Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (8)

Références

Le devoir, 2009-04-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
A V H I I, 2 0 0 !) 1 |,: I* E I) I li .I.K S S A M !¦; I) I 1 X E T It I M A \ I II K I DISQUE Lhasa sans fard.et tout fait main Page E 4 du Cirque du Soleil , .r.*• SOUS r.¦ ; •> , .• - -*• ¦ • CINÉMA Gomora : une œuvre essentielle et percutante Page E 10 ’EEÜKSGfe Le Cirque du Soleil célèbre ses 25 ans avec une 25' production qui prend l’affiche le 23 avril à Montréal: la multinationale plongera alors dans l’univers grouillant des insectes, tel que vu et imaginé par la chorégraphe brésilienne Deborah Colker, première femme à diriger une production du Cirque.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ es chiffres peuvent donner le vertige à qui ne s'adonne pas au fil de fer et autres pirouettes de saltimbanques: 25 ans de Cirque du Soleil, c’est 100 millions de spectateurs, 271 villes visitées, cinq continents explorés, 55 000 représentations, 20 spectacles en rotation simultanée à travers le monde et quelque 4000 employés d'une quarantaine de nationalités différentes.Ah oui: c’est aussi 7,5 milliards en revenus., Mais derrière cette masse mathématique imposante, témoin d’une réussite qui défie les comparaisons, la mission première du Cirque n'a pas trop changé depuis le début: fabriquer — et accessoirement vendre —- du rêve.En mettre plein la vue au public, toutes voiles de la démesure ouvertes.En conférence de presse il y a quelques semaines, le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, indiquait toutefois que cette année anniversaire serait célébrée avec une certaine sobriété.Contexte économique oblige, le Cirque n’a pas prévu de grandes célébrations.Small is beautiful, disait-on (ou presque).Comme un prolongement de cette devise temporaire, la nouvelle production du Cirque, Ovo — qui prend l'affiche du chapiteau jaune et bleu le 23 avril —, s’intéresse aux insectes.Ce «peuple de l’herbe» si bien filmé dans le film Microcosmos (1996) prendra allure humaine entre les pattes des acrobates et de la réputée chorégraphe brésilienne Deborah Colker, créatrice et metteure en scène du spectacle.Colker promet une production plaçant l’émotion au premier plan de la prestation.Après quelques spectacles plus narratifs, le Cirque revient en effet au concept d’un thème général, où l’histoire n’est pas aussi importante que la fibre qu'elle fait vibrer chez le spectateur.«Raconter précisément une histoire sans paroles n ’est pas facile, indique Colker.Il faut raconter par le mouvement, par le corps, dans une certaine abstraction.Pour moi, l’important est davantage de créer une atmosphère, une sensation, de favoriser la dramaturgie avant le côté narratif.» Alors, Ovo a beau être basé sur l’histoire de l’arrivée d’un étranger porteur d’un œuf géant dans une communauté d’insectes, c’est tout ce qui l’entoure qui intéresse Colker: la forme des insectes, leurs réactions émotives, leurs capacités de virevolte, les odeurs, les sons, les textures.Le sort de l’œuf qui sera volé et la rencontre entre l’étranger et les insectes (dont une en tombera amoureuse) serviront de liant au spectacle.L’idée d’axer la production sur les insectes est venue de Deborah Colker.à la demande de Guy Laliberté, qui voulait une production reflétant son intérêt officiel (par l’entremise de sa fondation One Drop) pour l’environnement.«Je sentais qu’il serait facile de faire le lien entre les acrobates et la manière dont les insectes volent, sautent, grandissent et courent, dit-elle.Les insectes ont plusieurs pattes, et on a souvent l’impression que les acrobates aussi.Et c’était un beau défi d’arriver à les faire bouger à la manière des insectes.» Pour Colker, le défi était toutefois bien plus grand: la chorégraphe n’avait jamais fréquenté le monde du cirque avant d’être approchée par la troupe québécoise.La rencontre s’est faite à Londres en 2006.Ce fut une surprise totale pour Colker quand on lui a offert la commande d’un nouveau spectacle.«Vraiment, je me demandais pourquoi on avait pensé à moi, raconte-t-elle./e leur ai avoué que je n’avais jamais vu le Cirque du Soleil en spectacle.J’ai demandé à Laliberté ce qu’il voulait de moi; il m’a simplement dit qu’il aimait mon langage, ma façon de penser, de bouger Sur scène.» Quand elle a accepté de plonger dans le monde du cirque, Colker l’a toutefois fait sans concessions.«Je pense que, pour une grosse machine comme le Cirque du Soleil, c’est bon que quelqu’un de l’extérieur arrive et brasse un peu la cage, qu’il amène une nouvelle énergie, de la nouvelle musique, de nouveaux mouvements et une façon différente de travailler.Mais en même temps, j’ai voulu me mettre totalement au service de cet art.Par exemple, il n’y a pas de danseur dans le spectacle, seulement des acrobates de haut niveau.» Le résultat tient en deux mots, selon l’auteure du spectacle: si Love était musical, si O était aquatique, Ovo se définit par «l’énergie et le mouvement».Deux mots qui collent bien à la nouvelle metteure en scène, d’ailleurs: le sourire large, le regard vif, les cheveux blonds, Colker est, ainsi quelle se définit elle-même, «très intense» en toute chose.Et ça s’est bien passé, cette première expérience avec le Cirque — qui, lui, faisait pour la première fois appel à une femme pour monter un spectacle?