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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-05-23, Collections de BAnQ.

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^ CINÉMA P Un Jarmusch qui s’observe fi attentivement le nombril I Page E 8 DANSE Marie, pleine de grâce, dansez pour nous.en solo Page E 3 FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES JAN FABRE: ARTISTE DE SANG D’URINE ET D’ENCRE Le touche-à-tout Jan Fabre revient à Montréal comme metteur en scène de L’Orgie de la tolérance, présentée au Festival TransAmériques.L’artiste d’Anvers a l’habitude de semer sur son chemin polémiques, questions et bravos.Portrait de l’artiste provocateur CATHERINE LALONDE Soyons avertis, L’Orgie de la tolérance pèche par tous les excès.Créée en 2008, la plus récente pièce de Fabre s’est fait Paris en février.Le journal Le Monde: «Tout est tellement énorme, choquant même parfois, qu!on en croit à peine ses yeux.La question des limites, du goût, et surtout du mauvais goût de la vulgarité qui va avec, est au cœur de L’Orgie de la tolérance.» Le spectacle a pourtant fait mouche au Théâtre de la Ville, récoltant rires et applaudissements.Pour dénoncer le capitalisme et la consommation à outrance, Fabre et ses neuf interprètes servent un bouillon d'audace.Il faut bien le dire, puisqu’il faudra le voir, et appeler un chat un chat: mains aux culottes, orgasmes simulés, masturbation de ces messieurs, fusil planté dans un cul, ces dames qui accouchent de boîtes de conserve dans un panier d’épicerie, Jésus Christ top model.Et injures au public, au metteur en scène, «fuck you ail» et le reste de l’univers.Sang et eau «Je ne vise jamais la provocation», dit pourtant le créateur en entrevue.Dès la fin de ses études à l’Académie royale des Beaux-Arts et à l’Institut des Arts décoratifs d’Anvers, Fabre devient, à coups de performance, l’enfant terrible de la «nouvelle vague flamande».Il brûle des billets de banque prêtés par le public avant de dessiner avec les cendres.11 présente d’immenses toiles crayonnées au stylo, ses «Bic Art».«Je me suis déjà retrouvé à l’hôpital après m’être frappé la tête dans un mur pour une performance.» admet-il, moqueur, au téléphone.Ses premières explorations théâtrales repoussent les limites du genre, et le corps, sous toutes formes, devient son matériau.Fabre alterne depuis ses présences entre scènes, musées et biennales.Invité du Festival d’Avignon en 2005, année connue depuis comme l’année de la controverse, il livre The Crying Body à la Cour des Papes.Ses acteurs, mi-nus ou en armure, jouent d’eaux et de liquides humains: larmes, pisse, pluie.Et écopent de huées et de sifflets pendant que la presse ergote sur le niveau de dé- «Je me tiens du côté de l’expérimentation et ce qui pour moi semble très organique est parfois choquant pour le spectateur» chéance atteint.Dans Je suis sang, en 2001, c’est le jus rouge que Fabre fait couler.«Je ne vise jamais la provocation, répète-t-il au téléphone de son anglais grave.Je me tiens du côté de l’expérimentation et ce qui pour moi semble très organique est parfois choquant pour le spectateur Mais ce n’est jamais mon point de départ que de vouloir choquer les gens.Jamais.En créant L’Orgie de la tolérance, je me disais: “Ça, ça va être difficile pour le public.” Et j’ai des ovations debout et de bonnes critiques.» Artiste prolifique qui peut mettre en scène jusqu’à quatre nouvelles pièces en un an, c’est la montée de la droite radicale qui l’a fait réagir pour L’Orgie.«L’extrême droite a gagné tellement de votes dans mon pays, elle est maintenant considérée comme une présence normale, et ç’en est une pour moi, une orgie de tolérance.» L’extase de la consommation «J’ai des acteurs et des danseurs très intelligents, physiquement et mentalement.Dans L’Orgie, je voulais que les gens qui m’accompagnent aient des interrogations et une recherche personnelle.Car le spectacle parle également de qui nous sommes comme acteurs dans la société, comme producteurs, comme gale-ristes: nous portons aussi le système et nous encourageons l’extase de la consommation.» Consommation et extase.Art et pouvoir.Même le polémiste Jan Fabre a sa place dans les dignes établissements.Invité par la reine Paola de Belgique, il décore en 2002 la salle des Glaces du Palais de Bruxelles en collant au plafond 1,4 million de scarabées, un de ses totems.La coupole brille du vert iridescent des petites bêtes.Nommé en 2004 en Belgique Grand Officier de la Couronne, Fabre trace au Louvre en 2008 L’Ange de la métamorphose, une exposition-parcours où ses oeuvres font écho aux grands des Ecoles du Nord.Il est le premier et, à ce jour, le seul artiste contemporain à avoir bénéficié d’une exposition monographique de cette envergure, précise Le Louvre.Colombes qui chient et rats qui volent, Seulement des Actes de Terrorisme Poétique, Je me vide de moi-même (nain) en étaient.Dessins au Bic, sculptures d’os humain, toiles marquées de sang et de sperme s’égrenaient entre les Bosch, Ru- Jan Fabre bens, Van Eyck et Vermeer.Fabre prépare présentement cinq installations pour la prochaine Biennale de Venise.Un paradoxe, cette valse entre pouvoir et provocation?