Le devoir, 23 mai 2009, Cahier A
Jan Fabre: Portrait d’un artiste provocateur I ?w w w .1 e d e v o i r.c o LE DEVOIR V () L .C N " 1 I 3 ?I.E S S A M EDI 2 E T I) I M A N (' Il E 2 I M Al 2 0 0 !) 2,1 1 $ + T A .\ E s = 2.7 5 $ La dictature de la charité ?Une fondation privée peut-elle > imposer ses i choix au gouvernement ?.1 - ii ¦%w* \\ ' ¥ ‘ $-> Wmëu Ü NEWSCOM Le PPP social, ou partenariat public-philanthropique, a le vent dans les voiles.L’injection d’argent frais pour le développement des jeunes ou la persévérance scolaire passe de plus en plus par la création de fonds gérés de façon paritaire par le gouvernement et la Fondation Lucie et André Chagnon: plus de 1 milliard de dollars sur 10 ans.Des critiques commencent à s’élever contre ce nouveau modèle de gouvernance.C LAIRANDRÉE CAUCHY e siège social de la Fondation Lucie et André Chagnon est situé au coin des rues McGill College et Sherbrooke, à Montréal, quelques étages au-dessus J des bureaux du premier ministre du Québec.Simple hasard?Probablement.Mais l’influence de cette fondation sur le gouvernement de Jean Charest est incontestable.Depuis deux ans, des partenariats pour un montant total de 1,1 milliard ont été conclus (une moitié provenant de la Fondation et l’autre du gouvernement) , dont 600 millions depuis quelques mois (voir le tableau en page A10).Accueilli comme un apport d’argent frais par plusieurs, le modèle en fait néanmoins sourciller d’autres, qui craignent de voir l’État abdiquer ses responsabilités dans le champ social.L’argent public est-il mieux dépensé ainsi?Est-ce que le gouvernement se laisse dicter ses politiques par un riche mécène?Qu’arrivera-t-il lorsque les priorités de l’organisme de charité changeront ou lorsque les partenariats arriveront à échéance dans 10 ans?Voilà autant de questions qui affleurent aux lèvres de plusieurs intervenants œuvrant auprès des jeunes, tant dans le communau- taire que dans le réseau public.Influente, la Fondation Chagnon (FC) n’en est pas moins discrète.Elle a d’ailleurs récemment refusé de se présenter en commission parlementaire alors que les députés étudiaient le projet de loi 7 créant le Fonds de développement des jeunes enfants dans lequel le gouvernement investirait 150 millions sur 10 ans et la Fondation, 250 millions.«Le projet de loi appartient au gou- t, ^ , .,, , .vernement.On L argent public est-il mieux dépense ainsi?Est-ce que le gouvernement se laisse dicter ses politiques par un riche mécène?Qu’arrivera-t-il lorsque les priorités de l’organisme de charité changeront?est soit trop près, soit trop loin.On s’est dit que le projet serait évalué au mérite par les parlementaires», explique, un peu embarassé, le vice-président de la FC, Jean-Marc Chouinard.Discrète, la FC l’est aussi dans ses actions.VOIR PAGE A 10: CHARITÉ Une cohabitation devenue difficile À la recherche d’une orientation > À lire en pages A 4 et A 5 JACQUES NADEAU LE DEVOIR SPORTS Jean Dion prend un cours de soccer À lire en page B 9 N D E X Actualités.A 2 Annonces.B 8 Avis publics.B 6 Bourse.B 2 Carrières.B 5 Décès.B 8 Économie.B 1 Éditorial.C 4 Idées.C 5 Monde.A 8 Mots croisés.I) 5 Météo.B 7 Perspectives.C 1 Rencontres.I) 4 Sports.B 9 Sudoku.B 7 Trois prix pour J’ai tué ma mère ODILE TREMBLAY Cannes — Un nouveau chapitre du conte de Cendrillon s’écrivait hier, avec la consécration au ^ château cannois pour le jeune cinéas- 3 te québécois de 20 ans Xavier Dolan, £ qui décidément n’en finit plus de briller.«Je tombe des mes.C’est inattendu.C’est de l’absurdité.C’est du dadaïsme», commentait-il.J’ai tué ma mère, le film où il a porté tous les chapeaux — scénariste, réalisateur, producteur, acteur — moissonne trois prix (sur quatre) à ~ la Quinzaine des réalisateurs: le Art Cinema Award, décerné par un jury VOIR PAGE A 10: CANNES Xavier Dolan JACQUES GRENIER LE DEVOIR Isotopes médicaux Crise mondiale à l’horizon Aucune solution n’existe pour résoudre le problème d’approvisionnement causé par l’arrêt du réacteur de Chalk River PAULINE GRAVEL Certaines rumeurs annoncent que l'arrêt du réacteur nucléaire de Chalk River pourrait se prolonger au-delà d’un mois.Si celles-ci s’avèrent exactes, la communauté médicale du monde entier devra se préparer à vivre une longue pénurie d'isotopes médicaux.Car dans l’immédiat, il n’existe aucune solution pour résoudre de façon satisfaisante cette crise de l’approvisionnement en isotopes médicaux, dont les plus grandes victimes seront les patients.Si le réacteur de Chalk River demeure fermé plus d’un mois, ce sera un réel casse-tête pour tous les pays qui s'approvisionnent au Canada.«Le problème n’est pas que canadien, il est mondial parce que nous avons des réacteurs qui sont âgés.Et comme ils sont âgés, ils nécessitent des périodes de “maintenance” qui sont plus longues et plus fréquentes pour prévenir les incidents.Il s’en suit que le risque de pénurie est plus grand.Le problème ne va pas se résoudre très facilement parce qu’il nous faudrait de nouveaux réacteurs.Il faudrait prendre des décisions dès maintenant, et même qu’il est déjà tard pour les prendre, afin que l’on puisse disposer d’autres réacteurs le plus tôt possible», a déclaré au Dewu Jean-Pierre Cabocel, directeur général de l’Association of Imaging Producers & Equipment Suppliers, une association basée à Bruxelles qui regroupe les principaux acteurs dans le domaine VOIR PAGE A 10: CRISE L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon: Le dinosaure nucléaire, page C 4 « Le problème ne va pas se résoudre très facilement parce qu’il nous faudrait de nouveaux réacteurs.Il faudrait prendre des décisions dès maintenant, et même qu’il est déjà tard pour les prendre.» Le palmarès fantôme d’Odile Tremblay, à lire en page B 7 i VENEZ RENCONTRER I L’AUTEURE AU FESTIVAL 1 PLEIN AIR DE MONTRÉAL | 23 et 24 mai 2009 * ., jr ' ^ ^ NATHALIE LE COZ ?Gourmands dr namrc NATHALIE LE COZ Gourmands de nature La cuisine en plein air, de la petite à la grande aventure 2?,?5$» 216 PAGES F I D E S m t * » 77831302385521 L E I) E VOIR.LES SA M EDI 2 3 E T I) I M A N C 11 E 21 MAI 2 (I 0 !) A 2 ACTUALITES / Elections complémentaires Clément Gignac, candidat-vedette du PLQ dans Marguerite-Bourgeoys JACQUES NADEAU LE DEVOIR Clément Gignac a accepté l’invitation de Jean Charest de porter les couleurs libérales lors des élections complémentaires dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys.Clément Gignac était déjà près du pouvoir puisqu’il sié-gait depuis l’automne dernier à un comité du ministère des Finances chargé de conseiller le gouvernement face à la crise économique, mais là, il sera vraiment au cœur du pouvoir si, bien sûr, les électeurs de Marguerite-Bourgeoys ne lui font pas faux bond.L* économiste Clément Gi-' gnac se présentera sous la bannière du Parti libéral du Québec (PLQ) lors de l’élection complémentaire du 22 juin dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, à Montréal.L’annonce a été faite hier par le chef libéral, Jean Charest, qui a laissé entendre que M.Gignac aurait probablement une place au sein du Conseil des ministres, s’il était élu.«Avec tout ce qui se passe au Québec où ailleurs dans le monde, l’économie, c’est l’enjeu.Et de pouvoir recruter Clément Gignac pour pouvoir venir travailler dans mon équipe économique, pour moi, c’est un atout extraordinaire et j’ai l’intention de le mettre à contribution», a indiqué le premier ministre Charest.Agé de 54 ans, M.Gignac tentera de remporter le siège laissé vacant par le départ de l’ancienne ministre des Finances Monique Jérôme-For-get, qui a quitté la scène politique le 8 avril dernier après quelque dix ans à titre de députée de Marguerite-Bourgeoys.Cette circonscription électorale, créée en 1965, a toujours été représentée par un député libéral.M.Charest a décrit M.Gignac comme l’un des «hommes les pim brillants de sa génération», et a affirmé que le Québec avait besoin d’hommes et de femmes de cette envergure, dans le contexte économique actuel.Fils d’agriculteur et originaire de la région de Québec, M.Gignac a été approché en début de semaine, et s’est dit attiré par les valeurs libérales.