Le devoir, 16 mars 2005, Cahier D
LE DEVOIR.LE MERCREDI 1 ti MARS 2 0 0 5 LE DEVOIR Printemps des saveurs ACÉRICULTURE Le sirop québécois coule dans plus de 30 pays Page3 ihiLL' MALBOUFFE Augmentation fulgurante de la consommation de préparations alimentaires précuites PageS Au marché fe ia Petite-Italie Bientôt, les barrières du froid s’abattront et le marché Jean-Talon d’antan se redéploiera à ciel ouvert il couleurs.• .4lfe.lV *' •« * Le printemps et le beau temps revenus, le marché se redéploiera en plein air et il sera plus aisé de voir si le moderne a réussi son mariage avec Vancien F*'-* Le marché Jean-Talon a pris une tout autre allure depuis que les travaux de quelque 16 millions de dollars destinés à le transformer ont pris fin en décembre dernier.Un stationnement souterrain de 360 places accommode les automobilistes et 22 nouveaux établissements ont ouvert leurs portes.Le temps était venu d’élargir la palette des services, des produits et des saveurs pour les visiteurs.Des aménagements ont fait du marché Jean-Talon un lieu public où toute une série de boutiques toutes neuves jouxtent maintenant le marché couvert d'hiver, lui-même remodelé dans les circonstances.Le printemps et le beau temps revenus, ce que marchands et consommateurs attendent avec impatience, le marché se redéploiera en plein air et il sera plus aisé de voir si le moderne a réussi son mariage, qui n’est pas totalement consommé, avec l’ancien.À ce moment, 30 étals viendront s’ajouter dans les allées bordant les nouvelles boutiques; ils seront garnis exclusivement des produits de petits producteurs ou de transformateurs artisans, dans le but d’enrichir la gamme des aliments déjà mis en vente à travers tout le marché.Entretemps, la clientèle participe déjà au festin des denrées que renferment les nouvelles installations.Sous le verre Une sorte de mezzanine toute en verre surplombe le marché couvert central; c’est là que sont logés les bureaux de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal et que prend place une vaste salle «multifonctionnelle» destinée à la location.En bas se déploient les commerces, accessibles de l’intérieur ou de l’extérieur.A partir de là, le tour du propriétaire permet de dresser un inventaire sommaire des commerces en présence, qui se caractérisent par la diversité, la qualité et l'authenticité des produits qu’ils proposent à leur clientèle.A titre d’établissements complémentaires au reste des aménagements, une boutique d’accessoires de cuisine et une librairie spécialisés dans l'alimentation occupent des espaces voisins.A quelque pas de là, le marché innove et propose un service de restauration populaire au reste Tartarin, dont le chef utilise en abondance les victuailles fraîches à sa portée dans les alentours.E y a deux poissonneries; l’une offre toute la gamme des produits de la mer, y compris les arrivages de poissons frais; l’autre se spécia- lise dans les ressources en provenance de la (îaspésie.Tout à côté de la première, Carlo, un Italien d’origine qui perpétue la tradition de père en lils, prépare des pâtes variées dans une cuisine fort bien outillée; il en garantit la fraîcheur avec une conviction toute latine.Au chapitre des gâteries se trouvent des pâtisseries de différents types — du terroir, polonaise et méditerranéenne.Aussi, une chocolaterie et un magasin de glaces, plus difficiles à repérer, valent le détour, notamment pour le vrac du côté des chocolats, et pour la préparation des glaces, sorbets et entremets variés selon les fruits de la saison, en matière de rafraîchissements glacés.Produits locaux Dans le domaine des viandes, plusieurs points de vente attirent l’œil; ils ont le mérite d’être spécialisés et d’offrir dans bien des cas des produits dérivés et des mets cuisinés.Le veau de Charlevoix, les volailles fines et les gibiers, le porc du Québec élevé à Sainte-Madeleine non loin de Saint-Hyacinthe, les charcuteries de l’Europe de l’Est et autres denrées animales sont disposés