Le devoir, 23 février 2005, Cahier A
CHANSON Jim Corcoran s’ouvre à nous et à lui-même Page B 8 ?w w w .1 e d e v o i r .c o m ?AGORA L’école: virage ou dérapage ?Pages B 4 et B 5 LE DEVOIR T AXES I $ Alain Juppé répond à ses détracteurs L’émoi suscité par sa venue au Québec comme professeur le laisse «abasourdi» MARIE-ANDRÉE CHOUINARD A basourdi» par le «tumulte» que provoque sa «/X venue prochaine comme professeur invité à l’Ecole nationale d’administration publique (ENAP), l’ancien premier ministre français Alain Juppé est sorti de son mutisme cette semaine sur son site personnel, condamnant les «horreurs et les mensonges» dont il est la cible au Québec.«Je lis toutes sortes d’horreurs et de mensonges sur mon compte», a écrit Alain Juppé lundi sur son Bloc-Notes—un blogue —, sous la rubrique «Coup de cœur».Les dénonciations répétées de certains universitaires québécois concernant la décision de fENAP d’ouvrir sa porte cet été à M.Juppé, et ce malgré sa condamnation en décembre par les tribunaux français, dérangent le politicien français, qui suit ces soubresauts à travers la presse.«Dans tel article de journal, on me reproche d’avoir “commis un acte criminel” — j’ai bien lu criminel —grave», écrit M.Juppé, qui se prononce aussi longuement pour une première fois VOIR PAGE A 8: JUPPÉ «J’avais pourtant le sentiment qu’à 59 ans, je pouvais encore échapper à la casse et servir» PERSPECTIVES \ A Goodale d’ouvrir son jeu Manon Cornellier Depuis nombre d’années, la présentation du budget fédéral s’accompagne d’un rituel immuable: la course au trésor caché.Le ministre des Finances enfouit les indices sur la taille des surplus au creux des colonnes de chiffres et entre les lignes touffues du texte.Il les enrobe de messages toujours assaisonnés d’appels à la prudence.L’intention, elle, est toujours la même: faire paraître les excédents budgétaires plus modestes qu’ils ne le sont en réalité.Le budget que déposera cet après-midi le ministre des Finances, Ralph Goodale, ne fera pas exception.Et, comme à l’accoutumée, personne ne croira ses chiffres, peu importe la diversion provoquée par les promesses juteuses.Car elles s’annoncent ronflantes, à en croire les fuites des dernières semaines.On parle de cinq milliards pour les garderies, de cinq milliards pour les villes, de cinq à six milliards pour la mise en œuvre du protocole de Kyoto VOIR PAGE A 8: GOODALE JIM YOUNG REUTERS Ralph Goodale révisait ses notes, hier, à la veille de la lecture du premier budget du gouvernement minoritaire de Paul Martin.Ottawa a perdu presque toute crédibilité en matière de surplus INDEX Annonces.B 2 Avis publics.B 3 Bourse.».C 2 Carrières.C4 Culture.C 7 Décès.B2 Économie.C 1 Wl Éditorial.A6 Idées.A7 Météo.B3 Monde.B1 Mots croisés.B 2 Sports.B 6 Télévision.C7 Le missile McKenna Le Canada participe déjà au bouclier antimissile, lance le nouvel ambassadeur canadien à Washington JIM YOUNG REUTERS La participation du Canada au projet de bouclier antimissile est déjà très importante, a déclaré hier l'ambassadeur du Canada à Washington, Frank McKenna.m** ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le controversé bouclier antimissile américain a de nouveau plongé le gouvernement fédéral dans l’embarras hier, mais cette fois la bombe a été lâchée par le camp libéral lui-même.Le nouvel ambassadeur canadien à Washington et proche de Paul Martin, Frank McKenna, a déclenché une véritable tempête en affirmant sans détour que le Canada fait déjà partie du bouclier américain.Selon lui, les États-Unis ont obtenu tout ce qu’ils voulaient avec les modifications apportées au NORAD cet été et il est difficile de voir ce qu’Ottawa pourrait faire déplus.Ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick et politicien d’expérience, Frank McKenna doit prendre officiellement ses fonctions à Washington dans une semaine.Mais, avant son départ pour la capitale américaine, le comité des Affaires étrangères de la Chambre des communes, composé de députés issus de tous les partis politiques, a voulu poser quelques questions au nouvel ambassadeur.Sans détour, pesant ses mots, l’homme fort de la politique canadienne chez nos voisins du Sud a expri- mé son point de vue sur le controversé bouclier antimissile, un dossier avec lequel il devra composer une foi§ en poste.A une question posée par Jack Layton, le chef du NPD, qui voulait savoir s’il était inquiet de ce projet, Frank McKenna a répondu qu’il était «prématuré» de se prononcer, puisqu'il n’a pas toutes les données en main.Mais, selon les informations dont il dispose, les États-Unis ne demandent pas d’argent au Canada et VOIR PAGE A 8: McKENNA IMAGES.COM La bibliothèque virtuelle sera-t-elle en anglais ?Devant l’offensive de Google, les bibliothèques francophones appellent à une contre-attaque CHRISTIAN RIOUX Paris — L’Europe et la Francophonie sont en train de passer à côté de la bibliothèque virtuelle.C’est le cri d’alarme que lançait récemment le président de la Bibliothèque nationale de France.Selon Jean-Noël Jean-neney, la bibliothèque de demain sera sur Internet et, si l’Europe et le monde francophone ne répondent pas à l’offensive américaine récemment lancée par Google, nous allons vers «une domination écrasante de l’Amérique dans la définition de l’idée que les prochaines générations se feront du monde».Ce cri d'alarme a été relayé hier au Québec par la présidente et directrice générale de la Bibliothèque nationa- le du Québec, Lise Bissonnettc «S’il faut se réjouir, dit-elle, du coup de chapeau que donne Google aux biblio-thèques en reconnaissant enfin qu 'elles sont au cœur du savoir du XXf siècle, il find s'inquiéter de la mainmise anglo-saxonne sur la définition de la mémoire.» Quinze millions de livres en six ans! C’est l'objectif de numérisation et de mise en ligne sur Internet que se fixe le moteur de recherche américain Google, qui se donne pour mission d’«organiser l’information du monde».Rien de moins! Pour cela, la firme califor nienne a passé en décembre dernier des accords avec cinq des plus grandes bibliothèques du monde: Stanford, Oxford, Harvard, celle de l’université du VOIR PAGE A ê: ANGLAIS LE MONDE Bush et les Européens tournent la page ¦ À lire en page B 1 VIENT DE PARAITRE Danièle Trottier I Inimi It' I I OM ÉCRIRE EN PAGAILLE survivre au feu de brousaille ou mourir à petit feu LES PRESSES PHILOSOPHIQUES En librairit • 12 $ * I DEVOIR, MERCREDI FEVRIER LES ACTUALITES Landry passe l’éponge Pas de sanction contre le député Charbonneau, qui a réclamé la tenue d’une course au leadership TOMMY CHOUINARD Québec — Le chef du Parti québécois, Bernard Landry, épargne Jean-Pierre Charbonneau, même si le député rebelle exige son départ et la tenue d’une course au leadership.Au terme d’un face-à-face d’une heure dans ses bureaux de Montréal hier, M.Landry a décidé de ne pas sévir contre le député de Borduas et de lui laisser les fonctions de critique en matière de sécurité publique et de vice-président de la commission parlementaire de l’agriculture.En dépit de son acte de clémence, Bernard Landry n’est pas parvenu à convaincre Jean-Pierre Charbonneau de changer d’avis concernant son leadership.Alors qu’il a multiplié les entrevues au cours des derniers jours, M.Charbonneau a refusé de faire des commentaires à la suite de la rencontre, laissant une porte-parole s’en charger.