«Ça a été assez rapidement que j’ai dit à M.Charest que ce serait un grand honneur pour moi, que ça a été un grand honneur et un privilège de servir mon pays, mais que ce serait encore plus gratifiant de servir ma patrie», a déclaré l’économiste.M.Gignac était venu bien près de faire le saut en politique lors du scrutin de l’automne 2008.Il a également été courtisé en 2003 et en 2007.Malgré la spécialité de M.Gignac en économie, des sources au sein du PLQ ont indiqué que l’actuel ministre des Finances, Raymond Bachand, conservera cette fonction.A la suite de la tempête économique de l’automne, M.Gignac avait accepté de siéger à un comité de vigie du ministère québécois des Finances pour faire face à la crise qui s’annonçait.En novembre dernier, il a été nommé conseiller principal au sous-ministre des Finances à Ottawa, après 20 ans à la Financière Banque Nationale, où il est devenu économiste en chef, en 2002.La Presse canadienne , k, v \ w H JP iV ' , y .‘V.NE PERDEZ PAS UNE MINUTE.Uf ¦ \ Y’» '¦ À M YV il " \ Xm 'WJ j \ ^ P W/Ml ^ Jk, ÉCONOMISEZ L'ÉLECTRICITÉ GRÂCE À LA MINUTERIE POUR PISCINES.• Économisez jusqu'à 85 $ sur vos frais d’électricité en un seul été.• Réduisez le temps de fonctionnement du filtre de votre piscine, sans compromettre la qualité de l'eau.• Réduisez du même coup le bruit causé par le moteur de la pompe.• Contribuez à protéger l'environnement.(Assurez-vous d'acheter une minuterie qui convient à la puissance de votre moteur.) ¦ .''V' „ - / , 11 ( jlî t-v 105 de rabais à la caisse* Jusqu'au 31 décembre 2009, rendez-vous chez l'un des détaillants participants et obtenez un rabais à la caisse de 10 $ à l'achat d’une minuterie pour un filtre de piscine.• Rabais à la caisse applicable après taxes sur les modèles de minuterie autorisés.Limite d'une minuterie par client.Détails en magasin.Àfc «OMA ^ RÉN(j^Ép0T kJSnÜ lyrnetn &rto„ CAté A&m* funimat (gji En Nedcoj SB» HnTnio www.hydroquebec.com/residentiel Hydro Québec * » Conseil général du PLQ Charest mise sur l’hydroélectricité ALEXANDRE ROBILLARD Laval — A l’ouverture d’un conseil général qui marque son intronisation au panthéon libéral des grands bâtisseurs, le premier ministre, Jean Charest, a déclaré son intention, vendredi, de faire du Québec la première puissance mondiale des énergies renouvelables.M.Charest a insisté sur les deux récentes annonces de son gouvernement concernant la construction du complexe hydroélectrique de la Romaine, sur la Côte-Nord, et d’une ligne de transport qui pourrait connecter le marché québécois aux Etats-Unis.Les militants libéraux sont réunis à Laval jusqu’à dimanche afin d’étudier les moyens de faire du Québec un chef de file dans les énergies renouvelables.Après avoir été présenté comme un «grand bâtisseur» par la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, M.Charest a déclaré dans un discours que le Québec est le «meilleur endroit au monde» pour l’énergie propre et renouvelable et qu’il doit devenir «la première puissance mondiale» dans ce domaine.Selon lui, des projets comme la Romaine, dont la production sera réservée principalement à l’exportation, permettent aux Québécois de réaliser ce «destin».Dans un communiqué de presse annonçant le conseil général, le Parti libéral du Québec a indiqué que M.Charest a relancé les grands chantiers et le développement énergétique du Québec.Une brochure en papier glacé intitulée Grands bâtisseurs du Québec, remise aux militants, place sa photo parmi celles de trois premiers ministres libéraux qui l’ont précédé, Adélard Godbout, Jean Lesage et Robert Bourassa.Avant le discours de M.Charest le président du PLQ, Jean D’Amour, s’est adressé aux militants par vidéoconférence, directement de la circonscription de Rivière-du-Loup, où il fait campagne à l’occasion d’une élection complémentaire.Plusieurs ministres ignoraient que M.D’Amour serait absent, mais ils ne s’en sont pas formalisés pour autant, considérant normal qu’il fasse campagne.La Presse canadienne Le National Post en Cour suprême pour la protection des sources FANNIE OLIVIER Ottawa — Le quotidien National Post était devant le plus haut tribunal du pays, hier, pour défendre son droit de protéger une source confidentielle, dans un ultime appel qui sera assurément déterminant pour l’avenir des médias.La Cour suprême du Canada doit évaluer si la Cour supérieure de l’Ontario avait raison de permettre une ordonnance selon laquelle le journaliste Andrew McIntosh devait remettre à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) un document concernant le «Shawinigate».Il s’agit d’une autorisation de prêt de la Banque de développement du Canada pour l’auberge Grand-Mère, qui aurait pu prouver que l’ancien premier ministre Jean Chrétien se serait placé dans une situation de conflit d’intérêts.Or, la GRC prétend qu’il s'agit d’un faux et veut soumettre le document à une analyse pour tenter d’y prélever de l’ADN et des empreintes digitales.Mais le National Post assure que la source du journaliste a reçu d’une tierce personne le document au cœur du litige.Ainsi, tout ce que trouvera la police sera TADN de la source que le National Post souhaite protéger et non pas celui de ce présumé faussaire, a expliqué l’avocate du quotidien, Marlys Edwardh.«On sait que la source a reçu le document dans une enveloppe [.].La source prend cette enveloppe, en dispose, refait le paquet et l’expédie à Andrew McIntosh», a relaté M' Edwardh.«Ce que vous avez est un document où vous trouverez certainement les empreintes digitales de tout le monde au Post.[.] L’ADN sera celui de la source puisque c’est elle qui a scellé l’enveloppe», a-t-elle conclu.L’affaire est d’une importance capitale pour la presse, ont insisté l’ensemble des avocats représentant les médias présents à la Cour.Si l’identité de la source en question venait à être révélée, cela aurait un impact énorme sur les dénonciateurs potentiels qui souhaiteraient dans l’avenir coUa-borer avec un journaliste pour le mettre au courant d’une situation méritant l’attention du public.La protection des sources journalistiques constitue souvent la pierre angulaire du reportage d’enquête, ont-ils rappelé.Mais pour le procureur de la Couronne, Robert Hubbard, personne n’est au-dessus de la loi, y compris les reporters.«La presse joue un rôle en ce qui concerne la démocratie.Mais il y a un autre pilier fondamental de la démocratie et c’est celui [selon lequel] tout le monde doit être traité de la même façon», a avancé M Hubbard.«Personne n’est au-dessus de la loi en étant, en quelque sorte dispensé, d’un mandat de perquisition pour l’investigation d’un crime.Que ce soit le premier ministre ou la presse, ils sont tous deux soumis à cette loi», a-t-il martelé.La Presse canadienne Meurtre de Victoria Stafford La mère doute de la présumée complice ALLISON JONES Woodstock, Ontario — La femme accusée d’avoir enlevé Victoria Stafford aide la police dans ses recherches pour trouver le corps de la fillette de huit ans, mais la mère de la victime a dit hier ne pas fonder beaucoup d’espoir sur ces efforts.Si Terri-Lynne McClintic savait où se trouve le corps, la police ne ratisserait pas encore un si large secteur près de Guelph, en Ontario, a fait valoir Tara McDonald.