Le devoir, 22 mai 2009, Page(s) complémentaire(s)
I.K I) K V OIK.I.K V K \ Il U K I) I 2 2 M A I 2 O O il WEEK-END CULTURE QUÉBEC Un concours d’architecture lancé pour le futur Musée des beaux-arts Québec — Le futur pavillon du Musée national des beaux-arts, rue Grande Allée à Québec, sera érigé par l’entremise d’un concours d’architecture d’envergure internationale, une initiative sans précédent pour la Vieille Capitale.De nombreux dignitaires ont assisté au coup d’envoi de ce concours, hier matin, dont Christine St-Pierre, ministre de la Culture, Josée Verner, ministre fédérale des Affaires intergouvemementales, Régis Labeaume, maire de Québec, et John Porter, président de la Fondation du Musée.Mme St-Pierre a dit souhaiter obtenir des propositions qui mettront en valeur la beauté et le caractère patrimonial «d'une ville où l’intégration architecturale tient une place essentielle».Le concours se mettra en branle au milieu du mois de juin, sous l’égide d’un jury composé de sept membres, dont quatre architectes.M.Porter s’attend à recevoir de 50 à 100 propositions, et les responsables souhaitent que le futur musée soit achevé, et accessible au public, à l’été 2013.Le concours comportera trois étapes.Avant la mi-septembre, le jury sélectionnera 15 firmes ayant de l’expérience dans des projets semblables, dont cinq du Québec.La deuxième phase permettra d’apprécier la qualité et la profondeur de la réflexion des 15 firmes choisies et mènera, à la mi-novembre, à la sélection de cinq idées.Le choix final du jury sera soumis à l’approbation du conseil d’administration du Musée à la fin de février 2010.La Grande Bibliothèque de Montréal et la future salle de l’Orchestre symphonique de Montréal ont fait l’objet de concours semblables.La Presse canadienne John Fogerty au Centre Bell Vingt-six rappels THÉÂTRE Téméraire pari THE SOUND OF SILENCE Création d’Alvis Hermanis.Une production du Nouveau Théâtre de Riga.À l’Usine C, jusqu’au 23 mai.MARIE LABRECQUE Le Festival TransAmériques s’est ouvert mercredi dans une douce nostalgie avec The Sound of Silence.Un curieux détour par la Lettonie pour entendre.Simon and Garfunkel.Sur une trame musicale entièrement composée par les chansons du célèbre duo, le Nouveau Théâtre de Riga s’abreuve à un mythe qui perdure toujours en Occident: les années 1960, avec ses valeurs utopistes et libertaires.Déclaration d’amour pour l’époque du peace and love, la création dirigée par le metteur en scène Alvis Hermanis repose sur un téméraire pari: trois heures sans la moindre ligne de texte non chanté.Dans un appartement défraîchi, la pièce recrée cette ère mouvementée avec une grande acuité visuelle (vêtements colorés, coiffures invraisemblables), mais elle en capte aussi l’esprit, l’ambiance.Elle met en images, à travers des scènes empreintes d’humour et de fraîcheur, l’exploration sexuelle, l’expérimentation de la créativité, la découverte de la musique.Une innocence, une candeur, même, dans la sensualité affleure de ces historiettes successives ou simultanées.Les mélodies harmonieuses — et, il faut bien l'admettre, un peu guimauves à la longue, concentrées à si haute dose — de Simon and Garfunkel enveloppent ce spectacle qui célèbre aussi le pouvoir libérateur de la musique.Et qui trouve des avenues poétiques pour le faire.Sise dans une société communiste où cette sonorité venue de l’Ouest doit être écoutée dans la clandestinité, l’œuvre illustre toute l’inventivité que déploient les individus pour goûter à ce fruit défendu.Parfois lointaines, les notes sortent ici de tous les ré- GINTS MALDERIS Une scène de The Sound of Silence ceptacles possibles, vieux appareils rudimentaires ou même bocaux de verre, qui servent de récepteurs audio