«Jean Pierre sort de la rencontre très satisfait.Us ont pris le temps tous les deux, en tête-à-tête, de se parler, d’exprimer leur vision des choses.Ça s’est fait dans un climat très serein», a affirmé France Rouillard, adjointe de Jean-Pierre Charbonneau à ses bureaux de la circonscription de Borduas.Les convictions de M.Charbonneau sur la pertinence d’une course au leadership n’ont toutefois pas changé.Le député sera présent au caucus présessionnel du Parti québécois, qui commence ne Marois, a perdu son poste de whip adjointe de l'opposition officielle et la prime annuelle de 15 777 $ qui lui est assortie.ARCHIVES LE DEVOIR Jean-Pierre Charbonneau ARCHIVES LE DEVOIR Bernard Landry aujourd’hui à Joliette.Lors de la rencontre, Bernard Landry a demandé des explications à M.Charbonneau sur les raisons de son absence au conseil national de Trois-Rivières, qui a eu lieu il y a un peu plus d’une semaine.Malgré son absence, Jean-Pierre Charbonneau s’était permis de déclarer à La Presse qu’il n’entendait pas appuyer Bernard Landry lors du vote de confiance du congrès des membres, en juin.Le député avait ajouté quelques jours plus tard qu’il doute de la capacité de I.andry à gagner un prochain référendum sur la souveraineté.Les explications données par M.Charbonneau hier ont satisfait le chef péquiste.«En ce qui nous concerne, la page est tournée.Il n’y a pas de sanctions contre M.Charbonneau», a affirmé l’attaché de presse de M.Landry, Louis-Pascal Cyr.En septembre, Bernard Landry a fait preuve de moins de tolérance pour un acte de déloyauté semblable.Le chef péquiste a en effet sévi contre la députée Nicole Léger, qui avait ouvertement contesté son leadership en réclamant la tenue d'une élection à la présidence.La députée de Pointe-aux-Trembles, une partisane de Pauli- Maltais veut resserrer les rangs Confrontée à des dissensions à l’interne, la présidente du caucus et députée de Taschereau, Agnès Maltais, sent le besoin de «resserrer les rangs» à l’occasion du caucus présessionnel.«Il y a une minorité [de députés] qui se sert des médias pour brouiller les ondes.Je trouve cela déplorable parce que ça nuit au parti, ça nuit à notre travail et ça nuit même à notre cause», a-t-eUe confié hier au Devoir dans un entretien téléphonique.Ces sorties firacassantes remettant en question le leadership de Bernard Landry empêchent le Parti québécois de se concentrer sur son travail d’opposition, estime Mme Maltais.«Il y a un moment où il faut mettre les priorités à la bonne place.Il faut faire le travail auquel la population est en droit de s’attendre de notre part.Et quand on est divisé, on ne peut plus faire d’attaques envers le gouvernement et on ne peut plus être concentré», a-t-elle ajouté.Le caucus sera également l’occasion pour l’aile parlementaire péquiste d’établir la stratégie en vue de la reprise des travaux parlementaires, le 8 mars.Le Devoir Sam Hamad songe à démissionner JOCELYNE RICHER Québec — Amer, l’ex-ministre des Ressources naturelles.Sain Hamad, a le sentiment d’avoir servi de bouc émissaire au premier ministre Jean Charest et songe maintenant à quitter la vie politique.Plusieurs sources, dont des proches collaborateurs de l’ex-mi-nistre, ont confirmé au cours des derniers jours à la Presse canadienne que M.Hamad réfléchit sérieusement à son avenir depuis qu’il a été évincé du conseil des ministres vendredi dernier.Issu du secteur privé et ingénieur de formation, M.Hamad est à évaluer quel moment sera le plus propice pour retourner au monde des affaires.Il s’impose un temps de réflexion, préférant ne pas prendre de décision hâtive, sous le coup de l’émotion.Encore sous le choc de sa rétrogradation, M.Hamad refuse toutes les demandes d’entrevues, mais il a pu se vider le cœur à ses proches, auxquels il ne cache pas qu’il digère mal d’avoir été sacnfié par le premier ministre, convaincu d’avoir fait un bon travail aux Ressources naturelles.«Cest comme une peine d’amour», a-t-il confié à un proche, pour décrire son état d’esprit actuel Pour ce qui est du Suroît — le dossier qui a le plus égratigné la crédibilité de M.Hamad —, il raconte à son entourage que les décisions venaient du premier mi- Le HASARD N’EXISTE PAS! À LAVAL TECHNOPOLE, vous trouverez des gens qui pensent affaire et développement.Avec nous, pas de détours.Vous cherchez, vous trouvez.LAVAL TECHNOPOLE est la plaque tournante des services aux entreprises de tous les partenaires du développement économique de Laval.Analyse des besoins immobiliers et inventaire des sites disponibles et des immeubles multilocatifs I Coordination des intervenants municipaux pour l'implantation des entreprises I Services conseils en démarrage d'entreprises ou en expansion I LAVAL TECHNOPOLE EXPORT pour développer les marchés internationaux LAVAL TECHNOPOLE LA TECHNOPOLE DU GRAND MONTRÉAL Il y a une place pour vous à Laval.Un numéro vous y conduit : (450) 978-5959 Et un site Internet vous guide : www.lavaltechnopole.com nistre lui-même ou qu’elles étaient approuvées par lui et son cabinet.11 estime donc qu’il aurait dû être récompensé — et non puni — pour avoir accepté d’être sur la ligne de feu.Lors d’un entretien téléphonique hier, un député libéral a d’ailleurs confirmé, sous le couvert de l’anonymat, que le premier ministre Charest avait pris tout le blâme pour le dérapage du Suroît, lors d’une réunion du caucus.Pourtant, c’est M.Hamad qui, aujourd’hui, paye le prix des nombreux virages à 180 degrés du gouvernement, qui a fini par tuer dans l’œuf ce projet de centrale au gaz de 800 mégawatts, en novembre dernier, après des mois de contestation de la part des groupes écologistes et de la population.Avant de faire le saut en politique active, au printemps 2003, Sam Hamad était vice-président principal du Groupe Roche, la plus importante firme d’ingénieurs à Québec.Il était aussi à la tête de la Chambre de commerce de Qué bec et, lors de la dernière campagne électorale, faisait partie des candidats-vedettes du Parti libéral, qu’il représentait dans Louis-Hébert.