Le devoir, 8 avril 2005, Cahier D
CINÉMA r Les Etats-Unis d'Albert Page D 3 LE DEVOIR LE VENDREDI 8 AVRIL 2 0 0 5 £ ^ C’EST LA VIE! Le paradis après la fin de vos jours Page D 6 WXEtI PHOTOS HARRY FOSTER.MUSÉE CANADIEN DES CIVIUSATIONS Design à gogo Le Musée canadien des civilisations présente les années 60 sous plusieurs aspects, du mobilier jusqu’à la politique Les aimées 60 semblent être un sujet inépuisable tellement cette époque a été disséquée par un nombre impressionnant d’exposants.Mais le Musée canadien des civilisations, à Gatineau, nous offre cette décennie sur un ton différent, aussi léger qu’instructif.Le Canada, bien décidé à se délivrer de son image de bûcherons, fera alors une place énorme aux artistes et designers dans le but avoué de projeter un visage plus sexy.ALEC CASTONGUAY Gatineau — À entendre les baby-boomers raconter les années 60, particulièrement au Québec mais aussi dans le reste du Canada, on peut facilement penser qu’il existe deux XX' siècles distincts, séparés par l’année symbole 1960.Faut dire que les historiens et les nombreuses expositions qui retraçait cette époque ne leur donnent pas tort En l’espace de quelques années, le monde bascule, le Canada s’éveille et le Québec entre de plain-pied dans sa Révolution tranquille.Les débats de société tirent dans tous les sens.De la libération des femmes en passant par la souveraineté du Québec jusqu’aux droits des autochtones, tout y passe.Le Canada, jeune, fébrile et effervescent est prêt à prendre sa place dans le concert des nations.Et pour y arriver, les artistes et dèsigners, appuyés par une volonté poli-titfue sans équivoque, seront grandement ûlis à contribution.C’est cette période créative et envoûtante — qui peut aujourd'hui sembler étrange aux moins de 40 ans! — qui représente la pierre d’assise de l’exposition temporaire Design à gogo, présentée au Musée canadien des civilisations jusqu’au 27 novembre prochain.•Déplorant le statu quo, les nombreux membres de la génération du babyPoom, devenus adultes au cours des années 60, exigeaient que les fabricants leur procurent des biens correspondant à leur mode de vie personnel», peut-on lire sur l’un des murs de la salle d’exposition en guise d’introduction.Les meubles, les objets de consommation et les espaces pubbcs sont alors repensés par les designers, les artistes et les archi- expo67 Casquette fabriquée par Coronet Head-wear Inc.pour Expo 67.Téléphone Contempra conçu par une équipe dirigée par John Tyson pour Recherches Bell-Norfhern liée.tectes pour refléter davantage l’ébullition de la société.Les gouvernements contribuent également à cette refonte.De grands projets comme la rénovation et l’agrandissement des aéroports canadiens permettent aux designers de laisser aller leur imagination.L’exposition montre d’ailleurs plusieurs modèles de chaises qui ont rempli les aérogares à cette époque.Les concepteurs de partout au pays reçoivent une commande bien précise: les aéroports canadiens étant les portes d’entrée des visiteurs, le mobilier doit donner une •impression durable et dynamique du Canada».Le drapeau canadien Design à gogo fait également revivre, par des images d’archives et des textes soigneusement choisis, les événements ayant mené à la création du drapeau canadien, qui sera déployé pour la première fois le 15 Siège Lollipop pour l’Aéroport international de Toronto.Concepteur: Robin Bush, Çour Canadian Office and School Furniture Ltd.Prêt de Design Exchange, oronto.février 1965.Lors de la campagne électorale de 1963, Lester B.Pearson promet que le Canada aura son propre drapeau avant deux ans.Un comité de la Chambre des communes composé de députés de tous les partis recevra près de 6000 propositions, dont plusieurs proviennent de designers et d’artistes.Le comité choisira finalement l’emblème actuel, l’unifolié rouge, question de représenter un pays indépendant et unifié.Et en voyant les idées soumises au comité par la population, on peut constater que les députés ont eu un jugement sûr parce que certains drapeaux étaient, disons.plus ou moins réussis! L’exposition présente aussi plusieurs objets inusités comme des stéréos en béton ou encore la fameuse et désormais célèbre chemise à carreaux — et son pendant plus raffiné, le tartan, apparu en 1964.Design à gogo fait également une belle place à l’Expo 67 qui a attiré plus de 50 millions de visiteurs à Montréal.Un vidéo, des photos et des textes démontrent l’importance qu’a eue cet événement pour les designers d’ici.malgré les quelques controverses.Car les idées de certains artistes ébranlent des esprits plus conservateurs.C’est notamment le cas du politicien John Diefenbaker, qui crée un tumulte à la Chambre des communes lorsqu’il déclare que le symbole d’Expo 67 allait tourner le Canada •en ridicule» aux yeux du reste de la planète.En dépit de l’opposition, les commissaires de l’événement ont maintenu leur choix qui symbolise l’amitié humaine.Le Canada et le Québec, avec Expo 67, ont réussi à s’exposer à la face du monde comme un pays •dynamique, intelligent et sexy», selon les mots des médias étrangers.Une réussite totale qui a grandement aidé le pays à se débarrasser — même si la bataille n’est pas tout à fait terminée — de son image tenace de porteurs d’eau et de bûcherons.Habitat 67, célèbre amalgame d’appartements conçu par l’architecte Moshe Safdie, est aussi abordé dans l’exposition, tout comme la culture hippie qui s’est développée durant cette décennie.Bref, Design à gogo tire aussi large que les courants de l’époque.Mais en terminant la visite, on n’a qu’un seul regret que l’exposition ne soit pas plus longue! Entre 30 et 40 minutes suffisent amplement pour tout voir et l’on en redemande.Mais bon, on peut toujours se consoler avec les autres expositions temporaires ou encore avec les salles permanentes du Musée canadien des civilisations.Le Devoir ¦ Design à gogo, jusqu’au 27 novembre 2005, Musée canadien des civilisations, 100, rue Laurier, Gatineau, » 1 800 555-5621, wtm civilisations, ca.«Au cours de ces années à gogo, nous avons entendu rouler les tambours de la révolution dans presque toutes les arènes.» - Pierre Berton, écrivain, historien Forum du loisir Le Conseil québécois du loisir et ses partenaires présentent aujourd’hui à l’UQAM et en diffusion simultanée à Chicoutimi, Gas-pé, Rimouski, Rouyn-Noran-da et Val-d’Or le quatrième Forum québécois du loisir sous le thème »Le loisir accessible?Un droit pour tous».Alliant ateliers, conférences et groupes de discussion, ce forum propose aux travailleurs, bénévoles, chercheurs, étudiants et décideurs publics d’actualiser la compréhension à donner au droit au loisir en regard de son accessibilité.Renseignements, description des ateliers et inscription en ligne: www.loisirquebec.com.Inscriptions sur place dès 8h.De Sissi à Elizabeth Trente-cinq élèves du Collège Sainte-Marcelline présentent De Sissi à Elizabeth, une comédie musicale chantée et parlée qui va réhabiliter Elizabeth de Bavière à travers 25 chants et 23 chorégraphies.Les étudiantes du secondaire vont interpréter 71 personnages historiques et revêtir 250 costumes d’époque faits sur mesure par une costumière.Les représentations auront lieu demain à 13h30 et dimanche à 13h30 et à 19h30.Billets en vente (15 S pour les adultes et 12 $ pour les enfants et les ados) à la salle Brébeuf, 5575, rue Decelles, à Montréal.