dans de nombreux comptoirs répartis à travers les bâtiments neufs.Pour assaisonner ou cuisiner le tout, les huiles d’olive et les épices attendent les clients dans une boutique avoisinante.Le répertoire serait incomplet s’il ne renfermait la brûlerie pour le café, la fromagerie où les fromages du Québec composent 60 % de l’inventaire, et un fleuriste qui a garni sa boutique d’objets artisanaux destinés au public.Le magasin d’aliments naturels du marché a déménagé ici, et le Marché des saveurs, ouvert depuis déjà un bon moment à quelques pas de là, fait partie de l’ensemble.Dans quelques semaines, les barrières du froid s’abattront et le marché Jean-Talon d’antan se redéploiera à ciel ouvert; il retrouve ra sa vie et ses couleurs.Les larges cloisons amovibles de la nouvelle section seront retirées pour faciliter son intégration au reste de l’ensemble.Le nouveau marché Jean-Talon affichera véritablement ses nouveaux atours.Réginald Harvey Trente étals viendront s’ajouter dans les allées bordant les nouvelles boutiques Porc Page 2 Fruits et viandes Page 2 Salon Page 4 Pilaros Page 4 Vin et cidre Page 6 Pour tous les goûts et pour le goût! 4 Vnittji é» proxjuoPutm agrioaMt 1 I LE DEVOIR.LE MERCREDI 16 MARS 2005 D 2 • AGROALIMENTAIRE* ÉLEVAGE L’industrie porcine redore son image «L’année 2004 est venue mettre un peu de baume sur deux années de pertes consécutives» À la fin des années 1990, l'industrie du porc était décriée sur toutes les tribunes au Québec.Bacon, le film, d’Hugo Latulip-pe (ONF, 2001), acheva d’enfoncer le clou dans le cercueil du développement et de l’expansion de l’industrie porcine dans la Belle Province.Depuis, les producteurs de porcs ont parcouru un long chemin sinueux pour redorer leur image auprès de la population, mais surtout pour améliorer les techniques afin de faire davantage attention à l’environnement M A LO RI E BEAUCHEMIN T"'\ ès 1998, les producteurs de porcs ont été “proactifs"et ont adopté des mesures visant à protéger l'environnement, explique le président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ), Claude Corbeil.La population avait des craintes par rapport à la production, on leur a montré qu’on était de bonne foi.» C’est ainsi que la FPPQ a adopté, à la fin des années 1990, un plan agroenvironnemental pour •développer la production porcine dans le respect de l'environnement en conciliant les impératifs sociaux, économiques et techniques».Les producteurs ont alors dressé un portrait de l’état actuel des pratiques de production et de l’impact qu’elles avaient sur l’environnement.Après avoir établi les priorités d’action, ils ont assuré un encadrement technique pour instaurer dans les fermes des pratiques plus respectueuses de l’environnement.Des activités de recherche, de formation et de communication sont venues appuyer la démarche afin de sensibiliser les producteurs et d’instaurer de meilleures pratiques.Un souci de l’environnement Concrètement, le plan agroenvironnemental s’est traduit par des retombées somme toute importantes.•lly a eu une importante réduction des rejets.Par exemple, le lisier comporte 40 % moins de phosphore qu'avant.On a introduit une enzyme — de la phytase — dans l’alimentation, ce qui a pour effet de réduire la quantité de phosphore contenue dans les rejets», souligne Claude Corbeil, lui-même un producteur de porcs.«Ça nous donne un lisier qui constitue un engrais naturel très important pour les terres, et on n’a plus besoin d’acheter davantage d’engrais.De plus, les doses sont gérées selon un plan de fertilisation», ajoute-t-ü.la conception de bols économiseurs d’eau, utilisés en guise d’abreuvoirs, a aussi considérablement contribué à diminuer le volume de lisier en réduisant les pertes.Pour le président de la FPPQ, un autre pas important a été franchi par plusieurs, et sera même obligatoire dès le printemps 2005.