«Ça n ’a pas toujours été facile; je travaille avec passion et c’est parfois douloureux.On a eu quelques belles batailles, mais on arrive à la fin.et je me sens épuisée comme un homme!» Directrice de création sur Ovo, Chantal Tremblay estime quant à elle que la présence de deux femmes à la tête du spectacle «amène une certaine énergie féminine qu’on ne trouve pas ailleurs.Mais en même temps, ce n’est pas nécessairement facile à lire».Ce qui l’est plus, dit-elle, c’est la «signature» Deborah Colker.«On la sent partout, par le mouvement, la musique, l’énergie qui se dégage de l’ensemble.Ça, ça fait une grosse différence» par rapport aux spectacles précédents.A voir de visu, donc, du 23 avril au 19 juillet sur les quais du Vieux-Port de Montréal.Le spectacle sera présenté à Québec à compter du 30 juillet.Le Devoir PHOTOS: JACQUES NADEAU LE DEVOIR NOS LACS SOUS LA DIMANCHE 19 AVRIL 19 H ETE EN DANGER CANAL L K I» K V 0 I R .I.K S S A M K I) I I « K T I) I M A X C II K I il A V R I I.2 (I (I il K 2 CULTURE Les univers perdus Cette semaine, je suis entrée à l’Usine C.On y jouait Théo ou le temps «e«/de Robert Pinget, un des maîtres français du Nouveau Roman, mort il y a douze ans.Et pourquoi courir vers Pinget?Pour la musicalité des mots, par curiosité aussi.A cause du rendez-vous intime qu’offre le théâtre, lorsqu’il ne prétend pas nous en mettre plein la vue mais propose une atmosphère diffuse, dont on se laisse imprégner en douce, sans chercher l’effet-choc.Surtout parce qu’il y était question de littérature, au processus créatif toujours fascinant et combien mystérieux.Sur scène: le corps à corps d’un vieil écrivain avec ses mots, avec les assauts du réel et ses références fuyantes, en quête de rédemption.Pinget fait partie de ces écrivains trop négligés par la postérité, qui donnent envie d’explorer son univers.Né à Genève en 1919, accroché à la modernité du Nouveau Roman.Dans sa vie de quasi-ermite, on l’aurait cru issu du XIX' siècle.Son ami Samuel Beckett affirmait: «Robert Pinget, c'est de l’orfèvrerie.» Entre eux: peu de liens de parenté littéraire, plutôt un respect mutuel.Quoique le génial Beckett lui porta ombrage, bien entendu.«Je n’ai absolument rien à dire.Toute ma vie a passé dans mes livres», affirmait Pinget.Pas trop vendeur, comme discours.Mais il n’avait pas la tête à vendre, justement, laissait la partie mercantile à l’éditeur.Jamais le discret Pinget n’aurait supporté la déferlante des détails intimes que les médias réclament aujourd’hui d’un auteur pour assaisonner la promotion de son œuvre, en un grand bal de télé-réalité.Il entrait en lui-même, écrivait dans la tour qu’il s’était fait construire en pleine campagne de Touraine des phrases souvent sublimes: «Un seul mot qui fasse tout revivre mais en garder le secret.» Sur les planches, l’écrivain en fin de parcours était incarné par Paul Savoie.Son type de sensibilité rappelle celle de Jeremy Irons au cinéma: une brisure dans l’œil, une fragilité, une mélancolie contagieuse.Savoie sait habiter ces zones liquides là.Un autre interprète y eût mis trop de lourdeur.Des livres posés çà et là.Par terre souvent.En vrac.Ce vieil écrivain est à son bureau devant la page blanche qui se défile, car sa mémoire flanche.Aussi un jeune neveu, dont la présence donne envie au créateur malade et acariâtre de «s’ancrer dans le temps neuf», tentative de saisir l’instant, de faire taire ses fantômes, à l’heure où la vie lui file entre les doigts.Mais le pourra-t-il vraiment?Derrière un paravent, des ombres d’autrefois et des silhouettes du présent: une servante, un jardinier, un enfant, venus le hanter et alimenter son imagination.La mise en scène de Jean-Marie Papapie-tro est épurée.Le texte aussi, au douloureux comique grinçant, avec un départ trop décousu, puis ce dialogue lumineux.Rien de bavard, peu de notes à la partition.Pinget et son double au théâtre ont quelque cfyose à voir avec l’image d’Epinal de l’écrivain pur.Plus je voyais le personnage du vieil auteur émailler ses propos de citations latines, répéter les paroles des grands poètes de jadis pour s’endormir, dialoguer la nuit avec ses morts, plus une époque révolue, plus cultivée, plus secrète, moins tapageuse que la nôtre, se dessinait en filigrane.Une autre ère géologique sans doute, dont les derniers témoin?disparaissent peu à peu.À moins qu’ils n’aient déjà tiré leur révérence, comme Pinget.Vrai recul dans un temps pas si lointain, que ce face à face, lui assis, le public aussi, à des années-lumière pourtant.D’où l’envie de saluer au pas-sage-èèRèTîTIhoiiette voûtée, pour l’élégance, l’ascèse, les valeurs abolies, si loin de nos courses folles.Non par nostalgie, plutôt par référence.Pour la mémoire, en somme.L’espèce écrivaine ne se perd pas, elle évolue.Des millions d’ouvrages s’aligneront au Salon du livre de Québec en fin de semaine.Il aura bien Odile Tremblay La figure du vieil érudit reclus, secret, qui refuse d’étaler ses tripes ailleurs qu’en littérature, n’est plus dans l’air du temps SOURCE USINE C Paul Savoie dans Théo ou le temps neuf de Robert Pinget, à l’Usine C W.I le Théâtre du Trident LE THÉÂTRE DE LA CAPITALE Du 21 avril au 16 mai 2009 nuit FAITES VITE, LES BILLETS S'ENVOLENT RAPIDEMENT.Distribution Véronique Aubut, Guillaume Boisbriand, Lise Castonguay, Pierre-Yves Charbonneau, Jacques-Henri Gagnon, Marie-Ginette Guay, Linda Laplante, Valérie Laroche, Paule Savard et Alexandrine Warren Concepteurs Jean Hazel, Julie Morel, Caroline Ross, Stéphane Caron et Élène Pearson OGNES 418 643-8131 letrident.com Direction artistique Gill Champagne Texte Éric-Emmanuel Schmitt Mise en scène Martin Genest C&jébece Québec Jfe ¦¦ UranJUxâtrc '*¦ ¦¦ de Quéhcc m I fallu en amont des gens de silence pour les écrire, les raturer, loin du tapage, comme hier.Mais la figure du vieil érudit reclus, secret, qui refuse d’étaler ses tripes