à la façon d’un coquillage.Composant un mouvement libre et un peu répétitif avant l’entracte, la structure du spectacle semble davantage organisée en seconde partie, alors qu’est introduite une sorte de progression dramatique, plus claire mais aussi peut-être plus convenue.Après les badinages amoureux, place aux mariages, aux bébés.Et, avant longtemps, on sonne la fin du party.Spectacle léger et charmant, The Sound of Silence oscille entre des moments de pure comédie visuelle et de fantaisie poétique et une certaine mélancolie.Elle met sur scène un attachant échantillon d’humanité, traversé par la figure énigmatique d’Emily Dickinson ou l’incarnation d’une Mrs.Robinson.Les 14 interprètes campent avec une conviction totale des êtres à la fois singuliers et reconnaissables, à Riga comme ici.Collaboratrice du Devoir L’architecte Arthur Erickson est mort Vancouver—L’architecte canadien de renommée internationale Arthur Erickson est mort à l’âge de 84 ans.M.Erickson, qui avait été choisi personnellement par l’ancien premier ministre Pierre Trudeau pour concevoir l’ambassade du Canada à Washington, est mort mercredi à Vancouver entouré de sa famille et d’amis venus de partout dans le monde, a précisé son neveu.Le travail d’architecte de M.Erickson a d’abord été acclamé à l’étranger pour sa conception de l’Université Simon-Fraser, en Colombie- Britannique, pour laquelle il a d’ailleurs été récompensé.Ses œuvres se sont par la suite rapidement répandues à l’échelle mondiale.Outre ce projet, M.Erickson a également imaginé la California Plaza à Los Angeles, le Napp Laboratories à Cambridge, le Kuwait Oil Sector Complex, etc.- La Presse canadienne SYLVAIN CORMIER John Fogerty hier au Centre Bell?On va vous résumer ça simplement.Fogerty est un gars pas compliqué.Alors?Alors Rockin’ All Over The World: le refrain qui tue.Bad Moon Rising.l’intro qui fesse, le refrain qui tue, le solo parfait.Green River, le riff qui décapite.Sweet Hitch-Hiker, Rock’n’Roll Girls, Keep On Chooglin’: du rock’n’roll qui roule, qui roule, qui roule.Lookin’ Out My Back Door, le grattage d’intro le mieux gratté de l’histoire du rock, tchac-a-tchac-a-tchac-a-tchac! Who’ll Stop The Rain et Have You Ever Seen The Rain: les suites d’accords les plus idéalement agencées qui soient pour apprendre à jouer de la guitare acoustique (j’en témoigne), et les mélodies les plus lacrymales qui soient pour apprendre à pleurer.Midnight Special, Ramble Tumble, Susie Q, Born On The Bayou: le grand tour des marécages, avec le trémolo qui vibre sur l’eau.Je continue?I Heard It Through The Grapevine: l’intro qui fesse, le refrain qui tue, le solo qui n’en finit plus d’être le meilleur solo du monde./oy Of My Life: la seule chanson d’amour du cher homme, et c’est pour sa femme.Center-field: l’hymne national du baseball joué avec une guitare creusée à même un bâton.Fortunate Son: la chanson qui dit que ce sont toujours les pauvres qui vont à la guerre et c’est encore vrai 40 ans après le 45-tours.Et le band?Kenny Aronoff: le plus formidable tapocheur de caisse claire de l’univers connu.Billy Burnette: fils du légendaire Dorsey Burnette, neveu du légendaire Johnny Burnette, fameux guitariste lui-même.Et Fogerty?Meilleur guitariste que jamais, redécouvre avec ravissement et intensité ses chansons depuis que le destin les lui a redonnées (vieux litige de droits d’auteur réglé en 2004).Plus heureux homme, avec sa face de Steve Martin hilare, pas imaginable.Foule plus comblée, par 26 titres qui sont autant de fins de shows, ça se peut pas non plus.Et pourtant, ça se peut.Parti avant le vrai de vrai rappel, doublé Up Around The Bend-Proud Mary, suis à peine frustré.Pensez qu'en 2007, j’étais pas à Wilfrid et j’avais TOUT