«Les producteurs auront l’obligation d’étendre le lisier à l’aide de réservoirs, et non plus de vaporisateurs, ce qui réduira de beaucoup les odeurs, explique-t-il.En plus, l’incorporation devra se faire obligatoirement dans les 24 à 48 heures suivant l’épandage.» Mais la partie n’est pas gagnée d’avance.«Malgré tous nos efforts, la population et même les gouvernements continuent d’avoir une opinion négative de l’industrie», déplore Claude Corbeil.«La cohabitation est un enjeu majeur.Nous voulons rester ‘en lien" avec les citoyens, travailler avec notre entourage, pas en opposition à eux».Les producteurs de porcs considèrent que la population ne connaît pas bien l’industrie et veut redorer son image par des campagnes de publicité et d’information.«Le signal que la population n'en veut pas plus [d’exploitation porcine], on l’a bien compris», précise le président de la FPPQ.Depuis le milieu des années 1990, beaucoup de choses ont changé dans l’industrie et l’heure est à la consolidation des acquis car, jusqu’à tout récemment un moratoire empêchait encore la création de nouvelles porcheries.La levée partielle, en décembre dernier, du moratoire de juin 2002 n’est toujours pas applicable sur la majorité des terres agricoles du Québec.Plus de 560 municipalités refusent toujours le développement Selon le président de la FPPQ, à l’heure actuelle, au Québec, on estime à 4400 le nombre de producteurs de porcs, distribués sur tout le territoire de la province, notamment en Montérégie (20 % des producteurs québécois) et en Beauce (12 %).*2- ^£7: SaL:** : JACQUES NADEAU LE DEVOUA Selon le président de la FPPQ, à l’heure actuelle, au Québec, on estime à 4400 le nombre de producteurs de porcs, distribués sur de la production porcine sur leur territoire._ Une industrie à dimension humaine «Nous travaillons à maintenir nos acquis, soutient le président de la Fédération, lui-même propriétaire d’une ejqjloitation porcine de 230 truies.À l’heure actuelle, au Québec, on estime à 4400 le nombre de producteurs de porcs, distribués sur tout le territoire de la province, notamment en Montérégie [20 % des producteurs québécois] et en Beauce [12 %].» Le concept de mégaporcherie, qui a été longuement critiqué au cours des dernières années, n’est pas totalement représentatif de la situation de l’industrie.La production porcine québécoise est faite principalement d’entreprises familiales à dimension humaine.La ferme de Claude Corbeil entre parfaitement dans la catégorie moyenne des exploitations, entre 200 et 250 truies qui, une fois engraissées, donnent chacune une vingtaine de cochons.On parle donc de 4000 à 5000 porcs annuellement par producteur moyen.«On est la deuxième région la plus importante du Canada pour la production de porcs, après l’Ouest», affirme le président de la FPPQ.Des 30 millions de porcs annuellement produits au Canada, 7,5 millions proviennent du Québec, soit un quart de la production.Et de ce nombre, la moitié des porcs québécois est destinée à l’exporfation dans phis de 75 pays, dont les Etats-Unis et le Japon.«R faut relativiser.On abat environ 140 000 porcs par semaine au Québec, contre plus de deux millions aux États-Unis», estime Claude Corbeil L’industrie a considérablement souffert de la mauvaise image qui perdure dans la population.«C’est certain que, parmi les 4400 pro- ducteurs, il y en a qui ne sont pas corrects, comme dans tous les secteurs, mais la Fédération est là pour faire le suivi», explique le pré^ sident La FPPQ se veut un organisme de proximité, donc chacun de ses représentants a un maximum de 40 producteurs sous sa responsabilité, un moyen pour les producteurs de porcs de s’assurer un contrôle et une visibilité sur le terrain.Retombées économiques Au Québec, l’industrie porcine génère 15,5 % des recettes totales de la production agricole.Plusieurs régions rurales en sont très dépendantes.Les retombées économiques de l’industrie se chiffrent à 3,1 milliards de dollars et celle-ci représente plus de 28 000 emplois directs et indirects.Le volume de production n’a guère augmenté au cours des dernières années compte tenu du moratoire.L’industrie québécoise du porc doit composer avec les aléas du marché tant pour le prix des céréales, qui constituent la base de l’alimentation porcine, que pour les prix de vente au détail de leur production.