Le devoir, 30 mars 2005, Cahier A
NATIONS UNIES SONDAGE Les Canadiens sont favorables à des zones sans OGM Page A 3 "!£TRO ¦ispetÇ ?www.ledevoir.com Pétrole contre nourriture: Annan se sent innocenté par Volcker Page B 1 LE DEVOIR Les grands écosystèmes n’en peuvent plus L’ONUpublie un premier bilan de la biosphère LOUIS-GILLES FRANCŒUR La planète Terre a franchi le seuil de la viabilité, selon une étude lancée par l’ONU dans le cadre des activités du Millénaire, car plus de 60 % des écosystèmes dont dépend notre espèce, comme l’eau potable et les pêcheries, ainsi que les contrôles de la qualité de l’air, de l’eau, des climats régionaux et des parasites se sont détériorés au point de dépasser le seuil de la viabilité.L’étude qui sera divulguée ce matin par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), intitulée Rapport synthèse du Millénaire sur l’évaluation des écosystèmes, a été réalisée par 1300 experts de 95 pays grâce aux fonds environnementaux de l’ONU et de fondations privées notamment Elle en vient à la conclusion que la lutte contre la pauvreté, l’objectif central de la réunion politique du Millénaire, est désormais compromise par la détérioration des grands écosystèmes dont dépend la vie sur la Terre.La synthèse générale, qui sera publiée aujourd’hui à Genève et qui sera accessible sur Inter-.net (www.millenniumassessment.org), sera suivie par la publication en trois étapes de la quinzaine d’analyses sur lesquelles elle se fonde.Ce bilan de l’état de la planète est le premier produit par les services onusiens depuis le rapport de la commission Brundtland publié en 1987, lequel avait donné lieu au Sommet de Rio.Selon la synthèse produite par cette étude et les réserves faites par les chercheurs quant à la validité de leurs conclusions, 15 des 24 grands écosystèmes de la planète subissent actuellement des stress tels qu’ils sont susceptibles d’affecter sérieusement les humains.Ces changements en cours incluent l’expansion de nouvelles maladies et de parasites, des changements importants dans la disponibilité et la qualité de l’eau, la multiplication des zones côtières et marines «mortes», un déclin majeur des pêcheries et des changements importants dans les climats de différentes régions.Quatre grands constats s’imposent, selon l’étude onusienne.¦ Les humains ont modifié les écosystèmes davantage en 50 ans qu’à toute autre période de l’histoire en raison de la croissance des besoins alimentaires et des besoins en eau potable, en bois, en fibres et en combustibles.Depuis 60 ans, phis de terres et d’écosystèmes naturels ont été transformés en champs agricoles qu’au cours des XVIII' et XIX' siècle réunis.Plus de la moitié de tous les engrais azotés synthétiques produits depuis 1913 ont été épandqs dans les champs depuis 1985, soit depuis 20 ans.A cause de la destruction des habitats naturels qu’impose cette agriculture, de l’assèchement irresponsable des milieux humides et de la pollution, 12 % des oiseaux, 25 % des mammifères et au moins 32 % des amphibiens sont menacés de disparition au cours du prochain siècle, soit une multiplication par environ 1000 du rythme d’extinction historique.¦ Les gains réalisés par les humains pour satisfaire leurs besoins et trop souvent leur appétit de luxe ont été réalisés aux dépens de ressources vitales pour des millions de vivants d’aujourd’hui et ceux des prochaines générations.Quatre ressources vivantes se sont néanmoins améliorées depuis 50 ans: les récoltes, le bétail et la production aquicole ainsi que la séquestration de carbone.Mais, en contrepartie, deux grands «services naturels», soit les pêcheries et l’eau douce, ont franchi le seuil de l’exploitation insoutenable, ce qui fait que des sociétés vivent en rognant présentement le capital de la prochaine génération, comme les nappes souterraines.VOIR PAGE A 8: TERRE La lutte à la pauvreté est compromise parla détérioration des grands écosystèmes dont dépend la vie sur la Terre INDEX Annonces—B2 Avis publics.B 3 Bourse_____C4 Carrières.C5 Culture.C 8 Décès______B2 Économie___Cl Éditorial____A6 Idées________A 7 Météo________B3 Monde._.B 1 Mots croisés.B 3 Sports-B6 Télévision.C6 S/1 Commission d’enquête sur le scandale des commandites Gomery tire le rideau une ordonnance de non-publication Le juge prononce BRIAN MYLES Le grand public sera tenu dans l’ignorance des témoignages que rendront Jean Brault, Paul Coffin et Charles Guité devant la commission Gomery, afin de ne pas contaminer l’esprit des éven- tuels jurys qui présideront à leurs procès pour fraude.Le juge John Gomery a prononcé hier une ordonnance de non-publication sur le témoignage imminent des trois hommes devant la commission d’enquête sur le programme des conunandites.A la tin de leurs dépositions respectives, il entendra cependant les arguments de leurs avocats et de celui des médias pour déterminer si des parties de leurs déclarations peuvent être rendues publiques.À défaut, les explications de MM.BraulL Coffin et Guité resteront drapées dans le secret le plus complet aussi longtemps que le jury n’aura pas amorcé ses délibérations dans les procès en chambre criminelle.L’intensité de la couverture médiatique des travaux de la commission, jumelée à la proximité dans le temps des procès pour fraude, justifie l’imposition d une ordonnance de non-publication, estime le juge John Gomery.«Les rapports dont j'ai eu connaissance font état d'un degré élevé d’indignation publique à l’égard de certaines révélations faites récemment devant la commission.Mon expérience judiciaire et le bon sens me portent à croire que ces facteurs rendront Probablement plus difficile qu’auparavant la constitution de jurys impartiaux et objectifs.[.] Il ne sera peut-être pas facile aux jurés potentiels de faire la distinction entre les faits établis en preuve dans les procès criminels et les faits potentiellement préjudiciables relevés lors de leur comparution devant la commission.» VOIR PAGE A 8: GOMERY Gosselin est contredit par son ex-comptable BRIAN MYLES Gilles-André Gosselin n’était pas un surhomme travaillant dix heures par jour, mais un simple mortel maniant les chiffres à sa guise et gonflant consciemment le nombre de ses heures et de celles de ses employés dans le cadre du programme fédéral des commandites.Le mythe du travailleur acharné qu’a tenté de bâtir M.Gosselin lors de son témoignage devant la commission Gomery s’est écroulé hier, avec la comparution de son ancienne comptable.Josée Thibeau-Car-rier.«Il y avait certains dossiers dans lesquels des heures étaient majorées pour arriver au montant du contrat.Des heures étaient ajoutées», a confirmé Mme Thibeau-Carrier, qui a œuvré dans le giron de Gosselin Communications Stratégiques à partir de 1997.D’abord embauchée à titre temporaire, Mme Thibeau-Carrier est devenue employée de l’agence de publicité en 1998.À ses débuts, elle a trouvé une VOIR PAGE A 8: COMPTABLE -s» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le juge John Gomery a prononcé une ordonnance de non-publication sur le témoignage imminent de Jean Brault, Paul Coffin et Charles Guité devant la commission d’enquête sur le programme des commandites.Klimt en toute intimité Le musée Maillol à Paris expose 120 dessins de nus du peintre autrichien MARIE LE MOËL ustav Klimt était un séducteur.Dans son atelier viennois, en cette fin de XIX' siècle, les grandes bourgeoises et les simples modèles se succèdent passant parfois par les draps du maître.Des femmes que Klimt a mises au centre de son oeuvre.Le peintre, un des fondateurs de la Séœssion, la version autrichiennè de l’Art nouveau, immortalise dans ses tableaux des jeunes filles aux allures de reines, parées de couleurs chatoyantes.Alors que Vienne s’émancipe et que Freud publie L’Interprétation des rêves, Klimt va également dessiner des femmes nues.SU remporte un grand succès avec ses peintures auprès de la bourgeoisie libérale éclairée, il conserve en revanche ses dessins dans son atelier, refusant de les vendre et même de les montrer.Avec ces oeuvres, réalisées sans couleur, au crayon sur papier, parfois même sur du papier d’emballage, le musée MallloL à Paris, offre jusqu’au 30 mai une plongée étonnante dans la part la plus intime de l’œuvre de Klimt Une expérience rare, ces 120 dessins n’ayant jamais été réunis auparavant L’exposition est intitulée Gustav Klimt - Papiers érotiques.«Fou des femmes» «Quand on parle de Gustav Klimt, on situe son nom, on a même des images en tête, dont forcément celles du Baiser, des dorures, de l’ornemental.Mais pour moi, il excelle dans son côté dessinateur», affirme Caroline Messen-see, commissaire de l’exposition.•Le dessin a une importance majeure dans son œuvre», poursuit-elle.Et notamment le nu féminin.Klimt était «un homme fou des femmes», poursuit-elle en rappelant que l’artiste aurait eu 14 enfants illégitimes.«C’est la femme V qui l’intéresse et qui le fait travailler.» Elle souligne que des artistes comme Aristide Maillol ou Pablo Picasso avaient le même type de préoccupations, tandis que Paul Cézanne était plus sensible aux paysages.«L’émotion et l’excitation que Klimt ressentait pour ses modèles étaient bien réelles», reconnaît-dle.Dans ses dessins, le peintre ne s’intéresse qu’à deux parties du corps des modèles, le visage et le sexe; les autres membres sont VOIR PAGE A 8: KLIMT SOURCE MUSÉE MAILLOL «L’émotion et l’excitation que Klimt ressentait pour ses modèles étaient bien réelles.» Loi sur le budget fédéral Le PC veut éviter de faire tomber le gouvernement ALEC CASTONGUAY Ottawa — L’importante partie de poker qui s’amorce à Ottawa autour de la loi sur le budget et qui doit décider dans quelques semaines de la survie du gouvernement minoritaire de Paul Martin a connu un premier rebondissement hier, alors que le Parti conservateur a annoncé avoir concocté une nouvelle stratégie pour sortir de l’impasse actuelle.Les troupes de Stephen Harper se préparent en effet à tout mettre en œuvre pour que le projet de loi C-43 sur l’implantation du budget Stephen passe avec succès l’étape impor- Harper tante de la deuxième lecture en Chambre, pour ensuite tenter de modifier la loi en comité pariementaire, question de la rendre plus digestible.Les conservateurs veulent scinder en trois projets de loi differents l’énorme projet de loi C43 actuel qui fait près de 140 pages.Un stratagème qui permettrait d’éviter des élections, selon le Parti conservateur.Rappelons que le projet de loi C-43, qui est considéré comme un vote de confiance par le gouvernement libéral, vise à mettre en œuvre le budget fédéral VOIR PAGE A 8: CONSERVATEURS Y SI III.Conso Cflwscwoy 50c anniversaire! www.cansocauscway.ca Tourisme Lynwood inn (Baddeck) www.lynwoodinn.corr Trade & Exhibition centre (Port Hawkesbury) www.phcivic.com Le Cap-Breton est reconnu comme l'un des plus magnifiques endroits de vacances de l'est du Canada; le magazine National Geographic Traveler's le classe en deuxième place parmi 115 lieux de destination au monde.Arichat Waterfront Highlands Links Golf Course (ingonish) Classé 64e au monde par le Golf Magazine et premier terrain de golf public au Canada selon scorecolf (2002).www.hfghfandsllnksgolf.com Sydney Marine Terminal Le Cap-Breton continue de faire des pas de géant dans le développement de son produit touristique.La Société d'expansion du Cap-Breton et le Fonds d'investissement du Cap-Breton ont soutenu divers projets.Depuis 1999, nous avons investi un total de 40 million de $ dans l'infrastructure touristique de l’île.Le Cap-Breton Les Trois Pignons (chéticamp) www.Iestroispignons.com est l'endroit â fréquenter Membertou Trade & Convention centre www.membertoutcc.com Cap Auguet Trail (isle Madame) 2005 Miners' Maseum (Glace Bay) www.miner5museum.com ÿSiSiiS ¦ .- island Sunset Resort & Spa wwwislandsunsetc 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI 30 MARS 2 0 0 5 A 3 ACTUALITES : O- 91,3< www.radiovm.com Deux citoyens sur trois rêvent d’un Québec sans OGM FABIEN DEGLISE Sus aux organismes génétiquement mpdifiés (OGM).UDe-du-Prince-Edouard n’est plus la seule à imaginer son territoire exempt d’OGM.En grande majorité, le reste du Canada semble lui aussi en rêver.Et le Québec ne fait pas exception: près des 2/3 de la population aimerait en effet transformer la province en zone sans OGM, selon un sondage à paraître aujourd’hui et dont Le Devoir a obtenu copse.La mesure de l’opinion publique orchestrée par Léger Marketing pour le compte de la section canadienne de Greenpeace est sans équivoque.Après répartition proportionnelle des indécis, d’un océan à l’autre, près de 58 % des 1497 personnes interrogées souhaiteraient faire de leur bout de pays un endroit où la culture de plantes issues du génie génétique n’aurait phis droit de dté.Ce coup de sonde a été envoyé par téléphone du 15 au 20 février dernier.Sa marge d’erreur est de 2,6 %, et ce, 19 fois sur 20.Au Québec, après la même distribution des indécis, près de 64 % des répondants se prononcent aujourd'hui en faveur d’une telle mesure.