* (514) 334-9651, p.300.Plaisirs d’été ^ «J Le Salon vacances et loisirs d’été, fleurs, plantes et jardins, qui se déroule jusqu’à dimanche à la Place Bonaventure, est l’endroit tout indiqué pour bien planifier la saison chaude.Pour la quinzième année, les régions touristiques du Québec, des Maritimes, de la côte Est américaine et de l’Ouest canadien, sans oublier quelques destinations internationales seront représentées.Également, pour la toute première fois, les visiteurs pourront rencontrer les représentants des Territoires du Nord-Ouest.Un véritable tour d’horizon pour bien planifier l’été qui s’en vient! De son côté, le Salon fleurs, plantes et jardins s’étendra sur plus de 22 000 pieds carrés de véritables jardins.Ce sera l’occasion de connaître les primeurs de l’année.L’événement se transportera à Québec pour y être présenté conjointement avec le Festival de la gastronomie, les 22, 23 et 24 avril au Centre de foires ExpoCité.www.salonva-cances.com.Julie Carpentier LE DEVOIR, LE VENDREDI 8 AVRIL 2005 D 2 *mh'- m> CULTURE* Mouvement «Sauvons Zone libre» Les universitaires mettent fin à leur boycottage de Radio-Canada PAUL CAUCHON Les universitaires et spécialistes qui refusaient de participer aux émissions de RadioCana-da et de RDI en soutien à Zone libre ont mis fin hier à leur boycottage, constatant le manque de résultat de leur lutte.Le site Internet de ce mouve-ment, «Sauvons Zone libre-, a en effet annoncé hier que -le maintien du boycott est rendu difficile par l'intransigeance de la haute direction de RadiihCanada, de par le refus catégorique du comité d’administration de la SRC de se mêler du dossier, et par le silence de la ministre responsable de Radio-Canada».Le mouvement ajoute même que •l'équipe de Zone libre, qui est maintenant démembrée, juge elle-même la situation irréversible».Donc, on conclut qu’«i7 n’y a plus d'espoir de voir la direction de Radio-Canada revenir sur sa décision».Mais ce mouvement entend poursuivre son action puisqu’il annoncera bientôt la création d’un «Comité de surveillance de l’information à la SRC», dont le rôle et le mapdat ne sont pas précisés.À la suite de l’annonce des com- pressions de quatre millions dans le secteur de l’information de Radio-Canada, compressions qui entraîneront l’automne prochain la quasi-disparition de Zone libre ainsi que des modifications à d’autres émissions, un chargé de cours de l’Université d’Ottawa, François Charbon-neau, avait contacté des collègues pour entreprendre une protestation.En quelques jours, des dizaines d’universitaires avaient appuyé une déclaration de principe dans laquelle ils s'engageaient à ne plus participer aux émissions de la télévision publique, comme experts invités en ondes ou comme aides à la préparation ou à la recherche.Ces derniers jours, le nombre de signataires avait encore augmenté, pour atteindre 175 personnes.Le site Internet du mouvement est toujours en activité et le mouvement estime que le boycottage •a montré à la haute direction de Radio-Canada qu’elle ne peut plus continuer à s’attaquer impunément à l’essence même de son mandat».C’est ce soir même que sera diffusée la dernière édition de Zone libre dans sa formule actuelle.Le Devoir Le jour J du livre JACQUES GRENIER LE DEVOIR Dany Laferrière, un des porte-parole de la Journée mondiale du livre, Francine Senécal, coprésidente de l’événement Montréal, capitale mondiale du livre et vice-présidente du comité exécutif, responsable de la culture et du patrimoine à la Ville de Montréal, et l’animateur Jean Fugère ont pris la parole lors de la conférence de presse hier à Montréal.FRÉDÉRIQUE DOYON L> union fait la force.de la i fête.Hier était dévoilé le programme de la 10e Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, qui donne le coup d’envoi, le 23 avril, à l’événement Montréal, capitale mondiale du livre, dont on a aussi annoncé les activités du week-end inaugural.Sur le thème •Lire.un plaisir qui se célèbre», qui souligne son dixième anniversaire, le jour J du livre convie de nouveau les auteurs Chrystine Brouillet et Dany Laferrière à titre de porte-parole.Le 23 avril, toutes les régions du Québec vivront au rythme des mots, rappelant, ainsi que l’a formulé l’auteur de L’Odeur du café, que *le livre est l’objet le plus moderne qui soit».En tout, une centaine d’activités refléteront «/a diversité des approches par lesquelles le livre est mis à l’honneur», indiquait Francis Farley-Chevrier, du comité organisateur de la Journée.Des auteurs disséminés à travers la province viendront à la ren-contre du public, Victor-Lévy Beaulieu à Trois-Pistoles, Yves Beauchemin au Cégep de Ri-mouski, Guillaume Vigneault à l’école secondaire Beaulieu à Saint-Jean-sur-Richelieu, pour n’en nommer que quelques-uns.D’autres investiront Içs librairies Raffin, Monet et L’Ecume des jours à Montréal, la librairie Mo- rency à Québec et La Source à Chicoutimi, pour parler du plaisir de l’écrit et de la lecture dans le cadre de tables rondes.La poésie prend le métro à la station Berri-UQAM, où des textes poétiques seront déclamés.Les bibliothèques des arrondissements de Montréal démystifieront les métiers entourant le livre.Des organismes du Manitoba et de l’Onta- rio se joindront à la fête dans leur coin de pays.Après avoir répété que les festivités entourant Montréal, capitale mondiale du livre seraient extraordinaires, les organisateurs ont enfin pu parler concrètement d’un •feu roulant d’activités».•Ça déménage», a lancé Jean Fugère en présentant quelques-unes des 95 activités offertes les 23 et 24 avril sous les six chapiteaux de l’esplanade de la Race des Arts ainsi que dans quelques salles du complexe.«£f a n ’est pas le groupe Spectra!», a dit avec ironie l’animateur.Au café littéraire, qui pourra accueillir jusqu’à 500 personnes, des écrivains rencontreront des musiciens, René-Daniel Dubois pariera dramaturgie, les écrivains Sergio Kokis et Abla Farhoud révéleront les autres visages de l’écriture montréalaise, les comédiens de la Ligue nationale d’improvisation incarneront les signataires de Refus global.Au cabaret littéraire, on discutera écrits érotiques, relations hommes-femmes, tandis que la parole de poètes tel Gaston Miron sera mise en musique.Comédiens et conteurs s’approprieront d’autres textes littéraires.Les personnages de littérature jeunesse tels Louna, imaginé par Bertrand Gauthier, Clovis et Mordicus, nés de la plume de Mireille Villeneuve, prendront vie pour le plus grand bonheur des tout-petits, tandis que le hall des pas perdus mettra les sens en éveil avec des auteurs d’ouvrages touchant à la gastronomie.Exposés en plein air, les clichés géants de George S.Zimbel résumeront le propos de cette grande fête: le plaisir de lire.Bref, un menu gargantuesque attend les citoyens-convives de la cité du livre.Le Devoir OPÉRA Bonnes voies, superbe conception Le Tout-Paris sous le chapiteau Première du Cirque du Soleil en France après 15 ans d'absence ATELIER LYRIQUE DE L’OPÉRA DE MONTRÉAL H.Purcell: Didon et Enée, opéra en un prologue et trois actes, livret de Nahum Tate d’après L'Enéide.Membres de l’Atelier lyrique de l’OdM.Ensemble Arion.Dir.: Jean-Marie Zeitouni.Mise en scène: François Racine.Chorégraphie: Lina Cruz.Décors: .Sarah Heitz-Ménard.Costumes: Elli Bunton.Eclairages: David Desrochers.Au Monument-.National le 6 avril 2005.Reprise les 8,9 et 10 avril.FRANÇOIS TOUSIGNANT Pour l’Atelier lyrique de l’OdM, voici un acte de confiance et une brave gageure qui se couronnent par une représentation fort digne.L’actuelle production de Didon et Énée, offerte en matinées scolaires cette semaine et dont il est question ici, comprendra en soirée une première partie consacrée à des madrigaux.Si le chœur y est à la hauteur de sa prestation dans l’opéra de Purcell, cela risque d’être merveilleux.Homogène à souhait, précis, expressif et répondant aux subtiles et efficaces demandes de la baguette de Zeitouni, voilà un chœur de chambre bien au point.Il y a deux points forts dans cette production.Le premier est la direction de Zeitouni.Il anime la magie comme le drame, la peine comme la haine.Sans excès, Didon et Énée se déroule devant nous avec un rythme théâtral juste, musicalement plus qu’en place, qui suggère et évoque autant qu'il représente, en concordance parfaite avec l’atmosphère voulue par l’équipe technique, le second point marquant Les costumes tiennent de la tragédie grecque et d’un dépouillement un peu buto.L’imagerie s’imprègne davantage dans le hiératisme des protagonistes et dans les magnifiques chorégraphies imaginées par lina Cruz.Bien de nos compagnies de danse pourraient prendre des leçons d’ensemble ici.Le plus saisissant est que l'impression d’unité provient du fait que chacun des «danseurs» exécute des mouvements différents dans une union originale et intrigante.Les toiles translucides montent et descendent selon les scènes pour meubler le décor, l’arbre solitaire habite la plaine, tout participe à l'allégorie et au réalisme dépouillé et chaque effet s'intégre pile au déroulement dramatique.La mise en scène tient de la haute voltige zen.François Racine prend bien garde de tomber dans le cliché, ne retenant que l’essence, sculptant des mouvements et des images archétypales naïves, originelles dans leurs aspirations.Les membres de l’Atelier lyrique s’y montrent tous à l’aise.Nul ne brûle encore les planches, mais le niveau général du chant est plus que prometteur.Difficile de citer des noms: puisqu’il y a deux distributions, je ne sais pas quelle «version» sera présentée lors de votre passage.Dans ce travail d’«Atelier», personne n’a à rougir, même si tous manquent d’un peu d’assises.Quand on voit ces jeunes professionnels avec des artistes aguerris, l’émulation fait son œuvre.Entre eux, la complicité se fait présente, même s’il manque un meneur.On assiste donc au processus d’intégration du métier.Aux chanteurs, néanmoins, félicitations.Aux concepteurs, coup de chapeau.Pour l’OdM, affaire à approfondir.CHRISTIAN RIOUX Paris — Le jet-set parisien s’était donné rendez-vous sous le chapiteau du Cirque du Soleil hier pour la première de Saltimbanco.Premier spectacle de la multinationale du cirque dans la capitale française depuis 15 ans, Saltimbanco a été créé il y a 12 ans à Montréal.Parmi les grandes capitales du monde, seule Paris lui résistait encore.Le monde du showbiz s’était mobilisé exactement comme pour la première d’une comédie musicale de Luc Plamondon.On avait mis le paquet, de Catherine Deneuve à Jean-Paul Belmondo en passant par la styliste Sonya Rykiel, le comédien Jean-Pierre Marielle et la journaliste Christine Oc-krent.Sans compter Florent Pagny et quelques vedettes italiennes.Le Québec n’était pas en retrait puisque Garou et Luc Plamondon s’étaient déplacés.Seul le monde politique s’était décommandé pour cause d’enterrement du pape ce matin.Signe qu’on ne rigolait pas avec les paillettes et les décolletés, les hommes en smoking de chaque côté du tapis rouge accueillaient toutes les personnalités en anglais, évidemment! Iœ président et fondateur du cirque, Guy Laliber-té, est arrivé avec sa tuque habituelle.•!! était temps qu’on arrive à Paris», a-t-il déclaré en guise d’explication pour ces 15 ans d’absence.Pourquoi arriver en France avec un spectacle ancien?«C’est un show âgé mais qui a le cœur jeune», a-t-il dit Depuis une douzaine d’années, le Cirque du Soleil a toujours abordé les nouveaux marchés avec ce spectacle très accessible.Guy Laliberté ne tient pourtant «rien pour acquis».On sait que le public parisien est difficile et que la France foisonne de troupes de cirque, aussi bien traditionnelles que d’avant-garde.Fait exceptionnel pour un spectacle de ce genre, les deux bulletins télévisés de TF1 et France 2 ont consacré hier quelques minutes à brosser le portrait de la success story québécoise.Quelques articles élo-gieux ont déjà paru dans la presse.Le magazine Le Point et le quotidien Libération ont publié de longs reportages sur le phénomène québécois.Seul le Figaro a déploré que le Cirque du Soleil arrive à Paris avec un spectacle aussi peu innovateur.•Paris est une ville exigeante qui, sur le plan de l'innovation, en a vu beaucoup.On se demande pourquoi le Cirque du Soleil a choisi d’y amener Saltimbanco.[.] L’emballage a vieilli.Les costumes affichent les couleurs criardes de la variété de ces années-là et la musique ressemble à du sirop pour coiffeur.Il est parfois difficile d’être à la hauteur de sa réputation.» On saura dans quelques jours si la critique, qui connaît très bien le cirque contemporain, sera conquise.Le public d’hier, lui, ne demandait que ça.Si Saltimbanco ne révolutionne rien dans le domaine des arts du cirque, le spectacle a tout de même gardé une fraîcheur et une joie de vivre qui en ont déjà conquis plusieurs.«Je suis un type sensible et j’ai pleuré», a dit Henri Salvador.Le chanteur a vu tous les spectacles du cirque à Montréal et à Las Vegas.De son appartement du Vieux-Montréal, où il se rend parfois, il voit le chapiteau du cirque.Même son de cloche du côté de Charles Azna-vour, qui a avoué d’emblée aimer tout ce que fait le Québec.«Ce que j’aime, c’est le mouvement, la trouvaille.Tout est mis en valeur C’est très efficace.» Saltimbanco est un spectacle hédoniste qui joue beaucoup avec la salle.Même si le public parisien est moins participatif que celui des villes américaines, le côté sensuel du spectacle devrait plaire.D reste trois mois au Cirque du Soleil pour convaincre Paris.Le Parlement français restitue au public une partie du château de Versailles Salon international du livre Paris — Les députés et sénateurs français renoncent à la vie de château.L’Assemblée nationale française a adopté hier matin une proposition de loi de Jean-louis Debré qui restitue au public une partie de l’aile du Midi du château de Versailles, jusqu’alors affectée à titre pennanent aux deux assemblées pour les réunions du Congrès.Depuis l’ordonnance du 17 novembre 1958, une partie de cette aile est affectée en permanence à l’Assemblée et au Sénat Ces locaux recouvrent la baga-teDe de 25 000 mètres carrés dont 1000 mètres carrés pour le musée «Les grandes heures du Parlement» créé en 1995.Or le Parlement n’en utilise que le cinquième.Toute une partie du château est donc fermée au public, dont l’immense Galerie des batailles.Une affectation justifiée par l’histoire: c’est à Versailles que l’Assemblée a vu le jour en juin 1789, c’est là que furent élus les présidents de la République de Jules Grévy à René