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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-04-09, Collections de BAnQ.

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I r* PRIX Charlotte Laurier, la force d’un torrent Page E 1 ?www.ledevoir.com ?Iv-.*1'-* Pan Bouyoucas, chouchou des collégiens Page A 5 LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AVRIL 2 00 5 2.18$ Voi.XCVI N Santo subito ! Ressac sans précédent contre les libéraux fédéraux Le Canada anglais est foudroyé par l’ouragan Gomery ALEC CASTONGUAV Un million de fidèles pour des obsèques grandioses GINA DOGGETT Cité du Vatican — D’un côté, il y avait la foule, religieux, officiels et anonymes composant une immense mosaïque de couleurs, réunis pour des obsèques grandioses.De l’autre, le pape dans un simple cercueil en bois de cyprès, exposé devant la basilique Saint-Rerre.Devant des dizaines de dirigeants venus du monde entier, un million de pèlerins et des centaines de miÉons de personnes dans le monde grâce aux télévisions, le cardinal allemand Joseph Ratzinger a présidé une cérémonie funèbre somptueuse, faisant l'éloge d’un pape qui a «porté une charge au-delà des fanes purement humaines».Vue du del, la place Saint-Rerre était multicolore: rouge, violette, blanche, jaune, noire.Les 160 cardinaux qui concélébraient la messe, placés derrière l’autel, près de la façade blanche de la basilique, fomuient une barre pourpre, leurs surplis ondoyant dans le vent À côté des évêques dans leurs parements violets s’ajoutaient quelques centaines de prêtres offidant en tenues liturgiques blanches.Face à eux, le groupe des chefs d’Etat et des têtes couronnées en vêtements de deuil, Karol Wojtyla, 264' pape de la chrétienté, est entré dans la crypte dans son cercueil en bois, après 26 ans et cinq mois de règne, pour reposer près de la sépulture de saint Pierre assis sur des chaises dotées, formait une grande tache noire sur le parvis de la basilique Saint-Rerre.Il y avait là George W.Bush, Jacques Chirac, Aleksander Kwasniewski, Mohammad Khatami, le roi Abdallah de Jordanie.Il y avait aussi des gardes suisses, en livrée jaune et pourpre et casque à plumes rouges.Et au milieu du parvis, le cercueil du pape défunt, placé sur un tapis persan devant l’autel.Apporté par 12 hommes vêtus de noir et accompagné par un chant grégorien de requiem, il a été sa-lué à son arrivée par un long applaudissement des fidèles.Et des sanglots.L’entrée de la basilique, ornée d’un crucifix, était drapée d’un rideau de vdours rouge avec une tapisserie figurant la résurrection du Christ Sur la partie de la place réservée aux simples fidèles dominaient le blanc et le rouge, couleurs < delaPo-conduit, la via della écrans géants retransmettaient la messe pour ceux restés bloqués là, faute de place.Ils étaient des milliers de compatriotes du pape, venus avec d’immenses drapeaux nationaux, brandis haut quand la foule a logne, tout comme sur la grande avenue qui Condliazione, et dans les rues voisines, où VOIR PAGE A 6: PAPE ¦ Autres informations en pages A 6, A 7 et B 3 Ottawa — Les Canadiens ont été foudroyés avec-une puissance et une rapidité jamais vues depuis le début du sc andale des commandites par les révélations faites devant la commission Gomery par Jean Brault, l’ancien président de Groupaction.Depuis jeudi après-midi, les bulletins de nouvelles spéciaux sur les grands réseaux, les tribunes téléphoniques dévastatrices sur les ondes radiophoniques et les pages frontispices assassines des plus importants journaux du pays se multiplient.Le reste du Canada, qui suivait d’un œil distrait les travaux de la commission Gomery depuis quelques semaines, vient d’être frappé par l’orage.Et pour les libéraux de Paul Martin, le ressac: pourrait être sans précédent, soutiennent les analystes politiques interrogés par Le Devoir.Les allégations de Jean Brault ont été qualifiées d’«explosives» et traitées comme telles partout au Canada De Vancouver à Halifax en passant par Calgary et Toronto, les quotidiens ont lancé à leurs lecteurs des titres décapants, à la mesure des textes qu’ils coiffaient Les une des journaux d’un océan à l’autre teuDent littéralement en pièces le Parti Hbéral du Canada «La réaction au Québec était déjà très forte, les gens suivaient la commission Gomery comme un téléroman, mais il y avait moins de ferveur ici», explique Philip Resnick, politologue à l’université de la Colombie-Britannique.«Cependant, étant donné la dimension que «Même si Paul Martin était un politicien habile, ce qu’il n’est pas, il serait impossible pour lui de soutenir une rage publique de cette ampleur» Chrétien a profité des largesses de Jean Brault BRIAN MYLES Jean Chrétien a profité des largesses de Jean Brault qui était persuadé d’obtenir des contrats du gouvernement fédéral en raison d’un coup de pouce non déclaré de 50 000 $ donné à la campagne du futur premier ministre en 1993.Alain Renaud, un courtier libéral à la solde de Groupaction, a relié Jean Brault à Tex-premier ministre Chrétien dès les premières minutes de son témoignage, fait hier à la commission Gomery.D a de plus confimé l’ingérence du cabinet du ministère des Travaux publics et de celui du premier ministre dans le choix des agences de publicité bénéficiaires des contrats de commandite.M.Renaud se souvient très bien de l’enthousiasme de Brault, un homme d’affaires «très très dur» rongé par l’ambhion, lors de leur première rencontre en novembre 1994.En raison de son coup de pouce donné au nouveau premier ministre, il croyait l’affaire dans le sac et n’attendait qu’un coup de fil d’Ottawa pour VOIR PAGE A 9: CHRÉTIEN ¦ Autres informations en pages A 2, A 3 et B 1 INDEX Actualités.Annonces.,A2 .C8 Avis publics .C 4 Bourse-C2 Carrières-C6 Décès.— C9 Économie.C 1 Éditorial____B4 Idées________B 5 Monde.-A 7 Mots croisés.C 9 Météo________C 7 Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Science-B6 Sports-C 10 Une étiquette qui tue?Les Québécois peuvent maintenant se dire «de droite» sans s’avouer pour autant atteints d’une maladie honteuse VOIR PAGE A 10: RESSAC ¦ La revue des éditoriaux du ROC, à lire en page B 5 «Un livre remarquable.» ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Stéphane Gendron, maire de Huntingdon «De droite»: c’est, au Québec, l’étiquette qui tue.Pour discréditer quelqu’un, pour 1’«excommunier», elle suffit souvent Mais avec le réexamen des fruits de la Révolution tranquille et du «modèle québécois», serait-on en train de lever le tabou?Se dire «de droite» revient de moins en moins à s’avouer atteint d’une maladie honteuse; plusieurs nouvelles petites publications se réclament même ouvertement de l’étiquette honnie du «conservatisme», Plus que jamais, leurs porte-parole sont entendus à la télé et à la radio.Cela ne signifie pas pour autant que ces droitistes s’entendent parfaitement entre eux.ANTOINE ROBITAILLE Je suis en route pour l’aéroport, je m’envoie pour Rome», dit Luc Gagnon, joint par cellulaire mercredi.Malgré les circonstances, malgré «la douleur d’avoir perdu [équivalent d’un père», ce direc leur d'Égards, une petite revue autoproclamée «de la résistance conservatrice», est enthou- « siaste et se montre disert D est en effet enthousiaste à lldée d’être dans la ViDe étemelle pour les funérailles de Jean-Paul H.Aqtre source de sa joie: que Le Devoir l’interroge sur l’Etat de la droite au Québec.«Oui, il y a quelque chose qui change», dit ce trentenai-re de son ton affecté en réglant sa course de taxi.«Cette société se repositionne.On commence enfin à VOIR PAGE A 8: DROITE Jacques Lanquirand Bfr AUCHfi SNf 1 12 pages 14.95 $ Bayard CANADA * ? LE DEVOIR.LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AVRIL 2 0 0 5 A 2 ?LES ACTUALITÉS* LTJQAM congédie Corbeil et Gosselin MAKIE-ANDKÉE CHOUINARD Scandale des commandites Une image à refaire Les publicitaires s’interrogent sur les mesures à prendre pour rétablir leur crédibilité auprès du public et des clients L* Université du Québec a Montréal (UQAM) n’a i fait ni une ni deux hier: elle a remercié Serge Gosselin et Benoit Corbeil, deux employés de sa fondation dont les noms ont émergé lors du témoignage de Jean Brault devant la commission Gomery.*Le président de la Fondation de l'UQAM [Pierre Roy) a exigé et obtenu [hier] matin la démission de Benoît Corbeil et de Serge Gosselin», a indiqué l’institution hier avant-midi par voie de communiqué.La Fondation de l’UQAM employait M.Corbeil a titre de directeur exécutif et directeur du développement de la fondation alors que M.Gosselin agissait comme directeur du développement du financement public.•Le président a estimé qu'à la suite des allégations publiques faites lors des travaux de la commission Gomery, MM.Corbeil et Gosselin n’étaient plus en mesure d’assumer leurs mandats à la Fondation de l’UQAM», a indiqué en cours de journée Pierre Parent, vice-recteur aux affaires publiques et au développement, dans un message destiné à la communauté de l’UQAM.Le témoignage corsé de l’ex-président de l’agence de publicité Groupaction, Jean Brault, a pointé à la fois M.Corbeil et M.Gosselin comme faisant partie des personnes qui ont soit sollicité, soit profité des fonds fédéraux pour renflouer les coffres du Parti libéral du Canada.•Je veux dire à tous les membres de notre communauté mon regret le plus vif devant cette situation déplorable dans laquelle nous sommes aujourd’hui placés», écrit M.Parent dans son message.Lors d’un entretien téléphonique hier, M.Parent a assuré que l’université réexaminera l’ensemble des dons dont MM.Corbeil et Gosselin avaient la responsabilité en tant que contractuels à la fondation, depuis février 2003 pour le premier et novembre 2002 pour le second.•Nos opérations sont surveillées et contrôlées de façon très rigoureuse», a assuré M.Parent qui assume dès maintenant les responsabilités des deux postes vacants.•Nous allons réexaminer l’ensemble des opérations, mais nous sommes confiants que tout a été fait dans les règles.» Rappelons que le témoignage de Jean Brault devant la commission Gomery cette semaine aura permis d’apprendre que Benoît Corbeil, alors directeur général de la section québécoise du Parti libéral du Canada, faisait partie des personnes qui ont sollicité M.Brault pour renflouer les coffres de la formation politique fédérale.Toujours selon M.Brault, c’est à la demande de Benoît Corbeil que Serge Gosselin, un •bon militant libéral», aurait été pris à la charge de Groupaction, recevant des honoraires annuels de 80 000 $ sans pour autant avoir à effectuer une seule heure de travail pour l’agence de publicité.M.Gosselin, également chargé de cours à l’UQAM, travaillait à la fondation à temps complet tandis que M.Corbeil n’y était que trois jours par semaine.L’UQAM était incapable de dire hier si les réserves qu’eUe exprime quant à Serge Gosselin pour son travail à la fondation allaient se manifester de la même manière pour les tâches qu’il effectue comme chargé de cours.Le recteur de l’UQAM, Roch Denis, a participé étroitement à la gestion de cette •crise» qui a surpris l’UQAM hier en journée.Il devait se présenter hier matin au dévoilement du Pôle universitaire de la Montérégie mais a annulé son passage à la toute dernière minute.Le Devoir FABIEN DEGLISE Après la politique, la publicité.L’onde de choc provoquée par les révélations de Jean Brault, exprésident de l’agence Groupaction, devant la commission Gomery n’a pas épargné hier l’industrie de la création publicitaire du Québec.Entaché par des aveux sur des pratiques pour le moins douteuses, mis en accusation •par association» sur la place publique, le milieu réfléchit désormais à voix haute aux façons de recoller les pots cassés.tout en évitant que pareil scandale ne se reproduise.•La couverture massive de la commission Gomery est en voie de créer une fracture entre la population et les milieux de la publicité, de la commandite et des relations publiques», a expliqué hier Guy Versailles, président de Versailles Communications, dans une lettre publiée sur la vitrine réticulaire dTnfopresse où, au lendemain de la levée partielle de l’interdit de publication sur le témoignage de M.Brault, le débat a fait rage.-La tempête passera éventuellement, mais elle aura arraché bien des arbres.» Les dommages étaient prévisibles.Et ils semblent désormais, devant la charge explosive induite par le témoignage de M.Brault, inquiéter passablement les acteurs de ce milieu.•Comment se sortir par soi-même de cette vase mouvante?», questionne dans ce même coin du cyberespace Denis Collette, de CoDette branding, design, communication.•Notre silence suspect dans ce dossier laisse la perception d’être nous-mêmes enlisés dans ce marécage nauséabond.Nous sommes paralysés aux KATHLEEN LÉVESQUE Le successeur de Benoît Corbeil à la direction de la section québécoise du Parti libéral du Canada soutient avoir dissous en 2001 l’équipe de financement parallèle dont la tête dirigeante présumée était Alfpnso Gagliano.A son arrivée comme directeur général du PLC Québec, en mai 2001, Daniel Dezainde découvre une formation politique qui éprouve de sérieuses difficultés financières.Mais il y a un autre problème: des employés responsables du financement ne rendent pas compte de leur travail auprès du directeur général.