«C’est un pourcentage d’appui relativement élevé, a commenté hier Éric Darier, responsable de la campagne OGM de Greenpeace.C’est même surprenant car il n’y a pas encore eu de vastes campagnes ou d’importants débats publics autour du concept de zones sans OGM».Emergeant à travers le monde, mis en application dans quelques régions d’Europe et des Etats-Unis et à l’étude du côté de l’Ile-du-Prince-Edouard, ce concept se résume à l’interdiction pure et simple de faire pousser des OGM sur un territoire donné.Ces organismes, qui ont fait leur apparition il y a plus de 10 ans, suscitent toujours des craintes quant à leur innocuité et à leur incidence négative ou non sur l’environnement Bannir les OGM , Alors que l’île-du-Prince-Edouard poursuit en ce moment des consultations publiques avant de trancher la question, près de 62 % des personnes interrogées se disent aujourd’hui là-bas, comme au Québec, fortement ou assez favorable à l’idée présentée par l’actuel premier ministre, Pat Binns, de mettre les OGM au rancart dans les champs de la province atlantique.Notons que cette mesure réalisée à part du 14 février au 3 mars, sur un échantillon de 300 personnes a une marge d’erreur de 5,6 %, et ce, 19 fois sur 20.Au Canada, c’est en Colombie-Britannique que le concept séduit le plus: 66 % de la population s’étant prononcée en sa faveur lors de cette récente enquête.Sans surprise, les Prairies y sont opposées.La fin des OGM dans ces provinces hautement agricoles et fortement colonisées par ces organismes est repoussée en effet du revers de la main par 52 % des répondants.En Ontario et en Alberta, où les fruits de la biotechnologie sont aussi relativement présents, la zone sans OGM rallie la majorité, mais dans une proportion moindre puisque respectivement 54 % et 51 % de la population y est favorable.Globalement, les personnes davantage séduites par ces zones où l’agriculture ne ferait pas appel aux OGM sont les francophones (55 %), les Québécois (53 % avant répartition des indécis) et ceux ayant un niveau de scolarité collégial (48 %).Les répondants bien nantis — avec un revenu annuel supérieur à 80 000 $ — (41 %), ceux qui ont un diplôme d’études universitaires (38 %), les hommes (35 %) et les anglophones (33 %) composent, à l’inverse, un groupe plutôt opposé à voir ce concept apparaître au Canada en général et dans leur province en particulier.Ne faisant guère la manchette, cette lutte contre les OGM, par la définition d’espaces ruraux leur étant interdits, engendre forcément son lot d’indécis, révèle ce sondage.Près d’un tiers des Canadiens ont en effet refusé de se prononcer sur la mise en application du concept de zone sans OGM dans leur province.Il reste t.outefois que l’Ile-du-Prince-Edouard (14 %) et le Québec (17 %) s’illustrent pour la faible proportion de répondants sans avis ou envie de répondre.Ce taux atteint 35 % et 30 % dans les Prairies et en Alberta.Ailleurs dans le monde Actuellement, près de 100 régions et de 3500 municipalités en Europe s’affichent comme des zones sans OGM.L’adhésion à ce courant est d’ailleurs au cœur de la philosophie des Cittaslow (villes lentes), un dérivé urbain du mouvement gastronomique Slow Food.Plusieurs régions américaines, notamment en Californie, à Hawaii, au Vermont et dans le Maine, ont aussi emboîté le pas ou s’apprêtent à le faire.Le Québec, pensent plusieurs experts, pourrait être un bon candidat à l’adoption d’une telle réglementation anti-OGM.En effet, sur son territoire agricole, les plantes génétiquement modifiées y sont encore très peu développées: elles représentes 31 % du mais et 28 % du soya.Le canola, lui, compte 65 % d’OGM dans ses champs, mais sur des superficies marginales par rapport au maïs et en soya.En dehors de ces trois espèces, aucune autre plante OGM n’est utilisée à des fins commerciales, ni au Canada, ni au Québec.L’idée d’un Québec sans OGM a été évoquée à quelques reprises dans les derniers mois par l’Union des producteurs agricoles (UFA), qui l’a toutefois évacuée récemment de son ordre du jour.L’exministre de l’Agriculture, Françoise Gauthier, en avait fait autant au sujet de la région du Sague-nay-Lac-Saint-Jean, vue il y a plus d’un an comme l’une des premières zones possibles sans OGM au Québec.Le Devoir EN BREF En faveur du droit de fumer Québec — L’interdiction de fumer dans les restaurants et les bars entraîne des pertes économiques.Des pubs ontariens ont vu leurs ventes réduites de 22^ % en moyenne après l’imposition de l’interdiction de fumer, seton l’Institut économique de Montréal (IEM) dans son dernier bulletin.L’Institut conclut que «la volonté du gouvernement québécois d’interdire la cigarette dans tous les lieux publics porte atteinte aux institutions de marché comme le droit de propriété et la liberté contractuelle, et créerait un précédent dangereux en matière d'intervention de l’État dans les prÿèrences personnelles des citoyens».L'Institut est un groupe de réflexion issu majoritairement des milieux d’affaires.D refuse les subventions de l’Etat mais est appuyé financièrement par des fabricants de tabac, qui fournissent 2^ % de son budget Selon l’Institut fa famée secondaire qui touche les non-fumeurs dans les lieux publics «est relativement faible».Quelque 350 Québécois en meurent chaque année, soit moins qu’à cause du sida (414 morts), des accidents de fa route (685 décès) ou même de fa grippe et fa pneumonie qui, combinées, provoquent 1368 décès annuellement Le groupe évoque fa possibilité qull pourrait y avoir trois types d’étabfisse-ments: des restaurants et des bars «pourfumeurs seulement», d’autres «pour non-fumeurs seulement» et des commerces mixtes.-/IC " T' /J- ' y F ., V f-Mr i/* JACQUES NADEAU LB DEVOIR Le coloré syndicaliste de 89 ans Michel Chartrand a fait prendre sa pression hier par des étudiants de la faculté de médecine de l’Université de Montréal au métro Mont-Royal, quelques heures après que ces derniers eurent voté la reconduction de la grève.Les futurs docteurs voulaient ainsi symboliser la pression sociale qui monte.La mobilisation étudiante ne se dément pas Les associations renouvellent les mandats de grève pendant que se prépare un autre grand ralliement C LAIRAN D RÉ E CAUCHY TOMMY CHOUINARD Alors que le dialogue reprend entre le gouvernement et les représentants des fédérations étudiantes, le mouvement estudiantin entame en force sa sixième semaine de grève.La vingtaine d’assemblées générales tenues dans les cégeps et les universités hier se sont toutes soldées par une reconduction de la grève.Les quelque 9000 étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières ont même décidé de ressortir leurs pancartes après quelques jours de classe.Cela porte le nombre de grévistes à quelque 185 000.Lors d’une assemblée générale au Collège de Rosemont, certains étudiants en technique y allait bien d’interventions défavorables à la grève: «Si nous sommes obligés de terminer la session en août, je ne peux pas travailler cet été.C’est ma seule source de revenus», s’inquiète une étudiante en inhalothérapie.L’exécutif de l’association s’était adjoint un intervenant de poids pour calmer les craintes: le prérident du syndicat des enseignants.«C’est une avenue à peu près impossible à envisager Soyez assurés que vos prof vont tout faire pour que vous puissiez terminer votre session», de répondre Guy Desmarais, ajoutant qu’on a déjà fait preuve «de beaucoup d’imagination pour inventer des journées» afin d’atteindre le fameux chiffre de 82 jours de classe prescrit par la loi.La perspective de la reprise des discussions entre leurs représentants et le gouvernement a donné de l’allant aux étudiants de Rosemont.«C'est une course où on a sauté presque toutes les haies, il n’en reste plus qu’une», illustre un autre étudiant, applaudi par ses camarades, qui ont voté à 71 % en faveur de la poursuite de la grève.On entendait le même genre de commentaires à l’assemblée des étudiants de l’association facultai-re de lettres, langues et communications de l’UQAM, qui a voté hier sa sixième semaine de grève, avec ime forte majorité.Là aussi, les menaces contre la session n’ont que peu d’écho: «La grève est un catalyseur du mouvement social québécois.Je suis prête à vous faire don de ma session, pour vous et pour mes enfants», déclare au micro Sylvie Dufresne, étudiante en création littéraire.Les étudiants de l’UQAM n’auront cependant pas à se rendre jusque-là.La Commission des études a adopté hier la marche à suivre pour un futur retour en classes.Si les étudiants dépassent les trois semaines de grève, ce qui est déjà le cas pour cinq des sept facultés, leur session sera prolongée.«Cela peut être des cours de fin de semaine, en soirée ou des cours plus longs», explique fa vice-rectri-ce aux études, Carole Lamoureux, précisant que les modalités seront discutées dans les facultés à la fin de fa grève.Pourparlers Les assemblées générales ont donné du souffle aux représentants de la FECQ et de la FEUQ qui doivent rencontrer le ministre cette semaine, à un moment qui reste pour l’instant secret.«Cela va continuer.Les militants savent le rapport deforce qu'il faut qu'on garde par rapport au gouvernement», soutient fa présidente de la FECQ, Julie Bouchard.Les porte-parole des fédérations étudiantes jouent gros en s’asseyant à la table avec le ministre derrière des portes closes.«C’est antidémocratique, plus du tiers des grévistes ne sont pas représentés par la FECQ et la FEUQ», s’insurge Mathieu Cousineau-Desgaries, de fa CASSEE, tenue à l’écart par le ministre.La FECQ et la FEUQ sont conscientes de l’impprtance stratégique du moment «À l’ampleur que le débat a pris, c'est clair que tout ce qui va ressortir de là va passer par les assemblées générale», fait valoir Julie Bouchard, de la FECQ.Son vis4-vis universitaire, Pier-André Bouchard, renchérit «intimement, nos assemblées générales décideront s’il y a d’autres propositions [que l’abaissement du plafond des prêts de 103 millions]».D prend bien soin de préciser qu’il s'agit de «discussions» plutôt que de «négociations».Le président de fa FEUQ refrise de s’embarquer dans des «guerres de drapeau» avec la CASSEE et promet de rencontrer les assemblées générales des associations non membres qui souhaitent avoir l’heure juste sur les démarches faites auprès du gouvernement.«On a cette responsabilité envers les gens, au-delà des allégeances».Ce soir, la FECQ et la FEUQ convient les étudiants et ceux qui les appuient à un grand rassemblement au parc Lafontaine à 18 heures, au son des rythmes engagés des Loco Locass et d’autres artistes.la CASSEE promet quant à elle de poursuivre sa semaine de perturbation éconorpique.Le ministre de l’Education, Jean-Marc Fournier, a refusé de commenter le renouvellement des maie dats de grève, tout comme fa reprise des pourparlers avec les dirigeants étudiants.«U n'y aura aucune intervention publique.On veut laisser toute la place à la négociation.I.] On veut s’assurer de ne pas négocier par le biais des médias», s’est contenté d’affirmer son attaché de presse, Stéphane Gosselin.Son cabinet et les fédérations étudiantes ont même conclu une entente verbale visant à tenir secrets le moment et le lieu de leurs rencontres et à taire le contenu des pourparlers.Chaque partie pourra cependant commenter à sa guise fa crise en cours.Le Devoir Coas&ey -1 \7)i&ette .tenons est inoesitaire L'AGENDA MODERNE, qyesu/a MIGNON, &xucofnfita, etc.yf^enc/as, ftcftetsrte&Jw&t , cartets , Jb/umes et ¦sü//o&, a/Zw/ttA artic/eti c/e bareaic 446, nue 'J/Jufeicej rifeu,r^ ffontréaJ ÏJitéfrhone : d’ouoerüire' : du- àtndt au- vendredi de 10 A- OO à- tdh OO tes samedù es dvna/uAes de /O A OO à f 60 Après plus de 30 ans, CLUB 402 ferme ses portes DEFINITIVEMENT à la fin mars Costumes hnportts d'Italie «lie Cerruti 1881 —Zegna —- Luigu Botto Hl®\ C|lub 1111, ru» Saint»-Catherin» Oaast ?étag», Montréal • (514) Kl-3636 Lun.au van.JOh 118h Sam.tOhèlSh loua let toirs après 18h aur renpez-vous seulement 402-hommm« GERARD FILI0N Fais ce que peux Bottu X A la mémoire de Gérard Fillon, un grand homme du Gérard Filion (1909-2005) FAIS CE QUE PEUX En guise de mémoires Mépagat • 24,Ht «C’est l’œuvre d’un homme foncièrement sain et qui l’est resté, pas du tout mécontent de lui-même et avec raison, d’un homme qui a bien servi le Québec et le journalisme et dont l’action fût à bien des égards exemplaire.» Lettres québécoises 5^^43839 LE DEVOIR.LE MERCREDI 30 MARS 2005 LES ACTUALITES Jesse Jackson prie pour Terri Schiavo Le pasteur lance un appel aux responsables politiques afin qu'ils adoptent une loi d'urgence Pinellas Parie — Le pasteur noir Jesse Jackson, militant des droits civiques, s'est rendu hier en Floride (sud-est) pour prier avec les parents de Terri Schiavo, espérant qu’un •mirude» puisse la maintenir en vie et lançant un nouvel appel aux responsables politiques.•Nous prions pour un miracle parce que nous croyons aux miracles», a déclaré Jesse Jackson, en dénonçant une •injustice» à son arrivée à Pinellas Park, où est hospitalisée cette Américaine de 41 ans, au centre d’un débat passionné sur l’euthanasie et le droit de mourir dans la dignité.Jesse Jackson, un pasteur bap-liste, a raconté qu’il était venu à Pinellas Park à la demande du frère de Terry Schiavo, Bobby Schindler.Après s’être réuni avec la famille, il a multiplié les coups de téléphone dans l’espoir que le Sénat de la Floride vote une *loi d’urgence» en sa faveur.•J’en appelle au Parlement de l’État: aidons à sauver Terri», a dit M.Jackson, selon qui les autorités font •mourir Terri de faim et de soif».