«Je crois franchement qu’elle ne fait que profiter de tours d’hélicoptère et d'un peu d’air frais [tant qu’elle le peut]», a-t-elle affirmé.Les efforts depuis six semaines pour ramener à la mai- son la petite Victoria Stafford se sont transformés en recherches pour trouver le corps de la fillette, mercredi, après que des accusations eurent été portées relativement à son enlèvement contre deux per-, sonnes de sa ville natale de Woodstock.Terri-Lynne McClintic, 18 ans, est accusée de complicité et Michael Rafferty, 28 ans, est accusé de meurtre prémédité.Un avis juridique a permis à Mme McClintic de participer aux recherches pour trouver la dépouille de Victoria Stafford tout en étant sous la surveillance de la police d’Oxford.La Presse canadienne i * LE I) E V 0 I K , LES S A M EDI 2 !i E T I) I M A N C II E 2 I M A I 2 0 (* il ACTUALITES Dépenses somptuaires Charest invite le président de la SODEC à partir tout de suite ANTOINE ROBITAILLE Québec — La ministre Christine St-Pierre estime que Jean-Guy Chaput, président et chef de la direction de la SODEC, a été «plutôt audacieux» en se réservant une chambre à 1300 $ la nuit à Cannes, alors qu’il se savait sous le coup d’une vérification.«C’est choquant», a-t-elle lancé dans une entrevue accordée au Devoir hier, quelques heures après que Jean Charest eut ni plus ni moins incité M.Chaput à quitter son poste avant la fin prévue de son mandat, au début d’octobre.Tout en disant que M.Chaput devait avoir la possibilité de s’expliquer avec son conseil d’administration, le premier ministre a désavoué le haut fonctionnaire: «La conclusion me semble assez évidente.Ça va être difficile pour M.Chaput de continuer dans son poste, alors qu’il ne sera pas renouvelé et que la confiance n’y est plus.» Dans son rapport déposé jeudi, Renaud Lachance, vérificateur général du Québec, a dénoncé les dépenses somptuaires de M.Chaput ainsi que d’importantes lacunes dans le contrôle des dépenses de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).Le premier ministre n’a pas exclu que le gouvernement demande à M.Chaput de rembourser les dépenses excessives, ce que Gérard Deltell, de l’ADQ, avait réclamé en matinée.Intercepté par les journalistes hier, à l’aéroport, alors qu’il rentrait de la Côte d’Azur, M.Chaput a minimisé les propos du vérificateur, laissant entendre que M.Lachance avait exagéré les griefs formulés à son endroit lors de la conférence de presse tenue jeudi.Il a prétendu avoir réservé «la même maudite chambre que l’autre avant [lui] allait dedans» [sic], notant au «Je n’ai pas fraudé personne, je n’ai pas détourné de fonds» - Jean-Guy Chaput passage qu’il logeait au même hôtel que la ministre.Cette dernière l’a confirmé hier, mais en soulignant que sa chambre, «petite mais convenable», coûtait 420 euro la nuitée.Quant à M.Chaput, il a protesté: «Je n’ai pas fraudé personne, je n’ai pas détourné des fonds», rejetant net l’idée de rembourser quelques sous et soutenant vouloir terminer son mandat.Le 7 mai, Le Devoir a révélé que le mandat de M.Chaput ne serait pas renouvelé.Christine St-Pierre soutient que cette affaire a pu être dévoilée grâce à la nouvelle loi sur la gouvqrnance des sociétés d’Etat, qui a séparé les fonctions de président et chef de la direction et de président du conseil d’administration.«Cela a rendu plus transparentes les affaires de la SODEC.» Mme St-Pierre a demandé il y a plusieurs mois à Jean Pronovost, président du conseil d’administration, de «porter une attention particulière aux dépenses» de l’organisme.N’obtenant pas de réponse satisfaisante à ses questions auprès du bureau de M.Chaput, M.Pronovost a proposé à la ministre que le vérificateur général s’en mêle.Le Parti québécois a tout de même intimé Mme St-Pierre et Mme line Beauchamp (ancienne ministre de la Culture, qui avait nommé M.Chaput à la SODEC) de «s’excuser», hier, pour l’argent qui n'est pas allé aux artistes.Le PQ a soutenu avoir tiré la sonnette d’alarme dès le printemps 2006 au sujet des dépenses de M.Chaput, avertissement dont Mme Beauchamp aurait fait fi, selon le PQ.M.Chaput est un «ami de longue date» de Mme Beauchamp, ce que le bureau de cette dernière a confirmé hier.Elle s’est toutefois refusée à tout commentaire.Le Devoir Coup de pouce pour aider ceux qui souffrent d’Alzheimer BAHADOR ZABIHIYAN Le Québec débloquera 316 000 $ pour aider les personnes âgées souffrant de la maladie d’Alzheimer, dans la région de Montréal, ainsi que leurs aidants naturels, a déclaré hier Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés, lors d’une conférence de presse tenue à Montréal,dans une résidence de Ville-Emard, un secteur comptant beaucoup de retraités au revenu modeste.«Une société qui se respecte est une société qui respecte ses enfants et ses aînés», a expliqué Mme Blais au Devoir.L’organisme Alternatives communautaires d’habitation et d’intervention de milieu bénéficiera de l’aide pour assister les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et pour briser l’isolement des aînés.Mme Blais a d’ailleurs été sous le feu des critiques de l’opposition et de certains groupes communautaires, après avoir exprimé son intention de verser 250 000 $ afin de mettre en place des visites de clowns thérapeutiques dans les résidences pour aînés.«C’est un organisme parmi d’autres organismes qu’on a financés», a-t-elle expliqué.Le ministre de la Santé a par ailleurs soutenu Mme Blais, plus tard hier, déclarant voir dans cette initiative une bonne intention, peut-être ridiculisée par les médias.Lisette Lapointe, porte-parle péquiste en ce qui concerne les aînés, a de son côté précisé que, avant de distraire les aînés, «il faut d’abord les soigner», se disant très préoccupée par les nombreux dysfonctionnements observés dans les résidences pour personnes âgées.Le Devoir EN BREF Condamné pour terrorisme Brampton, Ontario — Le premier individu condamné au pays dans une affaire de complot terroriste national visant à détruire des cibles canadiennes a été libéré, hier, en raison des règles de détention préventive.L’adolescent, qui appartenait à une cellule terroriste surnommée «Toronto 18», a écopé une sentence d’adulte et a été condamné à une peine d’emprisonnement de deux ans et demi.Mais il a été relâché le même jour étant don- né le temps déjà passé en détention.Il avait été reconnu coupable en septembre d’avoir aidé une organisation terroriste et d’avoir pris part à des opérations, dans le premier verdict rendu en vertu de la nouvelle loi antiterroriste en vigueur au Canada.En rendant sa sentence, le juge John Sproat, de la Cour supérieure de l'Ontario, a souligné la gravité du crime reproché à l’adolescent mais a pris en compte son désir de se reprendre en main.L’adolescent devra respecter une période de probation de trois ans et soumettre un échantillon d’ADN.