ailleurs qu’en littérature, n’est plus dans l’air du temps.Ducharme se garde à l’ombre, Jacques Poulin aussi.Dans l’ensemble, la lumière attire les papillons.Normal! Théo ou le temps ««^/éveillait mes propres mélancolies.En fin de semaine dernière, pour une histoire de succession, j’ai fait visiter à un libraire la bibliothèque de mon père, avec plusieurs livres en latin, des écrits de saint Thomas d’Aquin, entre autres, venus d’un autre âge.Que valent au juste des œuvres en latin aujourd’hui, surtout celles de saint Thomas?Pas grand-chose, il faut croire.Mais je songeais à ces vies d’étude consacrées à des philosophes démodés, réduites désormais en tant d’ouvrages à brader, inutiles, non désirés, destinés à pourrir allez savoir où.Et le vieil écrivain latiniste de la pièce faisait une sorte d’écho à ces trajectoires balayées, renvoyées aux oubliettes.On essaie de secouer le malaise que procurent ces richesses perdues.Le temps nous presse.Le temps oublie.otrem blay@,ledevoir.corn Théo ou le temp $ neuf éveillait mes propres mélancolies Un char, c'est comme un album de souvenirs.texte et mise eh scène STÉPHfiH fiLLfiRD / MflRIE-.JOSÊE BASTIEN TjET sfÉFWH fiLlAFÏÏ:’7TlARlT-JÔSTE"irATnÊH7TllC'SËHÂH’"" COLLABORATEURS JOHhS UEROFF-BCll UCHhRD / RQMfilM FABRE / THOMAS GODEFRÜIU / JEftH-FRHHÇOIS PEDHü ?CÜLEl TE' DRûDÏH / L'IHË THËRIAULT prüductiüH HÜUÜËftU THEATRE ËaPERIMEHThL im.i.ii.u„ntH,q 23MW 2009 now ^ ospace 1945 Fullum, métro Frontenac LIBRE Réservations : (514) 521-4191 P v r* * - m a* *, La talentueuse auteure a signé ici ce qui est peut-être sa pièce la plus ambitieuse à ce jour.Le miroir que tend Les Pieds des anges à notre époque est peut-être surchargé, brouillé, mais il est incontestablement traversé d'éclats brillants, évocateurs.Marie Labrecque, Le Devoir C'est très riche.C’est un peu comme la vie, c'est touffu.Il y a toujours dans cette écriture-là un humour, une autodérision.C’est tellement brillant.Tout se tient.Les comédiens sont vraiment impeccables.Ça vaut vraiment le détour.Catherine Perrin, C'est bien meilleur le matin, Radio-Canada Élégant comme l'écriture d'Evelyne de la Chenelière.Ça doit être très fort pour que le lendemain, tout me revienne, la beauté de la mise en scène, le travail de cette auteure-là, les actrices.C’est un spectacle d’un goût exquis, c'est bon pour l'intelligence, c'est bon pour la sensibilité.Faut y aller.Louise Forestier et Dany Lafemàre, Je l’ai vu à la radio, Radio-Canada Un spectacle qui déborde de partout.[.] Les pieds des anges est un spectacle tout plein de failles, qui gagnerait certes à être dégraissé, c'est aussi l'une des choses les plus brillantes que j'ai vues cette saison.Sylvie St-Jacques, La Presse Le texte touffu et tissé serré d’Evelyne de la Chenelière donne l'occasion à Alice Ronfard de créer un spectacle dense, débordant de clins d’œil inspirés et pertinents.Sophie Cadieux impressionne en campant une Marie certes névrosée, mais touchante.Malgré ses défauts, il s'agit là d'un spectacle d’une grande intelligence.Alexandre Vigneault, La Presse The first hour of this 90-minute piece directed by Alice Ronfard is pure magic.Divinely minimalist set, by Gabriel Tsampalieros.(.) A graceful touch that sets the tone for a remarkable production with an excellent cast.Bravo! Pat Donnely, The Gazette Une oeuvre riche et belle, on assiste à une rencontre da grands esprits.Une mise en scène intelligente et cohérente qui déplace constamment notre regard, pour mieux voir et ne rien perdre.Mais pour savourer vraiment tous les possibles de cette oeuvre foisonnante, il faut courir à l'Espace Go.Philippe Couture, VOIR L’écriture d'Evelyne de la Chenelière est vrai-• ment majestueuse.Les acteurs défendent très bien ce texte.C'est très riche et très divertis-| sant.Je suis sortie de là ravie, emballée.Mélanye Boissonnnult, D6sautels, Radio-Canada «lis i'iiuii'fj'Ui ' t rxrr ' - iiggmmHË t^nssMMBÊm^KÊKÊKm 48911, HOUl SAtNM AURFNT, MO siU 514 845-4890 .COM I ADMISSION 514 790-1245 ADMI5SION.COM Québec 8 K ,T, Québec !» L E I) E V Oil*.LES S A M E I) I IS E T I) I M A \ < Il K I «I A V li II > \) (I !l K > THÉÂTRE Ex Machina 101 Marie Michaud, la complice de Robert Lepage, raconte comment s’est construit (et se construit encore !) Le Dragon bleu MICHEL BÉLAIR La scène est saisissante.Elle, menue, toute petite devant le très haut mur de brique au fond du hall du TNM; la femme minuscule raconte le gigantisme des méandres et des transformations sans fin de cette immense machine qu’est un spectacle de Robert Lepage.Ce Dragon bleu, qui s’amène au TNM venant de Québec et d’Ottawa avant d’aller s’installer à Berkeley en juin, a déjà beaucoup de vie derrière lui, faut-il s’en étonner.Il a d’abord connu quelques «répétitions en public», à Québec et ailleurs, avant de se pointer à Châlons-en-Champagne tout à coup éclaté, transformé du tout au tout, on verra pourquoi.Depuis, déjà, on a donné quelque 75 représentations — dont une bonne trentaine en anglais à Los Angeles et à Ottawa — de ce spectacle mais jamais tout à fait les mêmes.Surtout pas.Marie Michaud, qui était de l’équipe des six «auteurs» de la mythique Trilogie des dragons, fait partie depuis ses tout débuts de l’aventure du Dragon bleu, le quatrième dompté par Ex Machina.Elle nous raconte avec passion les mues les plus marquantes du grand serpent ailé.Le feu aux poudres La comédienne dit d’abord prendre l’appellation «auteur» avec beaucoup d’humilité.