•![ y a quelque chose là-dedans de fondamentalement immoral, non éthique et inutile», a affirmé M.Jackson.Sur ordre de la justice et à la demande de son mari, Terri Schiavo, dans le coma depuis un accident vasculaire en 1990, est privée d’alimentation et d’hydratation artificielles depuis le 18 mars.Sa mort pourrait intervenir à tout moment d’ici la fin de la semaine, selon des experts.Selon un porteparole de la famille Schindler, RandaD Terry, un militant chrétien plusieurs fois arrêté pour des opérations anti-avortement, Q suffirait de convaincre trois sénateurs pour que le Parlement de la Floride vote des aujourd’hui une loi en faveur de Terri Sçhiavo — alors que le Sénat de l’Etat s’y était refusé la semaine dernière.M.Terry a souligné la •combativité» de Terri Schiavo qui, onze jours après le débranchement de son cathéter d’alimentation, semble s’accrocher à la vie.•Elle communique avec les membres de sa famille et ceux qu’elle aime», a assure M.Terry.*£2fe se bat, nous allons aussi continuer à nous battre», a-t-il promis.Par ailleurs, une autopsie sera pratiquée sur Terri Schiavo après son décès pour évaluer l’étendue des dégâts causés à son cerveau, a-t-on appris auprès de l’avocat de son mari.Lundi, George Felos a précisé que le médecin légiste du comté de Pinellas Parie, le O' John Thog-martin, avait accepté de pratiquer une autopsie, une fois le décès prononcé.D a ajouté que Michael Schiavo souhaitait avoir une preuve de l’état de sa femme.Un avocat des parents de Terri Schiavo, Bob et Mary Schindler, David Gibbs 111, a précisé que la famille voulait également une autopsie.Agence France-Presse CARLOS BARR1A REUTERS Le révérend Jesse Jackson est venu soutenir la croisade de Mary Schindler pour qu’on maintienne sa fille en vie.— C0110QUE RIPC-AISP: S LES PERCEPTIONS " DE L’EUROPE ET DE L’AMÉRIQUE: O REGARDS CROISÉSO 31 MARS-1er AVRIL Il II II M CENTRE PIERRE JUIA IwlPÉLADEAU àdfflluï.Maisonneuve Es Molméal.Québec.Canada C»« événement souligné lé 10èmé anniversaire de te Revus Internationale do politic te comparée.L'objectif du colloque est de réunir des chercheurs européen* et nord-amérlcelns autour de quatre thèmes afin d'offrir un regard croisé.Las thème» qui seront abordés sont: - Pourquoi l'élargissement de l’Europe et de l'ALÉNA 7 - Les valeurs européennes et nord-américelnes: - Les perceptions de l'Europe et de l'Amérique', - Identités territoriales, nationales et supranationales : réflexions sur l'européanlté et l'américanité ntiVII.INTI BNATIONAU DK POUTUil i: COMMUE!: ipsiïwms» AIWClATtOft t*T«**A*:0*cAU Cl KIWC* PCUTtqwt Ohglrg Raoul-Oindorami tm «lutia» •tratéfique* et diplomatique* INFO: 514-848-8708 www.ipsa.ca/regards.asp Un coma éveillé mais irréversible PAULINE GRAVEL Bien qu’elle rie et pleure, ouvre et ferme les yeux, s’endorme et se réveille, Terri Schiavo, cette Américaine dont la vie est au centre d’une rive controverse aux Etats-Unis, se trouve dans un coma «éveillé» qui la prive néanmoins de toute conscience de ce qui se passe autour d’elle.Son état est absolument irréversible.Terri Schiavo existe toujours, mais elle ne vit phis, disent certains scientifiques.Les neurologues reconnaissent d’une part le coma éveillé, aussi dénommé état végétatif ou coma vigile, dans lequel est plongée Terri Schiavo et d’autre part le coma endormi, où la personne est couchée, paupières fermées, et ne manifeste absolument aucune réaction, si ce n’est un faible retrait si on lui fait très mal, explique la neurologue Jeanne Teitelbaum, spécialiste en soins intensifs neurologiques à l’Institut neurologique de Montréal de l’université McGill et à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont affilié à l’Université de Montréal.•Le système réticulé situé dans le tronc cérébral à la base du cerveau, qui règle l'état d’éveil, est inopérant dans le coma endormi et préservé dans le coma éveillé», précise-t-elle.•Même si Terri Schiavo grogne à certains moments, ouvre et ferme les yeux, semble rire et pleurer, ces différentes réactions ne sont pas reliées à ce qui se passe dans son environnement.Elles ne sont pas associées à ce qu’elle voit ou à un effort qu’elle ferait pour communiquer.Les personnes dans un état végétatif ne répondent à aucun ordre, affirme la D" Teitelbaum.Même si elle bouge lorsqu’elle éprouve une douleur, Terri Schiavo n'a pas conscience de cette douleur.Le REUTERS Même si Terri Schiavo semble rire et pleurer à l’occasion, elle n’a pas conscience de son environnement.corps réagit par réflexe à la douleur.» Les comateux peuvent généralement respirer seuls, mais ils ne repoussent pas les liquides qui s’y engagent, souligne la D" Teitelbaum.C’est la raison pour laquelle on les branche généralement sur un respirateur.Mais la plupart des personnes qui sont plongées dans un coma vigile, comme l’est Terri Schiavo, arrivent à respirer librement de façon autonome.Les personnes qui se retrouvent dans le coma à la suite d’une surdose de drogues ou de médicaments grognent et gigotent généralement sous la douleur.Or ces réactions signifient que ces individus se réveilleront probablement quand les substances seront disparues de leur organisme.Ces personnes se trouvent dans un coma plus léger que celui qu’a atteint Terri Schiavo, signale la spécialiste.•Les neurologues peuvent généralement savoir si un individu émergera du coma dans lequel il s’est retrouvé à la suite d’un arrêt cardiaque — de plus de cinq minutes — trois jours après que le patient est tombé inconscient, indique Jeanne Teitelbaum.Un mois plus tard, nous sommes certains à $9 % que le coma sera irréversible.À ma connaissance, je ne connais qu’un seul cas de comateux qui se soit réveillé après avoir été inconscient pendant un an, mais, encore là, l’état dans lequel se trouvait cette personne n’est pas très clair.Et à 15 ans, aucun cas de réveil n’a été relevé dans la littérature.De petits contacts avec l’environnement et de minuscules progrès chaque jour sont habituellement annonciateurs d'un possible réveil.» Jeanne Teitelbaum admet néanmoins qu’on ne sait pas vraiment ce qui se passe dans la tête des comateux.Bien que nous n’arrivions pas à détecter une quelconque interaction avec l’environnement extérieur chez ces personnes, des études ont été effectuées récemment pour sonder l’activité intérieure du cerveau.Un chercheur de Toronto a notamment fait écouter à des comateux une série de mots dont certains n'avaient aucun sens.Par le biais d’enregistrements électroencépha-lographiques, le chercheur a relevé une activité cérébrale particulière lorsque de vrais mots étaient prononcés, et cette activité différait de celle qui se manifestait lorsque le patient entendait des mots insensés.•Il y aurait peut-être une petite communication, mais on ne peut l’af firmer car nous n’arrivons pas à la démontrer», avoue la neurologue.Une saga de même aippleur que celle qui fait rage aux Etats-Unis pourrait-elle survenir au Canada?Des situations similaires où les membres de la famille de la personne comateuse se disputent quant à son avenir sont fréquentes id aussi, affirme la D" Teitelbaum.•Notre but est avant tout de respecter les vœux du patient.Nous essayons de faire ce que la personne comateuse désirerait et non pas ce que veulent les parents, le mari de la victime et le médecin.En discutant avec les membres de la famille, nous essayons de trouver la réponse», dit-elle.Nombre de Québécois ont préparé un mandat dans lequel ils ont dicté leurs volontés, ce qui facilite la marche à suivre.Sinon, d’après la loi canadienne, c’est la dérision du mari qui prime.Le Devoir Le français dans la publicité: remise des prix Francopub 2005 A l’occasion de la Francofête 2005, qui s’est tenue du 4 au 24 mars 2005 dans toutes les régions du Québec sous la présidence d’honneur de Stéphane Archambault l’Office québécois de la langue française a remis, le 22 mars 2005, les premiers prix Francopub.Ces prix, créés par l’Office québécois de la langue française, sont décernés aux publicitaires et aux annonceurs pour souligner la qualité de la langue en création publicitaire.Le jury composé de représentants du milieu publicitaire et de spécialistes de la langue a retenu quatre publicités parmi toutes celles soumises par le grand public à l’occasion d’un concours.Ces publicités ont été diffusées au Québec entre le 1” et le 31 décembre 2004.I Le grand prix Francopub I Les mentions Compagne televisee Ceo n'est pas Fédération des caisses Desjardins Agence Lg2 Concepteurs-rédacteurs : François Sauvé, Marc Coulombe et Gilles Chouinard Publicité impnmee L'anarchie ou ta mort Workopolis.com Agence Diesel Concepteur-rédacteur : Louis-Thomas Pelletier K i é Un trophée et des cadeaux ont été remis aux trois concepteurs-rédacteurs de la publicité primée.Un voyage pour deux personnes en France offert par l’Offke québécois de la langue française, a été tiré au sort parmi les trois concepteurs-rédacteurs.M~ Nicole René, présidente-directrice générale de l'Office québécois de la langue française; remet le trophée et les prix aux lauréats.De gauche i droite: MM.François Sauvé, Marc Coulombe et Gilles Chouinard.et M~ Nicole René Placements Québec Communications bleu blanc rouge Concepteurs-rédacteurs : Stéphane Jean et Hugo Galland Campagne televisée Appels entrants illimités Noel 2004 - La reunion De gauche à droite : M.Louis-Thomas Pelletier et M"* Nicole René De gauche à droite: M.Hubert Sacy (bleu blanc rouge), M.Stéphane Jean, M*" Nicole René, M.Alain Côté (Placements Québec) et M.Hugo Galland Ftdo/Microcell Agence Bos Concepteur-rédacteur : Hugo Léger De gauche à droite: M.Patrick Hadsipantelis (Rdo/Microcell), M.Hugo Léger et M" Nicole René Les prix de participation du public M”* Jessica Hébert-Matthieu de Sherbrooke a remporté le voyage pour deux personnes en France, offert par l’Office québécois de la langue française.Son bulletin de participation a été tiré au sort parmi tous ceux reçus avant le 31 janvier 2005.Stéphane Archambault porte-parole de la Francofête, lui remet le prix.Quatre logiciels Antidote Prisme remis par l’entreprise Druide informatique ont été tirés au sort parmi les autres participants du public.Voici le nom des personnes gagnantes : • M™ Myriam Eychenne de Québec; • M" Hélène Parenteau de Longueuil; • M.Denis Gauthier de loretteville; • M™ Josée Malenfant de Montréal.M Des publicités en français vous ont plu?, dont le grand prix qui vous mènera en France! / nGAA Les prochains prix Francopub seront remis en mars 2006, à l’occasion de la Francofête, aux publicités qui retiendront l’attention pour leur qualité en français.L'Office québécois de la langue française lance un appel au public afin qu'il choisisse les publicités imprimées et électroniques créées au Québec et diffusées entre le 1" janvier et le 31 décembre 2005, qui exploitent le mieux les ressources du français.Il pourra aussi signaler les publicités qui maltraitent le plus la langue française.Pour présenter une candidature il suffit de remplir le bulletin de participation et de l'envoyer pat la poste ou pai télécopient avant le 31 janvier 2006 II est aussi possible de remplir un bulletin par Internet (http "www liancofeh qi cadramoputi'li.incopub html) Dos prix de participation, notamment un aller retour pour deux personnes en Fiance seront tenus lois d’un tirage au soit parmi les bulletins de participation reçus En mettant ainsi le français à l’honneur, l’Office québécois de la langue française souhaite permettre aux consommateurs de récompenser les concepteurs, les rédacteurs et les annonceurs sensibles à l'utilisation d'un français de qualité dans leurs créations publicitaires.Quelle est la publicité qui a retenu votre attention pour sa qualité en français Cette publicité a été diffusée.?dans un journal adans un magazine asur une affiche ?à la télévision aà la radio Qdans Internet Quel est le produit ou le service annoncé?Période de diffusion : Quelle est la publicité qui, à votre avis, maltraite le plus la langue français^ Veuillez indiquer vos coordonnées : Nom: Téléphone (jour) : Hydro Québec Af'tiDoTe U NN*è OfFIc» québécois Québec ! LE DEVOIR.LE MERCREDI 30 MARS 2005 A 5 ?LES ACTUALITÉS* La disparition d’un projet-pilote hypothèque l’avenir de centaines de jeunes EN BREF Une autre grève se profile Les quelque 20 000 membres de la CSQ qui oeuvrent dans le secteur du soutien scolaire, dans les commissions scolaires, se sont à leur tour dotes d'un mandat de deux jours de grevé a exercer d’ici la mi-mai.pour faire pression en vue du renouvellement de leur convention collective.Ils cloutent ainsi leur poids aux enseignants du primaire et du secondaire, aux enseignants des colleges ainsi qu'aux professionnels des commissions scolaires qui ont déjà adopté de tek mandats.«L# ras-le-bol est à son comble chez nos membres, alors que le goui'emement reste muet devant nos demandes prioritaires visant à améliorer l'organisation du travail, la stabilité d’emploi et la mise en place de mécanismes permettant aux élèves, notamment ceux présentant un handicap ou des difficultés d ’adaptation et d'apprentissage, d’avoir accès à l'ensemble des services auxquels ils ont droit et en quantité suffisante», kit valoir la présidente du syndicat, Diane Cinq-Mars.- Le Devoir Des édifices accessibles La Ville de Montréal entreprendra cette année des travaux visant à rendre accessibles aux personnes handicapées plusieurs de ses édifices.La première phase de son programme, qui nécessitera des investissements de un milhon de dollars, prévoit le réaménagement des entrées de plusieurs bâtiments, l’installation d’ouvre-portes automatiques et l’aménagement de salles de toilettes et de douches accessibles.Des travaux seront effectués au complexe sportif Claude RobiDard, de même qu'à l'aréna Martin-Lapointe, au centre communautaire Femard-Laplaine et à la bibliothèque Saint-Pierre, dans l’arrondissement de La-chine.Dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, ce sont le Centre PierreCharbonneau, la Maison de la culture Mercier et celle de Maisonneuve qui seront rendus accessibles.La Maison de la culture Frontenac et le Centre Jean-Claude Malépart, situés dans l’arrondissement de Ville-Marie, feront également l’objet de travaux d’aménagement Notons que, d’ici 2007, la Ville de Montréal entend consacrer quatre millions de dollars à son programme d'accessibilité universelle à ses bâtiments.