«Pas du tout.Tous les grands artistes de l’histoire étaient près de la Couronne ou dtt pouvoir.La relation entre l’art et le capitalisme existe depuis le Moyen Âge.Mais, comme artiste, il faut rester indépendant à toute idéologie.» Trop facile En 2008, Montréal a pu voir L’Ange de la mort, un des opus les moins controversés de Fabre.L'Orgie de la tolérance est la première de ses pièces rentre-dedans qui sera vue ici.«Il y reste beaucoup d’humour et d’ironie.Un des défis de L’Orgie était de ne pas tomber dans le piège du rire.C’était le danger: rendre la pièce trop facile, SOURCE FTA trop douce, chercher à plaire et à divertir Je crois au final que c’est un spectacle très critique, très frontal.» Un vrai coup de boule, oui.«lœ but de l’artiste est de guérir, presque, les blessures dans l’esprit des gens.Mon théâtre, mes dessins sont toujours une célébration de l'individu et de l’être.Pour défendre la vulnérabilité de l’humain et de son corps.» Même s’il faut pour ce faire passer valeurs et conformisme au hache-viande.Collaboratrice du Devoir L’ORGIE DE LA TOLÉRANCE (TROUBLEYN) Concept, mise en scène, chorégraphie et scénographie de Jan Fabre.À L’Usine C, du 25 au 27 mai. I- l> K V 0 I II .L K S S A M K I) I 2 :i E T I) I M A N (' Il K M A I 2 () 0 II CULTURE MÉDIAS Autres « premiers pas » CAUCHON I remier signe d’une diminution des éditions papier?L’annonce, jeudi, de la réduction du nombre de parutions du Figaro et de Libération fait jaser en France.18 JOURS BE FESTIVITÉS! QC.CA MES FESTIVAL SAME müi Outfie ilvÀh, 25 spectacles Inédits en danse et en théâtre dont KORPER Sasha Waltz & Guests (Berlin) 23 > 24 mai à 20h I Place des Arts - CESOIR ET DEMAIN Théâtre Maisonneuve Pièce charnière dans l’œuvre de la grande chorégraphe allemande, Kôrper nous livre une vision singulière de l’Histoire à travers les multiples représentations du corps.Acclamée sur la scène internationale, cette œuvre magistrale atteste de la virtuosité de Sasha Waltz.« Quelle erreur c'eût été de manquer Sasha Waltz (.) [Kôrper] révèle non seulement le sens de la scène de Mme Waltz, mais aussi ses dons considérables pour donner la chair de poule » New York Magazine, É.U.I/ORGIE DE LA TOLÉRANCE DÈS LUNDI Troubleyn I Jan Fabre (Anvers) 25 > 26 > 27 mai à 20h I Usine C Jan Fabre, le pourfendeur de toutes les censures qui sonde sans vertige les humeurs du corps et du monde, sort à nouveau son grand couteau.Le créateur flamand s’attaque aux animaux consommateurs que nous sommes devenus dans une œuvre sulfureuse à l’humour corrosif.« Dans sa satire au vitriol, Fabre découpe au scalpel les mécanismes d’une société occidentale vorace à l'extrême.(.) un triomphe tout simplement mérité.» Süddeutsche Zeitung, Allemagne SPECTACLE EXTERIEUR GRATUIT TRANSPORTS EXCEPTIONNELS Dominique Boivin Beau Geste (Val-de-Reuil) Un duo époustouflant entre un danseur et une pelle mécanique ! Place des Vestiges des Quais du Vieux-Port de Montréal «mu,/ a - R-C, Je l'ai vu à la radio.Georges Nicholson «Il sera désormais difficile de se représenter Marie de l’Incarnation autrement qu’avec la voix et nette de se représenter Marie de 1 incarnation les yeux brillants de Marie Tifo.» -Le Devoir, Martine côté tM J.5 .-r h**»»’ P”"» ; : TEXTE ÉTABLI PAR JEAN-DANIEL LAFOND EN COLLABORATION AVECS, MARIE TIFO /y® M.k LORRAINE PINTAL Théâtre du Nouveau IMoinde AVEC MARIE TIFO UNE COPRODUCTION DU THÉÂTRE DU TRIDENT ET DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE EN COLLABORATION AVEC LA SOCIÉTÉ DU 400e ANNIVERSAIRE DE QUÉBEC El LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC ASSISTANCE A_LA MISE EN SCÈNE CLAUDE LEMELIN RÉGJE HÉLÈNE RHEAULT CONCEPTEURS MICHEL GAUTHIER, CATHERINE HIGGINS, DENIS GUÉRETTE, YVES DUBOIS, JOCELYNE M0NTPETIT, JACQUES-LEE PELLETIER 10 REPRÉSENTATIONS SEULEMENT! [DU 2 AU 13 JUIN] TNM.QC.CA//514 866 8668 mn PARCOURS THÉÂTRAL DANS LES RUES DE SAINT-ROCH 28,29,30 MAI 21 h à 23 h GRATUIJ nm BILLETTERIE DU CARREFOUR 369, rue de la Couronne, 4e étage 418(1 888) 529-1996 Programmation : www.carrefourtheatre.qc.ca 13 V ¦ VWJpfJl Oi, aUQ/- n M Avec 13 participation de : v_£UcDeC n CS Bureau de la Capitale-Nationale Ville DE Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Ministère du Tourisme Québec l+l Patrimoino Canadian canadien Heritage Entente d« développement cullurel Québec "" \S89 Conseil des Arts Canada Council çT-> du Canada for the Arts {^Québec îff’ LE DEVOIR RADIO TtLÉVISIM INTERNET Manoir Victoria nHBCIBHHHHHI i: v (t i h S A M K I) I I) I M A \ (' Il K CULTURE DANSE Beltrâo fait éclater les codes du break dance Le Groupe de Rua du chorégraphe brésilien présente H3 au FTA ISABELLE FARE Bruno Beltrâo et sa bande de b-boys brésiliens s’amènent pour la première fois en Amérique du Nord, avec dans leurs bagages une danse brute et métissée.Une danse de rue, qui puise ses origines dans les banlieues de Rio de Janeiro, mais qui flirte avec la danse contemporaine, jetant des ponts entre deux univers opposés.Féru du hip-hop et du break depuis l’âge de 9 ans, Bruno Beltrâo, élevé à Niteroi, pas très loin de Copacabana et des quartiers courus de la capitale tou- ristique dy Brésil, est un animal unique.À l’âge de 16 ans, il crée Groupe de Rua, avec son complice Rodrigo Bernardi, et trimballe ses virtuoses du break jusque dans les festivals, les compétitions et sur les plateaux de télévision.Devenu célèbre après avoir gagné un concours de hip-hop en 1999, Groupe de Rua commence ensuite à explorer de nouvelles possibilités, quittant les stricts mouvements de la danse de rue et de la Capoeira pour explorer ceux de la danse moderne.Sorte de médiateur entre la culture populaire et la culture avec un grand C, Bel- W Jf Hr mf 7 ^ 'M.trâo, dans la jeune vingtaine, se fait rapidement remarquer dans les milieux de la danse pour son audace et son hip-hop nouveau genre.Briser le break Au-delà de la performance, Beltrâo s’ingénie à briser les codes du break dance, une discipline hautement individualiste qui normalement s’exerce comme un combat contre l’autre.Il fait éclater le tabou du contact chez les breakers, propulsant ses acolytes dans des duos, des trios, et il ira jusqu’à leur imposer l’accolade, voire des baisers, faisant éclater les clichés machos qui collent à la danse de rue.En dépoussiérant le hip-hop, Beltrâo détonne.En novembre 2008, la prêtresse de la danse-théâtre contemporaine, Pina Bausch, l’a invité à présenter H3, sa dernière création, au mÊÊÊÊË € SCUMECK Courses à reculons, vrilles, sauts et propulsions, H3, du Groupo de Rua, fait l’effet d’une course contre le temps.O FRT.A.du 21 mai au 5 juin 2009 www.offta.com * Première semaine AVEC LA COLLABORATION DE VANESSA PORTEOUS, MERCEDES BÂTIZ-BENÉT et GEORGE FENWICK LES marionnettistes PETER BALKWILL, PITYU KENDERES, JACKSON ANDREWS et ANNE LALANCETTE * EN ANGLAIS AVEC SURTITRES FRANÇAIS - PRÉSENTÉ DANS LE CADRE DU OFF.T.A || DU 26 AU 30 MAI 2009 À 20H L À ESPACE LIBRE ^ 1945 rue Fullum, Montréal jjjg espace Samedi 3D mai à 16h & à 20h p.-r p, 'r'TvTiîrr LIBRE BILLETTERIE 514-521-4191 .MiA' * A le 21 mai Soirée d’ouverture: Courir avec Sophie Cadieux! du 22 mai au 28 mai Maconik Majesties / wants&needs danse et Thea Patterson / Barthélémy Glumineau / Marie Béland / Les Ouvriers Théâtre et la S.H.O.P./ Martin Messier / Trio 303 - Williams-O'Hara-Claude / Stephen Thompson / D.Kimm / The Old Trout Puppet Workshop/ Mix OFF Pierre Lapointe et Stéphane Pratte-Annie Lebel / Mise au jeu / Karine Denault / Nicolas Cantin /OFFTEMPO.NRW International Dance Festival à Wuppertal, en Allemagne.Depuis le début des années 2000, Groupo de Rua a tourné dans plus de 22 pays et Beltrâo a même reçu en 2005 la consécration de chorégraphe de l’année, par le très respecté magazine Ballettanz.Malgré le vent de modernité, mêlé d’intentions théâtrales, qui souffle sur sa gestuelle, la danse de Beltrâo demeure imprégnée de l’énergie brute du hip-hop, extirpé de la rue pour en faire un réel objet chorégraphique.La bande sonore de Lucas Marcier et Rodrigo Marçal se partage la scène avec le silence, les bruits de ruelle et le crissement des espadrilles qui martèlent le sol.Courses à reculons, vrilles, sauts et propulsions, H3 fait l’effet d’une course contre le temps, dans un monde fou qui tourne parfois en rond.Le Devoir Production de Groupo de Rua présentée à l’Agora de la danse, dans le cadre du FTA les 23 et 25 mai, à 21h, et le 24 mai, à 20h Pour reservation : 514 282-3900 la programmation complète sur: www.offta.com y SCUMECK La danse de Beltrâo demeure imprégnée de l’énergie brute du hip-hop, extirpé de la rue pour en faire un réel objet chorégraphique.PUPPET WORKSOP Abonnement de saison Lipsynch de Robert Lepage (intégrale de 9 hres) SAISON 2009-2010 Des expériences inoubliables pour 159 $ i ztx z I' v 0 I H .