Coty, et c’est un hémicycle suffisamment grand pour accueillir les 577 députés et 331 sénateurs.Or, les deux chambres ne s’y réunissent qu’épisodi-quement pour entériner les révisions de la Constitution (13 réunions depuis 1958) ou pour certains événements parlementaires (les retrouvailles des députés français et allemands en janvier 2003 par exemple).Cette proposition de M.Debré suggère d’en finir avec cette affectation permanente pour permettre l’ouverture au public de cette partie du château, qui accueille déjà quatre millions de visiteurs par an.En revanche, le Parlement pourrait utiliser ces locaux gratuitement lorsqu'un Congrès doit être réuni poûr réviser la Constitution ou pour d’autres manifestations parlementaires exceptionnelles.Est-ce là un geste d’agacement après l’émission Le plus grand Français de tous les temps organisée au Sénat et diffusée sur France 2?Malgré les réticences du ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, les députés ont adopté un amendement socialiste qui empêche que l'hémicycle de Versailles soit utilisé à des fins commerciales.Il devra toutefois être approuvé lors de l’examen du texte à la Haute assemblée, à une date encore non fixée.Plus prosaïquement, cette restitution au public s'explique par une facture d’entretien relativement salée.Les deux assemblées «n’ont pas vocation à gérer un patrimoine historique» et «n’ont pas les moyens d’entretenir comme il le faudrait la totalité des façades, cours et toitures de ces bâtiments», reconnaît Jean-Louis Debré.Cette restitution constitue «une charge» et nécessitera «des moyens nouveaux», a également reconnu le ministre de la Culture, qui a rappelé que la surface libérée représente «la moitié du musée d’Orsay» ou •l’ensemble de l’aile Richelieu du Musée du Louvre».Associated Press \ « « j Une illustratrice québécoise récompensée par l’académie Concourt ; Paris — L’illustratrice québécoise : Natali Fortier vient de remporter : le prix Alphonse-Daudet pour son ' dernier album, LM Plume, publié ; chez Albin Michel.La récompen-: se, décernée chaque année à un : auteur jeunesse par l'académie ; Concourt lui sera remise le mois prochain lors d'une cérémonie au EN BREF fameux moulin d’Alphonse Daudet à Fontvieille, en Provence.Natali Fortier, qui s'était jusqu’ici fait connaître en France par ses dessins, signe avec Lili Plume son premier texte.«Jusqu’à maintenant, je n ’avais jamais osé», raconte-t-elle.L’héroïne de son livre est réceptionniste au Bureau des objets perdus, où se pressent ceux qui ont perdu leur taille de guêpe, leur tête ou leurs clés.Les «peines perdues» s’y accumulent aussi, dans lesquelles elle entreprend de mettre un peu d'ordre.D y a quelques mois, l'ouvrage avait déjà remporté le prix Octogones, créé par le Centre international d'études en littérature de jeunes- se.Le jury avait alors vanté un •travail d'une très grande beauté».•Une grande illustratrice pour un somptueux album», avait ajouté la critique.Le coup de fil de l'écrivain Michel Tournier lui annonçant qu’elle avait décroché le prix Alphonse-Daudet a profondément touché Natali Fortier.«C'est une histoire que je porte en moi depuis le Québec, a-t-elle expliqué.Cest pour ça que je suis tellement contente.Pour moi, ce prix signifie beaucoup.» Née en 1959, Nataü Fortier s'est établie en France en 1980, après des études à San Francisco.Inscrite aux Beaux-Arts à Paris, elle a continué à peindre tout en faisant du dessin de presse.- PC DE QUEBEC % prix d’entrée : www.silq.org ^ 6 au io avril 2005 CENTRE DES CONGRÈS DE QÛÉBEC ¦?I Patrimoine Canadian canadien Heritage QüébeC I LE soleil ¦ Desjardins Québec 1 Ville dc Québec Conseil des Arts Omeda Council du Canada for the Arts ( LE DEVOIR.LE VENDREDI 8 AVRIL 2 0 0 5 I) 28 28 conte pour adultes iusg au T texte et mise en scène ALEXANDRE MARINE u au 23 avril héâtre La Chapelle 514 843-7738 www deuxiemerealite com W [ E (\ - [ ,\ I) A l’affiche cette semaine SOURCE: MEDIAFILM.CA LE GR.\ND VOYAGE France-Maroc.2004.108 minutes.Drame psychologique dlsmael Ferroukhi avec Nicolas Cazalé.Mohamed Majd.Jacky Neaessian.Le fils cadet d'une famille d'immigrés marocains établie en France est contraint d'accompagner son pere islamiste en pèlerinage a La Mecque.Le trajet en voiture s’avère fertile en incidents et favorise tranquillement un rapprochement entre le pere et le fils.• V.o., s.-Lf.: Ex-Centris.JACQUES GRENIER LE DEVOIR La costumière Dominique Lemieux La griffe magique de Dominique Lemieux ODILE TREMBLAY Dominique Lemieux se livre d’abord à travers un documentaire de Carlos Ferrand Zavala, La Griffe magique.Elle-même travailleuse de l’ombre, ses œuvres brillent pourtant en pleine lumière, mais elle demeure cachée derrière.Elle a dessiné les costumes de plusieurs spectacles du Cirque du Soleil, dont sa dernière production, Corteo.C'est elle aussi qui a habillé Céline Dion et ses danseurs pour le spectacle qui roule à Las Vegas.La Griffe magique remonte son parcours d’artiste avec fenêtres ouvertes sur les contes et les mythes à l’origine de son univers magique.Ses œuvres circulent à travers le monde, suivant les pérégrinations des spectacles du Cirque du Soleil.Elle va régulièrement vérifier ce que sont devenus, dans un pays ou l’autre, les costumes collés aux corps gambadants et suants qu’elle habille.«Ce film, fy ai participé au nom de tous les travailleurs de l’ombre, dit-elle, et aussi parce que f apprécie beaucoup la sensibilité de Carias Ferrand.» Je l’ai rencontrée au bar d’un grand hôtel.Dominique Lemieux était en effervescence.Corteo sera lancé ce mois-ci auprès du grand public, et il témoigne de son évolution.«Avant, je partais facilement dans le fantasme, dit-elle.Maintenant, j’essaie de nourrir ce fantasme de réalité en étant le maillon d’une chaîne historique.» Dans Corteo, elle a voulu faire écho aux vêtements du passé, pantalons, robes,, vestons, costumes de la Belle Epoque, après une intense recherche en archives.Après une formation aux bçaux-arts puis en scénographie à l’Ecole nationale de théâtre, Dominique Lemieux a assisté François Barbeau pendant trois ans au Rideau Vert comme conceptrice de costumes.«Il m’a appris à accorder plus d’importance à la recherche qu’au résultat, à explorer des pistes, en laissant aller mon crayon sans bride.»A Saltimbanco, Ô, Mystère, Alle-gria et tous les autres: Dominique Lemieux a sept ou huit spectacles en circulation à travers le monde.Entre 1990 et 1999, elle a conçu tes costumes de tous tes shows du Cirque du Soleil.Elle a ensuite travaillé pour celui de Céline Dion avec Franco Dragone et enfin pour Corteo.Elle rêve de repos mais aussi de créer des costumes d’opéra.Un jour, qui sait5 Au cirque, les costumes s’usent plus vite qu’au théâtre.La performance physique joue énormément «On les refait au fil du temps.» «Les costumes ne doivent pas entraver le corps ni mettre les athlètes en danger.Dans 0, les personnages plongent, entrent et sortent de l’eau à tout moment.Alors, j’ai arrêté de dessiner pour penser sécurité avant tout.» Longtemps, Dominique Lemieux a privilégié les tissus élastiques.Désormais, elle en met surtout aux jonctions, crée des ouvertures pour pouvoir s’amuser avec de vrais tissus.Elle vous dira que ce travail réclame une patience infinie mais aussi un esprit d’équipe.Pour Corteo, elle avait huit coupeurs sous sa gouverne, et chacun d’eux comptait entre quatre et dix assistants.Elle doit créer de 150 à 225 costumes par spectacle, y consacre entre trois mois et un an de travail.Elle dessine des tableaux avec ses personnages en costumes mais utilise l’ordinateur pour la mise en couleurs des deux derniers spectacles.