- Le Devoir Charest à Toronto Québec — Le premier ministre Jean Charest reprend son bâton de pèlerin et se dirige vers Toronto pour dénoncer le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces.M.Charest prononcera lundi soir prochain une allocution sur ce sujet devant un groupe de gens d’affaires et universitaires qui ont accepté de payer 300 $ pour l’entendre parler.Le souper-bénéfice, qui se tiendra au National Club, sur Bay Street, a été planifié au profit de la revue Options politiques, produite par l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), un organisme dirigé par le conservateur Hugh Segal.Lévénement devait être au départ une activité privée, ITRPP ne l’a pas inscrit sur la liste des événements à venir figurant sur son site Internet Mais le cabinet du premier ministre Charest a décidé hier de rendre l’information publique.- PC LOUISE-MAUDE RIOUX SO UC Y Dés que les jeunes atteignent l'âge de la majorité.les portes des centres jeunesse se ferment, condamnant les phis fragiles a la Sécurité du revenu ou à la criminalité.Ça, c’était avant la naissance du projet-pilote Qualification des jeunes (PQJ) qui.en trois ans, a permis à 81 de ces jeunes de se dessiner un avenir plus autonome.Mais, après avoir suscite l’enthousiasme du gouvernement Charest, l'ambitieux projet pourrait bien être abandonne dés juin, faute de fonds pour le soutenir.Les succès remportés par la petite équipe qui a ses assises dans quatre regions du Québec — Abiti-bi-Temi scan lingue.Laval.Outaouais et Montreal — sont pourtant renversants.Partis avec chacun 20 jeunes de 16 ans dont les probabilités de s’intégrer à la société active avaient été évaluées à 0 %, les quatre centres participants ont vu ce taux grimper à plus de 60 % après un suivi d’un peu phis de deux ans.Pour la coordonnatrice du projet, Amélie Morin, ce programme n'est pas un luxe, fl est une nécessité.•Ce ne sont pas des jeunes qui vont aller eux-mêmes vers les ressources, ils ont besoin d'un suivi très serré pour cela.» Tous les jeunes retenus accusaient en effet un retard scolaire important (ils ont en moyenne une première ou une deuxième secondaire), avaient vécu au moins quatre à cinq années de placement et Charlottetown — La chasse au phoque a débuté dans des conditions météorologiques difficiles sur les glaces du golfe du Saint-Laurent, hier, alors que la tension reste vive entre chasseurs et opposants internationaux.Environ 70 bateaux de chasseurs de phoque se sont dirigés vers le golfe, où quelque 90 000 phoques du Groenland seront abattus pour leur peau et leur graisse d’ici la fin de la semaine.La chasse a bien mal démarré pour le Justin M, un bateau terre-neuvien qui a coulé tôt hier matin, vraisemblablement sous l’effet des glaces poussées par les forts vents, non loin de l’île d’Entrée, dans l’archipel des îles-de-la-Madeleine.Ses neuf membres d’équipage sont toutefois sains et saufs.Ils ont été secourus par un bateau de la Garde côtière canadienne.Les vents violents ont par ailleurs contraint plusieurs observateurs 3 rester à terre, à Charlottetown, dans rîle-du-Prince-Edouard, mais un militant pour les droits des animaux, Paul Watson, de la Sea Shepherd Conservation Society, se trouvait dans le secteur à bord de son embarcation, le Parley Mowat.Le militant a soutenu que son bateau a failli être embouti par la Garde côtière quand le Farley Mowat s’est rapproché d’un bateau de chasse pour prendre des photographies des chasseurs sur la glace.Selon disposaient d'un très faible reseau social de soutien, soit des conditions qui les rendaient inaptes à assumer les responsabilité de la vie adulte.Guides par huit intervenants, les 81 proteges du PQJ ont pourtant réussi à faire mentir les statistiques.En septembre 2004, 51 jeunes sur 81 (63 %) étaient inscrits dans une demarche de travail ou d’étude, et 43 jeunes sur 81 (53 %) étaient engages dans la realisation d'un projet de vie autonome cont-me le fait d’avoir son appartement.Seuls 18 jeunes sur 81 (22 %) n’avaient pas su tirer parti des ressources mises à leur disposition.Ce succès, le directeur de l'Association des centres jeunesse du Quebec a toutefois peur de le perdre si les 609 061 $ necessaires à la reconduction de son projet ne sont pas au rendez-vous en juin.*Je trouve qu 'on est en train d’accoucher d’un magnifique bébé et on voudrait le confier à l'adoption D'habitude, ce ne sont pas les parents qui manquent, mais on en cherche encore de façon désespérée», se desoie Jean-Pierre Hotte, qui rappelle que, à 7613 $ par jeune par année, le service vaut son pesant d’or.Cet hiver, le directeur a cogné à toutes les portes potentielles: au ministère de la Santé et des Services sociaux, au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale et même au bureau du premier ntinistre, de qui relève la jeunesse.Partout, on a chaudement salué l’innovation, mais nulle part on est allé jusqu’à se lui, il a dû faire machine arrière pour éviter ime collision avec le brise-glace Amundsen.Le porte-parole du ministère fédéral des Pêches, Michel Thérien, a indiqué que la loi oblige les bateaux à se tenir à au moins un demi-mille marin des navires de chasse au phoque.Il a ajouté que le bateau de M.Watson s’est éloigné et qu’il était surveillé par la Garde côtière.M.Watson a aussi affirmé que les militants ne partiraient pas tant que le Canada ne mettra pas tin à la chasse, qu’il a décrite comme un véritable •carnage».Plan triennal Ce printemps marque la dernière saison du plan triennal fédéral qui autorisait les chasseurs à abattre un total de 975 000 phoques.Le total des prises autorisé pour 2005 est de prés de 320 000 bêtes.Depuis 2003, les opposants à la chasse au phoque déplorent que la chasse ait pris des proportions jamais vues depuis les années 1950, en grande partie à cause de la demande croissante de peaux de phoque dans les maisons de couture européennes.La chasse se pratique en deux étapes: d’abord dans une zone située dans le golfe du Saint-Laurent, près des Îles-de-la-Madeleine, puis au large de Terre-Neuve, dans un secteur appelé •le Front».À elle seule, la chasse terre-neuvienne, qui démarre le 12 avril, mouiller.-On a a pas actuellement raison de croire qu on pourra avoir les fonds necessaires», regrette Jean-Rem* Hotte.Hier, au bureau de la chargee du dossier, la ministre déléguée à La lYotection de la jeunesse, Margaret Delisle, on ne tarissait pas d’éloges pour le PQJ Mais pas question pour autant de promettre quoi que ce soit, •flous devons attendre le budget, a indique son attachée de presse, Nathalie Gelinas, qui assure que •la ministre est très consciente de l’importance d'assurer un pont entre l'adolescence et le passage à l'âge adulte».Niais, pour l’Association des centres jeunesse du Quebec, le temps presse, alors que ses intervenants lorgnent déjà d'autres postes et que ses jeunes s’inquiètent davantage à mesure que l’échéance se rapproche.•Juin est très proche, on ne veut pas perdre nos gens, mais c'est ce qui va arriver si on n’a pas un signal date formel, rapidement», croit M.Hotte.L’incertitude est d'autant phis difficile à vivre que les centres jeunesse fondent l'espoir d étendre ce service à la grandeur de la province: 81) jeunes pour l’année 2005-06,210 de phis l'année suivante et 210 autres la troisième année pour atteindre leur objectif de 500 jeunes.Un programme qui ne nécessiterait au total que 3,8 millions de dollars des deux ministères interpellés.Le Devoir représente environ 70 % du total des bêtes abattues.Le mouvement pour stopper la chasse au phoque, dont l'incidence a été considérable dans les années 1970 et 1980, avait conduit à l’interdiction.par la Commission européenne, des produits dérivés des blanchons en 1983.Mais les groupes d’opposants ont du mal à attirer l'attention depuis que le Canada a prohibé l’abattage des blanchons, en 1987.Selon M.Watson, toutefois, les militants pour la défense des droits des animaux sont en train de reconstruire ce mouvement international, et il assure que celui-ci gagne du terrain.Ijcs responsables canadiens des pêches disent que cette chasse constitue une activité économique viable pour les milliers de chasseurs du Québec et de la côte est canadienne.Environ 15 500 permis de chasse ont été délivrés en 2004, dont une grande majorité aux chasseurs terre-neuviens.L’industrie de la chasse au phoque commerciale au Québec et dans les provinces atlantiques a rapporté des revenus directs évalués à 16,5 millions de dollars l’an dernier, selon les autorités fédérales.Les adversaires de la chasse disent qu’elle vaut beaucoup moins.Presse canadienne La chasse au phoque est ouverte m Pierre Lebeau Relevons le défi partouf au Canada Chaque Canadien produit en moyenne cinq tonnes de gaz à effet de serre par année.Chauffer et climatiser nos maisons, conduire, se servir des appareils électriques.presque toutes les activités qui requièrent de l’énergie provenant de combustibles fossiles produisent aussi des gaz à effet de serre (GES).Et ces gaz contribuent aux changements climatiques.Relevons le défi d’une tonne: réduisons notre consommation d’énergie et nos émissions de gaz à effet de serre de 20%, soit d’une tonne.Tout en économisant de l’argent, nous contribuerons à protéger l’environnement et la qualité de l’air.Demandez votre Guide du défi d’une tonne.Consultez le site changementsclimatiques.gc.ca ou composez le 1 800 O-Canada (1 800 622-6232), ATS 1 800 465-7735.Défi d ’une tonne Agissons contre les changements climatiques.Nous pouvons tous y arriver Voici quelques (rues pour vous aider a réduire votre eonsommuüon d’énergie.Pour plus d’idées, cuusultez ehungeuientsclimutiques.gc.rd,' Ne laissez, pas tourner votre moteur au ralenti.Achetez le véhicule le plus éconeigétique qui convient à vos besoins / S Votre maison est-elle froide et truffée de courants d’air durant l'hiver?En remplaçant cinq des ampoules ordinaires les plus utilisées dans votre maison Visitez le site changementsdimatiques.gc.caAmetonne pour consulter la liste des subventions, des primes d’encouragement et des rabais pour les mesures d'efficacité énergétique offerts par les gouvernements, les services publics et le secteur privé.À MONTRÉAL, ON RELÈVE ENSEMBLE LE DÉFI D'UNE TONNE ! 1+1 Gouvernement du Canada Government of Canada Canada LE DEVOIR.LE MERCREDI 30 MARS 200 A 6 D I T 0 R I A L Trop parler En octobre, le juge Gomery invoquait le bon sens et son expérience de magistrat pour refuser l’audience à buis clos que réclamait Charles Guité.Hier, il a eu recours aux mêmes arguments.et il a conclu à l’inverse, par une ordonnance de non-publication des propos de trois témoins-clés.Elle est tout à fait injustifiée.0 n aura beau faire valoir que l’interdit de publication prononcé hier par le juge John Gomery n’est pas absolu, qu’il pourra être levé avant la fin des procès criminels de Charles Guité, Jean Brault et Paul Coffin — peut-être même pendant les travaux de la commission si l’avocat des médias arrive à persuader le juge Gomery que leurs témoignages ne nuiront pas à ces procès ______________ —, la décision est néanmoins incompréhensible.Que s’est-fl tant passé depuis octobre?Une attention médiatique décuplée, dit le juge Gomery, et «kh degré élevé d'indignation publique à l’égard de certaines révélations faites récemment devant la commission».Ce degré, on le notera, est à la hauteur des propres réactions du juge, qui ne s’est privé ni de haussements de sourcils, ni de réactions, ni de commentaires à la suite de «certaines révélations faites récemment devant la commission».De plus, c’est le juge Gomery lui-même qui nous avait prévenus en décembre: «le meilleur reste à venir».Les médias, pas fous, ont suivi le guide et délégué en masse leurs représentants depuis la reprise des audiences en janvier.S’ils y sont encore, c’est parce que le juge a eu raison: les électeurs n’en finissent plus d’être éberlués devant l’insouciance, l’impertinence, l’arrogance qui ont présidé au gaspillage de fonds publics.La commission Gomery n’est pas un show, c’est une dîme leçon de citoyenneté.Josée Mais voilà qu’au moment même où cette le- Boileau çon commence à porter, où les gens comprennent l’ampleur d’un système qu’on leur avait caché, ils ne doivent plus rien entendre au motif que 12 personnes seront appelées, en mai, à juger des aspects criminels de l’affaire — aspects qui ne sont pourtant pas du ressort de la commission, comme le juge Gomery l’a rappelé hier.Cette fois, il n’y a donc plus moyen de s’étonner, comme l’avait fait M.Gomery en octobre, en réponse à l’avocat de M.Guité, «que l’état d’esprit et l’opinion des jurés [puissent] être si facilement influencés par les médias qu'ils en perdent irrémédiablement toute aptitude à juger de la culpabilité ou de l’innocence d’un accusé en fonction de la preuve présentée durant un procès criminel, plutôt qu’en fonction de ce qu’ils voient et entendent à la télévision et dans les journaux.» Au contraire, voilà qu’en mars, les jurés potentiels sont tout à coup devenus bien vulnérables.En