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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-06-02, Collections de BAnQ.

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DÉPÔT DE BILAN Un nouveau GM peut émerger, croit Barack Obama Page B 1 ?vv w w .1 e d e v o i c o m ?LE DEVOIR V o L .C N ü I 2 1 ?L E M A H I) I 2 .1 U I N 2 O O 9 I .I O $ + T A ,\ E S = I .2 f) $ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le nouvel entraîneur du Canadien, Jacques Martin, en compagnie de Bob Gainey, lors de la conférence de presse tenue hier au Centre Bell.L’ère de Jacques Martin commence Bob Gainey déniche une perle rare comme entraîneur du Canadien JEAN DION Alors que l’on croyait l’essentiel des affaires ralenti par le processus de vente du Canadien de Montréal, le spécimen rare capable de s'exprimer en français et possédant de l’expérience comme entraîneur-chef dans la ligue nationale de hockey a été déniché quelque part en Floride.Jacques Martin, ci-devant directeur général des Panthers de la Floride, est le nouveau püote du Bleu Blanc Rouge.Et ceux qui craignent que l’homme qui traîne la réputation de prôner un style de jeu ennuyeux n’emporte avec lui une trappe de zone neutre qui fera bâiller le Centre Bell ne devraient pas trop s’inquiéter, prévient le principal intéressé.«Quand j’ai commencé, on m’a qualifié d'entraîneur défensif.Pourtant, à mes cinq dernières années à Ottawa, nous avions l’une des équipes qui marquaient le plus de buts», a dit Martin lors d’une conférence de presse tenue hier au Centre Bell moins de 24 heures après qu’il se fut enten- du avec celui qui était son homologue jusqu’à ce qu’il devienne son patron, Bob Gainey.D y a deux semaines, Gainey avait demandé et obtenu des Panthers l’autorisation de discuter avec Martin.«Ma philosophie est que lorsque vous avez la rondelle, vous êtes en attaque; lorsque vous ne l’avez pas, vous êtes en défense.Je crois en un système de possession de rondelle.Les Red Wings sont un exemple d’une équipe qui fait de l’échec avant, qui joue bien dans sa propre zone et qui est en même temps un des clubs les plus excitants en at- taque», a-t-il dit, n’ajoutant cependant pas que les Wings ont les moyens, en termes de talent, d’être beaucoup plus prolifiques que la troupe dont il aura la charge la saison prochaine.«Je ne retiens pas les bons joueurs.Je n’ai jamais eu de problèmes avec mes joueurs vedettes», a-t-il déclaré, évoquant les Marian Hossa, Martin Hav-lat et Daniel Alfredsson.Bob Gainey, de son côté, a fait valoir que Jacques Martin était le VOIR PAGE A 8: MARTIN Tests erronés : les médecins ont un plan Un programme d’assurance qualité s’impose Un comité d’experts doit étudier les cas ambigus LISA-MARIE GER VAIS Le Collège des médecins du Québec (CMQ) a tenté hier de mettre fin à la tourmente dans le milieu de la pathologie médicale en recommandant au gouvernement de mettre sur pied un programme systématique d’assurance qualité des laboratoires du Québec et a mandaté le président de l’Association des pathologistes, le Dr Louis Gaboury, à titre d’enquêteur principal.Dans l’immédiat, afin de rassurer les patientes qui s’inquiètent de savoir si elles ont reçu le bon traitement pour leur cancer du sein, le CMQ a proposé la création d’un comité d’experts qui s’occupera d’assurer la prise en charge et le suivi de celles qui auraient pu faire l’objet d’un test erroné, «d’ici quelques semaines».«Quel patient, quel laboratoire, quelle région?[Cette stratégie] va permettre de cerner le type de personne qui pourrait avoir besoin d’être testée à nouveau», a dit le D Yves Robert, secrétaire du Collège.Ainsi, les cas ambigus seront examinés en premier lieu.Des femmes qui auraient été dé- JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Au Québec, on attend souvent les crises pour agir», constate le Dr Louis Gaboury.clarées négatives au test de récepteurs hormonaux de progestérone et d’œstrogènes pourraient donc être retestées en priorité.«Car si on trouve des cas faux négatif, elles pourraient encore bénéficier d’un traitement adéquat.Pour les patientes qui sont négatives au HER-2, il faudra vérifier quelle est l'ampleur pour qu’elles reçoivent le plus rapidement VOIR PAGE A 8: MÉDECINS ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 6 PAKISTAN Les talibans enlèvent des centaines d’étudiants J AC QU ES GRENIER LE DEVOIR ^ JJ K REUTERS C’est un appareil de ce type qui a disparu au-dessus de l’Atlantique, hier, avec 228 personnes à bord.ri*'fn,cr — > J-, A *y La disparition du vol AF447 d’Air France Mystère au-dessus de l’Atlantique «Difficile de croire qu’un éclair peut terrasser un Airbus tout neuf», estime un météorologue Le vol AF447 d’Air France a disparu des écrans radars trois heures et demie après son décollage de Rio de Janeiro, au-dessus de l’Atlantique, à 350 kilomètres des côtes brésiliennes.Les contrôles aériens civils brésilien, africain, espagnol et français ont tenté en vain d’établir le contact avec le vol AF447.La compagnie évoque une catastrophe aérienne.Un disque et un spectacle pour L’Action boréale I N I) K X Kl (N TO 00 Annonces B 5 Avis publics.B 4 Décès B 5 Économie B 1 Météo.! , B 6 Mots croisés.B6 Télévision .B7 N- BAHADOR Z A B I H IY A N ' 3 ersonne ne sait ce qu’il s’est passé à bord du vol .d’Air France Rio de Janeiro-Paris dans la nuit de dimanche à hier, avec 228 personnes à bord, mais deux certitudes se dégagent chez les experts: les chances de retrouver des survivants sont intimes, et il serait très peu probable qu’un éclair soit la cause de l’accident contrairement à ce qu’a laissé penser Air France, hier.Une panne de circuit électrique ayant été signalée à bord de l’avion lors d’un violent orage, Air France n’excluait pas que l’appareil, un Arbus A330-200, ait pu être foudroyé.Eric David est pilote chez Air Canada, et son avion a déjà été touché par la foudre, il y a 20 ans, alors qu’il travaillait pour Nordair sur un vol entre Toronto et Montréal.«La foudre, ça ne fait pas grand-chose.Ça fait un éclat de lumière comme un flash de caméra», a expliqué M.David au Devoir.«Ça dure un dixième de seconde et c’est fini, ce n’estpas comme à Hollywood.Il n’y a pas eu de dommages aux instruments.» M.David a alors simple ment noté le phénomène dans le carnet de bord du Boeing 737 qu’il pilotait ce jour-là.Il n’a même pas pris la peine d’informer les passagers de l’éclair, tant l’incident était bénin.«On évite les orages plus en fonction du givrage, de la grêle et des turbulences.L’éclair, c’est le moindre des dangers dans les orages», explique-t-il.L’appareil d’Air France a en effet traversé une zone orageuse «avec fortes turbulences à deux heures du matin (heure universelle), soit 4 h heure de Paris», d’après un communiqué de la compagnie française.VOIR PAGE A 8: MYSTÈRE ¦ À Rio comme à Paris, une seule et même douleur, page A 2 Un dépotoir nucléaire à Blanc-Sablon ?Le projet Securad prend forme à Montréal LOUIS-GILLES FRANCŒUR Pendant que les producteurs de déchets nucléaires amorçaient hier leur campagne «d’information» sur les bienfaits du stockage de déchets nucléaires dans les roches profondes du Bouclier canadien, des ingénieurs, des spécialistes et des gens d’affaires regroupés dans le projet Securad poursuivaient le travail amorcé en 1994 pour construire un tel site sur la Basse-Côte-Nord, pas très loin d’ailleurs du projet hydro-électrique de la Romaine.Selon un document de Securad, cette société montréalaise fondée par l’ingénieur Guy Arbour a consacré 11 ans d’efforts pour obtenir enfin «le nécessaire soutien local envers le projet» visant à entreposer — en vue d’un éventuel retraitement — le combustible irradié par les producteurs non seulement canadiens, mais aussi étrangers.«Securad, lit-on dans le document obtenu par Le Devoir, a réussi à créer un consensus parmi les maires des municipalités de la Basse-Côte-Nord pour procéder à l’examen du projet et aux études de faisabilité et d’impacts environnementaux pertinents.Le temps est venu de revendiquer ce projet d’envergure pour l’économie du Québec.» Securad n’est qu’un des projets qui seront examinés par la RADIOACTIVE 111 CONTtHv .\ Acrrvm.AGENCE FRANCK PRESSE S’il n’en tient qu’à la société montréalaise Securad, des déchets nucléaires seront un jour entreposés dans la région de la Basse-Côte-Nord.Société de gestion des déchets nucléaires du Canada, laquelle tenait une sorte de «portes ouvertes» hier à Montréal sur la nécessité et les bienfaits de doter le Canada d’un site d’entreposage souterrain.«L’objectif immédiat de Securad, lit-on sur le site Internet totalement unilingue de cette société montréalaise, est de fournir à l'humanité une solution éprouvée à un problème environnemental d'actualité.» Securad VOIR RAGE A 8: NUCLÉAIRE L K I) K V (Il K .L E M A H II 1 2 JUIN 2 0 « il A 2 GUANTÂNAMO Omar Khadr congédie ses avocats Guantanamo — Omar Khadr, 22 ans, dernier citoyen occidental détenu à Guantanamo, a demandé hier à un juge militaire le droit de se séparer de ses avocats militaires, à qui il affirme ne «plus faire confiance» en raison de dissensions entre eux ces derniers mois.Le juge militaire Patrick Parrish a accédé à sa demande et a programmé une nouvelle audience pour le 13 juillet, malgré la demande de gel des travaux des tribunaux d’exception pour quatre mois supplémentaires déposée vendredi par l’administration américaine.«Depuis quatre mois, il y a eu un conflit entre mes avocats, je ne peux pas leur faire confiance, je veux me séparer de toute l’équipe», a déclaré le jeune homme de nationalité canadienne, inculpé du meurtre d’un officier américain en Afghanistan en 2002, alors qu’il n’avait que 15 ans.Alors qu’au moins deux des onze juges saisis ont déjà accepté la prolongation pour quatre mois supplémentaires de la suspension des activités judiciaires à Guantanamo demandée par Barack Obama au soir de son investiture le 20 janvier, le juge Parrish a organisé hier une audience pour prendre une décision quant à la défense d’Omar Khadr.Il a décidé qu’un des avocats militaires du jeune homme serait maintenu pour «ne pas le laisser sans représentation» en attendant qu’un nouveau conseil lui soit assigné.A la demande de l’accusé, c’est l’avocat qui conduisait l’équipe de défense jusqu’à il y a quelques mois, William Kue-bler, qui restera en place jus- qu’au 13 juillet.M.Kuebler est un avocat très médiatique qui n’a jamais mâché ses mots pour protester contre l’inculpation d’Omar Khadr, l’attitude du Canada qui ne demande pas son extradition ou contre le principe des tribunaux d’exception.