•Ils ne respectaient pas la ligne d’autorité.Ils se rapportaient ailleurs.C’était inacceptable pour moi parce que s’il y a quelque chose qui retrousse, comme patron, c’est toi qui dois en répondre.[.] J’ai donc mis à la porte Burryl Wiseman [.], qui relevait de M.Morselli qui, lui-même, se rapportait, je présume, à M.Gagliano parce qu’il était le lieutenant politique», a affirmé au Devoir M.Dezainde, aujourd’hui attaché de presse du ministre Jacques Sadaa.Après son départ, M.Wiseman a été embauché par Jean Brault, de Groupaction, à la demande de Joe Morselli.Selon le témoignage de M.Brault, M.Wiseman recevait 5000 $ comptant par mois.Devant la commission Gomery, Jean Brault a raconté avoir versé 1,4 million de dollars au PLC, no- commandes, pris au piege dans ce traquenard, subissant quotidiennement les effluves de cette vase putride.» Les images sont foies.Les propos, durs et mus par la frustration de se retrouver, malgré eux, dans la ligne de mire des traqueurs de coquins: •fen ai assez de voir des ordures salir la réputation de notre métier», écrit Pascal Henrard, qui se présente comme un concepteur rédacteur libre.Les nombreux commentaires appellent d’ailleurs dans f ensemble à rouverture d’un débat sur la profession de publicitaire et sur l’installation de garde-fous afin d’éviter que ces dérapages ne se reproduisent •Si, autrefois, le coup de “l'enveloppe" ou du club de cigares était monnaie courante, se demande M.Henrard, est-il éthique en 2005 de continuer ce jeu-là?On ne fait plus de la communication comme on en faisait en 1980 et on ne fait plus des affaires comme on en brassait en I960.» Ordre professionnel des publicitaires, révision des lois existantes, campagne de pub •pour redorer notre image», dit l’un deux, les solutions sont sur la table.Mais elles sont aussi prématurées, croit Yves Saint-Amand, président de l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ).«7?n’y a pas péril en la demeure, dit-il.Les publicitaires réagissent aujourd’hui [hier] comme des publicitaires Avec émotion.Cest normal.Mais je ne pense pas que le milieu soit aussi éclaboussé par ce scandale qu'on veut bien le laisser croire.» Les résultats préliminaires d’un sondage à paraître la semaine prochaine tendraient d’ailleurs à le prouver, maintient-il, en pointant surtout le gouvernement fédéra] et le Parti libéral comme les responsables dans tamment en argent comptant, à la demande de Benoît Corbeil, Jacques Corriveau, Joe Morselli et Alain Renaud.Ce dernier a empoché 1,1 million en honoraires à titre de lobbyiste.M.Dezainde soutient n’avoir jamais vu les centaines de milliers de dollars issus du programme de commandites qui auraient transité par Groupaction pour aboutir dans les coffres du Parti libéral du Canada •Si j’avais vu la couleur de cet argent-là, je n’aurais Pas été pris à gérer la situation extrêmement difficile du parti.[.] Quand je suis arrivé, pendant plusieurs mois, rien n’entrait; pas un sou des entreprises.À un point tel que c'est ce qui nous a amenés à mettre en place une structure de financement populaire dont nous, soit les instances élues du parti, aurions le contrôle.Cest ce qui nous a permis de redresser la situation», a expliqué Daniel Dezainde, qui a déjà raconté tous ces faits à la Gendarmerie royale du Canada Le grand collecteur de fonds du PLC au Québec au cours de la dernière décennie, Paul Massicotte (sénateur nommé par Jean Chrétien en juin 2003), a donné l’assurance qu’il n’avait aucune connaissance de tout ce qui est révélé à la commission Gomery.Plus tôt cette semaine, il a précisé au Devoir qu’il avait été responsable du financement dirigé vers la permanence nationale.Il organisait chaque année le souper-bénéfice du premier ministre Jean Chrétien, veillait à grossir les rangs du club Laurier (1000 $ par année) et sollicitait les dons des entreprises.Mais le le scandale des commandites.Les agences de publicité sembleraient très peu touchées, poursuit le président de l’AAPQ, sans donner plus de détails sur le contenu du sondage.•Nos rapports avec nos clients sont toujours très bons, poursuit-il Bien sûr, nous nous faisons poser plus de questions sur les montants facturés Mais nous n’avons pas perdu de contrats» Jean-François Bemier, président de l’Agence de publicité Alfred le confirme.‘Les clients sont déjà aux aguets, dit-il, commission Gomery ou non.Quant à une campagne de publicité pour notre profession, je pense que c’est la pire idée que fai entendue.En tout cas, c’est la meilleure façon de reconnaître publiquement notre culpabilité, alors que nous n’avons pas à nous sentir coupables.Des “crosseurs", il y en a partout.Cest dégoûtant, c’est sûr Mais, dans un milieu oû il y a de l’argent, c'est inévitable.Et Une faudrait surtout pas mettre tous les publicitaires dans le même panier.» En fins stratèges, les fils et filles de pub attendent par ailleurs la fin de la crise pour évaluer les véritables dégâts.Et pas question d’intervenir trop rapidement, préviennent-ils.•Hier [mercredi], la commission Gomery a occupé 12% de la masse totale d’information diffusée au pays, dit M.Saint-Amand Cest énorme.Imaginez le montant qu’iljaudmit dépenser pour une campagne de relations publiques capable de concurrencer ça».en mettant sur le devant de la scène de bons publicitaires afin d’estomper doucement la présence de «ces petits entrepreneurs qui se sont improvisés communicateurs», dénonce M.Henrard.Le Devoir sénateur Massicotte n’a aucun souvenir d’avoir sollicité Groupaction, Lafleur, Gosselin et autres Groupe Everest *Je ne me souviens pas d’avoir sollicité ces entreprises.Mais avoir su que ces compagnies faisaient autant d’argent, on aurait dû leur demander une certaine aide», a-t-il affirmé.De passage hier à Montréal, le lieutenant québécois du premier ministre Paul Martin, le ministre Jean Lapierre, a réitéré son interprétation du scandale des commandites, soit que des libéraux sans scrupules ont floué le PLC.•Moi, j’ai l’impression que c’est un groupe isolé.H faudra voir», a dit M.Lapierre, qui s’attend à ce que les travaux de la commission Gomery nous en fassent «voir des vertes et des pas mûres dans les 60 prochains jours».Devant la possibilité d’un déclenchement rapide des élections, M.Lapierre ne s’est guère montré enthousiaste.