«L’année 2004 est venue mettre un peu de baume sur deux années de pertes consécutives», explique Claude Corbeil.Malgré un prix des céréales assez élevé, l’industrie s’en est tirée avec des revenus positifs pour la dernière année.La période en cours s’annonce intéressante pour ce qui est du prix du porc, alors que 2006 laisse présager une baisse, croit le président de la FPPQ.«Le prix du porc est cyclique; on est dépendant de ce qui se passe en termes d’offre et de demande, surtout aux États-Unis, af-firme-t-il.Plus de 50 % de nos coûts sont reliés à l’alimentation, donc plus le grain est cher, moins c’est rentable.» Au rayon des surgelés Des brioches d’escargots en entrée Et des bleuets sauvages du boisé au dessert Cailles farcies aux canneberges, civet de cerf sauce aux mûres, brioches d’escargots, bleuets sauvages du boisé: le fin gourmet à l'emploi du temps chargé peut maintenant saliver devant des produits sains, originaux et de qualité supérieure au rayon des surgelés à l'épicerie.Le virage de la saine alimentation ne laisse personne de côté.MARTINE LETARTE L> an dernier, le Conseil cana-' dien des distributeurs en alimentation a décerné le Grand Prix canadien des produits nouveaux à un plat surgelé surprenant: les cailles farcies aux canne- berges de la Maison du gibier, une petite entreprise de la région de Québec réputée pour ses viandes apprêtées avec raffinement auprès des plus grands chefs de la province.Depuis un an et demi, plusieurs supermarchés du Québec vendent ses cailles et ses demi-canards farcis à l’orange et au Grand Marnier prêts à cuire au four une fois dégelés.L’entreprise propose aussi des mets surgelés à réchauffer dignes des plus grands restaurants, comme le bourguignon de bison aux champignons des bois, le magret de canard farci à l’orange et aux canne-berges, et le civet de cerf sauce aux mûres.Le surgelé de plus en plus naturel La Maison du gibier suit la tendance de la saine alimentation puisque ses plats surgelés vendus scellés sous vide ne contiennent aucun agent de conservation.Pour cuisiner, les employés utilisent des aliments de qualité.«Les éleveurs avec qui nous faisons affaire nourrissent leurs bêtes avec des grains sans farine animale.De plus, aucun gras trans n’entre dans la préparation de nos mets», précise la vice-présidente des ventes et marketing de l’entreprise familiale, Julie Rondeau.Suivant les préoccupations des consommateurs, plusieurs compagnies tentent d’améliorer leurs mets surgelés de manière à ce qu’ils soient plus sains.C’est le cas de Plats du chef, une entreprise montréalaise qui vend ses produits sous son propre nom et sous ceux de marques privées, dont le Choix du Président.«Nous faisons maintenant nos brioches aux escargots avec de la farine de blé entier et à la place du beurre, nous utilisons de la margarine sans gras trans et faible en gras saturés», dit le directeur national des ventes et marketing, Stéphane Koeman.La compagnie a aussi développé la gamme de produits Oh naturel, faits avec de la farine non blanchie et ne conte- Viandes et boulangerie biologiques Boeuf • Veau • Sanglier • Agneau Canard de Barbarie • Pintade Saucisses • Charcuterie • Oeufs Pains au levain • Tourtières • Pâtisseries Visitez notre ferme et boutique : vendredi, samedi et dimanche de 13h à 17h.» FERMES Morgan 90, chemin Morgan, Weir • Québec • JOT 2V0 Tél.: 819«687»2434 www.fermemorgan.com 30 min.