«Le texte, c’est souvent ce qui arrive en dernier quand on travaille avec Robert [Lepage, bien sûr].Tout le spectacle se construit en impro à partir d’une situation donnée qui évolue constamment et, peu à peu, les intrigues se précisent et les personnages s’affinent.Ici, c’est l’histoire de Pierre Lamontagne que Robert voulait voir se préciser.Ce qui se produit encore, toujours un peu plus à chaque représentation.Dans ce genre de contexte, la première du spectacle n’est qu’une étape de travail un peu plus marquée que les autres.On n’a, par exemple, publié le texte de la Trilogie qu’une fois qu’il était “stabilisé”.Après la 400 représentation.» Comme le théâtre est un art éphémère, par définition, pourquoi se gêner! Elle racontera aussi que travailler selon la méthode Lepage, c’est «écrire des images scéniques et des situations dramatiques tout autant que des répliques».«Il y a toujours trop de texte, poursuit-elle; le filtrage s’amorce déjà avec les premières répétitions et il se poursuit même une fois le spectacle en tournée un peu partout.Parfois, il faut même laisser tomber des trucs intéressants parce qu’ils s’intégrent mal à l’ensemble.C’est un peu fou, oui! dit-elle en éclatant de rire.Ce n’est jamais tout à fait pareil! Disons que l’on travaille à partir d’un immense chaos qui s’organise peu à peu à mesure que l’on s’y enfonce.» Mais Marie Michaud tient à souligner à quel point Lepage, Tai Wei Foo — le troisième élément de cette étrange relation tout au cœur de la pièce — et toute l’équipe vivent plutôt bien avec la mixture actuelle qui compose Le Dragon bleu qui s’amène chez nous.«C’est un dragon stable, dans le sens où il bouge de moins en moins en brûlant de plus en plus de tous ses feux.C’est un dragon d’hiver; il entretient les passions, les illusions et les rêves.Ses flammes sont de celles qui mettent le feu aux poudres.Le spectateur sentira dès le départ que l’on est avant que tout éclate; sur le bord d’un grand bouleversement, comme la Chine où vit Pierre Lamontagne, en perte de repères.Déstabilisé, mis en danger.» Tintin! Cette mise en danger, ce presque éclatement, toute l’équipe du Dragon bleu l’a vécue de façon concrète alors même que le spectacle semblait prêt à prendre le vent et à tourner d’une scène d’escale à l’autre à travers la planète tout entière pendant des années et des années, amen.Comme le raconte Marie Michaud, il y a eu un «bogue majeur»4, il a fallu, en s’installant à Châlons, reprendre le spectacle à la case départ.«Dans la première mouture, Pierre Lamontagne rencontrait une Chine largement inspirée de Tintin et le Lotus bleu.Tellement que l’écriture scénique du spectacle était construite sur des cases se référant assez directement à celles de la bande dessinée d’Hergé, avec certaines images aussi, plus précises.Mais la fondation Moulinsart nous a refusé la permission d’utiliser des éléments de l’histoire d’Hergé.C’était la catastrophe! Au moment où Ton se préparait à partir pour une série de 12 représentations en Europe! Il fallait, pour respecter nos contrats, tout remettre en question, aller vers autre chose.et Robert a décidé de tout refaire en enlevant la moindre référence à Tintin.Il a fallu tout changer: la scénographie, l’éclairage, l’histoire des personnages aussi et le texte en dernier.Avant la première à Châlons, la générale technique a duré plus de 13 heures! Mais on y est arrivé! Ce fut une sorte de re-point de départ à partir du chaos; le chaos comme prémisse du spectacle plutôt!» Dans ce cas précis, le fait d’avoir l’habitude de changer constamment des éléments du spectacle a permis à l’équipe tout entière, comédiens, concepteurs, artisans et techniciens, d’accoucher d’un bébé encore plus neuf.Beaucoup de choses ont changé.Au début, il n’y avait que deux personnages.Puis Claire, l’amie de Lamontagne, est devenue une ex venant en Chine pour adopter un enfant.Puis est apparu le troisième personnage, celui de l’artiste en arts visuels joué par Tai Wei Foo.Puis est venue la tension sexuelle entre les membres du trio.Et tout cela s’est fait, comme le dit Marie Michaud, «dans l’implication totale, la confiance et la complicité».LtDtAU [.! UN MOMENT DE PURE ÉMOTION QUI DÉFIE LA CRITIQUE.IA PROVENCE USTEE VE ?TElESAMA LES INftOCWJPÎIBLES UNE ŒUVRE GRAVE nPOIGNANTi URÉHJBUQUEDUCENTRE LEID0.FR NITÉ RETROUVÉE ET À LA RESPONSABILITÉ.H DU 31 MARS AU 25 AVRIL 2009 H AU THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI 3800, RUE SAINT OEHIS.MONTREAL NEW 2M2 METRO SHERBROOKE T' 514 ?82 3900 WWW THEATREDAUJOURDHUI OC.CA PRESENTE EN PARTENARIAT AVEC AMNISTIE INTERNATIONALE.!SS, § LE BRUIT DES OS QUENT TEXTE SUZANNE LEBEAU + MISE EN SCÈNE SERVAIS GAUDREAULT + AVEC EMILIE DIONNE.SÉBASTIEN RENÉ ET LISE ROY + ASSISTANCE A LA MISE EN SCÈNE STÉPHANIE CAPISTRAN-LALONDE + SCÉNOGRAPHIE STÉPHANE LONGPRÉ + COSTUMES LINDA BRUNELLE + LUMIÈRE DOMINIQUE GAGNON + ENVIRONNEMENT SONORE NANCY TOBIN + MAQUILLAGES FRANÇOIS CYR + COIFFURES ANIK GÉNÉREUX + RÉGIE GÉNÉRALE, SON ET PROJECTIONS ÉRIC GENDR0N OU RÉGIS GUYONNET RÉGIE DES ÉCLAIRAGES RÉGIS GUY0NNET OU DOMINIQUE GAGNON + + + + + UNE CRÉATION DE LA COMPAGNIE DE THÉÂTRE LE CARROUSEL ET DU THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI, EN RÉSIDENCE AU THÉÂTRE DE LA VILLE A L0NGUEUIL, EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE JEAN VILAR DE VITRY-SUR-SEINE ET U FÉDÉRATION D'ASSOCIATIONS DE THÉÂTRE POPUUIRE (FRANCE) + + + + + AVEG.ÇAIDE A LA CRÉATION DU CENTRE NATIONAL DU THÉÂTRE ET LE SOUTIEN A L’AUTEUR DE LA SACD (FRANCE) + + + + + PHOTO LARA R0SEN0FF + DESIGN GRAPHIQUE If KKT* ^ fjü R9RVHIJ LEBEAU PARTENAIRES DE SAISON I.K DüVOIH EÂÜBH SAISON 2009-2010 EN LIGNE.ABONNEZ-VOUS ! WWW.THEATREDAUJ0URDHUI.QC.CA/AB0NNEMENTS _____ l___.