fait, ce qui s’est vraiment passé entre octobre et mars, c’est que le juge Gomery a eu le malheur de s’épancher dans les médias.On peut croire que les avocats de ce «charmant voyou» qu’est Charles Guité, comme l’a surnommé M.Gomery en décembre, ne laisseront rien passer en défaveur de leur client Et le juge n’est pas sans savoir qu’il a trop parlé.Ne chercherait-il pas maintenant à ménager la chèvre et le chou: calmer le jeu avec les trois témoins incriminés, sans nier le droit du public à l’information.Après tout, il ne fait que le décaler! Mais ce décalage n’a pas lieu d’être; il n’a même pas à être négocié à la pièce, témoignage après témoignage, au gré de la force de conviction de l’avocat des médias et de l’humeur du juge ce jour-là La comparaison a été faite maintes fois et elle tient toujours: les Hell’s Angels étaient beaucoup plus connus au Québec qu’un Jean Brault ou un Chuck Guité, et on a réussi à les juger.Rien ne justifie cette soudaine perte de confiance dans notre processus judiciaire.jboileauÇaledevoir.ca Délai irakieh * L Assemblée nationale irakienne est sens dessus dessous.y Les 275 députés choisis à l’issue de l’élection tenue à la fin de janvier éprouvent toutes les difficultés du monde à former une coalition gouvernementale intérimaire.Cha-I cun des groupes ou partis veut le beurre et l’argent du 1 beurre.En clair, le pétrole et la direction du processus devant accoucher d’une constitution.Selon les acteurs ou témoins des pourparlers amorcés il y a près de deux mois maintenant, les propos les plus vifs ont été échangés au sujet du pétrole.Les deux partis kurdes tiennent mordicus à hériter du ministère du Pétrole dans un but préds: asseoir leur influence dans la région de Kirkouk, ville située dans le nord du pays, où sont concentrées de volumineuses réserves d’or noir.Idéalement, ils voudraient que Kirkouk redeviennent aussi kurde, si l’on peut dire, qu’elle l’a déjà été.Comment?En renvoyant dans leurs foyers les miniers de sunnites que Saddam Hussein avait transplantés dans les environs afin d'arabiser à marche forcée le sud du Kurdistan.Longtemps cantonnés dans la frange de la société, les chiites n’entendent pas donner satisfaction aux Kurdes.Principal vainqueur des élections.l’Alliance unifiée irakienne (AUD parrainée par le grand ayatollah Ali aLSistani tient à nommer l’un des riens à la tête d’un ministère appelé à détenir entre ses mains l’essentiel des pouvoirs économiques.Qui plus est, les chiites estiment avoir suffisamment fait preuve de bonne volonté à l'égard des Kurdes en acceptant que la présidence soit accordée à l’un de leurs chefs de file.Le pétrole mis à part la coloration éventuellement religieuse de la Constitution, donc du pays, se révèle être le sujet sur lequel tout le monde s’affronte.Pour contrecarrer l’ambition que l’AUI ____ nourrit à cet égard, les Kurdes se sont alliés aux Serge laies rassemblés au sein de la liste dlyad Aüoui, Truffaut ex-premier ministre.La perspective de voir Ibrahim ahjafaari bombardé chef de gouvernement les inquiète passablement ALJafaari est le leader du parti Dawa, dont le programme se résume ainsi: instaurer une république islamique.De fait les Kurdes et Allaoui ne veulent rien céder, rien négocier tant et aussi longtemps que la coalition chiite n’aura pas donné des gages montrant qu’il n’est pas dans son intention d’imprimer un caractère religieux à la Constitution.Et les sunnites?Le boycottage des élections les a affaiblis et leur représentation à l’Assemblée n’est évidemment pas phis forte.Ds ne demandent ni la présidence, ni le poste de premier ministre, ni le ministère des Affaires étrangères.Par contre.Par contre, ils exigent le ministère de la Défense, le ministère des kalachnikovs.Un fait particulier les agace prodigieusement Lequel?Les milices kurdes n’ont pas désarmé et n’entendent pas le faire.D’autant moins que la vaste majorité des Kurdes veulent obtenir l’indépendance.Dans cette perspective, il serait étonnant qu’ils acceptent de remiser leurs armes.En attendant la suite de ce feuilleton, une chose est désormais sûre: la publication de la Constitution sera retardée de plusieurs mois, ainsi que la tenue des élections générales qui devaient suivre.Et cela, à cause de la forte persistance des clivages confessionnels et ethniques.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE.JEAN FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN T1FFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE SRÀQlT, CoFfi*'.l(gTt?I>iT PF Pw&i-lCATiaN "T! PMA eTAirfatVtS PF tfeCKFV, \Aa Æü‘il£ woi»$ f wtlvFrfT l-A CûbhAAiiSiold 4 O «S.iî> » \ * tfARVdîff t»*Ç'o3'3o Coïncidence Savoureuse petite coïncidence: Kent Nagano rient diriger la 3e symphonie de Mahler alors que les étudiants sont en grève.Or le thème d’ouverture de la symphonie, exposé d’abord de manière tragique en mineur fortissimo par huit cors à l’unisson et repris ensuite en majeur dans une série de variations qui le trivialise jusqu’à en faire une véritable fanfare de fête foraine, voire de cirque (Mahler pariait du «Réveil de Pan» ou de la «Marche de l’été qui s’en vient» et qui se transforme en «procession bachique»).eh bien ce thème serait, semble-t-il, celui d’une marche d’écoliers traditionnelle qui avait été transformée en chant de revendication du mouvement universitaire de 1819 et qui avait refait surface lors des manifestations étudiantes de 1878, pendant que Mahler étudiait à l’Université de Vienne.Guy Marchand musicologue marchand.guy@sympatico.ca Réplique de Benoît Dutrizac Le 22 mars dernier, vous avez publié une lettre ouverte qui affirmait que j’étais un journaliste raciste.Un jgurnaliste raciste viserait des races.Je vise plutbyayjeligions.Toutes les religions.QuancyiflSH«ns évangélistes veulent retirer aux feinqHKdroit à l’avortement, je réplique.Quanoles islamistes s’accordent le droit d’asservir leurs femmes, de les battre ou de les tuer pour une raison qui leur semble valable, je réplique aussi.Quand les événements répréhensibles se passent en territoire canadien et québécois, je dis: «Attention.Ici, comme société, nous avons fait des choix, nous avons LETTRES -?- établi des règles et elles s appliquent à tous.» Au Québec, l’équilibre entre les hommes et les femmes est fragile et imparfait, mais nous devons refuser toutes tentatives de retourner à la Grande Noirceur.Nos institutions laïques sont jeunes, mais nous voulons les préserver.Quand je prends la parole en public, je ne trouve peut-être pas toujours les bons mots, je n’ai peut-être pas toujours le bon ton, je m’emporte parfois en constatant l’inertie de certains groupes, notamment des groupes féministes, qui n’ont pas hésité à brûler leurs soutiens-gorge à grands cris, il y a quelques années, mais qui, aujourd’hui, n’osent pas prendre position sur, par exemple, la question du voile islamique.Tout ça est vrai.Est-ce une raison valable, au Québec, au Canada, pour que je reçoive des menaces de mort?Vivons-nous dans une démocratie ou dans une nouvelle théocratie?Jouons-nous à l’autruche bien pensante devant les extrémistes?Mais comprenez une chose: quand je m’attaque aux religions, je ne m'attaque pas aux gens qui y croient Je m’attaque aux croyances aveugles qui deviennent forcément dangereuses.Je m’attaque aux institutions et aux intentions qui se cachent derrière ces croyances.Je m’attaque aux injustices, plus souvent qu’autrement vécues par des femmes et des enfants.La religion est une affaire personnelle, pas sociale ni politique.Je crois fermement qu’il est dans l’intérêt de nous tous qu’aucune religion n’intervienne dans les lois, les établissements d’enseignement, les institutions politiques et les droits des femmes, des enfants, des hommes ou de toutes minorités vulnérables.Benoît Dutrizac journaliste Un temps de réflexion Nous estimons préjudiciable au bien commun qu’on veuille saboter ce qui reste d’enseignement religieux à l’école avant même de savoir ce qu’on mettra à la place.La coupe à blanc en éducation n’est pas phis productive qu’elle ne l’est dans l’exploitation de nos forêts.Ce n’est pas en rompant brutalement avec le passé que l’on construit l’avenir.Au lieu d’appliquer une thèse abstraite issue de l’intégrisme laïque, il serait préférable d’élaborer des accommodements raisonnables et respectueux de la liberté de conscience et de religion, comme on l’a fait en Belgique, en Allemagne, en Hollande, en Norvège, en Autriche et ailleurs.Même en France, pays du modèle républicain et unitaire en éducation, on tente actuellement d’élaborer, en collaboration avec différentes confessions religieuses, un nouveau modèle plus souple, où les droits des parents seraient mieux respectés et où la liberté religieuse trouvera un espace décent pour s’exprimer.Il faut du temps pour évaluer avec soin les aspects juridiques et constitutionnels des changements apportés par la loi 118 et pour construire un modèle qui respecte la justice, les droits démocratiques et l’histoire du Québec.Ce temps de réflexion nécessaire ne peut être assuré que par la reconduction de la disposition dérogatoire, dont la validité juridique est non moins grande que celle de toute autre loi Nous demandons donc au gouvernement du Québec, eu égard à l’enseignement religieux, de renouveler pour cinq ans l’application de 1a disposition de dérogation inscrite dans la Charte canadienne des droits et libertés.Claire Bergeron (et d’autres) présidente de l’Association québécoise des professeurs d’enseignement moral et religieux Le 17 mars 2005 LIBRE OPINION Télé-Québec : mise en œuvre à reconsidérer RAYMOND CORRIVEAU Président du Conseil de presse du Québec Le dernier rapport qui se penche sur l’avenir de Télé-Québec a été largement commenté dans les médias québécois.Tous conviennent, en un sens, qui propose beaucoup phis qui n’annonce.L’intitulé Priorité à l’écran deviendra, par un mécanisme insuffisamment justifié selon nous, «priorité à l’entreprise privée».La plaque tournante du glissement des logiques s’effectue sous la rubrique de la programmation.L’intention des auteurs avait déjà été perceptible lors de la présentation de notre mémoire aux audiences publiques du groupe de travail en octobre dernier, nous avions en effet été interpellés sur le statut de France 5.Ce fait, rattaché au programme des PPP évoqué dans les documents préliminaires, tout comme une considération toute relative à la très grande majorité des mémoires qui plaidaient pour le maintien des activités de production à TélèQué-bec, tout cela laisse penser, peut-être à tort, que la solution était trouvée dès l’amorce du processus de consultation.D’entrée de jeu, lors de notre présentation, nous avions souligné avoir le sentiment que le jupon dépassait quelque peu, pour reprendre une métaphore bien québécoise.Pourtant, le rapport n’est pas inintéressant pour autant Les grandes recommandations qui visent à renfoncer la vocation culturelle et éducative sont importantes, bien argumentées, et confirment si besoin était la présence essentielle d’une télévision publique dims l’univers médiatique du Québec.[.] Nous laisserons à d’autres le soin de débattre du bien-fondé des hypothèses logistiques et organisationnelles.Tout comme nous ne pouvons que nous réjouir de l’attention particulière portée à la présence de Télé-Québec en région, de même que l’accentuation du rôle que la société de télédiffusion doit jouer à l’égard de la réalité ethnoculturelle.Mais alors, la question se pose, comment la réponse à un tel constat ne serait-elle réservée qu’au secteur indépendant Se préserver des ingérences La position du Conseil de presse quant à la pertinence de maintenir des capacités autonomes de production d’affaires publiques tient à quelques grands principes.La gestion de la cité doit être préservée de toute ingérence d'intérêts particuliers.Nous soutenons ensuite que la démocratie n’est en rien figée, rien n’est jamais acquis; elle est toujours redevable à une dimension processuelle.En conséquence, l’homme en société doit, aujourd'hui comme toujours, se réserver un espace, aussi devenu audiovisuel pour débattre librement de sujets qui hti permettront de mieux comprendre le monde qui l’entoure afin d’orienter ses décisions.Cette nécessité de dialogue est le sens même de l’espace public, mais ce dialogue porte aussi l’obligation d'aborder des sujets qui fâchent de questionner nos interdits et nos valeurs.Souvenons-nous des fameuses téléséries de Janette Bertrand et de l’excellente émission d'affaires publiques Droit de parole.