•Moi, je n’ai aucune presse, je peux vous le dire.C’est évident que nous, on veut que la commission fasse son travail.Quand le rapport sera rendu public, peut-être que les partis d’opposition décideront à ce moment-là, dans leur évaluation, que le peuple doit décider.Nous, on a commandé la commission Gomery.La GRC est là-dedans.Et on espère que s’il y a des coupables, ils vont se faire arrêter pis ils vont se faire pogner.» Avec la collaboration de Jeanne Corriveau Le Devoir Gagliano aurait dirigé une équipe de financement parallèle Daniel Dezainde raconte son expérience à la direction du PLC-Q JOURNEE PORTES OUVERTES Dimanche 10 avril dès 10 heures Venez nous visiter et vous pourriez gagner un camp de cuisine pour tartre enfant.Camps de cuisine pour Cours de cuisine pour tous Dans le Vieux-Montréal enfants et ados 360 Champ-de-Mars ACAD É MIE Métro Champ-de-mars CULINAIRE .t0,rt 514 393-8111 Pour le plaair de cuiùntr TOUT NOUVEAU EN 2005 ! 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John Gomery.Le rapport final doit être présenté en décembre.La fièvre électorale a grimpé d'un cran à Ottawa depuis la publication des révélations de Jean Brault jeudi.L’ancien dirigeant de l’agence Groupaction s'est mis à table en révélant les dessous du scandale des commandites, des allégations qui risquent d’avoir des effets dévastateurs sur le Parti libéral du Canada (PLC) et sur la survie du gouvernement minoritaire de Paul Martin.Pour tenter de limiter les dégâts, le gouvernement Martin a rapidement répété que le premier ministre n’avait rien à voir avec toute cette affaire et que, d’ailleurs, c’est lui qui a mis sur pied la commission d’enquête.•On dit qu'on ne veut pas une élection tant et aussi longtemps qu'on n’a pas le rapport du juge Gomery pour savoir exactement ce qui s’est passé, a fait valoir Marc Roy, porte-parole du premier ministre Martin.Et qui joue avec la possibilité d’une élection?C’est le Parti conservateur et l’opposition.» Hier, les conservateurs ont répliqué qu’ils n’ont absolument pas l’intention de se faire dicter leurs décisions par les libéraux, qui aimeraient trop pouvoir gagner du temps.Seule la population décidera, fait-on valoir dans le clan du chef Stephen Haiper.•Ni le Bloc québécois ni les libéraux ne dicteront la date des prochaines élections», a indiqué Dimitris Soudas, porte-parole de M.Harper.Quant au Bloc québécois, il soupèse toujours la possibilité de présenter une motion de nonconfiance à la Chambre des communes, peut-être dès jeudi, qui correspond à une journée d’opposition où le parti de Gilles Duceppe doit décider de la motion qui sera débattue.Ça demeure dans l’ordre des possibilités, a répété M.Duceppe, hier, lors d’un point de presse tenu à Québec.•fai comme principe que, lorsqu'on entreprend une bataille, il faut la gagner.Est-ce qu’il y a des chances qu’une motion soit adoptée ou pas?On considère ça, on verra», a dit M.Duceppe, qui a aussi réitéré qu’il croyait que le gouvernement de Paul Martin n’avait plus •l’autorité morale» pour demeurer au pouvoir.Le Bloc compte analyser de près l’effet que les révélations de l’ancien patron de Groupaction auront au Canada anglais, tout au long de la fin de semaine, pour déterminer si l'opinion publique se transforme et, surtout si la population semble se tourner vers les conservateurs.Presse canadienne Le PQ rendra l’argent de Groupaction Landry veut rendre plus étanche la loi sur le financement des partis politiques TOMMY CHOUINARD ROBERT DUTRISAC Québec — Voulant à tout prix se dissocier du scandale des commandites, le Parti québécois (PQ) a pris l'engagement de rembourser toutes les contributions reçues de la part des actionnaires et des employés de Groupaction depuis 1994, ce qui pourrait représenter une note d’au moins 100 000 $, selon les révélations faites devant la commission Gomery.Le chef du PQ, Bernard Landry, s’est de plus engagé à resserrer la Loi sur le financement des partis politiques adoptée par René Lévesque en 1977, si son parti reprend le pouvoir.Il veut empêcher les entreprises de contourner cette loi en demandant à leurs employés de verser des contributions à un parti pour ensuite les rembourser.M.Landry se dit même «tenté» par l’idée de confier à l’Etat le financement des partis.•Le Parti québécois va se séparer de tout argent venu du scandale des commandites à travers Groupaction.Nous ne voulons d’aucune façon être associés, ni de près ni de loin, à Groupaction», a affirmé Bernard Landry à la sortie d’une messe commémorative célébrée à la mémoire de Jean-Paul II à la basilique Notre-Dame de Québec, hier.Le PQ a expédié une lettre au commissaire John Gomery pour obtenir la liste des employés et des actionnaires de Groupaction, dans le but de connaître le montant des contributions que ceux-ci ont versées dans les coffres du parti.Selon le témoignage de l’ancien président de Groupaction, Jean Brault son entreprise a remis, à la fin des années 90,100 000 $ au PQ par l’intermédiaire de chèques personnels provenant d'une quinzaine d’employés, qui ont ensuite été remboursés par leur employeur.Groupaction tentait alors de conserver un contrat de publicité avec la Société des alcools du Québec d’une valeur de quatre millions de dollars.Cette tentative a finalement échoué, puisqu’une autre agence a obtenu le contrat Bernard Landry a expliqué que son parti avait repi ces contributions personnelles *en toute bonne foi» puisque celles-ci «respectaient en apparence la loi».«Si vous m’envoyez un chèque et que vous signez votre nom, je ne présumerai pas que c’est votre employeur qui vous a remboursé», a-t-il dit Or, a-t-il ajouté, la commission Gomery a démontré que d’esprit et la lettre de la loi avaient été violées», forçant son parti à réagir.L’équipe du commissaire Gomery refuse de remettre cette liste au PQ, estimant que ce n'est pas son rôle.Le parti tentera donc de l’obtenir autrement.Mais comme des noms d’employés et d’actionnaires de Groupaction sont déjà connus, le PQ retracera leurs contributions dès maintenant Les sommes repérées seront retirées des coffres du parti et déposées dans un compte en fidéicommis.Bernard Landry JACQUES NADEAU LE DEVOIR •Nous allons maintenant consulter le directeur général des élections et quelques juristes pour savoir ce qui pourrait être fait de mieux avec cet argent», a noté M.Landry.Et que fera le chef péquiste dans le cas des entreprises qui pourraient avoir utilisé le même stratagème que Groupaction pour financer son parti?