«C'était pas un deux de pique avant d’aller en politique», résume un proche, qui juge injuste la tournure des événements.M.Hamad n’a appris que jeudi soir, quelques heures avant le remaniement, de la bouche de M.Charest, qu’il ne faisait plus partie du conseil des ministres.D a confié à des proches n’avoir perçu aucun signe avant-coureur indiquant qu’il allait être dégommé.Au pire, il s’attendait à se voir confier de nouvelles fonctions, mais jamais d’être évincé du cabinet.Mais le premier ministre ne lui a fait aucune offre.Avec le Suroît, «il est allé dans le champ de mines, le champ de mines a explosé et il est resté là», conclut un ex-collaborateur.Presse canadienne Ce soir 20 h ENVOYÉ SPÉCIAL de grand reportage Une émission anniversaire avec des femmes et des hommes qui ont fait bouger les choses dans le monde.Retour sur des histoires fortes.A VOUS LE MONDE WWW TV5 CA m LE DEVOIR, LE MERCREDI 23 FÉVRIER 2 0 0 5 A :i Le CHUM ne sera pas un autre Stade olympique, dit CouiUard ROBERT DUTRISAC Québec — Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe CouiUard, a donné l’assurance hier que le futur CHUM ne se transformera pas en un gouffre financier à l’instar de l’éléphantin Stade olympique, comme le craint l’ex-ministre des Finances, Yves Séguin.«On ne veut pas de Stade olympique, on ne veut pas de Mirabel, on ne veut pas de métro de Laval, a dit M.CouiUard.Bien sûr, il y a toujours un élément d’incertitude dans tout grand projet, mais on veut que le cadre financier soit très bien fixé.» M.CouiUard réagissait aux propos d’Yves Séguin, tels que rapportés hier par le quotidien La Presse.Le ministre déchu estime qu'avec le projet du CHUM, le gouvernement Charest «est en train défaire un futur stade».Après sa participation à la commission parlementaire qui se penche sur le projet de loi 83, présenté par M.CouiUard, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Yves Dugré, a dit que le gouvernement Charest, en raison des tergiversations entourant le projet du CHUM, avait perdu la face.La décision sur le futur CHUM a déjà trop tardé, estime le Dr Dugré.Les médecins et les gestionnaires qui ont apporté leur contribution au projet sont «désabusés», «démotivés»', le projet qui devait être «rassembleur» est désormais source de déchirements, juge-t-iL «C’est le temps de le faire» et il doit être «réalisable», c’est-à-dire qu’il doit se conformer aux contingences budgétaires du gouverne- ment, a-t-U ajouté.Par ailleurs, Philippe CouiUard, en invoquant la tradition, a défendu la décision du gouvernement de ne pas rendre public le rapport interministériel sur les projets de CHUM à Outremont et à Saint-Luc.Au cours de la commission de quatre jours qui s’ouvre lundi prochain, le ministre, qui a dit «très bien» connaître le rapport, soulèvera lui-même toutes les questions qui font l’objet du document que l’on ne saurait voir.«J'ai l'intention, comme me l’a demandé le premier ministre, de poser toutes les questions pour éclairer le débat», a dit M.CouiUard, par exemple sur la desserte et l’organisation des soins médicaux, l’accessibilité, l’urbanisme, la sécurité et le cadre financier.Le Devoir ARCHIVES LE DEVOIR Philippe CouiUard Budget fédéral Legault demande un règlement du déséquilibre fiscal LIA LÉVESQUE \ A quelques heures du dévoilement du budget fédéral, le critique péquiste en matière de finances, François Legault, en attend un règlement du déséquilibre fiscal.Ce déséquilibre fiscal a continué de grimper depuis l’époque du rapport Séguin, sotis le gouvernement péquiste, pour atteindre 2,5 milliards de dollars, a déploré M.Legault hier lors d’une conférence de presse.Si le gouvernement Charest ne reçoit pas ces sommes du gouvernement fédéral, il se retrouvera avec un déficit de un milliard s’il veut maintenir les services actuels, soutient M.Legault.Ou alors, le gouvernement Charest devra se résigner à faire des compressions dans les programmes sociaux pour maintenir l'équilibre budgétaire, a dit le député péquiste de Rousseau.M.Legault reproche d’ailleurs au nouveau ministre des Finances, Michel Audet, un ancien président de la Chambre de commerce du Québec, de ne pas être un fervent croyant de l’existence du déséquilibre fiscal.D a présenté à la presse un communiqué remontant à décembre 2001, à l’époque où M.Audet était président de la Chambre, dans lequel la Chambre dit estimer que le Québec souffre davantage d’un déséquilibre de la richesse au Canada que d’un déséquilibre fiscal.11 en conclut que M.Audet nie l’existence du déséquilibre fiscal.M.Legault a dénoncé le fait que le premier ministre du Québec Jean Charest ait nommé M.Audet aux Finances, où celui-ci devrait se battre pour corriger le déséquilibre fiscal par rapport au fédéral, alors que selon M.Legault M.Audet n'y croit guère.«On a l’impression que Jean Charest a nommé une personne qui n’agira pas pour recouvrer notre argent à Ottawa, mais qui va plutôt agir un peu comme un huissier qui va aller faire des saisies dans nos programmes sociaux», a dénoncé M.Legault «Celui qui doit se réjouir de tout ça, c’est Paul Martin, parce que Pau! Martin a enfin un ministre des Finances québécois qui ne croit pas, comme lui, au déséquilibre fiscal», a dit avec ironie le porte-parole péquiste pour les questions de finances.K \ Cette accusation a également été reprise par le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont «Je ne sais pas s’il y a eu des pressions ou non d’Ottawa [pour expulser l’ancien titulaire Yves Séguin], mais je sais que les fédéraux sont contents», a dit M.Dumont, lors d'un point de presse au terme d’une rencontre avec des étudiants du cégep E-X.Carneau à Québec En outre, jusqu’à tout récemment le nouveau ministre des Finances demeurait «l'un des seuls au Québec» à nier la véracité du déséquilibre fiscal, a poursuivi le chef adéquiste.«Il n’y avait pas plus de gens au Québec qui croyaient la Terre plate que de gens qui niaient le déséquilibre fiscal.Michel Audet était du nombre», a relaté M.Dumont Audet riposte Cette affirmation a fait bondir le ministre Audet qui, dans une entrevue, a clairement affirmé qu’il croyait en l’existence du déséquilibre fiscal entre le fédéral et les provinces.