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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-03-26, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE SAMEDI 26 ET DIMANCHE NI A R S 2 0 0 5 LE DEVOIR T Recherche et sciences appliquées FEMMES ET SCIENCES Une baisse significative des inscriptions Page3 ÉTUDIANTS- CHERCHEURS Avoir 30 ans, être parent et fréquenter l’université PageS Au cœur e la ju JACQUES NADEAU LE DEVOIR Shino Tze Chiech et Jonathan Vaucher, assistant de recherche et étudiant à la maitrise.Le propre des idées reçues consiste à être «reçu», comme témoignant d’un état de fait où universellement il y a consensus entre toutes les parties impliquées dans l’observation d’un domaine donné.Sommes-nous en recherche, à l’intérieur du secteur universitaire, que tous s’entendent pour dire qu’il vaut mieux être un chercheur en sciences appliquées qu’un explorateur en sciences humaines qui se donnerait le mandat d’explorer le fonctionnement des sociétés et de comprendre les valeurs qui les animent Et pourtant.Parlerions-nous de 11REQ qu'un dur constat s’impose: «Æ a perdu 30 % de ses effectifs et 30 % de ses activités, à toutes fins pratiques.Donc, il ne peut plus jouer le même rôle qu’en 1969.» LTREQ, faut-il le rappeler, c’est l’Institut de recherche en électricité du Québec, un des premiers pôles de développement en recherche que l’État québécois s’était donné au moment où naissait le Québec actuel.Aujourd’hui, comme le rappeDe un de ses chercheurs-pionniers, Gaëtan Lafrance, «les vieux chercheurs ne sont pas remplacés lorsqu’ils partent.Et moi, j’en suis un exemple flagrant: je pars cet été et je ne serai pas remplacé.Je trouve cela très préoccupant dans le sens où une des grandes problématiques mondiales du XXF siècle sera le passage au quatrième âge de l’énergie Même s'il s’agit là d'une préoccupation propre à notre époque, les décideurs ne vont pas dans ce sens-là.» Comment cela se fait-il?Car 1TREQ, c’est une grande institution québécoise.Dans le cadre de cette structure, dans un édifice sis sur la rive sud de Montréal, a été mis au point le moteur-roue, une technologie qui intéresse maintenant une société automobile japonaise, comme ont été aussi menées les premières recherches de pointe sur la production d’électricité par éolienne.Nouveau monde En sciences appliquées, les règles actuelles du jeu ont transformé le modus operandi.Ainsi, s’il semble y avoir ralentissement dans un lieu, cela ne veut pas dire que la recherche dans un secteur s’interrompt L’éolienne, que ce soit pour son développement sa conception ou sa fabrication, intéresse tout le monde.Ainsi l’École polytechnique inaugure cette année une chaire de recherche et ouvre ses laboratoires à ce domaine.Elle n’est pas la seule institution universitaire à le faire: allez à McGill, à Sherbrooke, à Laval, pour ne nommer que celles-là, et vous découvrirez que les projets abondent et que des recherches concrètes s’ensuivent En fait être aujourd’hui un professeur universitai- re, c’est être un petit entrepreneur dont les activités majeures consistent d’abord en la recherche de financement, la gestion d’équipes d’étudiants-chercheurs et l’entretien d’énormes réseaux scientifiques afin d’être au fait des découvertes et des divers programmes de subventions, qu’ils soient gouvernementaux ou privés.Le travail en laboratoire ou en atelier vient seulement par la suite.Ce monde en est un de compétition où l’infrastructure de production compte pour autant, sinon plus, que la validité des intuitions initiales.La recherche contemporaine a ainsi pour modèles Edison, Oppenheimer ou Nobel.Un personnage comme Albert Einstein y fait ainsi figure de rêveur, de •'poète» de la science.Partenariats Ainsi, il ne faut pas se surprendre si, dans cette course aux dollars, les universités en arrivent à mettre sur pied des équipes de spécialistes dont le travail consiste à attirer les entreprises en leur donnant accès à des locaux équipés avec des technologies