______________^___________;4____ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Marie Michaud, qui était de l’équipe des six «auteurs» de la mythique Trilogie des dragons, fait partie depuis ses tout débuts de l’aventure du Dragon bleu, le quatrième dompté par Ex Machina.m- t cWm ÉpPçJiv ïâÊÈhÊ «C’est énorme, c’est sûr, risqué.Mais tellement stimulant aussi, motivant.On fait un théâtre exigeant, qui bouge constamment.Avec cette impression toujours d’être en train de mûrir.» Rien qu’à l’entendre, on a le goût d’y être déjà! Le Devoir LE DRAGON BLEU De et avec Robert Lepage, Marie Michaud, Tai Wei Foo et toute l’équipe dTx Machina A l’affiche du TNM jusqu’au 29 mai.DÈS MARDI (3vrJ « LE MEILLEUR SPECTACLE QUE J'AIE JAMAIS VU! » CNN, Larry King SUPPLÉMENTAIRES AJOUTÉES SOUS LE GRAND CHAPITEAU BLANC Angle Métropolitain et Décarie 1 866 999-8111 www.cavalia.net chevalPTt blanc till ni 4 ¦¦¦ ana r\u ¦ ttt A\ âmartfiCentres ST CENTRES D’ACHATS * * V 614 I.K I) K V (MU, I, K S S A M KHI IS K T I) I M A X ( Il K I !» A V II I L 2 0 (» !» F TA OCX A FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES 20 MAI AU 6 JUIN 2009 SI4-844-5822 A E CULTURE \ ü A Robert Lepage / Sylvie Guillem / Russell Maliphant > Sasha Waltz > Jan Fabre > Pippo Delbono > Denis Marteau > Alvis Hermanis > Brigitte Haentjens > Sylvain Émard > Guillermo Caldéron > Benoît Lacbambre et plusieurs autres! DISQUE Lhasa sans fard Le troisième disque de la Québéco-Américano-Mexicaine sort du processus habituel d’enregistrement JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le dernier disque de Lhasa en est un très texturé, tout en nuances et en subtilités, qui permet à la chanteuse de dévoiler plus d’elle qu’elle ne l’avait fait en 12 ans de carrière.GUILLAUME BOURGAU LT-CÔTÉ Adolescente, Lhasa a fait un séjour de deux semaines en camping près de San Francisco.Un projet scolaire environnemental.Deux semaines à se laver dans une rivière, à traîner bouffe et vêtements sur son dos, à se gorger de soleil.Et surtout à vivre sans miroir.Le seul reflet qu’elle eut d’elle-même durant ce séjour, c’était celui renvoyé par le regard de ses amis.Bref: la liberté.«Mais quand je suis rentrée en ville et que je me suis vue dans une glace, j'ai été choquée, dit-elle: j’avais l’air d’une vagabonde.Pourtant, je me sentais intérieurement super belle.» Mardi matin dans un café du Mile-End, soleil sur fond d’air froid, les cheveux courts mais toujours ce même sourire un brin timide sous des pommettes saillantes, Lhasa parle aventure-nature pour faire image: «Il y a des façons de créer et d’enregistrer de la musique qui te ramènent plus vers l’intérieur, explique-t-elle.Si tu évites les miroirs, tu ne remarques plus les petits défauts au coin de tes yeux.Ça permet de t’attarder à la beauté générale des choses, à la force de l’ensemble, à ce que tu ressens en dedans.» C’est ce que la douce Québéco-Américano-Mexicaine a fait au moment de graver son troisième album, un disque portant son nom et qui sort mardi.Concrètement?Elle a tout enregistré sur ruban analogique.Comme dans le temps Le studio où elle travaillait n’avait pas d’ordinateur.Toutes les pièces ont été jouées live, sans fard et sans retouche.L’instant présent comme leitmotiv, l’instinct comme guide.Les défauts?On s’en accommode.Le mixage?On le fait manuellement, en direct, comme si on s’occupait de la sono d’un spectacle.«Voilà, moi, j’avais envie de chanter avec mes musiciens, de sentir la musique, de sortir du processus habituel d’enregistrement où il règne une mentalité de perfection que je n’aime pas.» Alors pas de clic métronomique, pas de guide dans les écouteurs, pas d’invités qui ne viennent au studio que pour trois mesures, Lhasa a tout enregistré en temps réel, avec des musiciens «réels», dans une ambiance réelle, à Montréal.«Il doit y avoir 10 retouches au maximum sur tout l’album», dit-elle.Si la piste était bonne, Lha-sa-la-réalisatrice (aussi arran-geuse officielle) gardait tout intégralement.Sinon, elle coupait et réenregistrait sur le même bout de ruban.En résulte un album très texturé, tout en nuances et en subtilités, disque au grain chaleureux qui permet à Lhasa de dévoiler plus d’elle qu’elle ne l’avait fait en 12 ans de carrière.Exclusivement en anglais — sa langue maternelle —, les chansons révèlent les racines américaines de la chanteuse-bourlingueuse.Tom Waits en sourdine ici, du country par-là.un peu de folk ailleurs.C’est délicat, manière Lhasa, une tristesse ambiante traversée d’éclat de lumière.Un disque sans fard, vrai- ment: en le comparant avec La Llorona, son premier album (vendu à plus d’un demi-million d’exemplaires à travers le monde), on trouve sur Lhasa une Lhasa sortie de son personnage initial.Le chant est plus haut (plus près, dit-elle, de sa voix naturelle), mais il est surtout moins dramatique, tout en retenue.«Quand j’ai débuté, j’avais 20-25 ans et j’étais introvertie, raconte Lhasa./’a/ commencé à chanter en espagnol et c’est comme si un lion était sorti.Et puis je chantais dans les bars, il fallait capter l’attention des gens, leur en mettre plein la gueule.Après, en tournée, je n’avais plus besoin de crier, mais bon, je le faisais encore.Il a fallu prendre le temps de m’adapter à cette nouvelle réalité, à mes envies.Et aujourd’hui, j’ai l’impression que la musique que je veux faire, plus on la retient, plus elle s’ouvre et se déploie.Si on force, ça se ferme.» Aux éclats de voix et aux gestes théâtraux, Lhasa préfère aujourd’hui la sensibilité.Elle évoque un spectacle qui l’a marquée en ce sens: l’oudiste Anouar Brahem, au Festival de jazz de Montréal en 2007.