|.K S S A M i: I) I K ï I) I M A \ ( Il K I M A I 2 0 (I !l CULTURE OPÉRA Lucia, un rôle de folie L’Opéra de Montréal offre Lucia di Lammermoor, de Donizetti, jusqu’au 4 juin CHRISTOPHE HUSS LJ opéra Lucia di Lammer-' moor, de Gaetano Donizetti, prend l’affiche de l’Opéra de Montréal ce soir, pour cinq représentations, jusqu’au 4 juin.Le rôle-titre de cet ouvrage emblématique du bel canto est réputé pour sa scène de folie.Comme celui de Norma, de Bellini, il a été fortement associé à Maria Callas.Qu’est-il donc arrivé à Lucia pour qu’elle sombre dans la folie?Tout son malheur est la faute d’un frère trèç méchant du nom d’Enrico.Evidemment, comme nous sommes à l’opéra, Enrico est un baryton, alors que l’objet de la flamme de Lucia (soprano), Edgardo, est un flamboyant ténor.Une victime D y a là-dedans une grosse affaire de famille et des haines an-cestrales.Le domaine des Ashton en Ecosse, près de Lammermoor, n'est plus que l'ombre de son faste d’antan.Enrico comprend que seul un mariage de sa — très jolie — sœur, Lucia, au riche Arturo lui permettra de restaurer sa fortune.Il fait face aux réticences de la principale intéressée.C'est que Lucia aime Edgardo Ravenswood, ennemi juré de son frère, puisque les Ashton et les Ravenswood se livrent d’ancestrales querelles.Le premier acte cadre bien le sujet: des chasseurs à la solde d’Enrico, patrouillant sur le domaine des Ravenswood,ont aperçu Lucia et Edgardo.Vision d’horreur pour Enrico! En fait, Edgardo est venu prendre congé de sa belle avant de partir en mission en France.En gage d’amour et de fidélité, ils s’échangent des anneaux.Lucia est aux anges.C’est à l’acte deux que les choses commencent à aller mal pour Lucia.Elle se rend compte qu’Enrico, dans son dos, lui a carrément préparé des noces avec le riche Arturo Bucklaw.Pour saper la résistance farouche de sa sœur, il a fait rédiger une fausse lettre prétendument écrite par Edgardo, annonçant à Lucia qu’il a trouvé son bonheur en France.Lucia est ébranlée par la trahison.De furie, elle commence lentement à passer au stade de zombie.Elle rend les armes et finit par signer le contrat nuptial.Quelques instants après, en plein mariage, surgit un invité-surprise.C’est Edgardo, qui, justement, revenait de la France pour retrouver sa Lucia.Il est furieux — Lucia est de plus en plus hébétée — mais son intrusion nous vaut l’un des plus beaux sextuors de l’histoire de l’art lyrique.Complètement folle L’acte trois est celui de la folie, celui que tout le monde attend.Dans un premier temps, Enrico et Edgardo se rencontrent dans une salle du château d’Edgardo pour se dire que, décidément, ils se détestent et qu’un bon duel pourrait régler l’affaire.Défi pour le décorateur, la scène suivante nous remet dans le bain du mariage, qui sera bientôt un bain de sang.Pendant que les invités festoient, à l’étage, Lucia, atteinte de démence, vient de poignarder son époux.Tiens, la voilà qui apparaît, hagarde.En général, à ce moment-là, elle porte une chemise de nuit blanche avec des grosses taches de ketchup et se met à chanter «Il dolce suono mi colpi di sua voce», ce qui veut dire «Que te clecti VIDÉO * MUSIQUE * DANSE * PERFORMANCE Une édition complètement folle pour célébrer nos 10 ans d'audace artistique! Vendredi 29 et samedi 30 mai 2009 à 21 h au MAI 10 ans à célébrer > 1 spectacle, 10 nouvelles œuvres, 1 décor surréel, 1 bar, 2 ateliers, 1 équipe survoltée et des artistes trop nombreux à compter! On serait fou de s’en passer! —¦ Soyez de la fête! / _ Admission générale 10$ Achetez vos places dès maintenant! Billetterie au MAI ou 514 982-3386 ¦éIÉÉ * * ïp il.Là où /nrl trm’Trsv /es front ivres .iaD Montréal, arts interci ltürels Il livre art hrcaks t/own harriers.3680, rue Jeanne-Mance/ Montréal/ T.514 982-1812/ www.m-a-i.qc.ca Montréal© IP S ©kur [m ,,,,.2^ .atuvus FESTIVAL 201, MUSIQUE DE CHAMBRE MONTRÉAL DENIS BROTT ; DIRECTEUR ARTISTIQUE : .Samedi,23 mai Souvenir de Florence Rachel Barton Fine ,, hl Mercredi,27 mai L incomparable ’ Quatuor Guarneri Jeudi,28 mai Bach bien tempéré Ivo Janssen , Vendredi,29 mai Cabaret : jazz et classique Wonny Song Samedi,30 mai Marathon Mendelssohn Urvbvll&tpou*' SrCXs h&4A^e4r*»S CHUCHO VALDÉS mm QUINTET JEUDI 2 JUILLET I .18 h GESÜ-CENTRE DE CRÉATIVITÉ «-«m».™: ul,l,,tAl •! I i: l> !