de pointe et où, en collaboration, universitaires et entrepreneurs travailleront de concert Polytechnique, qvec Polynov, illustre bien cette tendance.Ailleurs, l’École de technologie supé- rieure, avec le Centre d’expérimentation et de transfert technologique, le CLT) , opère à l’intérieur d’un mandat qui tient compte des besoins actuels définis par 4a réalité économique de la grande région de Montréal».En sciences, au niveau planétaire, la démesure est la norme.Parlez-vous de revues scientifiques que vous devez en parcourir près de 25 000 sur une base régulière, et ce, pour être seulement au courant des dernières découvertes, des dernières applications.ÈtesArous spécialiste d’un secteur de pointe, les mathématiques par exemple, que dans votre domaine vous serez souvent seulement trois ou quatre à pouvoir partager à un même niveau les connaissances (et encore là, à condition de consacrer une demi-année à tenter de comprendre les avancées opérées par un de vos confrères).Ajoutez à cela les conditions économiques actuelles, où la compétition et la recherche de profit sont devenues choses banales, et un constat s’impose: la recherche est une jungle.Toutefois, ceux qui s’y aventurent découvrent rapidement que, si les embûches y sont réelles, les avantages retirés d’une exploration du domaine le sont tout autant Par les dé couvertes effectuées comme par les conditions financières et techniques qui les permettent Normand Thériault La recherche a pour modèles Edison, Oppenheimer ou Nobel SANTÉ ÉLECTRICITÉ NEUROSCIENCE INDUSTRIE Montréal GAME UQAM ETS Page 2 Page 4 Page 5 Polytechnique GÉNIE GÉNOMIQUE PREMIER CYCLE Page 6 McGill Ottawa Bishop Page 7 Page 9 Sainte-Anne Page 10 LE i> E V 0 I R .LE SAMEDI 26 ET DIMANCHE M A R 2 0 0 5 G 2 RECHERCHE UNIVERSITAIRE Chaire Michal et Renata Hornstein Les robots du cœur La technologie chirurgicale connaît une explosion en cardiologie Les pathologies cardiovasculaires fauchent toujours de nombreuses vies, à un point tel que celles-ci demeurent la première cause de mortalité au Canada.L’Institut de cardiologie de Montréal (ICM), qui est affilié à PUniversité de Montréal (UdeM), lançait récemment la Chaire Michal et Renata Hornstein en chirurgie cardiaque destinée À renverser cette tendance par le recours à des techniques d’avant-garde dans cet- SOURCE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le docteur Michel Pellerin dans la salle d’opération.te discipline médicale.KÉGINALD HARVEY Le docteur Michel Pellerin est chef du département de chirurgie à l’Institut de cardiologie de Montréal et U est devenu le titulaire de la Chaire Michal et Renata Hornstein en chirurgie cardiaque: ‘C’est la mise en place d’un programme de chirurgie “minimalement" invasive qui consiste à effectuer des interventions par assistance endoscopique au moyen de petites incisions.» Il en dégage un avantage primordial en chirurgie vasculaire: •On peut obtenir la même vision avec des caméras qui sont insérées à travers de petites incisions au niveau du thorax; celles-ci nous servent à visualiser très bien les structures valvulaires et particulièrement la valve mitrale, qui est celle la plus ciblée par une telle approche.» Des études se sont déroulées à travers le monde entier pour déterminer la fiabilité de ce système.UICM s’est montrée prudente et a attendu que les preuves existent avant d’adopter cette méthode pour éviter notamment de se livrer à de mauvais investissements: «On est à l’affût de tout ce qui est intéressant et on se promène partout pour voir ce qu»ü existe de mieux.» Un de ses diplômés suit actuellement une formation dans un des meilleurs centres internationaux situé en Belgique.Il sera en mesure de ramener une précieuse expertise à Montréal et de la transmettre à ses collègues: «.4 titre de chef de département, mon intérêt en chirurgie valvulaire date de plusieurs années; c’est pourquoi on a envoyé cette personne en formation, et mon rôle, c’est de préparer son retour en assurant la