«Il a pincé une corde et on a senti une vague de sérénité et d’émotion traverser la salle, j’ai vu des gens pleurer plus tard, et pas parce que c’était triste.Mais il nous touchait au cœur.» Ainsi Lhasa: pas une once de prétention malgré un total de près de 850 000 albums vendus et une dernière tournée qui l’a menée dans une dizaine de pays sur 200 représentations.On l’avait vue au Grand Rex de Paris, il y a cinq ans, recueillir l’ovation d’un public de 2500 personnes comme s’il s’agissait du salut timide d’un ami.Le fard clinquant de la gloire et des projecteurs, très peu pour elle.Lhasa préfère les rayons de soleil discrets.Le Devoir la groupa de .j IPV6IH66 présente du 28 avril au 23 mai 2009 Partenaire de saison r\ Hydro Québec Gabriel Arcand et Catherine-Anne Toupin avec Rebecca Vachon BLACj DAVID NARROWER Mise en scène de Téo Spychalski Traduction de Étienne Lepage Décors de Véronique Bertrand Lumières de Mathieu Marcil ON JOUE AU [PROSPERO] ! mardi au samedi 20 h, mer.19h jeudi 2 pour 1 JîLeegl TEXTE Lautréamont MONTAGE DU TEXTE ET MISE EN SCÈNE Olivier Kemeid AVEC Mathieu Gosselin Pierre Limoges 1 Jean-François Nadeau Vincent-Guillaume Otis Elkahna Talbi COLLABORATEURS Erwann Bernard Philippe Brault Stéphanie Capistran-Lalonde Simon Cloutier Romain Fabre Annie Lalande Jonas Veroff Bouchard PRODUCTION Trois Tristes Tigres DU 9 AU 25 AVRIL 2009 DU MARDI AU SAMEDI A 20H JEUD116 AVRIL À19H SUIVI D'UNE DISCUSSION LES SAMEDIS 18 ET 25 AVRIL A15H ET 20H À ESPACE LIBRE r y JE 1945 FULLUM I J I I métro Frontenac www.espacelibre.qc.ca ospace LIBRE BILLETTERIE 514-521-4191 PRÉVENTE DEUX BILLETS POUR 32$ (SOUS CERTAINES CONDITIONS) ÉTUDIANT 19$ / RÉGULIER 25$ nom ÉQUITABLE (ET ENTHOUSIASTE) 55$ ms -e Trois Trisles Tigres est subventionné par le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des arts de Montréal.espace LIBRE LE THEATRE DE FORTUNE EN COPRODUCTION AVEC L'USINE C PRESENTE THEO OU LE TEMPS NEUF USINE 0 PRÉSENTE TEXTE.MISE EN SCÈNE ET INTERPRÉTATION Marie Brassard de Robert Pmget (ÉDITIONS DE MINUIT) SON ET MUSIQUE LIVE Alexander MacSween LUMIERES,SON ET MUSIQUE LIVE Mikko Hynninen ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE Jean-Marie Papapietro La parole vivante d'une des plus grandes voix de la littérature contemporaine.29 avril au 2 mai 09 M Roch Aubert/ Claire Gagnon/ Christophe Rapin/ Paul Savoie t SOIRS SEULEMENT! ET LA COLLABORATION DE Romain Fabre/Alain Pelletier/ Benoît Rolland/ Martin Slrole « Pinget, c'est de l'orfèvrerie » Samuel Beckett 14 au 25 avril 2009 à 19h Tri*»’’ « Marie Brassard est une ensorceleuse.Elle envoûte au premier regard, au premier mot.Sa voix posée, douce nous hypnotise.Ses histoires nous soulèvent.Quel charisme! On la suivrait n'importe où.» - Ici.Montréal billetterie 514 521-4493 I admission 514 790-1245 I www.admission.com Pour en savoir plus www.USINE-C.com L'Usine C remercie ses partenaires ainsi que la Fondation Imperial Tobacco et Gaz Métro pour leur don l.usinée remercie tout spéclnlement Québec::’,: ,t, sa BhKVom Ct’&n. MUSIQUE L fi I) E V 0 I R , L fi S S A M fi I) I IX fi T I) I M A X C II K I ‘I A \ Il I L 2 0 (I il E 5 CULTURE Retour vers le futur Avec son douzième album, Depeche Mode semble avoir trouvé la voix de la pérennité SOU RC H CMI MUSIC Le trio britannique Depeche Mode renoue avec une électro-pop ténébreuse des belles années de Violator.FABIEN D EGLISE Il n’y a pas d’âge pour être «agace».Le trio britannique Depeche Mode vient d’ailleurs d’en faire une belle démonstration depuis six mois en prévision du lancement, la semaine prochaine, à l’échelle planétaire, de son douzième album, intitulé Sounds of the Universe (EMI).Tout a commencé le 31 octobre dernier.La formation de Basildon — ça, c’est dans le comté d’Essex, en Grande-Bretagne! — s’est mise alors à distiller sur le Web une série de petites vidéos montrant Martin Gore, Dave Gahan et Andy Fletcher dans leur zone de création et d’enregistrement.Avec ici un commentaire sur une des compositions et là une mélodie ou une ligne de synthé vachement accrocheuse d’à peine 15 secondes.Torture, vous avez dit?Torture.Et puis, fin février, le groupe trentenaire pour trentenaires nostalgiques a fait monter la pression d’un cran.Comment?En livrant à la face du monde les 3 minutes 25 de Wrong, le morceau-titre de leur dernière création, appuyé encore une fois par une autre vidéo de circonstance.L’esprit des temps lointains était bel et bien là avec en plus ce petit on-ne-sait-quoi de magique laissant présager que DM (pour les intimes) est toujours capable de respirer l’air du temps, après toutes ces années.Mais n’était-ce là qu’un autre subterfuge de petite allu-meuse en mal d’attention?C’est en tout cas lundi en Europe et mardi matin en Amérique du Nord que le jugement des fans devrait normalement tomber, avec le lancement officiel de cet album très attendu par les représentants de la génération Passe-partout, qui avaient un petit penchant pour le côté sombre de la force musicale de leur adolescence.Et cette fois, ils ne devraient pas être déçus.Une électro-pop ténébreuse C’est qu’après deux tentatives de retour plutôt mitigés dans les dernières années — il est question ici du Playing the Angel de 2005 ou encore du Exciter de 2001 —, Depeche Mode n’est visiblement plus en train de chercher, comme d’autres formations de son époque, la clef de la pérennité.Le groupe l’a trouvée en renouant ici avec une électro-pop ténébreuse des belles années de Violator, mais aussi avec les tonalités de ses grands succès d’antan, Master and Servant, Shake the Disease et surtout le nécessaire Enjoy the Silence.Le tout sans trop s’embourber dans l’instrumentation tempo-rellement marquée de ces illustres compositions.Le retour vers le futur a donc bien été négocié, avec pourtant dans le rôle du producteur Ben Hillier, qui avait piloté le désormais avant-dernier «long jeu».