«Apparemment, il va y avoir des changements dans le choix des avocats», a expliqué le juge, en référence aux nouvelles règles pour les tribunaux d’exception annoncées par Barack Obama en mai.Les accusés auraient en effet davantage de latitude pour désigner leurs avocats.L’organisation de cette audience sur la base navale de Guantânamo (Cuba) en plein gel des activités des tribunaux d’exception tels qu’ils fonctionnaient sous la présidence de George W.Bush, a nécessité pour le Pentagone le transport des avocats, journalistes et membres d’ONG.L’administration Obama a demandé vendredi à chacun des juges militaires de prolonger le gel des activités jusqu’en septembre afin que l’administration puisse «mener à bien» le réexamen des dossiers de chaque détenu actuellement en cours et «déterminer quel tribunal sera le plus à même de les juger», a expliqué à la presse John Murphy, qui dirige l’équipe de procureurs.Selon lui, environ 65 des 240 détenus actuels de Guantânamo devraient être à terme traduits en justice.Jusqu’à présent, trois ont été jugés par un tribunal d'exception et, selon le Pentagone, onze ont été renvoyés devant un tribunal, quatre simplement inculpés.Agence France-Presse ARCHIVES REUTERS Omar Khadr, lors d’une séance du tribunal d’exception ta v TUDOR CLASSIC Boîtier en acier et or 38 mm Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 ACTUALITES ANTONIO SCORZA AFP Que ce soit a Paris ou à Rio de Janeiro (notre photo), la même scène se jouait: des proches des victimes, les yeux rougis, attendaient qu’on leur confirme l’horrible nouvelle.Disparition d’un Airbus A330 d’Air France V A Rio comme à Paris, une seule et même douleur GUILLAUME BAPTISTE AFP Le président de la France, Nicolas Sarkozy, et son ministre des Transports, Jean-Louis Borloo.«Les perspectives de retrouver des survivants sont très faibles», a dit le président aux proches des victimes qu’il était allé rencontrer à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.Un avion abîmé dans l’Atlantique sans signal de détresse, le même drame des deux côtés de l’océan.Tout porte à croire que les 228 occupants de l’Airbus A330 d’Air France en provenance de Rio de Janeiro ont péri, mais l’appareil était introuvable plusieurs heures après le drame.AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Tout n’était que conjectures et hypothèses hier en l’absence de la carlingue de l’Airbus A330 d’Air France disparu des radars hier, entre Rio de Janeiro et Paris.Les familles de 228 personnes attendaient, silencieuses, hébétées et les yeux rougis, d’en savoir plus sur le sort de leurs proches.Les chances de récupérer des survivants sont «infimes» alors que l’avion a manifestement plongé dans l’océan en traversant une zone de turbulences violentes, a déclaré le président français Nicolas Sarkozy à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.Si c’est le cas, ce serait la plus grave catastrophe de l’histoire d’Air France.«Vol retardé», annonçait le panneau d’affichage à l2h45, plus d’une heure après le moment prévu de l’atterrissage.Puis, Air France a adressé ses condoléances aux familles vers 17h (Paris), mais sans jamais parler de morts.Le président français a dit à la presse qu’il n’y avait «aucun élément précis sur ce qui s’est passé».«A ce stade, nous ne pouvons ni privilégier ni exclure aucune thèse.Nous savons qu’il y a eu de fortes turbulences, mais d’autres avions ont connu des turbulences», a-t-il ajouté.Le président brésilien, Luiz In-acio Lula da Silva, a déclaré que l’on «ne peut rien faire d’autre que de pleurer profondément et soute- nir les familles».«Dans de tels moments, il n’y a pas de mots», a ajouté celui qui venait de s’entretenir avec son homologue français au téléphone pour un «échange de condoléances».Des cellules de crises ont été aménagées aux aéroports de Rio de Janeiro et de Paris, alors que 58 Brésiliens et 73 Français, dont les 12 membres d’équipages, manquaient à l’appel.Le vol abritait sept enfants et un bébé.A Paris, les familles étaient tenues à l’écart des curieux et des journalistes par un cordon de sécurité.Psychologues et des médecins les soutenaient.«Nous sommes sans doute devant une catastrophe aérienne», a reconnu le directeur général d’Air France-KLM, Pierre-Henri Gou-geon.La compagnie n’exclut pas que la foudre ait frappé l’avion, sans préciser les causes de l’accident Certains spécialistes ont mis cette hypothèse en doute.Un Canadien se trouvait à bord, selon une station de radio de Guelph, en Ontario, d'où il serait originaire.Les recherches ont commencé Satellites d’observation et d’écoute, sept avions et hélicoptères et trois navires fouillent la zone située à plus de 1100 km au nord-est des côtes brésiliennes.Qutre la France et le Brésil, les Etats-Unis et l’Espagne contribuent aux efforts.Le directeur général d’Air France a affirmé que le périmètre où l’avion a disparu avait été localisé «à quelques dizaines» de miles nautiques près.Mais les trois balises de détresse gardaient un silence obstiné.En soirée hier, le pilote d’un avion commercial a dit avoir vu ce qui s’apparente à un feu près de la route empruntée par le vol AF447, a rapporté l’agence de presse Agencia Brasil, citant les propos du porte-parole de l’armée de l’air brésilienne, le colonel Jorge Amaral.«Un pilote de la compagnie aérienne brésilienne TAM a vu plusieurs points oranges dans l’océan, alors qu’il survolait la région [.] où a disparu l’avion d’Air France», a déclaré Jorge Amaral.«Après être arrivé au Brésil, le pilote a appris la nouvelle concernant la disparition [de l’avion d’Air France] et a dit qu’il pensait que ces points sur l’océan étaient du feu».Le dernier signe de vie de l’appareil est constitué d’une succession de messages automatiques reçus à 2hl4 GMT, signalant une panne électrique.Il n’y a eu aucun échange avec l’équipage, a confirmé Pierre-Henri Gou-geon.L’appareil venait de dépasser les îles Fernando de No-ronha, à 350 km de la côte brésilienne, au moment du dernier contact L’Airbus A330 entré en service en 2005 bénéficiait d’un équipage expérimenté.Son commandant de bord cumulant 11 000 heures de vol, dont 1700 sur ce type d’avion, dont la dernière visite d’entretien dans un hangar remontait au 16 avril.Le Devoir D’après l’Associated Press, l’Agence France-Presse et Reuters François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Un couple se dit miraculé Hier, à l’aéroport international de Rio de Janeiro, au milieu des scènes de douleur, un couple de Français s’avouait miraculé.«C’est miraculeux, on aurait dû être dans l’avion», a dit le professeur de médecine Claude Jaffiol qui avait fait «des pieds et des mains» pour embarquer avec son épouse sur l’Airbus d’Air France.En vain, car l’avion était plein.Ils s’apprêtaient à embarquer dans l’après-midi sur un vol ré- gulier d’Air France, maintenu malgré la disparition du vol AF447.Avec appréhension ou fatalisme, de nombreux passagers patientaient avant de procéder à l'enregistrement.«Je pars angoissée, mais je ne vais pas renoncer, il s’agit d’un voyage de tourisme à Paris, une ville que j’adore», a déclaré la Brésilienne Fatima Barcelos.É \ Agence France-Presse I K I) K V 0 I K , L K M A K I) I 1 JUIN 2 0 () !) A î$ ACTUALITÉS La sauce moumoune Michel David Le retour à la stratégie dite des «référendums sectoriels» que Pauline Marois entendrait proposer aux militants pé-quistes va-t-il déclencher un autre de ces psychodrames dont seul le PQ a le secret?Le directeur du journal Le Québécois, Patrick Bourgeois, qui a le sens de la formule, a très bien exprimé le point de vue «pur et dur» en y voyant «la consécration du nationalisme à la $auce moumoune».A partir du moment où Mme Marois est convaincue que, dans l’état actuel de l’opinion publique, un troisième référendum sur la souveraineté est voué à l’échec et que la population n’accepterait pas davantage des «gestes de rupture» illégaux, que pour-rait-elle faire d'autre?Bien entendu, les «purs et durs» sont totalement réfractaires à cette logique de «moumoune», qui est associée à l’ADQ.Les chicanes au sein de la famille souverainiste spnt toujours distrayantes, même si elles commencent à devenir un peu lassantes.Les prochaines semaines offriront certainement de nom-bteuses occasions d’y revenir.Au-delà des états d’âme des péquistes, l’important est de savoir ce qu’en pensera la population.Pour avoir une chance de démontrer l'efficacité de son plan, Mme Marois devra aussi convaincre les Québécois qu’il ne s’agit pas simplement d’une nouvelle astuce destinée à faire renaître les «conditions gagnantes».La tâche sera d’autant plus ardue que la souveraineté demeurera officiellement le but ultime.Autrement dit, chaque gain éventuel serait immédiatement suivi d’une nouvelle demande.?Dans le passé, des gens comme Claude Morin ou Jean-François Usée ont proposé de soumettre à un référendum une proposition globale portant sur un ensemble de pouvoirs, dont on pouvait déjà prédire qu’elle serait rejetée du revers de la main par Ottawa.Même en y allant à la pièce, il n’y a aucune raison de croire que le gouvernement fédéral se montrerait plus ouvert, à moins que l’enjeu soit insignifiant 11 serait un peu ridicule de faire porter un réfé-rendum sur la perception des impôts.Si c’est simplement pour retourner à Ottawa la part qui lui revient, quel serait l’avantage au-delà du symbole?Même un fédéraliste devrait trouver avantageux que le Québec ait la compétence exclusive dans des domaines directement liés à sa spécificité, comme la langue, la culture ou l’immigration.A plus forte raison, s’il doit demeurer au sein du Canada, où le poids du français ira inévitablement en diminuant.Il est cependant illusoire de s’imaginer qu’Ot-tawa va accepter de se départir de ses moyens de forger une identité canadienne.En refusant dès le départ de faire porter un référendum sur la souveraineté, le PQ reconnaît lui-même qu’il n’y a pas grand risque à l’envoyer paître.Invité à commenter la possibilité de tenir des référendums sectoriels, Jean Allaire ne l’a pas écartée d’emblée.Il a cependant posé la question qu’elle amène inévitablement: qu’est-ce qu’on fait si Ottawa dit non?En 1991, dans le célèbre rapport qui porte son nom, la réponse était claire: à défaut des 22 pouvoirs qu’il réclamait, le PLQ proposait la tenue d’un référendum sur la souveraineté, assortie d’une offre d’union économique avec le Canada.Dix-huit ans plus tard, M.Allaire ne croit plus que les Québécois opteraient pour la souveraineté.Manifestement, Mme Marois ne le croit pas non plus.Peut-on réellement leur donner tort?Il ne faut pourtant pas confondre la «sauce moumoune» du PQ avec la sauce adéquiste.En fin de semaine dernière, le conseil général de l’ADQ a très clairement réitéré que la démarche autonomiste s’inscrit «dans l’ensemble canadien», alors que l’objectif du PQ est toujours d’en sortir.M.Parizeau avait adopté lui aussi la stratégie des référendums sectoriels en 1988, mais Robert Bou-rassa l’avait dispensé de l’appliquer en faisant lui-mème la démonstration de l’impossibilité de renouveler le fédéralisme à la satisfaction du Québec.Mme Marois ne peut malheureusement pas compter sur Jean Charest, qui prend bien garde de ne rien demander qu’il sait être irrecevable à Ottawa Pendant un bref moment, après les élections de mars 2007, on a pu croire que Mario Dumont était destiné à reprendre les choses là où M.Bourassa les avait laissées.Qu’il pourrait même s’aventurer sur un terrain qui avait effrayé son mentor.Aujourd’hui, le PQ est