raté.A 24 rappels sur 26, là, ça va.DANSE Des yeux d’Israël ou du Québec?SINGULAR SENSATION, De Yasmeen Godder.A Place des Arts, jusqu’au 23 mai.CATHERINE LALONDE Déjà, le Festival TransAmériques fait naître des questions.Faut-il lire Singular Sensation, de Yasmeen Godder, en replaçant la chorégraphie dans l’Israël en guerre où elle est née?Ou faut-il la voir avec l’oeil, le confort et l'indifférence du festivalier nord-américain?Dès l’ouverture, le ton est lancé.Regard frondeur, un danseur attaque des mouvements ra-pide^, presque convulsifs, qui surgissent malgré lui.A chaque geste lancé au public, une expression, face ou grimace: langue sortie, paupières papillonnantes, mordées et rires sont du vocabulaire autant que les coups de bassin, claquements de bras, jeux de mains et rebonds.Cinq interprètes créent ainsi un expressionnisme continu, inhabituel à la danse.C’est une débauche d’expressivité, d’hyper articulations et de désarticula- tions des corps.L’énergie rebelle, presque ado, est soulignée par des costumes disparates qui semblent droits sortis d’une pub d’American Apparel.En première partie, chacun pour soi: que les yeux qui se défient et se joignent.Ensuite tout le corps s’y met.Les voilà qui s’emberlificu.tent, se portent en bondissant avec une joie brute et sans douceur.Peu à peu, des accessoires-jouets prennent la scène.Balles de peinture, oranges (de Jaffa, comme la chorégraphe?), confettis, Jell-O, salissons salissez, il restera toujours une trace.Ce n’est pas du propre: c’est l’énergie de l’expressivité qui comptent et la relation, à tout prix, avec les autres.La machine séduction est solidement critiquée.On peut dire de Singular Sensation qu’elle donne l’impression de regarder des gamins mal tenus qui font désordre pendant que le chat n’y est pas.Et si on replace la pièce dans le contexte israélien actuel, on peut dire qu’il y a là un pied-de-nez au conformisme, au pouvoir et aux bonnes convenances, une grande fête de l’individualité.C’est alors une bouffée d’air essentielle et rafraîchissante.Marie-Pierre Arthur à La Tulipe Mieux mais (encore) mou PHILIPPE PAPINEAU Au début du mois, en première partie de Mara Tremblay, Marie-Pierre Arthur en a arraché.Le temps de trois chansons, seule avec sa guitare, ses doigts n’ont pas répondu aux commandes, la guitare s’est désaccordée, la voix faisait d’inutiles fioritures pour combler l’espace.Ç’avait fait patate.Dommage, s’était-on dit, parce son premier disque éponyme est tissé d’un très beau folk.Le chaînon manquant, se disait-on aussi, c’était un groupe, de la compagnie pour cette fdle de gang qui roule sa bosse depuis dix ans avec les Ariane Moffatt, Kevin Parent et Mara Tremblay de ce monde.Hier, lors de sa rentrée montréalaise, entourée qu’elle était de musiciens, Marie-Pierre Arthur a certes fait mieux.Mieux, mais quand même mou.En début de soirée, ses nouveaux musi- ciens - pas les tireurs d’élite de l’album -n’étaient pas tout à fait en harmonie avec elle, tout ce beau monde s’ajustait.Les voix se chevauchaient rudement, les regards se cherchaient, le ton était un peu mièvre.Arthur agaçait même par moment avec ses tortillements, trop souvent assise sur son tabouret.C’est debout, bien ancrée au sol, accrochée à sa basse ou sa guitare, qu’elle était la plus forte.Plus ça allait, plus les choses semblaient se placer, particulièrement lors de Look Out Cleveland, de The Band, reprise avec une touche Chet Atkins au piano-bar, puis après avec Pourquoi, la meilleure pièce de son court répertoire.On ignore la suite, parti pour écrire ces lignes, mais il faudra à Marie-Pierre Arthur encore un peu plus pour nous couper le souffle.Le Devoir a PETITES P8TTES a NOS ANIMAUX DE COMPAGNIE GRATUITE Tente pour