- La Presse canadienne MARCO LONGARI AKP Mai 2003: plus de 22 OOO Rwandais soupçonnés d’avoir participé au génocide de 1994 sont libérés après avoir passé plusieurs années en prison et après avoir participé à un «stage de rééducation» d’une durée de trois mois.Hier, Désiré Munyaneza a été reconnu coupable, à Montréal, de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre lui pour sa participation au génocide.Le défendeur ira en appel Coupable de génocide Désiré Munyaneza devient le premier accusé condamné en vertu de la Loi sur les crimes contre l’humanité Désiré Munyaneza a été reconnu coupable de sept accusations de crimes de guerre, de génocide et de crimes contre l’humanité.Une première au Canada que cette plongée de la justice dans l’indicible horreur du Rwanda.BRIAN MYLES Violeur en série.Tueur d'enfants.Responsable de la traque assassine des Tutsi de la préfecture de Butare.Criminel de guerre.Génocidaire.Désiré Munyaneza occupe depuis hier une sombre place dans les annales judiciaires canadiennes.Le ressortissant rwandais de 42 ans est devenu le premier homme reconnu coupable de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide en vertu d’une loi fédérale adoptée en 2000 afin de lutter contre l’impunité dont bénéficiaient les criminels de guerre expatriés.Le procès de Désiré Munyaneza a coûté 1,6 million aux contribuables, il a nécessité l’audition de 66 témoins en 19 mois sur trois continents, le bras de la justice passant par Montréal, Paris, Kigali et même par Dar es-Salaam.Après cinq mois de délibéré, le juge de la Cour supérieure André Denis a accouché d’un jugement sans équivoque de 200 pages, plus une annexe confidentielle de 350 pages sur les nombreux témoignages rendus à huis clos.Le juge a cru, sur l’essentiel, les survivants et les témoins directs du génocide qui ont défilé sous ses yeux pour raconter l’horrible carnage qui a ampu- té le Rwanda de quelque 800 000 citoyens, principalement des Tutsi, entre les mois d’avril et juillet 1994.Son jugement s’ouvre sur une citation émouvante d’un survivant du génocide — «Même si je me taisais, l’air, la terre et le vent hurleraient ce qui s’est passé au Rwanda» —, pour se conclure sur un constat brutal.«La preuve démontre hors de tout raisonnable que l’accusé a participé à la traque des Tutsi, « Même si je me taisais, l’air, la terre et le vent hurleraient ce qui s’est passé au Rwanda écrit le juge Denis.Désiré Munyaneza a été à l’avant-scène du mouvement génocidaire.» Avec ce jugement, Désiré Munyaneza est à ranger dans la catégorie des pires bourreaux de l’Histoire.Issu d’une famille de notables de Butare, le jeune d’origine hutu était l’un des principaux responsables des milices interahamwe, chargées de repérer et de tuer les membres de la minorité tutsi, lors du massacre de 1994.Le juge Denis le perçoit comme l’exécutant d'un projet soutenu par le gouvernement, l’armée et la société civile pour anéantir les Tutsi.Vêtu d’une chemise militaire, portant armes et grenades, Munyaneza a amené dans sa camionnette des dizaines de personnes qui n’ont jamais été revues vivantes.Il était «l’un des dirigeants de la chasse aux Tutsi à Butare», selon les dires du témoin RCW-11 (la plupart des témoins ont bénéficié de l’anonymat).Plusieurs témoins ont vu Désiré Munyaneza tuer sous leurs yeux, notamment «des enfants enfermés dans des sacs», selon C-20, ou encore des centaines de réfugiés entassés dans une église.Les femmes étaient ses récompenses.Il les séquestrait et les violait à répétition quand il ne les traitait pas de vermines.Le juge Denis a prêté foi aux témoins de la Couronne, à qui il a accordé une pertinence et une crédibihté supérieures à ceux de la défense.«La plupart des témoins de la défense n’ont pas vu l’accusé pendant le génocide.A en croire plusieurs, il n’y a eu ni viols, ni meurtres, ni cadavres à Butare.De fait, il n’y a pas eu de génocide», a-t-il illustré.Le juge concède l’existence de contradictions mineures de la part de certains témoins, mais il les a mises de côté étant donnée la blessure «immense, actuelle, insupportable et indélébile» que transportent les bourreaux et les victimes confondus.Un appel en vue Assis dans le box des accusés, Munyaneza se cachait le visage dans ses mains tachées de sang à la lecture du verdict, pendant que sa femme et sa sœur retenaient leurs larmes dans la salle d’audience bondée.11 restera en prison jusqu’aux audiences en détermination de la peine, en septembre prochain.Il risque la prison à vie.Ses avocats ont clairement indiqué qu’ils porteront le verdict en appel.«Je suis surpris que le juge n’ait cru aucun témoin de la défense et qu’il ait cru tous les témoins de la Couronne, a^commenté Richard Perras.À mon avis, la preuve ne justifiait pas une condamnation.» Sa collègue, Mylène Di-miti, partage sa consternation, d’autant plus que certains témoins ont livré des versions totalement différentes d’un même événement.«C’est étonnant que le juge ait cru les deux verrions», a-t-elle dit.A l’inverse, la Couronne jubilait, surtout qu’il était très difficile de tenir au Canada un procès pour des événements remontant à 1994, avec la quasitotalité des témoins provenant de l’extérieur du pays et ne parlant que le kinyarwanda.«Le fait même que ce procès ait eu lieu, considérant l’ensemble de ces éléments, indique à quel point sont prises au sérieux la lutte contre l’impunité et l’importance d’appliquer la loi», a commenté Pascale Ledoux, l’un des trois procureurs fédéraux avec Richard Roy et Alexis Gauthier.Le Devoir - Un survivant cité par le juge André Denis Arbres et humains : même destin! .• • • cœur des sciences UQÀM Conférence de Christian Messier Christian Messier est professeur au Département des sciences biologiques de l'UQAM et directeur du Centre d'étude sur la forêt.Les arbres ne vivent pas des jours heureux sur terre.Et pourtant, la vie de trois quart des espèces, dont la nôtre, dépend de ce végétal à la fois habitat garde-manger, matériau, médicament capteur de carbone et bien d'autres choses encore.De quoi réfléchir à l'impact de notre comportement envers lull Jeudi 28 mai à 19h Adultes: 6$, étudiants et aînés: 2$ Amphithéâtre du Cœur des sciences (SH-2800) 200, rue Sherbrooke Ouest EU Métro Place-des-Arts RÉSERVATIONS : www.coeurdessciences.uqam.ca O" Hydro Québec LE DEVOIR cet GERRY WEBER ITÎN GIROUX Hotel reine Elizabeth 900.René-Lévesque Ouest Montréal (514)861-8138 L E I) E V 0 I R .L E S SAMEDI 2 3 E T 1) I M A N C II E 2 I M Al 2 0 0 !l A 4 A 5 LE PPP SOCIAL ijpèi» Af '«%* ÎC&!ÿ< ^V-Vi-*' >¦ , ' «à* ?.'VAÎ üfc.4 kJ !f, K*f * iy^i>iiiffi ,j mh »?sjyg A WA .»-ï.• François Ricard (sciences humaines) pour ses études inspirées sur la littérature et la société québécoises contemporaines.La recherche universitaire constitue un moteur essentiel d’enrichissement culturel et de prospérité économique.Elle contribue également à l’amélioration de la santé dans le monde.Félicitations à nos lauréats du Prix Killam pour cette consécration bien méritée de leur exceptionnelle carrière. I- K l> K V OIK.L K S S A M E I) I 2 3 E T DIMANCHE 21 MAI 2 0 0 9 A 8 LE MONDE Biden demande aux Libanais de ne pas voter Hezbollah Terreur à Mogadiscio La capitale somalienne est le théâtre de combats entre forces gouvernementales et miliciens islamistes Beyrouth — Le vice-président américain Joe Biden a prévenu hier à Beyrouth que le programme d’aide de son pays au Liban dépendrait de l’issue des élections législatives cruciales du 7 juin, que pourrait remporter le Hezbollah chiite, bête noire de Washington.A l’occasion de la première visite d’un responsable américain de ce rang au Liban depuis 1983, M- Biden a rencontré le chef de l’Etat Michel Sleimane, le premier ministre Fouad Siniora et le chef du Parlement Nabih Ber-ri, ainsi que des leaders de la majorité parlementaire antisyrienne soutenue par son pays.«Les Etats-Unis détermineront leur programme d’aide en fonction de la composition et des politiques du [prochain] gouvernement», a-t-il affirmé, en référence à la possible victoire au scrutin du Hezbollah, un allié de la Syrie et de l’Iran qui est classé comme organisation terroriste par Washington.Les élections législatives mettront aux prises la majorité à la minorité emmenée par le parti du Hezbollah, seul mouvement à ne pas avoir déposé les armes après la fin de la guerre civile (1975-1990).Les Etats-Unis fournissent au Liban une aide civile et militaire, dont le montant cumulé n’est pas précisé.Lors d’une conférence de presse commune avec M.Sleimane, M.Biden a prévenu les Libanais de ne pas soutenir les parties qui entravent, selon lui, les efforts de «paix», en allusion aux Hezbollah et ses alliés.