condamné à refaire lui-même cet exercice pédagogique, alors qu’il est le moins crédible.Maintenir l’engagement de tenir un référendum que l’on ne croit pas être en mesure de gagner serait irresponsable, mais la nouvelle stratégie péquiste risque d’être tout aussi mal reçue par la population.La crise économique sera vraisemblablement chose du passé lors des prochaines élections, mais les Québécois voudront-ils la remplacer par une nouvelle crise politique?Malgré le départ de Mario Dumont, il ne faudrait peut-être pas enterrer l’ADQ trop vite.Pour ceux qui n’en pourront plus des libéraux, sans avoir pour autant envie de vivre quatre ans de chicanes avec Ottawa, elle pourrait bien redevenir une solution.sSm UÊÊÊÊÊtItÊÊÊk / misêmM m *¦ ifii ARCHIVES REUTERS Le projet de loi conservateur a l’appui de l’opposition Les délinquants sexuels seront fichés automatiquement Les policiers pourront consulter le registre afin de prévenir des crimes Le gouvernement conservateur a déposé un projet de loi hier modifiant le registre des délinquants sexuels, vieux d’à peine quatre ans.Il n’y aura plus de passe-droit et les condamnés seront automatiquement fichés.HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le gouvernement conservateur en a assez du pouvoir discrétionnaire des juges.Désormais, toutes les personnes condamnées pour viol, inceste ou pédophilie se retrouveront automatiquement fichées dans le registre des délinquants sexuels, et ce, à vie.Ils devront aussi remettre un échantillon de leur ADN.Le registre canadien des délinquants sexuels a été créé en 2004 par le gouvernement libéral de Paul Martin.Il permet à l’Etat d’inscrire les individus condamnés pour des crimes de nature sexuelle dans une base de données accessible aux corps policiers.Mais voilà: l’inscription n’est pas automatique.La couronne doit en faire la demande et le juge, l’autoriser au cours d’un processus que les policiers trouvent ardu.Selon le ministre conservateur de la Sécurité publique, Peter Van Loan, seulement 58 % des coupables ont été fichés jusqu’à présent «Quand 42 % des condamnés sont capables de l’éviter, l’inscription n’ayant ou bien pas été demandée par la couronne ou bien pas été accordée par le juge ou alors a fait l’objet d’une négociation de plaidoyer, on peut dire que cela rend le registre inutile», a déclaré le ministre en conférence de presse.Lorsque la loi rehaussant de 14 à 16 l’âge du consentement sexuel sera adoptée, l’inscription automatique s’appliquera aussi à ces contrevenants, a confirmé M.Van Loan.Ce projet de loi CHRIS WATT1E REUTERS Le ministre canadien de la Sécurité publique, Peter Van Loan, a annoncé son intention de modifier la loi afin de s’assurer que tous les délinquants sexuels soient fichés.avait été adopté par la Chambre des communes, mais l’élection a interrompu son cheminement législatif.Elle rendait criminel un homme de 21 ans ayant des relations sexuelles avec une jeune femme de 15 ans, par exemple.Travailler en amont Les changements proposés par le ministre permettront aux policiers d’avoir accès plus facilement à factuel registre, pas seulement lorsqu’ils tentent de résoudre un crime ou une disparition.«Si les policiers voient un homme se comporter de manière étrange proche d'une cour d’école, par exemple, ils pourront, si l’individu est en voiture, trouver le nom du propriétaire et découvrir si la personne figure dans le registre et faire du travail de prévention», a expliqué le ministre.Le président de l’Association canadienne des policiers, Charles Momy, ne pense pas que cela soit faisable.«Il faut faire attention.On veut toujours prévenir des crimes, mais je me demande si on n’arrive pas à un point où on utilise le registre pour essayer d’obtenir plus d’informations personnelles sur les gens, explique le policier.D’aller voir un homme dans un parc simplement parce qu’on a des soupçons, je ne pense pas que le public serait d’accord.» L’inscription automatique ne sera pas rétroactive.Les Canadiens reconnus coupables d’un crime sexuel à l’étranger seront désormais fichés à leur retour au pays.Enfin, les délinquants auront l’obligation de communiquer à la police le nom de leur employeur, le travail bénévole qu’ils accomplissent (s’il y a lieu) et de signaler à l’avance toute absence de sept jours ou plus de leur domicile.Jim Stephenson, le père d’un garçon de onze ans assassiné en 1988, a salué l’initiative conservatrice hier.«Le registre dans sa forme actuelle n’avait pas de dents», a-t-il déclaré.Il n’en pense pas moins qu’un registre ne permet pas de prévenir de crimes, seulement de gérer les délinquants.Le taux de récidive des délinquants sexuels est évalué à 27 %.A Montréal, l’ex-juge jeunesse Andrée Ruffo a salué le projet de loi.«Les droits ne sont pas absolus, ils sont interdépendants les uns par rapport aux autres.Il n’y a aucune réserve à limiter les droits des prédateurs sexuels quand il s’agit de la protection de nos enfants», a-t-elle déclaré.Le Bloc québécois, le NPD et les libéraux sont aussi d’accord avec les mesures proposées, sous réserve de les étudier plus en profondeur.Avec la collaboration de Brian Myles Le Devoir Parti québécois Des référendums sectoriels contre le référendum d’initiative populaire Le SPQ Libre négocie son appui au projet de Marois ROBERT DUTRISAC Québec — La proposition que s’apprête à présenter à ses militants la chef du Parti québécois, Pauline Marois, de tenir des référendums sur autre chose que la souveraineté n’enchante pas le SPQ libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre).Mais le club politique du PQ serait prêt à en discuter si son idée d’un référendum d’initiative populaire sur la souveraineté est adoptée.Le 13 juin prochain à Rivière-du-Loup, Pauline Marois présentera à la Conférence nationale des présidentes et présidents du PQ (CNPF) une démarche pour récupérer des pouvoirs d’Ottawa qui pourrait se conclure par la tenue de référendums sectoriels.Cette démarche serait associée à l’adoption d’une constitution du Québec et l’institution d’une citoyenneté québécoise, selon certaines sources péquistes.Cette proposition est le fruit du travail d’un comité, formé par la chef, qui réunit dix députés et la direction du PQ.Alexandre Cloutier, Bernard Drainville, Camil Bouchard, Lisette Lapointe, Pierre Curzi, notamment, ont travaillé sur ce projet de gouvernance nationale.«Les échos que j’en ai, c’est que ça [les référendums sectoriels] n’est plus dans la proposition», a indiqué, hier, Pierre Dubuc, du SPQ libre.Or selon une source au courant de la proposition, les référendums sectoriels demeurent une hypothèse qui sera soumise au CNPF.«On ne substitue pas une stratégie à l’autre, on additionne des choses», a-t-on souligné.«Plutôt que d’attendre les conditions gagnantes, on va faire des choses concrètes, des choses que les gens vont comprendre et qui vont même aller à des référendums sectoriels.» Le tout devrait culminer dans un référendum «global» sur la souveraineté.Lors de la dernière campagne électorale, la plate-forme du parti comprenait l’objectif «de fai- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Dubuc re progresser la nation québécoise».Cela passait par une bataille «pour récupérer tous les pouvoirs que les Québécois considèrent comme essentiels pour préserver leur identité, continuer à défendre leurs intérêts et assurer leur avenir: la langue, l’immigration, la culture, les communications et les relations internationales reliées à nos champs de compétence.» Qu'un gouvernement cherche à faire des gains face à Ottawa, Pierre Dubuc n’a rien contre.«S’ily en a encore qui ont besoin de faire la preuve que ça ne marche pas le fédéralisme, allons-y», a-t-il dit.Mais il ne faut pas que les référendums sectoriels tiennent lieu de stratégie pour l’accession à indépendance que seul un référendum sur la souveraineté peut entraîner.Pierre Dubuc a rappelé que Jacques Parizeau, alors chef de l’opposition, avait adopté cette stratégie des référendums sectoriels en 1988.Le porte-parole du SPQ Libre est prêt à en discuter.«Ce serait à évaluer», a-t-il dit, mais seulement si la formule du référendum d’initiative populaire sur la souveraineté figure au programme.CALGARY Des Afghanes craignent d’aller chercher leur diplôme Calgary — Une dizaine d’Afghanes qui ont suivi avec succès une formation à distance en commerce à l’école polytechnique SAIT de Calgary ne pourront assister à leur cérémonie de collation des grades, par peur de représailles dans leur pays.Ce sera plutôt le directeur du centre communautaire canado-afghan de Kandahar, Ehsanullah Ehsan, qui acceptera aujourd’hui les diplômes en leur nom.Il les remettra en mains propres aux nouvelles diplômées lorsqu’il sera de retour au pays.«C’est une réalisation importante, compte tenu de la société très conservatrice de Kandahar et du marché de l’emploi très sexiste à l’égard des femmes», a expliqué M.Ehsan.«Ces femmes, qui suivent des cours et qui accomplissent de grandes choses, entrent sur le marché de l’emploi et contribuent à l’économie de l’Afghanistan.Elles servent de modèle pour les autres femmes qui réussissent à décrocher des emplois dans des organisations importantes», a-t-il ajouté.Il a également affirmé que les diplômées occupent déjà un emploi auprès d’organisations internationales telles que les Nations unies.Elles gagneraient en moyenne 800 $ par mois, soit environ huit fois plus que le salaire d’un soldat de l'Armée nationale.Les jeunes diplômées afghanes, âgées de 20 à 30 ans, ont décidé de ne pas se rendre à Calgary en raison des représailles possibles de la part d’extrémistes qui croient que les femmes ne devraient pas être instruites, a indiqué M.Ehsan.Selon lui, il ne serait pas étonnant que l’on démontre de l’animosité à leur égard.MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE mdavid@ledevoir.com La Presse canadienne mm A I L E 1) E V OIK, L E M A K I) I 2 J l! 1 N 2 0 0 i) ACTUALITES Mort de Fredy Villanueva L’enquête du coroner retardée jusqu’à l’automne BRIAN MYLES L’ enquête du coroner sur la 1 mort de Fredy Villanueva ne reprendra pas avant l’automne, les négociations sur la rémunération des avocats de la famille et des blessés ne faisant que commencer.Un procureur aux enquêtes du Bureau du coroner, Christian Hacquin, a pris contact vendredi avec Alain Arsenault, afin de discuter du tarif horaire et du mandat des avocats qui pourraient représenter la famille Villanueva et les blessés.Me Hacquin n’entrevoit pas une reprise de l’enquête avant le mois de septembre, voire octobre.«C’est un dossier très exceptionnel», a-t-il dit.Le taux de référence au gouvernement est de 100 $ l’heure pour des avocats payés par l’État, mais il peut être ajusté à la hausse ou à la baisse selon l’expérience des juristes en présence.En tous les cas, toute entente éventuelle devra être approuvée par le ministère de la Sécurité publique.