«Bien sûr, je le dis aujourd’hui et je l'ai toujours dit.Et comment, s’est-il exclamé.Je l'ai écrit noir sur blanc quand j’ai écrit [à l’époque où il était à la Chambre de commerce] que le déséquilibre fiscal s’est développé quand Ottawa a établi ses paiements sur la base per capita» M.Audet en veut pour preuve le budget du ministre fédéral des Finances, Ralph Goodale, qui, aujourd’hui, confirmera l’existence d’importants surplus, pendant que les provinces, dont le Québec, ont peine à boucler leur budget Le ministre Audet apporte toutefois une nuance à cette reconnaissance du déséquilibre fiscal, qu’il ne voit pas comme la panacée aux problèmes de revenus du Québec «Ce déséquilibre fiscal, pour les provinces dont la richesse est inférieure à la moyenne canadienne, comme le Québec, il est indissociable d’une amélioration d'une formule de péréquation qui permet de répartir la richesse au Canada de façon correcte.» Il a cependant refusé de commenter l'ampleur du déséquilibre fiscal que M.Legault évalue à 2,5 milliards, fi n’a pu dire non plus si le fossé s’était élargi ou rétréci depuis quelques années.Presse canadienne JACQUES GRENIER.ARCHIVES LE DEVOIR POIJTIOUF! iu« S 1331 nu U» - üajuuiuS mmm L’hôpital Saint-Luc.JACQUES NADEAU.ARCHIVES LE DEVOIR La gare de triage d’Outremont.SiQ.loigmz wus à nos 257 500 auJiiiun ^ 91 / 3 fm Montréal 100,3 tm tu•*»!»• www.radi0vm.eom Nouveau CHUM Un silence gênant Même les organismes chargés de promouvoir le développement du centre-ville refusent de se mouiller en faveur du site de l’hôpital Saint-Luc KATHLEEN LÉVESQUE \ A cinq jours de la tenue de la commission parlementaire spéciale sur le CHUM, le site du 1000, Saint-Denis au centre-ville n’a toujours ni parrain ni promoteur.Même chez les organismes qui ont un mandat de défense du centre-ville et de son prolongement c’est le silence.Ainsi, la Société de développement économique Ville-Marie (SDEVM) ne s’est pas prononcée en faveur du projet, qui assurerait pourtant le dynamisme économique du centre-ville.Le conseil d’administration de la SDEVM est présidé par Hélène Desmarais, l’épouse de Paul Desmarais fils, de Power Corporation, qui a fait la promotion du site adverse d’Outremont Mme Desmarais appuie fermement le projet mené par le recteur de l’Université de Montréal, Robert Lacroix, qui consiste à implanter dans la gare de triage d’Outremont le futur CHUM, que jouxteraient un campus des sciences de la santé, un centre de recherche et des entreprises biopharmaceutiques.Hélène Desmarais a entre autres fait une tournée auprès des leaders du monde des affaires et des finances pour qu’ils se prononcent publiquement en faveur d’Outremont.Son beau-père, Paul Desmarais, est intervenu auprès du Canadien Pacifique afin que l’UdeM puisse acquérir le vaste terrain.A la Société du Havre, un organisme mis sur pied à l’issue du Sommet de Montréal si cher au maire de Montréal, Gérald Tremblay, on semble ne pas savoir sur quel pied danser dans le dossier du CHUM.Selon la directrice des communications, Danielle Dionne, «la Société du Havre est favorable à l’implantation du CHUM au centre-ville.Cest tout à fait dans l’esprit de notre plan, ce qui inclut le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie, du Palais des congrès jusqu’à la place Viger.Cela représenterait un potentiel d'expansion formidable pour le CHUM.» Mais, en même temps, la direction et des membres du conseil d’administration font la promotion du site d’Outremont Le directeur général de la Société du Havre, Jacques Côté, a agi comme conseiller technique auprès de l’UdeM dans les négociations avec le Canadien Pacifique.Il a même signé un rapport daté du 25 janvier dernier, sur la relocalisation de la voie ferrée située au nord de la gare de triage d’Outremont II s’agit d’un des documents consultés par les experts Armand Couture et Guy Saint-Pierre, comme l'indique le rapport de ces derniers.«Les services de M.Côté ont été retenus parce qu'il cannait bien le domaine des transports», a reconnu la porte-parole de l’UdeM, Sophie Langlois.Cette dernière n’a toutefois pas précisé le montant des honoraires versés à M.Côté, qui «sont équivalents à ce qui est payé sur le marché».Le coprésident de la Société du Havre, Francis Fox, a dit tout ignorer de la situation.«Je présume qu'il a demandé la permission», a affirmé M.Fox.Visiblement mal à l’aise, il a refusé de se prononcer quant à savoir s’il s’agit d’un conflit d’intérêt Le représentant de l’arrondissement Ville-Marie au comité exécutif de l’organisme, Renaud Caron, a affirmé que M.Côté ne l’avait pas prévenu qu’il avait un contrat avec l’UdeM.M.Caron ignorait même que M.Côté, un ancien vice-président du Canadien Pacifique (c’est lui qui a mené le redéploiement des terrains Angus), était un conseiller en gestion.L'entreprise Jacques Côté et associés inc.est active depuis 2001.Danielle Dionne était toutefois au courant des activités du directeur général.«Il porte deux chapeaux.Il est consultant aussi.[Ce contrat] est simultané à ses fonctions de directeur général», a expliqué la directrice des communications.Mais M.Côté n'est pas le seul au sein de la Société du Havre à croire aux vertus du projet de technopole de la santé et du savoir d’Outremont.Le coprésident du conseil d’administration, l’ancien premier ministre Lucien Bouchard, s’est prononcé publiquement à la mi-décembre, invitant les autorités à ne pas écarter le site d’Outremont à cause du tollé soulevé et d’entreprendre plutôt une réflexion substantielle.De la même façon, on retrouve Bernard Lamarre, qui est l’un des signataires d'une lettre en faveur d’Outremont publiée dans La Presse au début de janvier, au sein du conseil d'administration.Autour de la table, il y a également Robert Ritchie, président-directeur général de CP, qui vend sa gare de triage pour 20 millions.Pour ce qui est du conseil d’administration de l’actuel CHUM, la seule position mise de l’avant en est une de principe (700 lits sur un site unique pour 2010).Tout au plus, les administrateurs ont mandaté leur président, Patrick Molinari, pour qull explique objectivement le projet du 1000, Saint-Denis.Le Devoir Paul Martin au ranch de George W.Bush Ottawa — Le premier ministre Paul Martin pourrait finalement mettre les pieds au ranch du président américain George W.Bush, le mois prochain, à l’occasion d’un sommet sur l'avenir de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Selon des fonctionnaires américains, le refuge de prédilection du président Bush est envisagé comme lieu d’accueil possible de pour- parlers entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, le 23 mars.Mais au bureau du premier ministre, on n'a ni confirmé ni démenti une dépêche datant de trois jours, parue dans un quotidien du Mexique, selon laquelle ce sommet aura lieu.«La réunion n’a pas été confirmée», a dit un haut fonctionnaire.Presse canadienne u Ottawa Faculté de droll Faculty of I-aw Section dc droit cIyU Civil Uw Section Le droit civil à l'Université d'Ottawa : mon premier choix! Licence en droit civil (LL.L.) • Bourses d'admission remises à plus de 80 % des étudiantes et des étudiants venant du cégep (d'une valeur de 500 $ à 3 500 $).• Programme d’enseignement coopératif (à venir bientôt).