•Vous allez me donner les noms, parce que moi je n’ai jamais entendu parier de ça», a-t-il répondu.Néanmoins, M.Landry reconnaît qu'«i/ y a des gens qui peuvent contourner la loi» sur le financement des partis politiques.«Mais on ne peut pas transformer le Québec en Etat policier.Si vous me faites un chèque, je ne vais pas envoyer la police chez vous pour savoir si c’est votre patron qui a fourni l’argent ou si c’est vous», a-t-il dit Pour Yveç Boisvert, professeur d’éthique publique de l’Ecole nationale d’administration publique (ENAP), la contribution de Groupaction au PQ illustre parfaitement la faille qui existe dans la loi sur le financement des partis telle que conçue par René Lévesque.Le PQ n’a pas encaissé une contribution d'une en- treprise, Groupaction, mais plutôt plusieurs contributions d'individus, se conformant ainsi à la lettre de la loi.En revanche, ces contributions étaient telégra phiees par Groupaction, qui les a remboursées aux donateurs.•Le trou dans la loi.ce sont les gymnastiques jaites par les entreprises pour fragmenter leur don», a souligné M.Boisvert au lievtnr.Cette manière de faire n'est pas legale pour une entreprise, puisque le donateur doit non seulement être une personne physique mais aussi faire son don •à même ses propres biens».Or il s'agit d'une pratique courante, comme l’a démontré une enquête signée par Kathleen lévesque dans Le Devoir en 201)1.la situation n'a pas changé: sous le couvert de l'anonymat, des chefs d'entreprise, des avocats, des comptables ont confirmé au Devoir, cette semaine, que la fragmentation du don, dont le versement est partage entre des employés ou des membres de la famille qui se font rembourser, avait toujours cours.•Dans notre système actuel, c'est quasiment impossible à contrôler», estime lierre E Côté, ancien dim> leur général des élections (DGE).De fait, rares sont les individus qui ont fait l'objet d'accusations pour avoir versé des contributions à des partis politiques tout en obtenant un remboursement d’une entreprise ou d'un organisme.Il s’agit de cas isolés et liés â des activités de comté.lierre F Côté propose qu'on permettre aux entreprises de faire des contributions aux partis politiques: des dons relativement modestes, plafonnés à 50(X) $ ou 10 000 $ par année.«// faut une solution comme celle-là.Les gens qui disent que ça va à l'encontre de l’esprit de M.Lévesque nient la réalité.Cest se mettre la tête dans le sable», juge-t-il.le professeur Boisvert estime que la contribution de Groupaction au PQ, c’est «un financement classique», justement le genre que voulait éliminer René Lévesque.Il s'agit d'un entrepreneur qui fait un don au parti au pouvoir afin d'obtenir un contrat ou le prolongement d'un contrat, «de se mettre dans une position de privilège», a-t-il expliqué.Selon M.Boisvert, le l’Q n’a qu'à •démontrer qu’il n’y a pas eu de lien entre ce financement et l’obtention d’un contrat».Ce fut d'ailleurs le premier réflexe du PQ, a rappelé l’universitaire.Yves Boisvert s'insurge contre l'amalgame que fait Jean I-apierre en mettant dans le même panier le don au PQ, la contribution de 50 000 $ à la campagne électorale de Jean Charest par l’entremise de Groupe Everest et le système de financement du Parti libéral du Canada à même les contrats de commandites.•C’est un système de transactions entre le financement du parti et l’obtention de contrats», a fait observer M.Boisvert, qui voit dans certaines transactions au comptant «une logique de corruption».Le Devoir UN PAPE INOUBLIABLE ! Des souvenirs, nous en avons de toutes sortes! DESMARAIS CROBITAILLE V—^ Fondé en 1909 60, rue Notre-Dame Ouest Montréal, Oc H2Y 1S6 (514) 845-3194 ^ PRINTEMPS • jazz-funky, multi-jazz, claquette, irish step, classique Enfants • Adolescents • Adultes Au nn du plateau Mont-Royal 521-3456 ETE • Camps de jour artistiques et stages de danse Louise Lapierre ü A M S £ www.danse-louiselapierre.qc.ca - .Vomette ^Abus tenons^ en inoentaire L'AGENDA MODERNE, qc/enc/u MIGNON, &caconfetu, etc.yùjrendctA, ftafl>eterte&/îne&, cartes, jb/ume& et stp/m, a//ram&/iotos, ctrtec/e& c/a boreaic 446, rue eine de mort Bien que M.Gendron illustre «la percée de la droite» au Québec, dit Luc Gagnon, il a toutefois un défaut «Son programme n'est pas assez cohérent» En effet Gendron est en faveur du mariage homosexuel et de l’avortement libre et gratuit «Mais au moins, c’est un démolisseur, dit Gagnoa Or il faut démolir ce qui est corrompu, ce qui est pourri, comme toutes ces vieilles structures pourries des années 60, construites par les babyboomers.» Au reste, selon Louis Cornel lier, chroniqueur aux essais du Devoir, il faudrait classer dans cette catégorie «populiste» le journaliste Claude Poirier, dont on a fait un héros en consacrant une série à ce tenant de la «loi et de l'ordre».¦ Troisièmement il faut parler de la droite nationaliste intellectuelle.Elle est bien représentée par le Cercle Raymond-Aron, par exemple, qui entend «s’inspirer de la lutte aronienne contre le socialisme de son temps pour défendre les institutions de la démocratie libérale menacées par la montée de la nouvelle gauche québécoise».Ses positions à tendance républicaine et sans référence à la religion la rapprochent de celle d’un Jean-Pierre Chevènement en France.¦ La quatrième, c'est la drojte traditionaliste.Elle est incarnée notamment par Égards et le Cercle du 3-Juillet C’est la droite la plus «morale».Les deux croient en un «ordre transcendant» et aiment bien le cardinal Ouellet ainsi que le catholicisme d’avant Vatican D.Le Cercle du 3-Juillet fait fonds de la tradition canadienne-française.Son président Pierre Trépanier, est un des grands spécialistes et admirateur de l’abbé Groubc.Quant au groppe d’Égards, il admire George W.Bush, déteste l’État la «culture gay», et s’inspire davantage de la tradition néoconservatrice américaine tout en citant Joseph de Maistre, écrivain français du XDC siècle.Pierre Trépanier reproche même au groupée A’Égards d’être «étranger au traditionalisme canadienfrançais».C’est là, selon lui, «une droite apatride, dominée par le néoconservatisme, le néolibéralisme et l’impérialisme à l’américaine, et cela, jusqu’à la caricature: défendre Wal-Mart contre les mauvais syndicats!».Luc Gagnon rétorque: «Ah! on ne peut rapatrier tout du passé canadienfrançais et se replier sur la francité.B faut s’ouvrir au mpnde.Or l’espoir pour la droite, actuellement, c’est les États-Unis.» On trouve aussi dans Égards une tendance «trash» qui déplaît souvent même aux représentants du conservatisme.Xavier Gélinas, qui collabore à la revue d’histoire Mens, dit ne pas comprendre comment Égards peut pxiblier, numéro ajxès numéro, l’écrivain d’origine française Maurice Dantec, dont le style est pour le moins déchaîné.