«On n’a pas le pouvoir formel de négocier le taux», a dit M.Hacquin.La semaine dernière, le coroner ad hoc, Robert Sansfa-çon, a suspendu son enquête sur la mort du jeune Villanueva, tombé sous les balles de la police de Montréal.M.Sansfa-çon a ainsi renvoyé un problème de boycottage qui menaçait la crédibilité et la survie même de son enquête dans la sphère politique.Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a dû revenir sur sa décision et accepter de payer les frais d’avocats de la famille et des blessés, Jeffrey Sagor-Metellus et Denis Meas.Le clan Villanueva veut aussi obtenir la certitude que l’enquête traitera du profilage racial à Montréal-Nord.Le juge Sansfaçon n’exclut pas cette possibilité, mais il veut d’abord établir les causes et circonstances du décès de Fredy Villanueva avant de décider s’il est opportun de se prononcer ou non sur le profilage racial.A ce sujet, la porte est toujours close.Les négociations ne portent pas sur le mandat de l’enquête, une prérogative qui appartient pleinement au coroner, a expliqué hier Me Hacquin.«On n'intervient pas dans les travaux d’un coroner.C’est un officier public indépendant et impartial», a-t-il tranché.Le Devoir Pas d’engorgement à la frontière .SANDY HUFFAKER AFP LES NOUVELLES MESURES à la frontière américaine ont passé le test avec succès hier.Alors que les voyageurs devaient présenter pour la première fois un passeport à la frontière terrestre, un permis de conduire Plus ou un autre des documents approuvés, la circulation était fluide aux postes frontaliers.«Les nouvelles mesures ont été implantées avec succès», a affirmé la porte-parole de la US Customs and Border Protection, Joanne Ferraira.«Il n’y a pas eu de délais supplémentaires, et les voyageurs présentent les documents exigés.» La plupart des véhicules ont traversé en moins de dix minutes, car les voyageurs se sont présentés passeport à la main.Les autres m sont pas rentrés bredouilles, puisque les agents frontaliers leur accordent une période de grâce pendant laquelle ils leur remettent simplement un avis.Ils précisent toutefois que la situation ne doit pas se reproduire, sans quoi le temps d'attente de ces personnes à la frontière pourrait se voir allonger en raison de la vérification de leur citoyenneté.EN BREF La GRC retire ses vieux laser Victoria — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé hier qu’elle retirait de la circulation un ancien modèle de pistolet à décharges électriques Taser utilisé au pays.La GRC a précisé que tous les Taser de modèle M26 seront retirés jusqu'à ce que chaque appareil puisse être mis à l’épreuve.Après ces tests, seuls les appareils fonctionnant correctement seront utili- sés, a ajouté la GRC dans un conununiqué diffusé hier.Dans la journée, le gouvernement de la Colombie-Britannique avait ordonné à la GRC de mettre fin à l'utilisation des quelque 600 pistolets à impulsion électrique de vieux modèle, après que des tests eurent démontré que l’arme ne respecte pas toujours les spécifications d’usage.L’utilisation du pistolet Taser est sur la sellette depuis la mort de Robert Dziekanski, en octobre 2007.- La Presse canadienne Camps d’été 2^9 Apprenez l'anglais au camp d'été Kells tout en vous amusant ! Date : 6 au 24 juillet 2009 Programme : Première année complétée jusqu’à la 6‘ année En matinée, des professeurs ayant la certification ESL aideront les élèves à perfectionner leurs aptitudes en lecture, écriture et expression orale.En après-midi, les élèves mettront leur enseignement en pratique dans un contexte de loisirs : sports, arts et artisanat, sorties et plus encore.Endroit : 2290, boul.Cavendish (coin Maisonneuve 0.) 514 485 8565 kadinin«>kells.ca www.kells.ca DEPUIS 1983 1 .’ mm mm CAMPS D’IMMERSION EN ANGLAIS • Pour étudiants de 7 à 17 ans Pour information: • Centre-ville de Montréal et Toronto à Toronto: (416) 921-6998 ¦ Camp de jour et résidence à Montréal: (514) 531-4193 www.mwscamps.com office@mwscamps.com Pour annoncer dans œ regroupement, contactez Isulrelle Sanchez au 514 9N5-3454 ou à isanchez@ledevoir.com Mairie du Plateau Mont-Royal Helen Fotopulos s’éclipse au profit de Michel Labrecque Le conseiller municipal Michel Labrecque menaçait de quitter la vie politique au terme de son mandat en novembre.Désireux de garder dans ses rangs cette étoile montante de la politique municipale, le maire Gérald Tremblay l’a désigné comme candidat au poste de maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal en prévision du scrutin de l’automne.JEANNE CORRIVEAU La mairesse de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, Helen Fotopulos, a affirmé hier qu’elle s’éclipsait volontairement pour laisser la place à Michel Labrecque, conseiller du district du Mile-Énd et président de la Société de transport de Montréal (STM), qui tentera de lui succéder lors des élections municipales du 1er novembre.Renonçant à solliciter un autre mandat à la mairie du Plateau, elle entend réfléchir à son avenir au cours des prochaines semaines.Mme Fotopulos a nié les informations selon lesquelles on l’aurait incitée à se retirer.«J’ai pensé que c’était le temps, sur- tout que Michel [Labrecque] était en réflexion.J’ai pensé qu’il devait rester en politique», a-t-elle expliqué hier lors d’une conférence de presse en compagnie du maire Tremblay.Le retrait de Mme Fotopulos a convaincu Michel Labrecque de briguer la mairie du Plateau.Cette annonce survient alors que cet arrondissement se retrouve dans la tourmente après le départ de la conseillère Josée Duplessis qui est passée dans le camp de Projet Montréal le mois dernier.Celle-ci s’était plainte de problèmes de gouvernance dans le Plateau et de l’attitude de la mairesse Fotopulos.Quant à Mme Fotopulos, elle a indiqué quelle allait prendre une décision quant à son avenir au cours des prochaines semaines.Selon des informations qui circulent depuis quelques jours, elle aurait été pressentie par l’entourage du maire Tremblay afin de se porter candidate au poste de conseillère dans le district de Côte-des-Neiges, où elle réside, à la place de Francine Senécal, dont la présence au sein du caucus d’Union Montréal ne serait plus désirée.Mme Senécal est la conjointe de l’ex-directeur de la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), Martial Fillion, qui a été congédié en décembre dernier à la suite d’irrégularités commises dans la gestion de cet organisme.«On ne commentera pas des rumeurs», a tranché M.Tremblay.Au sujet de Mme Fotopulos, le maire a fait ce commentaire: «Si elle décide d’être candidate, nous lui trouverons une place», a-t-il assuré.Michel Labrecque a réitéré son appui à Gérald Tremblay et a tourné en dérision les candidatures-surprises à la mairie de Montréal sans toutefois nommer l’ex-ministre Louise Harel qui a entrepris une réflexion à ce sujet.«On n’est pas dajis Montréal Académie où orma nous sortir un maire de dernière minute», a-t-il déclaré.Quelques instants plus tard, il a nié viser Mme Harel par ses propos.De son côté, le maire Tremblay a refusé de commenter la possible candidature de Louise Harel.Le maire Tremblay a par ailleurs confirmé hier la candidature de Marcel Parent à la mairie de Montréal-Nord où l’homme de 77 ans sollicite un troisième mandat pour Union Montréal.Plusieurs autres maires d’arrondissement d’Union Montréal tenteront de se faire réélire en novembre.Il s’agit de Luis Miranda (Anjou), Claude Dauphin (Lachine), Alan DeSousa (Saint-Laurent) et Claude Trudel (Verdun).L’investiture d’André Lavallée (Rosemont-La Petite-Patrie) est prévue pour la mi-juin.Le Devoir Station spatiale internationale L’astronaute canadien ne craint pas la mort; il a peur de l’erreur Pour combattre le dépaysement, Bob Thirsk lit Anne la maison aux pignons verts Longueuil — L’astronaute canadien Bob Thirsk affirme que sa principale crainte à bord de la station spatiale internationale (SSI) est de commettre une grave erreur.«Vous savez, les astronautes ont toujours peur d'être blessés ou de mourir, mais en fait, notre plus grande crainte, c’est de commettre une erreur, alors j’espère que je passerai à travers ces six mois sans faire d’erreur grave», a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse.M.Thirsk a reconnu avoir dû monter une pente abrupte au cours des premiers jours de sa mission.Il a ajouté avoir l’impression de vivre dans un monde surréel.«Mais, d'une certaine manière, la station spatiale ressemble beaucoup à ce à quoi je m'attendais, a néanmoins dit M.Thirsk.Les simulateurs de formation disponibles dans plusieurs pays sont très performants et nous procurent une solide formation de base», a-t-il ajouté.L’astronaute canadien est arrivé vendredi à bord de la SSI en compagnie de deux autres collègues pour y entreprendre un séjour de six mois.Pour lutter contre le mal du pays, il a apporté quelques objets personnels, dont une photographie signée par l’ancienne vedette du Canadien de Montréal, Jean Béliveau, ainsi que des extraits du classique canadien Anne la maison aux pignons verts.M.Thirsk a également parlé de ses habitudes à bord de la station spatiale.Il dit se lever à 6 h 30 pour entamer une journée occupée.«C'est un rythme soutenu, mais nous accomplissons beaucoup de choses», a-t-il précisé.Depuis l’arrivée de M.Thirsk, du Russe Roman Romanenko et du Belge Frank De Winne, la station internationale compte six astronautes à son bord, une première depuis sa création, il y a 10 ans.Ils devraient être rejoints par une autre astronaute canadienne, Julie Fayette, qui doit y effectuer une mission de 16 jours à compter du 13 juin.Ce sera la première fois que deux astronautes canadiens se trouveront dans l’espace en même temps.La Presse canadienne EN BREF Projet de loi mort-né Ottawa — Le gouvernement conservateur a indiqué hier qu’il n’avait pas l’intention d’appuyer le projet de loi proposé par le Nouveau Parti démocratique (NPD) visant à faciliter l’accès au régime d’assurance-emploi avant que les parlementaires n’interrompent leurs travaux pour l’été.Par conséquent, le j)rojet de loi déposé par le NPD mourra sans doute au feuilleton.Ce projet de loi sera soumis à un débat cette semaine.De plus, il est prévu qu’il soit soumis à un vote en deuxième lecture, le 10 juin.Si le projet de loi était adopté, le minimum d’heures travaillées pour avoir droit à des prestations d’assurance-chômage serait fixé à 360 heures, peu importe le lieu de résidence.Ce changement ajouterait environ 150 000 Canadiens à la liste des prestataires du régime d’assurance-emploi.Le Parti libéral du Canada et le Bloc-québécois ont dit qu’ils allaient se prononcer en faveur de cette initiative -La Presse canadienne LE DEVOIR.L E M AUDI 2 .1 II I N 2 O O D i\ LE MONDE Escalade de la violence Les talibans enlèvent des centaines d’étudiants pakistanais Quatre soldats américains tués dans deux attaques à la bombe en Afghanistan REUTERS Peu après avoir enlevé des centaines d’étudiants hier dans la région tribale du Nord-Waziristan, au Pakistan, les talibans en ont relâché quelques-uns (photo)./ r .1 i-S iis Des centaines d’étudiants revenant d’une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, près de la frontière afghane, ont été enlevés hier par des talibans, et des négociations sont en cours pour tenter d’obtenir leur libération.La même journée, en Afghanistan, quatre soldats américains ont été tués dans l’est du pays dans une attaque à la bombe.Des combattants talibans ont enlevé hier environ 400 personnes — des étudiants d’un collège militaire, leurs enseignants et leurs proches — qui circulaient dans un convoi de minibus dans la région tribale du Nord-Waziristan, dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé la police.Cet enlèvement survient alors que l’armée pakistanaise est engagée dans une vaste offensive contre les combattants islamistes autour de la vallée de Swat, dans une autre partie du Nord-Ouest Des talibans en armes ont contraint le convoi à s’arrêter alors qu’il faisait route vers la ville de Bannu.Le conducteur d’un des véhicules a pu s’échapper et a rapporté l’enlèvement aux autorités, a précisé à Reuters Razaq Khan, responsable de la police dans le village de Bakka Kheil.