulation entre la mondialisation du néolibéralisme et celle de l’activisme (les mêmes outils, comme Internet, servent à l’une et à l’autre), occasion de renouveau pour la gauche et l’extrême gauche, effet de rétroaction (à force de se faire dire que la mondialisation impose des politiques d’austérité, les groupes lésés finissent par l’identifier comme l’ennemi principal) et influence des contextes nationaux.Toutes ces explications, conclut Dupuis-Déri, contiennent une part de vérité, et certaines plus que d’autres, mais aucune ne résume à elle seule le développement de l’altermondialisme.S’ils partagent une commune opposition à la mondialisation néolibérale, les mouvements qui animent cette nébuleuse contestataire vivent des «divisions importantes» et ne sont pas exempts de «conflits internes».Francis Dupuis-Déri, dont les sympathies militantes anarchistes et plutôt radicales sont bien connues, les expose avec un remarquable souci d’objectivité.Trois clivages fondamentaux Le plus important de ces clivages concerne l’opposition entre les réformistes et les radicaux.Là où les premiers proposent, surtout en Occident, de «revenir à l’État providence», de préserver les systèmes publics de santé et d’éducation, d’imposer une taxe sur les flux financiers et d’annuler la dette des pays pauvres, donc de «privilégier une solution politique aux problèmes économiques», les seconds souhaitent abolir le capitalisme et prônent la démocratie directe.Les réformistes, comme l’économiste et Prix Nobel Joseph Stiglitz par exemple, ne rejettent pas le principe du marché, mais son fondamentalisme.Les radicaux tendent plutôt vers l’anarchie.Un autre clivage, qui recoupe en partie le premier sans s’y réduire, oppose les partisans du «contre-pouvoir», prêts à investir les lieux actuels de décision pour les réformer ou leur imposer un changement de cap plus radical, aux tenants de l’«anti-pouvoir», qui espèrent, selon la formule de l’intellectuel irlandais John Holloway, «changer le monde sans prendre le pouvoir».Au Québec, Françoise David incarnerait la première tendance et Francis Dupuis-Déri, dans ses ouvrages militants, la seconde.Un troisième clivage fondamental a trait au débat violence/non-violence, particulièrement quant à l’attitude à adopter lors des manifestations.Les partisans de la non-violence perçoivent, sur le plan moral, «le recours à la force comme un mal en soi» qui dénature le mouvement.De plus, d’un point de vue politique, la non-violence, selon eux, contribuerait à assurer la légitimité de leur cause dans les médias et l’opinion publique et «serait plus démocratique, car elle augmenterait la capacité de mobilisation du mouvement par la participation d’individus rebutés par le recours à la force».Les tenants d’une action plus musclée Relativisent leur violence par rapport à celle des Etats capitalistes, affirment que la non-violence est inefficace, «car elle attire peu l’attention des médias», et ajoutent que leur attitude leur permet d’établir un rapport de force nécessaire avec l’ennemi.Dupuis-Déri, dans ce dossier, penche en faveur du «respect de la diversité des tactiques», une position intenable, à mon avis, dans la mesure où il est évident que le recours à la force a pour effet de faire fuir les compagnons de route, majoritaires, qui s’y opposent et, par conséquent, de vider la rue.Comme on a pu le constater dimanche dernier, les frasques du Collectif opposé à la brutalité policière changent moins le monde qu’ils ne le font fuir.Il n’est nul besoin, cela dit, de partager les positions de Francis Dupuis-Déri — à son radicalisme de l’antipouvoir qui ne rejette pas la violence militante, j’oppose mon réformisme du contre-pouvoir, allergique à toute violence — pour apprécier à sa juste valeur, qui est grande d’un point de vue explicatif, cet ouvrage sur un phénomène marquant de notre temps.louisco@sympatico.ca L’ALTERMONDIALISME Francis Dupuis-Déri Boréal Montréal, 2009,128 pages irez COZIC et le Code C di le 26 mors 2009 à 19 he Le travail recent de COZIC gravite autour de la création d'un alphabet visuel dont chaque lettre s'écrit sous la forme d’une couronne segmentée et colorée prose ou poésie 200 