à l'ouest de St-Sauveur 20 min.au sud de Mont-Tremblant NOUS WONS UN fOINT PE CHUTE AU #1 VAN HORNE, MU Ne manquez pas en fin de semaine! EXPO MANGER MONTRÉAL Palais des congrès 19 et 20 mars QUÉBEC Terminal des croisières Espaces Dalhousie 2 et 3 avril 200 Exposants Dégustations Ateliers Démos culinaires CRPHEE Maine Huilier depuis 1983 l'ingrédient a son meilleur Herbonsreue depurs 1977 '978 SAMEDI 10H À 18H • DIMANCHE 10H À 17H« ENTRÉE :10$ • (514) 332-1005 www.expomangersante.com nant aucun agent de conservation ni colorant Toujours en suivant la tendance des aliments naturels, la jeune entreprise montréalaise Europe’s Best a cherché à accroître la diversité et la qualité des fruits disponibles toute l’année dans les commerces.Depuis moins de deux ans, elle offre entre autres des bleuets, des fraises, des framboises et des mangues sans aucun ajout au rayon des surgelés de presque tous les supermarchés canadiens.«Nos fruits sont cueillis un peu partout dans le monde lorsqu’ils sont bien mûrs.Us conservent leur bon goût puisqu’ils sont congelés rapidement et emballés dans un sac de qualité», explique le président George Kyres.Un avenir prometteur Le marché des produits surgelés est en pleine effervescence dans les pays industrialisés.«Récemment, le montant total des ventes de fruits congelés a doublé au Canada, et Europe’s Best a réussi en moins de deux ans, selon ACNielsen, à obtenir 41 % des parts de marché», se réjouit M.Kyres.Fort satisfait de ce succès, le président de l’entreprise mettra sur le marché ses premiers sacs de légumes de qualité supérieure dès le mois de mai.Alors que le temps accordé à la préparation des repas diminué consfamment le montant total des ventes annuelles de mets préparés surgelés a augmenté de 63,7 % au Canada entre 1996 et 2000, selon une étude de ACNielsen.D n’en demeure pas moins que les entre-prises ont dû et doivent toujours se battre pour changer là perception souvent négative des gens à l'égard de la nourriture surgelée.La Maison du gibier a connu des débuts assez lents en ce qui a trait aux ventes de ses mets préparés.«Les gens n’avaient pas l’habitude de consommer des produits surgelés aussi nffhnés.Sans avoir les chiffres officiels, je dirais que nous avons augmenté nos ventes d’au moins 60 % depuis l'automne dernier.Maintenant, les gens sont prêts», conclut Mme Rondeau.f LE DEVOIR.LE MERCREDI 16 MARS AGROALIMENTA IRE La goutte de trop Le sirop québécois coule dans plus de 30 pays! L’hiver tire à sa fin et la saison des sucres arme rapidement.Plusieurs producteurs de sirop d’érable ont déjà entamé cette récolte typiquement québécoise.La province se classe au premier rang mondial et produit plus de 80 % du total de cette denrée.On en récolte même trop! Des quotas sont désormais imposés aux producteurs afin de maintenir les prix.CHRISTIAN LÉVESQUE T a capacité de production ^ québécoise est d’environ 90 millions de livres, confirme le président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), Pierre Lemieux.Mais nous ne permettrons qu’une récolte de 69 millions de livres cette année.».C’est que la FPAQ dirige, depuis le 28 février 2002, l’Agence de vente qui exerce un contrôle exclusif sur le marché de contenants de plus de cinq litres de sirop québécois (les ventes directes réalisées en deçà de cette limite par les producteurs ne font pas partie de son mandat).Mais la mise en place de cette agence a créé des remous dans le milieu acéricole québécois: plusieurs producteurs étaient mécontents de se retrouver soumis à un système de contingentement.Certains acériculteurs désirent encore effectuer leur propre mise en marché et prétendent que la production acéricole ne doit pas relever du domaine industriel, mais artisanal.«L’an dernier, l’Union paysanne contestait fort, mais l’agence est maintenant mieux acceptée», rassure Pierre Lemieux.Des réserves bien garnies Créée dans le but de stabiliser les prix du sirop d’érable pour les consommateurs et d’assurer une stabilité de revenus pour les producteurs, l’Agence de vente permet d’exporter la production québécoise dans plus de 30 pays.Le plus gros défi de la FPAQ consiste maintenant à dénicher des acheteurs pour écouler les surplus québécois Alors que notre climat nous permet de dominer la production mondiale, comment expliquer que près de 60 millions de livres de sirop