mise sur pied graduelle de la structure qui permettra de réaliser ce type d’interventions.» UICM recourt à des techniques d’utilisation de la chirurgie par approche «minimalement» invasive au moyen de l’instrumentation dont il dispose déjà: «Ow pratique des incisions sternales de petites dimensions, qui sont de l’ordre de sept à huit centimètres et qui nous offrent actuellement la possibilité d'obtenir d’excellents résultats.» Au cœur de la vie.Le docteur Christian Barnard réalisait en 1967 la première greffe de cœur chez l’homme; depuis, le nombre de celles-ci dépasse les 50 000 à l’échelle mondiale.A partir de ce qui fut salué comme un exploit scientifique, le cœur semble placé à l’avant-plan au chapitre des progrès ou des prouesses de la chirurgie.Pourquoi cet organe plutôt u’un autre?Le chirurgien pose ’abord cette observation: •Celui-ci impressionne beaucoup dans le domaine scientifique et sur le plan de la vie en général; le cœur, c'est la source de cette dernière! Toute avancée technique en la matière est très vite médiatisée.» Le programme des greffes du cœur a été plus ou moins abandonné jusque dans les années 1980 en raison de l’inexistence de soutien ou d'immunosuppresseur.La recherche a fait un bond en avant avec la découverte de la ci-closporine, un médicament utilisé lors des transplantations pour ré- duire significativement les phénomènes de rejet ‘Cette médication contrôle les réactions de l’hôte par rapport à un organe étranger.Cette forme de traitement a pris un envol majeur et maintenant, c’est ce qui est à la base de l’immunosuppression dans une très grande proportion des greffes d'organe.» Avenir et partage des ressources Michel Pellerin considère que la technologie chirurgicale explose à l’heure actuelle.La robotique fait son apparition mais c’est l'aspect «minimalement» invasif qui prend le phis d'espace: •Ilya beaucoup de travaux et d’études en cours sur l’efficacité de la robotique parce que le résultat même de cette dernière consiste à effectuer des interventions intrathoraciques par de très petites incisions.La chirurgie d’ordre “minimalement" invasif est «« quelque sorte le précurseur de cette robotique, en ce sens que les incisions sont pratiquement analogues et que les bénéfices sont à toutes fins utiles du même niveau.» H fournit cette précision sur la robotique du futur ‘Les robots utilisés présentement ne seront probablement pas les mêmes qui serviront au cours des prochaines décennies.C’est un peu comme un “pacemaker".Auparavant, c’était gros comme l’écran d’un ordinateur et maintenant, c’est de la taille d’une pièce d’un dollar, ce qui a changé toute la perspective.» L’Institut reporte à plus tard les investissements dans la robotique: «La chaire fonctionne dans le long terme et on veut être certain que le robot qu’on achètera sera le bon, parce qu’il s’agit aussi de montants très importants.» Ce sur quoi il fait observer que l’ICM et l’hôpital du Sacré-Cœur travaillent en étroite collaboration.Or ce centre hospitalier, spécialisé dans la traumatologie, possède un robot qui pourra servir au développement dans les deux établissements: «Nous formons un groupe unique en chirurgie cardiaque parce qu’il y a des collègues qui parta- gent leur temps entre les deux institutions ]e pense que la façon de rentabiliser les investissements en santé, c'est de regarder où est située la technologie et de Tutiliser en commun.Depuis dix ans, on forme une association de chirurgiens qui fonctionnent de manière intégrée.Dans une perspective universitaire, on met tous nos revenus ensemble et on les divise de façon égale entre les deux hôpitaux.» Les équipes de chirurgie cardiaque font partie de la même structure administrative et collaborent toutes deux aux travaux de la chaire Hornstein, qui loge dans les locaux de l’Institut Un «cœur de Berlin» pour un jeune patient de sept ans En novembre dernier, un tandem, formé du Dr Pellerin et de sa collègue, la chirurgienne Nancy Poirier, réussissait