• Place garantie en résidence pour tous les étudiants francophones.• Accès au Barreau du Québec et à la Chambre des notaires.Date limite : 1er juin (admission en septembre 2005) Programme national (LL.B./LL.L.) • Double formation juridique en français, deux diplômes en quatre ans : droit civil et common law.Programmes conjoints • Droit/MBA ou Droit/Criminologie.Études supérieures • Maîtrise et doctorat en droit international, droits de la personne, droit et technologie, common law et commerce international.Data limita : Ie' mal (admission en septembre 2005) Faculté da droit, Section d* droit civil (613) 562-5800 poste 3738 ou 1 877 967-5352 dcivll@uOttawa.ca www.droitcivil.uOttawa.ca LE DEVOIR.LE MERCREDI 23 FÉVRIER 200 A 4 •LES ACTUALITÉS- .A,., .RUSSELL BOYCE REUTERS La reine hlisabeth ne se rendra pas à la mairie de Windsor, où le prince Charles prendra Camilla Parker Bowles pour épouse.Où s’en va la monarchie ?La reine n'assistera pas au mariage civil de son fils Charles Londres — La reine Elizabeth a provoqué la stupeur hier à Londres en taisant annoncer qu’eDe n’assisterait pas au mariage civil de son lils le prince Charles prévu le 8 avril avec Camilla Parker Bowles.Le Palais de Buckingham, qui a annoncé cette décision hier soir, a précisé que la reine serait cependant présente à la bénédiction du couple prévue le même jour à la chapelle du château de Windsor, une des résidences royales à l’ouest de Londres.Les fils de Charles, les princes Harry et Williams, ainsi que les deux enfants de Camilla Parker Bowles, Tom et Laura, seront à l'inverse présents à la mairie de Windsor, où est prévu le mariage civil, toujours selon le Palais.«La reine n'assisteraposa la cérémonie civile parce qu'elle est consciente que le prince et Mme Parker Bowles voulaient que l'événement reste discret», a déclaré le Palais, rejetant l’idée qu’il puisse s’agir d’une «rebuffade» à l’encontre de son fils, premier dans l’ordre de succession au trône.«La reine et le reste de la famille royale se rendront, bien sûr, à la bénédiction à la chapelle St.George du château de Windsor», a ajouté le Palais.«La reine sera présente à la bénédiction et paye pour la réception, ce n’est pas une rebuffade», a affirmé le Palais.Buckingham a refusé de commenter les spéculations selon lesquelles la police aurait déconseillé à la reine de se rendre au mariage civil pour des raisons de sécurité.La nouvelle qu’elle n’assisterait pas au mariage civil a pris tout le monde par surprise et provoqué un énorme émoi à Londres, même si des tensions semblaient évidentes entre la reine et son fils, notamment depuis que celui-ci avait annoncé que son mariage civil serait déplacé du château de Windsor à la mairie de la ville, pour des raisons légales.Le prince Charles, 56 ans, et Camilla Parker Bowles, 57 ans, qui ont annoncé leur mariage le 10 février dernier, avaient dû h semaine dernière décider ce changement de lieu, après que des experts juridiques eurent souligné que si le château de Windsor o1> tenait l’agrément légal pour que le mariage y soit célébré, celui-ci durerait trois ans, avec obligation qu’il soit «régulièrement utilisable» pour d’autres mariages.Il n’en était pas question et le mariage a donc été reprogrammé à la mairie toute proche de Windsor, imposante bâtisse du XVIL siècle.Avec l’obligation pour le prince Charles de revoir à la baisse le nombre des invités à la cérémonie.La phis grande salle de la mairie ne peut en effet recevoir qu’une centaine de personnes, quand il en avait prévu près de 700.La reine Elizabeth II avait manifesté son irritation à l’annonce que le futur roi allait se marier comme tout un chacun à la mairie.Pour elle, c’est l’assurance que les «derniers vestiges du mystère de la monarchie seront détruits à jamais», avait indiqué une source proche citée par le quotidien Sun.Agence France-Presse Pour plus tard, c’est maintenant : REER Obligations à taux progressif Plus vous investissez tôt et longtemps, plus c’est payant.Capital garanti.7,50 * 1” 2* 3* 4» 5* 6« 7* 8* 9* 10* anné.Les taux annoncés peuvent vaiief en fonction des conditions du mwcné.BONI DE % 1 la première année pour les nouveaux fonds REER.Si vous désirez rencontrer un agent d’investissement, passez au 2000, av.McGill College, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et les samedis de février, de 10 h à 16 h.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8h à 20h, et les samedis de février, de 10 h à 16 h.www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec 5 Le milieu de la santé désavoue le projet de loi 83 LOUISE-MA U DE RIOUX SOUCY Même s’il est d'abord technique, le projet de loi 83 modifiant la Loi sur la santé et les services sociaux (LSSS) entraîne une réaction épidermique de la part de bien des professionnels de la santé, qui profitent de l’occasion pour critiquer sévèrement son artisan, le ministre Philippe Couillard.Tandis que la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) déposait hier un mémoire mitigé à l’occasion de la commission parlementaire qui se tient à Québec sur le projet de loi 83, une cinquantaine de syndiqués du réseau de la santé en profitaient pour prendre d’assaut le bureau montréalais du ministre Couillard.Sous l’œil des forces policières, des membres du SQEES-298 (FTQ) ont voulu faire connaître au ministre leur «ras-le-bol» quant à la réforme de santé en cours.Se demandant où sont passés les beaux discours de Jean Charest, qui avait promis de «donner des soins et des services sociaux en tout temps partout au Québec», les syndiqués ont réclamé une rencontre avec leur ministre, demande qui leur a été refusée.Leur porte-parole, la vice-présidente aux communications et aux questions régionales du syndicat Danielle Legault, a reçu ce refus comme une gifle.«Au lieu de se préoccuper de la santé de la population et du bien-être des travailleuses et des travailleurs qui tiennent le système de santé à bout de bras, le gouvernement tergiverse sur l’emplacement d’un nouvel hôpital à Montréal, dépense l’argent des contribuables en consultations stériles et propose une réforme majeure (projet de loi 83] à l'insu de la population.» Choqué par ce gouvernement qui, selon lui, laisse entendre que les travailleuses du réseau de la santé coûtent trop cher, le président du SQEES-298 (FTQ) et vice-président de la FTQ, Raymond Forget en a profité pour souligner le fait que le secteur public accuse un retard salarial de plus de 13 % par rapport au secteur privé.Plus conciliant, le président de la FMSQ a pour sa part déposé son mémoire sur le projet de loi 83 hier à Québec.D’accord avec les principes de hiérarchisation des soins et de valorisation de l’approche populationnelle choisie par le ministre, le Dr Yves Dugré a toutefois rappelé que l’accessibilité dépendait d’abord du nombre de médecins, un problème pour lequel le projet reste inefficace.Comme la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec avant elle, la FMSQ croit que le projet de loi 83 pourrait, en pratique, sonner la fin du libre choix du patient.