d'érable dorment toujours dans les entrepôts, soit le double de la réserve stratégique que s’impose la FPAQ?Pierre Lemieux répond qu’il s’agit d’une simple question d’offre et de demande.Malgré une bonne réputation sur la scène internationale, les 180 000 barils récoltés annuellement par les 7300 entreprises acéricoles de la province dépassent largement la demande pour notre sirop.Poursuivre un tel niveau de production pourrait rapidement entraîner une baisse des prix: «C’est pour cette raison que nous demandons aux producteurs de ne pas trop produire cette année.» Le plus gros défi de la FPAQ consiste maintenant à dénicher des acheteurs pour écouler les surplus de la production québécoise.«C’est bien évident qu’il faut augmenter nos parts de marché et développer de nouveaux débouchés.Le sirop représente encore le principal produit consommé et exporté, mais nous avons plus de 130 produits dérivés que nous pouvons proposer aux consommateurs», dit Pierre Lemieux.Il explique aussi que, depuis longtemps, les produits de l'érable ont été commercialisés conjointement avec des produits de consommation typiquement québécois, comme la crêpe.Afin d'écouler les immenses surplus de production, la FPAQ entend maintenant marier le sirop québécois aux mets étran- m OKi JACQUES NADEAU LE DEVOIR lalgré une bonne réputation sur la scène internationale, les 180 OOO barils récoltés annuellement ar Tes 7300 entreprises acéricoles de la province dépassent largement la demande pour notre sirop.gers.Et il importe de développer ces débouchés le plus rapidement possible, car les recherches qui commencent à être effectuées permettront bientôt de produire encore mieux.et encore plus! Recherches acéricoles Dominer le marché de la production est une chose, assurer la pérennité de la ressource en est une autre.Depuis plusieurs années, la recherche scientifique et le développement technologique dans le domaine acéricole étaient assurés par les chercheurs du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, et ceux du ministère des Ressources naturelles et de la Faune.Les rationalisations budgétaires et l’objectif du déficit zéro ont durement hypothéqué la participation de ces ministères dans la recherche acéricole.Les différents acteurs du milieu acéricole québécois ont alors déci- dé de se prendre en main afin de poursuivre les travaux visant à augmenter nos connaissances de la récolte de l'eau d’érable, de sa transformation, de sa mise en marché ainsi que de l’aménagement forestier des érablières.Car «le gros danger dans notre domaine, c'est la protection de la forêt», avoue Pierre Lemieux.Le Centre de recherche, de développement et de transfert technologique acéricole (ACER) voit ainsi le jour en 1997 avec la mission de maintenir et de develop per l'expertise scientifique et technologique québécoise dans le domaine.Favoriser le contrôle de la qualité et des quantités constitue également un de ses objectifs prioritaires.Le Centre ACER a notamment mis en place une érabüè-re experimentale à Saint-Norbert à 80 km au sud de Quebec, ainsi qu’un laboratoire de chimie et de microbiologie pour des re cherches avancées.Jusqu'au Témiscouata Un autre centre de rechea he a aussi vu le jour récemment dans la région du Bas-Saint-Laurent.Le Centre d’expérimentation et de transfert technologique en acéri-culture (CETTA) répond pour sa part à divers projets de rechea'he tant dans le domaine public que privé.La mission du Centre consiste, comme son nom l’indique, à soutenir l’innovation et le transfert technologique: «Dans notre région, plus de 40 % des instal lotions sont de type industriel; il est donc importani de favoriser les in novations et de stimuler la transformation de la ressource», explique la directrice générale.Suzette DeRo-me.Pour maximiser ses efforts, le CETTA s’est installé à proximité du Centre de formation en acéri-culture de Pohénégamook.Ces liens étroits entre les dif férents acteurs du milieu rendant l’industrie acéricole québécoise