«J’appelle ceux qui pensent se ranger du côté des parties hostiles à la paix à ne pas rater cette occasion [la paix dans la région] et à s’éloigner de ces gens-là», a déclaré le vice-président américain, appelant à des élections «équitables, libres et transparentes».Il a néanmoins affirmé «n’être venu soutenir aucune partie ou institution» politique au Liban.Juste avant l’arrivée de M.Biden, le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a qualifié sa visite d’ingérence dans les législatives.Le dernier passage d’un vice président américain à Beyrouth remonte à celui de George Bush père en 1983, au lendemain de l’attaque contre des casernes des Marines américains Agence France-Presse Spécialiste dans la restauration DEPUIS 1953 Nous restaurons tout-sauf les cœurs brisés ! MONSIEUR 514 484-8332 4652, bout Décarie, Montréal www.themrfixit.com MOWUD ABDI REUTERS '• « Iki JfW ^ y J lis N ^ Depuis quelques semaines, des milices islamistes, dont certaines sont proches d’al-Qaïda aux yeux de Washington, affrontent les forces armées somaliennes.Depuis le début de 2007, ces affrontements ont fait au moins 17 700 morts dans la population civile.ABDI SHEIKH ABDI GULED Mogadiscio — Les forces gouvernementales somaliennes ont attaqué hier des positions tenues par des insurgés islamistes dans la capitale, Mogadiscio, provoquant des affrontements qui ont fait au moins 15 morts.Quatre islamistes de la milice Shabaab et un journaliste travaillant pour la radio indépendante Shabelle, Abdirizak Warsa-me, ont péri dans ces combats, ont rapporté des habitants.Six autres cadavres ont été signalés dans le quartier de Hodon.Il s’agirait d’islamistes armés.Quelque 85 civils blessés ont été hospitalisés, quatre ont succombé à leurs blessures, a-t-on appris de sources médicales.Les combats à l’arme lourde Un milicien islamiste à l’œuvre ont commencé avant l’aube.Selon une habitante du quartier de Bakara, les forces régulières ont repris plusieurs postes de police dont les islamistes d’Al Shabaab s’étaient emparés.«Ils ont encerclé le marché de Bakara, le principal bastion des Shabaab dans la ville.Nous espérons que les forces gouvernementales ne se retireront pas», a ajouté un autre habitant Un autre groupe islamiste armé, le Hizbul Islam, est visé par l’offensive.«Nous avons contre-attaque et, dans certains quartiers, nous les avons repoussés.R y a des victimes, mais je ne peux pas dire combien.Nous sommes en plein combat», a dit un porte-parole de ce groupe.Le gouvernement a dit n’avoir guère d’illusions sur d’éventuelles négociations avec des in- Colombo ne veut pas d’enquête internationale au Sri Lanka pour exiger l’accès aux personnes déplacées Ban Ki-moon arrive Colombo — Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est arrivé hier soir au Sri Lanka, où il compte plaider pour un accès sans entraves des organisations humanitaires aux quelque 270 000 déplacés du conflit.M.Ban est le premier dirigeant étranger à se rendre au Sri Lanka depuis que Colombo a annoncé, lundi, avoir vaincu militairement la rébellion indépendantiste des Tigres tamouls, et la fin d’un conflit de près de 30 ans.M.Ban doit s’entretenir aujourd’hui avec le président sri-lankais, Mahinda Rajapakse, et le ministre des Affaires étrangères, Rohitha Bogollagama, avant de se rendre dans l’ex-zone des combats, au nord du pays, notamment pour y visiter le camp de Manik Farm qui accueille des dizaines de milliers de réfugiés.Il devrait rappeler la forte inquiétude exprimée ces dernières semaines par son organisation et de nombreux pays occidentaux, qui craignent que l’offensive menée par l’armée sri-lankaise n’ait tué de très nom- breux civils, et s’interrogent sur la façon dont sont traités les réfugiés tamouls.Le régime de Colombo a proclamé en début de semaine sa victoire sur les indépendantistes tamouls et la fin d’une guerre qui a fait «entre 80 000 et 100 000 morts en 27 ans», se Ion des chiffres de l’ONU publiés mercredi.L’armée a affirmé avoir abattu le chef des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), Velupillaï Prabhakaran.Un site Internet pro-rebelles, Tamilnet, a en revanche affirmé hier qu’il était toujours vivant.Plus de 270 000 déplacés qui ont fuit la zone de guerre endurent toujours des conditions de vie extrêmement difficiles dans les camps du nord-est du Sri Lanka depuis janvier, selon l’ONU.«Nous sommes toujours extrêmement préoccupés par la surpopulation des camps, surtout celui de Menik Farm», a indiqué à la presse Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU.L’ONU, comme plusieurs ONG, se plaignent des restrictions qui leur sont imposées pour accéder aux camps de réfugiés.Quatorze agences d’aide internationale ont appelé hier le gouvernement sri-lankais à lever ces restrictions, soulignant que «des milliers de vies sont menacées» par cet accès limité aux réfugié^.Les Etats-Unis ont également pressé jeudi le gouvernement de Colombo de lever ces restrictions.M.Ban avait par ailleurs assuré mardi que toutes allégations de crime de guerre «doiventfaire l’objet d’une enquête appropriée», insistant également sur l’objectif de «réconciliation nationale» prenant en compte les «aspirations légitimes» de toutes les minorités, y compris tamoule.Peu avant l’arrivée de M.Ban, hier, le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapakse, a rejeté ces appels en faveur d’une enquête internationale sur des crimes de guerre commis par son armée lors de son offensive.La veille, le président sri-lan- BUDDHIKA WEERASINGHE REUTERS Ban Ki-moon kais avait appelé à la fin des divisions ethniques, déclarant que la défaite des Tigres devait ouvrir une ère d’unité.Il a également promis que les 250 000 civils déplacés seraient réinstallés d’ici à six mois et les camps fermés «au plus tôt», ont indiqué hier des émissaires indiens, après un entretien avec M.Rajapakse.Babar Chaudhry BA (Économie); CMA, analyste financier agréé (Programme de MBA pour cadres de 2010) Vice-président chargé de la stratégie et de l'analyse HSBC Financial Le MBA pour cadres à l’intention des leaders mondiaux Le MBA pour cadres de Kellogg-Schulich est classé premier au Canada par le Financial Times de Londres.Il est également classé premier dans le monde par le Wall Street Journal, avec les cinq écoles faisant partie du réseau mondial de programmes de MBA pour cadres de Kellogg dans les Amériques, dans la région Asie-Pacifique, en Europe et au Moyen-Orient.Pourquoi des résultats aussi exceptionnels?Grâce à son contenu, ses sites, son corps professoral et ses étudiants provenant du monde entier, le MBA pour cadres de Kellogg-Schulich fait en sorte que votre salle de classe prend les dimensions du monde.De plus, son rapport qualité-prix est parmi les meilleurs au monde.Pour de plus amples 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des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), ils ont en outre déplacé 46 000 personnes.Depuis le début 2007, les combats ont fait au moins 17 700 morts dans la population civile.Les rebelles islamistes, dont la milice Shabaab que Washington accuse d’être étroitement liée à al-Qaïda, contrôlent la plupart du centre et du sud de la Somalie.Ils y appliquent une interprétation rigoureuse de la charia, la loi islamique, que rejette une grande partie de la population somalienne.Reuters Une loi pour contrer le gaspillage à la Défense Washington — Le