¦: V (I l U .I, K S S A M K I) I 2 li K T I) I M A N C II E 2 \ M Al 2 0 0 !l K 8 CULTURE CINÉMA SOURCE ALLIANCE Isaach de Bankolé dans Les Limites du contrôle, de Jim Jarmusch De l’importance du plaisir partagé JBQfcil'.Js L’Holocauste intérieur THE LIMITS OF CONTROL (V.F.: LES LIMITES DU CONTRÔLE) Réalisation et scénario: Jim Jarmusch.Avec Isaach de Bankolé, Alex Descas, Tilda Swinton, John Hurt, Hiam Abbass.Image: Christopher Doyle.Montage: Jay Rabi-nowitz.Musique: Boris.Etats-Unis, 2009,116 min.ANDRÉ LAVOIE L> homme n’a pas de nom ' mais, avec son physique athlétique, sa mine patibulaire, ses complets à la coupe parfaite et ses innombrables manies (prendre deux espressos dans deux tasses distinctes, pratiquer le tai-chi dans des toilettes publiques, avaler les petits messages griffonnés sur un bout de papier et surtout, surtout, ne faire confiance à personne), il passe rarement inaperçu.Sous les traits d’Isaach de Bankolé, la démarche ressemble à celle d’un James Bond, mais attention: dans l’univers décontracté et souvent labyrinthique de Jim Jarmusch (Broken Flowers, Dead Man), les cascades sont intellectuelles, les affrontements, purement oratoires, et les enjeux, noyés dans un esprit fantaisiste et répétitif.The Limits of Control, c’est l’histoire d’un homme en mission, et bien malin celui qui pourra clairement en distinguer les objectifs avant la fin.Et ne cherchez surtout pas un quelconque «McGuffin», car Jarmusch n’a que faire des théories narratives accrocheuses d’Alfred Hitchcock, même si son film est truffé de références cinématographiques, SOURCE ALLIANCE Jim Jarmusch sur le plateau de tournage 3 : placées çà et là dans un strict esprit ludique et jamais pour servir un quelconque suspense.Car vous avez déjà compris qu’il est inutile de l’attendre, perdu dans les méandres de ce qui ressemble plutôt à un rêve, à un voyage organisé aux quatre coins de l’Espagne ou à un exercice de style qui n’aurait pas déplu à Pirandello.Cette vaste entreprise de nature quasi existentielle — les plus irrités parleront plutôt d’une gigantesque supercherie — repose sur une série de répétitions, qui vont de quelques répliques («You don’t speak Spanish, right?») jusqu’à une suite ininterrompue de rencontres se déroulant presque toujours selon le même canevas: trois petits tours, trois commentaires songés, et puis s’en vont.Pour les voyeurs, il y a la présence persistante d’une jeune femme presque toujours nue (Paz de la Huerta), cherchant à séduire ce samouraï en veston-cravate qui, contrairement à James Bond, ne fait jamais «ça» lorsqu’il est au boulot.Par contre, pas très loin d’un immeuble très sixties de Madrid, d’un appartement vieillot de Séville, en pleine campagne espagnole ou à bord d’un confortable TGV, il rencontre une joyeuse bande d’illuminés, ou de ténébreux, discourant sur le cinéma (Tilda Swinton en cow-girl sophistiquée), sur les subtilités sémantiques de la bohème (John Hurt), ou ne faisant office que de driver (Hiam Abbass, tant d’éclat et de talent gaspillés), ayant tous en main une boîte d’allumettes contenant à l’intérieur des indications qui finiront dans l’estomac de celui qui n’a pas de nom, pas d’adresse et pas beaucoup de salive à gaspiller.Autrefois l’un des papes du postmodernisme au cinéma, devenu depuis l’une des icônes du cinéma indépendant américain, Jim Jarmusch continue d’en faire à sa tête, et cette fois de se faire plaisir, comme me l’a suggéré un collègue bien avisé.On pourra toutefois regretter que ce plaisir ne soit pas communicatif, ne ressemblant trop souvent qu’à une sérieuse partie d’échecs où les pions se déplacent de manière cérébrale, et caricaturale.Il avait détourné les codes du thriller avec autrement plus d’humour dans Ghost Dog: The Way of the Sa-mourai; le plaisir était alors pleinement partagé.Collaborateur du Devoir PLUS TARD TU COMPRENDRAS Réalisation: Amos GM.Scénario: Dan Franck et Jérôme Clément, d’après son autobiographie.Avec Jeanne Moreau, Hippolyte Girar-dot, Emmanuelle Devos, Dominique Blanc.Image: Caroline Champetier.Montage: Isabelle In-gold.Musique: Louis Sclavis.France-Allemagne, 2008,89 min.ANDRÉ LAVOIE La légèreté et la dénonciation rageuse ne font pas partie des ingrédients de base du cinéma d’Amos Gitaï.Depuis longtemps, ce fils d’un architecte et d’une militante sioniste (Munio Weinraub et Efratia Margalit), lui-même détenteur d’un doctorat en architecture, propose une œuvre critique des errances de la société israélienne (Kadosh, Kippur) mais sans roulement de tambours.Et, comme Alain Tanner à une autre époque, il est immédiatement reconnaissable par sa propension au plan-séquence — souvenez-vous d’une Natalie Portman à bout de larmes et à bout de souffle pendant les longues premières minutes de Free Zone — sa manière d’appréhender le