très efficace: «Il n'y a pas beaucoup de productions agricoles qui ont connu un développement aussi rapide que l’acériculture au cours des 20 dernières années.Nous avons maintenant des règlements pour le contrôle de la qualité, des surplus d'inventaires et de la mise en marché des produits», tennine Pierre lemieux.Il importe maintenant de trouver de nouveaux adeptes désirant se sucrer le bec afin de poursuivre sur cette cadence.Autrement l’industrie acéricole québécoise redeviendra artisanale.Une situation qui ne plairait pas à tout le monde, mais en réjouirait certains.PUBLI-REPORTAGE Le président de Gryd Inc.raconte comment il a mis fin à 35 années de misère Je maîtrise enfin mes allergies Raymond «Les allergies, ce n’est vraiment pas drôle! Ça commence à se manifester au printemps avec l’avènement du pollen dans l’air et ça dure deux interminables semaines.Puis, après un répit, ça reprend de plus bel en août avec l’herbe à poux qui nous affecte jusqu’aux premières gelées.» «On éternue, le nez ne cesse de couler, les sinus se bloquent et les yeux piquent.Et, il nous arrive même de faire un peu de température la nuit, ce qui gêne considérablement le sommeil.C’est l’enfer», relate Raymond Dicaire, président de Gryd Inc.«J’ai vécu cette misère pendant plus de 35 ans, dit-il.J’ai eu beau essayer de contrôler mes crises avec des antihistaminiques mais, très souvent, ça m’indisposait sévèrement.Je " me suis même soumis sans succès aux tests de sensibilisation dans le but de me désensibiliser aux allergènes.Dans les pires moments et en dernier recours, j’ai même été contraint de recourir à la cortisone.» La magie du krill entier «Lorsque j’ai commencé à consommer le krill entier, souligne Raymond Dicaire, je ne m'attendais à pouvoir contrer à ce point mes allergies.Je le prenais surtout pour maintenir une meilleure santé.«Dès le début, le krill entier m’a aidé à digérer et à régulariser le fonctionnement de mes intestins.Puis, j’ai eu des résultats bénéfiques sur mes inflammations articulaires et ma peau.Ce n’est qu’un an plus tard que j'ai constaté des changements concluants sur mes allergies.« Cela n’est pas arrivé du jour au lendemain, dit-il.Au début, le nombre de crises d’allergies annuelles a diminué progressivement jusqu’à une ou deux fois.Mais, depuis deux ans, je n’ai aucune crise d’allergie et mes sinus sont toujours débloqués.En temps opportuns «Je procède d’une manière qui fonctionne à merveille.Par exemple, je consomme du krill entier tous les jours et, un mois avant l’arrivée de la période des allergies, j’augmente con- sidérablement ma quantité recommandée de krill entier afin de mieux équilibrer mon système immunitaire.La méthode que j’utilise s'avère aussi efficace chez ma fille et chez des gens de mon entourage.«Mon expérience m’incite également à recommander l’utilisation d’un purificateur d’air dans la maison et de fermer les fenêtres pendant les périodes où le pollen est abondant.«Krilex est actuellement sur le marché le seul krill entier non dénaturé pouvant aider à équilibrer et à normaliser votre système immunitaire sans danger pour faire face a une grande panoplie de problèmes de santé.«Le krill entier de Krilex est un aliment naturel complet aux propriétés nutraceutiques impressionnantes et incomparables.Lorsque arrive la saison des allergies, dit-il, mes pensées se portent vers ceux et celles qui pourraient profiter d’une meilleure qualité de vie.» Raymond Dicaire a trouvé dans la consommation du krill entier de Krilex la formule magique pour vaincre ses propres allergies.