président américain Barack Obama a promulgué hier une lo; censée faire économiser à l’État des dizaines de milliards de dollars, engloutis selon lui par les dépassements de coûts ou les retards dans la réalisation de contrats pour l’achat d’armements.M.Obama a dénoncé une culture dans laquelle l’influence des lobbyistes agissant pour le compte de l’industrie de l'armement prend trop souvent le pas sur l’intérêt public.L’an dernier, l’office parlementaire chargé de veiller à la bonne utilisation de l’argent public avait identifié 295 milliards de dépassements de coûts dans 95 grands projets de défense, l’équivalent de plus d’une année de salaires de l’ensemble des soldats américains et des prestations pour leurs familles, a relevé M.Obama.Agence France-Presse Session d'information à Montréal Fairmont Le Reine Elizabeth 900, boul.René Lévesque O.Le mercedi 27 mai de 18 h à 19 h 30 Pour obtenir davantage d'informations sur l'emplacement et pour vous inscrire, veuillez consulter le site www.emba.schulich.yorku.ca LE DEVOIR, LES SA M E I) 1 2 3 ET I) I M A NOUE 2 I M Al 2 0 0 !l A 1) LE MONDE BOBBY Y1P REUTERS Manifestation silencieuse à Hong Kong _U L’ONU exige la libération d’Aung San SuuKyi New York — Le Conseil de sécurité de l'ONU a répété hier d’anciens appels à la libération de tous les détenus politiques en Birmanie et à un dialogue politique véritable avec Aung San Suu Kyi.Les membres du Conseil ont exprimé «leur préoccupation au sujet de l’impact politique des récents événements relatifs à Mme Aung San Suu Kyi», dans une déclaration distribuée à la presse par la délégation russe, qui préside le Conseil en mai.Les quinze États membres réaffirment dans ce contexte des appels précédents et «réitèrent qu’il importe que tous les prisonniers politiques soient libérés».Ils réitèrent «la nécessité pour le gouvernement de Birmanie de créer les conditions nécessaires à un dialogue véritable avec Mme Aung San Suu Kyi, ainsi qu'avec toutes les parties et groupes ethniques concernés afin d’aboutir à une réconciliation nationale sans exclusive, avec le soutien des Nations unies», dit encore la déclaration.Ligure de proue de l’opposition politique en Birmanie et prix Nobel de la paix, Mme Suu Kyi a clamé son innocence hier devant le tribunal qui la juge à huis clos dans la prison d’insein, au nord de Rangoon.Mme Suu Kyi, 63 ans, est jugée pour avoir, selon les autorités birmanes, enfreint les règles de son assignation à résidence en hébergeant pendant deux jours début mai l’Américain John Yettaw, mormon excentrique de 53 ans qui a réussi à nager jusqu a la demeure de l’opposante, située en bordure d’un lac.La dirigeante de la ligue nationale pour la démocratie (LND), qui a été privée de liberté pendant plus de 13 des 19 dernières années, a clamé son innocence en réponse à la question d’un juge qui lui demandait si elle était coupable.Selon des sources diplomatiques, la Grande-Bretagne, qui est à l’origine de la déclaration du Conseil de sécurité, avait proposé un texte plus fort, demandant explicitement la libération de Mme Suu Kyi, mais s’est heurtée à l’opposition de la Russie.La question birmane est depuis des années une pomme de discorde au Conseil de sécurité où plusieurs pays, notamment la Chme et la Russie, la considèrent comme un problème intérieur sortant du champ de compétence du Conseil, lequel est seulement habilité à traiter des menaces à la paix et à la sécurité internationale.Agence France-Presse /l'SttntOMW «"Store! ^Fabriqué au Québec DE RABAIS INSTALLATION GRATUITE *BOIS ou P.V.C.Stores sur mesure • horizontaux • verticaux Opaque ou solaire • Toiles à rouleau • Stores romains * Panneaux coulissants • Persiennes • Sohji Service à Domicile gratuit Région de Montréal ff 514 231-8677 S Région de Trois Rivières 819 696-8677 Région de Québec 418 654-8677 DÉCOR CLAUDE BOUCHARD 2362, Beaubien E.Montréal www.artisan-du-Btore.ca RIDEAU • COUVRE-LIT • TRINGLE TAPIS • CARPETTE > PRÊLART Les Nations unies demandent pour les réfugiés pakistanais 543 millions MIAN KHURSHEED REUTERS Vue imprenable sur la vallée de Swat T v -ffisSAa ."n.i '••-G-*' AUGUSTINE ANTHONY Islamabad — Les Nations unies ont lancé hier un appel de fonds de 543 millions de dollars afin de venir en aide aux quelque deux millions de Pakistanais déplacés par les combats dans le nord-ouest du pays.L’armée a lancé au début du mois une offensive dans la vallée de Swat et des districts voisins pour stopper l’avancée des taliban pakistanais.L’ONU estime qu’une crise humanitaire de longue durée est en gestation au Pakistan, où 1,7 million de nouveaux réfugiés sont venus s’ajouter aux 550 000 déplacés par de précédentes violences dans le nord-ouest du pays.«L’ampleur de cet exode est extraordinaire, que ce soit en termes de populations concernées que de vitesse, et a provoqué des souffrances incroyables, a déclaré Martin Mogwanja, coordinateur de l’aide humanitaire de l’ONU au Pakistan.Nous réclamons donc une aide totale de 543 millions de dollars jusqu’à la fin de l’année», a-t-il ajouté.Le gouvernement pakistanais, qui a souligné qu’un échec à venir en aide aux populations déplacées serait exploi- té par les taliban, a obtenu 224 millions de dollars d’aide promis par ses alliés, dont 110 millions par les États-Unis, qui ont salué la déterminaton des autorités pakistanaises à combattre ce que certains dirigeants américains présentent comme une «menace existentielle» pour le pays.La population aura besoin d’aide pendant plusieurs mois car, même en cas de victoire rapide de l’armée pakistanaise sur les talibans, les paysans ne pourront pas rentrer chez eux à temps pour les récoltes qui pourrissent sur pied, observent des responsables d’ONG.En outre, la situation risque de s’aggraver dans les mois qui viennent.L’amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmes américain, a déclaré jeudi qu’une offensive militaire alliée dans le sud de l’Afghanistan risquait de faire refluer les talibans afghans au Pakistan.Les États-Unis envoient des milliers d’hommes en renfort en Afghanistan pour tenter d’arrêter la progression des talibans dont l’insurrection a regagné en puissance, en particulier dans leur fief du Sud.Au Pakistan, dans la vallée de Swat, quelque 15.000 militaires combattent entre 4.000 et 5.000 activistes.Hostilité L’offensive gouvernementale jouit du soutien de la plupart des hommes politiques et d’une grande partie de l’opinion publique, mais ce soutien pourrait rapidement s’effondrer si de nombreux civils étaient tués ou si les personnes déplacées étaient laissées à l’abandon.Signe d’une hostilité croissan- te envers les talibans au sein d’une population longtemps ambivalente, des tribus vivant à proximité de la vallée de Swat ont levé des milices pour empêcher les islamistes d’étendre leur influence dans la région, a rapporté le général Sahhad Ghani, qui dirige l’offensive dans la partie supérieure de la vallée.«Les gens de Kalam se sont soulevés contre les talibans.Ils leur ont demandé de partir», a confirmé Jafar Shah, membre de l’assemblée provinciale en parlant d'une région située au nord de la vallée de Swat.Les villageois ont fait de même dans certaines parties du Dir inférieur, à l’ouest de Swat, et les talibans se sont retirés de certaines zones, a rapporté un fonctionnaire provincial.