monde, comme sur la pointe des pieds.Sa signature n’est pas si différente dans Plus tard tu comprendras, la transposition toute personnelle du récit de Jérôme Clément sur la découverte de ses origines juives, ancrée principalement dans la France des années 1980, celle de François Mitterrand mais aussi du grand procès de Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon de 1942 à 1944, surnommé à juste titre «le boucher de Lyon».C’est la voix d’une de ses victimes ayant échappé à la mort que l’on entend, à deux reprises, au début du film, liant ainsi les deux principaux personnages, une mère volontairement amnésique et un fils résolument en quête de vérité.Unis par un même murmure médiatique, ils semblent y prêter une attention différente, mais les apparences sont ici trompeuses.Avec l’obstination du fin limier, Victor (Hippolyte Girardot) constate l’étendue du silence de sa mère, Rivka Ueanne Moreau) , née de parents juifs envoyés dans les camps.Pour elle, cette tragédie semble effacée par un mariage avec un catholique, le refus de pratiquer sa religion et surtout un déni complet du passé.Alors que Victor finit par retracer le lieu même du drame (amorce d’un flash-back dépourvu de subtilité), celui qui a emporté ses grands-parents, Rivka décide enfin de confier son lourd secret aux deux enfants de Victor plutôt qu’à sa fille Tania (Dominique Blanc) ou à l’épouse de Victor, Françoise (Emmanuelle Devos), déroutée par l’obsession de son conjoint Le cinéma de l’Holocauste affiche parfois une lourdeur culpabilisante, mais Amos Gitaï n’est résolument pas de cette école.On ose tout de même le dire avec un certain regret tant son approche ascétique, voire froide et distante, fait obstacle à ses ambitions.Il faut surtout la grâce exceptionnelle de Jeanne Moreau pour que cette histoire s’incarne de manière proprement émouvante, et à de trop rares moments, allant ainsi au-delà du simple constat (nul ne peut échapper à son passé) ou de la relecture de l’Histoire (qui fissure le mythe d’une France entièrement vouée à la résistance).Plus tard tu comprendras laboure bon nombre de névroses collectives et de tabous toujours enfouis, mais d’une manière intimiste à la limite de l’opacité, celle d’un cinéaste refusant le cinéma-spectacle, infiltrant le poison des grandes tragédies dans des intérieurs bourgeois, des hôtels de province à l’abandon ou des salons encombrés d’objets hétéroclites.La démonstration est singulière mais peine à emporter notre adhésion compatissante.Collaborateur du Devoir SOURCE FILMS SEVILLE Hippolyte Girardot dans Plus tard tu comprendras Haï sü îmâ W «I fl MD0U& MARI AIR imtvel album; Welcome to Mali Nouveau spectacle ! In magatin main tenant ! PREMIÈRElPARTlEi GM « BILLETS 514 908-9090 ticketpro.ca VENDREDI 5 JUIN • 20 H MÉTR0P0LIS gefl iy.ii.Im» g Québec n» HOTEL OFFICIEL | HW' ARCHAMBAULT s» Une compagnie de Québécor Media LeAr jJuituieAs voüxs 40 ÏA de rabais sur une vaste sélection de CD de chanteurs et chanteuses renommés.Valable en magasin seulement.Prix déjà réduits.Promotion en vigueur jusqu'au 24 juin 2009.La culture du divertissement 15 MAGASINS • Archambault.ca • coteblogue.oa • 514.849.8589 • 1.877.849.8589 SERVICE AUX INSTITUTIONS ET ENTREPRISES • Archambault-sie.ca H 15 LIBRAIRIES AGRÉÉES u WÊÊHmm a S&BdCl C DE ?.'C3 v - c I- E I) K V OMI.LES S A M K I) I 2 A K T I) I M A \ ( Il K 2 I M A I 2 (I !l CINEMA MERCREDIS DU DOC 3/1 sur tous les documentaires BOITE NOIRE Uiiui.igmrûr.i'i'ii'.i'iii’il Les ballons des nouveaux riches RUDO Y CURSI Réalisation et scénario: Carlos Cuaron.Avec Gael Garcia Bernai, Diego Luna, Guillermo Francella.Image: Adam Kimmel.Montage: Alex Rodriguez.Musique: Felipe Pérez Santiago.Mexique-États-Unis, 2008,103 min.ANDRÉ LAVOIE Faut-il encore rappeler que, aux quatre coins du monde, le soccer est une véritable religion?Et que, pour des millions de jeunes joueurs talentueux mais pauvres, triompher dans les grands stades représente l’ambition de toute une vie?Le cinéaste mexicain Carlos Cuaron y voit plutôt un gigantesque miroir aux alouettes.Coscénariste d’Ftu mama también, le film qui allait propulser son frère Alfonso Cuaron sur la scène internationale, il n’avait pas oublié la complicité pétillante des deux jeunes vedettes, Diego Luna et Gael Garcia Bernai, de purs inconnus à l’époque.Ils se retrouvent à nouveau réunis dans Rudo Y Cursi, son premier long métrage, où ils affichent sans mal leur innocence des débuts, Carlos Cuaron n’abusant jamais du pouvoir du gros plan pour faire saliver les admiratrices de l’un ou de l’autre.Au milieu d’une plantation de bananes située pas