[.] Pour que nous puissions être d’accord avec l’hypothèse de mise en œuvre proposée par le groupe de travail chargé de l’examen de Télé-Québec, il aurait fallu nous démontrer que le transfert total de la production au secteur privé arrive à offrir des garanties sur la protection de la parole publique contre toute possibilité d'ingérence.Ce que nous avons eu comme élément démonstratif ne fat qu’une brève allusion: «Qu’il s’agisse d’émissions d’affaires publiques au sens traditionnel du terme, d’émissions de forums ou de débats, de magazines de société ou de documentaires d’opinions, elles peuvent bien être prises en charge par le secteur indépendant, comme le démontre l’exemple de France 5.» Ces références se situent dans une conjoncture et un contexte bien différents.Les explications sont, à nos yeux, un peu courtes.Affaires publiques défavorisées D faut savoir quid, la mécanique d’appui à la production, d’ailleurs abordée dans les annexes du rapport ne favorise pas au départ les émissions d’affaires publiques car ce type d’émission n’est pas admissible aux divers mécanismes de soutien à la production indépendante — y aurait-fl des raisons éduques derrière cette politique?Il est difficile pour le Conseil de presse de ne pas s’inquiéter de l’impact des liens entre producteurs et annonceurs et le traitement des affaires publiques.Phis encore, fl lui serait indélicat et irréaliste de demander à un secteur de travailler à perte dans des domaines non admissibles à l’aide gouvernementale.Une fois transférés dans le monde de la production indépendante, nous craignons que les enjeux sociaux soient mis de côté non par manque d’intérêt mais plutôt par manque de financement Dans un tel contexte de précarité, les enjeux sociaux deviennent très vulnérables, aussi bien à l’humeur des commanditaires que des annonceurs gouvernementaux, ou encore au diffuseur hn-même, à rien n’est assuré du côté de l’indépendance politique de la direction.Rappelons-nous.par exemple, que l’ACDI a, dans un passé pas si lointain, tenté d’infléchir la ligne éditoriale de l’émission Nord-Sud au moment où elle contribuait au financement de cette émission d’affaires publiques.S nous comprenons et acceptons volontiers que toutes les questions doivent être posées nous ne pouvons les exclure de tendances kféœ logiques dies aussi sujettes à la discussion, surtout si dies interpellent la conjoncture particuBè-re de la société québéedse.Mais poser toutes les questions requiert aussi l’obligation d’offrir toutes les réponses.Et sur la disparition des activités de production deTdéQuébec, notamment au chapitre des enjeux de société, toutes les réponses sont loin d’avoir été données.l LE DEVOIR.LE MERCREDI 3 0 MARS 20 0 DEES Pour sortir delà crise iM Un modèle à long terme JEAN-FRANÇOIS LÉONARD Enseignant au collegial et chargé de cours JACQUES NADEAU l E DEVOIR Des raisons politiques justifient un appui à la grève étudiante ms, JACQUES NADEAU LE DEVOIR ÉRIC PINEAULT Professeur au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal emain, je suspendrai pendant une journée mes recherches et l’accomplissement de tâches administratives pour rejoindre les étudiants sur les piquets de grève devant l’Université du Québec à Montréal.Pourquoi appuyer activement, et non seulement en parole, le mouvement de grève?Il va sans dire qu’étant moi-même aux prises avec une dette d’études élevée qui pèse sur le revenu familial, j’ai une empathie certaine pour les étudiants, mais je crois plus important de souligner les raisons politiques qui motivent ma solidarité.[.] Qui profite de l’endettement ?Depuis le début des années 90, la tendance générale au Québec en matière de réforme ou de modification du régime de prêts et bourses est la lente mais constante et tenace érosion des bourses au profit des prêts.En ce sens, le gouvernement Charest n’innove pas, il accélère et radicalise une tendance en place depuis plus d’une décennie, soit l’augmentation de l’endettement étudiant, un phénomène qui a connu une envolée beaucoup plus importante au Canada anglais et qu’on doit par ailleurs situer dans un mouvement général d’endettement des ménages salariés partout en Amérique du Nord.Avec la réforme actuelle, le Québec pourrait espérer rejoindre la «moyenne canadienne», dit-on! Or ce système d’endettement que consolide le gouvernement Charest comporte des particularités québécoises.Ainsi, notre système de prêts étudiants continue à enrichir, année après année, nos grandes institutions financières tandis que le programme fédéral a rompu avec ce modèle depuis 2001.Le régime de prêts et bourses est construit de manière à ce que chaque étudiant négocie directement son prêt avec une institution finandère de son choix.Le gouvernement du Québec, lui, ne fournit qu’une garantie et paie les intérêts pendant la durée des études.Le montant total des prêts garantis par le gouvernement en 2003-04 s’est élevé à près de trois milliards de dollars.D paie les intérêts sur un tiers de cette somme, ce qui lui a coûté 146 millions, intérêts versés directement aux institutions financières pour un financement qui ne comporte aucun risque.Notons que près de la moitié de ces prêts (donc des intérêts) sont détenus par le Mouvement Desjardins.Ces entreprises finandères sont les prindpales bé-néfidaires de toute réforme augmentant le fardeau d’endettement des étudiants.A quand un régime entièrement public de prêts et bourses où les intérêts remboursés par les diplômés serviront à réduire le coût du programme ou à augmenter la valeur des bourses d’études?Un prêt., pas comme les autres Rappelons qu’au Québec, une dette étudiante est une dette de vie plutôt qu’une dette qui se rapporte au patrimoine d’une personne.Négodez une marge de crédit de 25 000 $, demandez une carte de crédit de 30 000 $ et flambez le tout à un des casinos de Loto Québec.Incapable de rembourser votre dette de 50 000 $ (avant les intérêts)?Le droit à la faillite personnelle existe pour effacer toute créance après la liquidation de la part saisissable de votre patrimoine.Etudiez pendant sept ans afin d’obtenir une maîtrise en travail sodal ou en psychologie, votre dette d’études vous suivra toute votre vie, peu importe l’évolution de l’économie ou du marché du travail, car elle échappe au droit à la faillite personnelle.Augmenter l’endettement des étudiants au Québec, c’est accroître le poids de cette dette de vie sur les jeunes générations.Le faire afin de pouvoir financer des baisses d'impôt qui profiteront en grande partie aux plus nantis qui s’approchent de la retraite, c'est opérer un transfert intergénérationnel des plus inéquitabk-s.|_.j Accessibilité et frais de scolarité Il faut enfin souligner le piège qui consisterait à augmenter (ou carrément à déréglementer) les frais de scolarité pour les études postsecondaires afin de financer, dit-on, un régime de prêts et bourses plus généreux envers les démunis.Notons que rien ne garantit qu’une augmentation des frais de scolarité dégagerait des sommes pour améliorer le régime de prêts et bourses.Un tel arbitrage entre postes budgétaires du gouvernement serait purement discrétionnaire et donc sujet à révision à chaque budget De plus, au Canada et ailleurs dans les pays de l’OCDE, l’augmentation des frais de scolarité s’est généralement traduite par une diminution du financement public des institutions postsecondaires plutôt que par un maintien ou un réinvestissement en éducation.En ce sens, on peut parier que l’augmentation des frais de scolarité ne financerait rien d'autre que de nouvelles coupes en éducation au profit de baisses d’impôt pour les plus riches.Si on veut redistribuer l’argent des riches vers les moins nantis, on n’a qu’à le faire au moyen de la fiscalité, qui demeure le mécanisme le plus équitable et le plus efficace de redistribution de la richesse sociale.[.] Les mesures d’accessibilité de l’éducation donnent idéalement aux jeunes Québécois une autonomie en matière de choix de leur domaine d’études par rapport aux contraintes à la fois du marché du travail et d’ordre familial.Ces mesures font de l’accessibilité une responsabilité collective (qui libère les personnes) tandis qu’un dégel des frais et une conversion de bourse en prêt transfèrent graduellement la responsabilité vers les individus et leurs familles.Une responsabilité collective implique des choix de société débattus publiquement Des responsabilités individuelles impliquent des dilemmes moraux et des arbitrages de consommation débattus privé-ment II faut alors se demander si l’éducation d’une société est une question publique ou privée, un choix de société ou un arbitrage de consommation.La mise de fonds sur un nouveau condo en République dominicaine ou la maîtrise en philo de fiston?[.] Négocier une solution viable SIMON LEBLOND Finissant à la maîtrise en sciences économiques d l’Université de Montréal omme la grande majorité des Québécois, je m’inscris en faux devant la coupe de 103 millions de dollars du gouvernement dans les bourses étudiantes.[.] Malgré la légitimité de leur revendication, les étudiants ne gagneront toutefois rien à faire perdurer la grève, sinon la perte de leur trimestre et des lacunes dans leur formation.C’est maintenant, à la table de négociation, que l’impasse doit se dénouer.Pour y arriver, les leaders étudiants doivent offrir au gouvernement des solutions viables pour le financement du régime de prêts et bourses et du réseau d’éducation postsecondafre.Ces solutions devront assurer l’accessibilité des études postsecondaires tout en tenant compte des réalités économiques des différents acteurs (étudiants, universités et gouvernement).À court terme : dégel et recul Michel Venne démontrait fort éloquemment le 14 mars dernier dans les pages de ce quotidien comment les impôts sont un meilleur outil de redistribution que les frais de scolarité et, donc, qu’ils ne devraient pas être augmentés.Seulement avant même de parier d’augmenter les frais de scolarité, il faudrait penser à les dégeler, en effet le gel des frais de scolarité constitue une diminution en termes réels.En effet un étudiant paie, en termes réels, 83 % de ce que payait un étudiant en 1994 pour une année d’université.Par rapport à 1968, les frais de scolarité représentent seulement 56 % de ce qu’ils étaient Une augmentation rétroactive des frais de scolarité pour refléter l’inflation depuis 1994 ne représenterait que 300 $ par année pour un étudiant et assurerait aux universités 60 millions de dollars d’argent neuf.L’indexation subséquente des frais de scolarité à ITPC ou au salaire minimum permettrait de faire supporter la hausse des coûts de la vie de façon égale par le gouvernement les universités et les étudiants.Cette avenue est une solution temporaire et rapidement applicable qui offre le double avantage d’injecter de l’argent dans le réseau d’éducation postsecondaire et d’offrir une contrepartie au gouvernement pour un recul complet sur les 103 millions.[.] À moyen terme S’il est clair que le gouvernement se doit de réinvestir la somme de 261 millions dans le réseau postsecondaire, selon une étude de la CREPUQ et du ministère de l’Éducation, une partie du manque à gagner découle directement du maintien des frais de scolarité à des niveaux anormalement bas.A mon avis, la meilleure façon d’assurer l’accessibilité des études tout en faisant porter leur juste part du fardeau financier aux étudiants est d’opter pour un régime de remboursement proportionnel au revenu (RPR).Cette solution, déjà appliquée dans plusieurs pays du monde, permet à un étudiant de payer ses frais de scolarité seulement à la fin de ses études et de moduler ses paiements en fonction de son revenu.L’accessibilité est conservée puisqu’un étudiant n’a rien à payer au moment de ses études et que le fardeau de ses paiements ne sera jamais démesuré.En même temps, l’étudiantdoit maximiser ses choix d’éducation puisqu’il assume un coût directement proportionnel aux études qu’il fait La refonte complète du régime de prêts et bourses pourrait également s'inscrire dans le cadre d’un RPR, limitant ainsi les frais de gestion et assurant à tous l’ac- cessibilité à laquelle ils ont droit Évidemment la condition sine qua non pour que ces réformes fonctionnent est un engagement du gouvernement à réinvestir en éducation Si la création d’un régime de RPR est un prétexte pour augmenter les frais de scolarité et réduire le financement gouvernemental, on ne fera que reculer.À long terme À plus long terme, il est important de porter son regard sur des questions épineuses qui font pourtant partie à part entière du problème actuel Contrairement à ce qu’on répète sans arrêt ce n’est pas en rendant l’université plus accessible qu’on augmentera la fréquentation des plus démunis mais bien en améliorant notre réseau déficient d’éducation primaire çt secondaire.A sa sortie du secondaire, un jeune devrait avoir les outils pour faire un choix éclairé sur son éducation.Si les étudiants ont peur des dettes d’études alors qu’il s’agit d’un puissant instrument financier, c’est qu’ils sont mal informés.Si plusieurs jeunes errent pendant des années dans les couloirs universitaires alors qu’il y a un manque criant de professionnels au niveau secondaire et technique, c’est qu’Us sont mal informés.Et si autant de jeunes ne terminent pas le secondaire, c’est qulls sont mal encadrés.Si les étudiants «de gauche» voulaient vraiment être solidaires avec les phis démunis, ils ne militeraient pas pour la gratuité scolaire ou le gel des frais de scolarité mais pour un réinvestissement massif au primaire et au secondaire, pour des repas gratuits de quafité pour tous les étudiants du primaire et du secondaire, pour une augmentation du nombre de professeurs et de professionnels, bref pour une formation adéquate pour les universitaires potentiels qu’on perd avant même qu'ils ne puissent songer à s’endetter pour étudier.n tant qu’enseignant au cegep de Victoria-ville et charge de cours à l’Université du Québec à Trois Rivières et à l’Université de Sherbrooke, j’observe avec intérêt, depuis 15 ans, les différents acteurs du monde de l’éducation supérieure.J’y côtoie des élèves de Unit acabit.Comme tout enseignant, je suis satisfait lorsque j’ai affaire à des élèves intelligents, motives et curieux.Je n’aimerais pas avoir vent que de tels élèves ne sont pas en classe parce qu’ils ne peuvent pas se payer la fonnation qui leur sied alors que d’autres, peut-être moins forts, moins curieux, moins motivés, réussissent tant bien que mal à obtenir leur diplôme parce que papa a accumulé des sous à cette fin.IV ailleurs, je n’aimerais pas apprendre que le financement des études supérieures relève d’intérêts privés, non en raison d’une quelconque peur judéo-chrétienne du profit mais parce que cela risquerait de compromettre des secteurs essentiels en ce qui me concerne mais non rentables à court terme pour les entreprises.