Le devoir, 29 mars 2005, Page(s) complémentaire(s)
LE MONDE ACTUALITÉS r L’Eglise catholique est plongée dans le désarroi Page A 3 ?w w w .1 e d e v o i r.c o ni Droits de l’homme : Rice distribue les prix Page A 5 LE DEVOIR I $ Un séisme réveille la terreur du tsunami en Asie De l’Indonésie au Sri Lanka, de la Thaïlande à llnde, des centaines de milliers de riverains de l’océan Indien ont succombé hier à une panique monstre après un séisme d’une magnitude de 8,7 sur l'échelle de Richter survenu au large de l’Indonésie, faisant craindre une répétition du raz-de-marée du 26 décembre qui avait fait près de 300 000 morts ou disparus.L’Indonésie bien sûr, mais aussi la Thaïlande, l’Inde, le Sri Lanka, Madagascar et Maurice, ont diffusé des alertes au tsunami peu après la secousse.Sur les chaînes de télévision ou les radios, par l’intermédiaire des haut-parieurs de la police ou par des habitants téléphonant à des proches, la nouvelle du nouveau séisme s’est répandue comme une traînée de poudre.Le 26 décembre, le tremblement de terre d’une magnitude de 9 qui était également survenu au large de l’Indonésie n’avait déclenché aucune alarme.Mais la crainte d’un nouveau raz-de-marée meurtrier s’est estompée dans les heures qui ont suivi le séisme, et en fin de soirée l’hypothèse d’une catastrophe de l’ampleur de celle du 26 décembre semblait exclue.«// semble ç«’[il] n’ait pas provoqué de tsunami», a déclaré un scientifique de l’Agence indonésienne de géophysique, Prihar Yadi.«Si cela avait été le cas, le tsunami aurait déjà touché la côte de Sumatra.Et s'il n’y a pas de tsunami sur la côte la plus proche de l’épicentre du séisme, il n’y en aura pas dans _ une autre direction», a-t-il poursuivi.D’après les autorités indonésiennes, le tremblement de terre aurait tout de même fait phis de 300 victimes sur l’île de Nias, à l’ouest de Sumatra.Ce nombre pourrait atteindre 2000 selon d’autres sources.Le spectre du 26 décembre La nouvelle secousse survenue dans la nuit d’hier à aujourd’hui a réveillé le spectre du 26 décembre dans la province indonésienne d’Aceh (nord), où plus de 220 000 personnes sont mortes ou disparues le 26 décembre.A Banda Aceh, capitale de la province, le séisme a VOIR PAGE A 8: SÉISME PEDRO RUIZ LE DEVOIR Pour le porte-parole de la CASSEE, Xavier Lafrance, «le gouvernement n’a pas un chèque en blanc pour massacrer l’ensemble des programmes sociaux et le droit à l’éducation».s PWi Grève étudiante : le dialogue avec Québec reprend GUILLAUME B O U RG A U LT-CÔTÉ Après un mois de grève et plusieurs tentatives vaines pour trouver une entente permettant le retour en classe des quelque 175 000 étudiants québécois actuellement en débrayage, les représentants de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) se sont entendus hier avec le gouvernement sur un calendrier de rencontres qui se tiendront au cours des prochains jours, dans l’espoir de débloquer la situation.Exclue de ces séances, la Coalition de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) entend de son côté continuer cette semaine ses perturbations sociales et économiques pour faire plier Québec.Pourtant, après le rejet, la semaine dernière, des dernières offres et contre-offres gouvernementales et étudiantes, la perspective d’une reprise de dialogue semblait lointaine, chaque camp demeurant campé sur ses positions dans ce qui avait toutes les allures d’une guerre de tranchées.«Nous n’étions alors qu'au stade d'avoir des échanges, nuançait hier le président de la FEUQ, Pier-André Bouchard, nous sommes maintenant au stade d'avoir des rencontres.Personne ne peut prédire ce qui sortira de ces séances, mais, La CASSEE entend continuer cette semaine ses « perturbations sociales et économiques)» VOIR PAGE A 8: DIALOGUE Gérard Filion, 1909-2005 Un catalyseur de révolution québécoise JEANNE CORRIVEAU JACQUES GRENIER LE DEVOIR Gérard Filion en 1999: «Il n’y a jamais trop d’information: on choisit, on n’est pas obligés de tout gober.» Témoin du temps qui s’accélère L’ENTREVUE Le Cuba sale de Gutiérrez GUY TAILLEFER La Havane — Semaine de carnaval à La Havane.Des policiers tous les cinquante mètres le long du Malecôn, le boulevard en front de mer, pourtant désert en cette pesante fin d’après-midi.Plus tard, les Havanais iront danser en se soûlant ou tout simplement déambuler en famille avant d’aller au Ht et Juan Pedro Gutiérrez sortira pour renifler la nuit carnavalesque, de fa terrasse de son appartement au sommet d’un vieil immeuble de la rue San Lâzaro.