«Les étudiants ont indiqué qu’un taliban armé d’une grenade était monté à bord de chaque bus et les avaient enlevés.Nous ignorons où ils sont partis», a-t-il ajouté.Le chef de la police de Bannu, Iqbal Mar-wat, a déclaré que quelque 400 personnes circulant à bord de 28 véhicules avaient été enlevées et que 67 avaient réussi à s’échapper.Plusieurs groupes liés aux taliban et à al-Qaïda opèrent au Nord-Waziristan et ils sont alliés de manière informelle aux taliban de la vallée de Swat.L’armée n’a lancé aucune offensive au Nord-Waziristan.Un conseiller du gouvernement des zones tribales, Mirza Mohammad Jihadi, a indiqué que des efforts étaient déployés pour obtenir la libération des personnes enlevées.L’armée s’est emparée samedi de Mingora, principale ville de la vallée de Swat, et elle a, le lendemain, levé un couvre-feu, permettant à des milhers de personnes bloquées par les combats de partir.«Il n’y a rien à manger, pas d’eau, pas d’électricité, pas d’essence, pas de téléphone, pas d’hôpital », a rapporté Nisar Khan, un habitant de Mingora qui a pu quitter la ville dimanche avec sa famille.Les combats se poursuivaient ailleurs dans la vallée et l’armée a annoncé hier que 18 activistes et deux soldats avaient été tués au cours des dernières 24 heures.L’armée a déployé 15 000 hommes, soutenus par l’artillerie et l’aviation, contre une force estimée initialement à 5000 activistes, mais elle a par la suite indiqué qu’il devait y avoir un noyau dur de 2000 combattants.Les militaires ont affirmé, avoir tué plus de 1230 activistes, et avoir perdu plus de 90 hommes depuis le début des combats, mais ces chiffres n’ont pu être confirmés de source indépendante.Les autorités ont estimé à 2,4 millions le nombre de personnes déplacées en raison du conflit dans la vallée de Swat et dans des régions voisines, ce qui fait redouter une crise humanitaire.Les neuf dixièmes ont été accueillis par des amis ou des proches et les autres ont afflué dans des camps.Sur le terrain afghan En Afghanistan, quatre soldats américains de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf), qui dirige les troupes de l’OTAN en Afghanistan, ont été tués hier dans deux attaques à la bombe dans l’est du pays, ont annoncé des sources à l’Isaf.«Quatre soldats de l’Isaf sont morts dans deux attaques à la bombe artisanale dans l’est de l’Afghanistan aujourd’hui» hier, indique un communiqué de l’Isaf, sans plus de précisions.L’Isaf n’a pas donné le nom du lieu où se sont produites les attaques.Selon une source militaire au sein de l’OTAN, les victimes sont quatre soldats américains qui ont trouvé la mort dans la province de Wardak, situé un peu à l’ouest de Kaboul.Au début de l’année, l’armée américaine avait déployé 3000 hommes supplémentaires dans le Wardak et le Logar, où les insurgés avaient implanté des cellules kamikazes visant Kaboul et où les violences se multipliaient Ces décès portent à 64 le nombre des soldats américains tués, et à 121 au total celui des militaires étrangers morts depuis le début de l’année en Afghanistan, selon un comptage établit à partir du site internet icasualties.org.Reuters et AFP JACQUES GRENIER LE DEVOIR Cai Chongguo vit en France depuis 1989 où il a fondé une association et une revue.Interview d’un dissident exilé en France « J’étais à Tiananmen » CLAUDE LÉVESQUE Cai Chongguo était à la fois étudiant et professeur de philosophie à l’Université de Wuhan, dans le centre de la Chine, quand il a décidé de se rendre à Pékin, où des milliers d’étudiants convergeaient vers la place Tienanmen, au printemps de 1989.Sa participation à ces «événements historiques», qui se sont terminés avec le massacre que l’on sait, a complètement bouleversé sa vie puisqu’il a dû s’exiler en France peu de temps après.Cai Chongguo, qui n’est jamais retourné dans son pays natal, vient de publier J’étais à Tiananmen (Editions l’Esprit du temps).«Dans le train, en approchant de Pékin, j’ai vu des convois de camions militaires.Je ne savais pas ce qui se préparait, car, en Chine, on voit souvent des déplacements militaires.Mais, le soir même, la loi martiale était déclarée», a-t-il raconté hier, dans une entrevue au Devoir.«C’était la fête, il y avait un espoir extraordinaire», poursuit-il.C’était l'époque où les choses bougeaient en Union soviétique, avec hglasnost lancée par Mikhail Gorbatchev.En Chine même, une lutte de pouvoir opposait les ailes réformiste et conservatrice du parti communiste au pouvoir.«Dans une certaine mesure, à la fin des années 1980, la Chine était plus ouverte politiquement qu’aujourd’hui, estime Cai Chungguo.C’était la période dite de rémancipation de l’esprit”.Ce slogan avait été choisi par le parti lui-même pour “démaoi-ser” le pays et mener ses réformes économiques.» «Jusqu’à la fin, les manifestants n'ont pas cru que les soldats allaient tirer, rappelle Cai Chongguo.Nous avons été élevés avec l’idée que l’armée du peuple ne pouvait pas tirer sur le peuple.De plus, en Chine, les universités ne datent que de la fin du XDCe siècle: par conséquent, les étudiants y représentent la modernité et l’avenir, et ils sont très respectés, même un peu gâtés.» Le matin fatidique du 4 juin, après avoir vu un premier mort dans une rue à l’ouest de la place Tienanmen, Cai Chongguo s’est mis à courir pour aller avertir les étudiants massés sur la place que la répression allait s'abattre, mais en vain: «J’avais peur, mais il fallait que j’essaie d’empêcher le massacre, sinon je m’en serais voulu toute ma vie.» Rentré à Wuhan, il organise des réunions afin de calmer les étudiants et les dissuader d’entreprendre des actions suicidaires.«J’ai voulu éviter un autre massacre dans ma propre ville», ex-plique-t-il.Apprenant très vite que la police s’apprête à l’arrêter, il doit fuir la Chine en passant par Hong Kong.En France, il a fondé une association et une revue.Il milite aujourd’hui en faveur de la formation de syndicats indépendants en Chine.«La structure sociale a changé avec la privatisation et les investissements étrangers, explique-t-il.En 1989, il n’y avait pas de conflit entre le travail et le capital.Il n’y avait pas de catégorie sociale capitaliste.Aujourd’hui, il y a beaucoup de manifestations de la part d’ouvriers-paysans.Ils sont devenus les acteurs les plus importants, ils ont remplacé les étudiants et les intellectuels des années 1980.» Le Devoir EN BREF Iran: heurts mortels Téhéran — Des heurts ont fait cinq morts et des dizaines de blessés dans la ville iranienne de Zahedan, où 25 personnes avaient péri jeudi dans un attentat contre une mosquée chiite, rapportait hier le site Internet de la chaîne de télévision iranienne Press TV.De nombreux membres de la minorité sunnite vivent dans cette localité du sud-est du pays, non loin de la frontière pakistanaise.Les cinq morts ont été pris au piège dans l’incendie criminel d'un bâtiment appartenant à une filiale du Mehr Financial and Credit Institute, ajoute la télévision.Elle précise que des groupes de manifestants sunnites sont descendus dans les rues dimanche, à la suite de rumeurs selon lesquelles un de leurs chefs religieux avait été assassiné.«Des éléments incontrôlés ont alors attaqué et saccagé plusieurs bâtiments publics.Il y a eu des di- zaines de blessés», poursuit Press TV.Les autorités iraniennes ont par ailleurs annoncé l’arrestation de plusieurs personnes accusées d’alimenter les différends entre communautés dans la région.Le président conservateur Mahmoud Alunadinejad brigue un second mandat lors des élections du 12 juin et doit composer avec des adversaires réformateurs qui parie sur une détente avec l’Occident.- Reuters Colonisation juive Nétanyahou continue de défier Obama Jérusalem — Le premier ministre israélien, Benjamin Né tanyahou, a une nouveEe fois opposé hier une fin de non-recevoir au président américain Barack Obama, qui insiste sur un gel total des activités de colonisation juive à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.Lors de sa première rencontre avec le chef du likoud, le 18 mai, le chef de la IVlaison-Blanche avait rappelé l’État juif à ses obh-gations de stopper la colonisation en vertu de la «feuille de route» internationale pour la paix de 2003.Il a réitéré son appel ferme à un gel total des colonies en recevant jeudi dernier le président palestinien Mahmoud Abbas.Devant la commission des Affaires étrangères et de la défense de la Knesset, Nétanyahou a fait appel sur ce dossier «à la raison et à la logique» qui veulent, selon lui, qu’«o« ne puisse pas geler la vie» et empêcher la «croissance naturelle » des colonies existantes.«Geler la vie ne serait pas raisonnable», a-t-U dit, selon un participant à la réunion.Les constructions doivent se poursuivre pour permettre aux familles qui vivent dans ces colonies de pouvoir s’y épanouir, a-t-E dit.