«Les intentions sont bonnes, mais même s’il n’y a pas de sectorisation des soins dans le projet, il y en a certainement les racines, et c’est contre celles-ci que nous mettons le gouvernement en garde», a expliqué le Dr Dugré.Les quelque 8000 médecins spécialistes craignent également que le projet d’informatisation du réseau de la santé «ne se retrouve coincé au milieu d’un labyrinthe juridique».Pour que le système soit efficace, ils recommandent que toutes les personnes assurées par le Régime d’assurance maladie du Québec (RAMQ) soient automatiquement inscrites à la banque de renseignements avec la possibilité de révocation en tout temps.De la même façon, tous les médecins détenteurs d’un permis d’exercice au Québec devraient avoir un accès automatique à la banque, ont-ils jugé.Le Devoir Iran : Paul Martin durcit le ton Bruxelles — Le premier ministre Paul Martin a prévenu les dirigeants des pays membres de l’OTAN, hier, qu’ils devraient se préparer à répondre à l’Iran de façon à contrer d'éventuels projets nucléaires de la république islamique.Au terme du sommet de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui a duré une journée à Bruxelles, M.Martin a déclaré aux 25 représentants des pays membres que l’Iran constitue une «sérieuse menace de prolifération [nucléaire]».Alors que la «diplomatie et le dialogue» constituent la priorité numéro un, le premier ministre a affirmé que la communauté internationale doit être prête «à soutenir ses déclarations en adoptant, si nécessaire, des mesures plus sévères».Ces mesures plus sévères pourraient prendre la forme de sanctions de l'Organisation des Nations qnies (ONU), mais le président des États-Unis, George W.Bush, a répété à plusieurs reprises qu’il était prêt à recourir à la force militaire si la diplomatie échouait En s’adressant par la suite aux journalistes, M.Martin a refusé de définir ce qu’il entendait par des mesures plus sévères, mais il a indiqué qu’il était important d'envoyer un message clair aux autres pays.«La menace que représente la prolifération nucléaire doit être la priorité de tous ceux qui se préoccupent de la paix dansle monde»,etiAfla Les déclarations vigoureuses de Paul Martin demeurent malgré tout une version édulcorée des positions défendues par l’administration Bush, qui a fait des pressions sur l’OTAN pour que l’alliance adopte une ligne plus dure à l’égard de l’Iran.L'Union européenne est à la tête d’initiatives visant à obtenir de l’État islamique qu’il se plie aux demandes internationales et autorise l’inspection de ses installations nucléaires qui, selon Téhéran, sont conçues à des fins pacifiques seulement Presse canadienne E N Le mauvais plan Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) aura eu beau repousser à plusieurs reprises le dépôt de son plan d’action en santé mentale, ces retards ne lui auront pas permis de mieux refléter les attentes de ses artisans, a dénoncé hier la porte-parole de l’opposition en santé, Louise Harel.La députée ainsi que deux collègues, Solange Charest et Alexandre Bourdeau, BREF joignent donc leur voix au nombre croissant de groupes qui croient que ce plan d’action «privilégie la voie médicalisée et néglige complètement les aspects psychologique?et sociaux de l'intervention».A cet égard, le volet jeunesse est plus que décevant juge Alexandre Bourdeau, qui s’étonne que le ministre Couillard n’ait rien fait pour orienter l’action gouvernementale dans le sens d'une stratégie jeunesse plus cohérente.- Le Devoir Après plus de 30 ans, CLUB 402 ferme ses portes DÉFINITIVEMENT fin février 2005 Costumes Importes d Italie Tuxedos Importes d Italie Vestons Importes d Italie 2 pour seulement -450$ pour seulement 99$ seulement 275$ pour nulement 50$ 2 pour seulement “250$ *59"$ Cerruti 1881 —Zegna — Luigu Botto LIQUIDATION MALE (ïuflWLE 1111, ni* Saintè-Cathèrino Ouaat f Maga.Montréal • (514) Kl-3636 Lun.au van.lOh i IM Sam.UXt « 16h Tous las soirs après I8h sur rsndar-vous ssulsmsnt 402-HOMMf* LE D E V 0 1 R .L E MERCREDI 23 FÉVRIER 2 0 0 5 •LES ACTUALITES • Prêts et bourses Québec et les étudiants reprennent le dialogue Une première rencontre avec le nouveau ministre de l’Education aura lieu demain, jour de grève MARIE-ANDRÉE CHOU1NARD Après des mois d’absence de dialogue, et à la veille d’une grève pour plus de 25 000 étudiants, les échanges reprendront demain entre le,s étudiants et le ministère de l'Education sur le dossier épineux des prêts et bourses.La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont en effet confirmé hier qu’elles rencontraient depiain le nouveau ministre de l’Education, du Sport et du Loisir, Jean-Marc Fournier, et ce, après des mois de silence entre leurs regroupements et le cabinet «C’est une reprise du dialogue dans la mesure où on ne nous servira pas la même cassette», prévient toutefois le président de la FEUQ, Pier-André Bouchard.«Nous cherchons à régler l'enjeu, peu importe le moyen.Sous M.Rgid [Pierre Reid, ex-ministre de l’Éducation], la discussion était rompue.La fenêtre vient de s'ouvrir de nouveau, on veut entendre ce qu’on a à nous dire.» Pour la présidente de la FECQ, Julie Bouchard, cette reprise du dialogue est associée à l’arrivée d’un nouveau personnage.«Nos revendications demeurent exactement les mêmes, nous verrons si le ministre est prêt à réinvestir 103 millions pour soutenir les étudiants les plus endettés.» Tout juste arrivé en poste, Jean-Marc Fournier, qu’on décrit comme un «pompier», est appelé en renfort à l’Éducation au moment où quelque 25 000 étudiants optent pour la grève.Ces étudiants de différents cégeps et universités démarrent en effet demain un mouvement de grève générale illimitée que la FECQ et la FEUQ pourraient suivre si elles ne trouvent pas réponse à leurs demandes auprès du ministre Fournier.Liées à la CASSEE (une coalition élargie liée à l’Association pour une solidarité syndicale étu-_____diante), sept associations ont donné le feu vert à la grève.Dans quatre collèges (Saint-Laurent, Vieux-Montréal, Sherbrooke et Drummondville), la gréye générale illimitée a été votée.A l’Université du Québec à Montréal, les associations étudiantes des facultés en lettres, langues et communications de même qu'en sciences humaines et en sciences politiques ont choisi la même option.La direction de l’UQAM a d’ailleurs indiqué hier qu’elle recommandait que «l'université reste ouverte et professeurs et étudiants sont invités à se présenter aux cours», malgré l’appel à la grève lancé demain.Impossible toutefois de savoir pour l’instant ce qu’il adviendrait de tous ceux et celles qui ne se présenteraient pas à leurs cours: «Nous tiendrons compte de la réalité», affirme André Valiquette, porte-parole de l’établissement JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des étudiants ont manifesté hier à Montréal, se coulant symboliquement les deux pieds dans le ciment.fÜiÏH111 m ^ ^ ' À l’Université de Montréal, l’Association étudiante d'anthropologie et ses 400 étudiants sont même déjà en grève depuis lundi.D’autres associations doivent toutefois sonder les cœurs de leurs membres au cours des prochains jours.Partout au Québec d’ailleurs, cette semaine et les suivantes permettront de récolter les options étudiantes à travers des référendums et des assemblées générales.