[.,] Modèle à suivre Voici donc une solution de sortie de crise ainsi qu’une proposition de modèle à long tenue.É Injecter immédiatement 125 millions de dollars et maintenir ces budgets d’ici cinq ans de manière à ce que tout rentre dans l’ordre.¦ Faire savoir, au moyen d’une vaste campagne dans les écoles secondaires, qu’en 2010, les principes sue v-.uits orienteront l’accessibilité et le financement des études supérieures.But général: favoriser l’accessibilité des études supérieures tout en évitant l’escalade des coûts et le sous-financemenL Article 1: les cours offerts dans tout progranune d’études postsecondaires sont totalement gratuits pour les places de catégorie A Article 2: pour tout cours offert dans un programme d’études postsecondaires suit .automatiquement une allocation pour l’alimentation et le logement de l’élève inscrit à une place de classe* 1 A Article 3: le nombre de places de classe A dans chaque progranune est déterminé à 70 % du prorata du nombre d’élèves inscrits dans ces programmes en 2000.Article 4: s’il y a pénurie de main-d'œuvre dans un domaine, le ministère peut choisir d’accroître le nombre de places de classe A dans un programme.Article 5: l’accessibilité des places de classe A de chaque programme est déterminée soit en fonction des notes des cours préalables, soit par la réussite d’un concours particulier destiné à évaluer des compétences ou attitudes préalables.Article 6: l’accès aux places de classe B est totalement libre mais l’élève paiera à l’institution 100 % des coûts évalués par le ministère, et ce, sans financement afférent Article 7: les étudiants étrangers peuvent avoir accès aux places de classe A mais à condition de signer une lettre d'entente en vertu de laquelle ils s’engagent à travailler dans ce domaine au Québec durant les duc années suivant leur formation.L’obligation de négocier de bonne foi MARC BRIÈRE Juge retraité de l’ancien Tribunal du travail oute grève doit bien finir par finir.Dans le contentement ou dans l’amertume.Une grève qui dure trop longtemps est une grève perdue, pour chacune des parties.Le gouvernement et les étudiants ont donc le devoir de travailler ensemble à trouver le plus rapidement possible un règlement satisfaisant Pour y arriver, chaque partie doit respecter l’autre, malgré l’importance de leur désaccord.Seul le respect mutuel permet «une interaction constructive» susceptible de mettre fin au conflit d’une manière acceptable aux deux parties.Cette interaction constructive s'appelle, dans notre droit du travail, •la négociation de bonne foi», que les deux parties ont le devoir de pratiquer.[.] J’esquisse ici une voie de règlement possible.Le gouvernement a eu tort de transformer en prêts 103 millions de dollars de bourses destinées aux plus démunis.Il doit donc corriger son erreur.Mais cela ne peut pas vouloir dire qu’il doive accorder aux étudiants exactement tout ce qu’ils réclament, ni que les étudiants ne peuvent accepter rien d’autre qu’un retour à l’état initial des choses.D’ailleurs, ils ne réclament pas le paiement rétroactif des bourses pour l’année en cours.Leur demande porte sur le régime des bourses pour les prochaines années scolaires.Tout en insistant pour récupérer les 103 millions, ils doivent faire une concession de plus: consentir à un réaménagement du système de prêts-bourses sur la base de la dernière proposition gouvernementale, soit la remise de dette aux étudiants qui obtiennent leur diplôme dans un délai raisonnable.Il y a ici matière à négociation pour améliorer la proposition gouvernementale sur les modalités et conditions des remises de dette de façon à ce que les étudiants les plus démunis ne souffrent pas de diminution de l’aide financière dont ils ont un absolu besoin, pourvu qu’ils poursuivent sérieusement leurs études.Il faut tout mettre en œuvre pour éviter le chaos qu’entraînerait la perte du trimestre d’études.L’orgueilleuse recherche d’une victoire n’est pas de mise.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (anoint au dinctnr de l'information), Jeanne Corrieeau (affaira municipales/.Fabien Degliae.Marie-Andrée Chouinard (tducatton), Josée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idéal.Brian Mylei (fustice et flits de société).Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion.LouisGiDes Francoeur (environnement).Benoit Monger (responsable du site Internet), Laurence Clavel, Jean-Guillaume Dumont (commis internet) Isabelle Paré (santé).Louise-Maude Rioux-Soucy (surnuméraire) ; Pauline Gravel (sciences) ; Guillaume Bourgault-Cété (surnuméraire).Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des paga tkématigua) \ Martin Dudos, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs).Renée LéoGuirnom et Serge Faquin (relecteun surnuméraires) Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographa) \ à l’information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier culture).Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end).Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpeth (lions), Odile Tremblay (cinéma).Bernard Lamarche (arts visuels et musique), Frédérique Doyon (surnuméraire) ; à l'information économique Gérard Bérubé (adfoiut au directeur de l’information), Dominique Reny (pupitre).Philippe Papineau (surnuméraire), Éric Desrosiers.Alec Castonguay, Claude Turcotte, François Desjardins (surnuméraire), b l’information internationale Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditoriale).Claude Lévesque.Guy Taillefer (adfoinl an directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste) : à l’information politique Héléne Busetti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires d Ottawa), Tommy Chouinard et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires d Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire d la rédaction) : Marilyse Hamelin, Alexandre Shields (commis) La documentation : Gillea Paré (directeur) ; Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort i Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril.Jean de Billy, Marlène Cité.Dave Cameron.Yan Hamel.Christiane Legault Amélie Maltais.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet Micheline Ruelland, Nadia Sebal, Mélisande Simard (publicitaires).Uurence Thériault (directrice ad/mule), Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard DeaCormitra, Donald Filion, Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida, Yannick Morin (surnuméraire) INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Unda Thériault (responsable sérvice à la clientèle, distribution et tirage).Roxanne labeile (coordonnatrice d la promotion et d la lollicitalum).Loli Sénéchal-Berthüume.Monique L’Heureux, Racbelle Leclerc, CaroBne Simard L’ADMJNKTRAriON Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céfine Furov.Germain Haeck (contrdlenr).Ghislaine LaSeur.Claudette Béliveau (admnte administrative/.Claudine Chevrier.Monioue Protean.Danielle Rosa. LE DEVOIR.LE MERCREDI 30 MAR 2 0 0 5 A 8 ACTUALITES GOMERY Le juge a indisposé à la fois les avocats des trois accusés et celui d'une coalition de médias SUITE DE LA PAGE 1 Le publicitaire Jean Brault et l’ex-directeur du programme des commandites, Charles Gui té, doivent subir un procès conjoint pour six accusations de fraude totalisant 1,97 million de dollars.Le publicitaire Paul Coffin répondra pour sa part à 18 accusations de fraude d’une valeur de 1,93 million.Les deux procès devant jury s’ouvriront le 2 mai et devraient durer de quatre à six semaines.Au préalable, les trois hommes devront répondre aux questions pointues des procureurs de la commission sur leur participation au programme fédéral des commandites.Jean Brault, le président de Groupaction, doit d’ailleurs amorcer son témoignage aujourd’hui ou demain.Les trois individus ne seront toutefois pas interrogés sur des sujets reliés aux accusations pénales, en conformité avec le mandat de la commission, ce qui exclut d’emblée la crainte qu’ils puissent s’incriminer eux-mêmes.Avocats indisposés À vouloir ménager la chèvre et le chou, le juge Go-mery a indisposé à la fois les avocats des trois accusés et celui d’une coalition de médias.MM.Brault, Coffin et Guité demandaient une ordonnance de non-publication sur leurs propres témoignages et sur ceux que des tiers pourraient faire à leur sujet Mais le juge Gomery n’a pas cru bon d’aDer aussi loin.•On n’est pas entièrement satisfaits, mais on va vivre avec ce jugement», a commenté Harvey Yaros-ky, l’avocat de Jean Brault.Selon M'Yarosky, il reviendra à la commission de faire la démonstration que la diffusion du témoignage des tiers ne portera pas atteinte au droit des accusés à un procès juste et équitable.Richard Auger, l’avocat de Charles Guité, se montre pour sa part insatisfait de l’obligation de tenir un débat pour départager les portions qui seront rendues publiques de celles qui ne le seront pas.L’avocat des médias, Mark Bantey, envisage enfin de porter la cause en appel, «/’ai toujours prétendu qu’un jury est capable de décider uniquement sur la preuve.Si on dit le contraire, c’est qu’on ne fait pas confiance au système de procès devant jury», a-t-il déclaré.Équilibre à trouver Le juge Gomery a indiqué dans son jugement qu’il devait trouver l’équilibre entre deux droits protégés par la Constitution: le droit pour le public d’être inîfor-mé sur les questions le concernant et le droit pour tout inculpé d’être jugé de manière impartiale.«Le juge a tenté défaire un compromis.Mais je crois qu’il est allé trop loin en faveur du droit à un procès juste et équitable», estime M'Bantey.Chose certaine, cette décision assure à la commission une relative tranquillité.S’il n’avait pas accordé une ordonnance de non-publication à MM.Brault, Coffin et Guité, le juge Gomery ouvrait en effet la porte à des appels qui auraient retardé les travaux pendant plusieurs semaines sinon des mois.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514)985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Parcourriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514)525-1149 Parcourriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 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0656.Dépôt légal: RibBothèque nationale du Québec.V COMPTABLE SUITE DE LA PAGE 1 entreprise archaïque, au son de laquelle la comptabilité était encore rédigée à la main.M.Gosselin, son épouse Andrée Côté-Gosselin et les vice-présidents de l’entreprise ne remplissaient jamais de feuilles de temps pour justifier les centaines d’heures facturées au gouvernement fédéral dans le cadre du programme des commandites.Lors de l'élaboration des factures.Mme Thibeau-Carrier s’entretenait donc avec M.Gosselin et les vice-présidents de l’agence afin de majorer les heures, sans égard au travail accompli, pour toucher le montant maximal prévu dans un contrat Les heures en trop pouvaient être mises sur le compte de n’importe qui., y compris Mme Thibeau-Carrier elle-même.En 1997, Gosselin Communications Stratégiques a réclamé au gouvernement 26 070 $, l’équivalent de six semaines de travail, pour les services de Mme Thibeau-Carrier dans la gestion de la commandite octroyée aux Sénateurs d’Ottawa.La dame a indiqué hier qu’eDe n’a consacré en réalité qu’une seule semaine à ce projet.La majoration se chiffre à 22 000 $, au bénéfice de Gosselin.A d’autres occasions, Mme Thibeau-Carrier demandait la permission aux responsables du programme des commandites, à Ottawa, pour transférer des sommes non utilisées dans le cadre d’un contrat donné à un autre.C’est ainsi que 30 000 $ non dépensés pour quatre événements ont été réaffectés au projet Montréal-Toronto Outreach en 2000.Questionné une dernière fois en après-midi, Gilles-André Gosselin a réfuté sans grande conviction les allégations de Mme Thibeau-Carrier.M.Gosselin n’a «aucune idée» des raisons ayant poussé la comptable à affirmer que son agence gonflait de façon récurrente les factures présentées au gouvernement À sa connaissance, il ne s’agit pas là d’une pratique de l’entreprise dont il était pourtant la tête dirigeante.M.Gosselin a affirmé que les factures ne lui étaient «pas nécessairement» présentées pour fins d’approbation, alors que son ancienne comptable a dit le contraire.Les ordres de Gagliano L’ex-ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, a beau dire qu’il ne contrôlait pas le programme des commandites et qu’il se contentait de formuler des suggestions, la preuve présentée à la commission Gomery n’en finit phis de le contredire.M.Gagliano aurait hiknème ordonné qu’une commandite de 6850 $ soit acheminée à l'Association italienne canadienne du village de Saint-Martin pour l’aménagement d’une place du Canada dans un village de la Sicile.C’est du moins l’information que l’ex-directeur du programme des commandites, Charles Guité, a transmise à sa principale collaboratrice, Hu-guette Tremblay.M.Guité a dit que le ministre Gagliano voulait «mettre l’argent du programme des commandites dans cet événement en Italie, mais qu’il ne devait pas y avoir de “paper trail" chez nous au gouvernement», se souvient Mme Tremblay.La suite est connue.La commandite de 6850 $ a été glissée dans une enveloppe d’un demkniflion de dollars pour des «événements imprévus» gérée par Gosselin Communications Stratégiques.L’Association a reçu la somme sans que son nom ne figure dans les dossiers du ministère des Travaux publics.C’est en épluchant les documents internes de l’agence de publicité que les enquêteurs de la commission Gomery ont mis au jour ce projet par lequel la visibilité du Canada a été assurée jusqu’en Italie.Le programme des commandites, faut-U le rappeler, devait rehausser la présence du gouvernement fédéral au Québec, dans la foulée du référendum de 1995.Mme Tremblay a en outre confirmé l’importance du leadership pris par Alfonso Gagliano dans la gestion du programme, comme en font foi ses propres discussions avec son patron, Charles Guité.Celui-ci ne mentionnait presque jamais l’entourage politique du ministre dans ses échangés avec Mme Tremblay sur les questions touchant le programme des commandites.