l’installation d’une assistance ventriculaire mécanique, connue sous le nom de «cœur de Berlin», chez un jeune patient âgé de sept ans.Environ un mois et demi plus tard, ce garçon recevait avec succès un nouveau cœur lors d’une intervention supervisée par le Dr Poirier, qui est directrice du programme de greffe cardiaque au CHU Sainte-Justine.Le spécialiste laisse voir encore une forme de complémentarité nécessaire dans un tel cas: «Je fais de la chirurgie cardiaque adulte et de l'assistance ventriculaire, et le D'Poirier, qui fait partie de mon équipe, a des activités de chirurgie cardiaque à Sainte-Justine tout en coopérant avec nous du côté des adultes.Il faut penser que ces enfants-là grandissent et qu'ils ont besoin, dans une bonne proportion des cas, d’interventions de reconstruction nécessitant des corrections à Tâge adulte.» D relève ce fait «Les cardiopathies congénitales de l’enfant, qui sont transférées à la période adulte, sont en croissance exponentielle parce que ces gens-là nécessitent une correction de leur pathologie à long terme.» Quant à ce que l’avenir réserve à un enfant qui a subi une transplantation, le cardiologue apporte ces observations: •!! faut penser que c’est une chirurgie relativement rare chez les enfants et qu'ils sont suivis de façon extrêmement serrée parles équipes médicales.Au sujet de tout leur devenir, de nombreuses études ont été réalisées.Il est certain que ce n ’est pas une existence normale et qu’une transplantation change un mode de vie au complet.» D n’en demeure pas moins que l’espérance de vie s'avère intéressante.Encore plus loin.Invité à dépasser les stades du «minimalement» invasif et de la robotique pour déterminer les prochaines étapes à franchir dans l'évolution de la chirurgie, Michel Pellerin se prononce: •Cest probablement de s'intéresser au génie tissulaire.C’est la discipline scientifique qui va se diriger vers la création de tissus artificiels, c’est-à-dire de muscles à partir des tissus d’un patient.» Il plonge dans le futur à l’aide de cet exemple: «Si on est capable de créer, à partir des cellules propres d'un individu, une nouvelle valve qui sera totalement analogue à ses propres tissus, il faut penser qu’il n’y aura pas die rejet à ce moment-là et que celle-ci sera totalement intégrée à son corps; il ne sera plus nécessaire de recourir à l'immunosuppression pour maintenir son niveau de système immunitaire dans un état adéquat.» D’importants travaux sont conduits dans cette direction: «En cas d’infarctus du myocarde, il y a une partie du cœur qui meurt à cause de l’arrêt de vascularisation d’une zone cardiaque.Une cicatrice s’installe et, nous, on veut assurer que cette portion du cœur soit régénérée.U y a beaucoup de travaux en thérapie ou en génie cellulaire, à savoir dans la discipline qui s’intéresse à transposer des cellules vivantes avec un potentiel de vie dans ces zones de cicatrice pour apporter du nouveau muscle.C’est un champ d’avenir très important qui est à nos portes.» LA RECHERCHE À L’UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE L'audace porte fruit ?Plus de 110 millions $ en revenus de recherche, dont 15 millions $ en contrats et partenariats de recherche avec des entreprises en 2004-2005 a 42 chaires de recherche d 45 équipes et centres reconnus par leurs pairs pour l'excellence de leur recherche dans des domaines de pointe, dont : nanotechnologies, inflammation, organisation du travail, supra-conductivité, télédétection, génie parasismique, intervention éducative, pharmaceutique, génie de l'information, gériatrie, domotique a 22 entreprises dérivées créées depuis 1984, dont : Télogène (biotechnologies), Quantiscript (micro-électronique), Kemestrie (chimie environnementale) a L'université canadienne ayant les redevances les plus élevées au pays : 11,1 millions $ en 2003-2004 ?Un régime d’études en partenariat pour une maîtrise ou un doctorat en milieu de travail n Plus d'une centaine d'accords de coopération internationale avec 