«Ce que nous faisons en ce moment, c’est récolter les mandats», explique M.Bouchard, de la FEUQ.«Mais ça ne veut pas dire qu’on demande de les appliquer tout de suite.» A la FECQ, les réfé- rendums défilent aussi, les uns après les autres.Précisons que nous avons tenté sans succès de joindre hier je porte-parole du ministre de l’Éducation afin de confirmer la tenue de ces rencontres prévues avec les fédérations étudiantes.Le Devoir A 5 MONTRÉAL Les cols bleus sont en difficulté Le syndicat essuie un déficit d’un million, en plus d’être à couteaux tirés avec ses employés syndiqués CLA1RANDRÉE CAUCHY Le Syndicat des cols bleus est aux prises avec un trou financier de plus de un million résultant d’un «problème interne grave» qui a entraîné le départ à la retrai te anticipée du secrétaire-trésorier, selon les informations révélées hier par TVA Habitué à mener la charge contre la Ville, le syndicat se retrouve de surcroît avec un problème de relations de travail qui lui vaut un grief pour harcèlement psychologique de ses propres secrétaires.Deux d’entre elles ont récemment été congédiées en raison des difficultés financières du syndicat.Dans une lettre adressée au président de la FTQ où il dénonce les agissements du représentant du syndicat regroupant les secrétaires du local 301, le président du Syndicat des cols bleus (SCFP-lo-cal 301) fait référence à un trou de un million dans les finances syndicales: «Kettf savez de plus que notre syndicat vient de subir au même moment (hasard?) un problème interne grave qui a eu pour effet d’occasionner la retraite anticipée du responsable [Richard Imbault)», écrit Michel Parent Selon la missive, ce manque à gagner de un million vient s’ajouter à la sentence arbitrale du 4 octobre dernier, qui a eu «un impact catastrophique» sur les «finances et les revenus annuels» de l’organisation syndicale.Le conseiller syndical responsable du local 301, Michel Fontaine, explique la situation financière difficile du syndicat uniquement par la perte de revenus engendrée par la sentence arbitrale, qui s’est traduite entre autres par une réduction du nombre de membres et des libérations syndicales assumées par l’employeur.Il s’abstient pour l’instant de commenter «le problème interne grave» dont la missive fait mention.«Je ne comprends pas qu’une lettre donnée à M.Massé se retrouve dans les mains des journalistes.C'est une lettre de fonctionnement syndical.» Il ne s'aventure pas non plus à discuter de la plainte pour harcèlement psychologique déposée par neuf des dix secrétaires du syndicat à l’encontre des dirigeants: «On ne fera pas de relations de travail sur la place publique», a-t-il déclaré.1-e directeur du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec), l’ierre Dupuis, ait inné pour sa part qu’il n’y a pas eu de malversation de la part de l’ancien secrétaire-trésorier.«Il n'y a pas fraude de sa part.Ils [l’exécutif syndical] lui ont reproché de ne pas avoir averti adéquatement qu ’il y avait des problèmes dans les finances.Cest vraiment un problème de dépenses plus élevées que les revenus», fait valoir M.Dupuis, soulignant que la fusion des accréditations et les récentes mobilisations ont coûté cher au syndicat.Quant au climat de travail malsain dont se plaignent la majorité des secrétaires du syndicat, alors que deux d’entre elles ont été mises à pied sans respecter la règle syndicale de l’ancienneté, M.Dupuis ne se prononce pas formellement: «Ce qu’on appelait il y a 10 ans un problème de relations humaines, aujourd’hui on appelle cela du harcèlement.Est-ce du harcèlement ou juste des relations tendues, je ne veux pas avoir à me prononcer là-dessus.» L’exécutif syndical devra sans doute répondre de l’état de ses finances et de son organisation en fin de semaine lors de l’assemblée générale annuelle du syndicat Le Devoir EN BREF L’ADQ appuiera les étudiants grévistes Québec — Les étudiants auront l’appui indéfectible de l'Action démocratique du Québec (ADQ) s’ils décident de déclencher une grève générale pour protester contre les coupes dans le régime de prêts et bourses, a assuré, hier, le chef Mario Dumont «Le combat est justifié et vous avez le devoir de le gagner», a lancé M.Dumont à une centaine d’étudiants venus l’entendre à l’heure du midi au cégep E-X.Gameau, à Québec.L’intention du gouvernement de Jean Charest de convertir en prêts quelque 103 millions normalement destinés aux bourses d’étude est une décision «irresponsable et sans fimdement», a fait valoir le leader adéquiste.«Ils disent maintenir le gel des fiais de scolarité mais en font éponger le coût par les plus pauvres parmi les étudiants», at-il dénoncé.Les étudiants, qui s’apprêtent à se donner des mandats de grève à compter de jeudi, auront l’appui de 1 ADQ, peu importe les moyens de pression retenus pour lutter contre cette «mauvaise» décision gouvernementale, a assuré M.Dumont - PC %*- '*«%2S *¦:¦¦¦ " r* v:- .Demain à 7 h 35 Entrevue avec JEAN LAPIERRE au lendemain du dépôt du budget fédéral.HOMIER-ROY dês5h Réalisation Stéphane Tremblay #951 Première Chaîne www.radio-canada.ca/bienmeilleur 1 A (i LE DEVOIR.LE MERCREDI 2 a FÉVRIER 20 0 5 D I T 0 R I A L Le sommet des retrouvailles Lors de sa tournée européenne, le président Bush et les leaders de la Vieille Europe ont effleuré le sujet qui fâche, l’Irak évidemment, pour mieux se concentrer sur deux des problèmes de l’heure, soit le Liban et l’Iran.Sur ces dossiers, les divergences entre les partenaires de l’Alliance atlantique ne sont pas insurmontables.Du moins pas encore.L Serge Truffaut e Liban.Actualité oblige, le pays des cèdres s’est imposé à l’agenda de la rencontre entre les présidents Bush et Chirac.A la suite de l’assassinat de l’ex-premier ministre Rafic Hariri, les deux chefs d’Etat se sont entendus