«La nature travaille lentement, mais combien efficacement!» Dr Michel Bégin «Très souvent, confie le docteur Michel Bégin, microbiologiste et virologiste, le système immunitaire est trop actif dans les cas d’allergies.» «Le krill entier étant un aliment complet, riche en gras oméga-3 EPA et DHA, en enzymes digestives actives et autres substances régulatrices du système immunitaire, dit-il, il possède tous les ingrédients nécessaires pour équilibrer et Dr.Michel E.Bégin, microbiologiste, virologiste et spécialiste du métabolisme des acides gras essentiels normaliser les réactions immunologiques, «Et ce n’est pas en un tournemain que l’on peut équilibrer et normaliser les réactions immunologiques en excès.Le système immunitaire, précise-t-il, est une organisation complexe dont les cellules sont réparties dans tout l’organisme, mais surtout dans la peau, le sang et la lymphe.Aussi, il ne faudrait pas s’attendre à des résultats concluants avant un an ou deux, compte tenu que la nature travaille lentement, tout en agissant très efficacement en profondeur.» Directeur scientifique de Krilex, le docteur Bégin oeuvre en laboratoire depuis plus de 25 ans.La puissance curative de l’océan Krilex Un super aliment marin aux propriétés nutritives et nutraceutique exceptionnelles.INCOMPARABLE! Informations sans frais : 1 888 733-9119 • www.krilex.com «En moins d’une décennie, explique-t-il, nous sommes parvenus à développer une méthode de transformation du krill entier destiné à la consommation humaine, de telle sorte que le produit final conserve toutes les propriétés extraordinaires du krill fraîchement pêché de la mer.Les nutriments sont concentrés et non dénaturés.Ainsi, tous les avantages à retirer des ingrédients naturels actifs sont alors optimisés.» Selon le docteur Michel Bégin, le krill entier possède tous les ingrédients nécessaires pour équilibrer et normaliser les réactions immunologiques.Seul Krilex est du Krill entier pur à 100% Krilex a des effets bénéfiques sur tout l’organisme.Krilex junior «Pour des enfants en santé» Dam ks magasins de produits naturels, les Jean-Marc Brunet «Le Naturiste» et phirieun pharmacies LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 MARS 2005 D 4 AGROALIMENTAIRE Expo Manger Santé Quand la santé a bon goût Un salon dédié à Valimentation biologique, à l'écologie et à la santé globale Aliments certifiés biologiques, sans gras, sans OGM, produits du terroir, écologiques ou thérapeutiques, ce n’est qu’un aperçu de ce que le visiteur pourra découvrir ou redécouvrir, par le biais de dégustations, démonstrations culinaires et kiosques d’information, lors de la 8* édition de l’Expo Manger Santé, les 19 et 20 mars au Palais des congrès.LAURENCE CLAVEL A vec l’Expo Manger Santé, "r\notre but est d'essayer de rassembler le même jour, dans le i! même lieu, les meilleures ressources* en ce qui a trait à l’alimen-lation naturelle, explique Renée {Prappier, organisatrice de cet évé-j -ttement, qui a attiré 8500 visiteurs î l’an dernier.{’ Au moyen d’un salon annuel, • l’association Manger Santé Bio, présidée par Mme Frappier, tente d offrir aux visiteurs un choix d’ali-ï riaents et de techniques qui leur •permettront d’être en santé, de j renforcer leur système immunitai-J re et de combattre le stress.«Nous Iî foisons de la prévention, poursuit Renée Frappier.Il est important ‘¦que les gens sachent ce qui est bon piir le plan nutritif.Et le fait de sa-SMar qu’un aliment non seulement ! uf»?nourrit et me donne de l’énergie, • e/kais aussi me protège contre les l'ytraladies dégénératives, c’estga-; gfiant, ça! Et en plus c’est bon!» Bon goût ~ ; «Pendant longtemps, dans l'es-; prit des gens, “manger santé” égalait moins de plaisir, alors que c'est .tellement le contraire!», croit celle ï qui œuvre dans le domaine de » l’alimentation naturelle depuis * plus de 20 ans.: ; Auteure de plusieurs livres sur : le sujet, Mme Frappier croit que - les gens s’intéressent de plus en : plus à leur alimentation et apprécient désormais les saveurs et la variété qu’offrent les produits naturels.«Je crois que les gens commencent à foire le lien entre le plaisir et la santé», dit-elle.Grâce à des kiosques d’information, mais surtout grâce aux dégustations, l’Expo Manger Santé tente de changer le rapport que certaines personnes ont encore avec la nourriture.Plutôt que de \
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