À trois jours d’un discours très attendu qu’Obama doit prononcer au Caire à l’adresse du monde musulman, Nétanyahou a suggéré au président américain de se rallier à l’accord conclu entre Israël et son prédé cesseur George Bush autorisant les constructions dans les colonies existantes tout en bannissant toute nouveEe implantation.Le sort des colonies juives de Jérusalem-Est et de Cisjordanie est au coeur du conflit israélo-palestinien et Nétanyahou espère atténuer les pressions de Washington en procédant au démantèlement de colonies sauvages.Israël a ainsi dégagé hier trois caravanes instaEées par des colons à Nahalat Yosef, près de la viEe palestinienne de Naplou-se.Au retour de Nétanyahou des États-Unis, une autre colonie sauvage proche de Ramallah avait été détruite mais, depuis, des colons s’y sont réinstaEés.Un demi-million de colons juifs vit à Jérusalem-Est et en Cisjordanie au milieu de trois milËons d'Arabes avec lesquels les frictions et violences sont fréquentes.Après le démantèlement de Nahalat Yosef, des dizaines de colons ont mis le feu à des champs palestiniens et se sont heurtés aux forces de sécurité is-raéüennes.Près de la colonie de Kedoumime, également près de Naplouse, des colons ont lapidé dans la matinée une voiture palestinienne, blessant six personnes, dont une grièvement, a-t-on appris de source palestinienne.Reuters Le Salvador renoue avec Cuba San Salvador — Le Salvador et Cuba ont signé hier à San Salvador l’acte rétabEssant leurs relations diplomatiques, rompues après l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro en 1959.Peu avant, Mauricio Funes, premier président de gauche élu depuis 20 ans au Salvador, avait annoncé le rétabEssement «immédiat» des relations avec Cuba dès son discours d’investiture, en présence de nombreux dirigeants d’Amérique latine et de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.Le Salvador demeurait le seul pays d’Amérique centrale à ne pas avoir rétabli ces relations, depuis que le Costa Rica avait renoué avec La Havane en mars dernier.Ancien journaliste de télévision, Funes se présente comme un homme de la gauche modérée.Il était candidat du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN).Il a axé son discours d’investiture sur la nécessité de relancer l’économie, rendant hommage au président américain Barack Obama ainsi qu’à 1 Hillary Clinton.Clinton a assuré que Washington coopérerait avec le gouvernement de Funes ainsi qu’il l’a fait avec les gouvernements de droite qui se sont succédé au Salvador depuis la guerre civile de 1980-1992 qui a fait 75 000 morts.Funes a déclaré qu’il lancerait un programme d'austérité gouvernementale et qu’il réprimerait la fraude fiscale et la corruption.AFP et Reuters Sri Lanka: l’ONU se défend New York — Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a catégoriquement démenti hier que l’ONU ait délibérément sous-estimé le nombre des victimes civiles du conflit au Sri Lanka.«Je démens catégoriquement — je dis bien: catégoriquement — toute suggestion selon laquelle les Nations unies auraient délibérément sous-estimé des chiffres», a-t-il déclaré devant l’Assemblée générale de l’ONU.Se référant à des informations parues récemment dans la presse, notamment le chiffre de 20 000 victimes civiles, M.Ban a affirmé: «La plupart de ces chiffres ne proviennent pas de l’ONU et ne concordent pas avec les informations dont nous disposons».«Quelqu’en soit le total, le nombre de victimes civiles était inacceptable, comme je l’ai dit à plusieurs reprises», a ajouté le chef de l’ONU.L’ONU a été accusée récemment par plusieurs organes de presse d’avoir eu connaissance de bilans élevés de victimes civiles mais de ne pas les avoir rendus publics pour ménager le gouvernement sri-lankais.Le quotidien britannique Ihe Times a écrit qu’aux évaluations confidentielles faisant état de 7000 civEs tués jusqu’à fin avril, U convenait d’ajouter sur la base de sources onusiennes 1000 civils tués chaque jour jusqu’au 19 mai, le lendemain de la mort du chef de la rébellion des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LITE).Le bilan s’élèverait donc selon le journal à 20 000 morts dans l’ultime phase du conflit, au cours de laquelle les troupes gouvernementales ont vaincu les rebelles dans d'intenses combats au sein d’une étroite zone renfermant des müliers de civüs.Agence France-Presse LE DEVOIR, LE MARDI 2 J II I N 2 O O 9 A ED TORIAI DÉPENSES À LA SODEC Le faux-fuyant Le Conseil des ministres doit décider quand et comment le président de la SODEC quittera ses fonctions.Comme Jean-Guy Chaput, qui a déjà laissé des plumes dans cette affaire étrange, le gouvernement a beaucoup à perdre de cette opération, selon qu’il choisira de remercier le dirigeant ou de le chasser.L Marie-Andrée Chouinard a réunion du conseil d'administration de la SODEC ne s’est pas éternisée sans raison vendredi dernier: difficile de justifier la destitution d’un président quand on ne trouve véritablement rien à lui reprocher! Apparemment incapable de faire grief à son dirigeant d’une réelle faute, mais sachant Jean-Guy Chaput condamné d’avance, le conseil d’administration s’est rabattu sur un magnifique faux-fuyant: le contexte.Laconique, le communiqué publié après le sommet évoque «l’ampleur du débat» et «l’urgence de rétablir le cours normal» des choses.Faisant allusion à la «légitimité» trouée de M.Chaput, le conseil, sans doute étourdi par la tempête, cède aux événements plutôt que de s’en tenir aux faits.Sa recommandation est officiellement destinée à la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, qui doit sous peu faire rapport au Conseil des ministres.Mais la décision de la ministre était-elle convenue avant même que l’on n’inspecte les colonnes de chiffres?La question brûle toutes les lèvres.Le contexte a joué pour beaucoup, il faut l’admettre.Pour des maladresses comptables, tant la ministre St-Pierre que le premier ministre Jean Charest ont publiquement insisté sur le caractère choquant ou inacceptable d’une telle attitude.Le vérificateur général, Renaud Lachance, s’est presque adonné à l’art de la chronique, ne laissant pas les chiffres parler d’eux-mêmes.Ce n’était pas là son rôle.Au Conseil des ministres de trancher maintenant, sans s'appuyer seulement sur la façade politique.Il a entre les mains un rapport du vérificateur qui ne révèle aucune malversation, mais dévoile plutôt une certaine nonchalance.Il sait que le contrat du président de la SODEC vient à échéance en octobre — quatre petits mois, y compris la pause estivale! — et qu’il est entendu qu’on ne l’appellera pas à renouveler l’expérience.Il redoute sûrement que M.Chaput, outré par cette condamnation sans appel, fasse de son congédiement une bataille judiciaire.Tout aussi habile que coincé, le conseil d’administration de la SODEC a d’ailleurs indiqué vendredi que mieux valait remercier M.Chaput «selon les termes convenus dans ses conditions d’emploi».La ministre St-Pierre a beau indiquer que les «contribuables ne trouveraient pas acceptable» de payer un dédommagement à M.Cha-put, des règles contractuelles existent pour chapeauter ce lien d’emploi.Québec, qui devrait simplement recommander que le président de la SODEC termine son mandat et vogue vers un autre avenir, n’est pas sans le savoir: ces balises dépassent largement les questions d’antipathie et la petite bisbille politique.De quelle manière le gouvernement choisira-t-il de clore cette affaire?Au-delà du sort personnel de Jean-Guy Chaput, la décision du Conseil des ministres pourrait influer sur la perception publique des questions de gouvernance, avec en plein centre, la toute nouvelle Loi sur la gouvernance des sociétés d’État.Depuis 2007, la séparation des rôles dans la haute direction de ces sociétés garantirait indépendance et transparence.Un immense doute s’installe, que le gouvernement doit dissiper.La loi a peut-être enrayé des pratiques de direction malsaine, mais était-ce pour mieux ouvrir la porte à l’asservissement politique?Ce serait totalement à proscrire.machouinard@ledevoir.com CANCER DU SEIN Et maintenant, docteur?imanche après-midi, le ministre Bolduc a fait ce que l’on attendait de lui en réunissant les pathologistes et les hémato-oncologues autour d’une même table.Parmi eux, il y avait l’auteur de la fameuse étude pilote sur les marqueurs du cancer du sein, le D1 Louis Gaboury, qui a répété que l’on ne pouvait pas conclure qu’entre 15 % et 30 % des femmes atteintes de ce cancer avaient reçu un mauvais traitement.Hier, c’était au tour du Collège des médecins de tenter de calmer le jeu et de recommander la création d’un programme d’assurance qualité national obligatoire pour les laboratoires.Cela dit, malgré les efforts consentis pour faire tomber la pression, le Collège reconnaît que l'étude du pathologiste Gaboury est troublante.Et comme deux et deux font quatre, cela signifie qu’en effet, des femmes ont pu recevoir un traitement qui ne correspond pas à leur état.Ce que l’on ne connaît pas, c’est le nombre.Mais le problème existe, et il faut y faire face.A la lecture de cette étude et à la suite des réponses fournies par le pathologiste, hier, on comprend qu’il faut rapidement refaire un certain nombre de tests en accordant la priorité à des catégories dont l’examen préliminaire laisse voir un taux de concordance anormalement bas.Par exemple, au sein de son propre hôpital (le CHUM), on trouve seulement 10 % des cancers du sein associés au gène Her-2 alors que la littérature scientifique situe le pourcentage normal autour de 20 %.La différence est importante.En conséquence, il faut recenser les laboratoires qui présentent un taux d’erreurs plus élevé que la normale pour un type de cancers du sein, ou un nombre de cancers particuliers anormalement différent de ce que l’on retrouve dans la littérature, et refaire les examens de tissus qui ont été conservés de ces patientes.Est-ce que le ministère agira en ce sens malgré les coûts et l’envergure potentielle de la tâche?Ne va-t-on pas tenter d’exercer des pressions sur le comité d’experts que l’on s’apprête à créer pour qu’il recommande de restreindre l’exercice au strict minimum faute de ressources humaines et financières?Membres de ce comité d’experts scientifiques, sachez qu’en votre âme et conscience, vous devez exiger que tout, vraiment tout, soit fait pour que chaque femme victime d’un cancer du sein au cours des dernières années reçoive le traitement approprié à sa condition.Que l’on fasse appel à des laboratoires étrangers au besoin, et que cela plaise ou non au ministre, voilà qui est tout à fait secondaire.Pour l’heure, la santé de ces femmes doit devenir la «première priorité» de ce gouvernement qui a déjà commis une erreur grave en retardant indûment la mise sur pied d’une assurance qualité malgré le scandale de Terre-Neuve.j-rsansfacon(aiedevoir.ca f '% Jean-Robert Sansfaçon LF, DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE lO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND ,V!*(VrW, NOUVEL pu CANADÎEM.