chats 40e anniversaire de Eukanuba l'achat du ré-ut sac du nourriture pour chats Eukanuba de 7 lb ou plus Fournie nu détaillant sans ^•aîfreuppluoaentnires.Jusqu'à épuisement îles stocks.Eukanuba ••• Fait de* bon* chiens des chien* exceptionnels depuis 40 ans ukanubafc f0 ans ü'INNOVATION jfejll J r Botte 40e anniversaire de Eukanuba GRATUITE *à l'achat de tout sac de nourriture s«che pour chiens Eukanuba de 26 Ib ou plus.Pournie au détaillant sans frais supplémentaires.Jusqu'à épuisement des stocks."r VT L .C% Eukanuba**- Fait des bons cbien* de* chiens exceptionnel* depuis 40 an* ANIMAL EXPERT Spécialiste en alimentation pour chats et chiens • Grand choix d’animaux et de produits de qualité 4143, me 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d’intervenir dans un cours d’eau sans un certificat d’autorisation «préalablement» au début des travaux.Cette exigence s’accompagne de l’obligation d’effectuer au préalable une analyse des répercussions environnementales des travaux sur le cours d’eau.Une autre loi exige la même chose: la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, ainsi que le règlement sur les habitats fauniques.Celle-là aussi exige une analyse des impacts sur la fame aquatique de tout projet de retenue des eaux des ruisseaux permanents ou intermittents, ainsi que des petites et grandes rivières.Certes, on n’imagine pas que quelqu’un va se lancer dans la construction d’un gros barrage sans autorisation.Mais, malgré ces dispositions expresses des lois du Québec, les étangs, petits lacs et piscines naturelles construits dans les cours d’eau par des retenues plus ou moins visibles se multiplient à un rythme élevé sans la moindre intervention des corps publics, y compris des corps municipaux.C’est l’impunité totale, à moins qu’un citoyen porte plainte officiellement.Et encore.Tout ce beau monde se protège les fesses: les municipalités renvoient la balle au ministère, qui la renvoie aux municipalités.Dans la petite municipalité des Laurentides où se situe notre chalet, pour m’en tenir à un cas que je cornais, le propriétaire d’une ferme a totalement artificialisé les rives d’un petit cours d'eau, il y a quelques amées, pour mieux le retenir d’une part et pour l’aménager à son goût en remblayant les rives, en se creusant un lac et en installant une retenue d’eau.La municipalité, comme le ministère du Développement pas endurable, de l’Environnement et des Parcs, ont fermé les yeux malgré l’érosion invraisemblable enclenchée par le remblayage et le creusage, malgré les impacts de la disparition du milieu humide de l’endroit, malgré le réchauffement qui en résulte pour les eaux du ruisseau.Ailleurs dans la même municipalité, un propriétaire a fait creuser en toute impunité d’importants fossés autour d’un milieu humide dont il a coupé tous les arbres en hiver.En toute impunité là aussi.Trois kilomètres plus loin, il y avait un petit étang à barbottes entouré d’une épaisse aulnaie.Il y a trois ans, les pépines se sont pointées pour nettoyer ses rives et élargir l’étang pour en faire un «bô» lac transformé en piscine «naturelle».Un autre milieu naturel tué dans l’indifférence générale.La réglementation municipale autorise cela, m'a-t-on dit, remblayage et creusage du cours d’eau compris.Pas mal comme ineptie collective, n’est-ce pas?A quatre kilomètres de là, un autre propriétaire a entrepris, il y a un an, de creuser un vaste lac derrière sa maison en coupant un autre ruisseau pour le retenir avec une digue.Je pense que le ministère est intervenu à cause d’une plainte dans ce cas, mais pour l’instant, le dégât n’a pas été réparé après plus d’un an.Tout cela dans une seule et même petite municipalité bien typique par son absence de politique