très loin d’un petit village misérable du sud du Mexique, Beto (Diego Luna) etTato (Gael Garcia Bernai), deux demi-frères, travaillent pour faire vivre leur famille, disparate et élargie.Sur un terrain de soccer, ils sont souvent redoutables; le premier est surnommé Rudo (qui signifie «coriace») et l’autre, Cursi (bébête.).Batuta (Guillermo Francella), un recruteur aux méthodes douteuses, décèle vite leur potentiel et décide de les placer, chacun son tour, au sein d’une équipe professionnelle de Mexico.Rapidement, leur rivalité devient légendaire, faisant d’eux de véritables vedettes.Comme par magie, l’argent ne manque plus, ce qui permet à Beto de satisfaire sa passion vorace pour les jeux de hasard, tandis que Tato, au bras d’une superbe animatrice de télé, aspire à une carrière de chanteur (son vidéoclip, d’un kitsch absolu, constitue l’un des sommets de drôlerie du film).Leur rêve de construire pour leur mère une superbe demeure face à la mer devient vite compromis, tout comme leur existence dorée, rongée par les mensonges et les dettes.Le sport comme métaphore des duretés de l’existence, ce n’est pas nouveau, et ce n’est pas Carlos Cuaron qui va en réinventer les codes dans Rudo Y Cursi.Il témoigne de la rapacité d’une industrie — car c’en est une — en offrant le point de vue du recruteur, celui qui raconte, sur un ton désinvolte, les mésaventures de ces deux garçons naïfs, impétueux et obnubilés par un luxe qu’ils n’avaient jusque-là jamais connu.C’est d’ailleurs cet aspect du récit que le cinéaste développe avec le plus d’acuité, s’attardant sur les travers coûteux de ces nouveaux riches du ballon rond, un phénomène encore là tristement universel.Carlos Cuaron injecte parfois une bonne dose d’humour à cette double trajectoire comparable à celle d’une étoile filante.On sent toutefois une hésitation entre la charge dénonciatrice et la comédie humaine, l’amusant tableau de famille et le possible fratricide sur le gazon synthétique.Et les véritables amateurs de soccer doivent être prévenus: un montage rapide et syncopé laisse au spectateur le soin d’imaginer le véritable niveau de jeu des deux acteurs sur le terrain.Que les gérants d’estrades se Je tiennent pour dit Collaborateur du Devoir Musée en folie, prise 2 NIGHT AT THE MUSEUM: BATTLE OF THE SMITHSONIAN (Une nuit au musée: La Bataille du Smithsonian) De Shawn Levy.Avec Ben Stiller, Amy Adams, Owen Wilson, Hank Azaria, Robin Williams.Scénari: Robert Ben Garant Thomas Lennon.Image: John Schwartzman.Montage: Dean Zimmerman, Don Zimmerman.Musique: Alan Silvestri.États-Unis, 2009,105 minutes.MARTIN BILODEAU Les blockbusters sont si rarement utiles à quelque chose qu’on ne reprochera pas à Night at the Museum: Battle of the Smithsonian d’inciter les jeunes spectateurs à aller faire un tour au musée.Certes, l’aventure qui les attend dans les salles de ces établissements sera moins décoiffante que celle vécue par le personnage de Ben Stiller dans le film de Shawn Levy, deuxième épisode d’une série amorcée à l’été 2006.Mais l’intention est là, exprimée en grosses lettres, comme d’ailleurs tout le reste du scénario, écrit à quatre mains sur le gaba- SOURCE 20TH CENTURY FOX Abraham Lincoln professe au héros quelques leçons de courage et de détermination.rit d’un tableau d’optométriste, pour des myopes qui ne peuvent lire au-delà de la troisième ligne.Le gardien de nuit de Night at the Museum (Ben Stiller), campé au Musée d’histoire naturelle de New York, s’est recyclé en homme d’affaires prospère.Son âme d’enfant en dormance, reprend ses droits lorsque les figurines sur lesquelles il veillait au musée, celles-là même qui prennent vie à la nuit tombée grâce à une plaque magique portant tm hiéroglyphe indéchiffrable, sont remisés dans les oubliettes du Smithsonian de Washington.La plaque étant du voyage, le risque que le Smithsonian s’anime dans l’anarchie est grand.Ayant réussi à pénétrer dans les impénétrables archives, le héros découvre ses amis prisonniers d’un pharaon despotique (Hank Azaria, toujours drôle) qui improvise sa révolution.Les rangs de ce dernier se gonflent de trois amiraux: Al Capone, Ivan le terrible et Napoléon (campé par Alain Chabat), tandis que, dans le camp opposé, l’aviatrice Amelia Earheart (la pétillante Amy Adams dans un numéro à la Katharine Hepburn) et Abraham Lincoln professent au héros quelques leçons de courage et de détermination.Comme dans le film précédent le maître mot de l'affaire est: direction artistique.Signée du Québécois Claude Paré, elle en impose, par son luxe, sa grâce et ses couleurs, ce que la mise en scène un peu générique de