32 pays 27 programmes de doctorat et 36 programmes de maîtrise de type «recherche» ?Plus de 2500 personnes travaillant en appui aux activités de recherche d Une politique avant-gardiste pour protéger la propriété intellectuelle £ I L'audace porte fruit UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE www.USherbrooke.ca/recherche Félicitations à Kenneth Dean et Cliff Burgess.Ces deux professeurs de l'Université McGill sont récipiendaires de bourses de recherche Killam 2005.Pour le professeur d’études est-asiatiques Kenneth Dean, tout est une histoire d’eau.Les recherches du Pr Dean portent sur la relation entre les systèmes d'irrigation et les réseaux socioreligieux.Ses travaux sont axés sur la façon dont les individus se regroupent en fonction des divisions physiques attribuables à ces systèmes.Le physicien Cliff Burgess estime que tout est possible.Pour définir l'univers, le Pr Burgess fait appel à un concept de physique révolutionnaire appelé la théorie des cordes.Selon cette théorie, toute matière est composée de cordes subatomiques vibratoires contenues dans un espace décadimensionnel.Les bourses de recherche Killam du Conseil des Arts du Canada appuient des chercheurs remarquables qui poursuivent des travaux de grande envergure, d'intérêt général et d'une valeur exceptionnelle.Seules sept bourses de recherche Killam ont été décernées au Canada en 2005.v\ Chef de file en recherche universitaire au Québec ^ McGill www.mcgill.ca LE DEVOIR LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE MARS 20 0 (î 3, RECHERCHE UNIVERSITAIRE Femmes et sciences Les inscriptions dans les programmes de sciences pures connaissent une baisse significative En santé, sciences infirmières et pharmacie, on assiste à «une hausse exponentielle du nombre de femmes inscrites» Elles ont beau représenter la majorité de la clientèle étudiante universitaire, les femmes continuent d’être sous-représentées dans le domaine des sciences et du génie.En fait, de 1999 à 2003, la Chaire de recherche CRSNG/Alcan pour les femmes en sciences et génie de l’université Laval a même noté un recul des inscriptions féminines dans ces champs d’étude scientifiques.Une tendance généralisée dans toute l’Amérique du Nord et à laquelle il importe de prêter une attention toute particulière, selon Claire Deschênes, professeu-re au département de génie et titulaire de la chaire.Quand les campagnes de promotion ne suffisent plus.¦ FRÉDÉRIC DE IA MURE / M A E.«Nous souffrons malheureusement, en sciences appliquées particulièrement, d’un manque cruel de modèles féminins.Il faut remédier à cela, c’est la clé.» GUYLAI N E BOUCHER Que ce soit par le biais de concours servant à mettre en valeur les métiers non traditionnels, de campagnes publicitaires ou d’information, le ministère de l’Education du Québec a consacré beaucoup d’énergie au cours des dernières années à la promotion des carrières en sciences et génie pour les filles.Sur le terrain, les résultats obtenus laissent pourtant à désirer.De fait, si le nombre de femmes est supérieur (58,5 %) au nombre d’hommes dans l’ensemble des secteurs de formation universitaire, on ne peut pas en dire autant du grand secteur des sciences et génie.Selon une étude réalisée par la Chaire CRSNG/Alcan pour les femmes en sciences et génie, entre 1999 et 2003, le nombre de femmes inscrites dans des programmes de sciences pures de niveau universitaire a même connu une baisse significative.«Jusqu’en 2000, explique Claire Deschênes, nous avions des hausses importantes du nombre de femmes inscrites en sciences puis, soudainement, les choses ont changé.» De nombreux secteurs touchés De façon plus précise, le secteur des sciences pures, qui englobe notamment la biochimie et la biologie, a enregistré une baisse générale de l’ordre de 5,1 %.Ce sont les formations en physique et en actuariat qui ont été les plus touchées, le premier domaine essuyant un recul des inscriptions féminines de 7 % et le second, de 8 %.Dans le secteur des sciences appliquées, certains programmes ont aussi été privés d’une large part de leur clientèle habituelle.C’est le cas en informatique, où l’on a vu le nombre d’inscriptions baisser de 50 %.Les formations liées au génie électrique, au génie agricole, mécanique, des métaux et matériaux ainsi qu’au génie forestier ont également été affectées, certaines perdant même jusqu’à 13 % de leur clientèle.Raison de ces dégelées?Difficile à dire, selon Claire Deschênes.