«Le jouai ou l’argot, ça détonne dans une revue qui se dit conservatrice», opine Gélinas.Mathieu Bock-Côté, pxmr sa part, dit avoir refusé de se joindre à Égards.Quant à La Lettre conservatrice, il la qualifie de «bouffonnerie».En somme, Luc Gagnon, avec Égards, a beau vouloir promouvoir un «œcuménisme de droite», la partie semble loin d'être gagnée.Alors que votre monde s'éveille./ L'information nouvelle De5hà lOh Avec Pénélope Garon et Julie Couture xcm.LK CANAL NOUVELLES TVA 9 QUWCOIMHMA lcn.canoe.com LE DEVOIR.LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AVRIL 2005 A 9 L E S A C T U A LIT E S CHRÉTIEN J Y MIEUX V • y SUITE DE LA PAGE I décrocher ses premiers contrats avec le fédéral «/e suis sûr d'avoir des mandats*, avait lance le fondateur de Groupaction à M.Renaud.M.Renaud raconte que Jean Brault lui a montré des chèques émis au nom de ’Michel Fournier notaire in trust* et •Daniel-Yves Durand* dès leur première rencontre d'affaires sérieuse, le 14 novembre 1994.«/Z m a confirmé qu’il avait donné beaucoup d’argent, quelque chose comme 50 000 $ à l'époque*, a témoigné M.Renaud.MM.Fournier et Durand travaillaient tous deux au bureau de M.Chrétien lors de la campagne électorale, M.Brault a aussi confié à M.Renaud qu'il avait participé à un cocktail privé d’un sénateur libéral où les invités devaient arriver avec 10 000 $, à la demande de Michel Fournier.Les contributions déclarées de Jean Brault au Parti libéral du Canada (PLC) se chiffrent à 455 $ pour 1993 et à 4399 $ en 1994, selon la compilation d’Elec-tions Canada.Les enquêteurs de la commission Gomery n’ont retrouvé aucune trace de chèques émis par Groupaction et ses nombreuses filiales pour des contributions versées au PLC pendant ces deux années.Se décrivant comme un vendeur dans l’âme depuis l’adolescence, M.Renaud a proposé ses services à Brault lors de cette rencontre, expliquant à l’homme d'affaires qu’il devait d'abord amorcer un processus de qualification de son entreprise auprès de l’appareil administratif *M.Brault m'a dit.“Va donc voir mes deux “chums’’, on devrait être capables de paire quelque chose”*, une référence implicite à Michel Fournier et Pierre-Yves Durand.Ingérence politique Les révélations d'Alain Renaud, payé 1,1 million par Jean Brault pour lui ouvrir les, portes du PLC et les coffres de l'État, promettent d’être tout aussi mordantes que celles de son ex-patron.En faisant un lien entre le financement occulte du parti et l’octroi de contrats de commandite, M.Brault a amené la commission dans une nouvelle dimension, éclaboussant au passage la famille libérale.Alain Renaud lui a donné en partie raison, hier, entres autres sur un troublant épisode survenu en l'an 2000, tout juste après le départ de Charles Guité, qui était à la direction du programme des commandites.Après avoir reçu des contrats de commandite de 11,7 millions en 1999, Groupaction a été complètement écartée en 2000 lorsque Pierre Tremblay a pris la relève de M.Guité.MM.Brault et Renaud ont pris un vol nolisé d’urgence pour Ottawa, où ils ont été accueillis par une limousine appartenant au fils de Charles Guité.Ds ont été conduits au ministère des Travaux publics, où ils ont rencontré Jean-Marc Bard, le chef de cabinet du ministre en titre, Alfonso Gagliano.«On a rencontré M.Bard, qui a sorti la liste et, effectivement, Groupaction n’était pas là, a relaté hier Alain Renaud.M.Bard a examiné ça en disant: “En effet, ça n'a pas de sens, on va rectifier ça”.Et le dossier était réglé.* A l’issue de cet épisode, qui confirme de nouveau l’ingérence du politique dans le choix des agences de publicité.M.Brault a confié à M.Renaud qu’il «s’ennuyait de Chuck*, faisant reference à Chartes Guité.«Avec Chuck, il y avait toujours un million et demi que je pouvais "padder" [NDLR: charger en trop] dans mes mandats*.a dit M.Brault à M.Renaud.Cette information a été corroborée avant-hier par Jean Lambert, un ancien vice-président de Groupaction Lors d’un episode •étonnant*.M.Brault avait appelé Chartes Guité en sa presence, apres avoir étalé une série de contrats sur son bureau.Le publicitaire a «demandé ou suggéré à M.Guité qu'il faudrait majorer certains de ces contrats-là de tant de dollars [.], c’était des montants qui pouvaient varier de 50, 75, 100 OOO $, de mémoire*, a explique Jean Lambert Alain Renaud n’a formulé que des éloges à l’égard de Charles Guité, assurant que les contrats avaient été octroyés «selon les règles de l’art», sous sa gouverne.C’est pourtant M.Guité, un fonctionnaire fédéral, qui a suggéré à M.Renaud de s’entretenir avec Jacques Corriveau, un ami de M.Chrétien trempé jusqu’au cou dans le scandale.Lorsqu’il cherchait à rabattre des contrats de commandite vers Groupaction, M.Renaud ne trouvait pas meilleur allié que Michel Béliveau, l’organisateur en chef de Jean Chrétien dans sa circonscription.D’un seul coup de fil à Jean Pelletier, le chef de cabinet du premier Chrétien, M.Béliveau pouvait faire des petits miracles.M.Renaud soutient malgré tout qu’il a été entraîné au sein de la machine libérale à l’invitation de son patron, Jean Brault D n’avait réalisé «aucune activité» militante pour le PLC avant de s’associer à Groupaction.Le lobbyiste nie enfin de façon catégorique qu’il ait pu exercer des menaces sur Brault avec le concours de Tony Mignacca, en laissant croire à l'entrepreneur qu’il perdrait le contrat de Via Rail s’il ne gardait pas Renaud sous son aile.Cette rencontre n’a jamais eu lieu, assure le vendeur dans l’âme.Le PQ dans l’embarras Jean Brault a par ailleurs versé 100 000 $ sur deux ans au Parti québécois parce qu’il était catastrophé à l’idée de perdre le contrat de publicité de la Société des alcools du Québec (SAQ), évalué à cinq millions, a confirmé M.Renaud.C’est lui qui a organisé une rencontre entre Jean Brault, Ginette Boivin et Michel Hébert, deux responsables du financement au PQ, en octobre 1996.«Il m’a demandé si je ne connaissais pas quelqu’un au PQ qui pourrait avoir une bonne oreille pour lui.