pour réclamer l’application immédiate de la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée l’automne dernier.Celle-ci exige le retrait immédiat des troupes syriennes stationnés au Liban depuis des lunes.Là-dessus, Bush et Chirac sont sur la même longueur d’onde.Pour la suite, rien n’est moins sûr.Il est en effet plausible que l’amertume ayant caractérisé les relations entre Paris et Washington au cours des deux dernières années soit ravivée.En quel endroit?A la table du Conseil de sécurité de l’ONU.Advenant un refus de la Syrie d’obtempérer, Chirac souhaiterait que les sanctions auxquelles Damas s’exposerait de facto ne visent pas le Liban.Selon Bush, le problème doit être approché avec plus d’ampleur que ne l’envisage Paris.Avant tout, on se souviendra que le gouvernement américain a inscrit le Hezbollah, mouvement chiite très influent au Liban, sur la liste des groupes terroristes devant être combattus avec la dernière énergie.Et alors?Le président Bush ambitionnerait de faire d’une pierre deux coups.Soit mettre un terme à l’occupation du Liban par la Syrie et rayer le Hezbollah de son horizon politique.H est vrai que ce dernier était et demeure l'instrument de l’Iran au bord de la Méditerranée.En ce qui concerne cet aspect du dossier, Chirac a une vision différente.Ne désespérant pas de voir le Hezbollah se transformer en une formation politique encline à observer les règles de la démocratie, le président fiançais se refuse à l’attaquer ffontalement II est surtout conscient que ce mouvement jouit d’une popularité certaine auprès des Libanais depuis le retrait des Israéliens du sud du pays.L'Iran.Tous les commentateurs qui posent leur loupe sur la tournée de Bush sont unanimes: l’Iran constituera la prochaine pomme de discorde entre Washington et le Vieux Continent On sait que l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne poursuivent des négociations avec Téhéran afin que cette dernière mette en veilleuse son projet dont la finalité est la fabrication de la bombe nucléaire.Les Européens associés à cette affaire reprochent à la Maison-Blanche son manque de soutien.A telle enseigne que les premiers demandent régulièrement à la seconde de mettre la main à la pâte afin de convaincre les Iraniens que, pour eux, les Européens s’entend, la négociation a préséance sur l’affrontement Pour l’instant Washington refuse d’accéder à leur requête.Il en est ainsi parce qu'à la Maison-Blanche on a la conviction que jamais l’Iran ne renoncera.À moins qu’il y ait un changement de.régime! Le gouvernement Bush fait le pari que, la théocratie imposée par les ayatollahs étant vacillante, il suffirait d’un geste ferme pour modifier la donne.Au contraire, les Européens assurent qu'un coup de force se traduirait par un sursaut nationaliste très marqué de la part des Iraniens, qui aurait une conséquence notable en Irak.Laquelle?Les Iraniens et les Irakiens se fédéreraient Sur ce front c’est à souligner, Chirac est plus proche de Bush que ne le sont le chancelier allemand et le premier ministre britannique.S’il n’adhère pas aux visées de Bush, Chirac partage avec lui son pessimisme sur le fond nucléaire du dossier, contrairement à l’Allemand et au Britannique.Cela étant dit, si on peut qualifier de retrouvailles les rencontres entre les uns et les autres, on ne peut pas encore évoquer une réconciliation transatlantique.Oui à CKAC *• r Bernard Descôteaux e pire n’est pas toujours sûr.La preuve?Le sort toujours incertain de CKAC et du réseau Radiomédia.Lorsque TVA et Radio-Nord avaient voulu se porter acquéreurs , | de cette chaîne de la bande AM, les syndicats de journa-_J listes, tout particulièrement celui de CKAC, avaient dé-—noncé le spectre de la convergence.Leurs arguments furent alors entendus par le CRTC.Le pire était cependant à venir, avec le feu vert donné en janvier à la vente de ce réseau à Corus.Les projets de ce groupe font craindre pour la survie même de CKAC, dont les journalistes adresseront bientôt au conseil des ministres une demande de révision de cette décision.La perspective de voir disparaître CKAC est en soi une bonne raison pour recevoir cette requête.Première station de radio à émettre au Canada, CKAC aura 83 ans en avril.Bien que le paysage radiophonique ait considérablement évolué depuis 1922, CKAC garde toujours près de 500 000 auditeurs.Le cabinet ne peut toute-Jà | fois s’appuyer sur ce seul argument D faut pou- voir lui démontrer que les membres du CRTC ont soit erré, soit pris une décision sur la base d’informations incomplètes, sinon erronées.Le syndicat des journalistes de CKAC ne manquera pas d’arguments, puisque le CRTC a eu dans ce dossier un comportement tout simplement erratique.Tout commença en 2002 par la vente au groupe Astral, par Télémédia, des réseaux Radio Rock Détente et Radiomédia.Se posait alors un problème de concentration évident, auquel le CRTC tourna le dos.Il fallut l’intervention du Bureau canadien pour obliger Astral à remettre en vente l’un de ces deux réseaux.Affaire de se rattraper, le CRTC se montra très sensible à l’argument de la concentration et de la diversité des sources d’information quand vint la proposition TVA-Radio Nord.Une sensibilité qui sembla par contre se dissiper dans l’analyse du dossier soumis par Corus.La fragilité financière du réseau Radiomédia, qui accumulait des pertes importantes telles que présentées à l’organisme réglementaire, emporta sa décision.Ces données ne furent toutefois pas soumises à un examen serré.Commodément, l’urgence de la situation permettait d’écarter le problème que représente la disparition de la salle des nouvelles de CRAC, qui est la seule qui demeure dans le secteur privé de la radio.Avec ses 17 journalistes, elle pouvait alimenter le réseau des stations régionales de Radiomédia Essentiellement, les auditeurs de la radio privée auront désormais comme seule source d’information les bulletins de réseau produits par la Presse canadienne.La diversité des sources d’information et la qualité de l'information n’ont janiais été une préoccupation de premier plan pour le CRTC.On l'avait déjà constaté lorsque cet organisme avait préféré le projet d’une radio d'information continue privée (Info 690) à celui préparé par RadioCanada.Il y a là matière, pour le conseil des ministres, à demander au CRTC de recommencer ses devoirs et d’être plus exigeant envers Corus.Le cas échéant, il faudra rappeler à ce groupe que d'autres seraient prêts à relever le défi consistant à assurer la survie de CKAC et d’une information de qualité.U DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE NPtfVCAu SEomPê (Pas) RAP; es CoCo CoCASS.a fi
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