environnementale pour les écosystèmes les plus fragiles.C’est ce genre de municipalité et de MRC qui, contrairement à d’autres, comme Saint-Donat, respecte encore le droit acquis de polluer avec des semblants de fosses septiques et des berges dénudées en contravention des règles de protection riveraine.Ces étangs artificiels ont toutefois un avantage: ils servent de trappe à sédiments pour tous les champs agricoles et les terrains gazonnés, jusque dans l’eau qui se trouvent en amont.Mais c’est une bien maigre consolation que de devoir s’en remettre à des ouvrages illégaux pour protéger ce qui reste de ruisseaux vivants au Québec.En réalité, il y a pire que ces interventions.En effet, les ministères se limitent souvent à émettre un constat d’infraction, qui ne coûte rien au contrevenant Et les fonctionnaires vont jusqu’à proposer au contrevenant de leur adresser rapidement une demande d’autorisation pour légaliser l’illégalité après coup, une véritable prime au défi de la loi.Il ne manque que la subvention sous prétexte de créer des emplois! Quant aux municipalités à qui Québec a confié des responsabilités environnementales de plus en plus grandes, la plupart n’ont aucun règlement pour mettre fin à cette destruction des milieux et des espèces aquatiques, se contentant généralement d’exiger un permis de remblayage, qu’on accorde libéralement Comme elles ne veulent pas investir d’argent dans des poursuites qui ne rapportent guère, elles laissent faire et ferment les yeux: c’est plus agréable pour le maire, les conseillers et les inspecteurs que de devoir rentrer dans le confort des cousins, voisins ou parents de toutes sortes de leur milieu.En fin de compte, c'est enco- Les ministères se limitent souvent à émettre un constat d’infraction, ce qui ne coûte rien au contrevenant re l’environnement et les espèces qui vont casquer, qui vont devoir assumer par des déclins accrus cette incurie, voire cette ineptie qui détruit à petit feu le caractère naturel de nos villages.Mais à voir ces mêmes villages s’orner d’enseignes commerciales, se laisser dénaturer par l’arrivée des grandes chaînes et des multinationales du pétrole, de la malbouffe et de l’auto, on se dit que les vrais poissons ne sont plus dans les ruisseaux.?Activités ¦ Le samedi 6 juin, c’est la Journée nationale des sentiers.On s’équipe de sécateurs, de gants, de sciottes et de pelles pour restaurer son sentier préféré.¦ Les 12, 13 et 14 juin, ce sera la Fête de la pêche.Tous peuvent alors pêcher sans permis dans les endroits autorisés.On peut consulter le programme sur le site Internet du MRNF, www.mrnfgouv.qc.ca ?¦ Lecture: Attirer la faune pu jardin, par Albert Mondor et Daniel Gingras, Editions de l'Homme, 317 pages.À l’heure des gazons artificiels et des pesticides étasuniens saupoudrés en cachette, ce livre est vraiment rafraîchissant avec ses stratégies pour ramener la vie dans nos jardins.Insectes, papillons, grenouilles, chauve-souris, coccinelles, mantes religieuses et autres petits vivants peuvent être attirés dans votre jardin pour maintenir son équilibre de façon naturelle avec les insectes ravageurs non désirés.Pour une nouvelle culture du vivant! LES SPORTS HOCKEY Pittsburgh 7, Caroline 4 HOCKEY L’Avalanche a approché Roy dès janvier Selon ce qu’a rapporté le Denver Post sur son site Internet, hier, l’Avalanche du Colorado aurait contacté l’ex-gar-dien Patrick Roy dès janvier dernier pour s’enquérir de ses projets d’avenir.Le Denver Post cite une entrevue accordée par Roy à la station radiophonique de Toronto AM 640, mercredi.Au cours de l’entretien, il a affirmé que le président de l’Avalanche, Pierre Lacroix, l’avait contacté en janvier afin de savoir s’il voulait se joindre à l’organisation.