-.TEL Out L'A LlWSÉ ôû'l CâRWHEfUi £ 0 î LETTRES Téléfilm est fier de sa délégation Dans un article intitulé «62‘ Festival de Cannes - Adieu Croisette!», publié dans Le Devoir du 25 mai, la journaliste Odile Tremblay a inventé de toutes pièces une rumeur sur Téléfilm Canada qui demande une rectification rapide de votre part.Contrairement à ce qu’a écrit Mme Tremblay, Téléfilm était fier de sa délégation à Cannes et, notamment, de Louise Deslauriers, directrice nationale, long métrage, marché francophone.Mme Deslauriers a quitté le festival une fois ses fonctions officielles terminées, tel que c’était prévu avant même le festival.Nous étions également fiers de la présence canadienne à Cannes sous l’égide du Pavillon du Canada.Et nous nous sommes réjouis du succès de tous les films d’ici, dont celui, remarquable et bien mérité, du premier film de Xavier Dolan, J’ai tué ma mère.A Cannes, nos représentants ont participé à tous les événements entourant ce film, et Téléfilm contribue d’ailleurs avec beaucoup d’enthousiasme au financement de sa mise en marché.Michel Pradier Directeur, financement des projets Téléfilm Canada S.V.P., Madame Louise Harel J’ai grandi avec le rêve d’un Québec qui nous appartiendra un jour.J’ai voté pour la première fois en 2008 et, naturellement, j’ai soutenu votre parti.De plus, j’admire beaucoup votre cheminement et l’ardeur que vous continuez à manifester pour la chose politique.Cela étant posé, je me permets de vous demander de ne pas venir fausser le jeu dans les élections municipales de novembre prochain.Notre planète est sur le point de suffoquer, c'est aussi simple que ça.Pour assurer notre survie, il faut planifier et gérer les villes autrement, c’est urgent.De plus, notre ville, la locomotive du Québec, prend chaque année un retard plus dramatique par rapport aux métropoles du monde qui ont su se doter d'un plan de revitalisation ambitieux.Laissons les enjeux nationaux au niveau national, et concentrons-nous, à Montréal, sur les enjeux municipaux.Avec toute la bonne volonté du monde, c’est une chose que vous ne pourriez pas faire, car les enjeux nationaux vous sont «tatoués sur le front», personne n’y peut rien.Marie-Eve Lamoureux, Pointe-aux-Trembles, le 31 mai 2009 Pour une enquête à la Caisse Il serait à l’avantage de tous les Québécois que l’on fasse la lumière sur les pertes historiques de 40 milliards de dollars de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Il ne faut pas oublier que ces pertes auront des conséquences non seulement sur les grands régimes de retraite du Québec, mais également sur ses principaux régimes publics d’assurance, comme ceux administrés par la SAAQ et la CSST, et sur le Fonds des générations.La tenue d’une enquête est un passage obligé afin que les erreurs commises dans le passé ne se répètent pas à l’avenir.Trop de questions demeurent sans réponse.Nous gardons de la commission parlementaire spéciale une désagréable impression de manque de transparence organisé.Nous réitérons donc notre demande pour la tenue d’une commission d’enquête publique.Madelaine Michaud Présidente Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) Québec, le 29 mai 2009 ADQi/cfowY Caire?Présent au conseil national de l’ADQ, j’ai pu y entendre les discours des trois aspirants à la direction.Un Eric Caire qui ne parle pas anglais pendant son discours, suivi d’un Christian Lévesque prudent et d’un Gilles Taillon aguerri aux discours publics.Le tout m’a laissé songeur.Un chef adéquiste ne parlant pas anglais n’est pas l’idée du siècle.Bien que sympathique, l’inexpérience de Christian Lévesque pourrait le rattraper.Puis quant à Gilles Taillon, difficile de confier le Québec moderne à un homme aux allures des années 50.Puis le discours enflammé de Gérard Deltell samedi m’est revenu à l’esprit: peut-être l’ADQ a-t-elle trois aspirants à la direction et déjà un chef! Benoit Jacques Boucherville, le 31 mai 2009 LIBRE OPINION L’indépendance, maintenant plus que jamais VICTOR-LÉVY BEAULIEU Ecrivain Je serai candidat indépendantiste indé-pendant à l’élection qui se tiendra dans le comté de Rivière-du-Loup le 22 juin chain.Je le fais parce que je tiens à ce que l’on parle de l’indépendance du Québec, je le fais parce que le Parti québécois trompe lâchement les électeurs, non seulement en mettant sous le boisseau l’idée de l’indépendance, mais en reportant en 2011 un congrès d’orientation qui devait porter sur le sujet.Le PQ n’a pas tenu de congrès depuis 2005, privant ainsi ses membres de leur droit démocratique.En reportant celui de cette année en 2011, on sait déjà ce qui nous attend: les élections générales québécoises ne seront pas loin, et le PQ invoquera l'urgence de la situation pour, qu’une fois encore, soit mis sous le tapis le projet national.Depuis les âneries de Pauline Marois sur le bilinguisme, l’enseignement de l’histoire en anglais et, tout récemment, son projet autonomiste digne de l’ADQ, le PQ a déserté non seulement le champ de l’indépendance, mais aussi celui de la question linguistique même si l’anglais est devenu la langue d’usage pour une majorité de Montréalais.Quant à Paul Crête, le candidat péquiste dans Rivière-du-Loup, il n’agit pas autrement que Jean Charest et Mario Dumont en laissant l’argent prévaloir sur sa préten- due passion pour la souveraineté: après avoir déclaré solennellement qu’il refuserait sa pension de député fédéral, voilà maintenant qu’il la revendique! Après quinze années passées au Parlement fédéral, Paul Crête est atteint du syndrome du député ottawawouinwouin: l’indépendance le plus loin possible, mais les poches pleines tout de suite! Que Paul Crête veuille finir sa carrière comme n’importe quel député de comté, en étant un béni-oui-oui par-devers la direction du PQ, est de l’ordre du mépris.Où était-il, Paul Crête, quand on discutait des ports méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna, du projet de minicentrale sur la rivière Trois-Pistoles et de ceux des parcs éoliens?Il était à Ottawawouinwouin, inatteignable, et défendait l’alliance contre nature du Bloc avec Stéphane Dion, le politicien le plus anti-québécois qpi ait jamais siégé au Parlement fédéral.A la retraite, que je dis! A la retraite, ça presse en queue de poêlonne! Je ne m’allongerai pas longtemps sur l’ADQ: Mario Dumont a tenu à être une coquille vide et l’a prouvé comme chef de l’opposition officielle.Le parti qu’il a fondé est depuis son départ une coquille vide aussi.L’ADQ est bien là où elle se trouve, au purgatoire.Qu’elle y reste donc encore un bon moment! Québec solidaire?Comment, comme Québécois indépendantiste qui veut que notre Etat soit français, puis-je voter pour un parti qui a entériné et fait la promotion du rapport de la Commission Bouchard- Taylor qui voudrait nous voir devenir multiculturel, comme si nous ne devions plus exister vraiment comme nation francophone?Comment, comme Québécois indépendantiste qui croit que notre société est et doit rester laïque, puis-je voter pour un parti qui prône le port du voile islamique, soi-disant pour que les immigrants s’intégrent mieux à nous?Je ne dirai rien du Parti libéral qui ne sait même plus quelle différence il y a entre le bien commun et les intérêts particuliers, qui fait des lois immorales pour légitimer sa cupidité et son irrespect de la démocratie.J’admets volontiers que Jean d’Amours a été un excellent maire à Rivière-du-Loup et qu’il ferait sûrement un bon député, mais il a l’inconvénient incontournable pour moi d’être né libéral et non indépendantiste.Voilà donc quelques-unes des raisons qui m’incitent à me présenter pour la deuxième fois comme candidat indépendantiste indépendant dans le comté de Rivière-du-Loup.Les partis politiques actuels n’ont rien à nous offrir comme citoyens, même plus le rêve d’être vraiment maîtres chez nous grâce à l’indépendance.Il faut s’insurger contre cette trahison.Il faut remettre au cœur de tous nos débats l’idée de l’indépendance.pas en 2011, quand nous aurons définitivement perdu Montréal comme ville française et, par le fait même, le Québec tout entier.Maintenant, c’est maintenant qu’il faut agir! C’est maintenant qu’il faut être de vrais, de durs, de purs indépendantistes.Moi, je ne veux pas mourir.et vous? L E I) E V (MR.L E M A RDI 2 .1 I’ I N 2 0 (I 8 A 7 IDEES agir écorcke ses adversaires b JA Z PMaiMi CiMIe* ^ twmw n?t- '4 p »ten»fU' t*f* itmm * Wtêffwnmwr ^Vy *î»»W«w, ' ¦r^^S2fr" OSCKS WHBTUHd BCX!£ „*»>***- *,#mm**^ 90* P»-.' ' -» ^¦' ' Conseil de presse du Québec Partir pour RAYMOND CORRIVEAU ET DENIS PLAMONDON Respectivement président et vice-président sortants du Conseil de presse du Québec endredi dernier, nous avons démissionné de nos fonctions au sein du Conseil de presse du Québec.Ce sont les mêmes raisons qui nous ont incités à œuvrer au sein du Conseil de presse qui nous obligent aujourd’hui à en sortir.Au cours des dernières années, le Conseil s’était doté d’un plan d’action qui visait à fédérer les intérêts divergents des acteurs qui le composent.Avec une écrasante majorité, les représentants du public, des journalistes et des entreprises de presse avaient approuvé un plan d’action dont la tournée des régions et son,suivi constituaient un des points d’importance.Écouter la société civile et faire connaître le Conseil justifiait cette démarche unique dans l’histoire du Québec.La situation jamais paisible du Conseil évoluait tout de même de façon normale jusqu’au moment de publier le rapport.Devant la menace de retrait d’un regroupement d’entreprises, adve-nant la publication du rapport, s’est enchaînée un peu plus tard la sortie des médias électroniques du Conseil de presse.Cette sortie, qui était désirée depuis 1990 par les médias électroniques, mais empêchée à l’époque par le premier ministre Robert Bourassa, a finalement connu un dénouement peu avant Noël.Conséquences néfastes Devant l’appel de solidarité du conseil d’administration, les entreprises de presse ont répondu par la «mise entre parenthèses» des suites à donner à la tournée des régions et par une série d’anciennes et de nouvelles réclamations.La signature des décisions par chaque membre du Tribunal d’honneur en est une, elle avait été pourtant mise de côté, car le conseil d’administration avait jugé que cela rend les journalistes, et surtout les pigistes, vulnérables à d’énormes pressions dans un monde où l’on connaît une grande concentration de la presse.Sans oublier les menaces personnelles, hélas, bien documentées qui peuvent aussi en découler.Plus que cela, les entreprises revendiquent à nouveau une renonciation à toute poursuite éventuelle des médias par les plaignants lorsqu’ils s’adressent au Conseil de presse.Cette renonciation interpelle les droits fondamentaux des individus et avait été aussi écartée par le conseil d’administration.Il y a eu également une requête visant à diminuer la fonction «conseil» et à rapetisser le Tribunal d'honneur.Ces modifications rendent, à nos yeux, caduque toute prétention du Conseil de presse à la défense du droit du public à une information libre et de qualité.Cap sur la déontologie Avec ces nouvelles directives proposées par les entreprises, on ne pourrait plus, par exemple, commenter les compressions à Radio-Canada, même si cela influe gravement sur l’information régionale.Les plaintes, quant à elles, devraient revêtir un caractère pédagogique.Bien que non consensuelle chez toutes les entreprises, cette dernière proposition s’inscrit tout de même dans un protocole de relations publiques convenu entre elles dont la déontologie constitue l’assise.Il faut resserrer le mandat du Conseil sur la déontologie.La déontologie, vertueuse en soi et inattaquable, devient ici le paravent à la mise sous silence des représentants de la société civile et de leurs préoccupations.Il n’est plus question, évidemment, de parler de concentration de la presse ou de convergence et de leurs conséquences dans l’information.Les entreprises de presse pourraient toujours prétexter que ce n’est là qu’un plancher de négo- ciation.Nous considérons que nous n’avons jamais reçu le mandat, comme représentant du public, de diminuer les droits de la personne ni d’affaiblir la seule institution, si précaire soit-elle, qui protège le citoyen au chapitre de l’information.Dans leurs textes, les entreprises de presse laissent planer plusieurs fois