«fl faut une image farte pour amorcer un texte, plaide gentiment l’écrivain.Je te la donne, fen fais ce que tu veux.» On monte chez lui par un étroit escalier plongé dans l’obscurité.On entre dans un appartement perché comme un nid.On redescendra phis tard comme au fond d’un puits.A gauche, la mer et le détroit de la Floride.Devant, le quartier historique rénové et les tribus de touristes.Loin derrière, l’édifice de la Section des intérêts américain^ et les quartiers phis aisés du Vedado et de Miramar.A droite, le quartier noir et avachi de Centro Habana, la matière première du «réalisme sale» appliqué à ses romans par Gutiérrez, devenu ces VOIR PAGE A 8: GUTIÉRREZ TlXi* SOURCE MARIANNE GREBER L’ancien journaliste Juan Pedro Gutiérrez produit des romans d’un trash explicite, sans se faire embêter par le régime castnste.INDEX Annonces A4 Idées A7 Oo ss Avis publics.B 5 Météo B 5 Culture R 8 Mnrute A S Décès A4 Mots croisés.B 5 O'- '~£jBBSBSeSSSS5 Éditorial A 6 Télévision B 7 0» * L* ex-directeur du Devoir et adversaire ' acharné du régime de Maurice Duplessis, Gérard Filion, s’est éteint samedi matin à l’âge de 95 ans.Sous sa gouverne, Le Devoir avait retrouvé tout le lustre du journal de combat qu’avait fondé Henri Bourassa, et son règne de 16 ans, marqué par de nombreux coups d’éclat a contribué à ouvrir la voie à la Révolution tranquille.«Moi, directeur du Devoir?Es-tu sérieux?» C’est ainsi que Gérard Filion réagit lorsque, en 1945, Jacques Perrault l’invite à prendre la relève de Georges Pelletier à la direction du Devoir, comme il le çelate dans ses mémoires publiés en 1989 aux Editions du Boréal.M.Filion hésite: Le Devoir est en situation financière précaire, le lectorat est vieillissant et plusieurs bons journalistes ont quitté le navire.Bref la fonction qu’on lui propose ne s’annonce pas de tout repos.Il refuse.Mais lorsque Jacques Perrault revient à la charge l’année suivante, il finit par accepter, et son arrivée à la barre du Devoir, en avril 1947, marque le début d’une nouvelle ère pour le quotidien de la rue Notre-Dame.Le nouveau directeur entreprend de faire le ménage dans les finances du journal dont le tirage périclite.E rajeunit la salle de rédaction, dote l’institution d’équipements plus performants, recrute André Laurendeau et, surtout, il fait clairement état de ses postions sur diverses questions d'actualité dans une série d’articles baptisés Positions.Lutte contre le duplessisme Avec Gérard Filion à la barre, Le Devoir mène une hitte acharnée contre le duplessisme et, à maintes reprises, se range du côté des travailleurs dans plusieurs conflits notamment lors de la grève de l’amiante en 1949.Les éditoriaux assassins à l’endroit de Maurice Duplessis que signe Gérard Filion à cette époque de grande noirceur ne manquent pas d’alimenter la colère du premier ministre qui cesse d’inviter les journalistes du Devoir à ses conférences de presse.VOIR PAGE A 8: FILION À lire également ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux en page A 6 ¦ Le Devoir sous Gérard Filion en page A 7 Nous reproduisons aujourd’hui, à l’occasion de la mort de Gérard Filion, une entrevue accordée à notre journaliste Jean Dion qui avait été publiée en janvier 2000 dans un cahier spécial sur le 90' anniversaire du Devoir.JEAN DION Quand il raconte l’anecdote, phis de quarante ans après le fait, Gérard Filion rit encore.Aux larmes, littéra lement, si bien qu’il doit retirer ses lunettes et sortir son mouchoir.Nous sommes au milieu des années 1950.Maurice Duplessis règne en maitre absolu sur le Québec plongé dans l’obscurité opaque.Le Parti libéral provincial est complètement désorganisé.Des groupes ont bien commencé de se former, autour de Refus global, de Cité libre et de la faculté des sciences sociales de l’Université Laval du père Georges-Henri Lévesque, pour prôner une phi s grande ouverture, mais c’est Le Devoir, critique impénitent débusquant les scandales, qui exerce en réalité le rôle d’opposition officielle.Le Devoir est une telle épine au pied de Duplessis que celui-ci ne rate jamais une occasion de déclarer qu’il le déteste et qu’il souhaite sa mort dans d’atroces souffrances.Cela crée de sérieux problèmes: à un moment donné, le directeur Filion n’arrive plus à trouver dans son personnel un volontaire pour couvrir la politique à Québec, le travail y étant trop désagréable dans les circonstances.Un jour, M.Filion envoie l’un de ses jeunes journalistes, Marcel Thivierge, assister à la conférence de presse hebdomadaire du premier ministre.D hii conseille de se faire discret, de s’asseoir dans le fond de la salle et de se contenter de prendre des notes.Lorsque Maurice Duplessis entre dans la salle, il aperçoit rapidement ce visage inconnu et demande au nouveau venu de se présenter.Marcel Thivierge obtempère.