«A 99,9 % du temps, M.Guité parlait du ministre», a-t-elle dit Mme Tremblay a enfin confirmé un autre cas d’ingérence, cette fois dans la sélection des fournisseurs d’articles promotionnels, une tâche qui relevait normalement des agences de publicité.En août 2000, Mme Tremblay a écrit personnellement à un employé de Gosselin Communications Stratégiques pour lui ordonner de prendre un nouveau fournisseur pour la production de 20 000 T-shirts.D s’agissait d’Alain Renaud, un employé de Groupaction.-M.Guité m’avait déjà dit que M.Renaud était un lobbyis-te pour le Parti libéral», a ajouté Mme Tremblay.Une loge payée par le grand public En pleine saison des impôts, les contribuables canadiens seront par ailleurs intéressés d’apprendre que leur effort fiscal a servi par le passé à acheter une loge corporative au Centre Corel le domicile des Sénateurs d'Ottawa.A la demande de Charles Guité, Gosselin Communications Stratégiques a fait l’acquisition de cette loge en 1997-98.Le gouvernement en détenait le tiers, un investissement de 33 000 $, mais il a décidé d’en devenir l’unique actionnaire la saison suivante, pour un déboursé de 100 000 $.Les Alfonso Gagliano, Don Boudria et Denis Coderre, trois ténors du gouvernement Chrétien, ont notamment fréquenté cette loge, de même que MM.Guité, Gosselin et leurs épouses respectives.Les Sénateurs d’Ottawa ont bénéficié pour leur part de commandites de quelque 600 000 $.L’agence de M.Gosselin a empoché enfin 93 987 $ en commissions et frais de majoration, en phis de facturer 3414 heures de travaD en deux ans (386 718 $) et des frais de production de 155 056 $.M.Gosselin s’est défendu en affirmant qu’il a tout simplement exaucé le vœu de son cbenl Le Devoir CONSERVATEURS Stéphane Dion avoue que la modification de la Loi canadienne sur la protection de Venvironnement n'est pas «nécessaire» SUITE DE LA PAGE 1 dévoilé il y a un mois.Le Bloc québécois et le NPD ont déjà annoncé qu’ils s’opposeraient à ce projet de loi, puisqu’ils sont contre le budget «Je ne trouvais pas ce budget bon, comment pourrais-je trouver la loi qui l’applique bonne?» a résumé jeudi dernier le chef bloquiste, Gilles Duceppe.S’abstenir De leur côté, les conservateurs avaient plutôt décidé de s’abstenir de voter lors du dépôt du budget estimant que le ministre des Finances, Ralph Goodale, avait inclus suffisamment de mesures qui touchent les priorités conservatrices, notamment des baisses d’impôt et un investissement dans les forces armées, pour ne pas lancer le pays sur le chemin électoral.Mais le Parti libéral a fait basculer l’équilibre des forces en incluant dans la législation une modification à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement afin de supprimer le mot «toxique» du texte de la loi.Cette modification permettrait d’inclure dans la loi une réglementation sur les gaz à effet de serre, qui ne sont pas clairement considérés comme toxiques, pour mettre en place un éventuel plan sur Kyoto.Le Parti conservateur n’a pas du tout digéré cette modification à la loi sur l’environnement, estimant que le gouvernement ouvre une boîte de Pandore et qu’il essaye d’appliquer un plan sur Kyoto par la porte arrière, sans consultation.«Une telle modification à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement est si floue qu’elle donne un pouvoir illimité au gouvernement sous le couvert de Kyoto.On n’a pas donné un chèque en blanc aux libéraux pour appliquer Kyoto, ça nous prend un plan cohérent et séparé du budget pour y voir clair», a soutenu au Devoir hier l’attaché de presse de Stephen Harper, Dimitri Soudas.Une stratégie Mais puisque le vote de confiance sur le projet de foi C-43 doit avoir Heu dans quelques semaines et que personne ne semble vouloir aller aux urnes tout de suite, le Parti conservateur a déniché hier une stratégie pour éviter le choc frontal et la chute rapide du gouvernement Martin.Lorsque le vote aura Heu en deuxième lecture à la Chambre, vers la mi-avril, les conservateurs vont s’arranger pour que le projet de toi passe la rampe, soit grâce à une abstention massive comme fors du budget soit en votant avec les Kbéraux.De cette façon, le gouvernement restera en vie et le projet de foi passera à l'étape suivante, soit celle d’être examinée par un comité parlementaire.Ce comité, composé de députés de tous les partis, peut alors soumettre des amendements au projet de loi.C’est à ce moment-là, en espérant l’aide des autres partis politiques, que les conservateurs demanderont que le projet de loi soit divisé en trois: une loi pour la controversée section sur l’environnement, une pour mettre en œuvre l'entente sur les revenus pétroHers extracôtiers çignée par Ottawa avec Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse et, finalement, une loi pour mettre en œuvre le reste du budget Ainsi, les conservateurs pensent que le gouvernement pourrait survivre à ces trois votes de confiance, s’appuyant sur le NPD et le Bloc pour faire passer le vote sur l’environnement et sur les conservateurs pour les deux autres projets de loi Cette stratégie conservatrice doit par contre être appuyée par les autres partis d’opposition fors du comité parlementaire pour espérer fonctionner.Au NPD, on affirme qu’il n’y a aucune entente de conclue avec le PC et que tout va dépendre de «comment le projet de loi serait divisé».«Il faudra analyser tout ça avant de prendre une décision», a expliqué Karl Bélanger, l’attaché de presse du chef Jack Lay-ton.Au Bloc québécois, on n’était pas au courant de cette stratégie du Parti conservateur hier et on ne voulait pas s’avancer.Sans commentaire Le leader en Chambre des libéraux et pilote du gouvernement dans cette délicate mission, Tony Valeri, n’a pas voulu commenter d’éventuelles modifications à la structure du projet de loi 043, se contentant d’exprimer sa surprise devant l’impasse actuelle.Mais pourquoi ne pas avoir modifié la loi sur l’environnement dans un autre projet de loi, question d’être certain d’avoir l’appui du Bloc et du NPD?Tony Valeri a renvoyé la telle à son collègue Stéphane Dion, à l’Environnement, qui doit expHquer les raisons de cette modification dans une rencontre avec les médias aujourd’hui.Mais le ministre de l’Environnement a reçu une tuile importante lancée par ses alliés hier, lorsque les principaux groupes écologistes canadiens ont accusé le gouvernement de faire de la politique sur le dos de l’environnement en incluant dans le projet de loi sur le budget une modification à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement Les groupes Greenpeace, David Suzuki Foundation, Pembina Institute, Pollution Probe, Environmental Defence, Sierre Legal Defence Fund, Great Lakes United et Canadian Environmental Law Association ont affirmé dans une position commune que changer la Loi canadienne sur la protection de l’environnement était inutile pour appHquer Kyoto.«Le consensus, même parmi les avocats spécialistes en droit environnemental, c’est que la loi n’a pas à être modifiée pour pouvoir légiférer sur Kyoto, expHque Steven Guilbauh, de Greenpeace.Alors, pourquoi le gouvernement Martin veut-il la modifier quand même?Cest une bonne question.Ça semble être davantage un jeu politique qu’une vraie mesure environnementale.Car c’est certain qu’en le mettant dans le vote sur le budget, le gouvernement sait que le Bloc et le NPD ne pourront pas voter avec eux pour que ça passe.Les libéraux pourraient très bien passer cette modification dans un autre projet de loi, notamment en même temps que le plan pour Kyoto qu'on attend encore.» Au cabinet du ministre de l’Environnement Stéphane Dion, on avoue que la modification à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement n’est pas «nécessaire» pour appliquer Kyoto.«Cest vrai, retirer le mot “toxique" de la loi n’est pas absolument nécessaire, les groupes écologistes ont raison, a souligné au Devoir Brigitte Caron, l’attachée de presse de Stéphane Dion.Mais on a voulu faire la modification pour clarifier les choses, notamment d’un point de vue légal, pour éviter les affrontements en cour avec les entreprises.» Mais pourquoi le faire lors d’un vote de confiance en même temps que le budget7 II semble que la réponse doive attendre la rencontre d'aujourd’hui avec le minisfre.Le Devoir TERRE SUITE DE LA PAGE A 1 ¦ Les écosystèmes les plus critiques pour les humains semblent en voie de se détériorer au point de compromettre la lutte contre la pauvreté et l’indigence, adoptée comme objectif central du nouveau siècle par la communauté internationale en l’an 2000.Par exemple, la déforestation accroît les ravages de la malaria et du choléra en favorisant la dissémination d’agents pathogènes dans l’environnement ¦ Le renversement de ces tendances exigera une modification radicale des politiques et des pratiques d’exploitation, des changements dont la plupart ne sont même pas encore en chantier.Mais plusieurs bénéfices peuvent résulter d’un même changement une politique de reforestation intensive va, par exemple, favoriser autant la faune, les réserves d’eau potable que le captage des gaz à effet de serre.Mais les humains n’en sont pas là pour l’instant Leur ponction dans les réserves d’eau ont doublé depuis 1960 pour satisfaire leurs besoins d’irrigation, leurs besoins domestiques et industriels.Ds utiHsent présentement entre 40 % et 50 % des eaux naturelles accessibles.Mais, dans certaines régions, comme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, on utiHse plutôt 120 % des résurgences naturelles, ce qui se traduit par un abaissement prononcé des nappes, souterraines, un drame que subit aussi le sud des États-Unis.L’artificiaüsation des écosystèmes aquatiques en a pris aussi un coup dantesque: de 1960 à 2000, la quantité d’eau stockée derrière les barrages qui coupent les migrations aux espèces vivantes s’est élevée à un volume représentant de trois à six fois l’équivalent du volume total des cours d’eau (lacs exclus).En certains endroits, les ponctions sont si extrêmes que l’eau de fleuves comme le Colorado, le Nil et le Jaune, en Chine, n’atteint plus la mer! Le quart de la surface du globe aurait jusqu’à aujourd’hui été artifiriaHsée pour les fins de l’agriculture, selon le rapport de l’ONU.Lactivité humaine engendre maintenant phis de produits azotés que tous les processus naturels réunis, et phis de la moitié de tout l’azote industriel a été produit et utiHsé depuis 20 ans.Le résultat l’apport d’azote dans les océans a doublé depuis 1860.Par ailleurs, depuis 1980,35 % des mangroves ont disparu, 20 % des récife coraDiens ont été détruits et une autre tranche de 20 % est menacée La surexploitation des ressources marines fait en sorte que les humains grugent désormais le capital plutôt que les intérêts annuels du quart de tous les stocks de poissons.Néanmoins, les volumes dé prises continuent d’augmenter en raison de l’évolution des techniques utilisées, ce qui accentue le déclin d’espèces autrefois abondantes comme la morue.Mais, conclut ce bilan sombre de la planète, 4e changement qui recèle le plus grand potentiel de perturbation de linfrastructure terrestre est cette expérience chimique que les humains poursuivent dans leur atmosphère depuis un siède et demi» par l’émission inconsidérée de gaz à rffet de serre.Il en résultera un changement climatique dont l’ampleur est inégalée depuis 10 000 ans, affirme le rapport onusien, et eda dans un bps de temps si brrf qu’un grand nombre d’espèces ne pourront pas s’y adapter.Que faire alors?Intégrer les coûts environnementaux dans le prix des biens et services, réduire le productivisme agricole, intégrer dans les mécanismes du marché une approche coût-bénéfices qui inclura les émissions de gaz à effet de serre et les rejets d’azote, introduire fa protection des écosystèmes dans fa totalité des poHtiques et des programmes gouvernementaux, inventer une agriculture moins dommageable pour les écosystèmes, restaurer les écosystèmes endommagés et passer massivement aux économies d’énergie et aux énergies douces.Le Devoir KLIMT SUITE DE LA PAGE 1 à peine esquissés.Les corps se présentent nus ou né gügemment drapés d’une chemise.Les femmes sont assises ou allongées, les yeux marqués d’une touche de crayon plus prononcée, le sexe offert Beaux couples Parfois, des jeunes filles s’enlacent «amies» phis qu’amantes, c’est d’ailleurs ainsi que le peintre nomme
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