«Aujourd’hui ils sont isolés, non seulement dans la vallée, mais aussi sur la scène nationale.Je pense que c'est un grand succès du gouvernement ainsi que des militaires», a conclu le général Athar Abbas, porte-parole de l’armée.Dans le Swat, les militaires, qui progressent sur trois fronts, ont commencé à affronter les activistes dans des villes où se terrent toujours des civils.D’après le général Nadeem Ahmed, qui dirige les opérations pakistanaises de secours, quelque 200 000 civils seraient toujours bloqués dans la vallée de Swat.Les autorités n’excluent pas de procéder à des largages de vivres.Le président Asif Ali Zardari a prévenu qu’après le Swat, l’armée lancerait une offensive contre les activistes au Waziristan.Reuters PLACEMENTS.LE NOM LE DIT OBLIGATIONS D’ÉPARGNE DU QUÉBEC OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF + Remboursables quotidiennement, sans pénalité.+ Taux annuel minimum garanti.+ Émission 2009: offerte jusqu’au 1er juin.+ Remboursables chaque année, à leur date anniversaire, sans pénalité.+ Taux progressifs garantis pour 10 ans.+ Offertes à l’année.DÉCOUVREZ NOS COMPTES ET AUTRES PRODUITS D’ÉPARGNE: • 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Persévérance scolaire 25 M 25 M Total 525 M 525 M 1,05 milliard NB : L'allocation des fonds est répartie sur cinq ans.* Dans ce cas la contribution vient directement de la fiducie de la famille Chagnon et non de la Fondation Lucie et André Chagnon.CHARITE SUITE DE LA PAGE 1 Des partenaires ont expliqué au Devoir être tenus par une entente de confidentialité de ne pas dévoiler les montants de certaines subventions obtenues.Trois projets dans l’air Quoi qu’il en soit, trois nouveaux partenariats entre les Chagnon et le gouvernement sont en train de se concrétiser ce printemps: un pour les jeunes enfants pauvres, un pour la persévérance scolaire et un autre pour les aidants naturels des aînés (avec la fiducie familiale Sojeccill).Ces trois initiatives s’ajoutent au Fonds pour le développement de saines habitudes de vie, en vigueur depuis 2007.Le modus operandi est sensiblement le même.Les trois quarts des fonds vont dans les communautés locales, tandis que l’autre quart sert à des campagnes nationales.Le modèle d’intervention préconisé repose sur la mobilisation des intervenants d’une communauté, sur le recours aux meilleures pratiques telles que documentées par des recherches et sur l’évaluation des résultats.L’approche rappelle celle d’une recherche scientifique ou d’une entreprise privée en quête de résultats.«L’idée n’est pas de faire comme un programme gouvernemental qui devient un service à la population.On veut plutôt donner un soutien aux communautés pour qu’elles s’outillent, deviennent plus compétentes et prennent leur destin en main.[.] On travaille dans une perspective d’autodisparition», explique la directrice des opérations du développement des enfants et des communautés à la FC, Sophie Har-nois, rappelant que tous les partenariats ont une durée de vie limitée (d’un maximum de 10 ans).Des critiques Avec ses structures de partenariats qui gèrent des fonds publics, ses agents de développement locaux et ses méthodes d’intervention, la FC se distingue des fondations qui se contentent de verser de l’argent lorsqu’un projet cadre avec leurs objectifs.La recette Chagnon est accueillie froidement dans certains milieux.Souvent chuchotée, parce que l’argent est quand même le bienvenu, la critique est néanmoins bien présente.«C’est une approche d’experts, le nouveau modèle de gestion par cible, hautement scientifique.[.] Des gens qui ont beaucoup d’argent et des idées décident de ce qui est bien pour les pauvres.On ne demande pas à la population pauvre du quartier Jean-Dallaire de quoi ils ont besoin», dénonce Vincent Greason de la Table ronde des organismes volontaires d’éducation populaire de l’Outaouais.Depuis un peu plus d’un an, M.Greason tient un blogue — Observatoire Fondation Chagnon — pour mieux faire connaître les faits et gestes de la discrète fondation.La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) vient pour sa part tout juste de décider d’organiser un événement public cet automne sur les PPP sociaux.Le président de la centrale, Réjean Parent, s’indigne de voir les «missions de l’État cédées à un conseil d’administration fantoche, dont la moitié est composée de la Fondation Chagnon».S’il salue la charité ordinaire, il considère que lorsqu’on veut orienter les politiques publiques, «on n’a qu’à se faire élire».«A ce compte, j’appréciais plus les fondations des communautés religieuses: elles faisaient acte de charité sans commander les orientations de l’État», lance le syndicaliste dont les membres sont très présents dans le réseau de l’éducation.Par exemple, il estime que les sommes pour le développement des jeunes enfants auraient été mieux dépensées dans l’ouverture systématique de classes de prématernelle pour les enfants de quatre ans.Michel Parazelli, professeur de travail social à l’Université du Québec à Montréal, dénonce pour sa part le peu d’importance accordée par les intervenants qui gravitent autour de la FC aux conditions de vie des familles.L’insistance à travailler sur le développement des compétences parentales et le développement psychomoteur des enfants fait fi des problèmes réels de pauvreté au profit d’une vision déterministe, souligne-t-il.Lors de la commission parlementaire sur le projet de loi 7 en avril, la plupart des groupes entendus ont d’ailleurs émis de sérieuses réserves sur ce nouveau mode de gouvernance.Parmi les quelques mémoires lui étant franchement favorables, on retrouve notamment la Direction de la santé publique de Montréal, qui mène par ailleurs conjointement avec la FC une réflexion sur la maturité scolaire des enfants.Le directeur de la santé publique de Montréal, Richard Lessard, considère comme une «excellente nouvelle» l’investissement en prévention, habituellement le parent pauvre des discours du budget.Il reconnaît néanmoins que tant les organismes communautaires que les réseaux publics sont à la recherche de financement pour leurs programmes.«Cet argent ne va pas pour consolider les programmes actuels, mais pour faire autre chose, autrement.[.] J’aime mieux du concret que des promesses», explique M.Lessard, loin d’être convaincu que les sommes ainsi versées par Québec auraient autrement été utilisées aux mêmes fins par les programmes gouvernementaux.Les mêmes objectifs Le ministre de la Famille, Tony Tomassi, réfute l’interprétation voulant que son gouvernement se laisse dicter ses priorités par des mécènes.«La mission de la Fondation Chagnon est identique à celle du gouvernement et du ministère de la Famille», affirme d’emblée le ministre, dont le projet de loi sur le développement d’un fonds pour les jeunes enfants devrait bientôt faire l’objet d’une étude détaillée par les parlementaires.Il réfute les critiques voulant que l’État se déleste ainsi de ses responsabilités, soulignant que les objectifs du partenariat «cadrent de façon non équivoque avec la mission de l’État, soit de favoriser l’épanouissement des familles et le développement des enfants».Refuser l’aide de la Fondation Chagnon, ce serait «mettre de côté 25 millions par année pour les enfants», soutient M.Tomassi, qui attribue les critiques au caractère récent du mécénat dans la société québécoise.Le vice-président de la FC, Jean-Marc Choui-nard, est bien conscient du discours de ses détracteurs.«Nous marchons sur un fil de fer pour concilier la culture pratico-pratique sur le terrain et l’expertise.On essaie d’avoir un rôle de facilitateur entre ces deux façons de voir le monde.» Quant au reproche voulant qu’on passe à côté de la racine du problème de la pauvreté, soit les revenus, les conditions de logement et l’alimentation, M.Chouinard réplique que «s’ily a un domaine où une fondation ne doit pas aller, c’est celui-là.S’il y a un rôle de l’État qui est clair, c’est celui-là».Le Devoir CANNES SUITE DE LA PAGE 1 de programmateurs de cinémas indépendants, le prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), attribué au meilleur long métrage francophone, et Regards jeimes 2009, couronnant en quelque sorte le meilleur espoir de cette catégorie.