«Quel journal?», demande Duplessis.«Le Devoir», répond le journaliste.«Le Devoir?C'est pas Thivierge, c'est ti-crisse! Dehors!» Quand l’épisode sera raconté à Gérard Filion, il aura une réaction spontanée.«J'ai éclaté de rire.Que vouliez-vous que je fasse d'autre?» Ce ne sera d’ailleurs pas la seule fois qu’uh envoyé VOIR PAGE A 8: TÉMOIN 5 a v » ? ?CULTURE* Traitement de cheval à la BBC ARMELLE THORAVAL P eut-être une grève?» suggère timidement un '' A membre londonien des équipes de la BBC, sur le site du Bectu, l’un des syndicats qui se bagarre contre les coupes annoncées par Mark Thompson, le directeur général du mastodonte public de la radio et télévision britannique.Le programme de redressement de la «Beeb», concocté par Thompson est un traitement de cheval.Avant Noël, il avait annoncé une redistribution des troupes et de certains programmes, afin notamment de sortir du «Londoncentrisme».Il y a quinze jours, un plan de réduction des effectifs des services administratifs (ressources humaines et finances) a été annoncé: 1780 postes seront supprimés d’ici à 2008.IjC lundi 20 mars, dernière salve, la direction générale de la BBC dévoilait 2050 nouvelles suppressions de postes, qui touchent cette fois les programmes d’information et concernent notamment 420 postes au sein de BBC News et 735 emplois dans les régions.Dans le système audiovisuel français, une annonce similaire aurait entraîné des débrayages fulgurants.Hier, les trois principaux syndicats concernés, le NUJ pour les journalistes, le Bectu pour la production et les unités de programmes, et Amicus pour la partie administrative tentaient d’élaborer une stratégie pour faire face à ces coupes.Luke Crawley, l’un des syndicalistes de Bectu, estime qu'avec ces dernières annonces, il s'agit -du pire jour dans l'histoire de la BBC».Il met aussi en doute la capacité de la BBC de remplir tous les objectifs assignés par Thompson sur la fourniture •de nouveaux services après avoir viré autant de personnel».Mark Thompson n’a pas emballé son plan de mots doux.•Nous allons traverser la période la plus dure dont on puisse se souvenir», a-t-il expliqué, en avouant que ce serait un processus -difficile et douloureux».L’objectif des coupes est de parvenir à des économies de l’ordre de 355 millions de livres (environ 808 mil- lions SCAN) d’ici à 2008.Et d’investir davantage dans de nouveaux programmes.Ce grand chambardement social — il faut ajouter la cession au privé de deux unités qui emploient environ 1000 personnes chacune — s’insère dans un mouvement plus large.livre vert Le gouvernement a publié, début mars, un livre vert sur le futur de la Beeb, et a tracé les grandes lignes des dix années à venir.La Charte royale pour l’audiovisuel public — garantie d’indépendance — doit être reconduite pour dix ans, de la fin 2006 à 2016.Et le principe du financement par la redevance (121 livres, soit 275 SCAN) par an payée par le téléspectateur est maintenu, alors que la BBC avait dû faire face ces derniers mois à la mise en cause de son financement Mais ce livre vert propose aussi de chambouler le système de management de la Beeb et de supprimer l’historique conseil des douze gouverneurs, nommés par la reine et de le remplacer par une double structure, un conseil exécutif chargé de gérer au quotidien les chaînes et radios, et un BBC Trust qui serait davantage comptable de ses missions face aux téléspectateurs payeurs de la redevance.Une réorganisation qu’il faut lire à l’aune des tumultueuses batailles entre gouvernement et BBC sur la couverture de la guerre en Irak.