«J’ai reçu un appel de Pierre Lacroix durant la saison, je crois que c’était en janvier, au cours duquel il m’a demandé si je pouvais être intéressé à discuter avec lui à la fin de la saison, a déclaré Roy.J’ai dit: “Oui, je serais intéressé”.» Roy a rencontré Lacroix à Denver au début du mois de mai.«Il m’a appelé dès le lendemain de notre élimination contre Shawinigan et m'a demandé: “Veux-tu venir à Denver discuter avec moi de ton ave- nir?” Et j’ai dit que ce serait un plaisir pour moi de le faire.» Bien que Roy dise ne pas avoir reçu d’offre «formelle» après cette visite, il laisse entendre qu’un job l’attend s'il le désire.«Lacroix voulait savoir quelles étaient mes intentions.Ma décision, en majeure partie, ne repose pas sur ma capacité à diriger dans la LNH ou à relever ce défi», a déclaré Roy lors de l’entrevue.Ce serait plutôt sa situation familiale qui pèserait le plus dans la balance dans ce dossier.Son fils aîné, Jonathan, vient d’abandonner le hockey pour embrasser une carrière musicale, tandis que son autre fils, Frédérick, veut poursuivre ses études à Los Angeles.Sa cadette, Jana, demeure principalement avec son ex-femme, Michèle Piuze.«Je veux relever ce défi, mais je ne suis pas encore décidé, pour être honnête avec vous», a conclu Roy.La Presse canadienne Patrick Roy Sudoku par Fabien Savary Niveau de difficulté : MOYEN 1171 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.1170 Solution du dernier numéro 2 6 7 8 4 5 9 1 3 3 8 5 2 1 9 7 6 4 1 9 4 7 6 3 2 5 8 7 5 1 3 8 4 6 2 9 6 3 8 9 5 2 1 4 7 9 4 2 6 7 1 8 3 5 8 1 9 4 3 6 5 7 2 4 7 6 5 2 8 3 9 1 5 2 3 1 9 7 4 8 6 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com Tour du chapeau pour Malkin Pittsburgh — Ca devait arriver tôt ou tard, Cam Ward devait perdre le deuxième match d’une série à un moment donné.Le gardien des Hurricanes de la Caroline a connu une soirée ordinaire et les Penguins de Pittsburgh l’ont emporté 7-4, hier, devant une salle comble de 17 132 spectateurs au Mellon Arena.C’était la première fois en six deuxièmes rencontres que Ward perdait; les Hurricanes se retrouvent d’ailleurs en retard 2-0 dans une série pour la première fois ce printemps.Evgeni Malkin a offert sa meilleure prestation des séries, en y allant d’un tour du chapeau — ses huitième, neuvième et 10e, en plus d’amasser une aide.Chris Kunitz, un but deux passes, ont dirigé l’attaque des Pens, Sidney Crosby, son 13e, Maxime Talbot et Tyler Kennedy ont été leurs autres buteurs.Chad LaRose, Jussi Jokinen, Dennis Seiden-berg et Patrick Eaves ont été ceux des Canes.Ça n’a pas été la soirée des gardiens: Ward a été mis à l’épreuve 42 fois et Marc-André Fleury à 28 reprises.Les équipes ont échangé les buts en première période.Il y en a eu cinq au total.Les Penguins ont pris les devants deux fois, avant de voir les Hurricanes répliquer aussitôt et prendre l’initiative 3-2.Les gardiens n’ont pas repris là où ils avaient laissé, lundi.Fleury a brillé tôt, frustrant Scott Walker de la jambière droite à courte distance.À la contre-attaque, Crosby n’a pas raté son coup sur un jeu semblable, à 1:51.C’était la sixième fois ce printemps que le numéro 87 ouvrait le score, égalant la marque de la LNH de Bobby Hull des Blackhawks de Chicago, en 1962, et de Fernando Pisani des Oilers d’Edmonton, en 2006.Le deuxième vingt a été enlevant au possible.On a assisté aux premières véritables étincelles sur le plan de la robustesse, signe que les équipes commencent à se détester.Walker a commencé le bal en appliquant un mise en échec de la hanche à Malkin.