«Normalement, Depeche Mode ne fait pas appel à la même personne deux fois de suite, a résumé récemment Andy Fletcher, le discret réflexif du trio, lors d’un entretien diffusé sur le site officiel du groupe.C’est peut-être parce que personne ne veut travailler deux fois de suite avec nous.Ben s’est montré très directif sur cet album.Nous avons enregistré plus de chansons que d'habitude et sa présence était vraiment nécessaire.» Coup de chance ou coup de génie, la chimie a cette fois bien fonctionné.Et elle se savoure en 13 compositions aux mélodies mélancoliques qui s’accrochent à des percussions atonales sublimes, mais surtout à des lignes de guitares saturées, sources d’inspiration du compo- siteur Martin Gore.«Il avait cette nouvelle obsession, résume Fletcher, et a choisi des synthétiseurs analogiques et des pédales de distorsion pour les guitares.Cela donne un album plus élec-tro, en tout cas plus électro que Playing the Angel.» Plus électro, oui, mais aussi plus proche des univers gothiques des années 80 et 90 qui ont donné de l’ampleur et de l’envergure à ces chantres de la musique synthétique, la lourdeur des Songs of the Faith and Devotion en moins.C’était en 1993, on s’en souvient.Martin Gore filait alors un mauvais coton et sombrait, lentement mais sûrement, dans l’enfer de la drogue et du sexe facile.Après la pause — et surtout après une surdose —, Dieu et un programme de désintox l’ont aidé à s’en sortir et à trouver cette voix qui cherche désormais à canaliser les sons de l’univers, «channelling the universe that’s focusing itself inside of me / the singularity», entend-on dans Little Soul.L’esprit y est moins torturé, mais toujours aussi introspectif, comme en témoigne une autre composition, Fragile Tension, qui vient lever le voile sur l’inconnu: «There’s something mys- tical in our genes», écrit Gore, 47 ans.Sérieusement.«Je suis un peu plus branché sur ma spiritualité, résumait l’auteur de ses paroles, il y a quelques jours, dans les pages du Los Angeles Times.Je me sens plus en contact avec mes émotions.Le grand changement dans ma vie, c’est que j’ai arrêté de boire il y a trois ans.Je suis me personne différente qui donne une autre atmosphère au groupe.C'est pour cela que nous avons l’air plus joyeux aujourd’hui.» Et, bien sûr, tout ça finit par se faire entendre.Le Devoir iSfüï Jsan-Paul D-joui * » “ T p V Du 16 avril au 9 mai 2009 Billetterie: 514-282-3900 : André Perrier Marie-Josée Gauthier.Marcel Pomerlo Paul-Antoine Taillefer»! Harry Standjofski üs as pso&âm m >sr*.iüNw»r (fiftag .rjg jaaaflffif Mise en scène de Patrick Quintal Distribution: Lysanne Gallant i| Benoît LagrandeuG Guylaine Rivard Marianne Roy Texte de Catherine Cyr Coproduit par I www.doublesigne.ca SlUlBRIQUÉ www.theaîreiarubrique com «Ce texte drôle et touchant, sucré et salé, porte la marque d'une vraie auteure, une oeuvre qui nous propose un univers en soi, avec un regard original, un ton unique.» Luc Boulanger, Le Devoir Scénographie: Serge Lapierre - Costumes: Hélène Soucy Musique Originale: Jacques Jobin - Lumière: Alexandre Nadeau Conception Vidéo: Anh Minh Truong Du 31 mars au 18 avril 2009 Du mardi au samedi à 20h, sauf le mercredi à 19h ON JOUE AU [PROSPERO] ! (1371, rue Ontario Est) Réseau Admission: 514.790.1245 Billetterie Prospéra: 514.526.6582 Informationj 8192565.5536 Qffîiiïébec^SSfuenay ™^cSg j* Shgrèrooke LA PROBLÉMATIQUE DE L’ERREUR Un projet de Line Nault P3 24 et 25 avril ' ’ 26 avril 2009 à I6h ontemporaine —l www.tangente.qc.ca ngÇnte l 840, rue Cherrier, Montréal Québeci Sherbrooke Billetterie: 514.525.1500 Réseau Admission: 514.790.1245 canadien Hontaee Idée originale et direction artistique-( LOUI MAUFFETTE Assistance à la direction artistique! FRANCIS DUCHARME Amicale collaboration-( DOMINIC CHAMPAGNE NATHALIE BREUER PATRICE COQUEREAU SHAWN COTTON FRANÇOIS-XAVIER DUFOUR FRANCIS DUCHARME CLARA FUREY KATHLEEN FORTIN EMILIE GILBERT ANDRÉE LACHAPELLE ANTOINE L ÉCUYER ROGER LA RUE EMILE PROULX-CLOUTIER ADÈLE REINHARDT ISABELLE VINCENT Jean Bard Carol© Casionguay Clara Furey Geneviève Lagacé Gabriel Pontbriand Michel Smith UNE COPROOUCriON DU THÉÂTRE DE OU AT'SOUS ET DU THÉÂTRE IL VA SANS DIRE, EN COLLABORATION AVEC ATTITUDE LOCOMOTIVE ,21 avril au 24 mai 2009 514 845-7277 PRÉSENTÉ DANS LE NOUVEAU THÉÂTRE DE QUAT'SOUS tOO, DES PINS EST quah | n: ntuHK .corn uatsous DflfcE ABONNEZ-VOUS à la nouvelle saison 2009 2010 514.842.2112 1.866.842.2112 SPECTACLES DE DANSE CONTEMPORAINE Hofesh Shechter Company lïfglBi'lU» Sidi Larbi Cherkaoui et les moines du temples Shaolin lï&BlIllnlBlIilllüiBl wflSfl José Navas / Compagnie Flak Le Carré des Lombes FWIBI 1*1 r$l La Otra Grilla Grupo Corpo liltHII Toronto Dance Theatre Itill'ilM-l ¦ DANSEDANSE.NET 0 II Abonne/.