à 500 mots date limite : Ier mai 2009 jury présidé par François Gravel www.litteraire.ca 1 866 533-3755 Avec la participation de Line Mc Murray Ses "dada" sont la Pataphysique, l’OuLiPo, TOuPeinPo .514 252-3033 • ^FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE —SSr DU LOISIR LITTERAIRE Québec on Alire, Librairie indépendante agréée 450.679.8211 | Place Longueuil JENNIFER A H F.R N Ü Histoire et passion.toute la saison W'/mi-NF Wn.MFIMY IeanPimuie )/'Ù HKI.MV GROUPE LIBREX Une compagnie de Québécor Media groupelibrex.com OBLESSE DÉCHIRÉE TOMÉ \HAH A l'ombre des hommes LE POISON 1 FAVORJTE — Libre Expression Ê> 3=^*° v m LES ÉDITIONS TROIS-PISTOLES 15 ANS D’ÉDITION LITTÉRAIRE EN RÉGION PLUS DE 300 OUVRAGES PUBLIÉS ! UNE SAISON LITTÉRAIRE FULGURANTE ! L’ordre des forets FRANCIi La Couturière Les aiguillo du trinfi y'- Antefc Fortin Chavire Monique Miville-Deschênes L’ordre des forêts Isabelle Vinet Le brigadier de Gosley Caroline Moreno Normal Alain Cliche lEjUFfWiLOCUCMVC LES TROIS BATAILLES DE QUÉBEC La Couturière Francine Allard Journal intime /''"'ÿ Jw pute f f confonne ( • Journal intime d’une pute conforme Anick Fortin Léandrc Bergeron Pierre landrv i i ücà.Victor-Lévy Beaulieu Se déprendre de soi-même Dans hw Environs rie Minhel Foucautt xÊA L’art de restaurer une maison ancienne André Bolduc et Marie Oumais -VfV.AïN iUV’ifKE «lïrt’MAM 'iOtVLîF.i,lt Grande Traversée de in Gaspésie tPAVS LVURWU* Petit manuel d’histoire du Québec Léandre Bergeron et Pierre Landry Les trois batailles de Québec Jean-Paul de La Grave Se déprendre de soi-même : L'Héritage Dans les Environs de Michel Foucault Victor-Lévy Beaulieu Victor-Lévy Beaulieu ÉDITION REVUE, AUGMENTÉE, DÉFINITIVE Ai* * Pour savoir le pourquoi et le comment de l’écrivain La collection « Écrire » - 40 titres parus, dont : 4 X A La Grande Traversée de la Gaspésie - Le pays intérieur Sylvain Rivière et Toumani Kouyaté JEAN-FRANÇOIS SOMAiN S LA VISITE DE L’ATEUER âeà USE BISSONNETTE !» DES LETTRES ET DES SAISONS NICOLE FILION f -y : ?; .LE CADEAU LOUIS HAMEUN L’HUMAIN ISOLÉ La visite de l’atelier Des lettres Jean-François Somain et des saisons Lise Bissonnette Le cadeau Nicole Filion L’humain isolé Louis Hamelin SUZANNE JACOB /* COMMENT POURQUOI Comment, pourquoi Suzanne Jacob RENAUD LONGCHAMPS itMlM LE RÊVE DE LA RÉALl lt LA RÉALITÉ DU RÊVE «a CHRISTIAN MISTRAL ORIGINES Le rêve de la réalité, Origines la réalité du rêve Christian Mistral Renaud Longchamps La tradition et la culture de toutes les régions du Québec CONTES.LÉGENDES ET RÉCITS DUSAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN Contes, légendes et récits du Saguenay-Lac-Saint-Jean Bertrand Bergeron CONTES.LÉGENDES ET RÉCITS DELA GASPÉSIE m Contes, légendes et récits de la Gaspésie Tome 1 : L'empremier du monde Sylvain Rivière Syfvsmi Uiviox CONTES.LÉGENDES ET RÉCITS DE LA GASPÉSIE Z Vtmtceamé ém mamdc Contes, légendes et récits de la Gaspésie Tome 2 : L'ensecond du monde Sylvain Rivière Vktm-lhj BcMtbre CONTES, LÉGENDES ET RÉCITS DU BAS-DU-FLEUVE I Lc> Contes, légendes et récits du Bas-du-Fieuve Tome 1 : Les Temps sauvages Victor-Lévy Beaulieu Vkmt-Uvy Bcmiku CONTES.LÉGENDES ET RÉCI TS DU BAS-DU-FLEUVE Z Lo Temp* «pprmmé* Contes, légendes et récits du Bas-du-Fleuve Tome 2 : Les Temps apprivoisés Victor-Lévy Beaulieu Martin Frifoo CONTES, LÉGENDES ET RÉCITS DE UOUTAOUAIS Contes, légendes et récits de l'Outaouais Martin Frigon Aurrbcn Botvin CONTES, LÉGENDES ET RÉCH'S DE LA RÉGION DE QUÉBEC m Contes, légendes et récits de la région de Québec Aurélien Boivin LES ÉDmONS TROIS-PISTOLES 418 851-8888 vlb2000@bellnet.ca DIFFUSEUR : MESSAGERIES ADP - 450 640-1234 SALON DU LIVRE DE L’OUTAOUAIS DU 26 AU 29 MARS STAND 102-SOGIDES nrntUabat CONTES, LÉGENDES ET RÉCITS DE LA MONTÉRÉGIE Scrfr GMMkkf CONTES, LÉGENDES ET RÉCITS DE LA RÉGION DE CHARLEVOIX À PARAÎTRE EN AVRIL 2009 SyKaui Rivière CONTES.LÉGENDES ET RÉCITS DE L’ACADIE À PARAÎTRE EN MAI 2009 Contes, légendes et récits de la Montérégie Pierre Lambert Contes, légendes et récits de la région de Charlevoix Serge Gauthier Contes, légendes et récits de l’Acadie Sylvain Rivière
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