Ça n’a fait que fouetter davantage le talentueux russe.La Presse canadienne MAX ROSSI REUTERS Bernie Ecclestone ne croit pas que les grosses écuries et la FIA arriveront à s’entendre.'n Plafond des budgets en Formule 1 Ecclestone appuie la FIA «La Formule 1 continuera quoiqu’il arrive» Monaco — Bernie Ecclestone fait corps avec la FIA pour l’introduction d’une limite des budgets en Formule 1 en 2010.Ecclestone, qui possède les droits commerciaux de la Fl, a déclaré hier, à Monaco, qu’il ne croit pas que les deux parties arriveront à s’entendre.Les grosses écuries contestent la volonté de la Fédération internationale de l’automobile de limiter à 45 millions d’euros (environ 71,2 millions SCAN) les budgets à partir de 2010.«La Formule 1 continuera quoiqu'il arrive, nous avons des contrats de télévision dans le monde entier», a déclaré Ecclestone à trois jours du Grand Prix de Monaco, sixième manche de la saison de Formule 1.Ferrari, Renault, Toyota, Red Bull et Toro Rosso ont menacé de quitter la Fl à moins que Max Mosley, le président de la FIA, retire son projet de limitation des budgets.Plusieurs pilotes, dont le double champion du monde Fernando Alonso, se sont positionnés du côté de Ferrari, en estimant que le plafond des budgets va favoriser les petites écuries qui bénéficieront de libertés techniques plus grandes en acceptant la mesure de la FIA.Les équipes ont jusqu’au 29 mai pour s’inscrire au championnat du monde 2010, où 26 voi- tures composeront la grille de départ.Lola, USF1, Wirth Research, RML, Formtech, iSport, Campos Racing, Epsilon Euska-di et litespeed sont prêtes à entrer dans la compétition.«Vous savez, Max ne ressent aucune pression», a déclaré Ecclestone, qui ajoute qu’il préférerait que Ferrari reste en Fl.L’Association des équipes de Fl doit rencontrer Mosley vendredi pour tenter de trouver une solution au conflit, deux jours après la décision de Injustice française de rejeter la demande de la Scuderia visant à suspendre le nouveau règlement de la FIA Associated Press FINALES D’ASSOCIATION Association de l’Est Pittsburgh (4) c.Caroline (6) (Pittsburgh mène la série 2-0) Hier Caroline 4 Pittsburgh 7 Demain Pittsburgh en Caroline, 19h30 ASSOCIATION DE L’OUEST Detroit (2) c.Chicago (4) (Detroit mène la série 2-0) Aulourd’hul Detroit à Chicago, 20h Dimanche Detroit à Chicago, 15h HOCKEY JUNIOR COUPE MEMORIAL G P BP BC Pts x-Kelowna 2 1 11 7 4 y-Drummondville 2 1 10 10 4 y-Windsor 2 2 14 13 4 -Rimouski 1 3 14 15 2 x - obtient un laissez-passer pour la finale du tour éliminatoire, y - se qualifie en vue de la demi-finale.NOTE: Deux points pour une victoire et aucun point pour une délaite en prolongation.Hier Windsors.Rimouski 4 Rimouski est éliminé Aulourd’hul Demi-finale Windsor c.Drummondville, 19h00 EN BREF Deux sénateurs contre Balsillie Buffalo, New York — Çes sénateurs américains de l’Etat de New York Charles Schumer et Kirsten Gillibrand sont opposés à ce que les Coyotes de Phoenix soient relocalisés dans le sud de l’Ontario en raison des effets «dévastateurs» que cela pourrait avoir sur les Sabres de Buffalo.Dans une lettre envoyée au commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman, les deux sénateurs d’allégeance démocrate ont appuyé le circuit, qui tente d’empêcher le milliardaire canadien Jim Balsillie de se porter acquéreur des Coyotes, qui sont en faillite.Balsillie prévoit ensuite déménager la concession à Hamilton, qui se trouve environ 45 minutes à l’ouest de Buffalo.- AP Giro: Menchov en rose Riomaggiore, Italie — Le Russe Denis Menchov a remporté hier le contre-la-montre individuel des Cinque Terre et a pris le maillot rose de meneur du Tour d’Italie cycliste.Menchov a bouclé les 60,5 kilomètres extrêmement tourmentés de cette 12 étape en une heure, 34 minutes et 29 secondes.Lance Armstrong a fini 13 , à 2 m 26 s.-AP
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