«Nous ne savons pas exactement pourquoi les choses ont brusquement changé.Ce qui est certain, par contre, c’est qu’au même moment, les formations liées aux sciences de la santé, comme les sciences infirmières et la pharmacie, par exemple, connaissaient une hausse exponentielle du nombre de femmes inscrites.La promotion faite quant aux excellentes possibilités d'emploi dans ces domaines a pu influencer la décision des étudiantes; tout comme le facteur historique voulant que les femmes soient naturellement attirées vers les secteurs des soins et moins vers les sciences pures ou appliquées.Nous ne sommes pas les seuls à faire ce constat.La situation est plus ou moins la même à l’échelle de l'Amérique du Nord.» Manque de modèles Pour faire changer ces réflexes bien ancrés et séculaires, la chaire de l’université Laval a choisi de s’adresser le plus tôt possible aux jeunes femmes.«Des études ont démontré que les jeunes filles perdent leur intérêt pour les sciences vers 14 ou 15 ans.Nous avons donc tout mis en œuvre pour les joindre là où elles sont, dans leurs classes, à l’école, avant qu elles ne décident ce qu'elles veulent faire de leur vie professionnelle», explique Claire Deschênes.La mise en ligne et à jour d’un site Internet faisant le pont avec les programmes de sciences physiques et de physique offerts dans les écoles secondaires ligure au nombre des initiatives mises de l’avant OPUS, pour Outils pédagogiques utiles en sciences, s’adresse tant aux élèves qu'aux enseignants, mais dans les faits, plus de jeunes que d’enseignants le fréquentent.«Nous voulions faire le pont entre ce qui est vu à l'école et la vraie vie, précise la titulaire de la chaire.Nous avons misé sur des éléments sociologiques parce que c'est ce qui attire les filles.Nous faisons donc des liens entre ce qu'elles ont appris et la santé, les soins aux personnes ou l’environnement par exemple.Cest concret, vivant et ça stimule l'intérêt.» Plus ou moins 110 personnes visitent le site chaque jour, et la chaire évalue qu’environ 45 % des visiteurs sont québécois, dont plus de la moitié de sexe féminin.Visites d’école La campagne de développement d’intérêt a aussi pris la forme de visites dans les écoles secondaires et les collèges, une mesure en laquelle Claire Des-, chênes croit par-dessus tout «On a beau faire toutes les campagnes publicitaires au monde, rien ne peut remplacer le contact de personne à personne.Quand une fille qui travaille en science vient dans une classe parier de son cheminement, de son travail, ça ouvre des horizons Ça rend les choses plus palpables.L'impact est majeur, mais nous souffrons malheureusement.en sciences appliquées particulièrement.VRi* tycoon** sooixfî- .v làvanr»1- f.èfWeirto# ‘25004 A?FA.isooahon ¦ iè JS .vV\'.r- V.! EXPOSITION DES MEILLEURS PROJETS UNIVERSITAIRES VENDREDI 13H00 / - INQUIÉTUDES DU PUBLIC PAR RAPPORT AUX AVANCÉES SCIENTIFIQUES 17H30 / - NEUROBIOLOGIE DE LA DOULEUR: LES PERCEES RÉCENTES SAMEDI ::// 13H00 / • NOURRIR SON CERVEAU (MANGER INTELLIGEMMENT) • SÉANCt DE SIGNATURE DU UVRE * NOURRIR SON CERVEAU ¦ A - b A 14H30 A LA LIBRAIRIE RENAUD-BRAY ! 15H00 / PEMENT DURA DE L'EAU POTABLI v - * .yB> r .v 'fi TSBUTION a h n i i ET ïi\umi Ll> IM Ai niltil 2 À LA GRANDE PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS À MONTRÉAL ENTRÉE GRATUITE 1 Canada Ç c?«e ses * *“ T»» «« [ ayrill * 80 ^ 0 Norampac iwhhitT h SHERBROOKE The Csreç 1er Bure and ftrodortal noaar» U"nÆ ?McGill fM UQÀM Québec
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