«Au départ, j’essaie de rester proche de la vision du metteur en scène, précise Dominique Lemieux.Savoir écouter, c’est la première clé.L’éclairagiste, le directeur artistique, le compositeur de musique travaillent avec moi constamment.Le décor soutient l’action, crée une émotion.Les personnages en costumes s'y inscrivent.On n’est jamais seuls.» ¦ La Griffe magique, de Carlos Ferrand Zavala, est présenté sur les ondes de Radio-Canada le dimanche 10 avril à 22h30 et à Artv le jeudi 14 avril à 21h.Le Devoir ?vf «Une ode magnifique à la beaute' du monde» KUiiDif Dumms.Voir,* .k ' (f ;v MICROCOSMOS GENESIS D’OÙ VENONS NOUS ?ill fill Ci CLAUDE NURIÜSANY £'KARIE PEREnWÙ ¦ WWW GENESIS-LEFILM COM LES GUERRIERS Quebec.2004.104 minutes.Drame de Micheline Lanctôt avec Dan Bigras.Patrick Huard.Les publicitaires Paul et Gilles s'enferment pendant neuf jours dans leur bureau afin de trouver un nouveau slogan pour les Forces armees canadiennes.• V.o.: Beaubien.JIMMYWORK Quebec, 2004.81 minutes.Comedie de Simon Same avec James G.Weber, Manzur Ahsan Chowdhury.SQ Moshiqur Rahman.Un documentaliste suit les tribulations d'un magouilleur endette au debut de la cinquantaine qui, après avoir échoue à se faire passer pour un producteur américain au Festival de Saint-Tite, décide de prendre en otage la réserve de bière de l’evenement.• V.o., s.-ti.: Ex-Centris.MEUNDA ET MEUNDA Etats-l’nis, 2004,100 minutes.Comedie dramatique de Woody .Allen avec Radha Mitchell.Will Ferrell Chiwetel Ejiofor.Quatre intellectuels débattent des qualités respectives de la tragédie et de la comedie.composantes essentielles de l'expérience humaine, en envisageant de deux façons différentes une anecdote impliquant une jeune femme confuse.• V.o.: Forum, Cavendish.• Vi.: Quartier latin SAINT R\LPH Canada, 2004.98 minutes.Comedie dramatique de Michael MacGowan avec Adam Butcher.Campbell Scott Gordon l'irisent.Dans les années 50 à Hamilton, Ralph, un garçon de 14 ans tenaille par ses désirs sexuels naissants, est convaincu que sa victoire au marathon de Boston pourra tirer sa mère d’un profond coma • V.o.: Forum.La promesse d’André Forcier SOURCE CHRISTAI.FILMS Le septième art est au centre du film Les États-Unis d’Albert, du cinéaste André Forcier.sïQ.LES ÉTATS-UNIS D’ALBERT Réalisation: André Forder.Scénario: Apdré Forcier, Linda Pinet Avec Éric Bruneau, Emilie Dequenne, Andréa Ferréol, Roy Dupuis.Laurent Deshusses, Alex Descas, Marc Labrèche, Céline Bonnier.Image: Daniel Jobin.Musique: Jean-Philippe Héritier.ODILE TREMBLAY André Forcier a dû mettre de l’eau ejans son vin pour réaliser Les Etats-Unis d’Albert.Il 4evait tourner en anglais, aux Etats-Unis, mais les aléas d’un financement difficile l’ont forcé à faire un film en français, filmé au Mexique, avec quelques acrobaties de scénario et tritu-rages linguistiques.L’univers du cinéaste d’Au clair de la lune est au poste, avec onirisme et fantastique au menu.On déplore qu’il n’ait pas eu tes moyens de ses ambitions et que les éléments poétiques aient peine à se lier poim prendre leur envol.Les États-Unis d’Albert possède des liens évidents avec La Comtesse de Bâton-Rouge.Les thèmes du Forcier de l’âge mûr remontent aux sources du cinéma, collant ses personnages excentriques à des quêtes qui transcendent les destins individuels.En plus, il colle son récit aux structures des contes traditionnels avec une quête initiatique semée d’embûches et de rencontres avec des personnages métaphoriques.Le septième art est au centre du film, non seulement par son tl)ème — un jeune Québécois (Eric Bruneau) au cours des années 20 rêvant d’Hollywood, après la mort de Rudolf Valentino, qui réclame une lettre d’introduction auprès de Mary Pickford —, mais aussi par des choix d’interprètes, surtout Andréa Ferréol O’inou-bliable interprète de La Grande Bouffe, de Ferreri).Après avoir fait mourir d’extase, par un baiser, sa vieille prof de théâtre (Andréa Ferréol), tonte de Mary Pickford, 1e héros s’embar quera à bord d’un train en direc- tion de lors Angeles.Le destin lui fera rencontrer upe jeune mormone féministe (Emilie Dequenne, couronnée à Cannes pour son interprétation dans Rosetta, des frères Darden-ne).Ces amours sont interrompues par la chute du héros dans le désert.Sur cette terre aride, il joint ses pas à ceux de Roy Dupuis, en golfeur compulsif, rencontre un capitaine de navire sur un arbre perché et sa femme esseulée, croise et maîtrise un tueur érotomane (le dragon du conte).L’Eau chaude, l’eau frette, Au clair de la lune ou même Le Vent du Wyoming reposaient sur plus de cohérence, à travers des rebondissements inspirés qui bras- saient le rythme et créaient les émotions.Iss Etats-Unis d’Albert semble trop linéaire, avec sa construction en road-movie classique, tantôt en train, tantôt â pied ou en auto à travers les dunes, en une œuvre plus épurée que d’habitude.On peut accepter en théorie la convention linguistique voulant que tous les accents en français aient droit de cité dans ces États-Unis fantasmatiques (dont, bien sûr, le Québécois du héros), mais l’oreille tique quand même.11 y a de beaux flashs.1e bateau juché dans ses hauteurs avec le couple désuni et voisin, qui a du mal à se rejoindre.Andréa Ferréol brille en amoureuse vieillie.Émilie Dequenne déborde de charisme en mormone militante pour tes droits de la femme, mais Éric Bruneau, qui tient le rôle principal, manque de sel et de fougue.Roy Dupuis, en golfeur du désert, n’a de vraie substance qu’à travers ses rapports avec la femme du capitaine (jouée, il est vrai, par Céline Bonnier!).Marc labrèche impose son personnage de vieux pervers.la distribution est inégale, le rythme entrecoupé.Mais la poésie s’élève souvent avant de perdre pied.Si Forcier n’a pas eu tes moyens de faire le film qu’il voulait, on en sent flotter la promesse.Le Devoir En hommage à Jacques Poitrenaud Paris — En hommage au réalisa- E N leur fiançais Jacques Poitrenaud, décédé à l’âge de 82 ans, 1e Festival de Cannes a décidé de lui dédier l’édition 2005 de la sélection officielle «Un certain regard».Le décès du réalisateur, qui avait notamment signé Les portes claquent.BREF Les Parisiennes et Le Canard en fer-blanc dans les années 60, a été annoncé mardi par la société civile des Auteurs-Réalisateurs-Produc leurs (ARF).Dans un communiqué, le Festival de Cannes rend hommage à «un de ses fidèles com- pagnons de route».Il avait dirigé tour à tour la section «Perspectives du cinéma fiançais» puis, pendant dix ans, la section officielle «Un certain regard» du festival.Iœ .58' Festival de Cannes aura lieu du 11 au 22 mai.