Étant donné que je suis dans le domaine des oreilles, je l’ai assis avec les bonnes personnes, il s’est entendu avec elles», a dit Renaud.M.Brault a avoué par la suite à Alain Renaud et à Jean Lambert qu’il avait dû allonger 50 000 $ par année, pendant deux ans, pour consolider sa position à la SAQ.Alain Renaud a aussi ouvert à Groupaction les portes du cabinet du premier ministre québécois Lucien Bouchard, en mai 1996, pour qu’elle obtienne les contrats de publicité de Télé-Québec.Encore une fois, Jean Brault a dû mettre la main dans son portefeuille pour un montant inconnu, sous forme de contributions de la part de ses employés.Le Devoir t Elections municipales le 6 novembre JEANNE CORRIVEAU Les élections municipales auront finalement lieu le 6 novembre prochain, comme prévu, a tranché îa ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, mettant ainsi fin aux conjectures à propos d’un scrutin hâtif.La ministre estime qu’il s’agit de la date la phis susceptible de favoriser un meilleur faux de participation des électeurs.Au cours des dernières semaines, plusieurs dates avaient été évoquées pour la tenue d’élections devancées à la suite de demandes exprimées par plusieurs maires et conseillers municipaux.Les élus des municipalités qui seront reconstituées le Tr janvier 2006 souhaitaient la tenue d’élections en juin afin d’accorder plus de temps aux nouveaux conseils municipaux pour préparer la transition.Mais la ministre Normandeau a estimé que cette période, qui marque le début de l’été et la fin des classes, n’était pas propice à la tenue d’un scrutin.Et ce que souhaite la ministre, c’est inciter les citoyens à voter en grand nombre.Pour la même raison, la date du 25 septembre a été rejetée car il amait fallu mener une campagne électorale en août La ministre a envisagé d’opter pour le premier dimanche d’octobre, comme le réclamait le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier.Cehii-d avait fait valoir auprès de la ministre que la température était plus clémente en octobre et qu’avec un scrutin hâtif, les nouveaux élus disposeraient de quatre semaines de phis pour élaborer les budgets de leurs villes respectives.Mais comme ü s’agissait de la fin de semaine de l’Action de grâces, la ministre y a finalement renoncé.«Et si on avait tenu le scrutin la semaine suivante, on aurait dû tenir l’élection par anticipation la fin de semaine précédente, donc celle de l’Action de grâces.Donc, on a conclu que le gros bon sens commandait qu’on maintienne le scrutin pour l’ensemble des municipalités le 6 novembre», a expliqué Mme Normandeau hier.«Je pense qu’il faut créer les meilleures conditions qui vont permettre à un maximum d’électeurs de se prononcer dans le cadre d’élections municipales», a poursuivi la ministre, qui souhaiterait voir le taux de participation des électeurs grimper cette année.Rappelons que ce taux se situe habituellement aux environs de 50 % lors de scrutins municipaux.A l’Union des municipalités du Québec (UMQ), la décision de la ministre n’a pas fait beaucoup de vagues Le président de FUMQ, Michel Tremblay, avait appuyé la proposition du maire L’ADier car Û jugeait l’idée intéressante, a indiqué hier son porteparole, François Sor-many.«Que la ministre décide de maintenir la tenue des élections à la première semaine de novembre , on vit très bien avec ça.Et c’est bien qu'elle l’annonce dès maintenant», a-t-il dit Le Devoir \ Tempérez vos thermostats! 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marque, le numéro du modèle et le prix des thermostats sont indiqués sur la facture.Dans le cas d'un Immeuble à logements multiples, vous devez également préciser le nombre de logements dans lesquels les thermostats ont été installés.Seuls les bons lisibles et dûment remplis seront acceptés.Veuillez prévoir de six à huit semaines pour la réception de la remise postale.L'achat et (ou) l'installation doivent être effectués entre le l'février 2004 et le 31 décembre 2005.Les demandes de remboursement doivent être postées dans les deux mois suivant l'achat ou l'installation.Hydro-Québec n'est pas responsable des bons perdus, mal acheminés, illisibles ou incomplets.Cette offre de remise postale est soumise à toutes les lois fédérales et provinciales ainsi qu'à tous les règlements municipaux applicables.Toute soumission frauduleuse est passible de poursuite judiciaire.Cette promotion peut être modifiée sans préavis.Offre valide au Québec seulement.La Loi sur le bâtiment exige que l'installation des thermostats soit réalisée par un membre accrédité de la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ).Vous pouvez consulter le répertoire des membres de la CMEQ à l'adresse suivante : www.cmeq.org/repertoire_me/index.asp.Postez à : Les Promotions Redemco inc., C.P.2010, Longueuil (Québec) J4K 5J9 1 866 733 3626 • (514) 990-3514 4i Langue de correspondance ; Nom et prénom : Adresse : Français I I Anglais Province: Propriétaire I I Locataire I 1 Type de bâtiment __________App.: Code postal : Ville: Téléphone: Commerce Unifamilial 1 1 Duplex I I Copropriété | | Triplex | | Logements multiples Immeuble à logements multiples : N*" de logements visés Postez à : Les Promotions Redemco inc., C.P.2010, Longueuil (Québec) J4K 5J9 1 866 733-3626 • (514) 990-3514 Langue de correspondance: Français I 1 Anglais Nom et prénom: Adresse : App.: Ville: Province: ______ Propriétaire I 1 Locataire I I Type de bâtiment Code postal : Téléphone: Commerce I I Duplex I I Copropriété Unifamilial | | Triplex I | Logements multiples | | Immeuble à logements multiples : N*" de logements visés_ y Hydro Québec LES ACTL’ALITES RESSAC SUITE DE LA PAGE 1 prennent les révélations, il va y avoir un regain d'intérêt très fort, c’est certain.Ça fait les manchettes partout.Les gens voient les pratiques scandaleuses et, pour eux, c’est impardonnable.* Même scénario dans la Ville-reine, où la population va de nouveau porter un œil très attentif aux révélations à venir, selon Stephen Claricson, politologue à l’université de Toronto.Selon hii, le témoignage de Jean Brault a eu l’effet d’un véritable électrochoc en Ontario «mars aussi ailleurs au pays*.«À court terme, l’impact est énorme et dévastateur pour les libéraux.Pour la population, les sommes sont faciles à saisir, les enjeux sont clairs et le dossier est connu», a soutenu M.Clarkson.A la radio et à la télévision, les tribunes citoyennes ne dérougissaient pas hier et jeudi soir, les citoyens criant leur indignation devant l’ampleur que prend le scandale.Les libéraux ont été décrits comme étant «corrompus» et «pourris*, mais toute la classe politique en a pris pour son rhume.Il s’agit d’une réaction épidermique compréhensible, soutient Richard Simeon, professeur de science politique et de droit à l’université de Toronto.