Shawn Levy ne saurait faire à elle seule.On retient tout particulièrement la beauté et l’ingéniosité des scènes tournées dans les galeries de tableaux, où ceux-ci s’animent, permettant ici à un personnage d’emprunter la fourche du Américain Gothic de Grant Wood (cette toile est en vérité sur les cimaises du Art Institute de Chicago, mais ne chipotons pas), là à Stiller et Adams d’échapper à leurs poursuivants en se mêlant à la foule de la scène du Baiser de l’Hôtel de Ville de Doisneau.L’épisode grandiose est hélas un peu trop bref, ce qui ne passe pas inaperçu dans un film qui, en raison d’un scénario vraiment limité, perd de sa pétillance à mi-parcours et tire en longueur jusqu’au feu d’artifice final.Collaborateur du Devoir SOURCE WARNER Dans Terminator Salvation, les habitués se sentiront comme chez eux dans cette intrigue linéaire faisant écho à tous les épisodes précédents.Métal hurlant TERMINATOR SALVATION Réalisation: McG.Scénario: John Brancato, Michael Ferris.Avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin, Moon Bloodgood, Michael Ironside, Bryce Dallas Howard, Jane Alexander, Jadagra-ce, Helena Bonham Carter.Direction photo: Shane Hurlbut.Musique: Danny Elfman.Montage: Conrad Buff.États-Unis.2009.115 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Voyons, voyons.où en étions-nous déjà?Ah, oui la Terre a été réduite à l’état de désolation après la révolte des machines lors de ce qui fut appelé le «Jugement dernier».D’emblée, les scénaristes ont tablé, sans doute à raison, sur le fait que quiconque se pointerait au guichet pour voir Terminator Salvation serait certainement déjà familier avec les enjeux abordés, dont la toujours commode survie de l’humanité, et les personnages récurrents de la série, John Connor en tête.On a (presque) assisté à sa conception dans Je premier opus de la série (qui n’en était alors pas une), à son adolescence rebelle dans 72, avant de le retrouver jeune adulte dans Terminator 3: Rise of the Machines.Ainsi, après Edward Furlong et Nick Stahl, c’est nul autre que Christian Bale qui prend le relais dans cette quatrième épopée, située en 2018, qui verra Connor tenter de sauver.son futur père.Récapitulons, ne serait-ce que pour nous rafraîchir à tous la mémoire (et parce que le temps est un luxe et qu’il n’est pas dit que vous ayez plus de six heures à consacrer aux trois autres films).Terminator: dans le but d’éliminer Sarah Connor, une jeune femme qui donnera un jour naissance au futur champion de la race humaine, une machine à tuer high-tech (le terminator) est envoyée dans le passé avec, à ses trousses, Kyle Reese, un résistant charger de protéger Sarah, lesquels tombent amoureux, et ainsi sera conçu ledit enfant.Terminator 2: Judgement Day.le même terminator revient hanter Sarah, cette fois pour la protéger, elle et son fils John.Terminator 3: Rise of the Machines: le chaos est à nos portes et le terminator retourne dans le passé pour sauver une fois de plus les miches de John.Terminator Salvation: JoJm, la trentaine, commande une troupe de résistants et est bientôt confronté à un terminator hybride qui se croit humain, façon «être ou ne pas être».Cascade d’effets spéciaux pétaradants et de scènes d’action bien troussées s’ensuivent sur une trame sonore à l’avenant signée Danny Elfman.Vous voilà au parfum.Pour qui a un tant soit peu pratiqué le genre de la science-fiction, le scénario ne ménagera guère de surprises S’il est certain que les habitués se sentiront comme chez eux dans cette intrigue linéaire faisant écho à tous les épisodes précédents (et épicée de deux savoureux clins d’œil), je ne saurais trop recommander aux néophytes curieux de faire Jem's devoirs, à défaut de quoi, ils risquent fort de se gratter le coco en quelques occasions.Non que l’intrigue de Terminator Salvation soit complexe, loin de là.Pour qui a un tant soit peu pratiqué le genre de la science-fiction, le scénario ne ménagera guère de surprises.Le dénouement d’une telle production ne peut être qu’heureux, c’est entendu, et le chemin pour s’y rendre, semé d’embûches.L’ennui, c’est qu’on voit surgir ces dernières de très loin.Autre faiblesse: les personnages font figure d’archétypes, sans plus.Il fallait de bons acteurs pour faire oublier ce manque de profondeur et la distribution ne déçoit pas.On peut en dire autant de la réalisation qui, grâce à son énergie brute et à un montage fébrile, maintient le rythme et ne donne pas vraiment le temps de se désoler de la banalité du scénario.C’est de saison.Collaborateur du Devoir JCXLLOUJD ÆZCÛO>Q )
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