- AP LE DEVOIR.LE VENDREDI 8 AVRIL 2005 D 4 Les vins de la semaine Note de Oà 9 : olfactive - gustative - ensemble du jugement personnel Échelle de notation 0 défectueux - vide 1 très inférieur - médiocre 2 commun - passable 3 convenable - moyen 4 agréable - bon 5 supérieur - très bon 6 très supérieur - rare 7 excellent - très rare 8 parfait - unique 9 absolu - achevé R produit régulier SP produit de spécialité SI boutique Signature w K - F VIN S GRAS, FRITTÉ, DROIT Château Tour des Gendres 2002, blanc, France, Bergerac, sec, n 858324, 16,85 $, SP, 5-5-6 Très beau nez beurré, abricoté, floral agrume et un peu minéral, toujours aussi surprenant qu'agréable pour une elaboration issue a 80 % de sémillon et a 20 % de muscadelle.La bouche devient le théâtre d’un charmant duel acidité et gras.D persiste longtemps et sa structure assez puissante accompagne bien un homard thermidor.A boire.FRANC, PULPEUX, CORSÉ Château Grinou 2003 Rouge, France, Bergerac, nf 896654, 17,70 S SP, 6SS Enfin de retour, avec ses très nets parfums de cerise, de mûre, de cèdre et d’épice.Un plaisir sans cesse renouvelé tant au nez qu’en bouche.L’ensemble est corsé, frais, tout en fruits rouges avec une astringence a faire craquer.D appelle le foie de veau ou la côte d'agneau au jus.A boire ou à garder trois a sept ans.CAPITEUX, SAVOUREUX Fontanafredda barolo 2000 Rouge, Italie, DOC Barolo, tri 020214, 30,75 $, a», 7-7-7 Le bouquet complexe d'évolution danse avec les parfums de fruits frais et les firuits surmatures.Le bois, la terre, la réglisse et le sous-bois tracent un nez tout a fait invitant.Une attaque parfaitement franche et une structure à la fois capiteuse et veloutée.Un vin que l’on voit depuis toujours au Québec, a regoûter absolument.D’une envergure irréprochable.FIN, ATTRAYANT, LONG Dom.Fougeray de Beauclair 2002 Rouge, Bougogie, Nlarsannav.st 917302, 38,75 S, SP, 6-7-8 Ce pinot noir de St-Jacques en Marsannay est tout de fruits murs et très cassis avec des épices et une trace de bois noble.La première impression rafraichit pour ensuite prendre une ampleur tout en finesse.Les tanins sont debcats et parfaitement efficaces pour une texture aussi persistante que savoureuse.Une finale lascive! Du vin coûte que goutte mif V j i [c; ri noj OUR Dl-.\ < *i v k \ Bourru11 AROLO R1/1 N JEAN-FRANÇOIS DEMERS FONTANAFREW 1 H s - ; Jean-François Deniers Plus la vigne souffre, meilleur est le vin.» Ce vieil adage entretenu par les bons vieux vignerons tient de moins en moins la route.De toute évidence, la canicule de 2003 qui a sévi en France montre le chemin vers une vigne moins stressée et des installations d’appoint qui permettent de pallier le manque à gagner en période de sécheresse extrême.Encore dernièrement, lors d’une soirée sur le monde du vin, les participants m’ont semblé jétonnés d'apprendre qu’il est interdit d’irriguer la vigne pendant "son cycle végétatif, soit du 1" avril au 31 octobre.Il faut comprendre que le raisin peut se gorger d’eau facilement, donner des rendements énormes, remplir les poches du vigneron peu scrupuleux, encourager une qualité médiocre, obliger alors de chaptaliser (ajout de sucre) et enfin ouvrir la porte au bricolage de la piquette.Cette interdiction d’arrosêr la vigne date de 1964 et couvre toutes les appellations françaises dans le but de respecter la notion qualitative du terroir et l’empreinte climatique, le tatouage du millésime sur chaque appellation.Evi-demment, il y a des exceptions et ¦aussi des conditions extrêmes qui permettent encore de demander une dérogation.Généralement, la lourdeur de l’administration décourage le vigneron à se soumettre à toutes les déclarations et aux contrôles qu’exige une telle opération léga- le.Aujourd’hui, selon certaines estimations rapportées par Viti-sphère.com, plus de 10 % du vignoble français bénéficierait d'apports d’eau — installations mobiles, goutte-à-goutte, ruissellement par les système d’irrigation.•C’était la règle du “pas vu, pas pris".Il était impossible de construire un avenir dans cette situation», souligne Michel Le-guay, chef de la division Technique viticole et œnologie à l’Oni-vins.Parallèlement, de nouveDes règles s’appliquent à même les décrets de certaines appellations pour autoriser l’irrigation.Toujours selon les précisions de Vitisphère.com, ces règles, pour l’instant, font des adeptes surtout dans le Midi de la France et dans la vallée du Rhône: Châteauneuf du Pape, Gigondas, Vacqueyras, Côtes du Lubéron, Corbières, Costières de Nîmes, Minervois.Ce dossier fait mal aux producteurs français quand, au vu et au su de tous, les vignerons du Nouveau Monde (et même certains d’Espagne), exempt de règles, jouent la carte du goutte à goutte souvent parfumé aux éléments énergisants plus connus dans le monde du bodybuilding, comme le rappelle le professeur Dubourdieu, de l’Université de Bordeaux.Alors, qui a raison et qui a tort?L’honnête vigneron, propriétaire d’une dizaine d’hectares de vignes répartis sur cinq prestigieux climats, battu par les intempéries, sauvé par terroir unique, son talent et ses fidèles clients qui lui pardonneraient même un millésime plus mince.Ou alors le prospère producteur, au chai cousu avec la plus haute technologie, avec cent hectares de vignes d’un seul tenant, reposant sur une rivière souterraine où chaque pied de vigne reçoit son p’tit boire quotidien.Ce producteur, qui n’a que du soleil, du soleil, du soleil, et surtout un marché mondial qui attend de lui un vin parfait en tout temps, année après année.Une histoire où le consommateur choisit de boire du grand vin selon les aléas de mère nature ou du vin toujours pareil, rassurant Encore une révolution pour la France! Celle-ci est à la fois cultu- relle et économique puisqu’en légalisant l’arrosage, elle risque de tomber dans la banalité, la facilité.En Europe ou dans le Nouveau Monde, les bons vignerons tenteront toujours de représenter, de laisser s’exprimer le plus fidèlement possible la valeur du terroir et du millésime, quitte à faire des sacrifices financiers.Mais quand les conditions climatiques s’acharnent, ces sacrifices peuvent coûter la vie au vignoble qui n’atteint plus sa rentabilité et s’éteint rapidement devant un marché sans merci.L’arrosage non contrôlé est évidemment condamnable, autant que le mauvais vin et que la mort du terroir.Vous souhaitez réagir ou en savoir plus sur ce sujet: javas-cript.history.go ( -l)http://vitis-phere.com/home_actualite.php-javascript.imprime 0.jfd@jfdemers.com K-ENI) NATURE- Une première chasse printanière Louis-Gilles Francœur Le 25 avril deviendra une date historique dans les annales de la cynégétique car le Québec inaugurera sa première chasse printanière au dindon sauvage dans cinq municipalités au sud de la Montérégie, soit Havelock, P'ranklin, Hinchinbrooke, Elgin et Saint-Anicet Des 300 permis offerts sim des terres rendues disponibles par divers propriétaires au prix de 40 $ par permis pour une semaine de chasse, seulement il3 ont été retenus à ce jour, de sorte que ceux qui voudraient tenter leur chance peuvent toujours remplir un formulaire d’inscription sur le site Internet de la Fédération québécoise de la faune (wumfqf.qc.ca).Les services fauniques gouvernementaux ont jugé qu’un prélèvement de 30 oiseaux «à barbe» était sécuritaire sur les 1000 à 1500 dindons qu’abrite actuel lement la zone de chasse 8 Sud.Par comparaison avec les premières chasses organisées au dindon dans le Maine, en 1986, neuf oiseaux avaient été abattus par les 500 détenteurs de permis, ce qui s'explique par le manque d’expérience des chasseurs et par les qualités exceptionnelles de ce gibier.Si la légende a retenu que les