À la Quinzaine, ils ont loué le courage, la volonté, la fraîcheur, la sincérité du très jeune homme qui s’était d’abord lancé dans l’aventure du tournage à compte d’auteur, en affrontant tous les obstacles et en envoyant valser les pissevinaigre.Hier, il recevait étonné les appels de plusieurs politiciens, dont Jean Charest, Christine St-Pierre et Gilles Duceppe.Tout lui semblait irréel.Autant que l’autre soir, à la montée des marches lors de la projection de gala $ Étreintes brisées d’Almodovar, quand il a entendu le crieur nommer son nom, se pinçant pour y croire.Et puis, ces trois prix.«Jamais je n’ai été aussi fier d’être Québécois, déclarait-il en parodiant René Lévesque.Quand on est confronté à un environnement étranger, on réalise alors la profondeur de ses racines.Ici et maintenant, je sais d’où je viens et j’ai hâte de partager mes prix et mon film avec ma famille: les Québécois.» Xavier Dolan, après avoir déambulé à Cannes et avoir croisé des grands noms du cinéma international s’émerveille que dans ce carrefour du cru planétaire, son film ait été reconnu et primé.«Je me sens comblé», dit-il.La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, qui a assisté à la projection du film à Cannes, s’est dite émerveillée devant le talent et la maturité de ce garçon.La SODEC, après un premier refus, avait financé le film au volet indépendant, à l’encontre de Téléfilm Canada, qui n’a pas investi.«C’est bien qu’il ait été pressé de faire son film.On sent qu’il fallait que ça sorte», a-t-elle conclu.Le cinéaste entend garder la tête froide, malgré la pression et le poids de cette reconnaissance nouvelle, tout en se sentant effrayé par pareille consécration.On le serait à moins.Passant d’inconnu à célébrité nationale, en l’espace de deux semaines, à 20 ans à peine, il doit faire appel à toute §a précoce sagesse pour marcher sans léviter.À Cannes, il a mis aussi le cap sur son avenir: son prochain film, Laurence Anyways, dont il a déjà écrit le scénario, porte sur la transsexualité.Il rencontre lundi à Paris un des acteurs principaux de la distribution française, pour monter la structure financière d’une éventuelle coproduction.Xavier espère commencer le tournage dès l’automne.Il peut voir venir, déposer à la SODEC, en injectant au départ sur son plateau une partie des revenus des ventes internationales de fai tué ma mère, qui lui assurent le plein confort Rappelons que J’ai tué ma mère, donnant la vedette à Anne Dorval et à Xavier lui-même, en grande partie autobiographique, raconte les démêlés d’un adolescent égocentrique en révolte avec une mère qui lui tape sur les nerfs, mais qu’il aime pourtant.Le film, qui prendra l’affiche au Québec le 5 juin, possède charme et humour par delà des maladresses et laisse percer une vraie signature.«Tous les rêves sont permis, s’écriait hier Xavier Dolan.Le vent se lève.» Dimanche, on saura au moment du palmarès s’il remporte ou non la Caméra d’or, couronnant à Cannes un premier long métrage, toutes sections confondues.Ici, des rumeurs veulent qu’il soit l’un des trois favoris.Mais il a pris la route des étoiles de toute façon.Le manitou de la sélection officielle de Cannes, Thierry Frémaux, affirme surveiller l’arrivée de son prochain film.Le grand festival l’a adopté.Le Devoir CRISE SUITE DE LA PAGE 1 des isotopes médicaux.En France, un nouveau réacteur est en construction, mais il ne sera fonctionnel qu’en 2015 et il ne suffira ps à répondre à la demande.Au Canada, on a investi dans la construction de deux nouveaux réacteurs fies Maple) qui devaient assurer l’essentiel de l’approvisionnement mondial, mais ces deux réacteurs n’ont pas fonctionné et sont définitivement fermés.Dans l’immédiat, les solutions avancées sont insuffisantes.Le problème risque de durer quelque temps, a prévenu M.Cabocel.Six réacteurs dans le monde sont équipés pour irradier à l’aide de neutrons de ruranium 235 ou du plutonium, dont la fission induit l’apparition d’un sous-produit, qui est le molybdène.De ce dernier, on tire ensuite du tech-nétium-99m qui est un marqueur couramment utilisé en imagerie médicale.U1 réacteur NRU de Chalk River est le principal fournisseur de molybdène, sa production permet de répondre à plus de 50 % de la demande mondiale.«Le Canada est un acteur majeur dans ce domaine.Il fournissait l’essentiel des besoins canadiens et américains, et une partie des besoins européens», a souligné M.Cabocel.In première démarche qui a été entreprise depuis l’annonce de l’arrêt du réacteur canadien fut d’évaluer la capacité des autres réacteurs en fonctionnement, le Petten en Hollande, le Br2 en Belgique, l’Osiris en France, le Ntp en Afrique du Sud et l’Opal en Australie «afin de charger plus de cibles [irradier plus d’uranium 235j dans ceux qui peuvent en recevoir davantage».«Mais le fait de charger des cibles supplémentaires sera également conditionné par la capacité d’extraction des usines de séparation — situées à proximité des réacteurs — qui reçoivent les cibles irradiées et qui s'appliquent à en extraire le molybdène, a spécifié M.Cabocel.Il serait trop problématique d’expédier des cibles irradiées sur l’Atlantique jusqu’aux installations de MDSNordion au Canada.» Une fois le molybdène extrait, on le mettra dans des conteneurs, puis on pourra le livrer à des sociétés canadiennes qui en feront des générateurs de technétium.«Nous souhaitons que les réacteurs d’Europe et d’Afrique du Sud essaient de compenser le manque induit par l’arrêt du NRU de Chalk River, mais comme le NRU était un acteur principal, ce ne sera pas évident», a soutenu M.Cabocel tout en que expliquant qu’il n’est pas facile de modifier la planification des cycles de fonctionnement des six réacteurs.«On essaie de plan ifier les choses de telle façon qu’il y ait toujours pour la communauté mondiale deux à trois réacteurs qui fonctionnent pendant que les autres sont en “maintenance”.Mais il arrive, quand il y a des incidents imprévus comme c’est le cas aujourd’hui, qu’il y ait des périodes plus ou moins longues où un ou deux réacteurs seulement fonctionnent.La semaine prochaine, seul le réacteur en Hollande fonctionnera, la semaine suivante deux, voire trois se remettront en marche.Et donc, les capacités de production redeviendront un peu plus favorables, mais pas forcément avec la possibilité de cou vrir tout ce que faisait le NRU à Chalk River.Il subsistera toujours un manque», a-t-il précisé.Les solutions immédiates ne suffiront visiblement pas à combler tous les besoins de la communauté médicale.«La situation sera très tendue.Bien sûr, on fera en sorte que les utilisateurs apprennent à utiliser plus efficacement le produit.Par exemple, on pourrait planifier le traitement d'un plus grand nombre de patients dans une journée.Le molybdène a une demi-vie de 66 heures, ce qui veut dire que la quantité de molybdène diminue de moitié toutes les 66 heures.En utilisant le produit le plus rapidement possible, on peut ainsi faire un petit gain.Toute la chaîne [des réacteurs à l’hôpital] doit se mobiliser pour minimiser l’effet de cette crise.» Le Devoir RADIATION HAZARD EXISTS BETWEEN FLASHING LIGHTS CAUTION REUTERS Le réacteur NRU de Chalk River est le principal fournisseur de molybdène, sa production permet de répondre à plus de 50 % de la demande mondiale.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 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