«Les gens sont plus exigeants qu’il y a 20 ou 25 ans, dit-il.Nos médias sont aussi plus inquisiteurs et les citoyens ont davantage soif de transparence.Les attentes de la population envers la politique ont donc augmenté.» Une couverture hors de l’ordinaire Et la tempête ne risque pas de se calmer de sitôt, si on en croit l’attention que les quotidiens du pays ont accordée aux révélations de Jean Brault En effet les manchettes coups-de-poing étaient de mise hier.«Extorsion», titrait le Calgary Herald en gros caractères blancs sur fond noir avec, en guise de sous-titre, les mots «fraud, kickback, shady deal» («fraudes, ristournes, ententes louches»).Si la couverture du Calgary Herald remporte la palme des manchettes assassines, photos et citations dévastatrices de Jean Brault à l’appui, ce journal est suivi de près par un grand nombre de quotidiens.Tous rivalisaient d’imagination hier pour bien faire comprendre à leurs lecteurs que la situation sort de l’ordinaire et que les allégations dépassent tout ce qui était connu jusqu’à maintenant dans le scandale des commandites.Le Ottawa Sun, tabloïd de la capitale, titrait «Disgrâce» («Une honte»), lui aussi en lettres blanches sur fond noir, avec, en sous-titre, «corruption éhontée».Le National Post, avec sa nouvelle mise en pages plus frappante en kiosque, y allait d’une première page complètement bleue avec, comme manchette, «Bombshell» («l’effet d’une bombe») en lettres de quatre pouces de hauteur.Le Post ne publiait aucun texte en une, seulement une citation de Jean Brault en gros format «B n’y a aucun doute à mon esprit.Ma compréhension était que l’argent était destiné au Parti libéral du Canada.» L’influent Globe and Mail arborait bien en évidence, en lettres noires carrées, le titre «The smoking gun» («preuve tangible») sur toute la largeur de sa une, suivi d’un très long texte détaillé sur les allégations de Jean Brault Le Toronto Star, qui a le plus fort tirage au pays, y allait d’un titre plus élaboré: «Secret testimony revealed - Cash funnelled to Liberals» («témoignage secret révélé: l’argent était dirigé ver les libéraux»).Le Ottawa Citizen peut se tar- guer d’avoir publié le plus long texte à ce sujet au pays, faisant près de deux pages pleines.Le Vancouver Sun, le grand journal de qualité de la Colombie-Britannique, qui jouait aussi en manchette le témoignage de Jean Brault, affichait une mise ai page intérieure toute en couleurs et remplie de montages graphiques et photos saisissants.Tous les journaux consacraient entre quatre et huit pages aux révélations du publicitaire maintenant le phis connu au pays.Coups de sonde dévastateurs à venir Le cocktail brassé par les révélations et le battage médiatique va incontestablement se répercuter dans les prochains sondages.Ceux-ci devraient montrer une chute importante des intentions de vote en faveur des libéraux, avancent Philip Re snick et Stephen Clarkson.Une descente aux enfers qui pourrait être comparable à celle consécutive au dépôt du rapport de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, en février 2004.Après les révélations de la vérificatrice, les libéraux avaient perdu 17 points dans les sondages nationaux, en route quelques mois plus tard vers un gouvernement minoritaire.Et puisque le témoignage de Jean Brault va plus loin, décortiquant un système généralisé de potsde-vin et de contributions illégales à une caisse secrète du PLC, l’opinion publique pourrait encore davantage prendre la formation politique de Paul Martin en grippe.«A court terme, c’est un sacré coup pour le Parti libéral.Cest très négatif pour lui.Les premiers sondages devraient montrer un net déclin pour les libéraux», affirme Philip Resnick.Tout serait alors à refaire pour le PLC, qui avait repris du poil de la bête dans les derniers coups de sonde, prenant quelque 14 points d’avance sur les conservateurs.«Les intentions de vote vont chuter, c’est certain, il n’y a pas de doute possible, dit Stephen Clarkson.Cest le grand scandale.L’attention des gens est ravivée, et beaucoup plus qu’au cours des dernières semaines.Aussi, les révélations sont plus grosses que ce que la vérificatrice générale avait démontré.» Pour le premier ministre Paul Martin, une campagne électorale dans quelques semaines serait très difficile à traverser.«Même si Paul Martin était un politicien habile, ce qu’il n’est pas, U serait impossible pour lui de soutenir une rage publique de cette ampleur, juge Stephen Clark-son.Et même si les élections ont lieu à l’automne, le rapport du juge Gomery ravivera les tensions • Le premier ministre devra également se battre contre la fatigue des électeurs à l’endroit du PLC.«Les électeurs n’ont jamais pu punir Jean Chrétien de ses agissements parce qu’il a démissionné pendant qu’il était au pouvoir.Les gens vont vouloir le faire payer, et c’est Paul Martin qui pourrait écoper.Le défi pour lui consiste à se dissocier de ce scandale», soutient Richard Simeon.Les partis d’opposition à la Chambre des communes continuent d’ailleurs de jongler avec leurs options.Une motion de non-confiance qui ferait tomber le gouvernement n’est pas exclue au cours des prochaines semaines.Le Bloc québécois réfléchit toujours à la possibilité de le faire dès jeudi, même si la formation souverainiste pourrait laisser passer quelques semaines avant de s’allier aux conservateurs, actuellement moins enthousiastes à l’idée d’aller aux urnes aussi tôt Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 101 Place-desArts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans fiais) Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Drrcir peut, à l'occasion, mettre 1s liste d adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations rrconnurs dont k came, les produis ou les semees peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaiter pat recevoir de correspondance de ces ona»»saiions.wuDe» en «ertir notre uwire a w ri— U Dvrotr est pubbé du lundi au sametS par Le Devoir inc dont le Bége social est situé su 2050.rue De Bteury.f «age.Montreal (Québec).H3A 3M9.1 est imprimé par Imprimerie Québécor World.Sl-Jean.800, boulevard Industriel Ssint-Jean-sur-Wchelieu.division de imprimeries Québécor Inc.612, rue Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée i employer et à diffuser les informations publiées dans Le Denote Le Dense est distribué par Messageries Dynamiques, dhrisiou de Corporation Sup Media, 900.boulevard Saint-Martin Oaest, Laval.Eavoi de publication — Emeaikieineiit a* 0856.Déstdt léaat BihBnthéqiir nninwU jn Québec.
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