-vous en ligne .Commandez votre brochure .ET: Visionnez la bande annonce ^—r V ‘ V (I I I! .S A M K 1) I I) I M A X ( Il E A V R I I.CULTURE Le salut de Guilbeault à Mingus SERGE TRUFFAUT Reprendre Duke Ellington, comme c’est bien écrit, bien arrangé, ça peut aller même si ce n’est pas évident.Reprendre Thelonious Monk, si on a le sens du contre-pied, de la déstabilisation, le souci de l’originalité, ça peut fonctionner même si ce n’est pas facile.Reprendre Charlie Parker, ça commande une sacré dose de culot, une dose de cheval sauvage.Mais reprendre Charles Mingus.Reprendre Mingus, le Fal-staff du jazz, le grand énervé, l’ultra de la passion, l’alchimiste des musiques de Stravinski, de Bartok avec le gospel, celui des saints des derniers jours, le blues des champs, le «bi-beaupe» de Bird et des chants d’oiseaux chers à Eric Dolphy, ça exige tout ce qui a été mentionné plus haut avec en sus une observation constante de la ténacité.Bref, en plus d’avoir une maîtrise musicale hors du commun, il faut être un peu fou, un tantinet déjanté.C’est ce qu’est Normand Guilbeault, grand contrebassiste devant l’Éternel, formidable chef de bande, grand défricheur des terres chaotiques.Trois fois plutôt qu’une C’est la troisième fois qu’il s’attaque à Mingus.La deuxiè- me fois pour Ambiances magnétiques, la première ayant été pour Justin Time.Pis?C’est réussi, au-delà, bien au-delà de nos espérances.Et ce, tout d’abord parce qu’il s’est entouré de musiciens aussi redoutables qu’étonnants.Aujourd’hui comme hier, Jean Derome est à l’alto, aux flûtes et au baryton.En fait, au baryton il est aussi profond que Pepper Adams et aus$i fonceur que Hamiet Bluiett.A la trompette, Ivanhoe Jolicoeur déploie une chaleur et une sensualité entremêlées des bâillements de crocodile chers aux souffleurs de La Nouvelle-Orléans qui laissent pantois.Tellement que Jo-licœur est peut-être bien le grand méconnu du jazz de Montréal, du Québec, du Canada, de ce que vous voulez.A la clarinette, la normale comme la basse, Mathieu Bélanger s’avère comme toujours la valeur ajoutée à la puissance dix.Il est en tout cas le frère d’armes de David Murray, qui proposa il y a quelques années de cela un,album consacré à.Mingus.A la batterie, il y a Claude Lavergne qui pousse les autres et les retient comme et quand il faut, Lavergne qui a juste ce qu’il faut de fougue, d’énergie, d’à-propos, Lavergne qui est maître des ponctuations.Et il y a enfin la grande et splendide surprise.DANIEL DUFOUR Le Normand Guilbeault Ensemble: Normand Deveault, Mathieu Bélanger, Normand Guilbeault, Jean Derome, Claude Lavergne et Ivanhoé Jolicœur Il s’agit de Normand Deveault, pianiste de son état, qui a intégré le groupe de Guilbeault après un très long séjour en Guadeloupe.Deveault a ceci d’extraordinaire qu’il descend en droite ligne de Don Pullen.Et alors?Entre Horace Parian, Jaki Byard et Pullen, qui tous ont été les pianistes de Mingus, on a toujours eu un faible pour ce dernier parce qu’il n’avait P À k LEMIEUX.PILO 4D ART NORMAN (HOMMAGE À r (HOMMAGE À NORMAN MCLAREN) DU MICHEL LEMIEUX VICTOR PILON CT PETER TROSZTMER 29 ET 30 AVRIL, À 20h 1, 2 et 5 au 9 MAI, À 20h MATINÉES 2 ET 9 MAI, À 15 H TARIF RÉGULIER Régulier 35$* TIE ^ÆVLASE CINQ ‘Taxes incluses.Frais de service en sus.LA SERIE CINQUIÈME SALLE laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 pas son pareil pour mettre en relief les inclinations que Min-gus avaient pour Stravinski et Bartok.C’est pas compliqué, Deveault a ceci d’admirable que, contrairement à bien des pianistes, il dépasse la technique.Comme si celle-ci était loin, très loin derrière.Pour confectionner cet album enregistré live au Ups-tair’s, Guilbeault a réarrangé six compositions de Mingus: Passions of a Woman Loved, Song with Orange, Weird Nightmare, Prayer for Passive Resistance, Eclipse et Sue’s Changes.Sur deux de ces pièces, Karen Young chante avec beaucoup de sensibilité et de justesse des pièces réputées difficiles.On l’a souligné, on le répète, le résultat est splendide.Etonnant, captivant.C’est du grand jazz, très grand même.Chapeau! P-S.: le lancement officiel de l’album se fera au Upstair’s les 1er et 2 mai, les 6 et 7 mai au Largo, à Québec.Le disque sera en magasin le 5 mai.Mais on peut d’ores et déjà l’acheter en allant sur le site d’Am-biances Magnétiques.Le prix?25 $.Sur la couverture du nouveau JazzTimes, on peut lire ce titre: «John Zorn Speaks!» Ouais.le point d’exclamation est plus qu’approprié.Parce que faire parler le génie de la note bleue, c’est entreprendre les travaux d’Hercule.Toujours est-il que Zorn parle, et beaucoup d’ailleurs.Tous les aficionados de Zorn et de son étiquette Tzadik, probablement la plus passionnante de toutes les étiquettes actuelles, seront ravis par ce dialogue.Quoi d’autre?Un long papier a été consacré à Benny Golson, compositeur entre autres d’Along Came Betty, cofondateur du Jazztet et qui affiche 80 ans au compteur.Le Devoir û La musique d'aujourd'hui dans tous ses éclats nem ans Le Nouvel Ensemble Moderne 1989-2009 sous la direction de Lorraine Vaillancourt 4 “7 f\A OQ Le NEM et 'a re'ève -L/êU^+.UïJ autour des classiqu autour des classiques Igor Stravinsky - Gyorgy Ligeti - Anton Webern - Philippe Leroux OQ C\A HQ Grand concert anniversaire Eb ¦¦¦ • LJ T• VJ ^J Jonathan Harvey [création) - Tristan Murs N Jonathan Harvey [création) - Tristan Murail (création) Denys Bouliane - Mauricio Kagel Québec ïïïî Qgy Conseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts Offre spéciale 20 ans: 2 concerts pour 25 $ Salle Claude-Champagne - 20 h 220, avenue Vincent-d'lndy, Montréal (Métro Édouard-Montpetit) 514-343-5636 / info@lenem.ca www.lenem.ca Université rHï de Montréal LESPACE ! MUSIQUE 100.7- l.i: Divin h 23 au 26 ‘09 états généraux de la danse professionnelle du québec L avenir, ça se réfléchit! information : 514 849-4003 ujiuuu.quebecdanse.org RI GROUPEMENT 0 II f Bf C 0 I $ Dl LA DANSE circuir-eat U: DliVOII! LonwMl du Art» f anad* Council f » -3 du Canada tor tha Arts Québec Sïï • • k hbmbmü : c L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi I.K DEVI J-Ul An us oi« .VSG ,ti\ i tes U5Ç am y K AVi ASS'S ASA
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.