le spectre du désistement et de compressions budgétaires sévères.Il est encore plus troublant de n’y retrouver aucune proposition de financement, si ce n’est que de créer.un comité.De crise en crise On ne peut qu’observer la grande similitude de la crise vécue dans les années 90.Près de vingt ans plus tard, le constat est accablant; nous ne faisons que nous enfoncer davantage dans le même sillon (précarité financière, restriction de la parole dans la sphère publique, limitation des droits du plaignant, etc.).Il est difficile de croire que cela perdure [.,.].L’historique des crises quasi permanentes du Conseil de presse laisse penser que l’autoréglementation ne fut jamais bien acceptée par les entreprises de presse et que ce mal obligé se transforme aujourd’hui en cauchemar, car la crise financière grève sévèrement leurs revenus publicitaires et l’ajustement technologique ne se fait pas sans heurts.Même la formule bancale actuelle devient insoutenable, leur seule solution est de limiter le Conseil à sa plus simple expression.Nous pensons que l’avenir du Conseil de presse ne peut se définir derrière des portes closes, ni en catimini, c’est toute la société civile qui doit être interpellée, car c’est tout l’équilibre social qui est en cause.Mais l’établissement d’un Conseil de presse viable et indépendant peut-il se faire sans l’inscrire dans une ré- JACQUES GRENIER ET JACQUES NADEAU LE DEVOIR i m * flexion plus globale sur l’information?Cadre juridique Plusieurs l’ont dit [.], il faut encadrer juridiquement l’activité des médias.Ceux-ci pourraient y trouver des avantages — pensons à la protection des sources, ou à une contribution accrue de l’État au Conseil de presse, par exemple.Les médias ont eu 35 ans pour offrir une solution remplacement viable à un encadrement juridique de leurs activités, et ils ne l’ont pas fait.Nous pensons qu’une commission parlementaire pourrait s’attarder à cette tâche et proposer, comme d’autres l’ont réalisé ailleurs dans le monde, une formule qui garantit la liberté et l’indépendance de la presse, mais qui respecte aussi bien les droits individuels que collectifs.Il est incompréhensible que l’information ne soit laissée qu’au modèle d’affaires des entreprises.Louise Harel n’est pas la candidate qu’il faut PAUL CLICHE Ex-conseiller municipal RCM à Montréal .ï] algré ses qualités et son expérience, M Louise Harel n’est pas la candidate idéale pour sortir Montréal de la mauvaise passe quelle traverse actuellement.Il ne faut pas oublier en effet !===J qu’elle a été, en 2000 avec l’ex-pre-mier ministre Lucien Bouchard et contre l’avis des principaux conseillers gouvernementaux, la principale architecte de la fusion forcée des 29 municipalités de l’île de Montréal en une mégaville qui a été en partie démembrée quatre ans plus tard.Ce geste a déclenché la saga des chambardements qui a déboussolé et affaibli Montréal depuis.La principale erreur commise par le tandem Bouchard-Harel a été d’appliquer à la région de Montréal la politique de fusions de municipalités destinée à renforcer la plupart des capitales régionales du Québec.Au lieu d’instaurer un système de gouvernance métropolitaine qui aurait permis de pallier la fragmentation institutionnelle de la région, il a découpé cette dernière en trois blocs qui s’opposent depuis au lieu de se concer- ter (Montréal, Laval et la couronne nord, Lon-gueuil et la couronne sud).Il a aussi créé un organisme de planification, la Communauté métropolitaine de Montréal regroupant 82 municipalités, une sorte de «club sélect pour maires» qui prend ses décisions à huis clos.Fusions contre-productives Dans les années 90, un large consensus s’était pourtant dégagé pour que la réorganisation de la vie de la cité et le management des grands réseaux publics soient pensés et réalisés à l’échelon de la région métropolitaine tout en maintenant les municipalités pour la gestion de proximité.[.] Des études ont aussi démontré, comme ça se produit à Montréal, que les politiques de fusions forcées étaient contre-productives puisque, loin de diminuer, les coûts des services augmentent et que ces derniers sont de moins bonne qualité, contrairement aux arguments de la ministre Harel en 2000.On aurait pu alors faire l’économie de plusieurs fusions forcées et de leurs séquelles douloureuses.On aurait aussi pu mettre beaucoup plus l’accent sur les modalités de la participation démocratique des citoyens.Sur le plan des structures, cette solution aurait pu signifier l’extension de la Communauté urbaine de Montréal à Laval, à la Rive-Sud ainsi qu’aux municipalités des couronnes nord et sud comprises dans la zone de recensement du Grand Montréal.Certes, Louise Harel a raison quand elle critique la décentralisation qui a été effectuée à Montréal sous le gouvernement Jean Charest.Mais il ne faudrait pas aller jusqu’à jeter le bébé avec l’eau du bain: cette opération n’a pas été effectuée pour rapprocher les citoyens des centres de décisions, comme cela aurait normalement dû se produire.Mais si des pouvoirs trop étendus ont été octroyés aux élus des arrondissements potentiels, c’était afin que ces derniers se servent de leur notoriété pour infléchir le choix de leurs concitoyens en faveur de la mégaville lors des référendums de 2004; stratagème qui n’a d’ailleurs pas eu de succès puisque 15 ex-villes de banlieue ont quand même défusionné! Les électeurs ne veulent pas, avec raison, appuyer M.Tremblay ou M.Labonté, mais plusieurs oublient qu’il existe une solution valable: il s’agit de Projet Montréal./ Energie atomique du Canada « Vente de feu » dans le nucléaire canadien PIERRE-OLIVIER PINEAU Professeur agrégé à HEC Montréal et spécialiste en politique énergétique .près 18 mois d’étude, le «^apport som- A maire» de l’examen d’Énergie atomique du Canada limitée (EACL) a été rendu public jeudi dernier par le ministère des Ressources naturelles.Ce rap-port de 36 pages propose la privatisation de la Division réacteurs CANDU de EACL (qui vend les centrales CANDU à travers le monde), alors que la Division recherche et technologie resterait publique et financée par l’État.En d’autres termes, le centre de profit d’EACL serait remis aux mains du privé, et le public conserverait le centre de coût Cette proposition formulée par le gouvernement fédéral ne surprend personne, étant donné son orientation générale.Cependant, trois éléments majeurs font sérieusement douter qu’une privatisation soit dans l’intérêt de la société canadienne, et que le «rendement du capital investi [sera] maximisé» pour les Canadiens, un objectif que se donne le rapport.Ces trois raisons viennent du rapport même du ministère: l’intégration dans le secteur nucléaire est un atout; le marché du nucléaire est en plein développement; et EACL a eu du succès dans le passé, dans sa structure actuelle.La concurrence Un des arguments invoqués dans le rapport pour justifier de scinder en deux EACL est le caractère intégré des concurrents d’EACL.Ces concurrents, la française AREVA, les japonaises Westinghouse-Toshiba et Mitsubishi et l’américa-no-japonaise GE-Hitachi, sont en effet présentes autant dans l’extraction d’uranium que dans la recherche technologique et la vente de réacteurs.EACL n’est présente que dans ces deux derniers secteurs, alors que le premier producteur mondial d’uranium est la compagnie canadienne Cameco, basée à Saskatoon.Cette compagnie, déjà opératrice de centrales nucléaires en Ontario (centrales de Bruce Power) et cherchant à développer des centrales en Alberta, serait tout indiquée pour créer cette «intégration» entre la production d’uranium et la vente de centrales nucléaires.Le seul problème, c’est que, pour créer cette intégration, on désintégrerait en même temps la compagnie en lui enlevant sa capacité de recherche technologique, qui est critique pour le développement à long terme.Ce développement technologique est d’ailleurs parfaitement intégré chez les concurrents d’EACL, et sera le nerf de la guerre dans les années à venir, bien davantage que l’uranium.En effet, si l’approvisionnement en uranium est important, cette étape reste la plus simple dans la chaîne de production de l’énergie nucléaire.La maîtrise de la technologie est la partie la plus coûteuse et la plus déterminante à long terme.Elle resterait publique dans le scénario du gouvernement.sans doute parce que les acheteurs potentiels ne sont justement pas désireux de payer pour cette intégration, si naturelle et ironiquement préconisée dans le rapport du ministère.Maximiser le rendement Privatiser maintenant serait aussi une erreur stratégique du point de vue de la maximisation du rendement sur l’investissement canadien fait dans EACL.En effet, les contraintes sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) ne sont pas encore connues, et leur coût reste incertain.Mais une chose est certaine: le nucléaire bénéficiera d’un avantage concurrentiel important dans un monde où les émissions de GES seront payantes, parce qu’il n’en produit pas.En vendant EACL maintenant, on le fait avant de connaître sa valeur marchande véritable.L’acheteur bénéficiera donc très certainement d’un prix réduit à cause de cette incertitude réglementaire, que le gouvernement fédéral contribue lui-même, par ailleurs, à maintenir.Enfin, EACL a vendu des réacteurs CANDU dans cinq pays depuis les années 80: au Canada, en Argentine, en Corée et plus récemment en Chine et en Roumanie.Comment se fait-il qu’elle ait pu faire cela si sa structure est trop petite et trop peu intégrée?Quel type d’acheteur aura le poids économique — et politique, il ne faut pas se le cacher — pour rivaliser avec les concurrents français, américains et japonais?Ce n’est certainement pas Cameco, malgré sa position de leader en production d’uranium, qui fera le poids face à Areva ou GE-Hitashi.En somme, il est assez troublant qu’un rapport de 36 pages, rédigé à l’interne par le ministère des Ressources naturelles, propose de restructurer ainsi un des cinq principaux acteurs du secteur de l’énergie nucléaire mondial.L’argumentaire développé dans le rapport est d’une pauvreté consternante et contient des contradictions majeures — notamment sur la nécessité d’avoir une compagnie intégrée pour avoir du succès.Un rapport indépendant aurait eu beaucoup plus de crédibilité dans ce processus.Et si effectivement le nucléaire est promis à un bel avenir commercial, on voit mal comment une «vente de feu» pourrait être justifiée.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION InformHtioii générale e< métropolitaine : Gérald Dallaire (ad/oint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane Baillargeon (généra!), CTairalldrée Cauchy (éducation), Jeanne Corriveau (qffbins municipales) Fabien Di'KUhi- (re Hleiiry, ri étage.Montreal.(Québec).MUA .'IM!* Il est imprimé par I imprimerie du Journal de Québec, IbO avenue Uechard, Québec cjui est la propriété de C orporation Sun Média, (il:; rue Saint Jacques, Montréal.™uw' llrodu11*ou 3* TWl «"’’rt»""*»»’-'1?
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