oies du Capitole ont sauver Rome grâce à leur vigilance, on aurait pu remplacer avantageusement par des dindons sauvages.Un chroniqueur de chasse américain me racontait, il y a quelques années à Anticosti, qu’un masque de camouflage ne suffisait pas car le clignement d'un œil pouvait trahir l’archer embusqué.Doté d’une vue et d’une ouïe exceptionnelles, cet oiseau qui peut atteindre dix kilos court aussi vite qu’un coyote et peut au besoin s’envoler dans un tonnerre de plumes et se brancher pour narguer l'impudent prédateur déjoué.C’est un picoreur qui ramasse ce que les autres ont laissé sur place, ce qui explique que les neiges abondantes soient son pire ennemi.Cet oiseau admirable avait presque disparu du continent au début du XX' siècle en raison des intenses chasses, commerciales et alimentaires, qu’il subissait.La population nord-américaine ne dépassait pas les 30 000 oiseaux autour de 1900.Les tentatives de réimplantation ont débouché sur des échecs répétés.Vers 1950.des chasseurs ont eu l'idée de relocaliser des dindons sauvages en mi- sant sur la vitalité des oiseaux ayant passé le test de la sélection naturelle.Les investissements des chasseurs américains ont permis non seulement de réimplanter le dindon dans toutes ses régions d’origine mais de reconstituer sa population précoloniale.En 50 ans, ce cheptel a atteint l’étonnant chiffre de 5,6 millions de têtes.De façon inévitable, les dindons particulièrement nombreux de l’État de New York ont fait fi de la frontière.L’espèce n’étant pas reconnue comme présente au Québec, rien n’interdisait de l'abattre à la chasse en 1984-85.En 1988, on estimait à moins de dix le nombre de dindons sauvages au Québec.La FQF a alors demandé à Québec d'interdire sa chasse pour favoriser l'implantation d’une harde viable.En 2003, à la suite d’un programme d'observations mis instauré par la FQF auprès des chasseurs de cerfs, on évaluait la population de dindons entre 500 et 1000 dans le sud-est du Québec.En 2003, à la suite d'un autre programme basé cette fois-ci sur l’écoute des glou glou caractéristiques des mâles au printemps, la population a été évaluée entre 1072 et 1465 bêtes.Depuis, les chasseurs ont commencé à en introduire dans l’Outaouais québécois, que l’abondante population ontarienne a entrepris de coloniser.En Ontario, où on n’avait pas encore observé un seul dindon en 1984, on a littéralement construit une population de 48 000 oiseaux en moins d’une décennie en introduisant 3500 dindons américains dans 225 sites différents.En 1987, la première récolte s'était limitée à 64 oiseaux.Ën 2002, elle atteignait 4692 dindons sauvages.Désormais, chaque chasseur peut même récolter deux dindons par année en Ontario.Les chasseurs ont versé 3,28 millions de dollars en 2000 en dépenses de chasse de toute sorte pour pratiquer cette nouveDe activité cynégétique.La nouvelle chasse printanière au dindon, qui s’ajoutera au Québec à celles de la corneille, de la marmotte, de l’ours et de l'oie blanche, est la plus sécuritaire pour l’espèce, explique le biologiste André Dicaire, du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).car elle débute après la première vague d’accouplement Mais les mâles dominants veulent en remettre et, environ deux semaines plus tard, commencent à rechercher les femelles qui n’auraient pas été fécondées.C’est alors qu'a lieu la chasse, qui se limite aux dindons à bar-Iw.un attribut qu’ont tous les mâles et environ 10 % des femeUes.Le dindon étant tout le contraire d’un monogame, le prélèvement annuel de 30 % de la population mâle, révèle l’expérience américaine, permet une croissance soutenue du cheptel, comme chez le cerf, car les mâles survivants s’empressent de féconder les femelles disponibles.Si on veut stabiliser un troupeau qui prend trop d’ampleur, on ouvre une chasse automnale à tous les spécimens, avec des saisons spécialisées, comme on le fait aussi pour le cerf de Virginie.De façon assez décevante, l'Association québécoise des groupes d’ornithologues a lancé une pétition contre cette chasse expérimentale, pourtant faite selon les critères validés ailleurs par 50 ans de gestion faunique.On y affirme plein de faussetés, par exemple que la chasse se limiterait à l’automne au Québec et que les bois y sont alors monopolisés par les chasseurs.On ne fréquente pas les mêmes bois! Si on considère que 30 coups de feu (un par oiseau, pas deux.) répartis sur quatre semaines dans cinq municipalités constituent un dérangement majeur de l’écosystème montérégien et vont empêcher le printemps d'arriver en Montérégie et le monde d’en profiter, il vaudrait mieux interdire le passage des camions pendant un mois car les backfires (des ratés d'allumage, en bon français) seront certainement plus nombreux et tout aussi bruyants.La pétition des ornithologues affirme aussi que le retour du dindon est risqué pour la petite faune et la biodiversité alors que toutes les études scientifiques sur cet aspect indiquent le contraire, explique le biologiste Dicaire.On oublie commodément que cet oiseau faisait partie de notre écosystème par le passé.On utilise aussi l’argument fallacieux des animalistes dans le dossier du phoque: comme on ne sait pas tout sur l’espèce, ne la chassons surtout pas! C’est oublier que la gestion des inconnues scientifiques dans le domaine de la faune n’empêche pas de gérer avec rigueur la croissance des cheptels sauvages, au point où ce sont presque les seules populations animales en croissance ou stables, dont l'avenir est par surcroît plus solidement assuré par les investissements des chasseurs.C’est d’ailleurs précisément ce à quoi va servir l'argent de la première chasse expérimentale au Québec: consolider cette population sans risquer son avenir.Parions que le dindon se fera des alliés inconditionnels chez ces premiers chasseurs, qui militeront et investiront dans sa préservation au lieu de lancer des pétitions où on dit craindre l'expansion d’une espèce en même temps qu'on plaide en faveur de sa protection.Se pourrait-il que les dindons de la farce ne soient pas dans le bois?¦ Lecture: Chroniques du ciel et de la vie, par Hubert Reeves, Éditions du Seuil, collection «Culture», 200 pages.Reeves a réuni ici ses chroniques hebdomadaires sur France Culture pour passer en m , Ut > La nouvelle chasse printanière au dindon, qui s’ajoutera au Québec à celles de la corneille, de la marmotte, de l’ours et de l’oie blanche, est la lus sécuritaire pour l’espèce, explique le iologiste André Dicaire, du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), car elle débute après la première vague d’accouplement revue tous les grands problèmes qui assaillent la planète.En version simplifiée, sans compromis, certes, mais du grand travail de vulgarisation qui nous accule à l’inévitable question: après 30 ans de débats environnementaux, comment se fait-il que notre espèce réagisse si peu et si mal à l’intensification des problèmes environnementaux?Les galaxies et les atomes, répond Reeves, nous fournissent un début de réponse.Se pourrait-il que les dindons de la farce ne soient pas dans le bois? LE DEVOIR.LE VENDREDI R AVRIL 2 0 0 5 I) f> E S T 0 S ?Les nappes du mois Philippe M o lié A vec son nom à consonance italienne, le Spa-ghettata, sur la rue Laurier Ouest, à Montréal, a