•Quelle sorte de BBC les Britanniques souhaitent-ils, quand il y a tant de contenus disponibles provenant d'autres sources?» s’interrogeait la ministre de la Culture, Tessa Jowell, début mars.L’offre de chaînes considérable devrait en effet encore s’étendre, avec le satellite, la ligne téléphonique et l’Internet.La BBC doit aussi se préparer au basculement complet du réseau télévisuel de l’analogique vers le numérique qui devrait avoir lieu en 2012.Les coupes dans les effectifs et la restructuration en cours s’inscrivent dans ce contexte: la Beeb a gagné le renouvellement de la charte et le maintien de la redevance, mais elle doit donner des gages.Libération The Eagles au Centre Bell Le dernier ballon de plage SYLVAIN CORMIER Le ballon de plage a surgi de nulle part, comme il en surgit de nulle part depuis trois décennies et demie dans les am-phis sportifs les soirs de show rock.Des gens se le sont renvoyés, pif madame, paf monsieur, chacun faisait semblant qu’il avait dix, vingt ans de moins, c’était toujours ça de pris, et puis le ballon a échoué entre deux sections du parterre et puis un grand tas de muscles avec un chandail estampillé •Sécurité» a confisqué le ballon de plage.Et puis ses doigts gros comme mes bras se sont refermés sur le baudruche qui s’est dégonflé.Comme s’il voulait être sûr qu’on le sache: mort, le ballon.Et mortes mes dernières illusions sur le bien-fondé d’une telle soirée.C’est dire: le spectacle, en retard pour cause d'on ne sait quoi, n'avait pas encore débuté.Pour tout dire, quand les quatre Eagles à nouveau réunis pour ce •Farewell Tour 1» — Don Henley le fendant, Glenn Frey l’amateur de sport, Joe Walsh l'ex-alcoolo et Timothy B.Schmit l’éternel chevelu — se sont amenés hier soir sur la scène du Centre Bell avec leurs huit musiciens d’appoint, leurs 120 millions d’albums vendus et leur statut d’intronisés au Rock’n’Roll Hall Of Fame, il n’y avait plus d’air que dans les poumons des 17 115 spectateurs, forcément extatiques.Quand on paie 125 $ par tête de pipe, mieux vaut rentabiliser son investissement en cris de joie et en refrains entonnés.Le public a donc dûment entonné durant cette première partie les refrains qu’il connaissait et que le groupe jouait très exactement comme le public s’en rappelait, harmonies de voix au quart de poil, solos note pour note.Au programme, tel qu’attendu et tel que convenu, le contenu des trois aT bums les plus populaires du groupe: le premier Greatest Hits (Peaceful Easy Feeling, Lyin’ Eyes, One Of These Nights, Already Gone), Hotel California (New Kid In Town, Wasted Time) et The Long Run (la chanson-titre, I Can’t Tell You Why, In The City).Plus un méga-tube en solo de Henley, The Boys Of Summer.Avec ovation à tous les coups, comme de raison: j'ai calculé, ça revenait à trois dollars l’ovation.L’avouerai-je?Ballon aplati ou pas, j’ai souri aux refrains de Peaceful Easy Feeling et Lyin’ Eyes: c'était mes Eagles country-rock des premières années.Et j’ai souri aussi quand ce bon vieux Joe Walsh a blâmé son pacemaker pour le retard.Retard qui causa mon départ hâtif, dès l’entracte.La deuxième partie, selon mon petit papier, aura réservé nombre des succès en solo de chacun, avec Hotel California en premier rappel et Desperado à la toute fin.Pas de surprjse, pas de déception non plus.A ce prix-là, pas de chance à prendre.Et surtout pas le moindre risque de recevoir un ballon de plage sur la tête.THÉÂTRE Une grande leçon.Pour changer un peu, je vous raconte une belle histoire.Avec plein d’émotion, de grincements de dents et des coups portés aussi, durs, presque fatals, même trois fois plutôt qu’une; une histoire qui, à la fin, accouche d’une solution concrète plutôt que d’une souris.C’est l’histoire de gens qui ont décidé de s’en sortir après s'être fait taper dessus sérieusement C’est celle de l’ensemble du secteur du théâtre jeunes publics réagissant de façon solidaire à la pression.Id, la pression, elle prend un autre visage que dans la confrontation opposant l’Union des artistes (UdA) et le regroupement Théâtres associés (TAD.La pression, elle vient des enseignants qui menacent de boycotter les activités culturelles des élèves des écoles publiques.En clair, de ne phis les emmener au théâtre, ou plutôt au «spectacle vivant» comme disent les cousins français en incluant tous les arts de la scène.Jusqu’id, ce n’est qu’une menace.Mais si les enseignants déddent de la mettre à exécution, ce sera déjà la quatrième fois qu’ils s’y résolvent en un peu plus de dix ans.C’est beaucoup.Et c’est dur pour les nerfs quand vous travaillez avec et pour les enfants, le plus souvent par l’entremise de l’école.Au moment du premier boycottage en 1994 — et même de celui de 1999 —, les diffuseurs de spectacles jeunes publics allaient chercher la très forte majorité de leurs auditoires dans les écoles; tout comme les compagnies et les comédiens, bien sûr.Et certains ont très mal vécu la crise, c’est le moins qu’on puisse dire.Mais cette fois
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