longtemps prôné le culte des huîtres, dont les coquilles vides égarées dans l’entrée trônaient comme des trophées.Depuis quelques semaines, trois femmes, telles trois mousquetaires, ont repris la destinée de l’accueil et du service au Spaghettata.Reste la quatrième, que je nommerai D’Artagnan, qui officie aux fourneaux.Le décor, presque inchangé, reste sympa-thique et accueille toujours les habitués qui s’évertuent à penser qu’ail et spaghettis riment avec Italie.De grandes baies vitrées inondent de lumière les deux salles du restaurant Le Spaghettata est un mélange entre le bistro, la trattoria et le reste italien.Les tables simplement dressées n’ont nullement l'apparence de celles d’un grand restaurant.Pareillement pour le menu, présenté sur une ardoise ou sur une carte plastifiée.Dans un restaurant les tables d’hôte sont un bon test et reflètent indéniablement la qualité de la cuisine.Autant que le pain et le café à la toute fin, la table d’hôte permet aussi au novice d’imaginer une carte plus étoffée et, surtout la justesse des cuissons et le goût des mets.Bernard est venu me rejoindre vers midi et m’a d’emblée recommandé un verre de Soave pour ouvrir le repas.Nous avons ensuite vu arriver une salade de moules tachée de couleurs, parsemée de feuilles de roquette et accompagnée d’une légère vinaigrette.Parfaite entrée pour aiguiser l’appétit Joliment présentée, la salade s’accommodait fort bien des moules, parfaitement cuites et servies froides avec le mélange d'herbes et la douceur caramélisée du vinaigre balsamique.Bernard a ensuite opté pour la crème de champignons.Servie en assiette creuse, la crème de champignons, fortement prononcée, aurait mérité plus de douceur et d’équilibre au chapitre des assaisonnements.Coûtant de 16 à 18 $, la table d’hôte offre le choix d'entrées ou de potage avec, pour la suite, un éventail suffisant entre pâtes du jour et plats de viande, de poisson ou de volaille.Une tradition liée à mon enfance m’oblige encore à manger du poisson le vendredi.Ce n’est plus une pénitence mais un choix qui devient beaucoup plus fréquent que le seul vendredi.La raie était à la table du jour et s’est présentée endimanchée de sa couleur noisette et de sa garniture.Bien cuite mais légèrement ammonia-quée, elle s’est néanmoins laissée déguster sans se faire imposer un retour en cuisine.La pintade est de plus en plus populaire dans les restaurants et remplace sans regret le poulet, devenu banal.Plus goûteuse et dotée d’une chair plus fine, elle peut, comme ici, être braisée et servie avec de petits légumes ou des légumineuses.La chair tendre et juteuse se détachait fort bien.La chef semble très à l’aise «vec les desserts, et elle le prouve.Un magnifique panna cotta et un tout aussi merveilleux tirami-su sont venus me réconcilier avec ce dessert Souvent galvaudé, au même titre que la crème brûlée, on retrouve le tiramisu partout, mais presque jamais de cette qualité.Les desserts sont tout aussi importants que le plat principal et peuvent facilement vous réconcilier avec la vie et compenser un repas ordinaire! Après une reprise, il faut donner la chance à l'établissement de refaire sa marque de commerce et d’y apposer sa signature.Danielle Matte, la gérante du restaurant, est une batailleuse, perfectionniste de surcroît.Le service un peu coincé gagnerait cependant en légèreté et en sourires.Après les corrections d’usage, nul doute que ce bistro-reste puisse devenir un tout nouveau «au bonheur des dames» puisqu’elles sont quatre à nous faire la vie belle.Prix payé pour deux avec trois verres de vin, cafés allongés, deux desserts et fables d’hôte respectivement, taxes comprises mais avant service: 8828$.Qu elles soient de récentes découvertes ou des repaires revisites, voici certaines des bonnes tables de la métropole, tous budgets et tous arrondissements confondus, du petit boui-boui sympathique au grand rendez-vous gastronomique.LE BISTRO À CHAMPLAIN 75.chemin Masson Sainte-Marguerite-Esterel » (450) 2284988 On a pris l'habitude de penser que le Bistro de Champlain Charest est avant tout un endroit pour consommer du vin.Cela est vrai mais il est tout aussi vrai que la cuisine qu'on y sert est de qualité.Decor superbe — presque un musee RiopeOe — avec des spécialités de gibier ou encore le foie gras de canard avec le phis grand des sauternes.CHAO P H RAYA 50, avenue Laurier Ouest Montreal » (514) 272-5339 Un regai si vous aimer les épices, le cari rouge et le lait de coco.D vaut mieux reserver, surtout la tin de semaine.Essayez la soupe au crabe et aux crevettes ou encore le magnifique poulet au gingembre avec un vin d'Alsace ISAYA 3469.avenue du Parc Montreal « (514) 8458226 Apres la fermeture du Soto au centre-ville de Montreal et en attendant que Jiuiisan.l’ancien chef, bouge pour ouvrir son restaurant.Isaya demeure une valeur sûre.Les produits y sont de' grande qualité et interprétés avec sagesse.Morue noire, tempura de legumes Isaya et des sushis comme nulle part ailleurs.LA MONTÉE DE LAIT 371 rue Villeneuve Montreal w (514) 289-9921 J'avais aime, jY suis retourne et j'ai encore plus aimé.Ce bistro-bar à vins sans prétention offre des fromages comme personne, le gouda âge y est à son meilleur, surtout avec le veau, le menu change au gre des humeurs ou des saisons.Petit mais tellement chaleureux qu'on en redemande.Quatre femmes et un reste M ; J x v __ PHOTOS JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Le Spaghettata est un mélange entre le bistro, la trattoria et le reste italien.Le décor, presque inchangé, reste sympathique et accueille toujours les habitués qui s’évertuent à penser qu’ail et spaghettis riment avec Italie.¦ Plus: le renouveau et la présence de femmes dans un monde d’hommes, sans oublier les desserts.¦ Moins: un restaurant qui se cherche une identité et un service peu souriant LE SPAGHETTATA 399, rue Laurier Ouest Montréal » (514) 2739509 Rendez-vcm gourmandô www.pierreducalvet.ca 405 rue Bonsecours, Vieux-Montréal 282-1725 ^ievie/du ddalitel U MabM Hem du Cahret c'est une vieille dame de 280 ans qui sait bien accueillir ses invités et les séduire par ses attraits surannés, ses anciennes boiseries et poutres impressionnantes, les foyers de pierre.un charme fou, qui tient à sa décoration éclectique tournant du siècle, de grands miroirs dorés, lustres de cristal, mobilier et tapis anciens, tableaux de maîtres! La cuisine est française aux racines classiques, inventive et soucieuse des fraîcheurs locales.La beauté de la maison, la qualité de la cuisine gastronomique, le service chaleureux, en font un incontournable du quartier historique.RESTAURANT East india Company «NOUS CRÉONS L’APPÉTIT» Menu à la carte et buffet tous les jours Stationnement gratuit midi et soir .PUB * EATERY/ Delhi • Winnipeg • Ottawa • Montréal | 3333, ch.Queen Mary (coin C.D.N.) Pour réservation : 514-344-2217 Pour annoncer dana ce regroupement, contactez Micheline Ruetland au 5^-9*5-3457 : : .- mmeUaruJatedevoirccm e LES Er rabliereS DU QUÉBEC ‘Cabane du Pic Bois 45 minutes de Mtl ¦ 1468 rue Gaspé Brieham/Bromont.Petite cabane à sucre traditionnelle.Site en montagne.80 pers.Max.Sentier pédestre.Tire sur neige.Cuisine maison de grande qualité à volonté.Permis d’alcool.Sur réservation.f
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